25.11.2007

Du RÊVE à la REALITE

 
la lecture  des  thèses  de la LCR  sont parfois édifiantes.
L'analyse  de la situation  sociale  du pays est cependant remarquable  et pertinente  car JUSTE à de nombreux égards.
En revanche  les  causes présentées  sont idéologiques et démagogiques: les vrais agresseurs  sont  le CAPITALISME  et le patronat   ?
L'erreur  fondamentale  réside  dans les propositions  simplistes  qui sont proposées  non seulement pour expliquer  les raisons  du malaise  sociale  qui lui est  un fait vérifiable mais surtout  dans les solutions  qui devraient être  mises  en oeuvre pour corriger  les conséquences  d'un système  qui  est  à la dérive depuis 1981  par le manque  de courage  et d'adaptation  au réalités  de nos dirigeants politiques.
l'interdiction  du licenciement  déjà mis  en oeuvre  en 1981  est  la véritable cause  du licenciement  de masse  de  trop de salariés, nous devons  nous souvenir 1 million huit cent mille  postes supprimés  par la mise  en faillite  de plusieurs centaines  de millier  de petites entreprises.
 Catastrophe  sociale  à l'époque  qui fut masquée  par le recrutement inconsidéré  de nouveaux fonctionnaires  (600 000)  que les gouvernements  suivants porteront à plus d'un million  et demi  cause majeure  des 53%  de prélevement  des impots  et  cause essentielle  de la constitution  de notre dette  dite  de fonctionnement, c'est à dire  que nos emprunts  servent à payer  les salaires  des  trop nombreux fonctionnaires  et  que l'état ne peut plus augmenter les impôts.
les conséquences  sont logiques: taxation  trop importante  sur  les enteprises  qui sont alors obligées  de réduire leurs masses  salariales, maintien  de trop  de  salariés  dans le chômage et explosion  des  emplois d'interimaires  (au passage mis  en place par la gauche  pour répondre  de manière conjoncturelle  au malheur  des salariés privés d'emploi)
le mensonge  de la LCR  c'est de laisser croire  qu'il existe  une alternative  en taxant le profit  des  entreprises. c'est  en effet un mensonge  sans nom, car  la FRANCE  compte  certes  de grandes entreprises  celles  du CAC  40  mais ces dernières  ne sont plus totalement Françaises. il s'agit  de multinationales  dont les sièges  sont déjà à l'étranger.
les bénéfices  de ces entreprises  dont l'activité  se réalise  déjà à plus  de 80%  dans le reste du monde, sont  contrôlées  par  des  fonds de pensions anglo saxons  et échappent totalement  au fisc Français, pourquoi ne pas le dire  et surtout  pourquoi ne pas dire  que cela a été  autorisé  par la gauche  au pouvoir depuis 1981.
 du temps du général De GAULLE  ce dernier  ne manquait pas de dire  que la politique  de la France ne se ferait jamais  à la corbeille de la BOURSE"
 la raison  en était bien simple  la participation étrangère  aux capitaux  de nos groupes était limitée  de manière à ce que la FRANCE  conserve  toujours le contrôle de nos groupes. Qui a autorisé  les capitaux étrangers  à prendre le contrôle  de nos grands groupes? qui les  a vendue?
l'autre  mensonge  dit par ommission c'est de feindre de ne pas savoir  que 96%  des entreprises Françaises  comptent moins  de 9 salariés  dans notrre pays.
 en effet 84%  en comptent malheureusement moins  de 4  et 67% n'ont  qu'une personne le patron lui même.
 masquer cette réalité consiste à ne pas donner les élèments  aux Français  en leur faisant croire  que les solutions "idéologiques" proposées  sont vraies.
