15.05.2009

ISRAËL relation avec les chrétiens première erreur stratégique

 

15 millions  à  comparer   à plus  d'un milliards d'adhérents  déclarés.
 
 il  ne  s'agit  pas  de  la  world  company  mais  du  rapport  qui  existe  entre  la religion des chrétiens et  celle 
 des  Juifs  dans  le  monde.
 
La  visite  du  PAPE  en terre  sainte  représentant  de  plus  d'un milliard  de  croyants  dans  le  monde 
aura  été  une  occasion manquée  pour  le minuscule   pays  d'ISRAËL.
 
La  manière peu  "catholique"  de  l'accueil  qui  lui  a été  réservée marquera  longtemps  les  esprits de  tous  les  chrétiens  du  monde  qui  se  sont  sentis bafoués au  travers de  celui  qu'ils  considèrent  comme  le  descendant de  saint PIERRE.
 
Le  gouvernement  ISRAÉLIEN vient  de marquer un  faux  pas qu'il  ne  pourra  jamais  réparer auprès  de la  communauté Catholique   du  monde  entier .
 
Cette  communauté qui  jusqu'alors  était  d'une bienveillance souvent  passive, prendra  conscience  au  cours des  prochaines  semaines de  son humiliation infligée  par  un nain démographique..
 
Les  critiques  inouîes  du  positionnement  du  Pape  sur  le  création  prochaine  d'un  véritable  état  PALESTINIEN qui  est  celle  de  l'ONU  des  USA  de la CEE  de  la RUSSIE  et  de la  CHINE sont  choquantes.
 
Pour  la première  fois  depuis 1948, cet  accueil   qui  s'est  voulu  hautain  et  froid   à l'égard  du  monde  catholique créera  les  conditions d'un  retour à  des  engagements sans  doute  très  violents.
 
L'histoire entre  ces  deux  communautés semblait volontairement   se  limiter  aux 65 dernières  années, le réveil  et la  prise  de  conscience  de 2000  ans  de  relations  pour  le  moins tumultueuses (et  massacrantes en Europe) sera  la  conséquence de  ce  faux pas politique incroyable  de  la  part d'un peuple  considéré  comme intelligent.
 
La  création   d'un  état  Palestinien , avec  l'évacuation  de  toutes  les  colonies de Cis-jordanie  deviendra  le  cheval  de bataille   de l'ensemble  du  MONDE. (et  du  monde  chrétien  en  particulier)
 
l'intransigeance  de  l'état  d'israêl conduira prochainement  l'ONU  à  reprendre ses  positions  en  imposant la  création d'une  enclave sous  contrôle  international  pour  la ville  trois  fois  sainte  de JERUSALEM.
 
Le  gouvernement  ISRAËLIEN vient   de  commettre  sa  première  erreur  stratégique.
 
Comme  pour  Jean Paul II avec  le  communisme, la  suite des  rapports   entre  chrétiens  et  ISRAËLIENS vient  de  connaître une  perspective  toute  différente car  certains  n'auront  de  cesse que  de  faire  payer  l'outrage  dont  tous  se  sont  sentis  solidairement frappés  avec  leur  PAPE
 

23.06.2008

ISRAËL PALESTINE retour aux FONDAMENTAUX

 

 
Le  retour  aux  fondamentaux
Le  discours  du  Président  de la  république  devant  les  parlementaires ISRAËLIENS  aujourd'hui  et demain  avec  les  dirigeants  Palestiniens    repose  sur  le bon  sens.
 Bon  sens   que  nous  retrouverons  dans  les  premiers  documents  de l'ONU  dédiés  au règlement   de la question de la   Palestine .
     .
 En  effet  ces  premiers  documents  ne préconisaient  ils  pas  déjà:
Le  création  de  deux  états  distincts  et  viables.
Le  partage  de  JERUSALEM  comme  capitale  de  ces  deux  états  et  surtout  le libre accès  aux  trois  religions  monothéistes,  à  savoir  les  trois  religions  du  LIVRE: JUIFS, CHRÉTIENS  ET  MUSULMANS.
L'obligation  d'assurer  la  sécurité  de  ces  deux  états  par  l'intermédiaire  éventuel  de la  communauté  internationale.
60  ans  après  ne nous  retrouvons  nous  pas  devant  les mêmes préconisations?
La  paix  n'est  viable  qu'à cette  condition,  thèse  qui repose  sur  le bon  sens  et  que  la FRANCE  a toujours  défendue  depuis  la création  d'ISRAËL.
 contrairement  aux  interprétations  de certains  la politique  FRANCAISE  est  toujours  identique  sur  le  fond.
La reconnaissance  de l'état  d'ISRAËL  mais  aussi  d'un état  PALESTINIEN.  la  garantie  de la  sécurité  sous  la tutelle  de l'ONU  avec  le déploiement  de véritables  forces  de  sécurité.
 L'évacuation  de l'ensemble  des territoires occupés  y compris  le GOLAN;
 l'Arrêt  de  toute  implantation  dans  les  territoires occupés  et  le  retour  en de dans  des  frontières d'ISRAËL  de  tous  les  colons   actuellement  présents  en CISJORDANIE  ou  en SYRIE.
 La  construction  d'une  PAIX  durable  sous  la responsabilité  de l'ONU  et  parconséquent  la création  d'une  véritable  ECONOMIE  de subsistance  pour  les populations  qui auront  vécu 60  ans  d'état  de guerre.
 Cette  condition   doit  être  considérée  comme  le  fondement  de  la  PAIX  . les  coûts  engendrés  seront  sans  aucun  doute  2 fois  moins  importants  que  les  sommes  engagées  depuis  60  ans  pour  mener  des  actions  de guerre  destructrices  et  surtout  sans avenir  si ce n'est  qu'immédiat.
 Le  Général  SHARON  a  sans  doute  été  un  précurseur  dans  cette vision logique   d'une  paix possible  pour  son  pays  et  sa  région  d'adoption.
Qui  peut  prétendre  qu'il ait  agi  par  lâcheté ?  
 Personne du moins  pour  ceux  qui le connaissent. mais  après 50  ans  de lutte  et de défense  de  sa  patrie  il a été  un  des  premiers  à reconnaître  que  la  paix ne pourra  s'envisager  sans une  certaine  équité.
 Sans  l'abandon  des  colonies  et  des territoires occupés, mais  aussi  sans  l'assurance  d'une véritable  sécurité  qui ne peut  reposer  que  sur  la  présence  de  forces réelles  de la communauté  internationale.
  certains  pourront  dire  que  de temps  perdu  pour nous retrouver  enfin  à la  case  initiale?
Souhaitons  simplement  qu'après  avoir  compris  cela  les  responsables  prennent  enfin  la décision  qui s'impose 
 car  il n'y  en a pas d'autre.

