29.08.2007

La Tragédie de l'EDUCATION NATIONALE

 
 
lu  sur  le blog  de jacques  MARSEILLE
EDUCATION  LA TRAGEDIE  NATIONALE ?
Tous  les  parents  d'élèves connaissent  le dévouement
d'un nombre considérable  d'enseignants.
La haute  idée  qu'ils  se font  de la "Mission" éducative 
qui est la leur.
La conviction  qu'ils  conservent  souvent intacte 
 après  de nombreuses  années difficiles 
  que c'est essentiellement 
par l'école  que  les enfants  des classes  les moins favorisées 
 pourront un jour  acceder  aux emplois de cadres 
dans notre  société.
Touit  ce ci est une réalité incontestable 
et les  citoyens "parents"  leur doivent 
toute leur reconnaissance.
cependant de lâcheté  en lâcheté, de détournement 
 en détournement,d'abandon 
en abandon le  système  éducatif 
Français montre toute son inéfficacité.
non seulement il ne corrige plus depuis longtemps
 les inégalités 
 sociales  mais pire il les accentuent .
jacques  Marseille  professeur  à la SORBONNE 
 avec  sa plume décapante  nous dresse  sans complexe
 un état  des lieux  sans complaisance.
Texte  qui n'est  pas  sans rapeller  un livre
particulièrement  critique  de Clause ALLEGRE 
 à l'issue  de son passage  au ministère.
 Optimiste  comme tous les enseignants
il trace quelques pistes  de bon sens  qui permettraient 
 enfin  de  recréer  ces Hussards  de la république,
libres  d'agir  dans l'intérêt bien compris  des  enfants.
11/06/2007 - Jacques Marseille (avec Marie-Sandrine Sgherri) - © Le Point

L’école de la République est devenue une

fiction dont le symbole est le

baccalauréat. Le corporatisme

enseignant et la lâcheté des

 politiques ont eu raison du

modèle scolaire français, qui

est aujourd’hui moins efficace, plus

inégalitaire et plus coûteux que

 celui de nombre de pays d’Europe.

Enquête sur un désastre national.

 

Le bac, ce monument
d’hypocrisie

 

Chaque année, l’Etat parvient,

sans incident majeur,

 à gérer les dix épreuves (en moyenne)

 passées par

 quelque 600 000 candidats au bac.

Pourtant, là

n’est pas le véritable mystère du

 baccalauréat.

Le vrai mystère, c’est pourquoi cet

 examen provoque

autant d’emballement médiatique et

 d’affolement dans les

 familles. Les parents devraient

pourtant savoir

qu’aujourd’hui 93 % des élèves entrant

en terminale

 obtiennent le bac en un, deux ou trois

 ans et que le taux

de réussite est... proportionnel au

nombre de journées

de cours perdues.

Ce paradoxe s’est encore vérifié

 l’année dernière,

 où des centaines de lycées ont été

 fermés pendant plusieurs

semaines en raison du

mouvement anti-CPE et où

 un nouveau record a été établi :

 82 % des candidats

ont obtenu l’examen et, pour la

seule filière générale,

le taux de réussite se monte

à 86,6 % !

On le voit, le baccalauréat, autrefois

réservé aux

enfants de la bourgeoisie ou de l’ancienne

 noblesse, ce

« monument historique » , selon

Jack Lang, est devenu,

au fil du temps, un monument

 d’hypocrisie faisant croire

 aux jeunes et à leurs parents qu’il

 était le socle fondamental

de l’égalité méritocratique des

chances.

Que penser, en effet, de ce premier

 grade universitaire

 qu’obtiennent tous ceux, ou presque,

 qui le passent ?

Soit que les élèves sont tous

d’excellents éléments,

soit que la possession du bac ne

renseigne nullement

sur les capacités que sanctionne

 cet examen. Qu’on en

 vienne aujourd’hui à douter de la

capacité d’un bachelier

à savoir écrire un petit texte, à structurer

 un exposé ou

à effectuer des calculs simples

 en dit long sur le formidable

 mensonge délivré aux familles.