par ailleurs  comment laisser croire  que le patron  est l'ennemi  du peuple?
 les salariés  du privé  ceux  qui travaillent  dans ces petites  entreprises  savent  très bien  quelle est la vie  de ces petits patrons. plus  de 12 heures  par jour, week end inclus, des taxes trop élevées  pour dégager  des marges suffisantes  et augmenter les salaires  de leurs quelques emloyés.
Une législation  trop lourde  en particulier  dans le droit  du travail.
 la difficulté  de se séparer  des employés  quand  le chiffre d'affaire baisse brutalement  et  que  les marges dégagées  ne permettent plus de faire face  aux dépenses incompressibles, paiement  des salaires  et des charges, paiement  des fournisseurs.
Pourquoi alors inventer  un patronat  qui n'existe  que dans l'imaginaire  d'autant  que ceux  qui sont décrits ne sont  pour les grands groupes  que des salariés  certes  trop bien payés  mais  des salariés  tout de même.
 La situation  sociale  du pays  il est vrai  est catastrophique, personne  ne peut sérieusement le contester, mais ce n'est pas en laissant croire  que les coupables  sont identifiés  que la situation pourra un jour  trouver  un début  de solution.
 Les FRANCAIS  refusent  la révolution, c'est un fait historique, la classe ouvrière  ne représente plus  et de loin la majorité  des travailleurs  dans ce Pays, il suffit  de constater le niveau  de vie  de la majorité  des citoyens.
les olutions  existent,  et elles devront être mises  en oeuvre  par  l'ensemble du pays.
 Nous devons impérativement  ajuster nos dépenses  à nos capacités  de recettes.
 Si nous souhaitons conserver  ce niveau il devient alors impératif  d'accroître  nos richesses, il n'y a qu'une solution aller chercher  des parts  de marchés  à l'export.
C'est  la seule solution crédible  pour  produire plus dès lors  que les commandes augmentent,  ceci a pour conséquence  des embauches  et aussi des augmentations  de salaires.
 Il nous faudra diminuer  le nombre  de nos fonctionnaires  sans faire payer  à ces homlmes  et ces femmes  la lâcheté  de nos dirigeants, c'est à dire  que  tous ceux  qui ont été  engagés  par l'état  sous uh contrat donné devront bénéficier  de leurs avantages jusqu'à leur départ  en retraite  comme cela  sera logiquement proposé  aux cheminots  au cours  des négociations  en cours.
 Il sera impératif d'accompagner  les PME  afin  qu'elles puissent affronter l'export, la mutation  de fonctionnaires  dans ces entreprises  (100 000 par an, durée  de l'adaptation 15 ans  au moins) aura  pour effet l'ouverture de nou_veaux marchés  ,de nouvelles ventes  et l'embauche  de jeunes salariés.
 car  si la formule  de la LCR  peut  paraître séduisante, elle n'est pas complète:
 Nos vies valent mieux  que leurs profits, en revanche  nos salaires  et nos emplois  sont les conséquences  de ces profits!  En toute chose  il faut rester  lucide  et réaliste.
Un seul  aspect  mérite  d'être relevé,  comme LENINE  en 1920  avec la NEP  contraire à toutes les thèses  marxistes,  notre gouvernement  par nécessité  aujourd'hui  devrait  répondre immediatement  aux  attentes  et aux besoins  de "survie"  de trop  de nos compatriotes  laissés  pour compte  depuis 1981.
ceci ne remettrait pas  en cause le bien fondé  des réformes  plus  que necessaires  mais permettrait de répondre à l'injustice  qui est faite à trop  de nos concitoyens.
lu  sur  le site  de la LCR
Ce qu’il faut changer tout de suite pour qu’enfin nos vies valent plus que leurs profits

