03.08.2007
La RUPTURE au Ps ?
11.06.2007
La RUPTURE IDEOLOGIQUE PROCHAINE au PS
le renouveau du socialisme à la française:
La refondation du PS est en marche. Dimanche prochain débutera
enfin cette mise au point indispensable à la survie du PS.
"Le drame du socialisme français s’est noué à ses yeux en 1905,
quand Jaurès, pour obtenir l’unité de l’organisation,
a cédé l’essentiel au marxisme vulgaire de Guesde
en comptant sur le temps pour rattraper le terrain perdu.
Ce temps lui a manqué un jour d’août 1914"
le renouveau passera inévitablement par la RUPTURE, Celle qui
marque du fer rouge ce parti, son alliance avec le MARXISME
aujourd'hui dépassé et rejeté par tous les européens sauf en FRANCE
Notre exception culturelle ?
Les boussoles de Peillon
Dans le Nouvel Obs, cette semaine,
François Bazin donne un coup
de projecteur sur la "Bibliothèque
Républicaine".
Cette collection regroupe les grands
auteurs
républicains tels Benoît Malon,
auteur de La Morale sociale,
que Jaurès préfaça,
ou Ferdinand Buisson, auteur de la Foi
Laïque.
Des ouvrages indispensables
pour construire la République de demain.

Et si, avant de rénover la gauche,
il fallait redécouvrir les
grands classiques du républicanisme ?
C’est Philippe Chanial, un sociologue, secrétaire de la « Revue du Mauss »,
qui va dire l’essentiel en quelques mots.
Il a livré une belle préface à la réédition de « la Morale Sociale »
de Benoît Malon.
Sur cette figure oubliée de la gauche française du XIXème siècle,
théoricien méconnu d’un socialisme réformiste et républicain,
il est intarissable. Malon l’éclectique, comme disait Marx avec mépris ?
Et alors… Avec lui, autour de lui, parfois même contre lui,
c’est toute une école qu’on redécouvre.
Pas simplement par goût de l’érudition académique. Derrière
« la Bibliothèque Républicaine » (1) que lancent les Editions du Bord de l’Eau,
il y a un projet intellectuel et politique de première importance.
Philippe Chanial en est conscient :
« La droite s’est ressourcée, à partir des années 1970,
dans une relecture critique des théoriciens du libéralisme français,
Tocqueville ou Constant. Si la gauche réformiste,
à son tour, ne fait pas ce travail avec les siens, alors… »
Refondation ? Dîtes plutôt redécouverte.
Refondation ? Dîtes plutôt redécouverte.
Le chef d’orchestre de cette opération s’appelle Vincent Peillon.
Il est parlementaire européen. C’est un des espoirs du PS,
où l’on reste un jeune quand on n’a pas encore 50 ans.
Philosophe et militant. Historien et élu. Peillon est un cas.
Encore un éclectique…
Le drame du socialisme français s’est noué à ses yeux en 1905,
quand Jaurès, pour obtenir l’unité de l’organisation,
a cédé l’essentiel au marxisme vulgaire de Guesde
en comptant sur le temps pour rattraper le terrain perdu.
Ce temps lui a manqué un jour d’août 1914
. La gauche ne s’en est jamais remise.
C’est tout un continent intellectuel qui a ainsi disparu,
C’est tout un continent intellectuel qui a ainsi disparu,
il y a de cela un siècle.
Des socialistes libertaires,
des républicains de progrès,
des utopistes, des laïques,
des associatifs aussi…
Tellement divers mais finalement si proches.
Parfois datés mais souvent riches de problématiques qu’une gauche
vaguement marxiste n’a eu de cesse de disqualifier.
Quoi de commun entre Ferdinand Buisson et Pierre Leroux ?
Quel rapport entre Alfred Fouillée et Célestin Bouglé ?
Quels liens entre Benoît Malon et Léon Bourgeois ?
Ceux-là ne forment pas une école à proprement parler.
Ils dessinent plutôt une communauté de pensée. Ils
ont tous une place dans la même bibliothèque.
Curieux hasard – mais en est-ce vraiment un ? –
Curieux hasard – mais en est-ce vraiment un ? –
que ce retour à des auteurs oubliés au moment même
où la gauche réformiste cherche, dans la défaite,
de nouvelles boussoles
. D’autant qu’avec Bourgeois, Malon, Fouillée and Co, c’est toute
une génération de jeunes historiens,
philosophes et sociologues qui s’affirme ou pointe le bout de son nez.
Vincent Peillon réédite.
Eux préfacent. Leurs noms ? Philippe Chanial mais aussi Jean-Fabien Spitz,
auteur il y a quelques années d’un très remarquable
« Moment républicain en France » (Gallimard),
ou Serge Audier, dont l’ouvrage sur « le Socialisme Libéral »
(La Découverte) aurait mérité d’être davantage commenté,
à gauche notamment. Tous disent finalement la même chose.
Le réformisme, dans la tradition française, n’est pas qu’un
pragmatisme au fil de l’eau. Le républicanisme est une école qui
mérite mieux que les statues de marbre qui lui ont été consacrées.
Le reconnaître, n’est-ce pas déjà reconstruire ? "
François Bazin
17:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, ump, udf, pcf, lo




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