18.07.2011

PS présidentielles 2012: le PS apprend t il enfin à compter?

 

La crise de la GRECE et donc de l'EURO qui risque ainsi de voler en éclat ,crédibilisant d'ailleurs les propositions farfelues du FN (sortie d'office si ce dernier s'écroule) impose aux candidats socialistes d'aborder enfin la réalité à savoir l'économie.
 
mais soyons réalistes et posons les vrais problèmes pour enfin essayer de comprendre.
 
La crise de la GRECE se résume en trois ou quatre mots.
 
1/ ce pays dépense plus qu'il n'est capable de produire (est il le seul d'ailleurs?)
 
2/ ce pays a recruté un % inimaginable de fonctionnaires et assure des dépenses sociales qu'il finance à crédit, (est il encore le seul?)
 
3/ Ses créanciers sont majoritairement les ALLEMANDS et de nombreuses banques françaises, qui utilisent ainsi l'épargne de nombreux français persuadés (à tort sans doute) qu'ils se préparent un supplément de retraite confortable
 
4/ le risque de faillite de ce pays est il possible?
 
certains par idéologie affirmeront devant les conséquences désastreuses que cela est inimaginable. (éclatement de la zone euro en particulier)
 
mais ceux qui jusqu'ici ont prêté de l'argent ne veulent plus prêter le moindre centime.
 
c'est cela le fond du problème, car ces créanciers savent que jamais la GRECE ne pourra rembourser le moindre centime sans une purge inacceptable par son peuple dans ses dépenses publiques.
 
Ces créanciers savent par ailleurs que tout l'argent prêté ne sera jamais remboursé, raison pour la quelle ils ne veulent plus ajouter un seul centime à la dette de ce pays.
 
Qui peut leur reprocher et surtout qui peut les obliger à financer des dépenses sociales d'un pays qui vit au dessus de ses moyens?
 
La situation est donc catastrophique, car si le gouvernement de ce pays ne trouve pas rapidement de quoi rembourser ses intérêts de dette, il sera très vite dans l'impossibilité de faire de nouveaux crédits et donc de payer les salaires de ses fonctionnaires ainsi que ses dépenses sociales.
 
ALORS si les particuliers ne veulent plus financer les dépenses de ce pays sur endetté, qui pourrait les remplacer, si ce n'est de l'argent public ?
 
ce sont donc nos impôts par le truchement de la CEE qui devraient venir en aide à ce pays (mais surtout les prochains qui sont dans la même situation catastrophique) pour sauver l'édifice Européen et surtout sa monnaie.
 
Mais comme chacun sait, le budget de l'EUROPE est ridiculement bas 1% seulement du PIB de l'ensemble de ses membres.
les marges de manoeuvre sont donc par construction fort limitées.
 
L'idée géniale des socialistes consisterait donc à lever de nouveaux impôts (mais combien de temps sera t il nécessaire à leur mise en place quand ce type de mesure nécessite un vote à l'unanimité)
sans doute 10 ans de palabres inutiles.
 
 
Hollande propose donc ce nouvel impôt, sachant par avance que ceci est illusoire.
 
 
mais ce Brave HOLLANDE sait que ce risque existe aussi pour le pays et dans un souci de réalisme politique il demande par vance à corriger le programme démagogique concocté par le PS et surtout martine AUBRY
 
Hollande sur le chemin de la rigueur:
 
 
Enfin la candidate ségolène ROYAL qui a appris à compter depuis 2007, (époque à la quelle à la question combien font deux plus deux elle était capable de répondre entre 3 et 5 en fonction de l'auditoire)
découvre enfin que 41% de l'électorat sont insuffisants pouyr gagner et qu'il faut en démocratie au moins 50% des voix pour gagner.
 
Pour gagner disposer de 50% de l'électorat et non seulement les 41% de toute la gauche
 
 
l'économie semble enfin rattraper nos candidats socialistes, deviendront ils plus crédibles pour autant?
 

10.12.2006

présidentielles 2007 arlette Laguiller

Arlette LAGUILLER présidentielles 2007

 

Le discours d'Arlette LAGUILLER est toujours aussi sincère même si les propositions qu'elle proposent sont complétement dépassées et d'un autre siècle.

Le constat qu'elle dresse esr cependant la triste réalité, il est inacceptable de voir se propager une telle misère dans notre pays.

il faut faire quelque chose; certes mais la lutte des classes, la lutte contre le capitalisme "VERSAILLAIS" d'un THIERS contre les communards est dépassée et d'un autre siècle.

Si le constat est juste, si une action doit être entreprise au plus vite pour rendre un avenir et surtout leur dignité aux plus fragiles qui ont été écartés de la vie du Pays depuis 1981, cela ne peut se faire en montant une partie de la population contre l'autre.

Les wagons ne peuvent avancer que si des locomotives tirent les trains. nous ne sommes pas tous égaux sauf en droit depuis 1789. la vie nous fait douleuresement constater comme le disait le professeur "COLUCHE" qu'il vaut mieux naître riche, beau intelligent et en bonne santé, que pauvre, bête,malade etc....

Rien ne peut se faire sans ceux qui ont le courage mais surtout la capacité d'entreprendre, d'imaginer de nouveaux produits de les commercialiser et ainsi de créer les emplois de demain du monde salarial;

ne pas prendre en compte cette réalité consiste tout simplement à nier l'évidence et à créer les conditions comme nous l'avons fait en France depuyis 1981 de la mise à l'écart de 10 millions de français.

si les conséquences sont ntolérables les causes doivent être dénoncées afin d'être corrigées pour rendre possible les conditions d'un avenir digne pour tous.

 

 

extrait du discours d'Arlette LAGUILLER le 6  décembre 2006 à Orléans

 

http://www.lutte-ouvriere.org/pub/met-al.php

 

 

terxte:

 

Travailleuses, travailleurs, camarades et amis,

 

Avant même que Sarkozy annonce officiellement une candidature à laquelle tout le monde s’attendait et que Ségolène Royal soit désignée candidate du Parti socialiste,

 

la presse, la radio et la télévision n’avaient d’yeux que pour ces deux candidats à l’élection présidentielle.

 

On nous parle de démocratie, de liberté de vote, de pluralité de courants politiques. Mais en réalité,

à coups de sondages,

 

de passages répétés à la télévision,

 

à coups de millions déversés,

 

de meetings spectacles et

 

de voyages à l’étranger surmédiatisés, se déroule sous nos yeux

 

la fabrication de deux candidats entre lesquels les électeurs devront choisir celle ou celui qui occupera l’Élysée pour les cinq à venir.

 

On nous a fabriqué ainsi un candidat qui se revendique de la droite et une candidate qui se dit de gauche, dont les programmes, ou plutôt les images, sont assez différents pour qu’on les distingue l’un de l’autre, mais assez proches pour que chacun puisse ambitionner de séduire la partie de l’électorat qu’on qualifie de centriste.

