15.05.2009
ISRAËL relation avec les chrétiens première erreur stratégique
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23.06.2008
ISRAËL PALESTINE retour aux FONDAMENTAUX
15:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poltique, israêl, palestine, ump, ps, udf, modem
22.07.2007
ISRAËL PALESTINE
Sur l'échiquier politique israélien, David Reinharc est plutôt connu
pour être à droite et Renaud à gauche.
Mais aujourd'hui, le conflit israélo-arabe est devenu l'enjeu d'une véritable
guerre civile intellectuelle.
Sionistes contre Pro-Palestiniens,
dénonciateurs de l'islamophobie contre contempteurs de la judéophobie :
entre les deux camps, tous les coups sont permis,
tous les ponts sont coupés.
Aucune vérité ne peut émerger de cette foire d'empoigne.
Le chanteur Renaud et l'éditeur et journaliste David Reinharc
ont accepté de croiser le fer.
Un pari difficile : renouer sur le conflit israélo-arabe
le fil d'un dialogue authentique.
Au cours de cette rencontre, si le ton est resté poli,
il y eut confrontation mais aussi,
et dans le même temps, dialogue."

21:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, mo, israêl, liban, palestine
19.06.2007
ELECTION D'UN SAGE en ISRAËL
lu sur le site de l'Ambassade d'ISRAËL à PARIS
UN NOUVEAU PRESIDENT EN ISRAËL
SHIMON PERES
Hier, 13 juin, Shimon Peres, député à la Knesset depuis 48 ans
sans interruption (depuis 1959),
a été élu Président de l’Etat d’Israël à une large majorité.
86 députés ont voté en sa faveur, 23 contres,
8 se sont abstenus, 2 ont voté blanc,
et un député étai absent.
Les deux autres candidats, Reuven Rivlin et
Colette Avital, se sont désistés après avoir recueilli
respectivement 37 et 21 voix au premier tour,
et 58 pour Shimon Peres.
Au 2ème tour, les candidats se sont prononcés
pour ou contre Shimon Peres.
Le nouveau Président prendra
ses fonctions à la mi-juillet
, en remplacement de Dalia Itzik, qui
les assumait temporairement,
après la suspension de Moshé Katsav.
Shimon Peres était tout sourire lorsqu’il
remercia le Premier ministre Ehoud Olmert..
Biographie de Simon Peres (en anglais)
15:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique étrangère, palestine, israël, jordanie, liban, syrie
29.03.2007
ISRAËL REFUSE tout COMPROMIS
l'article joint ci dessous montre à l'évidence qu'il n'y a qu'une seule solution, l'ONU, la LIGUE ARABE et tous les autres n'ont pas leur mot à dire.
Une solution et une seule. peut il y avoir dialogue dans ces conditions??
14:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban, palestine, israël, présidentielles 2007
08.12.2006
ISRAËL SEUL FACE A L'IRAN et à la SYRIE
la nouvelle stratègie des USA et le départ annoncé de l'IRAK avec une reprise des contacts diplomatiques avec l'IRAN dans moins de deux ans pose un énorme problème aux Israêliens.
le soutien à Israël est viscéral pour les USA mais sa présence même en IRAK ne peut se concevoir et s'accepter en raison de la mort de ses soladats qu'avec une justification de la défense de ses propres intérêts vitaux.
Comme nous l'écrivions sur ce blog, le casus belli des USA réside dans le contrôle de l'extraction du pétrole au cours des 25 ou 30 prochaines années; Temps nécessaire à la mise en place d'energie de substitution qui dégagera alors l'économie des USA de cette source d'énergie.
dans 30 ans la justification de l'intervention des USA dans cette partie du monde n'aura plus aucun sens. En conséquence il appartient dès à présent à l'état d'ISRAËL de prendre en compte cette donnée incontournable et d'agir en conséquence.
Tout d'abord accepter et surtout encourager la création de l'état palestinien en s'interdisant alors toute intervention militaire et occupation.
restitution de l'ensemble des territoires occupé y compris le GOLAN
Ensuite seulement une normalisation de ses relations avec ses voisins y compris l'IRAN serait envisageable.
