21.04.2007

lu sur le site de DSK

21 avril 2007

Dernière ligne droite

Bonjour à toutes et à tous,


 

Le premier tour des élections présidentielles aura lieu demain. Dans cette dernière ligne droite, il est important de rappeler les enjeux de cette élection, la plus importante depuis 1981. Pour la première fois depuis l’élection de François Mitterrand, nous devons, nous pouvons avoir une vraie opposition de la droite et de la gauche. En 1988, François Mitterrand dominait, comme homme, comme candidat, Jacques Chirac, et l’affrontement idéologique passait presque au second plan. En 1995, le retard de la gauche était trop important au début de la campagne pour être comblé, malgré la dynamique qui portait Lionel Jospin. En avançant l’idée de la fracture sociale, Jacques Chirac brouillait les lignes et s’assurait une victoire presque sans débat. Je ne reviens pas sur le 21 avril 2002, encore présent dans tous les esprits. Une fois encore, le nécessaire choix de société entre conservatisme et progressisme nous échappait. L’enjeu du scrutin de demain, c’est de permettre cette opposition.


 

Bien sûr, on m’a beaucoup interrogé sur la position de François Bayrou dans cette campagne. Certains ont cru utile de proposer dès le premier tour une alliance avec lui. Je ne crois pas qu’il faille se laisser entraîner dans cette impasse. Comme je l’expliquais avant-hier à Strasbourg (voir ci-dessous), nous devons faire un choix, et pas un non-choix. Imaginons un conseil des ministres présidé par François Bayrou, avec d’un côté des ministres venus de la droite et qui réclameront une nouvelle baisse de l’imposition des plus riches, comme ils l’ont fait et voté depuis cinq ans, et de l’autre des ministres venus de la gauche, demandant au contraire que soit introduite davantage de progressivité. Comment le président trancherait-il ? Je crois qu’il choisirait de ne toucher à rien. Le vote efficace pour changer et pour gagner c’est le vote pour Ségolène Royal. Bien sûr, on peut être éventuellement être en désacccord avec tel ou tel aspect, mais quand on est devant un tel enjeu, quand le besoin de changement est si grand, on doit choisir l’efficacité. Il faut donc rappeler un principe simple : quand on est à  gauche, on vote à gauche. On vote sans hésitation et dès le premier tour pour la candidate qui peut faire gagner la gauche. Au second tour, ceux qui souhaiteront rejoindre le pacte présidentiel seront les bienvenus, comme je l’ai déjà dit et comme l’a aussi affirmé Ségolène Royal. Mais nous avons d’abord besoin d’un score important dès le premier tour pour lancer la dynamique électorale qui conduit à la victoire.


 

Je compte sur vous,


 

dsk


 

Jeudi 19 avril, près de 750 personnes sont venues mettre une belle ambiance pour ce dernier grand meeting alsacien de campagne avant le premier tour à Hoenheim, dans la communauté urbaine de Strasbourg.


 

 

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Ségolène Royal m’avait demandé d’animer cette réunion, où sont venus de très nombreux élus et candidats aux élections législatives.


 

 

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Les trois parlementaires bas-rhinois, Catherine Trautmann, Armand Jung et Roland Ries, y ont participé. J’ai pu échanger avec Mathieu Cahn et Pernelle Richardot, que je croise régulièrement au conseil national du PS et qui avaient organisé cette réunion, avec l’aide de nombreux militants que je tenais à saluer ici. Je me suis également entretenu avec plusieurs personnalités, Philippe Bies, qui m’a accueilli au Neuhof pour une rencontre avec les syndicats de plusieurs grandes entreprises, Maud Raber, candidate dans le Haut-Rhin, Robert Herrmann, le président des élus socialistes et républicains du département. Merci encore à tous ceux qui ont participé à cette réunion !

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