 

Cela se passe comme cela depuis bien longtemps aux États-Unis où deux partis à peine différents l’un de l’autre,

le Parti républicain et le Parti démocrate,

se disputent l’exécutif comme le législatif, fermant pratiquement la possibilité pour d’autres courants non seulement de se faire élire mais même de s’exprimer.

 

Oui, bien sûr, cette bi-polarisation n’est pas, en France, poussée aussi loin qu’aux États-Unis.

 

À droite, l’UMP de Sarkozy est concurrencée par l’UDF de Bayrou et peut-être d’autres, sans parler de l’extrême droite et ses deux candidats, Le Pen et Villiers,

 

À gauche, en dehors du Parti socialiste et de Ségolène Royal, il y a les Verts, l’extrême gauche, le Parti communiste, sans parler de la gauche dite anti-libérale.

 

Mais toute la machinerie électorale fonctionne pour raboter, uniformiser, les multiples opinions qui existent dans l’électorat pour qu’au bout du compte,

 

elles entrent dans le moule de deux opinions préformatées. On pourrait se dire qu’il n’y a qu’une seule place de président et qu’il est dans la logique de cette fonction que les minorités disparaissent.

 

Mais des députés, il y en a 577, il y a de quoi assurer la présence à l’Assemblée d’élus de tous les courants politiques, même minoritaires.

 

Eh oui, si les élections législatives étaient à la proportionnelle intégrale, un courant recueillant 1 % des suffrages devrait avoir cinq élus. Avec le mode de scrutin majoritaire par circonscription, non seulement un courant politique comme le nôtre est écarté de toute représentation, mais les législatives elles-mêmes contribuent à pousser à la bi-polarisation.

Les formations politiques minoritaires à gauche ou à droite n’ont pratiquement pas de chances d’avoir des élus aux législatives s’ils n’ont pas le soutien de l’UMP à droite et du Parti socialiste à gauche. Ou, du moins, si les formations dominantes ne font pas le choix de présenter des candidats contre elles.

 

Du coup, faire miroiter devant les partis minoritaires une attitude bienveillante lors des législatives devient, pour l’UMP à droite et le Parti socialiste à gauche, un moyen de chantage convaincant pour les amener à retirer leur candidature à la présidentielle. Je ne sais pas ce que Christiane Taubira ou Christine Boutin avaient à dire dans cette campagne, mais l’une comme l’autre ont choisi de se retirer –ou leurs formations respectives ont choisi pour elles- l’une en faveur de Ségolène Royal, l’autre en faveur de Nicolas Sarkozy, moyennant quelques circonscriptions gagnables aux législatives.

 

Oh, la stricte égalité entre candidats sera observée pendant les quinze jours de campagne proprement dite. Les candidats défileront à la queue leu leu, quelques minutes pour chacun dans les émissions officielles que, pour regarder, il faut avoir du courage.

 

Mais la véritable campagne électorale se déroule déjà, et il n’y a même pas un semblant d’égalité. Ségolène Royal ou Sarkozy ne peuvent pas faire deux pas sans qu’une meute de journalistes les accompagnent, même en déplacement à l’étranger, et imposent l’idée que le ou la futur(e) président(e) sera l’un ou l’autre et que tous les autres candidats ne sont que des figurants.

 

Qu’elle est belle, leur démocratie ! On laisse les électeurs choisir mais uniquement parmi des candidats qui ont été présélectionnés par les appareils politiques des grands partis, mais plus encore par ceux qui tiennent les cordons de la bourse, ceux qui possèdent les grands quotidiens et les chaînes de télévision, de Dassault à Lagardère en passant par Bouygues. L’élection présidentielle tourne au grand spectacle sponsorisé par les plus riches.

 

La campagne qui intéresse journalistes et sondeurs, c’est celle qui oppose les participants supposés du second tour. Lorsque les autres sont interrogés sur leurs idées, si tant est qu’ils le soient, c’est pour amener invariablement la question : mais pour qui allez-vous faire voter au second tour ?

 

Il ne faut pas s’étonner : il faut seulement savoir que, même pour s’exprimer, il faut s’en donner les moyens.

 

Oh, les grandes chaînes de télévision feront tout ce qu’elles peuvent pour que la grande Star’Ac ne soit pas trop monotone et que chaque jour apporte son lot de petites phrases assassines entre les deux vedettes dont l’une sera désignée lauréate le 22 avril 2007.

 

Oh, on n’en est pas encore aux États-Unis où, il y a quelques années, le show électoral avait amené à la Maison Blanche, en la personne de Reagan, un acteur de série B, et qu’avant de devenir gouverneur de Californie, Schwarzenegger a été Conan le Barbare, puis Terminator, notamment. Il faut croire que cela aide…

 

Mais, après tout, cela correspond à la réalité des faits. Ce qu’on demande aux dirigeants politiques élus, c’est d’occuper le devant de la scène. Mais le véritable pouvoir n’est pas soumis aux suffrages. Ceux qui l’exercent le font en vertu de la toute puissance que leur donnent leurs capitaux.

 

Les dirigeants politiques qui nous gouvernent sont aux ordres. Ils exécutent ce que le patronat leur demande et, en plus, ils assurent le service après vente. C’est à eux de justifier, de rendre acceptables les pires infamies patronales contre les travailleurs.

 

Dans le domaine économique, il y a une véritable dictature, où une toute petite minorité de possesseurs de capitaux a le droit de tout faire,

 

fermer des entreprises, délocaliser, licencier, sans avoir de comptes à rendre à quiconque. Et, en dominant l’économie, cette petite minorité domine aussi toute la vie sociale et toute la politique.

 

Les patrons commandent et le pouvoir politique s’exécute.

 

Voilà la réalité des rapports entre le grand patronat et le pouvoir politique.

 

Il y a un mois à peine, c’est le PDG du trust Peugeot-Citroën qui annonçait la suppression de 10 000 emplois.

Puis, c’est Airbus qui a fait état de son intention de se débarrasser d’une grande partie de ses sous-traitants, faisant payer aux travailleurs de ces sous-traitants les erreurs de sa propre direction.

 

La semaine dernière, c’est la direction de Volkswagen qui annonce des milliers de suppressions d’emploi dans son usine de Bruxelles, en Belgique !

 

Et ces grandes entreprises ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Pour ne parler que de l’automobile, combien de sous-traitants et équipementiers suppriment des emplois ou ferment carrément des usines ?

 

Et combien d’autres entreprises, moyennes ou petites ?

 

Et, pendant ce temps-là, les ministres se répandent dans les médias en brandissant des statistiques pour affirmer que le chômage baisse.