Au printemps dernier, le mouvement massif de la jeunesse pour le retrait du CPE a marqué une nouvelle crise sociale et politique en France. Après la victoire du référendum, le 29 mai 2005, et la révolte des banlieues à l’automne 2005, ce mouvement a montré une nouvelle fois que la politique menée par M. Galouzeau de Villepin est illégitime et qu’il est désavoué. Comme seule réponse à ces désaveux, le gouvernement s’est entêté et a voulu passer en force pour imposer un véritable permis de licencier pour les moins de 26 ans. La mobilisation l’a mis en échec.

Les effets des politiques menées par les gouvernements de gauche comme de droite sont désastreux pour un très grand nombre d’entre nous : précarité, chômage de masse, pauvreté, démantèlement des services publics, crise du logement...


C’est cette politique que nous combattons depuis de nombreuses années.

Le succès du 29 mai et de la mobilisation exceptionnelle contre le CPE nous montrent qu’unis nous pouvons être assez forts pour faire reculer le gouvernement. Mais pour mettre un véritable coup d’arrêt à ces attaques libérales, il ne suffit pas d’organiser des journées d’actions nationales ou même d’obtenir des succès partiels. Nous devons construire un mouvement d’ensemble capable d’affronter directement le patronat et de remettre en cause l’ensemble des politiques libérales. Ce mouvement d’ensemble ne pourra aboutir que s’il se fonde sur des exigences précises et radicales, faisant écho aux luttes sociales. Nous devons, pour cela, tracer la voie d’une rupture, d’une autre politique fondée sur la satisfaction de nos besoins sociaux fondamentaux.

Cette voie n’est évidemment pas celle prise par la droite, ni celle des gouvernements de gauche qui se sont succédés en France et en Europe et ce n’est pas celle proposée aujourd’hui par la direction du parti socialiste et ses différents candidats à la présidentielle de 2007.

L’emploi, le pouvoir d’achat, le logement, les services publics, les mesures frappant la jeunesse sont des questions brûlantes pour lesquelles nous avançons des propositions.

Celles-ci s’inscrivent dans une politique globale qui doit assurer le droit à la santé, à la retraite, à un environnement qui respecte notre cadre de vie, une réelle égalité des droits des femmes et les populations issues de l’immigration.

Sur l’ensemble des ces questions, nous avançons des revendications, des propositions sous forme d’un plan d’urgence pour répondre aux besoins immédiats. Ces mesures nécessitent de changer le rapport de force pour aller chercher l’argent où il se trouve : dans les poches des patrons et des actionnaires !

C’est autour de telles exigences que devraient pouvoir se réunir dans une même force politique toutes et tous les militants qui se battent chaque jour dans les entreprises, les quartiers, les syndicats et les associations pour transformer la société, résister à l’injustice. Cette force anticapitaliste permettrait enfin de disposer d’un outil politique fidèle aux intérêts des salariés et de la jeunesse.

Remettre en cause les règles du capitalisme, le pouvoir de la bourgeoisie à contrôler le monde est la condition essentielle pour imposer une politique réellement à gauche et répondant aux aspirations du plus grand nombre.

Ce qui fait le quotidien de chacun de nous sont des choses simples :


-  Nos conditions de logement, de travail lorsque nous en avons un, de transport ;
-  Ce que notre salaire nous permet de nous procurer comme nourriture, comme biens et services indispensables ;
-  Notre santé, celle de nos proches et les moyens de la préserver ou de la recouvrer par l’accès à des services de soin ;
-  La scolarité, si nous avons des enfants en âge de l’être ;
-  La sécurité de nos conditions de vie, le respect par l’Etat, les institutions et ceux qui nous entourent de notre dignité et de nos droits, quel que soit notre sexe, notre origine, notre orientation sexuelle et nos choix de vie.
-  Enfin notre place dans la société, le droit que nous avons de nous exprimer, de ne pas nous voir imposer, souvent en notre nom, des choix contraires à notre volonté, dans l’entreprise, le quartier, la ville ou le pays.
-  Le temps, le temps dont nous voulons disposer pour nous épanouir, pour que la vie ne soit pas que la succession répétitive d’une litanie cruellement résumée il y a déjà longtemps « transport, boulot, dodo ».

Dans chacun de ces domaines, on pourrait penser que nous vivons dans une société à même de nous apporter bien être et sécurité.

