05.05.2007
la vérité sur la déflation des effectifs de la fonction publique
En réécoutant le dernier face à face les deux candidats ne disent pas autre chose.
le déflation acceptée par nicolas SARKOZY est identique à celle de ségolène ROYAL.
Une difference de taille, l'un brutal à l'honnêteté de le dire l'autre ne le dit pas mais le laisse entendre et le fera une fois au pouvoir.
présidentielles 2007 ce que les candidats devront dire sur la réorganisation de l'état
LA REORGANISATION DE L’ETAT FRANÇAIS Tous les candidats savent que la fonction Publique Française doit impérativement dégraisser ses effectifs pour rendre une marge de manœuvre budgétaire acceptable au Pays. Les deux candidats ne se sont pas encore prononcés sur ce sujet qui est explosif. Ils devront cependant le faire ,pour éviter demain d’être traité de LÂCHES pour n’avoir pas en son temps eu le courage de dire ce que la nécessité leur imposera de toute façon. Avant d’entreprendre la moindre réforme, il faudra d’abord faire preuve d’une très grande pédagogie. Expliquer pourquoi les effectifs de nos trois fonctions publiques sont pléthoriques comparativement à nos capacités financières et surtout expliquer pourquoi, ces effectifs sont un frein et un handicap à l’embauche dans notre pays, avec en particulier des prélèvements fiscaux insupportables mais nécessaires au paiement de tous les 5 millions et demi de fonctionnaires.
Il conviendra de rassurer tous les fonctionnaires en poste que les réformes s’étaleront sur au moins 10 ans et qu’aucun d’eux ne sera pénalisé par la réforme qui sera entreprise à condition de servir là où les intérêts de l’Etat l’imposent. Cette réforme fondamentale de l’état FRANÇAIS imposera de toute manière n audit général et un référendum pour être mise en œuvre. Certains ministère comme l’éducation nationale verront leur effectifs croître ainsi que ceux du ministère de la SANTE. Les transferts d’effectifs dans le temps se feront par une réorganisation complète des services de l’état, adaptés aux usages pratiqués dans tous les autres Pays Européens Cette réorganisation de l’état imposera une adhésion de la majorité des FRANÇAIS. Cette adhésion sera la condition de son succès. 1/ POURQUOI des effectifs Pléthoriques ? Pourquoi devons nous réorganiser l’état, et pourquoi les effectifs sont ils trop nombreux, nous constatons que des efforts doivent être faits dans le milieu scolaire afin de rétablir une véritable égalité des chances de nos enfants. Chacun sait que nos hôpitaux manquent cruellement de personnels soignants. Dans ces conditions où gagner des postes de manière significative ? La France est sans doute un des plus vieux pays administratif du monde. Plus de 1400 ans, comparés aux 150 ans de l’Allemagne, aux 1000 ans de l’Angleterre, aux 150 ans de l’Italie. Depuis l’origine, le ratio de sa fonction publique comparativement à la population active du pays n’a jamais dépassé 3 à 5%. Ce ratio était encore une réalité jusqu’au commencement de la seconde guerre mondiale avec moins de 10% de la population active. Dès la fin de la guerre, ce ratio fut porté à près de 14% pour croître jusqu’en 1981 à hauteur de plus de 16%. En quelques années avec l’embauche de plus de 800 000 fonctionnaires la gauche portera ce ratio à plus de 23% de la population active du pays. La droite de retour au pouvoir poursuivit encore ce dérapage en recrutant plus de 500 000 nouveaux fonctionnaires.
Nous comptons plus de 26% de fonctionnaires dans la population active auxquels il convient de rajouter les emplois financés sur le budget au sein des associations soit plus d’un million et demi de salaires.
