30.04.2007

le GAULLISME

 

10.11.2006

PRESIDENTIELLES 2007 LE GAULLISME comme avenir de la FRANCE

 

Dans ce début de campagne

nombreux

 

sont ceux qui se réclament du

GAULLISME ou de son héritage.

 

 

RAPPEL  des définitions du pragmatisme gaulliste

 

 

Ni marxiste ni capitalisme

 

Indépendance Nationale

 

participation des citoyens

 

pragmatisme dans l'ACTION

 

au dessus des querelles des partis

 

Social et économie et non économie sociale

 

Ancrage dans la RESISTANCE

 

volontarisme contre le fatalisme

 

la légitimité SUPERIEURE à la légalité

 

la PARTICIPATION

 

 

Le NATIONALISME REPUBLICAIN

 

 

Appel au peuple démocratie directe

 

la primauté du politique sur l'économique

 

 

après cette amorce des concepts du gaullisme

 

 

quels sont les candidats qui peuvent

 

avec crédibilité se réclamer de cette vision

 de la france?

 

 

 

le(s) gaullisme(s)

 

Qu'est-ce que le gaullisme ?

La difficulté de définir le gaullisme a trois causes principales :

 le gaullisme possède plusieurs dimensions : historique, philosophique,

 politique

 l'action politique gaulliste ne réalise pas l'ensemble de la pensée politique

de Charles de Gaulle :

 le gaullisme est-ce l'action de Charles de Gaulle ou la

doctrine politique de Charles de Gaulle

 (telle qu'elle ressort de ses discours, écrits, etc.) ?

 le gaullisme est une référence encore présente dans la vie

 politique française : dans quelle mesure

 ceux qui se réclament actuellement du gaullisme sont-ils

 fidèles à la pensée politique

de Charles de Gaulle ? Est-ce encore du gaullisme ?
Sur cette question, voir notre page
Actualité du gaullisme

 

Le Gaullisme : un fait historique


En tant que fait historique, le gaullisme renvoie à la Résistance et à la

 France Libre (1940-1944).

Les références sont Jeanne d’Arc, Gambetta et le gouvernement de Défense

 nationale en 1870, Clémenceau, etc.

Le gaullisme historique est celui des Compagnons de la Libération.

 

Le Gaullisme : une philosophie

 

En tant que philosophie, le gaullisme se caractérise par :
  • le volontarisme contre le fatalisme

  • l'action contre la contemplation

  • la légitimité supérieure à la légalité

Cette philosophie gaulliste est proche de celle de l’officier communard

Louis Rossel.

Le gaullisme philosophique est celui des gaullistes épiques (André Malraux,

Maurice Druon, etc.).

Le gaullisme philosophique pose une question essentielle : qu'est-ce qui est

légitime et qu'est-ce qui ne l'est pas ? C'est en effet au nom d'une même

 philosophie que d'anciens résistants ont participé au combat antigaulliste pour

 l'Algérie française (Georges Bidault, Raoul Salan, etc.).

C'est donc bien que le gaullisme ce n'est pas seulement la référence à une

 philosophie, mais que c'est également la réalisation de certaines idées, la référence

 à certains principes, bref une doctrine politique.

 

Le Gaullisme : une action politique

 

En tant qu'action politique (1944-1946 ; 1958-1969), le gaullisme

 se caractérise par :
  • les institutions de la Vème République

  • le pragmatisme économique et social

  • la décolonisation

  • la réconciliation franco-allemande (construction européenne)

Le néo-gaullisme pragmatique a été incarné autrefois par Georges

Pompidou et l'est actuellement par Édouard Balladur. Il commémore

l'action politique de Charles de Gaulle et définit le gaullisme comme

 un pragmatisme.

Le néo-gaullisme pragmatique pose une question essentielle : vers quel

but ce pragmatisme tend-il ?

Un pragmatisme sans but ne serait en effet qu'un opportunisme et une simple

 récupération de la référence gaulliste sans contenu.

Pour certains le but de ce néo-pragmatisme est la grandeur et l'indépendance

 de la France, fin ultime du politique vers lequel tout doit tendre sans

a priori doctrinal.
Le problème d'une telle définition du gaullisme c'est qu'elle permet à une

 partie de l'extrême-droite nationaliste de récupérer la référence au gaullisme.

C'est donc bien que le gaullisme ce n'est pas seulement la réalisation

de la grandeur et de l'indépendance de la France mais que c'est également

 la réalisation de certaines idées, la référence à certains principes, bref une doctrine politique.

