30.04.2007

sauvons la recherche en FRANCE

 

cette déclaration  tombe à pic. A quelques jours  du débat  entre les deux candidats. mais de quelle recherche nous parlent  ces fonctionnaires  qui ne peuvent  comprendre  le monde dans le quel nous vivons. l'état doit payer, payer payer encore  en créant  de nouveaux emplois  pour les doctorants.

Pourquoi personne ne remet jamais en cause  le statut  de rentier  du CNRS  ,de l'INSERM  et autres organismes  qui ont été créés  par inadaptation  de structures déjà existantes  (comme le CNRS  lui même  ou l'informatique  n'est toujours pas reconnue comme une science majeure  mais rattachée  aux mathémétiques)
la recherche FRANCAISE  d'état  est une  des plus nombreuses  au monde  comparativement  à notre population.
L'adaptation  doit se faire  au niveau  de la décentralisation  des budgets  des universités  comme le réclamme le professeur ALLEGRE  qui lui sait de quoi il parle.
Les solutions d'avenir  sont celles  qui sont pratiquées  dans le monde moderne  aux USA, dans les pays emergents, la liberté  d'association  laissée  aux universités,
 la possibilité  d'associer  des privés  à des projets  communs  comme l'a initié  le Minsitre ALLEGRE, 
 des projets  de CLUSTERS  à la FRANCAISE  comme le demande Christian BLANC
  très proche  des recommandations  du professeur ALLEGRE.
 Mais jamais  une augmentation  des pouvoirs stérilisants  d'une recherche d'état  qui ne veut aucun contrôle  qui se slérose  comme en témoignent 
toutes les publications étrangères  la concernant.
 Le candidat  de l'UMP  comme de nombreux socialistes tournés vers l'avenir  proposent  des solutions convergentes.
le texte  des chercheurs  est une demande corporatiste avec défense  de privilèges, tout ceci est d'un autre âge.
Souhaitons une révolution réelle  et un coup de balais définitif  sur tous ces prés carrés  stérils.

lu  sur   le site:

"Par Bertrand Monthubert, le 27 avril 2007

Sauvons la Recherche (SLR) s’est constitué en 2004 pour réagir à la mise en péril de la recherche publique française causée par la baisse drastique des crédits et des recrutements imposée par le gouvernement. Notre action a fait découvrir au grand public les difficultés des laboratoires et des chercheurs français, la misère des universités et la crise qui nous attend si les jeunes se détournent de la recherche. Elle a permis l’élaboration, longue et démocratique, en association avec un grand nombre de scientifiques du pays, de propositions innovantes présentées lors des Etats Généraux de la Recherche en octobre 2004.

Après avoir laissé pourrir la situation, le gouvernement a imposé en 2006 un "Pacte pour la recherche" prenant le contre-pied de ces propositions : programmation en stagnation des moyens de la recherche publique, création de structures bureaucratiques pilotées par le gouvernement, part grandissante des financements de court terme, absence de perspective stable donnée aux jeunes chercheurs, subventions publiques massives à la recherche privée sans évaluation de ses retombées. Lors de la discussion de cette loi, de nombreuses propositions faites par "Sauvons la Recherche" concernant le financement des organismes de recherche, la mise en place d’un plan pluriannuel pour l’emploi, la pression faite sur les entreprises (via des mesures fiscales) pour embaucher des docteurs... ont reçu le soutien de nombreux parlementaires du PCF, des Verts, du PS et même de l’UDF. L’UMP présidé par N. Sarkozy et le gouvernement, dont il était le numéro deux, se sont opposés à ces mesures.

Avant ces élections présidentielles, SLR a de nouveau fait connaître ses propositions, organisé des débats, interrogé les candidats et rendu publiques leurs réponses (7 réponses à nos questions et Recherche et enseignement supérieur : comparaisons Bayrou-Royal-Sarkozy).

Nicolas Sarkozy persiste et signe. Il propose, dans la continuité de l’action qu’il a mené pendant cinq ans, d’amplifier la logique du « Pacte pour la recherche » avec une généralisation du financement par projet, ce qui signifie donner la priorité à une recherche à court terme sur des thématiques que le gouvernement croit les plus rentables, au risque de passer à côté des grandes avancées scientifiques à venir et de sacrifier des disciplines sans applications industrielles, mais pourtant essentielles pour l’intelligence du monde dans lequel nous vivons.

 En cohérence, il propose de créer des contrats de cinq ans pour les docteurs, sans engagement sur des emplois permanents, ce qui dissuadera les meilleurs étudiants de s’engager dans une carrière scientifique trop peu reconnue.

Sa conception de l’autonomie des universités, en associant directement l’entreprise à la gouvernance et au financement des universités, ne peut qu’accroître les inégalités territoriales et la sélection sociale au détriment de l’autonomie réelle des universités et de la recherche. S’il annonce un accroissement des moyens des universités, rien de tel pour la recherche. Dans sa vision, les EPST, tels le CNRS ou l’INSERM, qui ont joué un rôle essentiel dans le développement de la recherche française, se verront dorénavant cantonnés à un rôle d’agence de moyens, sans politique scientifique propre.

Enfin, peut-être plus gravement encore, ses déclarations péremptoires sur la détermination génétique de la pédophilie ou du suicide des jeunes, mais aussi ses propos sur les limites des sciences humaines et sociales (« Mieux vaut admettre qu’il y a là une part de mystère irréductible plutôt que de rechercher des causes ») ne peuvent qu’inquiéter les hommes et les femmes de science, et les citoyens.

En face de ce projet, celui de Ségolène Royal, même s’il ne reprend pas toutes nos propositions, avance un certain nombre de mesures qui montrent clairement qu’une partie importante de nos arguments a été entendue : remplacement du Pacte par une nouvelle loi négociée, programmation d’un accroissement annuel de 10% du budget, statut du doctorant,

création d’emplois et lutte contre la précarité, rôle central des organismes et des universités dans le financement de la recherche, importance du progrès des connaissances, engagement fort pour la démocratisation de l’accès et du succès à l’université, volonté de développer la recherche industrielle en redéployant et conditionnant les aides de l’Etat au privé. Ses propositions sur l’éducation, la formation, la démocratie vont dans le bon sens.

Certes, le bilan en matière de recherche et enseignement supérieur des années où la gauche était au gouvernement a des aspects critiquables.

 Mais en comparaison avec les cinq dernières années ou avec la période 1993-1997 (voir le graphique ci-dessous provenant de la revue internationale Nature, cf document joint), le bilan est clair.

 Or nous ne souhaitons pas juger sur les intentions, mais sur les faits attestés."

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Écrit par : xray | 30.04.2007

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