En fait, ce rituel médiatique permet

 d’échapper à

l’analyse du mal qui gangrène

 l’Education nationale :

 l’absence d’une véritable vérification

des connaissances

fondamentales acquises et des moyens

 mis en oeuvre pour

 les acquérir. A cet égard, la réforme

de l’Education nationale,

 peu mise en avant pendant la

 campagne présidentielle,

est au coeur - on serait tenté d’écrire

 le coeur -

du chantier qui permettra ou non à la

 France de rebondir

et de gagner la bataille de la

 compétitivité et de l’emploi.

Et, puisque les résultats de cette

élection présidentielle

permettent, enfin, d’en finir avec

 le mythe du modèle

 français, comparons-nous aux autres,

comme nous y

invitent les analyses internationales des

politiques d’éducation,

des analyses destinées à mieux cerner

 les politiques

« efficaces », un adjectif qu’il faut

désormais faire entrer

dans le vocabulaire courant.

Tout d’abord, un élève sur sept quitte

 le CM2 sans maîtriser

les bases de la lecture et du calcul.

 En 2005, la

Direction de l’évaluation, de la prospective

 et de la performance

(DEPP) du ministère de l’Education

 nationale a procédé à

des évaluations nationales.

 A la question : « Quel

nombre faut-il ajouter à 25 pour

 trouver 100 ? » ,

le taux d’échec est de 28 %. Au fait

de savoir combien

 font 876 multiplié par 34, le taux

d’échec est de 53 %.

 Lors d’un test de lecture organisé en

2001 par le Boston

College, les petits Français de CM2

se sont classés

au dix-huitième rang, derrière la Bulgarie,

 la Lituanie

et la République tchèque.

Ce retard, constaté à l’entrée en

 sixième, n’est jamais

 rattrapé. Selon le rapport des

 inspecteurs des

Finances et de l’Education nationale

remis au ministre

du Budget fin 2006, les trois quarts

des élèves du

 secondaire ne maîtrisent pas les

programmes enseignés

et 17 % sont « en grande difficulté » .

Les professeurs de l’association

 Sauver les lettres ont

fait passer à leurs élèves une dictée

du brevet des collèges

datant de 1988. En 2000, un quart

 des copies a

obtenu la note 0 (vingt fautes

d’orthographe et plus).

 En 2004, c’est la moitié des copies

qui pointe à 0. Publié

en février 2007, un travail universitaire

dirigé par

Danielle Manesse, professeur en sciences

du langage à

l’université Paris-III Sorbonne nouvelle,

montre qu’un élève

 de cinquième en 2005, soumis à une

courte dictée de

 83 mots, a aujourd’hui le même « niveau »

 qu’un élève de CM2 en 1987.

L’école n’est plus aujourd’hui capable

d’assurer à

 la majorité des élèves qui lui sont

 confiés des mots

suffisamment précis, des structures

 grammaticales

suffisamment efficaces et des formes

d’argumentation

suffisamment organisées pour imposer

leur pensée

 au plus près de leurs intentions et pour

 accueillir celle

 des autres avec lucidité et vigilance.

 Passer plus

de douze années à l’école et

« décrocher son bac »

 ne garantit en rien la maîtrise de ce

 qui conditionne

notre capacité à vivre en société.

Les enseignants de l’université le savent

bien qui considèrent

a priori que les étudiants qu’ils accueillent

en premier cycle ne savent rien

ou presque.

Le bac semble par contre garantir

le prêt- à-penser qui

 a fait du « exprimez-vous ! » la tarte à l

a crème d’une

démocratie dont on sait aujourd’hui

 qu’elle doit être

participative.

Le sujet d’invention, dernière-née des

 épreuves de français,

et qui tend à remplacer dissertation

 et commentaire

de texte, en offre la meilleure illustration.

C’est ainsi qu’en 2005 étaient proposés

 aux candidats

en série technologique des extraits

du « Mariage de Figaro »,

des « Misérables » ainsi que la

chanson « Lily »,

 de Pierre Perret, assortie de cette

 précision :

« Pour cette chanson, Pierre Perret

 a reçu le prix de

la Ligue contre le racisme

et l’antisémitisme. »

Le sujet proposé à leur « invention » ?