 

Le Gaullisme : une doctrine politique

 

En tant que doctrine politique, le gaullisme se caractérise par :

 la participation

 le nationalisme républicain

Le gaullisme orthodoxe a été incarné autrefois par Louis Vallon,

Pierre Lefranc, Jacques Baumel, etc. Il l'est actuellement par

 Philippe Séguin.

Le pragmatisme gaulliste n'est alors vu que comme un pragmatisme

 du choix des moyens et du moment pour agir conformément à la

doctrine gaulliste.

Le gaullisme orthodoxe pose toutefois une question essentielle :

quelle est cette doctrine gaulliste ?

C'est ce à quoi le Centre d'Information sur le Gaullisme s'efforcera

 de répondre dans l'espace Études de ce site. Voici cependant d'ores

 et déjà quelques pistes de réflexion :

 

 

La participation est le premier pilier de la doctrine gaulliste. Elle se

décompose en une macro-participation et une micro-participation.

 

 

La macro-participation renvoie aux institutions gaullistes

et se caractérise par :

  • les institutions de la Ve République (1958 ; 1962) :

  •  un État fort

  • le projet de fusion du Sénat et du Conseil Économique et

  • Social (participation des forces vives de la Nation à l'élaboration de la loi)

  • le projet de déconcentration régionaliste

Dans le domaine de la macro-participation la différence entre la doctrine

 gaulliste et l'action gaulliste provient essentiellement de l'échec

du référendum d’avril 1969. Il y a pourtant continuité dans la pensée

politique gaulliste, du discours de Bayeux (1946) au projet de révision

 constitutionnelle de 1969.

Les références de la macro-participation gaulliste sont le bonapartisme

(appel au peuple, démocratie directe) et le corporatisme chrétien

(seconde chambre représentant les intérêts catégoriels, mais subordonnée

 à l'Assemblée Nationale, représentant l'intérêt général).

 

 

La micro-participation renvoie à la participation dans l’entreprise

à travers le projet d'association capital-travail (troisième voie sociale :

ni capitalisme, ni marxisme).

Dans le domaine de la micro-participation la différence entre la doctrine

 gaulliste et l'action gaulliste provient essentiellement de l'opposition

d'une partie de la majorité gaulliste (Georges Pompidou) et de la plupart

 des partenaires sociaux (patronat par conservatisme social, syndicats

par orthodoxie marxiste ou utopie autogestionnaire). La continuité de la

 pensée politique gaulliste est cependant totale dans ce domaine.

Les références de la micro-participation gaulliste sont le socialisme

 associationniste (non marxiste) et le christianisme social.

 

 

Le nationalisme républicain est le second pilier de la doctrine gaulliste.

 Il se caractérise par l'indépendance nationale et européenne d'une part,

le républicanisme d'autre part.

 

 

L'indépendance nationale et européenne se caractérise par :

  • une Europe des États (confédéralisme)

  • une Europe européenne (troisième voie internationale :

  • ni États-Unis d’Amérique, ni Unions soviétique)

  • le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

  • (référendums d’autodétermination)

Dans le domaine de l'indépendance nationale et de la construction

 européenne, la différence entre la doctrine gaulliste et l'action gaulliste

 provient essentiellement de l'échec du plan Fouchet (1961-1962).

La continuité de la pensée politique gaulliste n'est toutefois pas

 absolue dans ce domaine : Charles de Gaulle et les gaullistes

acceptent en effet aux débuts de la IVe République, avant la querelle

 de C.E.D., l'idée d'une Europe supranationale.
L'idée d'une Europe supranationale correspond en effet alors à l'idée

d'une Europe française ; l'idée d'une Europe supranationale

 correspondra ensuite à l'idée d'une Europe américaine

(exemple du projet de C.E.D.), bien entendu combattue par les gaullistes.

 

 

Le républicanisme gaulliste se caractérise par :

  • la primauté du politique (sur l'économique,

  • le financier, l'administratif, etc.)

  • le respect de l'autorité de l’État

  • la solidarité nationale entre les citoyens et entre

  •  les territoires (sécurité sociale, services publics, péréquation, etc.)

  • l'égalité des chances

  • une citoyenneté participative

Les références du républicanisme gaulliste sont la

 Révolution française, Jules Michelet, Charles Péguy, etc.

 

centre d'information sur le gaullisme

http://gaullisme.free.fr/Gaullismes.htm

 

 

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