Se refuser à ces solutions de bon sens serait à très court terme suicidaire pour les raisons évoquées plus haut.
Ci dessous le texte de l'FP sur la visite de la ministre des affaires étrangères aux USA.
M. Livni s'est rendue dans la nuit de jeudi à vendredi à
Washington où elle doit rencontrer de hauts responsables,
a-t-on appris vendredi auprès du ministère à Jérusalem.
"Ce voyage sera l'occasion d'examiner avec ses interlocuteurs
le rapport Baker et d'en discuter la portée", a indiqué un
porte parole du ministère.
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert s'est efforcé jeudi de dissocier le conflit israélo-arabe de la situation en Irak, exprimant ouvertement ses désaccords avec le rapport Baker qui a fait craindre en Israël une possible réorientation de la politique des Etats-Unis, principal allié de l'Etat hébreu.
"Tout le monde doit être inquiet. S'il est appliqué, le rapport Baker va renforcer l'Islam radical dans le monde entier et Israël sera laissé seul dans la lutte, sans les Etats-Unis", estime Eytan Gilboa, Professeur de sciences-politiques à l'Université Bar-Ilan. "La question est de savoir si le président américain George W.Bush va l'entériner. Les mois qui viennent le diront. Je pense que d'intenses pressions sont exercées sur Bush, même s'il ne croit pas personnellement dans une politique accommodante à l'égard de la Syrie et de l'Iran", a-t-il ajouté.
Le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot estime pour sa part que M. Bush a déjà infléchi sa politique en soutenant la visite de Tony Blair en Israël et dans les territoires palestiniens la semaine prochaine. Lors d'une conférence de presse conjointe à Washington avec le Premier ministre britannique, le président américain a annoncé jeudi que celui-ci se rendrait prochainement dans la région pour tenter de relancer les pourparlers israélo-palestiniens, dans l'impasse.
M. Blair a lié la résolution du conflit israélo-palestinien et la stabilisation de la région et de l'Irak en parlant de "vision globale". Il s'agit, a-t-il dit, d'envoyer le "signal très fort" que les Etats-Unis et leurs alliés "traitent équitablement" les Israéliens et les Palestiniens, contrairement à ce que beaucoup croient dans la région. Seul dans la presse israélienne, le quotidien (libéral) Haaretz soutient le rapport, estimant qu'il ne "traduit pas une attitude hostile envers Israël" et que l'Etat hébreu devrait le "considérer comme une lueur d'espoir".
Le rapport américain sur l'Irak, publié mercredi, a été rédigé par une commission co-présidée par James Baker, ancien secrétaire d'Etat. Le document préconise un engagement des Etats-Unis en faveur de la résolution du conflit israélo-palestinien et un retrait israélien du plateau syrien occupé du Golan, en échange d'un accord de paix entre la Syrie et Israël. Dans une interview publiée vendredi dans le Yediot Aharonot, l'un des conseillers américains ayant contribué au rapport estime que si l'administration américaine change de cap au Proche-Orient, Israël suivra.
"J'ai beaucoup de respect pour Ehud Olmert. J'estime que si nous bougeons, lui aussi bougera", a déclaré Edward Djerejian, ancien ambassadeur américain en Syrie et en Israël. "Je savais que la première réaction serait l'inquiétude. Mais je lis les sondages. Il me semble que la majorité des Israéliens comprennent maintenant qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit", a estimé M. Djerejian.
"Israël, malgré sa puissance militaire, n'est pas capable de l'emporter et ses ennemis ne peuvent le détruire. La solution est politique", a-t-il ajouté.
14:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique étrangère, irak, israêl, iran, islamisme, présidentielles 2007
04.12.2006
présidentielles 2007 l'influence de l'action des USA en IRAK et face à l'IRAN
Dès la « victoire » américaine autoproclamée en Irak (1° mai 2003) les actions de sabotages puis de résistance armée à l’envahisseur se sont développées à un rythme pour le moins soutenu. Aujourd’hui le nombre de soldats américains morts sur place dépasse officiellement les 1800 et le nombre de blessés dépasse les 13 000. La guerre coûte une centaine de milliards de dollars par an et le pays n’est nullement « sécurisé », pas plus pour les soldats et mercenaires occidentaux que pour les civils irakiens régulièrement victimes des violences qui secouent le pays.
Plus que jamais les routes du pétrole sont peu sûres.
Si la zone sunnite est plus instable que le sud chiite, aucun secteur de l’Irak n’est à l’abri de déstabilisation. Seuls certains espaces de la zone kurde semblent calmes, mais cette situation tient plus aux milices locales installées depuis 1991 qu’à un quelconque effet stabilisateur des GIs.
L’échec quasi-total (militaire, politique, financier, moral) de cet épisode de la « guerre contre le terrorisme » est devenu évident pour tous, y compris, ses principaux responsables.
Après avoir hésité à rétablir la conscription, les Oligarques du Pentagone et de Washington tentent de trouver une sortie honorable à ce bourbier.
Cela explique les rumeurs de négociation avec les cadres de la résistance. Alors qu’en novembre 2006 auront lieu aux Etats-Unis les élections à mi-mandat, les bushistes les plus lucides savent qu’un retrait partiel ou total est souhaitable.
Alors que la situation est plus bloquée et plus pourrie que jamais, il reste à analyser en profondeur la mécanique infernale qui tue chaque jour en Irak et les conséquences sur la région et le monde car c’est bien les rapports de forces internationaux de demain qui se jouent actuellement là-bas.
1. Le ventre mou du chaos irakien
A) l’occupation coloniale génère sa propre résistance populaire
La guerre en Irak qui se poursuit depuis 2003 a les caractéristiques de l’occupation soviétique en Afghanistan et de la guerre civile libanaise. Nous avons une armée moderne et civilisatrice (de type coloniale donc) qui s’impose à une population qui ne la souhaite pas. Or, devant la brutalité de toute occupation de ce type (soldats sûrs d’eux face à une société tribalo-clanique) l’engrenage de la violence était pour le moins prévisible : nous sommes devant la règle absurde de l’amalgame. Connaissant peu le terrain, presque pas la langue et très mal renseigné, les Occupants occidentaux tapent au hasard et exercent des représailles collectives sur les civils. Arrestations arbitraires, violences gratuites, humiliations, tortures avérées, vols, etc. La liste des exactions américaines décuple à l’infini les envies de vengeance et autres velléités de résistance à cette occupation qui n’a que le contrôle du brut comme objectif... Par exemple la ville de Falloudja est devenue antiaméricaine quand les occupants ont tué plusieurs dizaines de civils en avril 2003. Il s’agissait pourtant de manifestants pacifiques.
Par la suite, la résistance de la ville a plus été le fait des habitants humiliés que de groupes sanguinaires d’islamistes. La destruction de la ville lors de la reconquête US (combien de civils tués ?) n’a nullement abouti à des preuves allant dans ce sens. Comme en Afghanistan ou en Algérie, une armée s’acharne donc chaque jour sur une population de plus en plus favorable aux résistants, eux-mêmes de plus en plus soutenus, équipés et aidés face à la brutalité redoublée des Boys..
.
En Irak les groupes patriotiques appliquent les méthodes de la « guerre révolutionnaire » : ils agissent en accord avec la vox populi dégoûtée par l’attitude des occupants, mais aussi font en sorte que peu de voix dissidentes ne se fassent entendre . On évalue leurs troupes à plus de 20 000 hommes ayant par le passé subi un entraînement. Rappelons que dès la « fin » de la guerre plus de 300 tonnes d’explosifs disparurent de la surveillance américaine...
Ainsi, comme en Afghanistan, les « bonnes intentions » des occupants ne rencontreront jamais les souhaits de la population et la résistance est programmée pour se nourrir des exactions des soldats impuissants à viser juste dans un monde qu’ils ne comprennent pas. Reste que les violences qui touchent l’Irak ne proviennent pas uniquement du face-à-face armée américaine / résistance patriotique.
