13.04.2012

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22.01.2012

2012:HOLLANDE "Chapeau l'artiste"

Le premier discours à la Nation de François HOLLANDE marque une rupture ou mieux encore un retour à l'excellence du TRIBUN de gauche.
 
l'intelligence du candidat de la gauche a bien été de se placer sur le plan stratégique et non celui des tacticiens que voudraient lui imposer ses adversaires.
 
Comme Washington, il se place d'entrée derrière la colline et non dans le terrain imposé par l'adversaire.
 
De ce fait son programme sur le quel ses adversaires l'attendaient n'est plus qu'un accessoire de la politique qu'il sera amené à conduire.
 
accessoire très important mais relativisé à sa visions stratégique de l'avenir du pays qu'il serait amené à conduire si le peuple lui accorde sa confiance.
 
Le rétablissement de l'esprit de la République et plus encore cette idée de l'égalité qui fonde notre république depuis la nuit du 4 aôut tranche avec l'approche pragamtique de nombre de ses adversaires.
 
S'il n'a pas indiqué encore de programme, le candidat président Hollande a cependant fixé sa priorité absolue de ré industrialiser le pays et surtout d'engager une politique efficace en matière d'accompagnement de nos PME en précisant par ailleurs les moyens de financements qui seront dégagés à cette priorité.
 
le' candidat est sorti du bois, son discours est construit comme savent le faire les énarques avec la pertinence des démonstrations mais plus encore avec ce supplément d'âme qui lui ne s'enseigne pas mais qui marque l'intelligence humaine que peu d'instruits peuvent acquérir ou apprendre.
 
Nul doute que la campagne débute. Le Niveau de la barre fixée par ce candidat imposera à ses concurrent et adversaires politiques de se placer à son niveau au risque sinon pour eux s'ils se limitent à la simple tactique des "pousse cailloux" de leur faire perdre tout crédit dans l'opinion.
 
la tortue semble s'être muée en Lièvre qui vient de prendre un départ fracassant, il deviendra très difficile de le suivre du moins pour ceux qui attendront encore trop longtemps le départ de la course.
 

20.09.2011

Un nouveau service CITOYEN

20.03.2007

UN NOUVEAU SERVICE CITOYEN présidentielles 2007 et 2012

Cette idée de recréer un nouveau service national semble partagée par tous les candidats du fait même que les français dans leur grande majorité mesurent aujourd'hui ce qu'apportait malgré toutes les critiques justifiées l'ancien service National.

Il ne peut être question de rétablir un dispositif périmé, mais il est possible de proposer à notre jeunesse un certain type de contrat d'aventure avec pour plus de la moitié des jeunes concernés un séjour à l'étranger au service de la FRANCE.

ceci n'est réservé aujourd'hui qu'à une infime minorité de nos jeunes ceux issus des classes les plus privilégiées. (Grandes écoles en particulier)

Pourquoi ne pas offrir au plus grand nombre cette chance de découvrir le monde tout en étant utile à son pays?

C'est l'objet de cette courte (à voir) fiche Qui propose un dispositif qui coûtera certes 3 milliards d'Euros en année pleine

mais qui pourrait rapporter le JACKPOT aux entreprises (PME) avec la conquête de marchés pour nos PME qui y sont si injustement absentes contrairement à nos voisins Anglais et ALLEMANDS.

PRÉSIDENTIELLES 2007 et 2012 UN NOUVEAU SERVICE CITOYEN

la remise en place d'un service citoyen , creuset de la formation civique semble aujourd'hui partagée par l'ensemble des candidats.

Si cette idée semble correspondre à un consensus national, le contenu même et la finalité de ce service restent encore assez flous dans l'esprit non seulement des candidats mais de l'électorat lui même.

Nous reprenons une fiche éditée il y a plusieurs mois, qui explique les raisons de la suppression de l'ancien service national, et donne à partir d'objectifs qui peuvent faire consensus une organisation type à mettre en oeuvre ainsi qu'une approche des coûts d'une telle structure.

UN NOUVEAU CONCEPT DE SERVICE CITOYEN



La ré activation d'un service citoyen semble faire l'unanimité auprès de nombreux candidats de nos futures échéances électorales.

Pour en comprendre les raisons il est indispensable d'analyser les motifs qui avaient présidé à sa mise en sommeil dès 1981.

Ce rappel permettra de comprendre comment certaines mesures ont pu être prises ainsi que les conséquences qu'elles entraînent dans l'hypothèse où un nouveau service citoyen reprenait forme.


Après ce rappel historique et les conséquences qui en résultent nous proposerons un nouveau concept de service citoyen avec ses formes, ses objectifs ainsi que son organisation et les coûts prévisionnels qu'il entraînerait.

Les dividendes de la Paix

Dans les propositions du candidat François MITTERAND, la suppression par étape du service national était inscrite. Dès son élection un certain de nombre de mesures furent mises en oeuvre en particulier les réductions massives du recrutement des cadres d'active.

En 1986, près de 50% du recrutement des écoles de sous-officiers et au cours des trois années suivantes 30% du recrutement des officiers d'active.

La dissolution des Formations de l'Armée de terre entamée dès 1983, s'accéléra à partir de 1986 pour se stabiliser en 1992 avant de reprendre avec beaucoup d'intensité après la première guerre du golf jusqu'à la mise en sommeil du service national.

Le non recrutement des cadres imposait logiquement un reformatage de notre outil de défense avec en filigrane dès le début des réformes entreprises la suppression du service national.

Son annonce tardive et inéluctable du fait même de l'absence de cadres trouve son origine dans les premières mesures de réduction de l'encadrement prises dès 1983.


Une réduction de 12 à 10 mois pris forme en place d'une réduction à 6 mois tout simplement parce qu'un nombre important d'appelés servaient non pas au sein de la défense mais dans les ministères, les différents organismes de l'état ou ceux de l'éducation nationale. La disparition brutale de ces effectifs auraient alors posé de graves problèmes non seulement de gestion mais surtout d'efficacité dans leur propre fonctionnement.


Les raisons mises en avant furent l'inégalité des jeunes devant le service, les raisons réelles tenaient à l'emploi dans le cadre des projections opérationnelles où les appelés ne pouvaient être engagés sans l'accord du parlement.

L'augmentation vertigineuse des coûts des matériels, imposait alors une armée professionnelle adaptée à notre budget, ce qui faute d'encadrement imposait alors la mise en sommeil du service national. Un régiment d'active compte trois fois plus de cadres d'active comparativement au même régiment constitué d'appelés.



Ce sont donc des impératifs financiers et opérationnels ainsi que les mesures de réduction de l'encadrement qui sont la véritable cause de la suppression du service national.



L'intérêt majeur qu'offrait ce service tient en plusieurs points.


1/ C'était d'abord un véritable vivier de recrutement pour l'armée d'active, où certains jeunes découvraient un milieu qui leur était totalement inconnu. Tous les recrutements effectués au travers du contingent étaient d'excellents niveaux avec moins de 5% de démissions .comparativement les recrutements initiaux de l'armée de terre (écoles incluses) qui avoisinent 30 à 40% depuis 1962.


2/ C'était également un lieu de mixage social de toute la jeunesse Française. Toutes les jeunes se retrouvaient de fait soumises aux mêmes obligations. Pour de nombreux étudiants cette expérience leur permettait de vivre avec des jeunes issus d'autres milieux qu'ils n'avaient pas l'habitude de connaître. Les jeunes qualifiés de l'immigration étaient répartis dans toutes les formations et se retrouvaient de fait et bien souvent pour la première fois comme les autres sans distinction.


3/ C'était également le dernier endroit où un suivi médical systématique permettait à certain de bénéficier de soins gratuits et complets (dentaires en particulier)


4/ C'était également le dernier endroit où certains jeunes français pouvaient suivre de manière intensive un rattrapage scolaire sans doute limité à l'apprentissage de la lecture mais qui concernait près de 10% du contingent. Chiffres qui ont été en perpétuelle augmentation depuis 1962 jusqu'à nos jours mais que personne ne voulait voir ou entendre.(moins de 2% en 1962)


5/ C'était également une période où de nombreux jeunes pouvaient acquérir une première expérience professionnelle recherchée à l'issue de leur service. (Plus de 150 000 permis de conduire véhicules légers, poids lourds, super poids lourds et transport en commun)


Un apprentissage du travail de secrétariat, de mécaniciens, d'infirmiers de cuisiniers etc...



6/ C'était également pour beaucoup la découverte d'un milieu essentiellement masculin totalement différent de ce qu'ils avaient pu vivre au sein de l'éducation nationale où la majorité des enseignants sont des enseignantes.

Ils découvraient rapidement une discipline sans doute imposée et rude au début mais vite acceptée car nécessaire à la tranquillité de chacun et à l'efficacité de l'ensemble.

Discipline qu'ils retrouvaient lors de leur arrivée au sein des entreprises à l'issue de leur service.


LE BESOIN


Depuis sa mise en sommeil et les problèmes croissants que rencontre notre jeunesse et plus particulièrement celle issue de nos grandes banlieues montrent que la mixité sociale devient caduque dans notre pays.

La ségrégation sociale liée à la ségrégation territoriale qui découle des politiques de la ville depuis 1960, isole définitivement une part de plus en plus grande de sa jeune population.

L'école de quartier ne regroupe que des enfants issus des mêmes milieux.

Les retards de plus en plus visibles en matière de santé d'éducation et surtout d'avenir impose de trouver des solutions originales tirées des expériences passées


LES OBJECTIFS


L'objectif prioritaire de ce nouveau service citoyen visera par la mixité sociale à recréer un lien entre toutes les composantes de la société Française, qui tienne compte de son évolution récente due aux dernières vagues migratoires.

Le second objectif consistera au travers des emplois proposés au cours de ce service, de servir la nation en acquérant une première expérience professionnelle réelle.

Le troisième objectif visera au travers ce sas à éduquer notre jeunesse par une certaine forme de discipline, comprise au sens d'acceptation des règles indispensables à l'harmonie d'un groupe,afin de la préparer à être mieux acceptée dans le monde du travail à l'issue de son service.

Le quatrième objectif sera, comme le disait le président KENNEDY, « avant de savoir ce que l'état doit faire pour vous, posez vous la question de ce que vous devez faire pour votre pays ».

Le cinquième objectif consistera à leur donner une formation civique citoyenne.


LES EMPLOIS


Tous les jeunes occuperont donc des postes nécessaires au Pays et à sa Population.

Ces emplois viseront par les volontaires internationaux à développer la conquête des marchés à l'export de nos entreprises (PME) afin de créer plus de croissance condition sine qua non du retour aux équilibres de nos comptes sociaux.

Ces postes seront ouverts au sein des ONG pour accroître l'aide du pays auprès des pays en voie de développement, mais aussi marquer de manière très forte la volonté de la France d'agir seule puis avec l'Europe dans la gestion du monde.

Ces postes seront ouverts au sein de l'Éducation Nationale pour accompagner efficacement tous les enfants en difficulté et prioritairement ceux issus des milieux les plus défavorisés.

Ces postes seront ouverts auprès du Ministère de la Santé pour armer les services sous encadrés et plus particulièrement les maisons de retraite.


