30.05.2007

PS la Révolution culturelle est en marche

 

La  Gauche  a encore  un grand avenir  surtout  si  ses dirigeants  ont  enfin le courage  de voir la réalité.

 

 le teste joint ci dessous  et publié  sur le Blog  de Jean Marie BOCKEL  est surprenant,  texte  courageux  qui ne fait pas dans la demie mesure.

Une Politique  du justice  sociale  certes  mais  qui repose  avant  tout  sur  une économie  qui a les moyens  de  son ambition  .

La future  rupture  du Ps  qui va  suivre les législatives  va être  épique  entre  des  socialistes  paragmatiques  comme le Sénateur  BOCKEL  ou  l'autre  tendance  celle  du sénateur MELENCHON

Que leur reste t il  de commun  si ce n'est  l'objectif,  à savoir rétablir  la justice  sociale.

lu  sur le blog  de jen marie BOCKEL

LA TRIBUNE
MARDI 29 MAI
Par Jean-Marie Bockel
Ancien Ministre
Maire PS de Mulhouse et sénateur du Haut-Rhin


Le PS à l'heure de la révolution culturelle


En préférant une alternance de droite, les Français tendent au Parti Socialiste

le miroir de ses insuffisances.

 L'heure d'une gauche nouvelle est venue.

Une gauche capable de rompre avec le tout Etat, avec la culture de la dépense

 et de la redistribution irresponsable.

 Une gauche qui propose une

 synthèse entre le réalisme économique, la sincérité budgétaire et

l'ambition sociale, le volontarisme public. Une synthèse entre les

libertés et les solidarités.

Cette dynamique de rénovation doit s'amplifier. Nous voici enfin

 contraints de procéder, en amont du pouvoir,

 à notre aggiornamento idéologique. Demain nous ne

nous gouvernerons plus à rebours de nos discours,

nous ferons ce que nous aurons dit.


Pour prendre le pouvoir efficacement et gouverner durablement,

nous avons désormais besoin d'une ligne claire. Nous avons pu

 mesurer à quel point les synthèses tièdes et les ambiguïtés

 doctrinales ont pu nuire à la crédibilité de notre projet.

Pourtant l'esquisse d'un socialisme en prise sur le monde

d'aujourd'hui était là.

Notre candidate en a d'ailleurs développé,

dans l'urgence, les traits saillants : alliance entre l'efficacité

 économique et le progrès social, mise en mouvement de la société

 et des territoires, nouvelle démocratie sociale et politique,

 échange des droits et des devoirs.
Mais des scories, vestiges de conceptions rigides, entravent

encore notre réformisme résolu. L'heure est venue de trancher.

Il est temps de promouvoir, sans faux-semblants, une

 économie de marché solidaire, fondée sur une croissance

 durable et innovante, sur la vitalité d'entreprises responsabilisées,

sur une politique de l'emploi conciliant fluidité et sécurité,

 sur de fortes incitations favorables à l'augmentation des

 salaires et à la résorption de la précarité.


Reconnaissons qu'il n'y a pas de redistribution possible sans

 une politique de l'offre et une fiscalité responsable.

La croissance ne se décrète pas à travers la seule relance

 du pouvoir d'achat et la hausse des recettes est toujours

plus incertaine que la diminution des dépenses.

 Nous ne pouvons pas financer par la dette de fausses avancées sociales.


Osons dire que les 35 heures ne sont souhaitables que

 lorsqu'elles sont possibles, c'est-à-dire adaptées à la réalité

des entreprises et des branches, lorsqu'elles sont

 issues d'un accord négocié, et qu'elles ne s'accompagnent

 pas d'un gel des revenus ou d'une trop grande pénibilité.

 Plutôt que défendre une extension rigide, privilégions

le temps choisi tout en favorisant l'augmentation des bas

salaires et l'amélioration des conditions de travail des salariés

 les plus exposés.

Assumons ensuite la nécessité de la réforme de l'Etat :

 mieux délimité et plus souple,

l'Etat sera plus fort. Nous devons le responsabiliser

 et l'évaluer pour mieux garantir et rénover les services publics.

Soyons clairement décentralisateurs, afin d'améliorer

l'action publique en rapprochant et responsabilisant

 acteurs et usagers.


Cessons aussi d'établir l'équivalence absolue entre service

public, propriété publique et monopole.

Sans dogmatisme aucun nous devons envisager la possibilité

(ou non) de déléguer les missions de service public et

d'ouvrir des services à la concurrence en fonction de l'intérê

t conjugué des clients et des salariés

Les Français attendent enfin la vérité concernant

 la réforme des retraites :

 face aux évolutions démographiques,

 l'allongement de la durée de cotisation (ou l'augmentation des versements)

est inéluctable.

 Plutôt que de défendre un improbable droit uniforme à

 la retraite dès 60 ans, travaillons à la construction,

 avec les partenaires sociaux, d'une retraite à la carte,

toujours fondée sur la solidarité. Modulons pour cela

la durée de cotisation et le taux de remplacemment en

 fonction de la pénibilité du travail, de l'espérance de vie

et des situations familiales. Les Français attendent aussi

la justice: la plupart les régimes spéciaux doivent être,

pour les nouveaux entrants, réformés et alignés

sur le droit commun.

La crédibilité politique est aux prix de ces audaces

 qui sont déjà des évidences pour de

 nombreuses gauches européennes.

Nous avons laissé la droite s'emparer de valeurs et

 propositions qui incarnaient pourtant nos objectifs d'efficacité,

de responsabilité et de justice.


Nous avons en un sens gagné la bataille des idées pour

 mieux perdre celle des hommes.


A nous désormais de porter sans tabous un projet d'avenir

et de retrouver la confiance des Français.

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