15.08.2008

L'aide aux PME la seule p^riorité pour en sortir

 

Une  rentrée  houleuse  en octobre
 
Tous  nos  indicateurs  économiques  sont  au  rouge depuis  la  fin  du  premier  trimestre  sans  pour  autant  inquiéter   ceux  qui  nous  gouvernent :"Tout  va  très  bien  Madame  la  Marquise "
 
Cette  situation  n'est  certes   pas  de  leur  fait, mais  diriger  c'est  prévoir  comme  le  font  d'ailleurs  toutes  les  grandes  multinationales  présentes  en  France.
 
Renault moins 5000 emplois,Général  motor  moins 30 000 , Siemens moins 15 000  emplois,Peugeot  moins  combien?, Suez  EDF  moins  combien, AXA  moins  combien? Crédit  lyonnais moins  combien? Société  générale  moins  combien? Etc.. 
 même  l'état  moins 30 000 soit  sur 5 millions  et demi  de postes  seulement 0,7 %  de la  masse  salariale  que  l'état  ne  peut  plus  payer  depuis 1982  sans payer  les  rémunérations à crédit.
 
Notre  commerce  extérieur  atteindra  d'ici  la  fin  de l'année  un  record  historique  sans  doute  aussi  important   qu'en   Grande  Bretagne   avec  plus  de 70 milliards  d'euros  de  déficit. ,(50 en 2007 à  comparer  avec  les 300 milliards  d'excédents annuels   en  Allemagne)
 
Résultats  corrigés  certes  par  les investissements  réalisés  à l'étranger  par  ,nos  investisseurs  soit  plus  de 700 milliards  d'euros  qui  au passage  génerent   près  de  6 millions  d'emplois  et rapportent  plus  de 20 milliards  d 'euros  au  fisc  mais  pour  combien  de temps  encore?
 
Aucune  des  55  réformes  entreprises  depuis  un  an  ne  pourront  avoir  d'effet  si elles  en  ont  un jour  avant  plusieurs  années.
 
Réformes  certes  de bon  sens  que  la  gauche  elle même  aurait  été  dans l'obligation  de conduire  si  les  résultats  des  urnes  mais  plus  encore   le choix  des  citoyens  leur  en  avaient  donné l'opportunité.
 
Chacun  sait  ce  qu'il conviendrait  de  faire:  réduire  les dépenses  de l'état  que  notre  fiscalité  n'est  plus  en mesure  d'assumer  avec  des  prélèvements  obligatoires  qui dépasseront  en 2008
 54%  de  toutes  les  richesses  produites  dans  le pays.
 
Mais  comment  faire  quand  ces  dépenses   concernent majoritairement   les rémunérations  et  les retraites  des  fonctionnaires  ainsi  que  celles  des  agents  des  sociétés  étatisées  soit  plus  de 6 millions  et  demi de  salariés  hors  retraités.
 
Par ailleurs  comment  réduire  les postes  de fonctionnaires  si  rien  n'est  mis  en oeuvre  pour  créer  les  emplois  impératifs  de  substitution  qui  manquent  tant  dans  le privé.
 
La  France  se  caractérise  depuis COLBERT  et  sans  doute  depuis  plus  longtemps  encore  par la coexistence  de  très  grands  groupes qui  drainent  depuis  toujours  les  élites  du  pays  et  une  quantité  incroyable  de  toutes  petites  entreprises  qui ont également  toujours  été méprisées  par  nos  élites  contrairement  à  tous nos voisins.
 
S'il  est  impératif  de  réduire  les  postes  de  fonctionnaires  comme  l'ont  fait  tous  nos  voisins  depuis 20  ans, à  la  condition  de  redéfinir  les  missions  de l'état  et  surtout  de supprimer  l'une  des  deux  fonctions publiques  redondantes  (territoriale  ou  étatique)  il  importe  avant  toute  réforme  de  créer  les conditions  d'embauche  dans  le  privé,  c'est  à  dire  de  permettre la création  d'au moins 8 millions  d'emplois nouveaux dans  le  privé qui  font  défaut  en  FRANCE. (à  savoir 2 millions  de  postes  de fonctionnaires, 5 millions  de  personnes  inscrites  ou non  à l'ANPE   chômeurs  (2 millions)   et  tous  les  autres, 1 million  de Rmistes,etc...)
 
Nos  grandes  entreprises  qui  depuis  Colbert  offrent  un  débouché  à nos  élites  encore  représentées  par  nos  grandes  écoles  (moins  de 50 000 diplômés  par  an)  se  situent  parmi  les  plus  performantes  du  monde  (cocorico) avec  plus  de 1500  milliards    d'euros  de chiffres  d'affaires  réalisés  en 2007  et  plus  de 104 milliards  d'euros  de  bénéfice  réalisé  et  autant  prévu  en 2008
 
Grandes  école  qui  sont  encore  une  exception  française particulièrement  injuste car  réservées  aux  enfants  des  élites  nationales  dont  la  formation  payée  par  l'état  revient  à 15  ou 20  fois  au  moins  le  prix  de la  formation  d'un  étudiant  lambda  de  nos 85  petites  universités.
 