Force est de constater que c’est l’inverse. La situation s’aggrave pour l’immense majorité d’entre nous, non pas par fatalité, mais par une suite de choix économiques, sociaux, politiques qui méprisent nos besoins pour correspondre aux intérêts d’une minorité...


UN VRAI EMPLOI, UN VRAI SALAIRE

La baisse du chômage dont se prévaut le gouvernement est un tour de passe-passe statistique puisque les chiffres officiels du chômage diminuent alors que le nombre de salariés disposant d’un emploi n’augmente pas. Le chômage reste un chômage de masse qui touche encore près de 3 millions de personnes.

Droit à un emploi stable

Même si le CDI stable (hors CNE !) reste encore largement prédominant, tous les processus à l’œuvre concourent à renforcer la précarité et le maintien d’un chômage de haut niveau. Les emplois sont clairement devenus des variables d’ajustement pour les profits et aucun gouvernement récent ne s’est réellement opposé au droit régalien de l’employeur de licenciement.

L’intérim concernait 250 000 travailleurs en 1990, 650 000 aujourd’hui. On estime le nombre de chômeurs et de précaires entre 8 et 12 millions. Les luttes des dernières années et les réflexions des syndicats ont mis au cœur l’exigence du droit à l’emploi, la remise en cause du droit de licenciement, particulièrement scandaleux lorsqu’il concerne des entreprises largement profitables qui recourent à des licenciements pour convenance boursière.

Nous pensons qu’il faut clairement inverser la logique, en ne posant pas l’emploi comme une possibilité économique, mais comme un droit social. Cela impose de mettre la précarité hors la loi, mettre hors la loi tous ces emplois qui ne permettent pas de vivre de son salaire.

Le CDI stable et à temps plein comme unique contrat de travail. Le temps partiel ne peut être choisi que s’il n’est pas imposé à l’embauche et si le retour à temps plein peut être un choix automatique du salarié ( de la salariée, dans l’essentiel des cas). Re-qualification systématique des contrats précaires et des temps partiels

Interdire tous les licenciements

Tout licenciement abusif doit être déclaré nul de plein droit et se traduire par la réintégration immédiate du salarié concerné. Evidemment, le contrat CNE doit être abrogé.

Plus fondamentalement, il faut remettre en cause la logique même du licenciement, qui ramène, dans la pure logique libérale, le salarié à une variable d’ajustement.

C’est une incursion franche dans la propriété capitaliste à laquelle il faut procéder en mettant hors la loi le licenciement, en instituant la pérennité du contrat de travail, au-delà des changements de poste ou de qualification ; contrat de travail de la responsabilité totale de l’employeur, de la branche professionnelle ou du patronat local, au-delà des aléas de telle ou telle activité. A l’instar de ce qui concerne les personnels titulaires de la Fonction publique, le salarié doit avoir la garantie du maintien de son contrat de travail, de son salaire et de son évolution de carrière. Evolution technologique, formation, reconversion doivent se faire dans une stricte continuité de ce contrat de travail.

De tels choix ne peuvent être qu’imposés au patronat. Toute idée de seulement prolonger l’étude de solutions alternatives à des licenciements ne concerne que les licenciements collectifs faisant l’objet d’un « Plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE :moins de 5% de l’ensemble des licenciements) et laisse finalement le patron seul juge et décideur.

-  C’est donc bien l’interdiction de tous les licenciements que nous revendiquons, la mise hors la loi du licenciement en imposant le maintien du contrat de travail.

-  Pour financer d’éventuelles défaillances à ces règles, un fonds de sécurité sociale professionnelle pourra être mis sur pied, financé par des cotisations patronales assises sur les salaires, et géré (comme devrait l’être l’ensemble de la Sécurité sociale) par des représentants des salariés.

En finir avec la pauvreté

Avec le chômage de masse s’est développée une pauvreté de masse. 7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (selon les critères européens) soit un revenu inférieur à 890 euros par mois et par personne. 60 % d’entre elles sont des salariés.

