26.10.2010

LE PS ne va t il pas payer les conséquences de la crise en cours?

 

Le  parti  d'alternance va t il  enfin  devoir  proposer  au  peuple  de  FRANCE  son  programme  d'alternative?
 
 En  effet la grave  crise  sociale qui  couve sous  le motif  certes  important  de  la  réforme des  retraites  en  cours ne  va  t  elle  pas  obliger  ENFIN  la  gauche  et  surtout  le  PS à  proposer  quelques  chose de  crédible?
 
 Si  le  gouvernement et  du  moins le  président font  l'objet de  plus  en  plus  du  mécontentement  des  Français   (jusqu'à 71%)  ils  ont  au  moins  la  privilège de  FAIRE.
 
En  revanche le  silence  du  PS sur  des  mesures  crédibles de  nature  à  traiter  l'ensemble  des  sujets devient de  plus  en  plus  inquiétant.
 
 Certes  les  mesures  proposées pour  le  seul  règlement  des  retraites peuvent  en  apparence  être  acceptables à  la  condition  de  nier  l'ensemble  de  autres  déficits  et  en  particulier  ceux  de la  sécurité  sociale.
 
certaines  idées  avancées  sont  effectivement  de  bon  sens en  particulier le  compte  temps  et  la  possibilité  pour  les  étudiants de  cotiser  en   achetant  leurs  années  d'étude  (limitées  cependant  à  trois  ans)
 mais  comme  toujours  l'aspect  financement  n'est  il  pas  utopique  quand  chacun  sait que  le  traitement  du  seul  régime  des  retraites  n'est  qu'un  seul  des  aspects  de  l'équilibre  des  comptes de  la  sécurité  sociale.
 
 Accepter  d'augmenter les  impôts   pour  le  seul  financement  des  retraites ne posera  t  il  pas  demain l'existence  même  d'autres  régimes  sans  doute  aussi importants  aux  yeux  des  français comme  celui  de  l'assurance  maladie  (qui  augmentera  de 50% d'ici 2015) ou  celui  de  la  CAF  et  plus  encore  celui de  la  formation  professionnelle?
 
 Ne  traiter  que  ce  problème uniquement   sans  le  replacer  dans son  contexte  plus  global n'est  il  pas  comme  disait  déjà MITTERAND 
 
                          Mentir  par  omission?
 
 
 
 
 
projet  du  Ps  passé  au  crible
 
 
 
Dans  ces  conditions  le  PS devra  t il nous  faire  encore attendre plus  de 12  mois avant  de  dévoiler  un  programme  qu'il  élabore  depuis bientôt 10  ans ?
 
Comment ce  programme  pourra   t  il  viser au  retour indispensables  des  équilibres  financiers sans  augmenter  les  impôts alors  que  nos  dépenses  sociales  dépassent  à  ce  jour  plus  de 57%  du  PIB  du  pays  (selon  l'insee)
 
Quelle  politique  efficace  sera t elle  mise  en  oeuvre pour  créer  les 8 millions  d'emplois  privés  qui  seuls  permettront  de  faire reculer  définitivement  le  chômage  à 4 ou 5%? et le  dégagement alors  des  sur effectifs  de  nos  trois  fonctions  publiques  pléthoriques comparativement  à  tous  les  pays de notre  taille?
 
La  crise  sociale et  sa  sortie  prochaine  n'éteindra  plus  l'incendie  et  le  mécontentement  du  peuple.
 le  PS  qui  théoriquement  devrait  être  le  recours à  ce  même  peuple  ne peut  se  permettre  de  décevoir  plus  longtemps.
 
 S'il  apparaît  aux yeux  des  électeurs  que le  programme  est  toujours au niveau  des  idées et  que  rien  de  tangible ne  peut  être  proposé dès  à  présent ; qui  s'étonnera  demain de  la  perte  de  crédibilité  de  ce  parti  et  de  la  reconduction  de  celui  que  le  peuple  désapprouve   mais qui seul  proposera  encore  un  programme  certes  contestable  mais  Crédible.

29.10.2008

Crise: La france au travail, mais quel travail?

 

La  France  au  travail?
 
