17/01/2013

MALI SUITE comme aux échecs le premier coup est insuffisant quand les suivants n'ont pas été imaginés

En complément de la dernière fiche publiée sur ce blog suite à l'intervention française au Mali
 
 
quelques réflexions plus générales sur les suites possibles mais réelles qui pourront demain entraver non seulement nos opérations mais plus encore notre tranquillité du simple fait qu'il n'existe plus de front dans la guerre moderne.
 
petit rappel sur la situation historique de cette région du sahel:
 
comme nous l'expliquions les Touargegs (1 500 000) qui résident dans l'une des parties du mali du nord sont dans leur droit le plus légitime quand ils demandent depuis 1963 la création de leur état.
 
Certes les forces islamistes qui composent l'autre révolte et qui occupe aujourd'hui la seconde partie du Mali du nord ne peuvent en rien prétendre à ces territoires si ce n'est leur chef qui au passage est lui même Touareg appartenant à la même tribu que celle du chef de la rébellion Touareg.(MNLA)
 
l'URGENCE imposait cependant une réaction rapide comme du temps où la France disposait encore d'un corps d'armée complet (la Force d'action rapide Etat Major à maison Laffite ) 67 000 hommes dont les parachutistes, les légionnaires et les troupes de marine (soit quasiment l'équivalent opérationnel de ce qu'il reste de l'armée de terre aujourd'hui.
 
Il est curieux d'ailleurs de remarquer que cette force avait été constituée dès 1984, suite aux intentions du gouvernement de l'époque de passer le service national à 6 mois privant ainsi les forces du pays de personnels entraînés ce qui avait imposé la création de ce corps d'armée totalement constitué d'unités professionnelles (67 000 hommes dont 4 divisions (les plus prestigieuses) et trois brigades dont deux logistique et une d'artillerie) (son avant dernier patron ayant été le général Philippe Morillon "le général Courage " si cher aux bosniaques)
 
L'arrêt de la pénétration des colonnes "Infernales" de islamistes vers la capitale BAMAKO est en passe de réussir, mais le déploiement des forces africaines est un impératif pour entamer la libération du territoire national de la république du mali.
 
Le premier écueil réside dans la manière dont seront traités les Touargegs rebelles
Le pire des cauchemars serait leur ralliement aux forces islamistes
 
rappel pour mieux comprendre:
 
 
 
il importera donc à nos gouvernants d'obtenir immédiatement du gouvernement provisoire actuel du MALI la certitude de l'organisation d'élections nationale dès le mois de juin comme cela est prévu, mais plus encore d'arrêter le devenir des provinces du nord et plus encore si la secession n'est plus de mise; l'annonce d'une autonomie réelle de cette province.
 
En effet si ces accords ne sont pas immédiatement définis et surtout inscrits dans le marbre sous contrôle du conseil de sécurité de l'ONU
 
le risque d'une alliance de toutes les factions entraîneraient alors des conséquences dramatiques non seulement pour nos forces présentes mais une catastrophe pour toute la région du SAHEL y compris pour tous les pays voisins dont l'Algérie la Tunisie et au sud le NIGER la Mauritanie le Burkina faso et même le Sénégal.
 
L'adversaire dans cette hypothèse dramatique ne se limiterait alors plus aux quelques 3000 hommes sur armés de l'ex légion verte du Colonel Kadhafi, mais la cristallisation du peuple Touargegs non seulement au MALI mais y compris en Algérie, en mauritanie, au Burkina faso au Niger.
 
Dans ces conditions une véritable guerre sainte apparaîtrait dans cette zone du Sahel comme le craignaient tous les spécialistes en la matière depuis plusieurs années déjà.
 
Quand on constate déjà plusieurs dizaines de jeunes Français (bi nationaux) partir rejoindre le nord du Mali pour affronter comme en Afhganistan les croisés occidentaux, nos dirigeants devraient être de plus en plus inquiéts. (l'affaire méra risquant alors dêtre le début d'une longue liste).
 
En effet depuis la suppression du service militaire , une des conséquence a été la suppression définitive de tous les régiments de réserve (une centaine) dont la mission essentielle était d'assurer la défense opérationnelle du territoire.(et plus particulièrement nos 10 000 site seveso)
à l'heure actuelle la France ne dispose plus aucun de ces moyens humains ni pire des matériels nécessaires;
 
souhaitons simplement que les dividendes de la paix qui ont intelligemment conduit les choix de nos responsables politiques depuis 1981 ne nous coûtent pas trop chers demain.
 
" Bis repetita placent " comme en 40 !

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