22.07.2007

ISRAËL PALESTINE

 
Lu  dans  Israêl  magazine
Un excellent  article  sur  les problèmes  israëlo Palestiniens.
abordés  par  un échange  instructif  entre  le chanteur français  RENAUD
et le journaliste  David REINHARC
"Dans le dernier numéro d' «Israël Magazine».

Sur l'échiquier politique israélien, David Reinharc est plutôt connu

pour être à droite et Renaud à gauche.

 Mais aujourd'hui, le conflit israélo-arabe est devenu l'enjeu d'une véritable

 guerre civile intellectuelle.

Sionistes contre Pro-Palestiniens,

dénonciateurs de l'islamophobie contre contempteurs de la judéophobie :

 entre les deux camps, tous les coups sont permis,

 tous les ponts sont coupés.

 Aucune vérité ne peut émerger de cette foire d'empoigne.


Le chanteur Renaud et l'éditeur et journaliste David Reinharc

ont accepté de croiser le fer.


Un pari difficile : renouer sur le conflit israélo-arabe

 le fil d'un dialogue authentique.


Au cours de cette rencontre, si le ton est resté poli,

il y eut confrontation mais aussi,

et dans le même temps, dialogue."

19.06.2007

ELECTION D'UN SAGE en ISRAËL

 

lu  sur  le site  de l'Ambassade d'ISRAËL  à PARIS

UN  NOUVEAU PRESIDENT  EN ISRAËL

SHIMON  PERES

Hier, 13 juin, Shimon Peres, député à la Knesset depuis 48 ans

sans interruption (depuis 1959),

 a été élu Président de l’Etat d’Israël à une large majorité.

 86 députés ont voté en sa faveur, 23 contres,

8 se sont abstenus, 2 ont voté blanc,

et un député étai absent.


Les deux autres candidats, Reuven Rivlin et

Colette Avital, se sont désistés après avoir recueilli

respectivement 37 et 21 voix au premier tour,

 et 58 pour Shimon Peres.

Au 2ème tour, les candidats se sont prononcés

 pour ou contre Shimon Peres.


Le nouveau Président prendra

 ses fonctions à la mi-juillet

, en remplacement de Dalia Itzik, qui

 les assumait temporairement,

après la suspension de Moshé Katsav.


Shimon Peres était tout sourire lorsqu’il

remercia le Premier ministre Ehoud Olmert..

.Lire la suite

 

Biographie de Simon Peres (en anglais)

 

 

 

29.03.2007

ISRAËL REFUSE tout COMPROMIS

l'article  joint  ci dessous montre à l'évidence  qu'il n'y a qu'une  seule  solution, l'ONU, la LIGUE ARABE et tous les autres n'ont pas leur mot à dire.

 Une  solution   et une  seule. peut il y avoir dialogue  dans ces  conditions??

08.12.2006

ISRAËL SEUL FACE A L'IRAN et à la SYRIE

la nouvelle stratègie des USA et le départ annoncé de l'IRAK avec une reprise des contacts diplomatiques avec l'IRAN dans moins de deux ans pose un énorme problème aux Israêliens.

le soutien à Israël est viscéral pour les USA mais sa présence même en IRAK ne peut se concevoir et s'accepter en raison de la mort de ses soladats qu'avec une justification de la défense de ses propres intérêts vitaux.

 Comme nous l'écrivions sur ce blog, le casus belli des USA réside dans le contrôle de l'extraction du pétrole au cours des 25 ou 30 prochaines années; Temps nécessaire à la mise en place d'energie de substitution qui dégagera alors l'économie des USA de cette source d'énergie.

 dans 30 ans la justification de l'intervention des USA dans cette partie du monde n'aura plus aucun sens. En conséquence il appartient dès à présent à l'état d'ISRAËL de prendre en compte cette donnée incontournable et d'agir en conséquence.

 Tout d'abord accepter et surtout encourager la création de l'état palestinien en s'interdisant alors toute intervention militaire et occupation.

 restitution de l'ensemble des territoires occupé y compris le GOLAN

 Ensuite seulement une normalisation de ses relations avec ses voisins y compris l'IRAN serait envisageable.

 Se refuser à ces solutions de bon sens serait à très court terme suicidaire pour les raisons évoquées plus haut.

 Ci dessous le texte de l'FP sur la visite de la ministre des affaires étrangères aux USA.

Israël  Tzipi LIVNI à WASHINGTON après le rapport BAKER
08 décembre 11:50 - JERUSALEM (AFP) - La ministre
israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni s'est rendue
à Washington au moment où des préoccupations
grandissantes se manifestent en Israël sur un possible
changement de cap des Etats-Unis après
 la publication du rapport Baker.
http://actualite.aol.fr/monde/israel-tzipi-livni-a-washington-apres-le-rapport-baker/80616/photo0/p-image_cat/image_titre/image_id/image_nom/image.html

Tzipi Livni le 3 décembre 2006 à Jérusalem

AFP/Archives - Ronen Zvulun

 

M. Livni s'est rendue dans la nuit de jeudi à vendredi à

 Washington où elle doit rencontrer de hauts responsables,

 a-t-on appris vendredi auprès du ministère à Jérusalem.

"Ce voyage sera l'occasion d'examiner avec ses interlocuteurs

 le rapport Baker et d'en discuter la portée", a indiqué un

 porte parole du ministère.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert s'est efforcé jeudi de dissocier le conflit israélo-arabe de la situation en Irak, exprimant ouvertement ses désaccords avec le rapport Baker qui a fait craindre en Israël une possible réorientation de la politique des Etats-Unis, principal allié de l'Etat hébreu.

"Tout le monde doit être inquiet. S'il est appliqué, le rapport Baker va renforcer l'Islam radical dans le monde entier et Israël sera laissé seul dans la lutte, sans les Etats-Unis", estime Eytan Gilboa, Professeur de sciences-politiques à l'Université Bar-Ilan. "La question est de savoir si le président américain George W.Bush va l'entériner. Les mois qui viennent le diront. Je pense que d'intenses pressions sont exercées sur Bush, même s'il ne croit pas personnellement dans une politique accommodante à l'égard de la Syrie et de l'Iran", a-t-il ajouté.

Le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot estime pour sa part que M. Bush a déjà infléchi sa politique en soutenant la visite de Tony Blair en Israël et dans les territoires palestiniens la semaine prochaine. Lors d'une conférence de presse conjointe à Washington avec le Premier ministre britannique, le président américain a annoncé jeudi que celui-ci se rendrait prochainement dans la région pour tenter de relancer les pourparlers israélo-palestiniens, dans l'impasse.