C’est donc près de 33% de la population active qui aujourd’hui est salariée du budget soit de l’état soit des régions elles mêmes subventionnées par l’état. Ce dysfonctionnement que personne ne veut voir a un coût exorbitant 2/ LES CONSEQUENCES La masse salariale des fonctionnaires impose un niveau de prélèvement d’impôts très important. Comme ce sont les entreprises qui supportent ces prélèvements, cela a pour conséquence un relèvement du coût du travail. Un salarié coûtant de plus en plus cher il importe qu’e son travail rapporte au moins deux fois le coût de son salaire chargé à l’entreprise. Comme 93% de nos entreprises françaises comptent moins de dix salariés, que le nombre d’entreprises est insuffisant, il manquerait comparativement à tous nos voisins plus d’un million de PME dans notre pays. La contrepartie du volume de notre fonction publique conduit à maintenir dans le chômage plus de 4 millions de personnes. Le coût des aides données aux entreprises pour mettre n œuvre les 35H00 s’élève à plus de 25milliards d’euros Le coût des préretraites est estimé à 5 milliards d’euros annuels. 35 milliards d’euros sont également distribués aux entreprises en allégements de charges pour maintenir les emplois et prioritairement dans de grandes entreprises. Les charges qui pèsent sur les PME sont telles que les effectifs de nos PME contrairement à nos voisins sont limités et que la majorité des entreprises françaises ne peuvent payer le salaire de cadre. Le seul cadre de l’entreprise étant d’ailleurs le Patron lui-même. 93% de nos entreprises en France comptent moins de 9 salariés et 96% moins de 20 salariés. Les entreprises Françaises sont de fait limitées dans leur encadrement et de ce fait ne peuvent accroître leurs chiffres d’affaires, et ainsi créer des emplois. Pire encore, ces entreprises qui sont limitées dans leur taille et la conquête de nouveaux marchés ne créent pas non plus les postes d’encadrement aux diplômés que forment nos universités tous les ans. En effet sur une population active de 25 millions de personnes et un taux d’encadrement de 15%, la France ne libère en flux que moins de 100 000 postes de cadres tous les ans. 30 000 sont hypothéqués par les élèves issus des grandes écoles, 30 000 par les jeunes cadres au chômage et 30 000 postes seulement pour les 200 000 étudiants titulaires au minimum d’une licence que forment chaque année nos universités. C’est ainsi que la fonction publique pompe chaque année des dizaines de milliers de bac plus quatre pour occuper des postes qui nécessitent des bac moins trois sans aucun avenir professionnel. Tous ces jeunes diplômés manquent dans nos entreprises, qui trop petites et trop taxées ne peuvent les engager alors qu’ils seraient la condition de leur croissance et de leur développement. COMMENT FAIRE ? Nos politiques seront conduits avec 10 ans de retard sur tous les autres pays Européens à procéder aux mêmes coupes budgétaires et au même dégraissement du volume de notre fonction publique que nous n’avons déjà plus les moyens de payer.
Il conviendra de proposer une réforme globale de l’administration du Pays, d’en indiquer les avantages et les inconvénients, mais surtout de l’inscrire dans le temps qui ne pourra en tout état de cause être inférieur à 10 ans minimum. Cette réforme ne pourra se conduire qu’en préservant les déroulements de carrière de tous les fonctionnaires déjà titulaires, Elle n’aura de sens qu’en conservant le recrutement des plus jeunes à un niveau identique nécessaire à la sélection des meilleurs. Elle s’articulera par la disparition d’une des deux fonctions publiques redondante, soit celle nationale, soit celle territoriale mise en place en 1982 lors de la décentralisation qui pour la petite histoire devait être conduite sous enveloppe budgétaire, c'est-à-dire sans recrutement de fonctionnaire ? Ce sera le refus des fonctionnaires d’état d’être versés dans la fonction publique territoriale qui conduisit l pouvoir en place à recruter massivement des personnels. Les politiques devront d’abord définir le rôle de l’état puis ensuite définir les moyens nécessaires pour répondre aux missions ainsi définies. Les départements, les conseils généraux seront supprimés ainsi que les communes les associations de communes et toutes les strates administratives qui se sont compilées depuis 1981. sans en voir une disparaître.
La France qui à elle seule compte autant de communes que l’ensemble de l’Europe réunie, créera des communes nouvelles équivalente aux cantons actuels. Les départements et des conseils généraux seront remplacés par la création de préfectures régionales ou de conseil régionaux qui regrouperont en un seul lieu tous les services de l’état et des régions actuelles. L’implantation anarchique des hôpitaux fera l’objet d’un plan global qui tiendra compte que de l’intérêt des patients et non le maintien de l’emploi au sein de communes qui n’assurent pas les salaires et dont l’hôpital est souvent le premier employeur de la ville. Ces quelques propositions que tous les hauts fonctionnaires ont déjà fait dans de multiples fiches, dont certaines dès 1982 à Gaston DEFFERRE alors ministre de l’Intérieur en charge de la décentralisation, qui rassura ses propres personnels en leur garantissant que tout se conduirait sous enveloppe et qu’aucun nouveau poste de fonctionnaire ne serait créé. Après 25 ans ce sont plus d’un million et demi de nouveaux fonctionnaires qui ont été recrutés dans notre pays. Nos candidats savent qu’il n’existe pas d’autre alternative que celle-ci. Le retour à l’équilibre de nos comptes, le remboursement de la dette contractée par nos politiques pour assurer des dépenses de fonctionnement passent inévitablement Soit par l’accroissement de la richesse du pays, Soit par une réduction massive de nos dépenses Soit par une politique qui permettra un mélange de ces deux impératifs. Personne ne pourra rester sourd devant ce problème, ils devront nous éclairer et très rapidement sur ce qu’ils souhaitent faire. Nous pourrons ensuite seulement apprécier leurs programmes et choisir en connaissance de cause.
22:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, ps, ump, udf, les verts




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