Notre  pays dispose de  pratiquement 64 millions d'habitants  qui se décomposent  approximativement   ainsi:
 
28 millions  de population  active
16 millions  d'enfants  et d'adolescents
20 millions  de  retraités  ou pré  retraités
 
Sur  les 28 millions  qui  sont  en  âge  de  travailler
 
12 millions  d'emploi  dont  les  salaires  sont versés sur  l'impôt perçu  sur  les  entreprises  privées
 
5 millions  et  demi  sont  fonctionnaires (3 fonctions  publiques)
1 million sont  employés  au  sein  d'associations  et  donc rémunérés sur  l'impôt via  le  budget
2 millions  sont  chômeurs  et indemnisés  comme  tels
2 millions  sont  inscrits à l'ANPE sans être  pris  en  compte  comme chômeurs  mais  sans  travail
1 million et demi  sont  des Rmistes
 
16 millions  travaillent  dans  le  privé
 
3 millions  sont  des  patrons  et  petits  patrons (67%  des  entreprise  ne  comptent  aucun salarié)
3 millions  sont  des  temps  partiels  dont 80%  de femmes (équivalent  à 1 million  et demi  d'emploi à plein temps)
 
2 millions  travaillent  dans  les 2000 (seulement)  entreprises  de plus  de 500 salariés
8 millions  se  répartissent dans  les  entreprises  suivantes:
moins de 20 salariés (96%  des  entreprises)
moins  de 9 salariés (93%  des  entreprises)
moins  de 4 salariés (84%  des  entreprises)
 
Commentaires:
 
Les 16 millions  de  personnes  qui travaillent   dans  le  privé assurent à eux  seuls
 leurs  propres  salaires ,
 mais  également  les  pensions  des  20 millions de retraités  ou pré  retraités 
et  la  rémunération  des 12 millions  de  ceux dont  les salaires  sont payés  par l'impôt pris  sur  leur  travail 
 
Ainsi  d'ailleurs  que la  quasi  totalité  des  impôts  sur  le revenu  du fait  que  les pensions  et salaires  des  fonctionnaires sont insuffisants  et  qu'ils échappent  de ce  fait  à l'impôt  sur  le revenu.
Ils  assurent  donc la  quasi  totalité  des  prestations familiales  ainsi  que  les dépenses  de l'éducation nationale (16 millions  d'enfants  et  adolescents)et  la majorité  de la  sécurité  sociale 'une  fois  et demi  le  budget  de l'état géré  par  la CFDT)
 
Ce  ne  sont  que 14 personnes  sur  64  en France  qui permettent  par  leur  travail la  qualité  de vie  de  tous  les  Français.
 
soit  MOINS  d'un  sur  cinq
 
pourquoi  sommes  nous  les  seuls  dans le monde occidental à connaître  ce  déséquilibre jamais  abordé  tant  par nos politiques   que  par nos  syndicalistes  qui contrairement  à la logique  ne demandent  que l'augmentation  du nombre  de fonctionnaires et l'augmentation  des  salaires  de ceux  trop nombreux  qui se  trouvent  au niveau  de  smic  (80%).
Alors  que  le  bon   sens  imposerait une  réduction  drastique  de  ces  sur effectifs  rendue possible  par  une  autre  organisation  de l'état  et  surtout  une politique  d'accompagnement  des  PME  afin  qu'elles puissent  créer  les 8 millions   d'emplois  supplémentaires nécessaires  à cette mutation.
 
L'hypertrophie  du  secteur  public  de la  France  se  caractérise  par  ailleurs  par  un captage de  toutes  les  compétences  issues  de l'université  au détriment  non pas  des  quelques 2000  grandes  entreprises  (qui recrutent  leurs  cadres à la sortie  des grandes  écoles) mais  des minuscules  PME  sans  encadrement  pour rejoindre  nos bataillons  de fonctionnaires  et y occuper  des  emplois sans  aucun avenir  comparativement à leurs diplômes. (230 000 disposent  chaque  année  d'une licence  au moins pour  occuper  des  postes  de  secrétaires nécessitant  le BEPC)
 
Peut  on imaginer 4 personnes   dans une  charrette  et seulement une  seule  pour  la tirer?
 