M. Blair a lié la résolution du conflit israélo-palestinien et la stabilisation de la région et de l'Irak en parlant de "vision globale". Il s'agit, a-t-il dit, d'envoyer le "signal très fort" que les Etats-Unis et leurs alliés "traitent équitablement" les Israéliens et les Palestiniens, contrairement à ce que beaucoup croient dans la région. Seul dans la presse israélienne, le quotidien (libéral) Haaretz soutient le rapport, estimant qu'il ne "traduit pas une attitude hostile envers Israël" et que l'Etat hébreu devrait le "considérer comme une lueur d'espoir".

Le rapport américain sur l'Irak, publié mercredi, a été rédigé par une commission co-présidée par James Baker, ancien secrétaire d'Etat. Le document préconise un engagement des Etats-Unis en faveur de la résolution du conflit israélo-palestinien et un retrait israélien du plateau syrien occupé du Golan, en échange d'un accord de paix entre la Syrie et Israël. Dans une interview publiée vendredi dans le Yediot Aharonot, l'un des conseillers américains ayant contribué au rapport estime que si l'administration américaine change de cap au Proche-Orient, Israël suivra.

"J'ai beaucoup de respect pour Ehud Olmert. J'estime que si nous bougeons, lui aussi bougera", a déclaré Edward Djerejian, ancien ambassadeur américain en Syrie et en Israël. "Je savais que la première réaction serait l'inquiétude. Mais je lis les sondages. Il me semble que la majorité des Israéliens comprennent maintenant qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit", a estimé M. Djerejian.

"Israël, malgré sa puissance militaire, n'est pas capable de l'emporter et ses ennemis ne peuvent le détruire. La solution est politique", a-t-il ajouté.

© 2006 AFP
anciennes notes du blog
 

LIBAN PREMIERE MANCHE VICTOIRE DIPLOMATIQUE DE LA FRANCE MAIS APRES??


Le Gouvernement Français pour des raisons d'éthiques et de liens avec le LIBAN depuis 1923 et sans doute depuis le 11° siècle, a finement joué dans la première manche. les assurances prises tant auprès d'ISRAËL que du gouvernement Libanais (y compris le hezbollah) donnent bon espoir qu'une reprise des combats n'ait pas lieu au sud Liban.
la force (très insuffisante) qui sera déployée, permettra avec du temps de parvenir aux objectifs de la résolution 1701, mais cela est insuffisant dans la démarche Française qui veut depuis des années un réglement global de la crise israëlo Palestinienne.(position non partagée par l'administration Us actuelle contrairement à celle de CLINTON durant des années)


sans la création d'urgence de cet Etat Palestinien, aucune paix n'est durable dans cette région.
Notre volonté sera t elle suffisante pour enfin parvenir à cette étape qui est la seule solution viable pour parvenir à un équilibre porteur de paix.


Cette force, elle même appuyée par des moyens anti aériens interdira de fait les représailles possibles de l'armée de l'ait israëlienne. Ce pays dont nous défendons l'existence et la survie depuis sa création, n'est viable qu'avec la création de l'état Palestinien dont l'intégrité devra être garanti à l'égal des protections des frontières Israêliennes.(cela suppose l'évacuation de tous les territoires et l'abandon de toutes les colonies implantées en cis Jordanie)


  Ceci a toujours été la position de notre Pays et cela est tout à son Honneur depuis le général DE GAULLE.
Comme je l'ai expliqué sur ce blog, une fenêtre existe pour y parvenir sans doute pour la première fois depuis des dizaines d'années.


La détermination de la France mettra sans doute en marche un processus irreversible qui permettra d'atteindre cet objectif équitable et équilibré pour toutes les populations de cette région.


       Cette première étape réalisée, la paix ne sera possible qu'avec la reconstruction d'une économie de suffisance dans tous ces pays. la complémentarité des compétences entre Israëliens et Palestiniens est l'objectif ultime à viser pour interdire toute reprise d'affrontement, mais nous ne sommes qu'au tout début des prémices d'une résolution, le chemin est encore long et nous sommes au moyent orient où tout est possible.

 


       La seconde manche que nous pressentons tous avec la différend IRANIEN, compliquera inévitablement ce qui se passera aux frontières israêlo-libanaises.


           Si la sitation imposait aux USA d'agir préventivement à l'égard des centres nucléaires IRANIENS, il est incontestable que pour que cela puisse se faire que le contrôle de toute la zone du détroit d'ORMUZ devient un préalable opérationnel INCONTOURNABLE à ce type d'action.


             Eviter des représailles IRANIENNES est une évidence dans l'analyse d'un théatre opérationnel, et je vous rassure toutes les planfications existent depuis la guerre IRAKO IRANIENNE dont tous les pays occidentaux étaient parti prenante comme conseillers auprès de l'armée IRAKIENNE elle même entièrement financée par les Pays du golfe.(vous ne pouvez l'ignorer)

 seconde note:

VICTOIRE DIPLOMATIQUE AU CS, UN CHAPÎTRE D'ENGAGEMENT INEDIT POUR DES CASQUES BLEUS

VICTOIRE DIPLOMATIQUE DE LA FRANCE AU CONSEIL DE SECURITE

conformément à ce que nous disions sur ce blog depuis plusieurs semaines, la France conformément à ses demandes initiales a imposé contre la volonté des USA un chapïtre 6 amélioré.

      En clair cela signifie que la force aura l’autorisation d’utiliser ses armes (y compris les armes lourdes dont elle sera équipée). Contrairement au chapïtre habituel, qui interdit l’emploi des armes même en cas d’autodéfense car décision d’emploi subordonnée à une autorisation préalable émanent uu siège de l’ONU.(elle arrive en regle générale au moins 72h00 après les évènements)

        c’est sans doute la première fois qu’une force de casques bleus se retrouve sous le chapïtre d’engagement équivalent à celui d’une force de l’OTAN. C’est de très loin la plus grande victoire diplomatique obtenue par la FRANCE dans cet échange musclé avec nos "Amis" américains. (qui au passage avaient imposé le chapître habituel d’engagement , dans le but de nous discréditer aux yeux de la communauté internationale, car nous ne pouvions l’accepter comme nous l’avions imposé depuis le tout début es négociétions aux sein du conseil de sécurité.)

           contrairement aux insinuations de certains de nos journaux, la France peut être fière de l’action de sa diplomatie et les prochains jours le confirmeront encore.

    Merci Monsieur le Président et merci à tous vos conseillers.

      le France disposera de 2500 hommes intégrés au sein de cette FINUL renforcée et de 1700 hommes déjà engagés dans notre force navale déployée au large du Liban et qui assure seule depuis plus d’un mois le soutien logistique non seulement de la FINUL mais de l’amorce de l’action humanitaire de certaines de nos ONG.