B. les escadrons de la mort
Le cas irakien a aussi des éléments de la guerre civile libanaise : en effet, d’autres acteurs de la violences ont une place entre la brutalité de l’occupation et les actions de la résistance patriotique. Ainsi du côté des Américains, il existe des officines plus ou moins secrètes dont le rôle est de lutter contre les résistants avec d’autres « méthodes ». Ainsi quelques groupes irako-américains ont-ils été formés afin d’appliquer en Irak les méthodes des « escadrons de la mort » sud-américains. Méthode utilisée aussi par les généraux algériens qui montaient des faux maquis et groupes islamistes pour discréditer et lutter contre les réseaux du FIS.
Après la défaite du Vietnam, dans les années 70-80, les experts de la CIA ont mis au point des recettes de contre-insurrection : face à la popularité des guérilla d’Amérique centrale, les conseillers américains sur place ont mis sur pieds des groupes armés formellement indépendants des autorités locales, mais en fait issus des corps de police ou des troupes militaires alors débordées par les réseaux révolutionnaires. Comme la population des quartiers pauvres et des campagnes misérables soutenaient plus ou moins activement les rebelles, la lutte devaient porter sur ces populations : en parallèle de milices « d’autodéfense » (de type harkis) ces groupes illégaux et mouvants prirent pour cible les populations susceptibles de soutenir ou de basculer du côté des rebelles. Cette politique d’une brutalité inouïe réussi presque partout. Aujourd’hui seuls les rebelles colombiens ont su éviter la victoire des « autodéfense unies de Colombie » (AUC) considérés comme des organisations terroristes y compris aux USA. Reste que cette politique de représailles collectives et de terreur permit peut-être au régime oligarchique colombien de ne pas sombrer. De notoriété publique ces groupes ont des liens très étroits avec l’armée ou même certaines officines américaines para officielles (galaxie néo-conservatrice, anticommuniste, christiano-réactionnaire...).
C’est, fort logiquement, ces méthodes illégales que l’ambassadeur américain en Irak applique avec la plus grande discrétion officielle. Rappelons à toutes fins utiles que J. Negroponte était ambassadeur américain en Amérique du sud sous Reagan dans les années 80, années d’inflation des « escadrons de la mort ».
Ainsi, pour qui sait lire les dépêches d’agence sur l’Irak on voit fleurir des groupes clandestins dont les actes semblent aller dans le sens d’actes de terreur plus ou moins ciblés contre la rébellion ou ses soutiens. De même des témoignages troublants d’explosifs installés dans des voitures de civils irakiens après un passage dans une base US vont dans ce sens.
Il est indéniable que la résistance irakienne tue aussi des civils innocents en visant les occupants, mais il semble que pour les groupes de résistance identifiés les cibles soient avant tout des centres de recrutements des collaborateurs des américains, ces recrues elles-mêmes, les soldats occidentaux ou encore des politiciens justifiant le caractère « démocratique » du régime compradore (comme A. Chalabi, ex préféré du Pentagone).
C’est là un point commun avec la guerre civile libanaise où une myriade de groupes très variés et en perpétuelle mutation se livrait à une guerre de moins en moins lisible puisque échappant au clivage clair de deux camps clairement identifiés.
C. le groupe de Zarkaoui
Dans cette stratégie du pire où le chaos semble dominer, le groupe dit de Zarkaoui / Al Qaïda semble jouer ce rôle de structure contre-terroriste. Nous ignorons si Zarkaoui est vivant, nous ignorons même s’il dirige effectivement quelque groupe que se soit, mais son parcours, ses actes, ses revendications, ses discours supposés semblent aller dans le sens d’un groupe totalement instrumentalisé et monté de toutes pièces par les services de presse des occupants : spécialisés dans les actes abjectes (décapitation de civils occidentaux capturés...), les tueries aveugles ou encore les cibles chiites, il tend à discréditer aux yeux de l’opinion occidentale une résistance irakienne qui lui a toujours dénié toute efficacité et toute représentativité. Certains groupes l’ont même identifiés comme cible à abattre.