 

Dans le monde du travail, tout le monde sait que ce sont des mensonges, des manipulations statistiques. Mais les ministres mentent sans honte, ils sont payés pour cela. Ils sont payés pour faire croire que ça va de mieux en mieux pour l’économie et que, si on en licencie certains, c’est pour sauvegarder l’emploi des autres.

 

Assurer à chacun de ses membres un travail et un revenu permettant de vivre devrait être le devoir élémentaire de toute société.

 

Le fait que l’organisation actuelle de l’économie n’en soit pas capable, qu’elle laisse sur le bord du chemin trois millions, voire six millions de travailleurs potentiels,

 

suivant que l’on compte les chômeurs complets ou ces chômeurs partiels que sont les précaires, est une des preuves les plus démonstratives de la faillite de l’organisation sociale actuelle.

 

Qui, parmi les travailleurs, ignore que, lorsqu’on a perdu un emploi stable, on a peu de chances de trouver autre chose qu’un emploi précaire mal payé ? Qui, parmi les travailleurs, ne voit la pauvreté qui monte ?

 

Les Restos du Cœur sont à peine ouverts que déjà ils débordent. Leurs usagers ne sont plus, depuis longtemps, des marginaux, des malheureux dans une situation dramatique exceptionnelle. Même plus seulement des chômeurs : de plus en plus nombreux sont ceux qui ne peuvent plus se passer des Restos du Cœur alors, pourtant, qu’ils ont un travail.

 

Un grand quotidien a consacré hier sa Une et une double page à ce qu’il appelle « les damnés du périph’ ». C’est-à-dire à ces femmes et à ces hommes, qui vivent sous des tentes ou dans des cabanes le long des talus bordant le périphérique parisien.

 

Le journaliste souligne « sur le périph’, il y a aussi des familles avec des enfants, scolarisés ou non, des travailleurs pauvres (…) qui se sont installés dans une caravane ou une tente avec un réchaud, de l’électricité ».

 

Le journaliste remarque comment, au petit matin, ils sont des dizaines et des dizaines à émerger du périph’ pour se rendre à leur travail.

 

Il y a parmi eux des intérimaires, y compris de grandes entreprises, des travailleurs de la ville de Paris et même, triste ironie du sort dans cette société capitaliste, des travailleurs du bâtiment qui construisent des logements et qui, eux, chaque soir après le travail, rentrent sous une tente au bord du périphérique !

 

Voilà où on en est au XXI-ème siècle dans un des pays les plus riches de la planète ! Et je répète qu’il ne s’agit pas seulement de cas sociaux, il ne s’agit pas seulement de marginaux. Il y a parmi eux des hommes et des femmes qui ont beau travailler, leur salaire est insuffisant ou leur situation trop précaire pour qu’un bailleur accepte de les prendre en tant que locataires. Il s’agit d’une fraction de la classe ouvrière elle-même.

 

C’est de nous, c’est de notre avenir qu’il s’agit si on laisse faire ceux qui dirigent l’économie !

Vous vous rendez compte ! Ils en sont à affirmer que, s’il y a le chômage, c’est la faute au Smic qui détruit des emplois ! Des grands patrons qui touchent des millions, comme ce vice-président du Medef, qui osent dire, en substance, que toucher le Smic est un privilège et que si on veut avoir du travail, il faut accepter d’être moins payé.

 

Alors, il n’y a pas à s’étonner que les Restos du Cœur n’arrivent plus à faire face. Il ne faut pas s’étonner que les abris de fortune se multiplient autour du périphérique parisien.

 

Les patrons prétendent que la précarité et la flexibilité sont nécessaires pour les entreprises en raison de la concurrence internationale.

 

Mais pourquoi est-ce les conditions de travail et les salaires des travailleurs qui devraient être flexibles et adaptables aux aléas du marché ? Pourquoi ne seraient-ce pas les dividendes et les bénéfices qui seraient flexibles ?

 

Dans ce système économique, la concurrence, la recherche du profit déterminent tout : l’habitat, la santé, la production de biens utiles à la vie de tous, les transports.

 

Tout ce qui est nécessaire à une vie normale exige que sa production rapporte beaucoup de profits, sinon on ne le fabrique pas ou on ne l’assure pas.

 

C’est pourquoi on ferme des entreprises, des hôpitaux, des lignes de chemin de fer et des services. Et, quand on ne les ferme pas, on les laisse à l’abandon.

 

Pour pouvoir prendre sur le budget de plus en plus d’argent à consacrer au patronat, on rogne sur tout ce qui concerne les classes populaires, des transports collectifs au service postal.

 

Les larbins du grand patronat présentent la recherche du profit à tout prix non seulement comme un droit mais même comme un devoir sacré pour les entreprises. C’est au nom du profit qu’on impose sur les chaînes de production, dans les super et hypermarchés, c’est-à-dire partout, des rythmes de travail insupportables ; c’est encore au nom du profit qu’on rogne les temps de repos.

 

Et pourquoi faire, ces profits ? Même pas pour investir dans la production afin de créer, au moins plus tard, des emplois supplémentaires !

 

Non, le profit est en partie dilapidé par la classe riche pour mener grand train, appartements aux quatre coins du pays, sinon du monde, hôtels de luxe, avions privés ou bateaux de plaisance grands comme des paquebots.

 

Ce n’est pas pour rien que le secteur économique qui marche le mieux en France est le secteur du luxe. Ce n’est pas pour rien que l’homme qui a détrôné Liliane Bettencourt, l’inamovible plus riche milliardaire du pays pendant des années, est Bernard Arnault, propriétaire de LVMH, trust spécialisé dans le champagne et les articles de luxe.

 

La bourgeoisie a de l’argent, et elle en a de plus en plus. Les prix des tableaux de maître ou des lots de grands crus atteignent dans les enchères des niveaux invraisemblables.

 

Le contraste croissant entre le gaspillage de ceux qui vivent dans le luxe et ceux qui crèvent de pauvreté est révoltant. Mais ce n’est même pas ce qui coûte le plus cher à la société.

 

La part des profits –la plus importante- est utilisée par les entreprises à racheter d’autres entreprises, à mettre la main sur leur marché et sur leurs ouvriers. Du moins, sur ceux qui ne sont pas licenciés sous prétexte de restructuration.

 

C’est un immense gâchis du point de vue de la société car l’argent dépensé simplement pour qu’une entreprise change de propriétaire n’augmente pas la richesse sociale. Et c’est nuisible : car les bagarres financières qui opposent les entreprises les unes aux autres alimentent la spéculation qui menace l’économie d’une crise financière grave.