       Cela représente déjà près de 4000 hommes dont plus de la moitié sont dejà à pied d’oeuvre. Quel autre pays Européen en est au même stade? Et surtout à partir de Quelle date disposeront ils des forces équivalentes aux notre projettées avec l’ensemble de leurs moyens logistiques? pas avant au moins 9 à 12 semaines. alors que l’ensemble du dispositif Français sera opérationnel au cours des 2 ou 4 prochaines semaines.

         En fonction de l’évolution de la situation notre président pourra s’il n’a pas encore renforcé notre propre dispositif au DARFOUR (1300 personnels Français déployés au TCHAD ,alors que le 18 aôut dernier les USA et la Grande bretagne ont fait adopté par le Conseil de sécurité un triplement des effectifs de casques bleus dans cette région, passant de 7000 à 17 000 accompagnés de plus de 3500 policiers) affecter un ou deux autres bataillons supplémentaires ainsi sans doute que des moyens de commandement et de transmissions dont nous sommes seuls avec les américains à disposer (système FRANCAIS RITTA qui équipe également les forces US)

       Pour cette simple raison, il est également évident qu’en étant les premiers à équiper la zone avec nos moyens de transmissions donc de commandement  ( dont nous sommes les seuls à  disposer),le contrôle opérationnel de cet engagement nous sera de ce fait attibué.

           la première phase est en passe sans doute de s’achever, mais débute déjà la suivante avec le refus annoncé hier de l’IRAN de se plier aux demandes du conseil de sécurité. cette prochaine étape de crise internationale ne sera pas de même nature et l’implication des pays Européens deviendra incontournable.

troisième note:

Rappel d'une note publiée le 28.07.2006 ROME,LIBAN, MOYEN ORIENT DEUX APPROCHES

                                     MOYEN ORIENT DEUX APPROCHES

La crise LIBANAISE dévoile les conceptions divergentes des USA et des pays Européens sur cette région du monde.

    Il semblerait que les états unis, toujours pragmatiques, plaçant leurs propres intérêts stratégiques comme fondamentaux de leur politique extérieur, avanceraient à petits pas et limiteraient leurs actions au conjoncturel c'est-à-dire au tactique. (Première phase d'une vision plus globale de la stabilisation de cette région)

    L'action entreprise par l'armée israélienne, serait conduite avec non seulement l'approbation de cette grande puissance mais avec son concours dans l'élaboration de cette campagne et son soutien en matière de renseignement dans sa conduite même.

    L'élimination non pas du Hezbollah mais de la quasi-totalité des armements fournis par l'IRAN et la Syrie devient l'objectif tactique de cette campagne qui par ailleurs aurait l'approbation des pays membres de la ligue ARABE.

    La destruction complète de ces moyens de représaille dont la communauté internationale prend conscience (plusieurs milliers de missiles opérationnels) a donc un double objectif :

      - 1/ -Eradiquer ces armes qui font peser une menace intolérable sur ISRAËL

       -2/ Priver l'IRAN et la SYRIE de moyens de chantage dans la gesticulation géo politique en cours avec l'IRAN sur le développement de sa puissance nucléaire militaire.

    Le contrôle de cette région et le maintien d'une certaine stabilité sont impératifs pour les USA tant que ce pays dépendra du pétrole pour la survie de son économie. (Ce délais est actuellement estimé à 25 30 ans)

    L'action en cours aurait donc pour effet de gagner plus de dix ans dans le le gel immédiat de ce conflit en privant les adversaires d'Israël de tout moyens militaires crédibles.

    L'approche Européenne se place dans une perspective totalement différente. Celle du droit international et la recherche éthique d'une solution globale à la situation de cette région.

     L'Europe qui s'est volontairement placée sous la protection des USA depuis 60 ans déjà se refuse à prendre en compte avec lucidité les impératifs stratégiques américains qui pourtant garantissent non seulement notre sécurité mais plus encore nos économies.

    Ces deux conceptions, l'une pragmatique l'autre idéaliste car protégée sur l'essentiel par la première déboucheront sur une solution celle imposée par la parti qui détient l'autorité c'est-à-dire le pouvoir d'imposer « l'obéissance »

    Triste constat face à l'impuissance de l'Europe si ce n'et le discours que tous entendent, approuvent parfois mais toujours perçu comme irréaliste !

Commentaires

la conduite à terme de cette opération nécessitera sans doute plusieurs semaines et peut être des mois jusqu'à ce que les objectifs soient atteints.
Il sera alors l'heure des négociations ou des palabres, les USA souhaitant sans doute le déploiement d'une force uniquement dans le sud liban pour contrôler efficacement derrière l'armée libanaise le non réarmement du hezbollah.
à contrario les européens souhaiteront un réglement global de la situation et l'envoie alors sous mandat onusien d'une force accéptée par tous qui aurait pour mandat l'application des décisions prises.
là encore l'issue qui prévaudra sera celle de celui qui détient les atouts maîtres!!

éditorial de denis jeambar pourquoi ISRAËL doit gagner

http://lexpress.fr/idees/debats/dossier/editovideo/dossie...

éditorial de Denis JEAMBAR l'express une nouvelle géo politique
24 juillet


http://lexpress.fr/idees/debats/dossier/editovideo/dossie...

 

4° note:

20.08.2006

LIBAN? QUEL JEU POUR LES USA?

 LIBAN, QUEL JEU POUR LES USA?

Quel est l’imbécile et je pèse mes mots qui peut croire qu’une force de 15 000 hommes puisse contrôler un territoire aussi vaste.70 à 80 Km d’ouest en est et près de 50 km de profondeur.

    l’étude des réglements militaires de tous les pays du monde impose au moins l’équivalent de deux corps d’armée soit 70 à 100 000 hommes.

   15 000 hommes, est ce une farce? comment peut on croire au sérieux des soit disant spécialistes de l’ONU? Déployer cette "mascarade de force, sous le chapitre contraignant qui a été choisi (à savoir sans emploi des armes lourdes qui sont interdites), est infammant pour la communauté internationale. c’est exposer ses casques bleus aux pires déconvenues si ce n’est une mort certaine.

     Honte aux politiques et aux hauts responsables de l’ONU qui par lacheté se limiteraient à une telle solution qui porte en germe la catastrophe suivante prévue et prévisible.

    la responsabilité des USA est énorme et les dirigeants de ce pays auront à répondre demain de l’embrasement généralisé de cette région. Si cela se produit ils ne pourront faire l’impasse de cette reponsabilité qui de toute manière sera mise en évidence dans les mois à venir car en la matière rien ne reste très longtemps secret dans une démocratie.