« Lily, un an après son installation

 à Paris, écrit à

sa famille restée en Somalie.

Elle dénonce l’intolérance

et le racisme dont elle est victime.

 Vous rédigerez cette lettre en tenant

compte des

 situations évoquées dans le texte

 de Pierre Perret

 et en développant l’argumentation

 de Lily. »

Marie-Christine Bellosta, maître de

 conférences à l’Ecole

 normale supérieure, s’insurge :

« La meilleure note ira au candidat qu

i aura le mieux dénigré son pays »

et s’interroge : « La discipline " français "

 existe-t-elle encore ?

Ou n’est-elle que l’occasion

de vérifier des

connaissances d’autres disciplines

 (ici, l’instruction civique)

ou des convictions politiques

 et sociales qu’on veut

ériger en consensus ? »

Avoir le bac aujourd’hui n’est donc

 ni un exploit ni une garantie d’avenir.

 C’est devenu un « examen mou »

pour concrétiser un « enseignement mou »

. C’est devenu aussi la seule « carotte »

dont disposent

 les enseignants pour faire croire à des élèves -

 vraiment peu au fait des statistiques -

 qu’ils pourraient ne

 pas l’avoir. C’est enfin offrir aux

 entreprises privées

(dont Acadomia est le leader)

le marché juteux du soutien

scolaire, évalué en 2006

 à près de 1 milliard d’euros,

 sans compter les innombrables

cahiers ou CD-ROM censés

emmener les élèves « sur les chemins

 de la réussite » .

 Un petit Français sur quatre aurait

désormais recours aux

leçons particulières pour que ses

parents puissent

 dormir tranquillement, avec

la bénédiction d’un Etat

qui permet aux familles de faire

passer 50 % de leur coût

 dans la colonne réduction d’impôt au

titre des emplois familiaux !

Que François Fillon, lâché par

Jacques Chirac, ait dû

renoncer en 2005 à introduire une part

de contrôle continu au bac,

 à l’exemple de ce qui se fait dans

 tous les autres pays,

en dit long sur l’état du système.

Les enseignants n’ont-ils pas alors

expliqué que, dans

les établissements difficiles, instaurer

un contrôle continu

serait une atteinte à leur sécurité ?

 A chaque contrôle, ils auraient risqué,

selon eux,

d’être agressés par des élèves

ou leurs parents,

mécontents de la note obtenue !

 Autant, dans ces conditions,

maintenir en l’état ce

 « monument » délabré qui coûte

 au total

(rémunérations des jurys, frais

de déplacement et

d’organisation, mobilisation des

 salles de cours,

fermeture des établissements

en moyenne deux

 semaines pour cause d’examen)

environ 200 millions d’euros,

soit environ 5 000 euros par

 élève recalé,

soit un peu moins que la dépense

 annuelle consacrée

par la France à un étudiant à

 l’université (6 700 euros)

! La lâcheté n’a pas de prix.

Mais elle a un coût.

Un puits sans fond

Si la France se classe au-dessous

 de la moyenne des

 pays de l’OCDE pour ses performances

 éducatives,

elle se classe en revanche aux tout

 premiers rangs pour

les dépenses qu’elle lui consacre.

C’est dire qu’il n’y a guère de

corrélation entre

 les « moyens » consacrés à

 l’éducation et les

 performances qui en découlent.

En effet, depuis vingt-cinq ans,

 le nombre d’enseignants

dans le primaire et le secondaire

 a augmenté de 12 %,

alors qu’au cours de la même période

 le nombre d’élèves

a diminué de 5 %.

Ainsi le ministère de l’Education

 nationale aurait-il

dû supprimer 26 000 postes s’il

 avait appliqué en 2005

le taux d’encadrement de 1994.

A la place, il en a créé 9 000. Certes,

au fil du temps,

le métier d’enseignant est devenu de

plus en plus difficile ;

 ce n’était pas une raison pour en

multiplier le nombre

comme pour combler un puits sans fond.

Car le « malaise » enseignant, s’il est

bien réel, ne provient

 pas d’une insuffisance de moyens,

mais d’une mauvaise gestion

 de leur carrière.