1,2 million de personnes n’ont que le RMI pour vivre : 425 euros par mois. Le nombre de travailleurs pauvres ne cesse de croître. Le nombre d’emplois à bas salaires (moins de 980 euros par mois) aussi, 41 % en 1992, 50 % en 2001 .

De même l’emploi à temps partiel, 13, 1% en 1992, 16,5 % en 2003, avec le plus souvent des salaires bien inférieurs au Smic. La crise du logement frappe au premier plan les plus défavorisés. 29 % des SDF travaillent.

-  Reconnaissance que quiconque ne peut vivre en dessous du seuil du SMIC. Il n’y a pas pour nous de « minima sociaux » acceptables sous forme de charité, cantonnant une partie de la population active dans une situation d’assistés. L’absence d’emploi est la responsabilité pleine et entière du patronat.

-  Maintien, en cas d’absence d’emploi, d’une rémunération égale au salaire antérieur. Cela doit être la règle, ce qui implique que personne n’ait une rémunération inférieure au SMIC.

Augmenter les salaires

Mais au-delà, pour quelle raison accepterions-nous que le montant des salaires soit toujours calculé au plus juste alors que les profits explosent et que des dizaines de milliards d’euros valsent chaque jour dans les échanges d’action, dans des monopolys financiers d’achat et de revente d’entreprises, d’OPA qui sont toujours inamicales pour les salariés ? De 1980 à 1995, les patrons ont réussi à transférer 10 points de PIB ( autour de 160 milliards d’euros chaque année) de la poche des salariés à celles des patrons et des actionnaires. Evolution silencieuse, mais redoutable car elle s’est traduite par des profits colossaux pour quelques-uns et par une détresse quotidienne pour des millions d’entre nous.

-  Le SMIC doit être relevé à 1 500 euros net mensuels, soumis à l’ensemble des cotisations sociales sur les salaires.

-  Les salaires, dont le pouvoir d’achat a été érodé depuis de longues années, doivent être réévalués de 300 euros nets.

Ces deux mesures sont minimales pour que chacun puisse vivre décemment.

Certains experts et politiciens qui ne craignent pas les fins de mois difficiles diront que de telles mesures seraient mortelles pour la compétitivité des entreprises et accroîtraient le chômage. A cela nous répondrons que récupérer les sommes réservées aujourd’hui aux dividendes et à la spéculation n’a aucun effet sur la compétitivité...Par ailleurs, l’essentiel de nos échanges ont lieu au sein de l’Union européenne ou avec les USA, les différences très importantes de niveau de rémunération entre les différents pays de l’Union ou avec les USA n’a pas jusqu’à ce jour provoqué la mise au chômage des millions de Danois ou de Néerlandais, pourtant largement mieux rémunérés que les salariés français. Dans tous les cas, bien sûr, nous nous prononçons pour un SMIC européen correspondant dans chaque pays à un pouvoir d’achat similaire à celui de 1500 euros net en France...

Les inégalités de genre sont extrêmement profondes. Cette oppression des femmes (46 % de la population active) a pour conséquence de diviser les salariés et de parcelliser la classe ouvrière. C’est une arme du patronat pour dégrader la condition salariale dans son ensemble.

-  Pour parvenir à l’égalité salariale, il faut une réévaluation obligatoire des salaires et des carrières des femmes salariées pour les mettre au niveau de salariés hommes du même niveau de qualification, ce qui impose de reconnaître les qualifications des métiers « féminins » ( notamment santé et éducation).


TRAVAILLER MOINS LONGTEMPS, MOINS DUREMENT, POUR TRAVAILLER TOUTES ET TOUS

Pour le patronat, nous ne travaillons pas assez, il faut revenir sur les 35 heures, autoriser davantage d’heures supplémentaires et même « travailler plus pour gagner plus » !