Ces postes seront également ouverts auprès de Associations qui agissent pour une meilleure intégration des populations

Ces postes seront également ouverts au sein de la Défense, de la Sécurité Civile, des Pompiers de Paris et des Marins pompiers de Marseille ainsi que dans la Gendarmerie et la Police nationale


Ce service civique concernera tous les jeunes Français et Françaises à partir de 19 ans sans aucune exemption. .Les reports liés aux études de certains étudiants seront autorisés comme cela était le cas avec l'ancien service national cependant sans exemption à l'issue des études.



VOLUME DES AFFECTATIONS ET FINALITÉ

Après une période de formation initiale de deux ou quatre mois, les jeunes auront alors le choix selon des critères à définir pour servir au sein des organismes définis ci-dessus.

1/ De rejoindre par le biais des Volontaires internationaux (100 000 postes par an) les entreprises françaises dans la conquête de nouveaux marchés au profit de nos entreprises. Placés sous la responsabilité des postes d'expansion économique des ambassades françaises et du MEDEF , ils pourraient servir aux sein des alliances Françaises ou oeuvrer directement pour nos entreprises.(étude de marchés, recherche de partenaires économiques, accompagnement juridique et commercial,recherche de clientèle...)


2/ De rejoindre l'encadrement des ONG Françaises ( 150 000 postes) pour accentuer les efforts déjà entrepris et marquer ainsi l'intérêt de la France et mieux encore de l'EUROPE dans le développement économique et social de nombreux pays qui ont encore besoin d'une assistance.

3/ De servir au sein de l'Éducation Nationale (100 000 postes) comme répétiteurs ou fonctions définies par les proviseurs ou principaux eux-mêmes en fonction des besoins spécifiques des établissements.

Dans ce cas de figure un échange poste par poste pourrait être réalisé avec des pays Européen ce qui offrirait l'avantage pour certains d'apprendre in situ une langue étrangère et pour les proviseurs de disposer en échange de jeunes étudiants étrangers plus aptes à enseigner leurs propres langues.


4/ De servir au sein du Ministère de la santé (50 000 postes) , ce qui imposera une formation complémentaire médicale de 4 mois avant d'entrer en fonction.

Les postes à armer seront proposés par le ministère auprès d'un certain nombre de structures mais prioritairement auprès des établissements chargés d'accueillir des personnes âgées.


5/ De servir au sein d'Associations (100 000 postes) indispensables à l'intégration des nouveaux arrivants.


6/ De servir au sein de la Défense (50 000 postes) pour éventuellement permettre une pré sélection aux futurs recrutés des armées.

7/ De servir au sein des formations de la Sécurité Civiles (50 000 postes) actuellement sous gestion militaire comme les pompiers de Paris, les Marins Pompiers de Marseille ou le Unités d'instruction de la sécurité civile.

8/ De servir au sein de la Gendarmerie Nationale (25 000 postes) renforcement des unités territoriales, pré sélection à un recrutement ultérieur et alimentation des réserves.

9/ De servir au sein de la Police Nationale (25 000 postes) , renforcement des commissariats de quartiers, pré sélection pour un recrutement ultérieur et alimentation des réserves.


ORGANISATIONS ET COÛTS

Placé sous la responsabilité du Bureau du Service national qui existe toujours, ce dernier serait chargé de l'appel et de la gestion des jeunes citoyens tous les deux mois dans des centres de formation qui seraient placés pour gestion sous la responsabilité du ministère de la défense.

Le manque d'encadrement des forces armées serait pallié par le recrutement d'anciens militaires ou d'enseignants à la retraite ainsi qu'en sous traitant certains services indispensables à toute collectivité humaine. (Alimentation, santé, transport etc...)

Tous les élèves des Grandes écoles ainsi que les étudiants autorisés à poursuivre leurs études au-delà de la licence seraient astreints durant leurs scolarités de suivre des formations d'officiers de réserve pendant les congés scolaires.


Ce dispositif proche de l'Instruction militaire Obligatoire à la quelle ils étaient astreints avant 1980 offrirait la formation de plus de 50 000 cadres disponibles et efficaces pour l'encadrement de ce service citoyen.

Sur une classe d'âge actuelle de 750 000 jeunes, ce seront 650 à 700 000 jeunes qui seraient appelés à ce service citoyen en faisant abstraction de ceux qui pour raisons médicales ne pourraient être appelés.

En imaginant six appels par an, dont trois plus volumineux en été afin de permettre aux futurs étudiants de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions, il serait nécessaire de disposer de 300 centres pouvant accueillir chacun en simultané 1000 personnes.

Juillet 150 000 lycéens (disponibles en juin )
Août 150 000 Lycéens (idem) en juillet
Octobre 150 000 Lycéens (idem) en septembre
Décembre 100 000 Étudiants en fin de scolarité
Février 50 000
Avril 50 000

STRUCTURE TYPE

Chacun des centres de formation initiale pourrait être organisé de la manière suivante

Une structure de commandement ou de direction

Deux officiers supérieurs ou principaux 2/0/0
Disposant d'un secrétariat 0/2/ 2
1 responsable de la formation 1/0/0
Disposant d'un secrétariat 0/2/5
D'un bureau des sports avec 1/10/ 10
De formateurs spécialisés
Formation civique 5
Formation Médicale 5

Formation logistique et management des ONG 5
Formation Psychologique de l'éducation nationale 5
Formation des futurs volontaires internationaux 5
Formation protection civile 5
Formation à la conduite correspondant régional (0/1/0)

1 Responsable médical 1/0/0 disposant d'un secrétariat 0/1/2
De 3 médecins
D'un dentiste
De 5 infirmiers
1 responsable administratif (économe)
Disposant d'un secrétariat 0/1/2

Sous- traitance Alimentation 0/1/1
Sous- traitance Moyens de transport 0/1/1
Gestion des personnels 0/2/2
Un trésorier 1/2/2
Un correspondant de la poste 0/1/0
Sous-traitance de l'entretien des bâtiments 0/1/2

1 Responsable technique
Disposant d'un secrétariat 0/1/2
Garage mécaniciens et chauffeurs 0/3/10

Cinq unités administratives et de formation
Une spécialisée dans l'humanitaire (ONG)
Une spécialisée dans l'éducation nationale
Une spécialisée dans le commerce extérieur
Une spécialisée dans le domaine médical
Une spécialisée dans le domaine de la sécurité civile, protection.

Encadrement souhaitable

Commandement
1 officier ou enseignant ancien directeur d'école disposant d'un secrétariat 0/2/3
4 Officiers ou enseignants chefs de section
Par section 1 adjoint et 4 chefs de groupes et 4 moniteurs (IMO en formation)


BILAN de l'Encadrement

Officiers supérieurs 6
Officiers d'active 1 officier des sports
3 médecins
1 dentiste
6 commandants d'unités élémentaires de formation

Officiers appelés (IMO)

Formateurs spécialisés 30
Encadrement des sections de formation 20

Sous-Officiers d'active
Secrétariat PC 2
Secrétariat Bureau Formation 2
Moniteurs de sports 10
Auto école 1
Secrétariat infirmerie 1
Infirmerie (infirmiers) 5

 

COÛTS DE FONCTIONNEMENT PAR CENTRE


SALAIRES

17 officiers d'active (ou retraités)
64 sous-officiers d'active (ou retraités)
10 militaires du rang ou personnels civils

5 M €

SALAIRES IMO 80 (6000€ annuels)

0,5 M€

SOLDE des stagiaires 1000 (1800€ annuel)

1,8 M€

FONCTIONNEMENT

1,2 M€

BILAN GLOBAL POUR LES 300 CENTRES


BUDGET 8,5 M€ par 300 soit : 2550 Millions d'euro hors coûts d'installation des locaux qui peuvent être estimés à 10 M € par centre soit 3000 Millions d'euros sur 20 ans soit 150 à 200 Millions d'euros par an.


Le coût initial d'un tel système reviendrait à près de 3 milliards d'euros par an. En contrepartie, dès que l'action des jeunes placés au sein des ambassades ou des ONG aurait un impact sur le commerce extérieur du pays il est possible d'imaginer un accroissement de plus de 20% soit un excédent de 60 Milliards d'euros par an.

Par ailleurs cet accroissement de l'activité du pays entraînerait systématiquement des embauches pour faire face à l'augmentation d'activité et par effet une diminution des charges de l'état en matière d'assurances chômage ou d'aide à l'emploi.

1 milliard 'euros d'exportation crée 15 000 emplois supplémentaires soit près d'un million d'emplois nouveaux en France d'ici trois à cinq ans.


CONCLUSION

La mise en place de ce service citoyen aurait également pour effet immédiat d'assécher 750 000 emplois en une année et ainsi de permettre à ceux qui en sont malheureusement privés d'avoir plus de chance d'en retrouver un rapidement si des formations adaptées sont mises en place dès à présent.


L'aide apportée immédiatement auprès de nos lycées, de nos hôpitaux, de nos maisons de retraite et de nos associations aurait un impact sur la cohésion sociale peu chiffrable aujourd'hui mais qu'il est facile d'imaginer.



Cette première expérience professionnelle ainsi qu'une formation de sas aurait également pour avantage de permettre aux employeurs d'accepter notre jeunesse sans souci de leur intégration au sein de leurs propres communautés, ce qui aujourd'hui est un des freins majeurs à l'embauche des jeunes et tout particulièrement au sein des PME de moins de 20 salariés qui représentent 96% de nos entreprises.

18.07.2011

Sarko'WAR qui va payer l'addition?

L'impasse française?

4 mois après le début de cette offensive franco Française quel est le bilan? tous les autres pays ayant abandonné en cours de route)

à chacun de le constater car la France , son président et son ministre des affaires étrangère sont de plus en plus seuls .

Se sont ils trompés?

ont ils été trompés mais par qui?

 

Il est vrai que le pays est riche (pense t on), mais qui va payer la facture?

sans aucun doute le budget de la défense et donc les familles de cadres qui peut encore en douter?

En effet ne parle t on pas dans la presse d'un million d'euros jour? mais qui prend en compte l'usure des matériels, leur maintenance et donc leur remplacement plus rapide que toutes les planifications laissaient prévoir.

En y incluant ces coûts qui eux sont 5 à 8 fois supérieurs aux dépenses liées aux seuls armements et munitions, (au passage quel est le montant des crédits contractés auprès d'EADS ou de MBDA?)

le Bilan deviendra vite catastrophique.

La géo politique s'apparente aux échecs, on n'y devient pas champion à 65 ans comme juppé, il convient de pratiquer ce "sport" dès son plus jeune âge et surtout de comprendre qu'il est nécessaire d'avoir au moins 3 à 4 coups d'avance sur ses adversaires au risque sinon de se faire "promener" comme les USA, L'angleterre la russie, la Chine etc.... le font depuis des mois.

 

 

 

les ratés d'une guerre Française

http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/07/17/libye...

 

rappel de la note du 06.04.2011

 

Sarko's WAR où en sommes nous un mois après?

l'OTAN a repris la main au grand désespoir des rebelles Lybiens qui essuient défaites sur défaites. la guerre ,n'étant depuis toujours que la continuation de la politique par d'autres moyens, phase transitoire certes mais qui débouche toujours sur la paix et donc un règlement politique.

à Quoi assistons nous depuis quelques semaines déjà?