    Ce grand pays a piégé la FRANCE en acceptant une partie de nos propositions et en faisant tout pour que l’application ne soit pas possible. ce sont eux qui ont exigé le choix du chapître d’engagement de cette force sachant que jamais la France ne pourrait l’accepter comme l’avait précisé dès le début notre président.

   A quelle mascarade assistons nous et pouquoi ce silence et ce manque d’explication dans nos propres journaux??


04.12.2006

présidentielles 2007 l'influence de l'action des USA en IRAK et face à l'IRAN

 

 

 

Qui profitera du chaos irakien ? 

Dès la « victoire » américaine autoproclamée en Irak (1° mai 2003) les actions de sabotages puis de résistance armée à l’envahisseur se sont développées à un rythme pour le moins soutenu. Aujourd’hui le nombre de soldats américains morts sur place dépasse officiellement les 1800 et le nombre de blessés dépasse les 13 000. La guerre coûte une centaine de milliards de dollars par an et le pays n’est nullement « sécurisé », pas plus pour les soldats et mercenaires occidentaux que pour les civils irakiens régulièrement victimes des violences qui secouent le pays.

 

Plus que jamais les routes du pétrole sont peu sûres.


Si la zone sunnite est plus instable que le sud chiite, aucun secteur de l’Irak n’est à l’abri de déstabilisation. Seuls certains espaces de la zone kurde semblent calmes, mais cette situation tient plus aux milices locales installées depuis 1991 qu’à un quelconque effet stabilisateur des GIs.


L’échec quasi-total (militaire, politique, financier, moral) de cet épisode de la « guerre contre le terrorisme » est devenu évident pour tous, y compris, ses principaux responsables.

 

 Après avoir hésité à rétablir la conscription, les Oligarques du Pentagone et de Washington tentent de trouver une sortie honorable à ce bourbier.

Cela explique les rumeurs de négociation avec les cadres de la résistance. Alors qu’en novembre 2006 auront lieu aux Etats-Unis les élections à mi-mandat, les bushistes les plus lucides savent qu’un retrait partiel ou total est souhaitable.


Alors que la situation est plus bloquée et plus pourrie que jamais, il reste à analyser en profondeur la mécanique infernale qui tue chaque jour en Irak et les conséquences sur la région et le monde car c’est bien les rapports de forces internationaux de demain qui se jouent actuellement là-bas.

1. Le ventre mou du chaos irakien

A) l’occupation coloniale génère sa propre résistance populaire

La guerre en Irak qui se poursuit depuis 2003 a les caractéristiques de l’occupation soviétique en Afghanistan et de la guerre civile libanaise. Nous avons une armée moderne et civilisatrice (de type coloniale donc) qui s’impose à une population qui ne la souhaite pas. Or, devant la brutalité de toute occupation de ce type (soldats sûrs d’eux face à une société tribalo-clanique) l’engrenage de la violence était pour le moins prévisible : nous sommes devant la règle absurde de l’amalgame. Connaissant peu le terrain, presque pas la langue et très mal renseigné, les Occupants occidentaux tapent au hasard et exercent des représailles collectives sur les civils. Arrestations arbitraires, violences gratuites, humiliations, tortures avérées, vols, etc. La liste des exactions américaines décuple à l’infini les envies de vengeance et autres velléités de résistance à cette occupation qui n’a que le contrôle du brut comme objectif... Par exemple la ville de Falloudja est devenue antiaméricaine quand les occupants ont tué plusieurs dizaines de civils en avril 2003. Il s’agissait pourtant de manifestants pacifiques.


Par la suite, la résistance de la ville a plus été le fait des habitants humiliés que de groupes sanguinaires d’islamistes. La destruction de la ville lors de la reconquête US (combien de civils tués ?) n’a nullement abouti à des preuves allant dans ce sens. Comme en Afghanistan ou en Algérie, une armée s’acharne donc chaque jour sur une population de plus en plus favorable aux résistants, eux-mêmes de plus en plus soutenus, équipés et aidés face à la brutalité redoublée des Boys..

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En Irak les groupes patriotiques appliquent les méthodes de la « guerre révolutionnaire » : ils agissent en accord avec la vox populi dégoûtée par l’attitude des occupants, mais aussi font en sorte que peu de voix dissidentes ne se fassent entendre . On évalue leurs troupes à plus de 20 000 hommes ayant par le passé subi un entraînement. Rappelons que dès la « fin » de la guerre plus de 300 tonnes d’explosifs disparurent de la surveillance américaine...


Ainsi, comme en Afghanistan, les « bonnes intentions » des occupants ne rencontreront jamais les souhaits de la population et la résistance est programmée pour se nourrir des exactions des soldats impuissants à viser juste dans un monde qu’ils ne comprennent pas. Reste que les violences qui touchent l’Irak ne proviennent pas uniquement du face-à-face armée américaine / résistance patriotique.

 

B. les escadrons de la mort

 

Le cas irakien a aussi des éléments de la guerre civile libanaise : en effet, d’autres acteurs de la violences ont une place entre la brutalité de l’occupation et les actions de la résistance patriotique. Ainsi du côté des Américains, il existe des officines plus ou moins secrètes dont le rôle est de lutter contre les résistants avec d’autres « méthodes ». Ainsi quelques groupes irako-américains ont-ils été formés afin d’appliquer en Irak les méthodes des « escadrons de la mort » sud-américains. Méthode utilisée aussi par les généraux algériens qui montaient des faux maquis et groupes islamistes pour discréditer et lutter contre les réseaux du FIS.


Après la défaite du Vietnam, dans les années 70-80, les experts de la CIA ont mis au point des recettes de contre-insurrection : face à la popularité des guérilla d’Amérique centrale, les conseillers américains sur place ont mis sur pieds des groupes armés formellement indépendants des autorités locales, mais en fait issus des corps de police ou des troupes militaires alors débordées par les réseaux révolutionnaires. Comme la population des quartiers pauvres et des campagnes misérables soutenaient plus ou moins activement les rebelles, la lutte devaient porter sur ces populations : en parallèle de milices « d’autodéfense » (de type harkis) ces groupes illégaux et mouvants prirent pour cible les populations susceptibles de soutenir ou de basculer du côté des rebelles. Cette politique d’une brutalité inouïe réussi presque partout. Aujourd’hui seuls les rebelles colombiens ont su éviter la victoire des « autodéfense unies de Colombie » (AUC) considérés comme des organisations terroristes y compris aux USA. Reste que cette politique de représailles collectives et de terreur permit peut-être au régime oligarchique colombien de ne pas sombrer. De notoriété publique ces groupes ont des liens très étroits avec l’armée ou même certaines officines américaines para officielles (galaxie néo-conservatrice, anticommuniste, christiano-réactionnaire...).