Dans la réalité, certains et certaines travaillent trop, trop longtemps, trop durement, ils et elles s’usent au travail ; d’autres, ou les mêmes à un autre moment de leur vie, souffrent d’être privés d’emplois, ou de subir, comme c’est souvent le cas pour les femmes, un temps partiel imposé ne permettant pas d’en vivre.

Abolir le chômage par la réduction massive et constante du temps de travail

Malheureusement, à cause de la façon dont elle a été mise en œuvre concrètement, la réduction du temps de travail ne s’impose plus comme réponse évidente, ni au chômage, ni à l’usure au travail.

La flexibilité n’a cessé de se développer et elle a fait un bond en avant spectaculaire à la faveur de l’application de la loi Aubry 2 : horaires variables sans prévisibilité parfois d’un jour sur l’autre, augmentation du travail de nuit, du soir, du week-end.

Les gains de productivité ne doivent pas servir à augmenter les dividendes des actionnaires à une extrémité de la société et à faire augmenter le chômage et la précarité à l’autre extrémité, mais à travailler toutes et tous moins longtemps, moins durement.

-  Réduction du temps de travail sans perte de salaire, sans flexibilité et avec les embauches correspondantes à 32 heures hebdo tout de suite pour toutes les entreprises et à 30 heures très rapidement ;
-  
-  Mise en place un dispositif de réduction du temps de travail automatique en fonction du nombre de chômeurs pour partager le temps de travail.

Défendre le droit de toutes et tous au temps libre et personnel

La flexibilité dégrade les conditions de travail et déstabilise les conditions de vie, plus encore pour les femmes qui sont astreintes à une double journée de travail, et qui sont souvent en charge totale des enfants dans les familles monoparentales. Les facteurs de flexibilité s’ajoutent : 64 % des femmes travaillant la nuit sont assujetties à des horaires variables contre 31,7 % pour celles qui ne travaillent que de jour.

Les conditions d’emplois des salariés en temps partiel, sont rendues particulièrement difficiles : modification incessante d’horaires, fractionnement de la journée en plusieurs plages de travail, impossibilité de fait d’occuper un second emploi.

Le travail de nuit habituel concerne 7 % des hommes et 2.4 % des femmes en 2002 contre 4.7 % et 1.9 % en 1991.

-  Réduire le travail de nuit aux postes indispensables pour la santé et la sécurité, et dans tous les cas le compenser par une durée du travail très inférieure et un départ en retraite anticipé ;
-  Interdire les horaires flexibles et les heures supplémentaires ;
-  Supprimer le temps partiel imposé par le passage à temps plein automatique sur simple demande des salarié-e-s ;
-  Combattre l’allongement incessant du temps de transport domicile-travail ;

Combattre la double journée pour les femmes

La répartition des tâches domestiques entre hommes et femmes reste identique, depuis plus de vingt ans. Les femmes sont toujours chargées de l’entretien du foyer, des soins aux enfants et aux personnes dépendantes. Leur place dans le monde du travail reste déterminée par cette charge domestique.

-  Partage des tâches domestiques entre hommes et femmes
-  Services publics gratuits, de qualité, avec personnel mixte : défense des maternelles, crèches gratuites, amélioration en nombre et en qualité des maisons de retraite, de l’hôpital public...

Pour ne pas perdre sa vie à la gagner, Droit à la santé dans et hors des entreprises, pour une écologie sociale

La probabilité de décéder entre 35 et 65 ans est deux fois plus élevée pour un ouvrier que pour un cadre.

Non seulement, le travail capitaliste use mais il tue prématurément. En dépit du progrès médical technologique et scientifique et de l’augmentation globale de l’espérance de vie, les chiffres ne s’améliorent plus depuis 20 ans.

A bas salaire, mauvaises conditions de travail, mauvaises conditions de logement et d’alimentation, long temps de trajet domicile-travail.

Les enquêtes récentes du Ministère du travail mettent en évidence la dégradation des conditions de travail et l’augmentation des facteurs de risques : soumission du rythme du travail à une demande extérieure obligeant à une réponse immédiate, exposition au bruit, manutention de charges.