La rémunération au mérite n’existe

pas et la progression

des salaires est beaucoup plus lente

 en France que dans

la plupart des pays développés.

Quant aux inspections... Dans

 l’académie de Créteil

ou de Nantes, 15 % des enseignants

du second degré

 n’ont pas été inspectés depuis plus

de dix ans !

 Xavier Darcos préconise aujourd’hui

une remise

 à plat sans tabou du métier.

 Permettra-t-elle enfin de

sortir de ce « toujours plus » de moyens

qui a servi à

acheter - mal et au prix fort - la paix syndicale,

 menant le système scolaire à un

immobilisme qui n’a

en fait abouti qu’à creuser la fracture

 scolaire et qu’à

accentuer la ségrégation sociale ?

Comment, en effet, se féliciter que

 62 % des effectifs d’une

 génération obtiennent le baccalauréat et

que la France

compte désormais 2,2 millions

d’étudiants quand,

dans le même temps, sur 750 000 jeunes

quittant chaque année

le système éducatif,

près de 160 000 partent sans aucun diplôme ?

 Quand 40 % d’entre eux, trois ans

après leur sortie -

on devrait dire leur exclusion -,

 sont encore au chômage et quand,

selon le CERC,

« la moitié des jeunes sortis de

l’école à 17 ans

 sans diplôme vit dans le cinquième

 des ménages les plus pauvres »...

L’échec est cuisant ! Comme

l’a admis le Haut Conseil

de l’évaluation de l’école :

« L’école n’a pas réussi à corriger

les inégalités,

mais elle les a amplifiées »,

et ce à tous les niveaux.

 En primaire, 3 % des enfants

 d’enseignants redoublent,

contre 41 % pour les enfants d’inactifs.

 A l’entrée en sixième, 94 % des

 enfants de cadres sont « à l’heure »

 ou en avance par rapport à

 leur année de naissance,

contre 67 % seulement pour les

 enfants d’ouvriers.

 Pour l’entrée en seconde,

les déterminismes sociaux sont encore

 plus forts

: avec une note moyenne de 9 à 12

au contrôle continu en troisième,

presque tous les enfants de

 cadres font le choix de la seconde

 générale et

 seulement deux tiers des enfants

 d’ouvriers.

Car les enseignants, censés déjouer

ces mécanismes, regardent avant tout

 si les aspirations des familles

sont compatibles avec les résultats des

 élèves, rarement si une meilleure

orientation est possible.

Ainsi, alors que les enfants d’ouvriers

sont trois fois plus nombreux

que les enfants de cadres en sixième,

ils sont deux fois moins nombreux en

 terminale scientifique.

 Depuis 1976, la proportion d’enfants

 d’ouvriers titulaires du bac scientifique

s’est réduite de 11 à 5 %.

Plus encore qu’hier, la série S

joue son rôle majeur, qui n’est pas

 de former des scientifiques,

dont la France manque par ailleurs fortement,

mais de sélectionner socialement des élèves.

Les réformes menées depuis plus

de vingt ans pour résoudre cette

 inégalité des chances ont fait long feu.

 Créées dans la foulée de l’arrivée

de la gauche au pouvoir en 1981,

 les ZEP (zones d’éducation prioritaire)

 affichent un bilan déplorable.

 En principe, le classement d’un

 établissement en ZEP s’accompagne

 de moyens supplémentaires utilisés

notamment pour augmenter le nombre

 d’heures d’enseignement et pour

financer une indemnité au profit

des agents qui travaillent dans

 ces établissements.

En fait, cette prime est trop faible

pour faire venir les meilleurs enseignants.

 Comme toujours dans notre modèle social,

l’éparpillement des subventions

vers un trop grand nombre d’établissements,

 sans évaluer réellement les besoins

de chacun d’eux, a été préjudiciable.

L’investissement global du ministère

 représente 110 millions d’euros

(à comparer avec le coût du bac),

soit 1 % du budget de l’Education nationale,

et les classes en ZEP comptent

 en moyenne vingt-cinq élèves au lieu

 de vingt-sept hors ZEP...