Si des groupes djihadistes-intégristes agissent bel et bien en Irak (Armée Islamique en Irak, Ansar al Islam...) la plupart d’entre eux semblent collaborer avec les réseaux baasistes et agir véritablement contre les occupants et leurs collaborateurs armés. Le leader de la résistance baasiste (Al Douri) n’a jamais caché avant la guerre sa volonté d’islamiser la population et le parti Baas avec comme objectif de décupler le rejet d’une éventuelle occupation.
D. les milices chiites et kurdes
Entre les soldats américains et la résistance nationale, il existe donc tout un panel de groupes qui agissent de façon plus ou moins autonome les uns des autres : ainsi les partis chiites ont chacun leur milice armée. Si certains ont rejoint ponctuellement la lutte anti-impérialiste (« armée du Madhi » de Moktada al Sadr), d’autres semblent plus tentés de pactiser avec les occupants le temps de contrôler l’espace politique et social, c’est le cas de la bridage Badr, formée en Iran par les Pasdarans et solidement implantée dans le sud du pays. On soupçonne ce groupe de participer à des attentats contre des leaders sunnites proches de l’ancien régime...
Reste à dire un mot des milices kurdes qui jouent aussi un rôle dans la fragmentation militaire du paysage irakien...
2. Frontières, violences, ingérence
A. Syrie, Arabie, Iran : gagner du temps
Autre point commun avec la guerre civile libanaise,
l’ingérence des pays frontaliers.
Fort logiquement, les pays voisins de l’Irak sont très inquiets par la décision américaine de se jeter sur ce pays pétrolier.
Si l’Irak de S. Hussein avait des relations détestables avec quasiment tous ses voisins (à l’exception de la Jordanie) le stationnement de près de 140 000 soldats sur place fait peser une menace sur l’Iran, la Syrie ou même l’Arabie Saoudite...
Laisser la situation se détériorer pour les Américains revient pour ces pays à gagner un temps précieux et décourager Bush et son équipe de renouveler l’expérience .
Alors que l’occupation s’épuise dans un perpétuel chassé-croisé avec les insurgés, les pays voisins tentent de tirer avantage du chaos irakien.
L’occupation américaine ne va plus se compter en années... La priorité du Pentagone n’est plus d’écraser la résistance.
Cette stratégie a monté l’ensemble de la population contre les américains, il s’agit plutôt « d’irakiser » la guerre,
c’est-à-dire de former et soutenir une armée irakienne à la solde de quelques officiers US. Cet objectif est loin d’être atteint alors même que l’armée de terre américaine est épuisée .
Avec la floraison de groupes djhadistes révolutionnaires, ces régimes frontaliers seront peut-être tôt ou tard menacés par ces mêmes réseaux (c’est le cas de l’Arabie Saoudite), mais en attendant, ces pays préfèrent laisser ces « volontaires » aller se battre à Bagdad. Sans spécialement aider, créer ou armer ces groupes,
les pays frontaliers ont tout intérêt à laisser faire.
Le naufrage de l’occupation américaine et ses coûts politiques et humains ne peuvent que laisser de l’oxygène interne à ces régimes sous tension.
Notons aussi que Riyad et Téhéran se disputent traditionnellement la zone du Tigre et de l’Euphrate : au soutien logistique des milices chiites de l’Iran répond le soutien tactique des Saouds aux groupes arabes sunnites d’Irak...
B. la Turquie et Israël : éviter la reconstitution d’un Irak stable
De même la Turquie ne saurait laisser un Irak fédéral proaméricain se stabiliser.
En effet, cette hypothèse entraînerait automatiquement un Kurdistan quasi-indépendant et donc un « modèle » pour les Kurdes de Turquie.
Ainsi les Turcs, ex alliés des Américains dans cette affaire ont-ils tout intérêt à « aider » la minorité turcophone, les Turcomans, en Irak ou même monter des attentats contre les leaders Kurdes.