Pourquoi  les  taxes  qui pèsent  sur  nos  trop petites  entreprises  qui représentent 99%  de notre  tissus économique  sont  elles  si lourdes?
 
pourquoi  nos  PME  minuscules ne peuvent  elles pas  grandir  et  dépasser  pour 95% d'entre  elles 5 ans d'existence?
 
pourquoi sont  elles obligés  de  faire  faillite  et  ainsi  de licencier  chaque  année  deux millions  de salariés  même  si avec les création nouvelles  elles  en embauchent  le même  volume.
 
Poser  ce  problème  dans  ces  termes  c'est  déjà y répondre  car  même  un  enfant  de CM2  (s'il sait  compter, paramètre  qui n'est  plus  un axiome aujourd'hui) peut  comprendre  qu'il n'y a pas  assez  de monde  au travail PRODUCTIF  dans notre  pays.
 
Tous  les  autres  pays  de l'OCDE  sont  dans  une  rapport  de 2 à 5  et  parfois  même  de 3 à 5.
 
Pourquoi  la  France  qui prélève  déjà 54%  de  son PIB est  encore obligé  de dépenser 25%  de plus  de  son budget  chaque  année  pour faire  face  à ses dépenses  de fonctionnement?
 
Dans l'exemple  de  la charrette  pris  ci dessus, il n'y  a  que  deux  alternatives:
 
     soit  débarquer  le  trop plein  de la charrette 
 
     soit  renforcer  celui  qui  est  seul  et  qui tire  l'ensemble.
 
Le  malheur  qui guette  les français  réside  aujourd'hui  dans  le refus  de  ceux  qui tirent  encore de  continuer à le faire.
 
ils  sont fatigués  et s'ils  partent  alors  la  charrette   s'arrêtera  définitivement au  grand  malheur  de  ceux  qui  seront  ainsi abandonnés à leur  triste  sort.
 

16.11.2007

Quand le bon sens l'emporte..

  classement www.bonvote.com


http://www.bonvote.com/stats.php?s=186687

lu  sur l'expansion.com
la position  "sage"  de la CFDT hors approche politique  devrait  très vite  avoir  des effets 
 sur la fin d'une grève  que chacun peut comprendre  mais 
que la grande majorité  des Français condamne.
 la remise  en cause  des 37  ans  et demi qui seront comme  pour tous les Français  ramenés à 40  ans  est un fait acquis contrairement à ce  que laissent  encore croire certains.
 Ces 40 ans  seront portés à au moins 41  ans  dès 2008  et sans doute plus au cours 
 des années à venir  comme l'ont déjà fait tous nos Voisins Européens.
 Pourquoi l'auraient ils fait  si cela n'était pas necessaire?
 Seraient ils plus bêtes  que nous?
Pourquoi  ce qui est inéluctable  chez nos voisins ne le serait pas  en FRANCE ?

"La CFDT cheminots

appelle à la reprise du travail

 Le gouvernement a marqué un point vendredi soir, au troisième jour de la grève
contre la réforme des régimes spéciaux.
 La CFDT cheminots, quatrième syndicat de la SNCF,
a en effet appelé les salariés à suspendre le mouvement, exigeant
en contrepartie du gouvernement « le lancement immédiat de négociations ».
Cet appel à la reprise du travail était une condition posée
 le matin même par le ministre du travail Xavier Bertrand
 pour commencer à discuter.

Pour Arnaud Morvan, le secrétaire général des cheminots CFDT,

cette décision se justifie par le "constat de la baisse du nombre de grévistes".

De fait, le taux de participation est tombé vendredi à 23,3% à la RATP

contre 27,2% jeudi et 44% mercredi tandis qu'à la SNCF,

la direction ne comptabilisait plus que 32,2% de grévistes,

 contre 42,8% et 61,5% au premier jour du conflit.

 "On préfère suspendre la grève et entrer dans une phase de négociations,"

en position de force, explique Arnaud Morvan.

"Si les avancées obtenues ne sont pas satisfaisantes, on recommencera",

 a-t-il néanmoins prévenu.

Sa fédération a d'ailleurs parallèlement déposé un préavis

de grève conservatoire à partir du 20 décembre 2007.