En revanche, cette politique a largement

contribué à la ghettoïsation des établissements.

 Une étude récente sur l’ « apartheid scolaire »

 dans l’académie de Bordeaux démontre

 ainsi que 17 établissements

 scolarisent 40 % des élèves étrangers

ou issus de l’immigration,

 qui sont en outre de milieux défavorisés

 et en retard, alors que 81 établissements

en scolarisent moins de 1 %

! Un scandale alors que toutes les

 recherches indiquent que les classes

 hétérogènes bénéficient nettement

aux plus faibles en ne pénalisant que

 légèrement les meilleurs.

La grande misère

 de l’université

L’échec du système scolaire se répercute

évidemment dans le supérieur.

« La fac n’est pas à vendre »,

pouvait-on lire sur les banderoles

de cette poignée d’étudiants

opposés à l’élection de Nicolas Sarkozy.

Mais qui aurait idée d’acheter

ce monument délabré ?

On compte quatre universités

 françaises parmi les 100

 premières mondiales :

maigre bilan.

La France est en quinzième position

parmi les pays de l’OCDE pour

le nombre de publications scientifiques

 par million d’habitants :

triste palmarès pour un pays qui a

fait de la filière scientifique le

 bouclier de sa ségrégation sociale.

 De plus en plus, le système est

à double vitesse : bonnes

 « zones d’éducation privilégiée »

dans les bons lycées des grandes villes,

 classes préparatoires et grandes écoles

aux locaux vastes et aux bibliothèques

 bien garnies pour la fine fleur de

 ceux qui ont compris que sans

sélection pas de passeport social.

Vraies ZEP et inscriptions sans

sélection dans n’importe quelle filière

universitaire pour la majorité des autres avec,

 en fin de compte, 41 % des étudiants

 qui auront quitté la fac sans diplôme,

 contre 6 % au Japon et

17 % au Royaume-Uni.

Des universités où les droits

d’inscription sont ridiculement faibles

mais les conditions de travail indignes.

De 30 000 à 50 000 euros totalement

pris en charge par le contribuable pour

 un élève de l’Ecole normale supérieure.

 Quinze fois moins pour un étudiant

à la Sorbonne, qui dispose

en moyenne de 2,6 mètres carrés,

alors que la réglementation impose

qu’un poulet de Bresse jouisse de

 10 mètres carrés pour bénéficier

 de l’appellation d’origine contrôlée,

comme l’écrit avec dérision

 Jean-Robert Pitte (1), président de

l’université Paris-IV Sorbonne.

Un vaste chantier à

ouvrir d’urgence

Est-ce à dire que la réforme est impossible ?

 Rien n’est moins sûr tant les mesures à

prendre sont empreintes de simple bon sens.

Suppression de la carte scolaire,

qui est devenue le symbole de l’hypocrisie,

 réduction du nombre d’enseignants

pour mieux les rémunérer au mérite

(pourquoi ne pas doubler le salaire de

 ceux qui se déclarent volontaires

 pour aller enseigner dans les zones sensibles ?)

, réduction forte des options au lycée,

 investissement massif dans les zones sensibles

avec concentration des aides sur

les enfants des milieux socialement

défavorisés,

 augmentation massive des droits d’inscription

à l’université et véritables bourses

 pour ceux qui en ont vraiment besoin,

 autonomie des établissements

 et émulation pour inciter chacun

d’eux à améliorer ses performances,

orientation véritable mieux connectée

 avec le monde du travail :

 autant de réformes susceptibles de marier

 liberté pour les parents et les établissements,

 efficacité et performance. De 30 000 à

 40 000 enseignants devraient partir

à la retraite tous les ans jusqu’en 2013.

 N’en remplacer qu’un sur deux serait

sans doute le meilleur moyen

d’accroître l’efficacité du système éducatif

tout en améliorant sensiblement la

 condition de ceux qui doivent en redevenir

 les hussards.

 Une vraie promesse d’avenir à la jeune génération

11/06/2007 - Jacques Marseille

(avec Marie-Sandrine Sgherri) - © Le Point

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