Autre pays intéressé au chaos en Irak :
Israël. Pays développé mais minuscule et dépendant des Etats-Unis,
ce pays n’a aucun intérêt à voir émerger des régimes indépendants dans sa région.
Difficile de dire si les réseaux du Mossad sont si étendus qu’on le dit, en tout cas, la politique du pire en Irak sert très largement Israël :
elle justifie le côté « barbare » de toute résistance arabe, elle empêche le relèvement d’un Irak stable et indépendant. Pour finir, des troubles avec la Syrie ou même l’Iran pourraient parasiter ces adversaires rhétoriques de l’Etat hébreu.
3. La Mésopotamie, nœud des rivalités impériales
Reste que si nous passons de l’analyse régionale à l’analyse mondiale, la question irakienne est encore davantage condamnée à occuper le devant de la scène.
Avec les plus grosses réserves de pétrole du monde après l’Arabie,
l’Irak ne peut qu’intéresser les gros consommateurs de pétrole brut.
Enorme consommateur mondial militariste les USA sont logiquement les plus impliqués en Irak.
Davantage ravitaillée par l’Algérie ou la Russie, divisée politiquement l’Europe est logiquement en position de retrait, mais cela ne saurait être le cas de la Chine dans quelques années.
Sur la question irakienne, la Chine Populaire a été d’une prudence proportionnelle avec le rapport de force.
Il était en effet plus facile de soutenir la Corée du Nord que de sauver l’Irak. Mais dans la décennie à venir la Chine Populaire sera dans la situation actuelle des USA : réserves de pétroles sur le territoire national , mais consommation bien supérieure.
Pékin a déjà signé des accords pétroliers faramineux avec l’Iran et la Russie, de même la Chine a toujours entretenu de très bonnes relations avec le Pakistan.
Dans une perspective de hausses de la consommation et de raréfaction lente des réserves mondiales, l’empire chinois en gestation ne peut raisonnablement laisser le chaos ou l’impérialisme américain s’installer en Irak.
Des risques de conflits directs ou indirects entre les deux empires du XXI°s ne manquent pas : conflit stratégique entre le Japon (et les USA) et la Chine, surenchère autour de la Corée du Nord, réunification ratée avec Taiwan, etc.
Les points de rupture sont connus, mais il y a fort à parier pour que la question énergétique se cristallise, comme toujours, au Proche-Orient. Un axe sino-iranien avec la bienveillance pakistanaise pourrait contribuer à blackbouler l’axe américano-sunnite , définitivement rompu depuis le 11 septembre et l’invasion ratée de l’Irak.
Conclusion : de l’impasse à l’abîme
De plus en plus de voix officielles aux Etats-Unis pronostiquent un retrait partiel de quelque 30 000 soldats courant 2006. Cette décision sera-t-elle appliquée ? Est-ce un nouveau rideau de fumée de G. Bush destiné à tromper une fois de plus son opinion ? Une augmentation du nombre de soldat (160 000 hommes) est même annoncée pour fin 2005.
Reste que cette nécessité de limiter les pertes et le coût financier traduit la faillite de l’intervention de 2003. En abattant le dernier régime arabe stable et à même de rivaliser à la fois avec la théocratie iranienne et le féodalisme saoudien, les Etats-Unis ont joué à quitte ou double : soit ils recréaient des provinces « romaines » associées au centre impérial et fidèles politiquement , soit, ils laissaient les Iraniens et leurs alliés chinois avancer vers Bagdad. De même ils ont définitivement ligué contre eux les pires ennemis des Chiites, à savoir les réseaux wahhabites terroristes.
Au jour d’aujourd’hui le nombre des attaques contre les Américains se sont stabilisées à environ 65 par jour, mais les responsables du Pentagone sont les premiers à reconnaître le perfectionnement constant de ces attaques à l’explosif plus ou moins imparables...