C’est, fort logiquement, ces méthodes illégales que l’ambassadeur américain en Irak applique avec la plus grande discrétion officielle. Rappelons à toutes fins utiles que J. Negroponte était ambassadeur américain en Amérique du sud sous Reagan dans les années 80, années d’inflation des « escadrons de la mort ».

 


Ainsi, pour qui sait lire les dépêches d’agence sur l’Irak on voit fleurir des groupes clandestins dont les actes semblent aller dans le sens d’actes de terreur plus ou moins ciblés contre la rébellion ou ses soutiens. De même des témoignages troublants d’explosifs installés dans des voitures de civils irakiens après un passage dans une base US vont dans ce sens.


Il est indéniable que la résistance irakienne tue aussi des civils innocents en visant les occupants, mais il semble que pour les groupes de résistance identifiés les cibles soient avant tout des centres de recrutements des collaborateurs des américains, ces recrues elles-mêmes, les soldats occidentaux ou encore des politiciens justifiant le caractère « démocratique » du régime compradore (comme A. Chalabi, ex préféré du Pentagone).
C’est là un point commun avec la guerre civile libanaise où une myriade de groupes très variés et en perpétuelle mutation se livrait à une guerre de moins en moins lisible puisque échappant au clivage clair de deux camps clairement identifiés.

 

C. le groupe de Zarkaoui

 

Dans cette stratégie du pire où le chaos semble dominer, le groupe dit de Zarkaoui / Al Qaïda semble jouer ce rôle de structure contre-terroriste. Nous ignorons si Zarkaoui est vivant, nous ignorons même s’il dirige effectivement quelque groupe que se soit, mais son parcours, ses actes, ses revendications, ses discours supposés semblent aller dans le sens d’un groupe totalement instrumentalisé et monté de toutes pièces par les services de presse des occupants : spécialisés dans les actes abjectes (décapitation de civils occidentaux capturés...), les tueries aveugles ou encore les cibles chiites, il tend à discréditer aux yeux de l’opinion occidentale une résistance irakienne qui lui a toujours dénié toute efficacité et toute représentativité. Certains groupes l’ont même identifiés comme cible à abattre.


Si des groupes djihadistes-intégristes agissent bel et bien en Irak (Armée Islamique en Irak, Ansar al Islam...) la plupart d’entre eux semblent collaborer avec les réseaux baasistes et agir véritablement contre les occupants et leurs collaborateurs armés. Le leader de la résistance baasiste (Al Douri) n’a jamais caché avant la guerre sa volonté d’islamiser la population et le parti Baas avec comme objectif de décupler le rejet d’une éventuelle occupation.

 

D. les milices chiites et kurdes

 

Entre les soldats américains et la résistance nationale, il existe donc tout un panel de groupes qui agissent de façon plus ou moins autonome les uns des autres : ainsi les partis chiites ont chacun leur milice armée. Si certains ont rejoint ponctuellement la lutte anti-impérialiste (« armée du Madhi » de Moktada al Sadr), d’autres semblent plus tentés de pactiser avec les occupants le temps de contrôler l’espace politique et social, c’est le cas de la bridage Badr, formée en Iran par les Pasdarans et solidement implantée dans le sud du pays. On soupçonne ce groupe de participer à des attentats contre des leaders sunnites proches de l’ancien régime...
Reste à dire un mot des milices kurdes qui jouent aussi un rôle dans la fragmentation militaire du paysage irakien...

 

2. Frontières, violences, ingérence

 

A. Syrie, Arabie, Iran : gagner du temps

Autre point commun avec la guerre civile libanaise,

 

l’ingérence des pays frontaliers.

Fort logiquement, les pays voisins de l’Irak sont très inquiets par la décision américaine de se jeter sur ce pays pétrolier.

Si l’Irak de S. Hussein avait des relations détestables avec quasiment tous ses voisins (à l’exception de la Jordanie) le stationnement de près de 140 000 soldats sur place fait peser une menace sur l’Iran, la Syrie ou même l’Arabie Saoudite...

 Laisser la situation se détériorer pour les Américains revient pour ces pays à gagner un temps précieux et décourager Bush et son équipe de renouveler l’expérience .


Alors que l’occupation s’épuise dans un perpétuel chassé-croisé avec les insurgés, les pays voisins tentent de tirer avantage du chaos irakien.

L’occupation américaine ne va plus se compter en années... La priorité du Pentagone n’est plus d’écraser la résistance.

Cette stratégie a monté l’ensemble de la population contre les américains, il s’agit plutôt « d’irakiser » la guerre,

c’est-à-dire de former et soutenir une armée irakienne à la solde de quelques officiers US. Cet objectif est loin d’être atteint alors même que l’armée de terre américaine est épuisée .


Avec la floraison de groupes djhadistes révolutionnaires, ces régimes frontaliers seront peut-être tôt ou tard menacés par ces mêmes réseaux (c’est le cas de l’Arabie Saoudite), mais en attendant, ces pays préfèrent laisser ces « volontaires » aller se battre à Bagdad. Sans spécialement aider, créer ou armer ces groupes,

les pays frontaliers ont tout intérêt à laisser faire.

Le naufrage de l’occupation américaine et ses coûts politiques et humains ne peuvent que laisser de l’oxygène interne à ces régimes sous tension.


Notons aussi que Riyad et Téhéran se disputent traditionnellement la zone du Tigre et de l’Euphrate : au soutien logistique des milices chiites de l’Iran répond le soutien tactique des Saouds aux groupes arabes sunnites d’Irak...

 

B. la Turquie et Israël : éviter la reconstitution d’un Irak stable

 

De même la Turquie ne saurait laisser un Irak fédéral proaméricain se stabiliser.

 En effet, cette hypothèse entraînerait automatiquement un Kurdistan quasi-indépendant et donc un « modèle » pour les Kurdes de Turquie.

 Ainsi les Turcs, ex alliés des Américains dans cette affaire ont-ils tout intérêt à « aider » la minorité turcophone, les Turcomans, en Irak ou même monter des attentats contre les leaders Kurdes.


Autre pays intéressé au chaos en Irak :

Israël. Pays développé mais minuscule et dépendant des Etats-Unis,

 ce pays n’a aucun intérêt à voir émerger des régimes indépendants dans sa région.

Difficile de dire si les réseaux du Mossad sont si étendus qu’on le dit, en tout cas, la politique du pire en Irak sert très largement Israël :

elle justifie le côté « barbare » de toute résistance arabe, elle empêche le relèvement d’un Irak stable et indépendant. Pour finir, des troubles avec la Syrie ou même l’Iran pourraient parasiter ces adversaires rhétoriques de l’Etat hébreu.

