20.04.2007
LA LOGIQUE BAYROU PRESIDENT mais bnous sommes en FRANCE et tout devient possible...
lu sur le site de jacques ATTALI
Choisir, enfin
Ce fut, à tout prendre, une belle campagne ! Mais au moment de voter,
ce n’est plus sur les programmes qu’il faut se déterminer,
mais sur les candidats :
chaque électeur doit décider quel bulletin mettre dans l’urne ;
et dans les derniers jours, s’il est logique,
l’electeur fera les trois constatations suivantes :
1. Seuls trois candidats sur les douze peuvent être élus : François Bayrou, Ségolène Royal , Nicolas Sarkozy.
Ce sont les seuls « présidentiables ».
2. Aucun de ces trois présidentiables n’est
assuré de figurer au second tour ;
et un non présidentiable, Jean Marie Le Pen, peut même, lui-aussi,
figurer au second tour.
3. Chacun doit voter au premier tour en tenant compte de ce
qu’il souhaite être le résultat du second.
Il en découlera une division des électeurs en trois catégories :
Celui qui considère comme essentiel de faire élire un des trois présidentiables
doit voter pour celui-ci dès le première tour, pour ne pas prendre le risque de le
voir éliminé par les deux autres.
Celui pour qui la première priorité est d’éviter qu’un des trois présidentiables soit élu doit voter dès le premier tour pour celui des deux autres présidentiables qui lui semble le mieux capable de battre celui qu’il ne veut voir en aucune circonstance s’installer à l’Elysée.
Seul l’électeur pour qui l’élection de l’un quelconque des trois présidentiables
n’est pas une catastrophe peut
se permettre de voter au premier tour pour un des neufs candidats
qui n’a aucune chance d’être élu.
Il envoie ainsi au futur président, quel qu’il soit,
un signal sur la couleur politique réelle du pays, mais il ne pourra pas se plaindre si le présidentiable qui aurait eu ses faveurs n’est même pas au second tour.
Si les électeurs se comportaient aussi logiquement, le résultat de l’élection serait déjà connu :
un quart des électeurs semblent considérer que le plus important pour eux n’est pas le résultat final mais l’expression de leur préférence au premier tour.
Moins d’un quart des Français souhaite vraiment l’élection de chacun des trois présidentiables.
Deux moitiés de Français souhaitent chacune la défaite d’un parmi deux des présidentiables,
Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
Enfin, ces deux moitiés pensent que le troisième présidentiable,
François Bayrou, est le mieux à même de battre celui des deux autres qu’ils veulent voir éliminer.
En conséquence, logiquement,
ce troisième présidentiable devrait être élu. Mais comme
le pays de Descartes est aussi celui de Pascal,
je ne me risquerai pas à un pari…
14:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 20078, ps, ump, udf, fn




Commentaires
Vous avez ecrit: "Seul l’électeur pour qui l’élection de l’un quelconque des trois présidentiables n’est pas une catastrophe peut se permettre de voter au premier tour pour un des neufs candidats qui n’a aucune chance d’être élu."
C'est la catégorie dont je fais partie. Je n'ai absolument pas peur que Le Pen soit present au 2° tour ni meme qu'il soit elu President de la France pour 5 ans. Ce serait dans la logique des choses les idées de la droite etant dominantes depuis longtemps et honorables dans les pays voisin tel que l'Angleterre, l'Allemagne et la Pologne qui vient de juger Jaruselsky.
Je ne crois pas un instant que les electeurs vont aller voter avec un pari en tete aussi compliqué que celui que fait Jacques Attali.
J'aspire a un 2°tour Le Pen /Royal ce qui serait logique etant donné que le jeu de Bayrou est avant tout d'affaiblir son propre camp et de prendre des voix a Sarko.
Donc je me préoccupe du fait qu'Attali affaiblit son propre camp Sarko/Bayrou etant divisée, Segolene passe au 2° tour et la question decisive est en fait de savoir si elle est alors assez forte pour faire plus de 50% contre Le Pen.
Écrit par : meleze | 20.04.2007
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