était ce prévisible?

mais pire encore combien cela coûtera t il à la FRANCE déjà en faillite (149 milliards de déficit cette année)

Les sur coûts seront donc supportés entièrement sur le budget de la défense et donc au détriment des personnels et plus encore des réalisations immobilières indispensables pour conduire de "manière nominale" la réorganisation en cours.

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/arch...

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/arch...

 

Jacques ATTALI lui même sur son blog posait certaines questions qu'il aurait été judicieux de se poser avant de " partir la fleur au fusil"

Gagner la paix lu sur le blog de Jacques ATTALI

http://www.attali.com/actualite/blog/geopolitique/gagner-...

 

"Quelques dirigeants, dont ceux de la France, se sont embarqués la fleur au fusil dans un conflit incertain contre le dictateur fou de Lybie, sans répondre à trois questions qui auraient méritées d’être discutées publiquement avec l’opinion, et au moins avec le Parlement, avant que le premier missile ne soit tiré par un avion français :

1. Est-on prêt à mener une éventuelle deuxième phase de la guerre, qui serait terrestre ? On peut certes espérer que le régime s’effondre sous le seul effet d’une sidération par un tapis de bombes. Mais l’expérience montre que ce n’est pas toujours le cas. Dans ce cas, que fait on ? On continue à bombarder, au risque de massacrer une population utilisée comme bouclier humain et de retourner les opinions publiques arabes contre un Occident présenté comme envahisseur, comme le montre la première dérobade de la Ligue Arabe ? On envoie des troupes occuper les villes et mener des combats de rue ? Les deux sont autorisées par la résolution 1973 des Nations Unies, sans qu’aucun des Parlements concernés n’aient été appelé à donner accord.

2. Est-on prêt à s’occuper de la paix ? L’Histoire nous apprend qu’une guerre n’est vraiment gagnée que si la paix est préparée pendant la guerre. Ce ne fut pas le cas pendant la Première Guerre Mondiale. Ce fut à peu prés le cas pendant la seconde. Pas du tout pendant la guerre au Vietnam, ni pendant celles, plus récentes, menées en Afghanistan et en Irak. Avec les conséquences désastreuses que l’on sait. Et là, a-t-on une idée de ce que deviendra la Libye après ? Un Etat unifié ? Une fédération ? Verra-t-on la Cyrénaïque devenir indépendante et ne conservant son indépendance que grâce à la présence de troupes occidentales ? Et même si le dictateur est chassé du pouvoir, les pays libérateurs auront-ils les moyens de reconstruire ce pays ? C’est difficile à croire quand on voit la façon dont ces mêmes pays n’aident qu’à peine l’Egypte et la Tunisie. Ironiquement, d’ailleurs, les trois pays les plus en pointe dans la bataille aérienne contre Kadhafi (la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis) sont économiquement ruinés, avec des taux record de chômage. A supposer même qu’ils aient les moyens de gagner la guerre, ils n’auront jamais les moyens de gagner la paix. Alors que les pays les plus riches (la Russie, la Chine, l’Allemagne, l’Arabie Saoudite), se tiennent sagement planqués. Cela ne peut conduire qu’à un discrédit de plus du dollar et de l’euro, et plus largement de l’occident tout entier et des valeurs qu’il défend, au nom desquels les pays se sont libérés

3. Pourquoi s’attaquer à cet épouvantable dictateur, qui massacre sa population et pas à trois autres, qui en font autant exactement au même moment, a Sanaa, Manama et Abidjan ? Qui d’ailleurs connait les noms de Hamad ben Issa Al-Khalifa, roi de Bahreïn, et de Ali Abdallah Saleh, président du Yémen, tout aussi criminels aujourd’hui que le sont aujourd’hui Kadhafi ou Gbagbo. Pourquoi l’un est il dénoncé par tous les médias et pas les trois autres ? Parce qu’on pense que Kadhafi peut être délogé sans dommage collatéral, ce qui n’est d’ailleurs pas établi.

On ne joue bien aux échecs que si on prévoit plusieurs coups d’avance, ce qui ne semble pas la qualité principale de ceux qui ont déclenché ce conflit.

Décidemment, Clémenceau avait raison de dire que la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires. Sans doute ne faut-il pas la laisser non plus à des diplomates."

 

rappel de la note du 26.03.2011

"The SARKO'S WAR" et maintenant qu'allons nous devoir faire?

La suite si prévisible se confirme, l'OTAN c'est à dire les USA reprennent la main certes sur le plan opératif, mais qui peut encore douter et NIER que ceci s'applique déjà pas au domaine politique?

 
La guerre n'étant toujours depuis CLAUSWITZ qu'un autre moyen de faire de la POLITIQUE.
 
Les Objectifs initiaux annoncés par la France et l'Angleterre se sont étrangement déjà effacés et alignés sur ceux des USA.
 
Il ne s'agit nullement de renverser le Dictateur contrairement aux déclarations fracassantes des premiers jours mais de plus en plus à se limiter à l'esprit même de la résolution 1973, à savoir contrôler l'espace aérien afin d'éviter les frappes sur les populations civiles.
 
Mais dans ces conditions vers quelle solution pouvons nous déboucher ?
 
Chacun constatant alors que le repli des forces Gouvernementales à l'intérieur même des villes risque non seulement de détruire toute résistance mais plus encore de conforter la position du dirigeant face à ce qu'un "Guéant " appelle lui même une Croisade.
 
Les forces représentées par la "résistance" ne sont ni équipées ni organisées et surtout ni commandées.
 
Dans ces conditions, sans maîtrise du terrain que seules des troupes terrestres pourraient réaliser
le seul espoir de la coalition repose sur le pourrissement de la situation.
 
Or contrairement à l'erreur d'analyse de nos stratèges en culottes courtes, le temps jouera toujours en faveur du pouvoir du Colonel Kadhafi.
 
L'isolement de cette région située à l'est du pays et frontalières de l'Égypte n'est pas une découverte (à l'exception des plus naïfs ou des ignares), c'est un fait historique depuis des décennies.
 
Certes les liaisons logistiques du colonel sont sous menace de frappes, qui peut le nier?
 
l'ensemble de ses moyens aériens ont été détruits, aérodromes, moyens de lutte anti aérien et centres de commandement, mais il lui est toujours possible d'acheminer de nuit par petits convois
des forces spéciales, bien équipées, remarquablement entraînées et surtout commandées comme en disposent toutes les dictatures.
 
Avec de telles unités terrestres qui elles agiront en VILLE et sous la protection totale de frappe aérienne qui deviennent caduques, quel est l'avenir prévisible des "résistants" qui eux sont totalement désorganisés?
 
Les conclusions sont limpides à tirer même pour des néophytes de la guerre dite "révolutionnaire"
 
Les futures réunions du conseil de sécurité et l'attitude tant de l'INDE, de la CHINE ou de la RUSSIE viseront qui peu en douter à INTERDIRE le déploiement de troupes terrestres qui seules pourraient donner un début de solution à cette "résistance" qui est plus l'émanation d'une révolte qu'une résistance structurée.
 
Le spectre de SUEZ en 1956, devient palpable tant pour la FRANCE que pour l'ANGLETERRE.
Comme aux échecs, celui qui gagne est toujours celui qui a au moins trois coups d'avance.
Avions nous imaginé les coups suivants?
 
L'addition sera cependant lourde à payer, de quelques jous nous somme déjà passés à quelques semaines et combien coûteront des mois d'engagement ?
Ces sommes dilapidées et necessairement prélevées sur le budget du ministère de la défense viendront amputer les sommes dévolues à la réorganisation en cours, à savoir la construction de l'hebergement des professionnels et surtout de leurs familles.
Qui en mesure les conséquences ?
 
 
 
 
 
 
 
The sarko's War et après?
 
 
"The Sarko's war "la suite si prévisible
 
 
 

Sarko's War la suite si prévisible...

 

Sarko's War mais après suite...
 
rappel de la fiche précédente:
 
 
 
 
 
il est encourageant de lire le texte de Jean Daniel publié sur son blog
 
 
Assisterons nous prochainement à la débandade des forces Franco Britanniques comme en 1956 après l'opération réussie et menée conjointement avec Tsahal à SUEZ ?
 
Mesurerons nous alors comme cette année maudite où " nos petits pays" étaient tous deux devenus des pays secondaires n'ayant plus de rôle réel à jouer sur la scène internationale?
 
C'est effectivement le risque réel encouru par le déclenchement des frappes en cours, les déclarations Allemandes, Italiennes, Russes et Chinoises sans évoquer la réticence viscérales de nombreux peuples de la ligue arabe montrent en effet que cette action est perçue comme celle des CROISES ainsi dénoncée par POUTINE lui même.
 
Les jours qui viennent permettront ils à notre " Navire Amiral "et son escadre d'escorte de jouer le rôle que lui a assigné notre président?
 
8 à 10 000 hommes engagés dans une action dont les coûts viendront alourdir le déficit déjà abyssal de la France, et pour quoi
quand les grands décideront alors la FIN de la récréation?

"THE SARKO'S WAR " a débuté mais après?

 

1973, le n° de cette résolution rappelle étrangement qu'à Paris en 1973 la guerre du vietnam prenant fin.
 
La guerre est elle toujours la continuation de la politique comme l'enseignait Clauswitz ?
 
Mais dans ce domaine comme dans celui de toute politique, il existe depuis Athènes des Stratèges.
 
Ceux mêmes qui conduisent la guerre et qui donc articulent leurs actions en fonction de buts stratégiques clairs et identifiables.
 
Sommes nous entrés en guerre en Libye depuis quelques heures?
 
Les destructions déjà massives des bases aériennes et des moyens de lutte anti aériens en sont la preuve évidente.
 
Mais ces mêmes stratèges qui eux conduisaient la guerre à la tête de leurs troupes comme l'ont fait tous les nobles contrairement aux bourgeois Français qui depuis 200 ans les ont remplacé, ont ils déjà mesuré non seulement les conséquences de leurs décisions mais plus encore la suite de cette sortie de crise?
 
Nous pouvons en douter, à la lecture de la presse Russe et Chinoise comme celle de la totalité du monde Arabe aujourd'hui?
 
Le prochain vote du conseil de sécurité ne verra t il pas suite à un véto Chinois ou russe, une débandade des forces Franco Britanniques comme nous l'avons amèrement connu en 1956 suite à l'opération de Suez?
 
L'objectif stratégique de la France ou plus exactement de son président qui vise à l'éviction définitive du "colonel Kadhafi" est il en phase avec celui des USA quand son chef d'état major qui se prononce sous couvert de son propre président contredit ce dernier en annonçant
"qu'il est hors de question d'évincer ce même dictateur."
 
Pour mieux comprendre les enjeux réels, personne ne peut ignorer que ce pays fournit 15% des approvisionnements en pétrole de la France (contre à peine 3° à la Chine) mais que la quasi totalité des puits d'extraction sont sous contrôle de sociétés US.
 
Avec la chute du régime, que deviendrait la suprématie des USA et de leurs entreprises avec l'instauration d'un nouveau gouvernement totalement reconnaissant à la FRANCE?
 