 

Et c’est peut-être cela le pire. La concurrence, la spéculation, la course de chaque groupe capitaliste pour réaliser un maximum de profit, se transforment à l’échelle de l’ensemble de la société en une véritable course à l’abyme. C’est une société à irresponsabilité illimitée…

 

La société, l’État, n’exercent aucun contrôle sur les conseils d’administration des grandes compagnies industrielles et financières. Ils peuvent décider librement de la meilleure façon de gagner plus. Et, pour eux, tant pis si cela pousse à la misère un nombre croissant de salariés, tant pis pour ceux qui en crèvent !

 

Eh bien, dans cette campagne, il faut qu’il y ait au moins quelqu’un qui puisse dire que ce système-là est catastrophique pour la société et que c’est à ce système qu’il faut s’en prendre vraiment !

 

Il faut que, dans cette élection, soient réellement défendus les intérêts politiques et sociaux du monde du travail. Il faut que soit présente une candidature qui exprime clairement que le grand patronat, que la grande bourgeoisie, sont les ennemis directs de toute la population. Une candidature qui dise pourquoi et comment la mainmise de la grande bourgeoisie sur l’économie et la société est la cause des maux principaux dont souffre la majorité des travailleurs et en quoi cela représente un danger grave pour l’avenir de l’humanité.

 

C’est pour cela que je présente ma candidature dans le cadre de l’élection présidentielle de 2007.

 

Ce que je dirai dans cette campagne, aucun des représentants des grands partis, aucun de ceux ou de celles qui ont une chance d’accéder à la présidence, ne le dit. Ils rivalisent de grandes phrases sur l’avenir de la France, sur le bonheur du peuple. Mais aucun d’entre eux n’osera s’en prendre au grand patronat et à ses intérêts, même pas en paroles, même pas par démagogie.

 

Ils ne tiennent pas tous le même discours, bien sûr. Il faut bien que les électeurs les distinguent les uns des autres, pour qu’ils aient le sentiment d’avoir un choix réel. De plus, les uns et les autres n’ont pas le même électorat et ne cherchent pas à plaire aux mêmes gens.

 

Les hommes politiques de la droite peuvent être d’autant plus ouvertement aux ordres des riches, d’autant plus cyniques et arrogants à l’égard des classes populaires, que cette attitude est bien vue par le gros de leur électorat.

 

L’électorat de droite, dans son immense majorité, est composé de possédants petits et grands ou de celles et ceux qui aspirent à l’être et qui sont d’autant plus méprisants vis-à-vis des classes populaires qu’ils voudraient bien s’élever au-dessus d’eux.

 

Sarkozy a fait toute sa carrière politique en essayant d’incarner au plus près la mentalité, les préjugés, de cet électorat de droite, dans tout son mépris des pauvres, des quartiers populaires, des jeunes, des travailleurs immigrés, et de tous les travailleurs.

 

Et, pendant sa campagne électorale, il persiste et signe. Lors de son passage durant trois heures sur France 2, la semaine dernière, il a multiplié les déclarations aussi méprisantes vis-à-vis des travailleurs que serviles envers les bourgeois.

 

Pour les travailleurs, moins de code du travail, les grèves soumises à un vote à bulletins secrets, un contrat de travail unique s’inspirant du CNE, c’est-à-dire rendant le licenciement plus facile encore.

 

Pour les riches, un « bouclier fiscal limité à 50 % des revenus », la protection contre les services du fisc, de l’URSSAF ou de l’inspection du travail. Des aides supplémentaires pour les entreprises.

 

Le gouvernement de droite, au pouvoir depuis quatre ans, a tellement accumulé de mesures anti-ouvrières, il a tellement aidé le grand patronat à aggraver le sort des travailleurs, il a manifesté si ouvertement son mépris à l'égard du monde du travail, que l'électorat populaire a de bonnes raisons de vouloir s'en débarrasser.

 

Mais si l'électorat populaire avait des raisons de se réjouir des têtes déconfites des chefs de la droite, le soir des élections, aurait-il d’autres raisons de se réjouir ?

 

Peut-il espérer que Ségolène Royal pourrait mener une politique qui correspondrait à ses besoins ? Est-ce qu'il peut espérer qu'elle mettrait fin au chômage, ou même seulement qu'elle le ferait reculer de façon significative ? Est-ce qu'avec elle à la présidence, les travailleurs ne vivraient plus sous la menace permanente d'un plan de licenciements ou d'une délocalisation qui les transforme en chômeurs puis en pauvres ?

 

Est-ce que les jeunes auront l'espoir de commencer autrement leur vie active qu'en galérant de période de chômage en emploi mal payé ou en stages pas payés du tout ?

Est-ce que les classes populaires peuvent espérer qu'au moins dans ce qui est du domaine de l'Etat, il y aura des changements significatifs ? Par exemple assez de crédits pour la construction de logements convenables à la portée d'un salaire ouvrier pour résoudre le problème du logement ? S'attaquerait-elle aux promo­teurs immobiliers pour enrayer les hausses des loyers qui sont catastrophiques pour bien des ménages des classes populaires ?

 

Est-ce qu'on peut espérer que l'Etat donnera à l'Education nationale les moyens d'embaucher suffisamment d'instituteurs d'écoles maternelles et d'écoles primaires, permettant aux écoles des quartiers populaires d'assurer une éducation adaptée à tous ?

Malheureusement, on connaît par avance la réponse, et on sait qu’elle ne fera rien de tout cela.

 

Ségolène Royal prétend incarner une rupture avec le passé. Elle a cependant été ministre, aussi bien sous Jospin que déjà à l'époque de Mitterrand. On ne peut vraiment pas dire, ni de l'un ni de l'autre, qu'ils ont gouverné en faveur des classes populaires ni qu'ils ont protégé les travailleurs un tant soit peu contre les coups du grand patronat.

Le passé est le passé, pourrait-on se dire.

 

Mais a-t-on entendu Ségolène Royal, pendant la campagne précédant le vote du Parti socialiste, prendre des engagements à l’égard des classes populaires ?.

 

Oh, elle a tenu quelques propos généraux du genre « revaloriser le pouvoir d’achat des petites retraites sera une de mes priorités ».

 

Mais sans se donner la peine de préciser de combien ?

 

Elle ne promet même pas d'annuler les mesures les plus anti-ouvrières du gouvernement de droite en place, ce qui serait un minimum.

 

Et surtout elle se garde bien d'annoncer quelque mesure de contrainte que ce soit pour obliger les patrons à utiliser leurs profits en hausse de façon utile pour la société, en premier lieu en sauvegardant les emplois. Comment pourrait-elle alors répondre aux problèmes criants qu'affrontent les classes populaires ?

 

L’élection présidentielle est dans quatre mois. Ségolène Royal aurait le temps de prendre les engagements qu’elle n’a pas pris jusqu’à présent.

 

Mais elle ne le fera pas !