Un  élève  de  normale  sup  (ce  qui  vaut  pour  toutes  les  autres  grandes écoles) avec  ses 1300€  de  salaire  mensuel  et  son  environnement  revient  à  près  de 50 000 €  par  an  comparé  au  moins  de 7000 € attribués  à l'ensemble  de nos  étudiants de nos  universités?
(soit  au  passage moins  de 30%  des  sommes  consacrées  à un  élève  du secondaire)
pourquoi  une  telle  injustice  quand  moins  de 5%  des  élèves   seulement  des  grandes  écoles  sont  issus  de  la  classe  ouvrière?
 
 
Le  bémol  réside  cependant  dans  le  fait  catastrophique  que  toutes  ces  grandes  entreprises ne  sont  plus  depuis 1981  sous  contrôle  des  Français  avec  parfois  plus  de 60%  de leur  capital  qui  est  sous contrôle  de  fonds  de pensions  étrangers (Us  en  particulier) sans  occulter  le  fait  que  nombre  de  sièges  de  ces  sociétés  ont  déjà  depuis belle lurette été  délocalisés  dans  des  pays  où  les  impôts  sont  trois  fois moins élevés  qu'en  France  nous  privant  ainsi  des  impôts  si nécessaire  au  paiement  des  salaires  de nos  trop nombreux  fonctionnaires.
 
Il  nous  sera  donc  impossible   de  revenir  en arrière  pour  ce  qui  concerne  ces  grands  groupes seules  les  PME  sont  encore  en mesure   avec  une  véritable  politique  démarquée  des  pratiques  pragmatiques  des  ALLEMANDS,  des  BELGES  ou  des  JAPONAIS  de  nous  permettre enfin  de  nous  adapter  à  cette  mondialisation  tant  décriée  mais  où  nos Multinationales  y  sont  si  performantes.
 
Or  rien  ou  presque  n'an  été  entrepris  encore  par  le  gouvernement,  ce  qui  est  pour  le moins  curieux.
 
96%  de nos  entreprises  comptent  moins  de 20  salariés et 93%  moins  de 9. (83% moins  de 4  et 67%  sans  salarié)
 
1%  seulement  de nos  entreprises  comptent  plus  de 100  salariés,
 
  Alors  pourquoi  rien  n'a  été  fait  depuis 18  mois  quand  tous  s'accordent  à reconnaître  que  seules  les  PME  seront  la  clé  et  la  solution  à l'ensemble  de nos  problème
 
Or  cette  politique  tant  attendue  qui  devrait  devenir  une  priorité  nationale  ne  portera  elle  aussi  ses  fruits  qu'avec  du  temps. (3 ou 4  ans  au minimum)
 
Si  la  conjoncture  internationale  sans  doute  prévisible  n'est  en  aucun  cas  du  fait  des  dirigeants,  la connaissance  de la  situation  du  pays  et  surtout  le  choix  des  priorités  , à  entreprendre  leur  est  totalement imputable.
 
2009  verra  une récession   très  grave  non seulement  en France  mais  dans l'Europe  et  sans  doute  dans  le monde. 
 
L'augmentation  du  chômage deviendra  un  incontournable  du  fait  même  que  nous ne nous  sommes  pas  donnés  les  conditions  de création  de nouveaux  emplois  privés  que  seules  les  PME  seraient  de nature  à générer  si elles  étaient  de taille  à affronter  l'export.
 
Il  est  encore  temps,  car  débuter  cette politique  donnerait  un  sens  à  toutes  les  autres  réformes   qui  ne pourront  de  toute  manière  être  réalisées  qu'avec  la création  des 8 millions d'emplois  privés  qui manquent  que  seules  nos  PME  peuvent  demain nous donner.
 
Cette  spécificité  Franchouillarde  de  trop  petites  entreprises  a été  la  cause  majeure  du  relèvement tardif de la  FRANCE  de 1930 à 1939 comme  l'enseignent   aujourd'hui  nos  historiens.
 
Nous  n'avons  pas  d'autre  choix, alors  qu'attendons  nous, seules  les  PME  innovantes  pourront  demain  créer  des  emplois  protégés  avec  des brevets  d'une  dizaine  d'années.
Il  est  curieux  de constater  que  les  PME  Françaises  sont  celles  qui consacrent  le  moins  de crédits  à la recherche? (OCDE  moins  de 0,2%  du  CA)
Est  ce  une  fatalité?  quand  nous  sommes  par  ailleurs  les  champions  du  monde  en  crédits  de recherches  publiques  avec  en  particulier  le  CNRS?
 
Une  recherche  économiquement  STERILE  contrairement  aux  Japonais,  aux  Américains  aux  Anglais   ou  aux  Belges .
Comment  demander  à  des  fonctionnaires  d'orienter  leurs  recherches   vers  des  applications  à but  lucratifs  et  donc  commerciaux  au  seul bénéfice  du  privé??
Ceci  serait  considéré  comme  toujours  dans  la  fonction  publique  comme  une  atteinte  à l'éthique. L'état  n'a  et  n'aura  jamais  en  France  la  vocation  d'enrichir  les  entreprises  du  privé.
C'est  sans  doute  cette réforme  des  esprits  et  des  mentalités  françaises  qui  sera  le  plus  difficile  à mettre  en oeuvre.
 
                         Vivement  ce  demi  tour  mental. 
 
 Tous  les  espoirs  sont  cependant  permis  car  avec  un tel retard,  qui  si il était  enfin  comblé  nous  ouvrirait  demain  des  lendemains  qui  chantent  à  la  condition cependant  d'y  associer  le  peuple  et  plus  encore  de  partager équitablement  les  profits de cette nouvelle croissance  alors rendue  possible.

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