Si la diplomatie est l'autre face de toute politique militaire sans la quelle elle n'existe pas sinon dans les esprits des idéologues des droits de l'homme (qui eux ne prennet jamais aucun risques: armez vous nous vous suivront)
 
la diplomatie a pour seule finalité de mettre tout en oeuvre pour atteindre les objectifs sans recourir à la guerre.
 
or à quoi assistons nous?
 
Pouvons nous alors raisonnablement craindre d'être allés un peu vite?
 
"Il faut toujours donner du temps au temps disait un vieux sage:"
 
"The sarko's war" ainsi qualifiée dans toute la presse US indique par avance celui qui portera demain la responsabilité entière de cette mascarade si le conseil de sécurité siffle trop vite la fin de la récréation.
 
 
 
 
 
 
le début des critiques
 
le texte de la résolution 1973
 
les pays arabes divisés sur les frappes en libye
 
la carte des combats

13.05.2011

2012 les causes de la défaite annoncée du PS aux élections

la course à la présidentielle est donc déjà bien entamée, mais tous les concurrents ont ils pris le départ?
 
personne n'ignore plus que l'UMP et surtout son "Président" sont déjà en campagne.
 
Président sortant qui par l'expérience prouve qu'il est à l'image de l'ancien président CHIRAC un adversaire particulièrement redoutable dès lors qu'il se trouve en compétition liée à la campagne.
une bête de campagne et des meetings
 
certes les sondages actuels ne lui sont pas favorables mais sur quels critères reposent ils?
 
La désaffection actuelles des Français y compris celle de son propre camps ne repose nullement sur son ou ses actions depuis qu'il est parvenu au pouvoir mais d'abord et surtout sur la manière dont il exerce le pouvoir. manière non conforme avec l'aspect Royal de sa fonction paradoxe du peuple français qui est régicide depuis le raccourcissement du bon roi Louis XVI.
 
La question primordiale résidera sur sa capacité en sortie de crise (1% de croissance sur le premier trimestre 2011 soit plus de 4% en fin d'année qui se traduiront alors par une baisse sans doute réelle du chômage du pays ). à traiter la priorité des priorités des Français la création d'emplois pour tous ceux qui en manquent.
 
L'amélioration de tous les indicateurs économiques lui deviendront favorable qui peut encore en douter?
 
or face à lui à quoi assisterons nous?
 
une division séculaire à l'intérieur même du parti avec la candidature d' HAMON si Aubry cède la place à DSK et personne ne peut l'ignorer des luttes fratricides des candidats à quelques semaines seulement du premier tour.
 
Dans ces conditions avec une gauche totalement divisée et épuisée comme après REIMS , ne pouvant proposer un programme cohérent en phase avec chacune de ses composantes la conclusion s'imposera d'elle même comme l'analyse avec tristesse tout en en pointant les raisons essentielles la fiche publiée sur le blog de Jacques ATTALI
 

"Chronique d’une défaite annoncée

A la veille du trentième anniversaire de la première élection présidentielle gagnée par un socialiste en France, suivie de la première véritable alternance politique, les dirigeants socialistes sont sur un petit nuage, semblant assurés de leur victoire aux prochaines élections présidentielles et aux législatives qui suivront.

Ils en sont même déjà à se partager les postes : qui sera Président ? Ministres ? Directeurs de cabinet ? Présidents d’entreprises ? Bénéficiaires de marchés publics ? Et tant d’autres avantages à venir, après un si long temps de pénitence.

Ils ont quelques bonnes raisons d’être ainsi optimistes : au vu des sondages, il semblerait que le moindre socialiste puisse battre le président sortant ; même les électeurs de droite ne veulent plus de cet homme, qu’ils disent incapable de les représenter et de défendre leurs intérêts. De fait, son bilan est très loin de ses promesses sur tous les sujets, et en particulier sur l’emploi, le pouvoir d’achat, la compétitivité, la dette publique, et même la sécurité. Les Français lui reprochent de ressentir un sentiment de mal être, pour eux et plus encore pour les générations à venir, qu’ils devinent menacées de déclassement.

Et pourtant, malgré tout cela, à l’heure où j’écris, le résultat le plus probable des prochaines élections présidentielles est, à mon sens, la réélection du président sortant. D’abord parce qu’il pourra, pour justifier son bilan économique et social, présenter l’excuse de la crise financière internationale, qu’il a apparemment très bien gérée. Ensuite parce qu’il peut arguer d’un activisme international de bon aloi sur la plupart des grands sujets où la voix de l’Europe méritait de se faire entendre. Enfin, parce que jamais les idées de la droite et de l’extrême droite n’ont été aussi dominantes dans l’esprit des Français : on ne débat que d’ordre, de sécurité, d’identité nationale, d’immigration.

La gauche ne réussit pas à imposer un débat sur le chômage, sur l’école ou sur la précarité. Et quand elle fait des propositions, les Français ne les écoutent pas ou s’y opposent : ils ne veulent plus d’assistanat, mais du travail et de la sécurité. Et la gauche a abandonné ces préoccupations à la droite.

De plus, comme les innombrables candidats à la candidature dans les multiples gauches vont se disputer pendant six mois encore sur des questions de personnes, et non de programmes, ils vont évidemment s’user avant l’heure. Aussi parce les dirigeants socialistes des collectivités territoriales ne se battront pas pour que l’un d’entre eux soit élu à la magistrature suprême, parce qu’ils savent que cela rendrait plus difficile leur réélection deux ans plus tard, dans leurs territoires.

Enfin, et ce n’est pas sans importance, parce que le Président sortant, bien meilleur candidat que Président, est le seul de tous les prétendants, de droite comme de gauche, à être prêt à tout pour être élu, parce que, quoi qu’il dise, il ne peut, lui, s’imaginer d’autres vies.

Et pourtant, il suffirait à la gauche de choisir au plus vite son candidat, de centrer sa campagne sur la justice et la sécurité, économiques et sociales, de faire de la lutte contre la précarité son principal combat, pour s’imposer dans les esprits et dans les votes. Elle ne le fera sans doute pas ; et si, dans les années à venir, les thèses de l’extrême droite s’imposent, par le biais d’une réélection du Président actuel, les socialistes n’auront à s’en prendre qu’à eux."

Fiches antérieures

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/arch...

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/arch...

 

TABLE RASE ???

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/arch...

la stratégie de la défaite

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/arch...

23.03.2011

Le PS et l'UMP vont ils enfin comprendre?

 

60%  d'abstentions  (en y intégrant les bulletins  blancs) il  n'y  a  pas  de  quoi  pavoiser.
 
 Le  pire   score de l'histoire  de  la 5° république, après les piteux  résultats   des  régionales et  des  élections  Européennes.
 
Comme  toujours nos pseudo spécialistes  trouveront matière à nous  "vendre" leurs  papiers, il  faut bien  vivre.
 
 mais  quel  est l'enseignement  majeur   de  ces  élections  à  moins  de 13  mois  de  celle  qui est l'ossature  même  de nos  institutions?
 
l'UMP à  moins  de 17%  avec  près  de 4%  de  chute, mais le  PS  à 25%  seulement  qui  lui  aussi  accuse près  de 2,7%  de baisse  de la  confiance  de  ses  électeurs.
 
les  vainqueurs  virtuels sont  donc  les  votes  protestataires  qui  peut  le  nier?
 
 les  verts, le  front  de  gauche  mais  surtout  le  Front  national.
 
le second  tout  de  ces  élections dont  se  désintéressent   complètement   les  Français créera la non  surprise d'une  entrée en  force des  élus  du  FN  au  sein  des conseils  généraux
 
ouvrant  ainsi  demain la  réalité de  rempoter des  sièges  en  volume  certes insuffisant mais  réel  au  sein  de  l'assemblée  Nationale.
 
la  question  restant  de  savoir  si  les électeurs  de  l'UMP  ne  se  sont  pas  déplacés, d'où proviennent ceux  qui ont  brisé  le  tabou  politique de  voter pour  ce  parti?
 
Sont  ils  eux aussi  d'anciens déçus  du  PS  ou  du  PCF?
 
 qui  peut  sérieusement  nier  l'évidence à  savoir  que  ce  parti  est  devenu  au  fur  et  à  mesure  du  temps le  plus  grand  parti  de  la  classe  ouvrière française même  si  ce  constat est  si  difficile  à  admettre pour leurs  anciens  partis?
 
les  électeurs ont  eux  mêmes brisé  le  tabou en  acceptant  de  voter  pour  ce  parti.
 pourquoi  l'ont  ils  fait?
 
 c'est  sans  doute  la  seule   question  que  devront  se  poser  très  vite  tant  l'UMP   que l'état  major  du  PS?
 
En  effet, un 21  avril à l'envers  mais aussi  à l'endroit  peut  à nouveau   être  imposé  demain  par  le  peuple  à  ceux qui  sont  sensés nous  gouverner en notre  nom.
 
Les  électeurs  auraient  ils compris que  le  seul  changement et  donc  la  mise  en  retraite de  ceux  qui  ont  depuis  30  ans  conduit  le  pays  dans  sa  situation  actuelle ne  peut devenir  une   réalité qu'avec  ce  vote  contestataire si  effrayant à tous  ceux  qui  vivent  aux  crochets de  la  nation?
 
l'avenir nous  éclairera bien  vite,  mais nos politiques  devront  cependant  être prudents et  surtout  ne  plus nier l'évidence et insulter 20%  des  électeurs  du  pays  au  risque  d'augmenter  encore le  score  que  fera inéluctablement  ce  parti demain  et  surtout  après  demain.
 
 
la  révolte  des  électeurs   Français
 

31.08.2009

PS comment sortir de l'impasse?

lu  sur  le  site  de  Jacques  ATTALI

comme  toujours,poser les  questions fondamentales.

le  PS  doit  désigner  son  candidat non  seulement  celui  du  PS mais  celui  ou  celle  qui  sera  capable  ensuite  de  proposer  un véritable  projet  crédible  aux  yeux  des  électeurs.
 
Comme  aucun  programme ne  peut  être  construit  avant  cette  étape déterminante  et  imposée  par  le  quinquenat lui  même  voulu  par  le  PS  en  son  temps,refuser cette  étape  consisterait  à refuser  de  prendre  le  départ  d'une  course  de  fond.
 
 comment  demain  s'étonner  de  la  perdre  pour  la  troisième   fois  depuis 1988?
 

"Question primaire

 

 

Parmi les  rituels de la gauche,    les universités d’été offraient  jusqu’ici de belles occasions de se retrouver pour  sourire, annoncer des projets pour l’année à venir et lancer au moins un vrai débat.

 Cette année, non seulement les universités d’été se balkanisent, (chaque courant de la gauche et du parti socialiste trouvant utile de tenir la sienne), mais le débat le plus sérieux qui aurait pu occuper l’université socialiste  de la Rochelle à la fin du mois d’Aout semble déraper dans une succession d’invectives pathétiques.

La question est pourtant fondamentale : comment sera choisi le   candidat de  la gauche aux élections présidentielles de 2012 ? Si on ne trouve pas rapidement  de solution claire à ce problème, tous ceux qui piaffent de voir leur tour arriver n’accepteront pas la légitimité des procédures aujourd’hui en place et se présenteront. Nous aurons alors au moins cinq candidats venus du parti socialiste (Ségolène Royal, Martine Aubry, Vincent  Peillon, Manuel Vals et Arnaud Montebourg) pendant que   quelques-uns  des  meilleurs   (Dominique Strauss Kahn et Laurent Fabius) s’abstiendront, permettant à  Olivier Besancenot  d’etre présent  au deuxième tour face à  Nicolas Sarkozy,  qui sera alors réélu avec 80% des voix.