Il n'en reste pas moins qu'il s'agit aussi là pour la CFDT Cheminot

de se mettre en conformité avec sa confédération

dont le numéro un François Chérèque,

favorable à la réforme mais avec des aménagements,

estimait dès jeudi avoir obtenu "les éléments pour suspendre la grève".

La jonction avec les fonctionnaires au menu des AG

FO-cheminots a indiqué vendredi que "la jonction" du mouvement

 de grève SNCF contre la réforme des régimes spéciaux avec le mouvement

 de grève prévu chez les fonctionnaires le 20 novembre "est à l'ordre du jour"

 de "beaucoup d'assemblées générales"

sur les sites SNCF. "

Les AG sont aussi massives qu'hier

" jeudi et "la reconduction est votée à plus de 95%",

affirme un communiqué qui rend compte d'une centaine

 de rassemblements vendredi dans toute la France.

Ces reconductions "se font à 70% jusqu'à lundi",

 d'après FO qui juge que "les chiffres publiés par

 la SNCF concernant les grévistes paraissent

pour le moins fantaisistes".

Pas sûr toutefois que la base soit d'accord.

 Le patron des cheminots CFDT en convient :

"La décision (d'arrêter la grève) reste à prendre en assemblées générales,

 dès qu'elles auront lieu,

 dès ce soir, d'autres demain, et certaines malheureusement que lundi".

Le même mesure d'ailleurs parfaitement les risques d'un

décalage avec les salariés puisqu'il expliquait il y a peu ne

 pas vouloir "revivre 2003 qui nous a coûté plus de la moitié

 de nos adhérents", lorsque la CFDT avait accepté la réforme Fillon des retraites.

Quoi qu'il en soit, l'appel de la CFDT brise l'unanimité

syndicale affichée encore jeudi soir.

 Avec les six autres fédérations de cheminots

(CGT, Sud-Rail, CFTC, FO, Unsa, CFE-CGC),

elle avait en effet demandé jeudi aux assemblées générales

de reconduire la grève pendant 24 heures jusqu'à samedi.

Ce qu'elles ont effectivement décidé.

 La CFDT s'était déjà distinguée à la RATP en n'appelant pas

à un mouvement reconductible,

mais à une grève "carrée" limitée au mercredi.

Or là encore, les AG de vendredi ont voté la reconduction,

parfois même jusqu'à lundi.

Un décalage avec la base dont les autres syndicats n'ont

pas voulu prendre le risque.

 Ils exigent des garanties concrètes avant de s'installer

à la table des négociations

La CGT Cheminots, à l'origine de la proposition d'ouvrir des discussions

 tripartites entreprise par entreprise,

 continuait ainsi vendredi d'attendre

« de la part de la direction et du gouvernement des réponses sur la méthode

 et le calendrier ».

 Son patron, Didier Le Reste, reconnaissait en effet que "

« La réforme demeure contestée dans ses principes ».

 Et d'ajouter : « Il n’existe pas de bouton pour arrêter un

 mouvement reconductible. Il appartient aux syndicats

 de donner un maximum d’informations aux salariés

et ce sont les assemblées générales qui décident

du suivi du mouvement ».

Du côté du seul syndicat clairement hostile à la réforme,

Sud, le refus de céder est encore manifeste.

 A la suite de l'appel de la CFDT, les fédérations Sud Energie,

Sud RATP, Sud Spectacle et Sud Culture

ont d'ailleurs appelé "l'ensemble des fédérations syndicales

 au respect de leur mandat".

Reste à savoir si la décision de la CFDT peut inciter le

 fédérations cheminots de la CFTC et de la CFE-CGC à suivre le même chemin.

Les trois syndicats avaient en effet discrètement négocié un

 accord avec la direction dans la nuit de mardi à mercredi, au

moment où la grève débutait à la SNCF.

 Il prévoit la suppression rapide des mises à la retraite d'office,

 préalable à l'ouverture de négociations pour ces syndicats.

Un accord passé trop vite et devenu embarrassant pour la direction,

selon la CFE-CGC, qui veut désormais "voir reconnaître (sa)

 prise en compte intégrale" pour retirer son préavis."

 

14.11.2007

Allons Enfants de la Rupture...

 
lu  sur  le site  de jacques MARSEILLE

Le mardi 13 novembre 2007 et les jours qui suivront seront décisifs.