 

Il faudra en tout cas qu’elle sache que, si les classes populaires haïssent Sarkozy, elles ne font pas pour autant confiance ni à Ségolène Royal, ni à son parti. Et cela, les classes populaires auraient intérêt à le leur faire entendre. Au mieux, avant même les élections. Mais, au moins, au premier tour des élections.

 

Pour la prochaine présidentielle, Marie-George Buffet ambitionne d’être présentée, non pas par le seul Parti communiste, mais par le « rassemblement anti-libéral de gauche ».

 

Cela lui permet de prétendre, dans un tract électoral, que « cette gauche citoyenne, populaire et anti-libérale peut à nouveau bousculer le paysage politique ».

 

Et c’est cette fiction de « dynamique unitaire » qui sert à Marie-George Buffet de prétexte pour affirmer, comme elle l’a fait récemment dans L’Humanité : « Notre rassemblement doit clairement viser une majorité populaire pour constituer un gouvernement ».

 

Marie-George Buffet sait parfaitement que, même si elle est candidate au nom de la gauche anti-libérale, elle ne dépassera pas la candidate du Parti socialiste.

 

Mais le calcul qu’elle affiche dans sa campagne est que, si « la gauche anti-libérale » se rassemble autour du Parti communiste et si elle recueille beaucoup de suffrages, il se créera au sein de la gauche un rapport de forces qui obligera le Parti socialiste à infléchir son programme.

 

Mais, même en 1981, à l’époque où, pour la première fois, Mitterrand avait pris quelques ministres communistes dans le gouvernement socialiste et où les résultats électoraux du Parti communiste dépassaient les 16 %, les ministres communistes n’avaient pas du tout pesé sur la politique du gouvernement socialiste.

 

Avec des formulations mises au goût du jour, en parlant au nom, non pas du Parti communiste, mais du courant anti-libéral de gauche, Marie-George Buffet recommence la jonglerie politique que le Parti communiste pratique depuis « L’Union de la gauche ».

 

Mais le résultat a été à chaque fois le même. Une fois à la tête du gouvernement, le Parti socialiste a mené la politique qu’il entendait mener, c’est-à-dire une politique acceptée par le patronat, en ne laissant au Parti communiste que le choix entre s’aligner ou quitter le gouvernement.

 

C’est avec cette politique que le Parti communiste a désarmé les travailleurs et les a détournés de la lutte de classe,

 

le seul moyen pourtant pour les travailleurs de peser vraiment sur les décisions politiques. C’est avec cette politique qu’il a déçu et démoralisé ses militants et son électorat.

 

Ce n’est pas parce que cette politique est présentée dans un nouvel emballage, signé « anti-libéral de gauche », qu’elle est meilleure !

 

C’est à la fin de cette semaine que les collectifs anti-libéraux sont censés désigner leur candidat à l’élection présidentielle. Aux dernières nouvelles, il serait encore question de repousser l’échéance jusqu’à début janvier, ce qui indiquerait que nombreux sont ceux qui craignent que le jour où le candidat sera désigné sera aussi le jour de l’éclatement de cette tentative.

 

Pour ma part, j’ai toujours considéré cette opération tentant de prolonger le vote « non » au référendum sur la Constitution européenne comme une opération au mieux stérile, au pire semeuse d’illusions. Voter ensemble « non » à un référendum, où d’ailleurs ont voté « non » également des formations de droite ou d’extrême droite, ne crée pas un ciment politique. Il ne suffit pas d’affirmer que « l’union fait la force » lorsqu’il s’agit de forces tirant dans des sens différents, voire opposés.

 

Je ne me reconnais pas dans la désignation anti-libérale car cela ne signifie rien.

Je combats le capitalisme, je combats la mainmise d’une petite minorité de gros possédant sur l’économie, je combats la course au profit, je combats l’exploitation de l’homme par l’homme !

 

Je tiens à affirmer, le plus clairement possible, qu’on ne pourra rien faire pour améliorer la situation des classes populaires sans s’en prendre au grand patronat et à sa dictature sur l’économie et sur la société.

 

Et puis, je me présente pour que s’expriment sur mon nom toutes celles et tous ceux dans l’électorat populaire qui ne sont pas dupes du duel gauche-droite et qui sont conscients que celui qui décide vraiment et dont le pouvoir n’est nullement mis en cause par les bulletins de vote, le grand patronat, ne sera pas impressionné par le changement de la personne qui est installée à l’Elysée.

 

La seule chose qui peut les impressionner, c’est que les travailleurs en aient assez de subir les coups qu’on leur porte et qu’ils décident de rendre collectivement les coups, à leur façon, avec leurs moyens, en obligeant la bourgeoisie à utiliser de manière utile à la société les profits immenses accumulés depuis tant de temps.

 

J’ai l’air de répéter tout le temps la même chose en disant cela. Mais on ne peut pas empêcher les licenciements, on ne peut pas empêcher les délocalisations, on ne peut pas diminuer, voire supprimer, le chômage, sans s’en prendre à ceux qui possèdent et dirigent à leur profit toute l’économie.

 

Sans cela, on ne peut pas non plus loger convenablement les classes populaires, on ne peut pas résoudre les problèmes de la jeunesse, c’est-à-dire disposer de crèches puis de maternelles et d’écoles primaires en nombre suffisant et, surtout, d’enseignants en nombre suffisant pour donner un enseignement adapté à chacun.

 

Résoudre ces problèmes, c’est aussi répondre au désespoir des jeunes de banlieue qui se voient sans avenir.

Tous ceux qui prétendent qu’on peut faire tout cela sans utiliser pour le bien de la collectivité, les profits accumulés, mentent effrontément.

Ne pas s’en prendre à la domination du grand patronat, ce n’est pas seulement mentir, c’est contribuer à justifier les causes de la misère, c’est-à-dire l’entretenir.

Soumettre les entreprises, les banques, au contrôle de la population, cela peut sembler utopique, c’est vrai !

 

Mais c’est nécessaire, indispensable, vital pour que nous tous puissions avoir une vie normale et décente. Et ce qui est vital n’est pas utopique car attendre qu’on nous écrase, sans réagir, c’est impossible.

 

Il faut donc que tous puissent savoir d’où l’ensemble des patrons tirent leurs financements et ce qu’ils en font.

 

Pourquoi ils n’investissent pas leurs profits dans la production de biens utiles à la population pour en faire baisser le coût, au lieu de spéculer dangereusement.

 

Si on contrôle les profits des entreprises, si on contrôle d’où vient l’argent, par où il passe, quels sont les coûts réels de production, quels sont les profits et où ils vont, on pourrait empêcher qu’ils servent à racheter des entreprises déjà existantes aux quatre coins du monde.

 

On pourrait vérifier qu’il est possible de créer des emplois correctement payés et en diminuant les efforts ou le temps de travail de chacun.