Pour contourner cet obstacle, et donner au futur candidat de la gauche  la légitimité maximale, certains,  comme l’excellent club Terra nova,  proposent de faire désigner le candidat par tous les » sympathisants » du parti socialiste, ou même par tous les sympathisants de toute  la gauche. Pour etre considéré comme  « sympathisant », il suffirait de s’inscrire sur une liste électorale, sans payer de cotisation.

 L’avantage de ce processus serait considérable : le candidat serait porté par un vrai débat sur son programme, il serait désigné par des millions de gens en toute transparence, et s’imposerait à tous les appareils. 

 Cela aurait d’innombrables conséquences : les partis ainsi  débordés par leurs sympathisants devraient peu à peu fusionner, et choisir   de la même façon leurs candidats aux autres élections ;   les militants des partis devraient alors  trouver d’autres raisons d’adhérer que de désigner des  candidats à des fonctions aussi  passionnantes que rémunératrices.

Trois   risques ne sont pas à négliger : d’abord, une plus grande mobilisation des sympathisants des partis marginaux aboutissant  à la désignation d’un candidat n’ayant aucune chance d’etre élu : cela prouverait seulement que le parti socialiste, incapable de faire désigner l’un des siens,  est indigne de gouverner. Ensuite, un refus des vaincus d’accepter le vote et le retour à la multiplicité des candidats : celui qui ferait cela n’aurait pas beaucoup de chance de voir sa carrière politique prospérer. Enfin, voir les meilleurs candidats possibles refuser de participer à un tel processus, craignant d’etre victimes de démagogie ou de coup bas : imagine- ton Francois Mitterrand désigné en 1981 par un tel processus, face à un Michel Rocard alors triomphant dans les sondages et donné seul capable de vaincre le président sortant ?) mais là encore, le candidat qui voudrait s’épargner cela aux primaires ne pourrait se l’épargner lors des élections elles-mêmes.

C’est donc  une chance à saisir, pour la gauche, que d’aller aussi loin dans le renouveau de son identité.

 A condition de se donner ensuite les moyens  d’en tirer les conséquences …

j@attali.com "

 

28.05.2009

CRISE en FRANCE l'incapacité des INSTITUTIONNELS

 

Près  de 650 000  destructions  d'emplois  en  une  année.
 
Soit  près  d'un  million  en  y  intégrant 
 les 250 000  détruits au  cours  du  dernier  semestre  de 2008.
 
1 million  d'emplois  qui  correspondent  exactement  à une  perte  de 3%  de  notre  PIB,  niveau  déjà  atteint  depuis moins  d'un  an.
 
Cette  baisse  d'activité est  elle  passagère  comme  nous le  prédit  la  sinistre  marquise  de  BERCY  pour  qui  le  pic  de  la  crise  serait  depuis  belle lurette  derrière  nous?
 
Ou  alors la  descente  aux  enfers  se  poursuivra  inéluctablement  vers où  et  jusqu'à  quel  niveau ?.
 
 
Un  million  de  chômeurs  supplémentaires se  traduira  déjà  par  près  de 3 millions  et  demi  de  chômeurs  de  catégorie 1  aux  quels il  convient  d'ajouter  les  près  de  deux  millions  des  autres  catégories.
 
Ces  destructions  d'emplois  ne  concernent  que  nos emplois  privés  qui  étaient  encore  de 16 millions  il  y a  deux  ans  et  qui  se  limiteront  à 15 millions  d'ici  la  fin  de  l'année 2009.
 
15 millions  d'emplois  dont près  de 3 millions  sont  représentés  par  ceux  des  chefs  d'entreprises.
 
15 millions  d'emplois  qui représentent  à  eux  seuls  la  véritable  création  de  richesses et  non  pas  les 12 millions  d'autres  salariés  du  public  et  indemnisés  par  les  assedics  dont  tous  les  financements  proviennent de  ceux  qui  travaillent  encore.
 
(5 millions  de  fonctionnaires  dans  les  trois  fonctions  publiques, 1 million  d'emplois  associatifs  rémunérés  par  l'impôt, 5 millions  d'inscrits  à  l'ANPE  dont  3,5 millions  de  catégorie 1,
1 million  de  RMISTES)
 
15 millions  d'emplois  privés  dont  le  chômage  technique  amputera  près  de 15 à 25%  des  revenus  de  l'année 2009   en  attendant  pour  plus  d'un  million  la  perte  de  leurs  emplois  au  cours  de l'année 2010.
 
Ces  faits  objectifs  que  plus  personne  ne  peut  récuser  aujourd'hui  mais  malheureusement  inscrit  depuis 2007  ont  pour  conséquences une  prise  de  conscience  dramatique  pour  le  peuple  des  salariés.
 
 D'une  part  l'impuissance  congénitale  des  gouvernants, qui  n'offrent  d'autre  choix  que  dépenser  des  sommes  dont  l'état  ne  dispose  plus  depuis  longtemps.
 
Sommes  qui  doivent  donc  être  empruntées
 
D'autre  part  que  seuls  les  patrons  sont  capables  de  maintenir  les  emplois contrairement  aux assertions  de  certains  partis  de  gauche  qui  prétendent  à  tort  que  les  patrons  sont  inutiles  et  surtout  malfaisants (NPA  en  particulier)
 
Avec 99%  de  nos  entreprises  françaises  qui  emploient  moins  de 50  salariés, tous  ces  salariés  savent  depuis  toujours  que  leurs "petits"  patrons sont  comme  eux  face  à  l'adversité et  qu'ils  subissent  les  mêmes  maux  que  tous  leurs  salariés. (petites entreprises  qui  emploient 14 millions  de  personnes  sur  les 16 millions  d'emplois  du  privé  dont 6 millions  au  sein  des  entreprises  de  moins  de 9  salariés)
 
cette  prise  de  conscience  débouche  alors  sur la  méfiance  à l'égard  des  syndicats (majoritairement  de  fonctionnaires) incapables d'endiguer la  descente  aux  enfers  et  la  perte  annoncée  de  plus  d'un million  et  demi  d'emplois  au  cours  des 18 prochains  mois.
 
Mais  surtout  à l'égard  du  gouvernement qui  passivement  trompe  le  peuple  en  refusant   de  dire  la  vérité  et  qui  demain  risque  d'être tenu  pour  responsable  de  la catastrophe   sociale  du  pays.
 
la  diminution  visible  des  manifestants  lors  des  "manifs"  de  nos  syndicats  qui  ne  représentent   plus  qu'eux  mêmes devrait  inquiéter  nos  gouvernants,  car l'absence  de  manifestants  visibles n'exclue pas  une  explosion  sociale  imprévisible quand  l'état  en  faillite sera  obligé  comme  certains  pays de  diminuer  le 10%  les salaires  des  fonctionnaires  et  les  retraites,
 
 Le  gouvernement  FRANCAIS   a  déjà  été  contraint  de  prendre  ce  type  de  mesure  en 34 et 35,  la  conséquence en a été  le  Front  POPULAIRE, le  désarmement  du  pays  et 4  ans  plus  tard la  défaite et  l'invasion  du  pays.

07.12.2008

PS l'heure est arrivée pour Ségolène ROYAL de franchir le rubicon

 

La mise  à  l'écart   de  Ségolène  ROYAL
 

Le Conseil national du PS a voté pour l'équipe de direction, "secrétariat national" présentée par la première secrétaire Martine Aubry, forte de 38 membres. 

Les partisans de Ségolène Royal se sont abstenus.

Le Conseil national du PS a par ailleurs approuvé avec 146 voix pour et 72 abstentions

 le texte d'orientation politique proposé par la direction de Martine Aubry.

Mme Aubry a présenté la liste de son "gouvernement"

- porte-parole: Benoît Hamon

- secrétariat national chargé de la rénovation: le député Arnaud Montebourg

- conseiller politique auprès de la première secrétaire: le député François Lamy

- chargé de la coordination: le député européen Harlem Désir,

Valls  et  peillon  définitivement  écartés...

Par ailleurs, le Conseil a rejeté, dans un vote bloqué, avec 123 contre et 54 pour,

 TOUS les amendements présentés par l'équipe de   Ségolène  ROYAL 

sur le texte d'orientation, portant notamment

sur la stratégie d'alliance et le coût des cotisations au PS.

Le  conseil  national  du  PS vient  (le  pense  t il) d'enterrer Ségolène  ROYAL  et  tous  les  représentants de  son  équipe malgré  les 49,98%  des  voix  obtenues   lors  du  dernier  vote  si  contesté.

Le  rejet  des  amendements  comme les  cotisations  à 20€ et  la  stratégie  d'alliance place l'ex  candidate  dans  une  posture  d'éviction  définitive.

Connaissant  Ségolène  ROYAL  peut  on imaginer  un instant  qu'elle  puisse  se  plier  à ce  diktat  qui n'a  pour  seul but  que  son enterrement?

Martine  AUBRY  s'est  donc  pliée  aux  exigences  de  FABIUS  de  DELANOE  de  JOSPIN et  de  DSK. Dispose  t elle  réellement  d'un  autre  choix?

Elle  portera  donc  la  lourde  responsabilité d'un  départ  forcé  de Ségolène  ROYAL  et  de  son  équipe  et  plus  encore  des 80%  d'électeurs   du  PS qui dépendent  de  l'ex  candidate.

Ségolène  ROYAL  n'a  plus  d'autre  choix  que  de  fonder  son  propre  parti.

 Rester  au  sein  d'un vieux  parti  qui  la  vomit l'écartera  définitivement  de  la  vie  politique  comme  le  souhaite  son  comité  de  direction.

L'heure  est  enfin  arrivée  de  franchir  le  RUBICON.

22.11.2008

Avenir du PS? la guerre, la défaite et le déshonneur devant l'histoire et le peuple de FRANCE!

 Mais il ne s'agit plus de tactique de parti mais avant tout de stratégie.

Martine Aubry  quelque soit ses compétences et elles sont très nombreuses, ceux qui ont travaillé avec elle lors de son premier passage au ministère du travail doivent s'en souvenir.

Capacité d'analyse hors du commun, puissance de travail étonnante à bien des égards, méthodologie et sens de l'organisation aussi hors du commun.


Mais sur la stratégie, Ségolène royal a déjà un temps d'avance et plus encore le soutien de certains sympathisants qui ne sont pas encartés au PS et surtout qui n'y seront jamais avec les thèses dépassées que Martine AUBRY sera dans l'obligation d'accepter dans son futur programme présidentiel.


C'est ce point qui est fondamental aujourd'hui dans la seule perspective essentielle

 c'est à dire celle de 2012.

 

 


En étant encore plus dur, en 2011, avec la candidature légitime de Martine  AUBRY ,Ségolène  ROYAL devra comme CHIRAC en 1995 maintenir sa candidature contre AUBRY et donc quitter le PS.


2011 marquerait alors le double échec de Royal et d'AUBRY. la seule hypothèse efficace s'imposera alors dans les prochaines jours ou les prochaines semaines.

