18.06.2008

L'Avenir NOIR du livre BLANC

 

Les  conséquences  prévisibles  de la mise  en oeuvre  du livre  blanc
Comme  il y a  déjà 15  ans,  le  capitaine  de l'époque  annonçait  qu'il  fallait   supprimer  la conscription,  à l'image  de  ce même  capitaine  accroché  à la barre  quand  son bateau  coule  et   que  le niveau  de la mer  lui arrivait  déjà   au menton.
 de  renoncement  en renoncements, plus  prosaïquement nommés étalement  des  dépenses  d'équipements,  notre  nouveau  capitaine  ne  choisit  pas  mais  adapte  simplement  en  fonction  des  contraintes  budgétaires.
 Certes  l'argent  manque,  est ce nouveau?  qui  peut  prétendre  ne  pas connaître   la situation  exacte  de nos  finances?
Je   n'oserai  pas  dire  ici  quel  a été  le ministre  du budget  qui a réalisé  le  score  du  plus  gros  déficit  au  risque  que  de nombreux  électeurs  puissent  penser  qu'ils ont  été  floués  ils y a  seulement  un an.
La  décision  prise  était  certes  inévitables  mais  il  est  moins  certain  que  l'ensemble  des  données  aient  été  prises  en compte  dans l'analyse  elle même  des  données.
  Non pas  l'analyse  stratégique  des menaces potentielles,  ceci  ne mange  pas  de pain  et correspond  d'ailleurs  tout  à fait  à la  formation  de nos élites  civiles voir  nos  jeunes  élites  militaires.
  Mais  comme lors  de toutes  les réorganisations  subies  depuis  maintenant 25  ans, un  paramètre  est  toujours ignoré : le  facteur  humain.
  Comme disaient  certains  Généraux  et non  des moindres  sur  le plan opérationnel, nous  comptons  deux  sortes  d'officiers 
les  "combattants"  ceux  qui  ont  toujours  été  à l'aise  au milieu  de la  troupe  et  qui  sans  chercher à s'en faire  aimer  y étaient  toujours  hautement   estimés 
et  les  autres:  ceux  que péjorativement  la  première  catégorie  nommaient  les  "Militaires",  les  rats  de bureaux  de nos  états  majors  formés  pour  la plus  grande  majorité  à n'être  que  des  courtisans,  toujours  en accord  avec  leurs  supérieurs  qui d'ailleurs  succombaient   pour  la majorité  au  syndrome  du tapis  rouge.
(mal  très  français  particulièrement  répandu  dans  l'ensemble  de nos ministères)
L'absence  de prise  en  compte  de  ce facteur  HUMAIN   pourtant  déterminant  pour  utiliser  le vocabulaire  adapté  n'est  sans  doute plus dimensionnant  dès  lors  qu'il est  ignoré  comme  à  chaque  fois  depuis 30  ans.
La  situation  est  cependant  très  différente  de  ce  qu'ont connu  les  états  majors  dans  les  années  récentes. en  effet  les  études  qui s'entassent  aujourd'hui  sur  les  étagères  poussiéreuses    et  multiples  devraient  être  relues  par  ceux  mêmes  qui  conseillent   nos  dirigeants..  (mais  savent  ils  encore  lire  sans  leurs  PC? .
Le  risque  majeur  identifié  depuis  des lustres  se  situera  dans  la  qualité  des  recrutements  futurs, toutes  les  conclusions  de  divers  rapports  le  montrent  depuis  la dernière  réorganisation  d'ailleurs  beaucoup  plus  difficile  à supporter   par notre  défense.
La  force  principale  d'une  armée  ne  réside ni ne résidera  jamais  dans  le  seul  aspect  qualitatif  de  ses  matériels.  cette  donnée  est  certes incontournable  mais  de loin insuffisante.
Ce  qui  fait  l'essence  même  de  toute  troupe  armée  d'une  démocratie  c'est  d'abord  et surtout  l'esprit  et  la  confiance  qui règne  en  son  sein.  l'idée  de la cohérence  qui  reliera  toujours  depuis Machiavel le  prince  aux  défenseurs  de l'avenir  de  son  pays.
Toute  réorganisation  coûte  initialement  plus  cher  que  ses  coûts  de fonctionnement   habituels.
 avec  des  caisses  vides  les  impasses  concerneront   donc directement  les  personnels  comme  toujours  en France   depuis 1958  pour  la période  la plus  récente.
L'étalement  imposé  en matière  d'équipements  (l'ensemble  des  matériels  majeurs  a  déjà  plus  de 40  ans).  ils  ne  pourront  jamais  être  remplacés  dans  un  temps  en phase  avec  la  durée  de vie  de  ce  qui compose  la base  sur  la  quelle  est  construit  tout l'édifice.
 Cette  base  est  d'abord  le  soldat  ou militaire  du rang  dont  la longévité  réelle  est  toujours  depuis 60  ans  égale  ou inférieur  à 5  ans.  (en  contradiction  totale  avec  les  élèments  pris  en  compte (souhaités)  de  certains  de nos  penseurs  qui  prennent  leurs  souhaits  pour  des  réalité  en invoquant 8 à 10  ans  ans  préciser  le  changement  de  statut  des  personnels   pris  en compte)
Les  conséquences  par  ailleurs  sur  la vie  familiale  de nombreux  cadres  mariés  qui devront  quitter  des  villes  de garnison  où  leurs  épouses  et  leurs  enfants  y  étaient  intégrés  harmonieusement  se verront  proposer  des  bases  situées  dans  les  champs  et  souvent  dans  des  zones  désertiques.
Les  conséquences  en  sont  connues le départ  en retraite  de  tous  ceux  qui n'auront  aucun  souci  dans  une reconversion  qui sera  parfaitement  réussie.
La  création inévitable   d'un  volume  anormal  de célibataires  géographiques.
 l'évaporation  de  compétences  qui  sont  les chevilles ouvrières  de la capacité opérationnelle  de nos forces.
 Si  les officiers  sont  interchangeables  (2  ans  seulement  dans  les postes) ce  sont  avant  tout  les  cadres  intermédiaires   c'est  à dire  le  sous officiers  qui assurent  comme permanents  ( 8  ans  en moyenne)  le maintien  des  traditions  et  le niveau  qualitatif  de  disponibilité  des  matériels  et  donc  de la qualité  opérationnelle  des  forces.  si  certains  ne  sont  que  des  saisonniers  les  permanents  ne  sont  jamais  ceux  qui élaborent   la  doctrine.
les  besoins  en recrutements  qualitatifs  dépassent 35 000 postes  par  an,  les  études  montrent  comme pour  l'armée  anglaise  que  ce niveau  est  hors  d'atteinte.
 En y  ajoutant  l'inquiètude,  et  le non accompagnement  humain  dicté  et imposé  par  les manques  de moyens, les  conclusions  sont facilement  imaginables....
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  mais  si    cinq minutes   sont nécessaires  pour  détruire  une  formation   militaire (le  temps  de  sécher l'encre  du  ministre), 10  ans  est  la limite  de temps minimum  incompressible  qu'il  faudra  demain  pour  reconstituer  ces  mêmes  formations.
  il n'est  pas  certain  que  ces  paramètres  aient  été  bien "dimensionnés"    par  nos   énarques   ou  simili  énarques  brevetés totalement  incompétents  sur  le  fond  de  ce sujet  qu'il ne connaissent  pas  ou  malheureusement  si peu.

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