 

Il faut imposer que la population ait un accès direct à tout ce que les conseils d’administration envisagent pour l’avenir de leurs entreprises.

 

Ce n’est pas une affaire privée car l’activité d’une entreprise et même les dividendes de ses actionnaires résultent de l’activité de l’ensemble de ses travailleurs. Et ce qu’une entreprise devient concerne toute la région où elle est implantée et toute la population.

Il faut que la population puisse intervenir lorsqu’une entreprise se prépare à utiliser ses profits de façon nuisible à toute la société.

 

C’est la seule façon d’arrêter la marche vers la misère.

Je comprends les sentiments de l’électorat de gauche qui souhaite chasser la droite du pouvoir. Mais, ce que j’espère, ce que je souhaite, c’est que les travailleurs ne se contentent pas d’exprimer leurs sentiments dans les urnes au début 2007, mais qu’ils les expriment aussi, même plus tard, par un coup de colère qui surprenne et terrorise vraiment le grand patronat et la bourgeoisie.

 

Je ne prétends pas être la porte-parole de tous les travailleurs, mais je serai la porte-parole de leurs véritables intérêts politiques et sociaux.

 

Oui, mon camp est celui des travailleurs ! Et si j’étais vraiment la porte-parole de tous les travailleurs, je vous jure que les choses changeraient et pour le patronat, et pour les travailleurs !

 

La raison de ma présence dans cette campagne, c’est de permettre à tous ceux qui sont ou qui se sentent eux-mêmes dans le camp des travailleurs, de le dire. Ceux qui, comme moi trouvent intolérable le sort qui est réservé à la principale classe productive de la société ;

 

ceux qui sont convaincus qu’il y a une autre façon de faire fonctionner la société que la seule recherche du profit, pourront le dire en votant pour ma candidature.

 

Mais pourront le dire surtout ceux qui sont convaincus que toutes les promesses des politiciens de gauche ne sont que du vent s’ils ne sont pas capables de s’en prendre à la toute-puissance du capital sur l’économie, c’est-à-dire sur la société. C’est cela la signification principale du bulletin à mon nom qu’ils pourront mettre dans l’urne.

 

 

Alors, camarades et amis, je vous souhaite bon courage pour les mois qui viennent.

Les idées que je défendrai dans cette campagne, nous les défendons tout au long de l’année. Mais nous ne sommes pas présents partout. Et, en temps ordinaire, nous ne pouvons guère compter sur les grands médias.

 

La campagne pour l’élection présidentielle a ceci de particulier que nous avons un peu plus accès aux grands médias et à la télévision. Mais, même là, bien moins que les vedettes de la politique ou, en tout cas, celles et ceux que les médias présentent comme telles.

 

Nous comptons surtout sur le dévouement de nos militants mais aussi, bien au-delà, sur tous ceux qui se retrouvent dans les idées et dans les objectifs que je compte défendre dans la campagne électorale.

 

Alors, aidez-nous pour propager ces idées. Parlez-en dans votre entreprise, à votre famille, à vos voisins, partout.

 

Il faut que se fasse entendre la voix de ceux qui sont convaincus qu’on ne peut arrêter la dégradation de la condition ouvrière qu’en arrachant au grand patronat le pouvoir absolu qu’il exerce sur la société !

 

 

 

09.12.2006

présidentielles 2007 comment désigner le candidat des gauches

extrait de l'Humanité

La solution appartient aux collectifs

2007 . En l’absence de consensus entre les forces

politiques du rassemblement antilibéral,

la réunion nationale de ce week-end sera décisive.

Les forces politiques qui participent au rassemblement

antilibéral (PCF, minoritaires de la LCR, Mars,

 Gauche républicaine, Convergence citoyenne,

Alter Ekolo, PRS et les Alternatifs), se sont retrouvées

 hier matin à deux jours de la réunion nationale des

collectifs à Saint-Ouen, qui doit décider de

 leur candidature à l’élection présidentielle.

 

La discussion n’a pu déboucher sur aucun

 consensus entre les participants.

EN FONCTION

DES CHOIX

DES COLLECTIFS

Les votes et les choix des collectifs ont été examinés.

 Sur la foi des procès-verbaux de 361 collectifs,

 

 333 auraient émis un choix. 186 indiqueraient

 leur préférence pour la candidature de

 Marie-George Buffet, 66 pour Clémentine

Autain, 62 pour Yves Salesse, 9 pour José Bové

et 1 pour Patrick Braouezec. Les résultats de

ceux qui émettent un deuxième choix si leur

 candidat n’est pas retenu contrebalanceraient un

 peu cette tendance, mais l’addition des deux

choix resterait en faveur de Marie-George Buffet.

 

Jean-François Gau, qui représentait le PCF à

cette rencontre, a déclaré que le positionnement

 des collectifs devait « être un élément pour

construire une solution ». « Il nous faut travailler

à lever les difficultés, rendre réalisable les choix

émis dans les collectifs, estime Jean-François Gau.

 Aucune candidature n’est un préalable mais c’est

 moins facile de réaliser un consensus sur une autre

candidature que celle pour laquelle les collectifs

 penchent. » Christian Piquet, représentant de

 la minorité de la LCR, redit, comme d’autres, que

 « la candidature de Marie-George Buffet ne peut pas

 faire consensus ». Pour lui, « si ce qui ressort des

collectifs, c’est que Marie-George Buffet est en tête

 des premiers choix, une option de consensus se dégage

 entre Clémentine Autain et Yves Salesse. Personne

n’a émis d’objection sur ces deux noms », insiste-t-il.

 Christian Piquet estime que les propositions de

Marie-George Buffet pour une campagne collective

« prouvent que le PC n’envisage pas qu’une autre

candidature soit possible ». Ne précisant pas de choix

 au nom des minoritaires de la LCR, Christian Piquet

 souhaite qu’on débouche sur une solution, « dès ce

 week-end ou tant qu’il restera une chance ». « Une

 chose fait consensus, c’est qu’il n’y a pas de consensus

 entre nous sur une candidature », ironise Francine Bavay.

« Chacun a rappelé ses positions », estime la porte-parole

 des Alter Ekolo ». Pour « sortir de la crise », elle estime

 qu’il faut que « tous les candidats se retirent ».

 « Marie-George Buffet doit se retirer, car c’est au PCF

de faire un geste, explique-t-elle. Yves Salesse et

 Clémentine Autain suivront. Ensuite, on se met d’accord

sur un candidat issu du mouvement social, José Bové ou

 quelqu’un du même profil. » Éric Coquerel, de Mars,

considère que « la réunion des 9 et 10 décembre doit

rester ouverte. Il faut trouver un système qui permette à

tout le monde de rester ». Il refuse « un vote majoritaire.