 Soit ce mardi marquera le premier jour de l'an I d'une

République nouvelle plus équitable et plus solidaire.

 Soit il sera le jour de grisaille d'une société

d'ancien régime où la « rue », comme ils disent,

 aura imposé sa loi, non pas seulement à

 un gouvernement légitime, mais aussi,

et surtout, à une majorité écrasante de

Français littéralement abasourdis,

sinon indignés, par une telle coalition d'égoïsmes.

Soit il marquera la promesse d'une France
délivrée de
 ses « bastilles », prête à faire valoir
 ses atouts -
qui ne sont pas minces -
 dans la compétition mondiale.
 Soit il entérinera le déclin d'un pays pénalisé
par les lâchetés successives qui ont désespéré
 de l'avenir trop de Français.
 Que 76 % des Français estiment que la vie
 de leurs enfants sera « plus difficile » que la leur
est à la limite une bonne nouvelle.
Ce pessimisme qui nous isole des
autres nations comparables est sans doute
la meilleure arme du sursaut.

Que six syndicats de cheminots appellent

à une grève reconductible

pour « le maintien et l'amélioration » de leur

régime spécial de retraite en dit long sur

 l'aveuglement - ou plutôt le cynisme -

 d'organisations qui, usant du dernier monopole

qui leur est offert, sont capables en toute impudeur

 de faire verser par les caisses des autres

 régimes de retraite et par l'Etat -

c'est-à-dire les salariés du privé et les contribuables

qu'ils prennent par ailleurs en otages -

 la coquette somme de 2,6 milliards d'euros

par an pour équilibrer leurs régimes de retraite

 qu'aucune pénibilité du travail ne justifie plus.

Qu'une poignée d'étudiants d'une des plus

 prestigieuses universités du monde - la Sorbonne -

 appellent à se joindre au mouvement pour

« construire une grève nationale des universités

afin de déboucher sur une grève générale

 interprofessionnelle » et pour s'opposer

« à l'intrusion des entreprises et des valeurs

 capitalistes au sein de l'enseignement »

- ils pensent à la « performance » -

 en dit long sur la crétinisation d'un infime groupe

de meneurs dont la seule ambition est ensuite

de renforcer les cabinets politiques de la

gauche sociale-démocrate et de finir

 un jour au Sénat ou au gouvernement.

Que le Syndicat de la magistrature et

les syndicats des fonctionnaires de justice

se mettent en grève contre le projet de réforme

d'une carte judiciaire qui date de Napoléon

Bonaparte et qui n'a été révisée qu'en 1958,

 à une date où n'existaient pas encore

 les autoroutes et le TGV, en dit long sur

le conservatisme d'une profession à laquelle

s'étaient déjà heurtés les socialistes

Henri Nallet et Elisabeth Guigou.

 C'est cette dernière, et non pas Rachida Dati,

 qui déclarait, le 29 octobre 1997 :

 « L'inadaptation de la carte judiciaire est patente. »

Que les syndicats de l'ANPE et des Assedic

 se joignent au mouvement pour protester

contre le projet de fusion de ces organisations

alors que cette fusion est le seul moyen -

 sans doute - de combattre ce cancer

du chômage qui ronge la France plus que

 les autres pays depuis plus de vingt-cinq ans

en dit aussi long sur l'incapacité de ces

syndicats à poser un regard lucide sur

l'organisation d'un marché de l'emploi

dont la simplification a, partout ailleurs,

 permis d'éradiquer ce fléau national.

Que les syndicats de fonctionnaires appellent

 eux aussi à la grève, le 20 novembre,

pour protester contre la suppression

 de 22 000 postes de fonctionnaires

sur les 5,2 millions que compte le pays en dit

aussi long sur la démagogie et l'obsession

 du court terme d'organisations qui ont oublié

 depuis bien longtemps que le service public

 voulait surtout dire être au service du public.

Que les syndicats de la Banque de France

 s'ajoutent au mouvement pour défendre

« ses missions, ses emplois et ses statuts »

 et que s'y joignent aussi ceux des techniciens

de l'Opéra ajoute le comique troupier à cette vaste

 coalition de l'ancien régime.