Les vieux croûtons  du PS ne veulent pas d'elle, soit : alors elle devra alors quitter ce parti en créant un nouveau parti radical socialiste   afin  de  disposer des  trois ans impératifs  pour poursuivre son ébauche de programme dans la seule perspective d'absorber  sans alliance avec le MODEM  80% de cet électorat seul gage de victoire en 2012.

Avec l'ébauche de son programme de nombreux gaullistes seront prêts à lui accorder leurs confiance, ce" qu'ils ne feront jamais pour Martine AUBRY engluée  dans  des  thèses  dépassées  et  donc condamnée  par  avance  à l'échec.

Obliger  Ségolène  ROYAL  à  ce  choix  qui  lui  sera  très  douloureux  à  prendre, 

 condamnera  définitivement  le  PS  des  anciens essentiellement  formés  par  plus  de 50% 

d'élus dont  la  majeure partie  est  issue  de l'éducation  nationale  ou  de la  fonction  publique.

Les  conséquences  seront   dramatiques  pour  le  PS  dont  le  seul  avenir  demain deviendra  synonyme  de  celui  du  PCF.

 En  effet  ce  parti  verra  plus  de 50%  de  ses adhérents  quitter  le  navire  mais   surtout plus  de 80%  de  ses  adhérents.

Comment  les  éléphants  peuvent  ils  privilégier  leur  seul  avenir  sans à  aucun moment  penser à  ce  qu'ils  doivent  au  peuple non seulement  de  gauche  mais  à la FRANCE?

S'ils  obligent Ségolène  ROYAL  à cette  extrémité   dont  ils  porteront  l'entière  responsabilité   devant  l'histoire, pire  que  celle  du   sang  contaminé, ils  perdront arithmétiquement   toutes  les  prochaines  élections  dans  cette  division  qu'ils  auront  imposée.

 Comme  en 38  à  Munich, ils  auront  la guerre,   la  défaite  mais pire  le  déshonneur  devant  l'histoire  et  le peuple  de notre  Pays.

Le non choix (à vérifier et elle le fera, car ce serait  mal la connaître , car  elle  se battra  jusqu'au  bout  avec  sa  pugnacité  habituelle) maintiendrait  le PS dans l'opposition en 2012.

28.09.2008

CTRISE mondiale analyse et demandes de DSK

 

L'article de  DSK publié  ce  week  end  dans  la presse  Française    nous  éclairera sans  doute  mieux  que  nombre  de  lamentations  d'anciens  dirigeants  socialistes . 
 
 Les  sondages  eux  mêmes  laissent  entendre  qu'il  serrait  avec  plus  de 36%  d'intentions  favorables  le  mieux  placé  des  futurs  présidentiables  du  PS  pour 2012. (avec  plus  de 10 points  devant  Delanoé)
 
L'article  joint  montre  à  l'évidence l'analyse  claire  et  précise   du  DG  du  FMI.
 
Son  analyse  appelle  cependant  quelques  remarques  tant  sur  le  fond  que  sur  la  forme.
 
1/  Qui  peut  croire  qu'une  fois  cette  crise réglée,  car  elle  le  sera  inévitablement  sans  doute  dans 4 ou 5  ans  comme  le  sous  entend  DSK  lui  même,  que  le  monde  financier  puisse  accepter un  organe  de  régulation?
 
Qui  peut  croire  que  ce  mandat  puisse  être  confié  au   seul  FMI ?
 
Qui  peut  croire  que  les  USA  créateur  de l'ONU  et  donc  de  tous  ses  dérivés  puissent   demain,  alors   qu'ils  remettent  en  cause le  fonctionnement  l'ONU  lui  même , puissent  donc  accepter  le  contrôle  de leur  économie?
 
En  conséquences  toutes  ces  recommandations ressemblent  plus  à  des  incantations  pieuses!
 
Il  s'agit  certainement   de  demandes  de bon  sens,  mais  qui  a l'autorité  pour  les  imposer? Personne  à  ce  jour  et  sans  doute  personne  demain!
 
La  réponse  à cette  question  conditionne l'avenir  des  recommandations  de  DSK  qui  le  sait  malheureusement.
 
2/ l'autre  point  beaucoup  plus  inquiétant 
 concerne  le  montant  calculé  par  les  services  du  FMI  , montants  immédiatement  repris  par  l'exécutif  des  USA  à  savoir 1000 milliards  de dollars.
 
Ce  montant  ne  semble  pas  correspondre  aux  chiffres  fournis  par  d'autres  sources  financières  qui  elles  annonceraient  près  de 5000 milliards  de  dollars.
 
                                  Sur  ce  point  où  est  la  vérité?
 
Ne  retenir  que  ce  montant  ferait  porter  demain  une  lourde  responsabilité  au  DG  du  FMI  s'il  s'avérait  que  la  réalité  était  encore  pire  que  les  prévisions.
 
            Par  ailleurs  en  ne retenant  que  les  montants  indiqués  par  le  FMI  qui  même  catastrophiques ne  représentent  en  somme  que  le  montant  des  fonds  souverains  de la  CHINE.  il  est  envisageable  que  l'économie  mondiale  ne puisse  être  durablement  freinée  par  cette  catastrophe  localisée  car  américaine.
 
             L'avenir  seul  indiquera  quel  était  le  véritable  montant  de  cette  catastrophe  bancaire  des  banques  d'affaires  des  USA.
 
 
 
 
 
 
"DSK: "Mon plan pour l'économie mondiale"

P
ropos recueillis par Claude ASKOLOVITCH, à Washington

Le Journal du Dimanche >> Pendant que ses amis politiques se déchirent en France, Dominique Strauss-Kahn est totalement absorbé par sa fonction de directeur général du Fonds monétaire international. Qui plus est alors que le système financier américain est ébranlé par une grave crise. L'occasion pour DSK de livrer son diagnostic et de proposer les services du FMI comme régulateur du système.



Dominique Strauss-Kahn prône la régulation de la finance internationale. (Reuters)Dominique Strauss-Kahn prône la régulation de la finance internationale. (Reuters) Sur le même sujet * Sondage: DSK en pole pour 2012 * La grâce de l'exilé


Est-ce que la peur est le pire ennemi de l'économie, comme le dit Nicolas Sarkozy?

Le plus grand danger, c'est qu'on oublie la peur. Le risque, quand la crise financière sera maîtrisée, c'est qu'on revienne aux vieilles habitudes. Pour l'instant, on éteint l'incendie. C'est ce qu'il faut faire dans l'immédiat, et c'est ce que font les autorités américaines. Mais après, nous devrons tirer les conséquences de ce qui vient d'arriver: donc réglementer très précisément les institutions et les marchés financiers. C'est parce qu'il n'y avait ni règle, ni contrôle -ou pas assez de règles et de contrôles- que cette crise est née.

Comment avez-vous vécu cette crise? A un moment, avez-vous vu l'économie mondiale s'écrouler?

La dramatisation est trompeuse. Cela fait des mois que je savais à quel point le système financier était fragile. En avril dernier, le FMI avait publié ses conclusions sur la crise financière américaine. Le jour où j'ai reçu le rapport de mes services, j'ai été impressionné: nous estimions les pertes à 1000 milliards de dollars... mais seulement 200 avaient déjà été enregistrés. Donc il y avait encore 800 milliards de pertes à venir... Et nous étions un peu en dessous de la réalité!

Qu'avez vous fait à l'époque?

J'ai publié ces chiffres. Le FMI a joué son rôle. Nous avons dit que la crise financière provoquerait un ralentissement sensible de la croissance mondiale. Mais on n'a pas voulu nous entendre. On nous a reproché notre pessimisme. D'habitude, les prévisions du FMI sont des références. Là, le ralentissement net de la croissance était plus dur a accepter.

Auriez-vous dû crier plus fort?

On peut toujours se reprocher de ne pas avoir fait assez de bruit. Mais tout gouvernement a toujours tendance à refuser les obstacles, tant qu'il n'a pas le nez dessus. J'ai été ministre, je connais cela!

Nos gouvernements doivent préparer les populations à la récession?

Il y a un ralentissement sérieux et durable de la croissance mondiale. Ça va être difficile pour l'Europe et parfois plus dur encore dans certains pays pauvres, surtout ceux qui sont directement frappes par "l'autre crise", celle de prix des matières premières. Mais l'économie réelle ne s'effondre pas. Les monnaies ne basculent pas. Les banques centrales parviennent à gérer la crise financière.

Et ça peut tenir indéfiniment?

Non. C'est pour cela qu'il faut réformer. Jusqu'ici, on a résolu les problèmes à mesure qu'ils se présentaient. Maintenant, il faut les attaquer globalement. Ce sont les 700 milliards de dollars du plan Paulson. Ce plan est bienvenu, parce qu'il est global. Mais il doit être le premier acte d'une action politique internationale.

Mais les contribuables américains ne veulent pas payer pour les erreurs des financiers...

C'est compréhensible. En Europe, nous avons aussi eu ce débat sur la "socialisation des pertes et la privatisation des profits"... Les politiques injectent de l'argent public pour éviter que tout l'édifice financier s'écroule parce que c'est la stabilité de nos économies qui en depend. Mais ensuite, il faut réformer. Sinon, s'imposera l'idée du puits sans fond, de l'Etat qui vole au secours des managers incompétents et des spéculateurs cupides.

Donc il faut une réponse politique, pas seulement technique.

En l'occurrence, il n'y a pas de réponse financière qui ne soit politique. Mais s'il n'y a qu'un discours politique, c'est de l'incantation. Aujourd'hui, on admet que la crise vient de l'absence de régulation par la puissance publique. Le marché ne se suffit pas à lui-même. Le marché ne soigne pas le marché...

Nicolas Sarkozy parle de la fin "d'un capitalisme financier" qui avait "perverti" l'économie...

Cela montre le niveau de l'inquiétude générale. C'est la fin d'une période où l'on a cru que le marché suffisait à réguler l'activité financière. Cela n'a jamais été mon cas.

Avez-vous été choqué ces dernières années?

Trop souvent! Le système n'avait plus de sens. Pour maximiser leurs gains, des acteurs de la finance prenaient des risques inconsidérés. On multipliait des produits dont on ne maîtrisait pas les dangers; on avançait à l'aveugle, dans des transactions opaques... Aujourd'hui les tycoons de la finance reconnaissent en privé qu'ils ont été trop gourmands! Ça montre que la question des rémunérations n'est pas marginale: contrôlons les gains des financiers, on contrôlera aussi la finance. Mais ce n'est pas une question morale mais idéologique.

Idéologique?

L'idéologie dominante prônait la régulation des marchés par le seul marché. Les régulateurs -comme moi, si vous permettez- étaient minoritaires. Je pense que c'est terminé. L'idéologie de l'autorégulation est pulverisée par les faits. Les Etats, les puissances publiques reviennent. Partout. Pour sauver le système financier, on en vient à des solutions qui rappellent les nationalisations temporaires que je prônais en France, sous les lazzis: c'était du colbertisme! C'est devenu du simple bon sens.

Le social-démocrate exilé au FMI est devenu hégémonique...
 

Il n'y a aucun débat partisan ici. Des progressistes comme Lula ou Zapatero, mais aussi Nicolas Sarkozy, et les Chinois, et -vous verrez- les Américains, réclament ou réclameront une régulation.