Ce n’est pas la bonne méthode pour déboucher ce week-end ».

 Pour lui, il s’agit de « trouver le plus petit dénominateur

 commun entre nous, indique-t-il. Ce peut être Yves Salesse,

 Claude Debons ou quelqu’un de ce profil », estime-t-il,

faisant remarquer qu’il « n’a pas cité Clémentine Autain ».

 « Soit on se met d’accord là-dessus le 10 décembre,

soit on organise un vote en janvier avec des débats publics »,

propose-t-il. Charlotte Girard, de PRS, estime, elle aussi,

qu’on peut repousser la décision. La réunion des collectifs

 « marquera l’achèvement d’un processus par l’absence

de consensus », affirme-t-elle. Pour la militante socialiste,

il faut en effet « repartir de la situation politique marquée

 par le choix de Ségolène Royal. Les choses ont changé

à gauche, il faut donc redistribuer les cartes ». Elle suggère

 un changement de candidat en fonction de cette situation :

 « Il faut aboutir à une candidature trait d’union, et à PRS,

on est en position de trait d’union », indique-t-elle. S’agissant

d’une candidature de Jean-Luc Mélenchon, elle précise qu’

« il n’a pas posé sa candidature mais que si c’est demandé... ».

Charlotte Girard reste optimiste. « La réunion était tendue

mais franche, et personne ne veut casser le rassemblement.

Mais il faut se garder des excès qu’on a vus avec

 les appels, pétitions et autres. »

PERSONNE

NE VEUT CASSER

LE RASSEMBLEMENT

Pour Convergence citoyenne, Claire Villiers affirme

« sa volonté de réussir. il faut aller au bout, que tout

 le monde bouge, quitte à rouvrir le champs des

 candidatures », demande-t-elle.

Henri Mermet, des Alternatifs, affirme

 que Marie-George Buffet « ne peut faire consensus

ni des participants actuels au rassemblement, ni des

 futurs participants », et estime « qu’il faut choisir une

des deux personnes susceptibles de faire consensus,

Yves Salesse et Clémentine Autain ». Les Alternatifs

 ne formuleront « pas d’autres propositions à la réunion

 des collectifs ». Henri Mermet espère « que la

 dynamique va permettre de s’en sortir », mais juge

« un blocage plutôt prévisible ». « On espère qu’une

dynamique de la réunion permettra de surmonter les difficultés »

, affirme pour sa part Jean-François Gau.

Olivier Mayer

• Clémentine Autain. Dans une déclaration rendue

publique hier, elle s’est déclarée « stupéfaite » des

dispositions de campagne proposées par Marie-George Buffet

 à un moment où il est évident pour elle que la candidature Buffet

 « ne recueille pas de double consensus

21.11.2006

PRESIDENTIELLES 2007 LES THEMES INCONTOURNABLES DE LA CAMPAGNE

PRESIDENTIELLES 2007 THEMES DE LA CAMPAGNE

                                        

   COMPARAISON DES PROPOSITIONS DES CANDIDATS

 

 

 

 Tous en conviennent la campagne présidentielles se gagnera sur la présentation d’un véritable pacte social qui sera le SOCLE du nouveau DEAL à la FRANCAISE.
   La crédibilité de toutes les mesures proposées reposeront néamoins sur l'existence de la relance économique.
La question prioritaire qui devra être analyser au travers des projets des futurs candidatspeut se résumer ainsi
 Les propositions qui seront faites sont elles crédibles?
  Avant de proposer une distribution des profits, comment serons nous demain en mesure de créer ce SUPPLEMENT de richesses indispensables aux plus fragiles et aux exclus du pays
Quelles sont les mesures de nature à développer les ENTREPRISES et prioritairement les PME seules capables de créer les emplois nécessaires à résorber le CHÔMAGE?
Avant de charger la mule, assurons nous que le Tracteur soit en mesure de tracter les charges qui lui sont imposées!

lien   :PRESIDENTIELLES 2007 PROGRAMME (PISTES de...

lien :  PRESIDENTIELLES 2007 COMMENT REDUIRE LE CHÔMAGE...

 

lien :PRESIDENTIELLES 2007 ANALYSE DES PROGRAMMES

 

                   Un nouveau pacte social

 

 

Comment rendre un avenir à tous  et la DIGNITE à CHACUN sans laisser personne sur le bord de la route. (10 millions d’exclus en France avec moins de 847€ par mois, est ce acceptable  pour un pays qui n’a jamais été aussi RICHE ?

lien:

présidentielles 2007 le malaise français

 

 

Comment porter les salaires en accord avec le patronat sans le quel tout n’est qu’illusoire à 1500 et mieux encore à 2000€ pour les plus bas salaires.

 

 

Comment résorber le chômage en relançant l’économie par l’export des PME qui sont absentes
lien:  

LE GOUFFRE DU COMMERCE EXTERIEUR DE LA FRANCE

 

 

 

Comment DEBRIDER l’économie et aider les PME à affronter l’export

 

 

 96% de nos entreprises comptent moins de 20 salariés ce qui les condamne sans cadre à ne pouvoir  affronter l’export dont elles sont cruellement absentes.

 

 

 

Modification de code des impôts ;

 

 

Suppression de tout impôt pendant les 5 premières années qui suivent la création d’une entreprise

 

Suppression des impôts pendant les 5 premières années où une entreprise recherche et obtient  des marchés à l’export (cette suppression ne concerne que les bénéfices engendrés à l’EXPORT)

 

 

Suppression des impôts pendant 5 ans  pour tout regroupement de sociétés de moins de 20 salariés qui atteindront le seuil critique de plus de 50 salariés et qui disposeront de plus de 3 cadres

 

 

Suppression par la modification du code du travail  du droit de licenciement rendu possible après la MISE en PLACE d’une réelle FLEXIBILITE des parcours professionnels tel que décrit dans les programmes de droite ou de gauche

 

 

Création d’une structure à l’export directement lié au MEDEF

 

 

  Accompagnement d’au moins 15 000 PME par an  par parrainage de grandes sociétés déjà installées à l’étranger

 

Déduction fiscale pour tous les frais engagés  par les grandes sociétés

 

Accompagnement qui prend en compte, les frais de voyage, les frais d’installation, les frais de recherche de marchés, les frais juridiques et d’interprétariat ;

 

Remboursement des frais engagés à partir de la 5° année si les marchés ouverts permettent d’engranger des bénéfices substantiels.

 

Création de 100 000 volontaires internationaux gérés directement par le MEDEF (pour emploi) afin d’ouvrir les marchés à l’EXPORT (création d’un service civique)  lien :   PRESIDENTIELLES 2007 UN NOUVEAU SERVICE CIVIQUE... 