Il est temps pour l'autre France, celle qui

 a appelé de ses voeux et de ses

votes des réformes dont la seule ambition est

de vaincre les inerties que subissent tant

de Français face aux questions centrales que

sont l'emploi, les retraites, l'école, la justice,

l'enseignement supérieur, de se mobiliser

pour renverser ces anciennes bastilles dont les

grèves annoncées ne sont que le chant du cygne

 d'un monde qui - heureusement -

ne tardera pas à mourir.

Dans ce pays si mal adapté au « consensus »

et à l'idée de réforme négociée,

 c'est un fait que les spasmes et les ruptures sont souvent

 les points de passage obligés vers

 les nécessaires évolutions qui forgent les

 croissances fortes, les plus justes répartitions

 et le « mieux-vivre ensemble ».

 La « rupture », cela veut dire aujourd'hui -

et le temps est venu - bousculer la France

« abritée » pour mieux servir la France « exposée »

. Et si « la rue » l'emportait, mais laissant

sur le bitume tous ceux qui veulent construire une

France plus fraternelle, plus équitable et

plus respectueuse de la jeune génération à

 laquelle ils ne veulent pas léguer en héritage

 tous leurs égoïsmes et leurs lâchetés ?

Jacques Marseille

Il n'y a plus rien à comprendre.

 

A ne plus rien y comprendre:

Pourquoi  la CGT  propose t elle depuis 24h00  ce  que le ministre propose aux syndicats 

 depuis des semaines?

Même  les dirigeants  du PS  sont  d'accord  avec le bon sens  du gouvernement,

 c'est ce que dise  tous les responsables  de ce parti.

nous sommes d'accord  sur le fond, mais jamais  sur la forme, comme si la négociatiopn  avait été rejetée  de la part du Ministre.

 Devant cette tartufferie,  les citoyens jugeront  par eux mêmes, surtout 

 quand  certains  responsables  syndicaux persistent à faire croire

 qu'il est encore possible de maintenir  à 37 ans  et demi. la duré  de cotisation.

Une  grève  de trop  qui marquera  une nouvelle ére  de la lutte syndicale.

lu  sur  le site  de  Jean Michel APATHIE

http://blogs.rtl.fr/aphatie/

" Énigme.

Le seul problème de l'intelligence, c'est que parfois, on ne comprend plus les raisonnements

 ou les attitudes.

Que Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT possède une forme aigüe

de compréhension des situations sociales et des rapports de force qui

les structure relève d'évidence.

 Sinon, il ne serait pas devenu ce qu'il est.

 C'est donc en toute intelligence qu'il a accompli hier,

à seize heures, une démarche à laquelle, au moment où j'écris ces lignes,

je ne comprends encore rien.


Résumons la situation. Depuis la fin de la semaine dernière,

 Xavier Bertrand, ministre du Travail, indique qu'il n'y a

 plus rien à négocier au plan national sur la réforme des

 régimes spéciaux de retraites.

 Pour résumer, ni l'allongement de la durée des cotisations,

ni le principe de l'application d'une décote, ni celui d'une indexation des pensions

sur l'évolution des prix, n'est négociable selon le ministre.

 En revanche, et il le répète en boucle depuis une semaine,

 l'intégration des primes au calcul de la retraite, les fins de carrière,

la prise en compte de la pénibilité des tâches, d'éventuelles augmentations

 de salaires, tout cela peut être discuté au sein des entreprises publiques concernées,

 avec l'aval et sous la surveillance des pouvoirs publics.

C'est d'ailleurs en tenant compte de ce cadrage général

qu'Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF, a écrit

une lettre aux 160.000 cheminots dès jeudi dernier, déplorant

au passage que personne ne vienne négocier avec elle.



Voilà donc ce qui était connu depuis plusieurs jours.

 Comment expliquer alors que Bernard Thibault ait attendu

hier après-midi, seize heures, soit quatre heures avant

 le démarrage de la grève, pour rendre visite à Xavier Bertrand

 dans son ministère et lui dire: banco!, on négocie par entreprise.

 

 Voyons, voyons, si les mots ont un sens,

tout ceci aurait pu être tenté au moins à partir de vendredi matin.