Entre 1999 et 2003, le nombre d’accidents du travail avec arrêt est passé de 711 035 à 721 227, le nombre d’accidents du travail graves de 46 085 à 48 774.

Le nombre de maladies professionnelles reconnues est passé de 15 554 en 1997 à 41 673 en 2002, le nombre de décès reconnus comme causés par des maladies professionnelles de 95 en 1997 à 410 en 2002. Ce dernier chiffre est pourtant totalement sous-évalué.

Le scandale de l’amiante est révélateur : plus de 100 000 morts sont attendus sur les vingt prochaines années !

La bataille pour un environnement sain commence à l’intérieur des entreprises. Le patronat et le gouvernement français se sont opposés farouchement à toute version contraignante du règlement communautaire REACH visant à évaluer et contrôler les produits et substances chimiques alors que 99 % des substances aujourd’hui mises sur le marché n’ont pas été évaluées.

Une bonne part de la dégradation des conditions de travail, du « harcèlement moral », provient des bouleversements entraînés par la réorganisation du travail lui-même, de la pression constante pour maintenir et accroître le niveau d’exploitation et des mutations d’un processus de travail qui combine individualisation de la gestion des salariés et mise en place d’un management agressif, ceci dans un contexte de dégradation des rapports de forces sociaux et de faiblesse du syndicalisme.

Face à tous ces risques du travail, les salariés précaires, intérimaires, sous-traitants sont les plus exposés.

Les risques au travail vécus par les femmes se cumulent. à la violence physique, psychologique et au harcèlement sexuel, il faut ajouter la violence par le travail : surcharge, cadences rapides, pression des supérieurs et de la clientèle, accroissement de l’emploi précaire peu rémunéré et à faible statut, cumul entre vie professionnelle et vie familiale... A cause de sa vulnérabilité sur le marché du travail et par peur que ce ne soit interprété comme un manque de compétence et de professionnalisme, la femme au travail ne dénonce pas ces agressions qui détruisent sa santé physique (troubles musculo squelettiques (TMS), problèmes respiratoires, problèmes de menstruation, cancers professionnels) et mentale (syndrome de stress post-traumatique : nausée, insomnie, honte, culpabilité, anxiété... dépressions et suicides).

-  Droit à un environnement sain pour chaque salarié et toute la population

-  Obligation d’évaluation systématique, interdiction et substitution des produits dangereux, mise en application effective du principe de précaution pour mettre fin à l’impunité des capitalistes qui portent atteinte à la santé tant de leur personnel que des consommateurs

-  Arrêt des productions les plus polluantes ou les plus nuisibles avec un plan de reconversion des salariés sans perte de qualification ni de revenu : arrêt du nucléaire, réduction de la production de pesticides, arrêt de la production de nombreuses substances chimiques cancérogènes

-  Reconnaissance comme maladies professionnelles des conséquences des effets psychosociaux du travail

-  Véritable responsabilité financière et pénale des employeurs pour les maladies professionnelles et les accidents du travail

-  Interdiction de la sous-traitance et de la précarité dans les sites à risques, embauche par le donneur d’ordre

-  Droit de veto des salariés sur l’organisation du travail

-  Tolérance zéro contre toutes formes de violences, avec mise en cause et sanctions contre les vrais agresseurs : le patronat et le système capitaliste.

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://presidentielles2007projet.hautetfort.com/trackback/1334402

Commentaires

voila un livre qui vient completer l'approche et qui dit les chose, je vous le conseille, il y a une autre réalité au travail, les cons et autre chefaillons

http://www.travailleravecdescons.com

Ecrit par : Sylvie | 25.11.2007

je suis allé visiter votre site, l'épisode vécu de "CDD" n'est pas malheureusement unique, c'est la vie, cette race de C.. existe partout depuis toujours.

Ecrit par : gilles | 25.11.2007

Ecrire un commentaire