08.10.2008
Face à la crise et à la guerre économique, un Gouvernement d'UNION NATIONALE
Toutes les prévisions du FMI sont conformes au bon sens mais avec des résultats peu reluisants, la réalité qui est déjà sous entendue pourrait être encore plus dramatique.
lu sur l'expasion.com
La crise financière va anéantir la croissance des pays riches en 2009

Europe, Etats-Unis, Japon, pays émergents, aucune zone ne sera épargnée par le ralentissement de la croissance, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI).
Pour le FMI, la question de la transmission de la crise financière à l’économie réelle est tranchée. L’institution multilatérale estime que, faisant face au choc « le plus dangereux sur les marchés financiers développés depuis les années 1930, l’économie mondiale entre dans un tournant majeur ». « Selon nos prévisions, la croissance mondiale devrait ralentir significativement en 2008. Et une reprise modeste ne commencerait que plus tard en 2009 », écrit le Fonds dans son rapport rendu public, mercredi.
En juillet dernier, le FMI pronostiquait encore 3,9% de croissance mondiale en 2009 et 1,4% dans les pays développés. Désormais, il ne s’attend plus qu’à 3% de croissance, celle des pays développés ne devant pas dépasser 0,5%. Les pays en développement, Chine en tête, tireraient donc à eux seuls la croissance mondiale. Même si « la crise financière est en train d’affecter de manière croissante les marchés émergents également », avertit l’institution basée à Washington. Leur prévision de croissance a été ajustée à 6,1%, contre 6,7% prévus il y a trois mois. Seule note positive, le ralentissement mondial aura des répercussions sur l’inflation, qui « devrait se modérer », « même si elle restera élevée », prévient le FMI. Dans les pays développés, elle descendrait de 3,6% en 2008 à 2% en 2009. Dans les pays en développement, elle serait ramenée de 9,4% cette année, à 7,8% l’année prochaine.
Stagnation de la zone euro en 2009
La zone euro est frappée par « des chocs majeurs », constate le FMI. A la flambée des prix du pétrole et le bond de l’inflation qui a amputé le pouvoir d’achat s’ajoutent désormais des « tensions financières extraordinaires », relève-t-il. Avec pour conséquence un resserrement des conditions de crédit. D'autant que certains pays, comme l’Irlande ou l’Espagne, souffrent vivement de retournement du marché immobilier.
Le FMI ne table donc plus que sur 1,3% de croissance pour la zone euro cette année. Et sur un maigre 0,2% l’an prochain, soit une quasi-stagnation. L’embellie ne devrait survenir qu’en 2010, année pour laquelle le Fonds table sur un rebond de croissance à 1,4%. L’Allemagne verrait sa croissance, de 1,8% en 2008, complètement stoppée en 2009 (0%). Celle de la France, qui ne fera pas mieux que 0,8% en 2008, descendrait à 0,2% l’an prochain.
Face à la crise, le Fonds prône « une action concertée et coordonnée » en faveur de « la prise en compte des actifs à problème et de la recapitalisation des banques ».
Etats-Unis : rétablissement long à venir
Selon le FMI, l’économie américaine devrait tout de même croître de 1,6% en 2008, grâce à un très bon 2e trimestre. Mais en 2009, sa croissance sera quasi-nulle, de 0,1%, contre 0,8% initialement prévus. Et d’ici là, les Etats-Unis auront connu une « récession technique », avec deux trimestres de contraction de l’activité. Le rapport du Fonds prévoit que l’économie américaine se stabilisera seulement au 2e trimestre, l’an prochain, et entreprendra ensuite « de se reprendre progressivement ». Car l’institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn fait le pari que le marché immobilier américain « va enfin toucher un plancher après quatre ans de baisse ».
Toutefois, de nombreuses inconnues demeurent, souligne le FMI. L’avenir dépendra « de l’efficacité des mesures récentes prises par le gouvernement pour stabiliser les marchés financiers », remarque-t-il, jugeant qu’il faudra « un temps considérable » avant que les banques ne soient renflouées et que le marché reprenne confiance. Or plus que toute autre, l’économie américaine repose sur le crédit.
Japon : victime de la crise par ricochet
Le FMI a également révisé en forte baisse ses prévisions de croissance pour le Japon. L’économie de l’archipel progressera de 0,7% seulement en 2008, contre 1,5% initialement prévus et de 0,5% en 2009, contre 1,5% également. Le Japon souffre de la crise financière et de la facture pétrolière qui pénalisent ses exportations.
Dans son rapport, le Fonds monétaire prône des mesures « pour soutenir les économies lors ou près de la récession », afin de « briser le cercle vicieux des interactions négatives enter les conditions réelles et financières
19:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, fillon, ump, ps, pcf, lo




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Commentaires
Eh bien, si il n'y a plus de croissance, ce serait une sacrée bonne opportunité, en pouvant enfin s'affranchir des lobbys industriels et autres, de s'occuper réellement de l'état de notre Planète et de prendre les décisions qui s'imposent.
jf.
Ecrit par : jacques | 09.10.2008
excellent point de vue, mais avec quel moyen? Nous sommes plus de 6 milliards sur terre, plus d'un milliard d'êtres humains crèvent de faim,plus de 4 milliards ne disposent pas de voiture, de frigo de machine à laver, de livre et de tout ce qui fait la qualité de vie de notre monde occidental et principalement l'accès aux soins à l'éducation et à la culture.
refuser la croissance sous entend donc que vous refusez à 80% de l'humanité notre mode de vie.
comme les aristocrates de l'ancien régime, vous considerez que seule l'élite peut accéder au louxe qui dans ce cas se résume trop souvent à la survie.
Il est évident que votre point de vue ni vos souhaits puissent être de cet ordre, mais malheureusement sans croissance ce constat ne peut être que réalité.
Il y a loin du rêve aux tristes nécessité du réel. limiter la croissance c'est donc admettre la mort de la moitié de l'humanité.
Inconcevable et contraire à vos convictions.
Ecrit par : gilles74 | 09.10.2008
Je n'ai pas dit qu'il fallait limiter la croissance !
Je constate qu'on nous dit qu'il ne va plus y en avoir.
Ce n'est pas exactement la même chose....
Alors, j'ai écrit qu'il fallait en profiter pour revenir à l'essentiel de ce qui fait la vie sur cette planète alors que depuis des lustres les "occidentaux" et aussi d'autres (Inde, Chine, Brésil...) la détruisent sans vergogne pour la sacro-sainte consommation.
C'est le moment où jamais!
Comme vient d'écrire Yann Arthus Bertrand dans Le Monde du 24/9:
"Il est trop tard pour être pessimiste".
jf.
Ecrit par : jacques | 09.10.2008
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