 

 

L’ensemble des surcoûts seront financés par les 57 milliards d’euros aujourd’hui nécessaires à l’accompagnement du chômage ; le retour sur investissement de notre conquête à l’export se traduira par la création, de centaines de milliers de nouveaux emplois ‘1 milliards d’euros exportés  équivaut à 15 000 emplois créés)

 

Certains de ces emplois devront être délocalisés dans les pays Africains avec les mêmes salaires que ceux pratiqués en France (co développement  )

 

PRESIDENTIELLES 2007 EXPORT

PRESIDENTIELLES 2007 UN COMMERCE EXTERIEUR...

Comment rétablir l’égalité des chances à l’entrée des classes préparatoires et des grandes écoles

 

 Dans l’attente des résultats de la politique de rénovation de la ville et l’application de la loi SRU (10 ans au minimum)

 

Créer en province des LYCEES avec  internats d’excellence ouverts aux élèves de toute condition sociale (mixité) créer un statut pour les élèves avec prise en charge par l’état de leur entretien et transport

 

Multiplier ce qui a été fait par l’IEP de PARIS dans le plus grand nombre de grandes écoles voir dans l’accès des classes préparatoires

 

Mettre en place 100 000 jeunes éducateurs dans nos Lycées et collèges par la création d’un nouveau service citoyen (les jeunes Français seront alors échangés nombre pour nombre avec des étudiants étrangers prioritairement en Europe)  objectif apprentissage d’une langue in situ

 

Mettre en place 100 000 jeunes auprès des associations de quartier (service citoyen)   lien  

lien   :PRESIDENTIELLES 2007 UN NOUVEAU SERVICE CIVIQUE...

lien  :PRESIDENTIELLES 2007 BANLIEUES

 

 

Comment initier un CO DEVELOPPEMENT efficace et EUROPEEN avec l’AFRIQUE pour endiguer l’immigration sociale des populations qui est inévitable sans cette politique. ,et surtoput s’opposer au pillage systématique du continent Africain (voir délibérations ASSEMBLEE NATIONALE budget du ministère des affaires étrangères 2007)

 

 Mettre en pace 150 000 jeunes auprès de nos ONG  (  PRESIDENTIELLES 2007 UN NOUVEAU SERVICE CIVIQUE...  )

qui interviennent en Afrique en particulier  (création d’un nouveau service civique)

 

Comment modifier le cadre urbain des banlieues et instaurer la mixité sociale condition sine  qua non de toute assimilation au sein de la nation Française.

 

 

Comment relancer l’EUROPE sur un programme social en annexant la BCE à la politique EUROPEENNE de l’emploi et la défense de la zone commerciale EURO (40% de pénétration contre 15 e 8% aux USA et au JAPON°

 

 

Comment lutter non pas contre l’économie de marché mais le capitalisme financier et boursier des multi nationales

 

Création d’un capitalisme ouvrier avec 25% du capital de toute entreprise détenu par les salariés (projet Gaulliste de la résistance non appliqué)

 

 

Comment renouer le lien social par la création d’un service civique français puis EUROPEEN avec échange de nos jeunesses dans des perspectives de conquête et d’aide aux pays en voie de développement

 

 

COMMENT  réduire la dette publique

 

     En adaptant les effectifs de nos fonctions publiques pléthoriques ?

 

     En réorganisant l’état Français, par la suppression de plusieurs niveaux obsolètes

 

(Regroupement des départements, des régions, suppression des  ¾ des communes

 

     En supprimant le chômage et tous les surcoûts sociaux (53 milliards d’euros annuels)

LE CONSTAT SUR LA DETTE FRANCAISE

 

 

COMMENT donner une représentation nationale conforme à la réalité

 

 

     Réintroduction de la proportionnelle

 

       Obligation pour les fonctionnaires élus de démissionner le la FONCTION PUBLIQUE

 

      Limitation des mandats dans la durée

 

 

 COMMENT réconcilier les citoyens avec leurs représentants

 

 

   Introduire la transparence   accès de tous les citoyens aux notes de frais de tous les élus à l’identique de ce qui est légal dans les pays Nordiques

 

 

COMMENT    ADAPTER en URGENCE  notre industrie à l’avenir

 

 

Comment préparer dès à présent les salariés qui se trouvent dans les entreprises condamnés (1 million d’emplois qui seront perdus au cours des 5 prochaines années)

 

 

 créer les conditions de l’accompagnement non étatique car STERILE des porteurs de projets industriels innovants seuls capables de créer les emplois dont nos salariés auront besoin demain en remplacement des emplois industriels qui sont dès à présent irrémédiablement condamnés.

 

 

Création de nouveau pôle de recherche sur le modèle des CLUSTERS des USA non contrôlés par l’état comme les pôles récemment créés

 

Modèle décrit par Christian BLANC et le professeur ALLEGRE

POLITIQUE INDUSTRIELLE la nouvelle usine à gaz

 

 

COMMENT découpler l’emploi des entreprises et la garantie de déroulement de carrière en instaurant une flexibilité totale pour les employeurs et une garantie sociale réaliste et durable pour tous les employés

 

 Qui proposera un pacte gagnant gagnant pour les salariés et les employeurs ?

 

 

COMMENT peser avec efficacité sur la destinée du monde ? Comment créer les conditions de ce poids avec les autres pays Européens ?

 

 

Comment envisager l’avenir de l’Europe sans le replacer dans nos origines Historiques depuis la plus haute antiquité à savoir le BASSIN MEDITERRANNEEN lui-même et sans exclusive

 

 

COMMENT ne pas envisager l’avenir de l’EUROPE sans la RUSSIE dans la perspective prochaine  (moins de 50 ans) de l’accroissement du rôle stratégique de la CHNE de l’INDE et du BRESIL ?

 

 

COMMENT IMPOSER déjà en France une véritable politique de l’environnement

 

 Création d’un poste de premier ministre adjoint comme proposé par de nombreux candidats pour harmoniser les engagements de dépenses de tous les autres ministères avec ce souci indispensable  de lenvironnement

 

 Modifier le budget 2007 en inscrivant au minimum 10 milliards d’euros par transfert de budgets

 

 Installer 2000 pompes carburant vert au cours des trois prochaines années

 

Installer 10 000 éoliennes d’ici 5 ans

 

Taxer lourdement toute entreprise pollueuse et accompagner tous les porteurs de projets (qui existent déjà en France) pour industrialiser leurs inventions. (déléguation des crédits au niveau régional et non au ministère)

 

 

 

                                                                                 A SUIVRE  (19 11 2006)
05.11.2006

PRESIDENTIELLES 2007 PROGRAMME SOUHAITABLE

 

18.09.2006

PRESIDENTIELLES 2007 PROGRAMME pistes d'étude

PRESIDENTIELLES 2007 PROGRAMME pistes d'étude