Et qui va mener cette réforme?

Le Fonds monétaire international peut le faire. Les gouvernements de la planète, tous les gouvernements, pas seulement ceux des pays riches, ont intérêt a se servir du FMI pour cela. Nous avons été créés en 1944 comme une sorte de service public mondial. Nous sommes les gardiens d'un bien public global: la stabilité financière, au service de l'économie. En 1944, ce qui menaçait, c'était l'anarchie monétaire. Aujourd'hui, il faut faire face, en plus, à l'anarchie financière: l'opacité, la cupidité, l'irresponsabilité d'un système qui s'est developpé sans rapport avec l'économie réelle... La finance doit être contrôlée. Nous sommes prêts à le faire si on nous en donne le mandat. Nous sommes dans notre rôle, et je le revendique.

Le FMI sera un gardien mondial des finances mondiales?

Il doit être le lieu de la discussion d'abord, de la décision ensuite. Sur l'analyse de la crise comme sur les normes qu'il faut adopter. On connaît les pistes: transparence des transactions et de l'évaluation des actifs; contrôle des rémunérations; évaluation des risques, notamment pour les fonds d'investissement. De même les agences de notation doivent être supervisées. C'est un devoir pour les puissances publiques de définir, au niveau international, des rêgles universelles de fonctionnement des marchés financiers...

Une seule règle, un seul règlement? La même loi à Londres, à Tokyo, à New York?

Chaque pays votera ses propres lois. C'est le minimum indispensable de la légitimité démocratique! Mais les règles générales devront être universelles, parce que le système financier est globalisé...

Et qui fera appliquer ces rêgles? Le FMI?

La décision, entre les Etats, doit reposer sur le consensus. On peut avoir des autorités nationales ou régionales (comme l'Union Européenne, par exemple), mais il faut un garant global. Une institution qui vérifie que les normes -transparence, équité- sont appliquées partout. Le président brésilien Lula et les premiers ministres anglais et espagnols Brown et Zapatero, le ministre des finances allemand Steinbruck, viennent de souligner la nécessité d'un organisme international pour superviser les systèmes financiers. Cette idée va s'imposer.

C'est le "Bretton Woods" que réclame la France?

C'est un beau titre! A Bretton Woods, en 1944, on a traité de la guerre des monnaies. Maintenant, on doit imposer l'ordre public aux banques et aux marchés financiers. Parce que nous rassemblons tous les pays, nous sommes capables de définir et de garantir le compromis et l'intérêt général. C'est ce dont le monde a le plus besoin. Longtemps, la Chine et les Etats-Unis ont refusé d'être soumis à nos missions d'évaluation de la stabilité financière. Cette année, ils viennent d'accepter! C'est un signe.

Vous êtes préoccupés par la situation française?

Comme citoyen, la France ne me quitte pas. Mais le Directeur du FMI, par tradition, ne s'exprime pas sur la situation économique de son pays. Les Etats-Unis sont passés du laisser-aller à l'interventionnisme en quelques jours.

Les Européens seraient-ils capables de réagir aussi vite en cas de crise majeure?

Aujourd'hui, non, faute d'un gouvernement économique européen. Les Etats-Unis sont un pays. L'Europe est une construction.

Les Etats-Unis sont un pays qui n'est pas tenu par des normes budgétaires. L'Europe doit-elle assouplir ses règles, renoncer à ce que Nicolas Sarkozy qualifie de "religion"?

L'Europe a besoin de politique, de décision, de rapidité... Mais elle n'a pas besoin de désordre! S'abstraire de ses propres règles, alors qu'on a décidé de réguler le système financier international, ça serait curieux. S'il faut ajouter à l'anarchie financière le laisser-aller budgétaire, on jouera à l'envers. On ne va pas ajouter de l'endettement à l'endettement! "

24.09.2008

AFGHANISTAN et maintenant qu'allons nous faire?

 

Le  vote  de  nos parlementaires  de l'Assemblée  National  est  sans  appel.
 
Les  socialistes  eux-mêmes  admettaient  qu'un  retrait immédiat  ne  pouvait  être  envisagé  et  ce  malgré  un  vote  protestataire.
 
En  revanche  les  questions  posées  par  Monsieur Ayrault  devront être  reprises  et  surtout  obtenir  des  réponses  claires dans  un   très  court  avenir.
 
Sans  reprendre  la  fiche  publiée  sur  ce  blog (liens  ci  dessous)  concernant  les  réponses  aux  pourquoi  et  comment  rester  sur  ce  théâtre  d'opérations,  la  lecture  de  certains  blogs  révèle  des  faits  qui  ne  sont  pas  ou  partielement   connus   du  grand  public.
 
En  effet  pourquoi  sommes  nous  engagés  dans  ce  pays? 
 
Quelles  sont  les  véritables  motivations qui  ont  conduit  les  USA  et  l'ONU à  engager  cette  guerre  de  "libération"?
 
La  destruction  des  bases  arrières  d'al quaïda  devenait  la  raison  majeure  de  cet  engagement  légitimé  par notre  conception occidentale  de  riposte  légitime  face  à une  agression   sans  précédent  aux  USA  en 2001.
 
Motif  qui  donnera  tout  son  sens  à la  résolution  de l'ONU  et  donc  à l'engagement  des  forces  de l'ONU  doublées  d'une  seconde  force  indépendante  sous  contrôle opérationel direct du  pentagone  Américain.
 
La  tentative  de  déstabilisation  orchestrée   par  les  USA  en  Géorgie  il y a  quelques  semaines  doivent  nous  amener  lucidement  à  saisir  d'autres  raisons "légitimes ou  pragmatiques "  de  l'engagement  de  l'occident  dans  cette  Asie  centrale  si difficile  à  comprendre  et  jamais  pacifiée   depuis  l'invasion  d'Alexandre  le  Grand  il  y a plus  de 2300  ans.
 
Certes  nous  sommes  contraints  maintenant  que  nous  y  sommes  à  rester  dans  ce  pays.
 
La      stratégie  c'est  à  dire  l'objectif  politico-  militaire  doit  être  entièrement  repensée  et  non  se limiter  à  une  vision étriquée  qui repose  sur  l'émotion occidentale  et  cette  notion  des  droits  de l'homme  souvent  prétexte  à dissimuler  d'autres  motifs  moins  avouables.
 
L'article   de Thierry  Meissan publié  sur  " réseau Voltaire"  donne  une  amorce  de  réponse  très  éloignée  de  la  perception  simpliste  ou  volontairement  simplifiée  qui a  présidé  au  consensus   depuis 2001.
 
Moins  de 1%  des  Français se  disaient  concernés  par  les  affaires  internationales  et  la  politique  étrangère   lors  de la  campagne  de l'élection  présidentielle.
 
Comme  le  disait  Marx  "on  ne  réfléchit  qu'avec  le  ventre  plein",  leurs  priorités  étaient  donc  ailleurs.
 
 Pour  comprendre  il  faut  disposer  des  éléments    et  si possible  de l'ensemble  des  données  au  risque   alors même  avec  une  bonne  capacité  de jugement  de  se  tromper  à  coup  sûr.
 
 
article   Réseau Voltaire
 
 

"Acculée en Afghanistan, l’OTAN organise un attentat au Pakistan

« L’attentat d’Islamabad, c’est le 11-Septembre du Pakistan »


par Thierry Meyssan*

Le slogan comparant l’attentat d’Islamabad et le 11-Septembre est plus réaliste qu’il n’y paraît. Ce carnage non-revendiqué sert en effet exclusivement les intérêts de l’OTAN : l’Alliance atlantique doit prendre le contrôle de toute urgence de la passe pakistanaise de Khybar pour approvisionner ses troupes en Afghanistan. Dans le cas où l’Alliance ne parviendrait qu’à rétablir partiellement sa logistique, Washington envisage de sacrifier les troupes alliées.


22 septembre 2008

Depuis
Beyrouth (Liban)


http://robocup555.blogs.nouvelobs.com/media/00/02/18929934.jpgUn attentat d’une violence sans précédent dans le pays a ravagé l’hôtel Marriott d’Islamabad, le 21 septembre 2008. Un camion piégé, contenant une puissance explosive estimée à au moins 600 kg de TNT et diverses munitions, a creusé un vaste cratère, tué plus de 60 personnes et blessé plus de 226 autres. Commentant l’évènement à la télévision, le rédacteur en chef du Daily Times a déclaré : « C’est le 11-Septembre du Pakistan ». Ce cri a été repris par l’ensemble des agences de presse occidentales. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, l’attentat a été attribué par les autorités à la mouvance Al-Qaida. En réaction, le président Zardari a annoncé qu’il ne renoncerait pas et intensifierait sa lutte contre le terrorisme.

Replacés dans leur contexte, ces évènements n’ont malheureusement rien de surprenant.

Dans la foulée de l’effondrement de l’Union soviétique et de l’indépendance des États d’Asie centrale, les grandes compagnies pétrolières occidentales ont multiplié les plans pour exploiter les hydrocarbures du Bassin Caspien. La firme californienne UNOCAL a porté deux vastes projets. Le premier (dit BTC) devait relier la Caspienne à la Mer noire en passant par l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie, notamment avec l’aide du britannique BP ;

le second devait relier la Caspienne à l’Océan indien via le Turkmenistan, l’Afghanistan et le Pakistan, principalement avec l’aide du saoudien Delta Oil.

Si le BTC a été construit sans grande difficulté, il n’en fut pas de même pour le pipe-line trans-afghan. UNOCAL se heurta au chaos régnant dans le pays et se rapprocha de la Maison-Blanche pour obtenir la stabilisation de cette région. La firme engagea Henry Kissinger comme consultant, et confia la direction du projet aux ambassadeurs John J. Maresca, Robert B. Oakley et à deux experts Zalmay Khalilzad et Hamid Karzaï. Washington acheta l’aide des talibans, qui contrôlaient la majeure partie du pays. Pour ce faire, le département d’État leur accorda une subvention de 43 millions de dollars en mai 2001. Avec l’accord du G8 (sommet de Gênes, 20-22 juillet 2001), des négociations multilatérales furent alors ouvertes à Berlin avec l’Émirat islamique bien que celui-ci ne soit pas reconnu par la communauté internationale. Cependant, les talibans émirent de nouvelles exigences et elles échouèrent.

Les États-Unis et le Royaume-Uni planifièrent alors une invasion de l’Afghanistan. Fin août 2001, ils concentrèrent leurs forces navales en mer d’Oman et acheminèrent 40 000 hommes en Égypte. Le 9 septembre 2001, le leader tadjik pro-russe Shah Massoud fut assassiné, mais la nouvelle fut gardée secrète. Le 11 septembre 2001, le président Bush accusa les talibans d’être impliqués dans les attentats qui venaient de survenir à New York et Washington et leur adressa un ultimatum. Puis, les Anglo-Saxons renversèrent les talibans et prirent le contrôle du pays lors de l’opération « Liberté immuable » [1].