La seule issue aurait été dès 2004 de mettre l’occupation au service de la population et d’éviter ainsi la généralisation des violences de droit commun et autres gangs prospérant sur la liquidation de l’Etat. Forcé de tolérer des milices kurdes (au risque de déstabiliser la Turquie) et des groupes chiites (au risque d’épargner le nucléaire iranien) pour subir au mieux la résistance irakienne, la politique de Bush est plus que jamais dans une impasse stratégique et politique. Impasse qui pourrait se transformer en désastre si d’aventure Bush attaque l’Iran.
En voulant garantir l’approvisionnement en brut de demain, les Oligarques américains ont définitivement achevé de déstabiliser le deal néo-colonial qui gérait la région depuis les années 50. Le chaos irakien n’arrange qu’à très court terme les intérêts impérialistes dans la région.
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30.11.2006
présidentielles 2007 liban et moyen orient
reprise d'une note publiée le 25 08 2006 sur ce blog. la présence future de Ségolène ROYAL au LIBAN en PALESTINE et en ISRAËL reposera la suite des questions qui n'ont toujours pas de réponse.
si l'action diplomatique française a semble t il eu quelques effets, ces derniers ressemblent plus aux effets de manche des avocats dans les salles des palais de justice.
comme nous l'écrivions les USA après avoir gagné du temps sont parvenus à leurs objectifs même si la France a du là encore avec le reste de l'Europe avaler de grosses couleuvres.
la situation est conforme aux souhaits des USA et au stade minimum imposé par ISRAËL. mais qu'advient il du plan de pAIX?
Le gouvernement ISRAËLIEN s'y oppose et le gouvernement des USA ne le place plus dans ses priorités tant que la crise avec l'IRAN n'aura pas de solution.
Que deviennent les Européens qui ont engagé leurs forces insuffisantes au LIBAN? que feront ces forces devant des provocations mêmes ISRAËLIENNES comme nous l'avons constaté depuis plusieurs semaines? Rien comme toujours mais avec le risque énorme d'avoir à gérer une situation non seulment prévisible mais annoncée par tous ceux qui savent.
LIBAN PREMIERE MANCHE VICTOIRE DIPLOMATIQUE DE LA FRANCE MAIS APRES??
Le Gouvernement Français pour des raisons d'éthiques et de liens avec le LIBAN depuis 1923 et sans doute depuis le 11° siècle, a finement joué dans la première manche. les assurances prises tant auprès d'ISRAËL que du gouvernement Libanais (y compris le hezbollah) donnent bon espoir qu'une reprise des combats n'ait pas lieu au sud Liban.
la force (très insuffisante) qui sera déployée, permettra avec du temps de parvenir aux objectifs de la résolution 1701, mais cela est insuffisant dans la démarche Française qui veut depuis des années un réglement global de la crise israëlo Palestinienne.(position non partagée par l'administration Us actuelle contrairement à celle de CLINTON durant des années)
sans la création d'urgence de cet Etat Palestinien, aucune paix n'est durable dans cette région.
Notre volonté sera t elle suffisante pour enfin parvenir à cette étape qui est la seule solution viable pour parvenir à un équilibre porteur de paix.
Cette force, elle même appuyée par des moyens anti aériens interdira de fait les représailles possibles de l'armée de l'ait israëlienne. Ce pays dont nous défendons l'existence et la survie depuis sa création, n'est viable qu'avec la création de l'état Palestinien dont l'intégrité devra être garanti à l'égal des protections des frontières Israêliennes.(cela suppose l'évacuation de tous les territoires et l'abandon de toutes les colonies implantées en cis Jordanie)
Ceci a toujours été la position de notre Pays et cela est tout à son Honneur depuis le général DE GAULLE.
Comme je l'ai expliqué sur ce blog, une fenêtre existe pour y parvenir sans doute pour la première fois depuis des dizaines d'années.
La détermination de la France mettra sans doute en marche un processus irreversible qui permettra d'atteindre cet objectif équitable et équilibré pour toutes les populations de cette région.