 

3. La Mésopotamie, nœud des rivalités impériales

 

Reste que si nous passons de l’analyse régionale à l’analyse mondiale, la question irakienne est encore davantage condamnée à occuper le devant de la scène.

Avec les plus grosses réserves de pétrole du monde après l’Arabie,

l’Irak ne peut qu’intéresser les gros consommateurs de pétrole brut.

 Enorme consommateur mondial militariste les USA sont logiquement les plus impliqués en Irak.

Davantage ravitaillée par l’Algérie ou la Russie, divisée politiquement l’Europe est logiquement en position de retrait, mais cela ne saurait être le cas de la Chine dans quelques années.

Sur la question irakienne, la Chine Populaire a été d’une prudence proportionnelle avec le rapport de force.

Il était en effet plus facile de soutenir la Corée du Nord que de sauver l’Irak. Mais dans la décennie à venir la Chine Populaire sera dans la situation actuelle des USA : réserves de pétroles sur le territoire national , mais consommation bien supérieure.


Pékin a déjà signé des accords pétroliers faramineux avec l’Iran et la Russie, de même la Chine a toujours entretenu de très bonnes relations avec le Pakistan.

Dans une perspective de hausses de la consommation et de raréfaction lente des réserves mondiales, l’empire chinois en gestation ne peut raisonnablement laisser le chaos ou l’impérialisme américain s’installer en Irak.


Des risques de conflits directs ou indirects entre les deux empires du XXI°s ne manquent pas : conflit stratégique entre le Japon (et les USA) et la Chine, surenchère autour de la Corée du Nord, réunification ratée avec Taiwan, etc.

Les points de rupture sont connus, mais il y a fort à parier pour que la question énergétique se cristallise, comme toujours, au Proche-Orient. Un axe sino-iranien avec la bienveillance pakistanaise pourrait contribuer à blackbouler l’axe américano-sunnite , définitivement rompu depuis le 11 septembre et l’invasion ratée de l’Irak.

Conclusion : de l’impasse à l’abîme

 

De plus en plus de voix officielles aux Etats-Unis pronostiquent un retrait partiel de quelque 30 000 soldats courant 2006. Cette décision sera-t-elle appliquée ? Est-ce un nouveau rideau de fumée de G. Bush destiné à tromper une fois de plus son opinion ? Une augmentation du nombre de soldat (160 000 hommes) est même annoncée pour fin 2005.


Reste que cette nécessité de limiter les pertes et le coût financier traduit la faillite de l’intervention de 2003. En abattant le dernier régime arabe stable et à même de rivaliser à la fois avec la théocratie iranienne et le féodalisme saoudien, les Etats-Unis ont joué à quitte ou double : soit ils recréaient des provinces « romaines » associées au centre impérial et fidèles politiquement , soit, ils laissaient les Iraniens et leurs alliés chinois avancer vers Bagdad. De même ils ont définitivement ligué contre eux les pires ennemis des Chiites, à savoir les réseaux wahhabites terroristes.

 


Au jour d’aujourd’hui le nombre des attaques contre les Américains se sont stabilisées à environ 65 par jour, mais les responsables du Pentagone sont les premiers à reconnaître le perfectionnement constant de ces attaques à l’explosif plus ou moins imparables...


La seule issue aurait été dès 2004 de mettre l’occupation au service de la population et d’éviter ainsi la généralisation des violences de droit commun et autres gangs prospérant sur la liquidation de l’Etat. Forcé de tolérer des milices kurdes (au risque de déstabiliser la Turquie) et des groupes chiites (au risque d’épargner le nucléaire iranien) pour subir au mieux la résistance irakienne, la politique de Bush est plus que jamais dans une impasse stratégique et politique. Impasse qui pourrait se transformer en désastre si d’aventure Bush attaque l’Iran.

 


En voulant garantir l’approvisionnement en brut de demain, les Oligarques américains ont définitivement achevé de déstabiliser le deal néo-colonial qui gérait la région depuis les années 50. Le chaos irakien n’arrange qu’à très court terme les intérêts impérialistes dans la région.

30.11.2006

présidentielles 2007 liban et moyen orient

 

 reprise d'une note publiée le 25  08 2006 sur ce blog. la présence future de Ségolène ROYAL au LIBAN en PALESTINE et en ISRAËL reposera la suite des questions qui n'ont toujours pas de réponse.

 si l'action diplomatique française a semble t il eu quelques effets, ces derniers ressemblent plus aux effets de manche des avocats dans les salles des palais de justice.

 comme nous l'écrivions les USA après avoir gagné du temps sont parvenus à leurs objectifs même si la France a du là encore avec le reste de l'Europe avaler de grosses couleuvres.

la situation est conforme aux souhaits des USA et au stade minimum imposé par ISRAËL. mais qu'advient il du plan de pAIX?

 Le gouvernement ISRAËLIEN s'y oppose et le gouvernement des USA ne le place plus dans ses priorités  tant que la crise avec l'IRAN n'aura pas de solution.

 Que deviennent les Européens qui ont engagé leurs forces insuffisantes au LIBAN? que feront ces forces devant des provocations mêmes ISRAËLIENNES comme nous l'avons constaté depuis plusieurs semaines? Rien comme toujours mais avec le risque énorme d'avoir à gérer une situation non seulment prévisible mais annoncée par tous ceux qui savent.

 

 

LIBAN PREMIERE MANCHE VICTOIRE DIPLOMATIQUE DE LA FRANCE MAIS APRES??


Le Gouvernement Français pour des raisons d'éthiques et de liens avec le LIBAN depuis 1923 et sans doute depuis le 11° siècle, a finement joué dans la première manche. les assurances prises tant auprès d'ISRAËL que du gouvernement Libanais (y compris le hezbollah) donnent bon espoir qu'une reprise des combats n'ait pas lieu au sud Liban.
la force (très insuffisante) qui sera déployée, permettra avec du temps de parvenir aux objectifs de la résolution 1701, mais cela est insuffisant dans la démarche Française qui veut depuis des années un réglement global de la crise israëlo Palestinienne.(position non partagée par l'administration Us actuelle contrairement à celle de CLINTON durant des années)


sans la création d'urgence de cet Etat Palestinien, aucune paix n'est durable dans cette région.
Notre volonté sera t elle suffisante pour enfin parvenir à cette étape qui est la seule solution viable pour parvenir à un équilibre porteur de paix.