Si les négociations d'entreprises avaient été concluantes,

et ce que met la SNCF sur la table n'est pas négligeable,

on se dit même que cela pourrait coûter à l'entreprise ce que la

collectivité économisera avec la réforme des retraites,

c'est à dire pourrait transformer la réforme en opération financière blanche

 pour le contribuable, mais enfin, si des discussions s'étaient noués,

 peut-être la grève d'aujourd'hui aurait-elle pu être évitée.

 Et puis, si l'on pousse un peu le raisonnement, la CGT devrait,

si elle est à la base cohérente avec ce que vient de dire la tête,

appeler à la suspension de la grève, dès ce matin,

dans les AG de cheminots. Les choses se produiront-elles ainsi?

C'est ce que nous verrons.

 

Les socialistes. Julien Dray, député socialiste de l'Essonne,

était l'invité de RTL, ce matin. La lisibilité de la position du PS n'est pas facile non plus.

 Débroussaillons.

 Sur le fond, les dirigeants de ce parti en conviennent:

 l'augmentation de la durée des cotisations est nécessaire.

 Pour des raisons d'équité, pour des raisons financières.

 Mais, disent-ils, c'est la méthode du gouvernement qui est contestable,

 voire condamnable. Il faut, ajoutent-ils, ouvrir des négociations.

 Donc retour au chapitre précédent et question subsidiaire:

si les négociations s'ouvrent, dans les entreprises, et

si elles se concluent positivement, dans les entreprises,

le PS sera-t-il content?

Je n'ai pas bien compris la réponse de Julien Dray.

 Etait-elle trop intelligente ou ne le suis-je pas assez? "

10.11.2007

Les conséquences inéluctables de grèves

 

Quelle  est  la responsabilité  de certains syndicats dans le fuite demain des élites?
  Les grèves  qui nous est annoncées ne recueillent  pas  ou plus l'adhésion  du peuple  dans sa large majorité.
    face à cette nouvelle donne  qui est la triste réalité  vue  des syndicats, le risque  d'une colère légitime  du peuple  et pire sans doute  une nouvelle  étude  des fondements  de leur légitimité  risque  de leur coûter  très cher  dans le très court terme.
    Devant la prise de conscience  de cette menace, certains dirigeants  et non pas les plus tendres recherchent  le compromis avant l'affrontement  qu'ils ont eux mêmes appelés de leurs voeux..
    Contrairement à 1995, ces grèves ne concernent  qu'une infîme minorité  de Français moins de 5%  des  travailleurs  du pays.
    les  Français  fonctionnaires inclus  souhaitent  une certaine forme d'équité  sachant  que leur durée  de travail passera  de 40 à 41 ans  et sans doute beaucoup plus  à l'identique  de tous les pays voisins Européens.
    Comment  sans le faire à crédit  la France  peut elle seule maintenir  la durée  de travail à 40 ans  avec une retraite possible dès 60 ans alors  que tous les autres  voisins ont largement dépassé les 65, 67ans  et plus.
    Ou bien  tous nos voisins  sont des Ânes  ou bien  la France  triche?
 Cherchez l'erreur? 
 Tous nos syndicalistes le savent, la réforme  est inéluctable  au risque  de remettre  en cause définitivement la retraite à la mode Française.
  La France  Riche  n'a plus besoin  de cette retraite  et côtise depuis 30 ans  dans des investissments  qui la mettent définitivement à l'abri  des aléas  de notre système de retraite. 
    Certains pays  comme la Belgique  permettent déjà une transmission  du patrimoine  sans aucune taxe.
  La retraite  ou le système  de retraite à la Française ne concernera demain  que  la France  des fonctionnaires  et des pauvres  de ce "pauvre"  Pays.
    Comme  les cités  de nos banlieues depuis 1970 , le terrain sera abandonné  aux plus desherités, tous ceux  qui le pourront  s'installeront là où la legislation Européenne le permet,
 ceux  qui seront contraints  de demeurer  en France n'auront d'autre avenir 
 que de se partager les miettes  après le départ inéluctable  des seuls capables de créer la richesse 
et surtout de donner du travail à ceux  qui ne peuvent  et ne pourront jamais  seuls  en générer.