7 ans plus tard, le pipe-line n’est toujours pas construit et le pays est toujours en proie au chaos. UNOCAL a été absorbé par Chevron avec la bénédiction de Condoleezza Rice ; John J. Maresca est devenu le patron du Business Humanitarian Forum qui s’occupe activement de la culture du pavot en Afghanistan à des fins médicinales (sic) ; Robert B. Oakley est chargé de proposer un plan de réorganisation des institutions militaires ; Zalmay Khalilzad est devenu ambassadeur des États-Unis à l’ONU ; Hamid Karzaï a fait usage de sa double nationalité pour devenir président de l’Afghanistan transformée en narco-État.

Le Pentagone, absorbé par le bourbier irakien, a largement délégué l’occupation militaire de l’Afghanistan à ses alliés de l’OTAN. Pour approvisionner ses troupes, l’Alliance atlantique a signé un protocole avec l’Organisation du Traité de sécurité collective (sommet de Bucarest, 4 avril 2008). La logistique est acheminée via la Russie, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. Commentant cette étrange facilitée accordée à l’OTAN, le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a rappelé l’importance de la coopération internationale contre le terrorisme ; plus direct, l’ambassadeur Zamil Kabulov a déclaré à Vremya Novostei que l’intérêt de Moscou était de voir les Occidentaux s’embourber et mourir en Afghanistan.

Or le 8 août 2008, les États-Unis et Israël ont lancé les troupes géorgiennes à l’attaque des populations russes d’Ossétie du Sud. En riposte, l’armée russe a bombardé les deux aéroports militaires israéliens en Géorgie et le pipe-line BTC. Puis, le président Medvedev a réunit l’Organisation du Traité de sécurité collective qui a abrogé le protocole le liant à l’OTAN. Enfin, les médias publics russes ont soudain remis en cause le lien supposé entre les attentats du 11 septembre 2001 et la colonisation de l’Afghanistan par l’OTAN.

Ce retournement est d’autant plus grave pour l’OTAN qu’elle essuie défaite sur défaite. 54 % du territoire afghan est aux mains des insurgés. Pour leur faire face, le général David McKiernan exige l’envoi de trois brigades supplémentaires (soit 15 000 hommes, qui devraient être prélevés sur le contingent irakien). Mais il n’est évidemment plus question d’envoyer des renforts alors que les 47 600 hommes déjà présents ne sont plus approvisionnés et sont donc en très grand danger.

Pour rétablir sa chaîne logistique, l’Alliance doit impérativement trouver d’urgence une voie d’acheminement. Aucune solution satisfaisante ne peut être effective à brève échéance. Cherchant d’abord à sauver en priorité les GI’s pris au piège, le secrétaire à la Défense Robert Gates a multiplié les considérations ampoulées sur le manque de coordination entre l’ISAF, les Forces spéciales US et l’armée afghane, pour proposer en définitive de modifier la chaîne de commande. Toutes les troupes, y compris alliées, seraient placées directement sous l’autorité du CENTCOM. En d’autres termes, les Alliés n’auraient plus leur mot à dire et le Pentagone pourrait servir les troupes anglo-saxonnes (US, UK, Canada et Australie) et laisser les autres se débrouiller tous seuls (Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, etc.).

L’Afghanistan étant fermé à l’Est par une haute barrière montagneuse, le seul corridor d’approvisionnement est la passe de Khyber, située en territoire pakistanais. Elle était utilisée uniquement pour le ravitaillement des troupes en carburant. Lors du week-end prolongé de l’anniversaire de la naissance du prophète (23 avril 2008), une soixantaine de camions citerne se sont entassés au poste-frontière de Torkham. Les insurgés ont attaqué le camion central au RPG et l’ensemble s’est enflammé en un gigantesque brasier. Depuis, les convois ne se déplacent que sous bonne escorte.

Pour sécuriser la passe de Khyber, le Pentagone a bombardé des cibles suspectes en territoire pakistanais, le 3 septembre. L’ultra pro-US Ali Asif Zardari a été élu président du Pakistan, le 5 septembre. Le chef d’état-major interarmes US, l’amiral Mike Müllen, a effectué une visite surprise au Pakistan, le 15 septembre. Il a exigé que le Pakistan cède le contrôle de la passe de Khyber aux États-Unis.

Le 21 septembre, le président Zardari a prononcé son discours d’investiture devant le Parlement. Il s’est engagé à soutenir les efforts du Pentagone contre les « terroristes » afghans. À l’issue de la cérémonie, les membres du gouvernement et les parlementaires ont été invités à l’iftar (rupture du jeûne de ramadan) à la résidence du Premier ministre. La plupart d’entre eux étaient furieux à la fois parce que le nouveau président n’avait pas confirmé son engagement de rétablir les juges de la Cour suprême et par ce qu’il avait laissé entendre qu’il abandonnerait la souveraineté sur la passe de Khyber. Au cours de la réception, un camion piégé a frappé le l’hôtel Marriott où l’iftar (rupture du jeun, ndl) avait initialement été prévu. Cet attentat ne pouvait être compris par les parlementaires que comme un avertissement de l’OTAN qui n’hésiterait pas à les éliminer s’ils s’opposaient à ses projets. Au plan médiatique, cet attentat justifie la prise de contrôle US d’une portion de territoire pakistanais, comme ceux du 11-Septembre avaient justifié l’invasion de l’Afghanistan.

Intervenant à la télévision, Najam Sethi, le rédacteur en chef du quotidien libéral Daily Times, s’est exclamé : « C’est le 11-Septembre du Pakistan ». M. Sethi est un journaliste connu pour son alignement sur Washington dont il a soutenu toutes les incohérences. Ainsi a-t-il approuvé le coup d’État militaire du Général Musharraf en 1999 au nom de l’« ordre » et défend-il aujourd’hui le nouveau pion US, Ali Asif Zardari, au nom de la « démocratie » cette fois. Il a fondé le Daily Times avec des capitaux états-uniens, début 2002.

Quoi qu’il en soit, cet attentat marque l’extension de la guerre d’Afghanistan au Pakistan et remet en cause l’équilibre régional.

Thierry Meyssan in Réseau Voltaire"

 

Articles  publiés  sur  le  blog  présidentielles 2007- 2012 projet

Mise  au  point  d'un  "pro"

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GEOPOLITIQUE

 

 

13.09.2008

les fondamentaux de la politique étrangère

 

l'intermède  de  la Géorgie nous  ramène  prosaîquement  aux  réalités.
rappel  d'une  note  publiée  en juillet 2007  et diffusée  sur Agoravox
  jeudi 27 juillet 2006
  Ecouter MP3  (ReadSpeaker)
 

Les fondamentaux de la politique étrangère

Nous avons assisté le 14 juillet au défilé traditionnel de nos Armées sur les Champs Elysées.

 

La Ministre de la défense comme d’ailleurs le CEMA se félicitent de l’impact et de la considération de nos forces au sein de la population française.

 

Le lien Armée / nation, si cher à nos politiques, serait des plus solides. La méthode COUE a du bon tant qu’elle présente ces souhaits comme des faits réels et partagés par tous.

 

La réalité est cependant tout autre, et contrairement à Mme Alliot-Marie, les futures échéances présidentielles remettront sur la table de la négociation cette idée des "dividendes de la Paix", si chère aux socialistes et tout particulièrement à notre ancien Premier Ministre Laurent Fabius. (Auteur de la formule)

 

Le concept même de notre politique de défense, si cher aux Gaullistes, est aujourd’hui dépassé.

 

Ce constat n’impose cependant pas une remise en cause de notre concept de dissuasion Nucléaire

 

L’un des meilleurs ministre de la défense de la Cinquième république, lui-même socialiste, Jean-Pierre Chevènement en est un des plus fidèles défenseurs, au grand regret d’un François Hollande qui, contrairement à François Mitterand, n’a pas encore d’approche des réalités internationales et du rôle indispensable de l’outil militaire à l’existence d’une véritable politique étrangère de la France.

 

Tous les Européens sincères souhaitent à juste titre l’émergence d’une politique étrangère commune des pays membres de l’Union.

 

Ce souhait n’est malheureusement qu’un « Juste » projet, qui à ce jour ne repose sur aucune crédibilité et qui nécessitera plusieurs décennies pour devenir une réalité.

 

La France comme la Grande Bretagne qui sont membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU ont à ce titre des responsabilités que ces deux Pays sont seuls à assumer au sein de l’Europe.

 

Seules leurs capacités de défense et de projection dans le cadre d’actions multilatérales leurs confèrent leurs rôles majeurs dans le maintien de la Paix de par le monde.

 

La Défense n’est que l’outil qui crédibilise notre politique étrangère, diminuer son budget c’est irrémédiablement restreindre l’action de la France sur la scène internationale, alors que l’Europe y est inexistante, si ce n’est à travers la Grande Bretagne et la France.

 

Diminuer le budget de la Défense ne peut s’opérer sur les effectifs qui sont déjà insuffisants eu égard aux missions qui sont déjà confiées aux forces.

 

Notre Armée de terre ne compte que moins de 120 000 hommes capables d’être engagés en opérations extérieures, ce qui limite notre présence à moins de 40 000 hommes simultanés. (1/3 en opérations, 1/3 de retour et 1/3 en attente de départ.

 

Notre Armée de terre représente moins des deux tiers de la seule Armée Suisse.

 

Est-il crédible de poursuivre les déflations successives qu’ont connu nos forces depuis 1981 ?

 

Chacun peut comprendre que le seuil est non seulement atteint mais largement dépassé.

 

Toute diminution porterait impérativement sur le titreV, c’est-à-dire l’équipement des forces. Ici encore, la cohérence du discours doit être expliquée aux Français futurs électeurs qui auront à se prononcer demain pour choisir leur candidat à la charge suprême du pays.

 

S’il est vrai que la part des équipements représente près de 40% du budget, les Français doivent savoir que le Gouvernement de Lionel Jospin avait diminué sur 5 ans ce budget de plusieurs centaines de milliards de francs de l’époque, entraînant ainsi par un manque de maintenance des équipements un vieillissement prématuré des matériels qui remettait en cause l’utilité même de notre outil de Défense et par là, sa crédibilité sur la scène internationale, nous devons nous souvenir de son accueil chaleureux en Israël.

 

Si la maintenance des équipements doit être préservée, il ne reste que le financement des programmes futurs.

 

Les Français doivent être informés que 50% des dépenses des programmes de ces budgets représentent des crédits de recherche et développement.

 

Est-on crédible de vouloir augmenter d’un ou deux milliards d’euros les crédits de recherche et simultanément de diminuer de de 5 à 10 milliards d’euros des crédits déjà programmés qui conditionnent, d’ici 20 ans, notre outil de défense et plus encore nos emplois dans les nouvelles technologies.

 

Les menaces qui pèsent sur notre vieux continent et dans le monde n’ont jamais été aussi réelles. Allons-nous, comme en 1936, désarmer le pays pour se rendre compte quelques années plus tard que nos dirigeants avaient faut fausse route.

 

La France a suffisamment souffert pendant plus de quatre ans du manque de perception des réalités du monde de ses élites Politiques.

 

Nos futurs dirigeants doivent impérativement donner leurs positions respectives sur ces sujets stratégiques. Avant d’en modifier l’outil qu’ils précisent le rôle que doit tenir la France dans l’attente de la construction d’une véritable Défense européene fondement d’une véritable politique étrangère commune à l’Europe qui n’est aujourd’hui qu’un vœu pieux !