Cette première étape réalisée, la paix ne sera possible qu'avec la reconstruction d'une économie de suffisance dans tous ces pays. la complémentarité des compétences entre Israëliens et Palestiniens est l'objectif ultime à viser pour interdire toute reprise d'affrontement, mais nous ne sommes qu'au tout début des prémices d'une résolution, le chemin est encore long et nous sommes au moyent orient où tout est possible.
La seconde manche que nous pressentons tous avec la différend IRANIEN, compliquera inévitablement ce qui se passera aux frontières israêlo-libanaises.
Si la sitation imposait aux USA d'agir préventivement à l'égard des centres nucléaires IRANIENS, il est incontestable que pour que cela puisse se faire que le contrôle de toute la zone du détroit d'ORMUZ devient un préalable opérationnel INCONTOURNABLE à ce type d'action.
Eviter des représailles IRANIENNES est une évidence dans l'analyse d'un théatre opérationnel, et je vous rassure toutes les planfications existent depuis la guerre IRAKO IRANIENNE dont tous les pays occidentaux étaient parti prenante comme conseillers auprès de l'armée IRAKIENNE elle même entièrement financée par les Pays du golfe.(vous ne pouvez l'ignorer)
21:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, liban, palestine, israêl, politique étrangère
27.10.2006
liban trois mois après
la question posée en juillet est touhjours d'actualité, car si les caméras sont aujourd'hui absentes les souffrances et les problèmes demeurent.
fiche du 24.07.2006
UNE FORCE AU LIBAN, QUELLE FORCE ET POURQUOI FAIRE?
Les populations palestiniennes déplacées depuis 1948 ont-elles le même droit reconnu à tous les autres peuples de la terre de revenir sur leur sol ? Certains partis politiques doivent ils être considérés comme des partis ou des officines terroristes dès lors qu’ils résistent à l’état d’ISRAEL ? Il est clair que les réponses à ces questions doivent être un préalable non pas à l’envoi d’une force mais à son maintien et surtout à son rôle qui doit être accepté de tous pour être efficace. Conditions d’efficacité de la FORCE La force qui sera alors mise en place devra être crédible et surtout efficace. Son volume, sa composition, ses missions et sa subordination devront être indépendantes du contrôle de la bureaucratie Onusienne qui depuis 60 ans a toujours fait preuve de son incapacité si ce n’est de son impuissance. Si les missions doivent impérativement être fixées par les plus hautes instances Politiques de l’ONU c'est-à-dire les cinq membres du conseil de sécurité, la conduite de l’action doit être laissée aux responsables du terrain c'est-à-dire aux officiers généraux qui recevront mission de mettre en œuvre cette force.
Cette force devra impérativement être une force militaire, d’un volume au moins équivalent à l’IFOR déployée en BOSNIE fin 1995. C'est-à-dire près de 70 000 hommes y compris les force aériennes et navales indispensables. Les procédures d’engagement des moyens imposent la constitution d’une force sous procédure de l’OTAN, c'est-à-dire avec la participation des forces des USA. Le déploiement de cette force ne peut pour les raisons évoquées ci dessus n’être limité qu’au LIBAN. Sa présence s’impose à GAZA, comme dans le GOLAN SYRIEN et partout où les frontières des nouveaux états pourraient être menacées. Les missions qui pourraient lui être fixées outre la sécurisation des zones d’engagement qui imposeront la mise en place d’une autre force de police internationale, devront comprendre dans la perspective plus lointaine d’une harmonisation des conditions d’une vie économique, des missions et des moyens des affaires civilo- militaires visant à reconstruction et au développement économique de toute la région. Un véritable plan d’ensemble doit être maintenant élaboré avec l’appui de toutes les grandes puissances. La sécurité d’ISRAEL et du nouvel état PALESTINIEN doit être assumée par la communauté internationale. La présence de cette force qui pour être efficace doit atteindre au minimum 70 000 hommes devra être renforcée de moyens policiers internationaux et de structure de développement économique seule condition d’un succès durable de cette opération. L’Europe a-t-elle les moyens de ses ambitions si ce n’est celles de ses devoirs ?
18:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique étrangàre, politique, politique critique, liban, israël




