21.04.2007

une nouvelle POLITIQUE avec F BAYROU

 

Bernard Lehideux sur LCP-AN

François Bayrou a imposé
 une nouvelle proposition politique


 
Bernard Lehideux a participé à un débat sur le bilan de la campagne électorale. Le député au Parlement européen s’est dit choqué par l’éditorial de Jean-Marie Colombani paru dans le journal Le Monde du 20 avril : « Je conteste qu’on dise que c’est un "impératif démocratique" d’éliminer un candidat » pour le deuxième tour. Bernard Lehideux a reproché au directeur du Monde d’écrire qu’il ne faut pas voter Bayrou afin d’avoir le duel Royal-Sarkozy au second. Il a expliqué que son candidat n’avait pas critiqué les médias lors de sa conférence de presse hier à Pau : « François Bayrou a ciblé quelqu’un qui s’est permis quelque chose de scandaleux ». Interrogé sur le soutien de Valery Giscard d’Estaing à Nicolas Sarkozy, le député européen pense que l’ancien président de la République est sans doute un peu « jaloux » de voir que François Bayrou est en train de réaliser ce qu’il a défendu pendant des années. Bernard Lehideux qui a travaillé avec lui, a rappelé que c’est Valery Giscard d’Estaing qui avait lancé l’idée que « la France doit être gouvernée au centre » ou encore « deux Français sur trois ». Il considère que s’il n’y avait pas eu la candidature de François Bayrou, on serait en train de se demander quel serait le niveau de Le Pen dans les sondages : en effet, Bernard Lehideux considère que beaucoup d’électeurs qui n’étaient pas d’accord avec le système politique, avaient voté dans le passé, FN. Ils ont aujourd’hui, la possibilité de faire un autre choix car la campagne a permis d’installer une nouvelle proposition politique dans le débat. Interrogé sur la difficulté des Verts à s’imposer dans cette élection, il a expliqué que les grandes formations avaient intégré le thème de l’environnement et du développement durable. Corinne Lepage et Antoine Waechter ont d’ailleurs rejoint l’équipe de campagne de François Bayrou. Enfin, Bernard Lehideux a estimé que l’élection n’était pas jouée car beaucoup de Français réfléchissent encore. Ce n’est pas, selon lui, de l’hésitation : les nouveaux électeurs, en particulier, ne sont pas enfermés dans le clivage gauche-droite. (20/04/07)

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