Cette force, elle même appuyée par des moyens anti aériens interdira de fait les représailles possibles de l'armée de l'ait israëlienne. Ce pays dont nous défendons l'existence et la survie depuis sa création, n'est viable qu'avec la création de l'état Palestinien dont l'intégrité devra être garanti à l'égal des protections des frontières Israêliennes.(cela suppose l'évacuation de tous les territoires et l'abandon de toutes les colonies implantées en cis Jordanie)


  Ceci a toujours été la position de notre Pays et cela est tout à son Honneur depuis le général DE GAULLE.
Comme je l'ai expliqué sur ce blog, une fenêtre existe pour y parvenir sans doute pour la première fois depuis des dizaines d'années.


La détermination de la France mettra sans doute en marche un processus irreversible qui permettra d'atteindre cet objectif équitable et équilibré pour toutes les populations de cette région.


       Cette première étape réalisée, la paix ne sera possible qu'avec la reconstruction d'une économie de suffisance dans tous ces pays. la complémentarité des compétences entre Israëliens et Palestiniens est l'objectif ultime à viser pour interdire toute reprise d'affrontement, mais nous ne sommes qu'au tout début des prémices d'une résolution, le chemin est encore long et nous sommes au moyent orient où tout est possible.

 


       La seconde manche que nous pressentons tous avec la différend IRANIEN, compliquera inévitablement ce qui se passera aux frontières israêlo-libanaises.


           Si la sitation imposait aux USA d'agir préventivement à l'égard des centres nucléaires IRANIENS, il est incontestable que pour que cela puisse se faire que le contrôle de toute la zone du détroit d'ORMUZ devient un préalable opérationnel INCONTOURNABLE à ce type d'action.


             Eviter des représailles IRANIENNES est une évidence dans l'analyse d'un théatre opérationnel, et je vous rassure toutes les planfications existent depuis la guerre IRAKO IRANIENNE dont tous les pays occidentaux étaient parti prenante comme conseillers auprès de l'armée IRAKIENNE elle même entièrement financée par les Pays du golfe.(vous ne pouvez l'ignorer)

27.10.2006

liban trois mois après

 la question posée en juillet est touhjours d'actualité, car si les caméras sont aujourd'hui absentes les souffrances et les problèmes demeurent.

  

fiche du  24.07.2006

UNE FORCE AU LIBAN, QUELLE FORCE ET POURQUOI FAIRE?

                 Une FORCE AU LIBAN, QUELLE FORCE ? POURQUOI FAIRE ?             L’incendie gagne le LIBAN, les victimes sont civiles ainsi que les cibles qui toutes sont économiques. Triste constat mais combien réel et douloureux.             La Secrétaire d’Etat Américaine est déjà présente dans cette région avant de rejoindre Rome où se tiendra une conférence qu’impose la situation. Les Européens se démènent par la présence incessante de tous les ministres des affaires étrangères qui constatent « IMPUISSANTS » mais « COMPATISSANTS » aux atrocités qu’endurent les populations civiles Libanaises tout en assurant l’extraction de leurs propres ressortissants. La projection d’une Force devient nécessaire car c’est le seul moyen EFFICACE pour faire cesser immédiatement  les bombardements et les atrocités collatérales  que subissent les populations.  Cette décision qui parce que perçue comme seule crédible pose cependant d’autres problèmes qui sont en germe dès lors que les problèmes essentiels ne seront pas abordés.  Toutes les grandes puissances savent pour l’avoir appris souvent à leur dépend que la seule solution est POLITIQUE et surtout GLOBALE LES QUESTIONS A REGLER AVANT L’ENGAGEMENT DE CETTE FORCE Les questions FONDAMENTALES sont toujours les mêmes depuis la création de l’état d’ISRAEL.         Cet état créé par l’ONU avec le soutient des Etats-Unis  a-t-il une légitimité ?         L’occupation des territoires palestiniens consécutifs aux guerres entreprises par les pays et les coalitions Arabes doivent ils être rendus à leurs populations ?         L’attitude de l’état d’ISRAEL qui est en véritable état de siège depuis le premier jour de sa création peut il baisser la garde et changer de politique de défense très souvent préventive ? Ses premiers occupants ayant appris dans les camps de concentration Nazis qu’il vaut mieux VIVRE LIBRE OU MOURIR et que personne d’autre qu’eux  risquerait sa vie pour les défendre.

 

    Les populations palestiniennes déplacées depuis 1948 ont-elles le même droit reconnu à tous les autres peuples de la terre de revenir sur leur sol ?   Certains partis politiques doivent ils être considérés comme des partis ou des officines terroristes dès lors qu’ils résistent à l’état d’ISRAEL ?   Il est clair que les réponses à ces questions doivent être un préalable non pas à l’envoi d’une force mais à son maintien et surtout à son rôle qui doit être accepté de tous pour être efficace. Conditions d’efficacité de la FORCE     La force qui sera alors mise en place devra être crédible et surtout efficace. Son volume, sa composition, ses missions et sa subordination devront être indépendantes du contrôle de la bureaucratie Onusienne qui depuis 60 ans a toujours fait preuve de son incapacité si ce n’est de son impuissance.         Si les missions doivent impérativement être fixées par les plus hautes instances Politiques de l’ONU c'est-à-dire les cinq membres du conseil de sécurité, la conduite de l’action doit être laissée aux responsables du terrain c'est-à-dire aux officiers généraux qui recevront mission de mettre en œuvre cette force.

 

 Cette force devra impérativement être une force militaire, d’un volume au moins équivalent à l’IFOR déployée en BOSNIE fin 1995. C'est-à-dire près de 70 000 hommes y compris les force aériennes et navales indispensables. Les procédures d’engagement des moyens imposent la constitution d’une force sous procédure de l’OTAN, c'est-à-dire avec la participation des forces des USA. Le déploiement de cette force ne peut pour les raisons évoquées ci dessus n’être limité qu’au LIBAN. Sa présence s’impose à GAZA, comme dans le GOLAN SYRIEN et partout où les frontières des nouveaux états pourraient être menacées. Les missions qui pourraient lui être fixées outre la sécurisation des zones d’engagement qui imposeront la mise en place d’une autre force de police internationale, devront comprendre dans la perspective plus lointaine d’une harmonisation des conditions d’une vie économique, des missions et des moyens des affaires civilo- militaires visant à reconstruction et au développement économique de toute la région. Un véritable plan d’ensemble doit être maintenant élaboré avec l’appui de toutes les grandes puissances. La sécurité d’ISRAEL et du nouvel état PALESTINIEN doit être assumée par la communauté internationale. La présence de cette force qui pour être efficace doit atteindre au minimum 70 000 hommes devra être renforcée de moyens policiers internationaux et de structure de développement économique seule condition d’un succès durable de cette opération. L’Europe a-t-elle les moyens de ses ambitions si ce n’est celles de ses devoirs ?