17.06.2007

NOTES publiées en JUIN 2007 législatives 2007

200706

VIRER les FAUTIFS

15.06.2007

Honte à ceux qui ont fait perdre la GAUCHE

15.06.2007

UN NOUVEAU BLOG sur l'EUROPE

15.06.2007

La Direction du PS devra assumer ses...

15.06.2007

Une OPA sur le PS

15.06.2007

OUVERTURE du BLOG du Président GISCARD d'ESTAING

15.06.2007

L'éclatement du PS est il nécessaire?

15.06.2007

Pourquoi refonder le socialisme

15.06.2007

Les erreurs tactiques de Ségolène ROYAL

15.06.2007

VIRER les tous....

15.06.2007

ENGAGEMENT du Premier MINISTRE

15.06.2007

Partira patira pas ???? dimanche soir ou...

15.06.2007

ECHEC du PS

15.06.2007

DISCOURS de François FILLON à VERSAILLES

15.06.2007

Ils doivent tous partir

15.06.2007

UTOPIE socialiste

15.06.2007

La mort condition d'une resurection

15.06.2007

Au PS on ne change jamais une équipe qui...

15.06.2007

VOX POPULI VOX DEI

15.06.2007

L'UNIQUE stratégie l'UNION de la GAUCHE?

15.06.2007 | Commentaires (1)

TABLE RASE

15.06.2007

REFONDER ou PERIR ?

15.06.2007

FRANCOIS FILLON à NANTES le 13 juin 2007

14.06.2007

AUGMENTATION "sociale" du SMIC

14.06.2007

Nous étions au bord du gouffre, nous avons...

14.06.2007

la sanction du peuple

14.06.2007

SOUVENIRS SOUVENIRS

14.06.2007

LETTRE ouverte à François HOLLANDE

14.06.2007

Eclatement du PS avant dimanche?

14.06.2007

utopia

14.06.2007

refondation urgente mais comment

14.06.2007

SMIC ????

14.06.2007

LES SALAIRES du PRIVE et du PUBLIC en FRANCE

14.06.2007

les pertes d'emplois dans la construction...

14.06.2007

LETTRE ouverte au CAMARADE FRANCOIS

14.06.2007

Monsieur le Président ne pas oublier la...

14.06.2007

DEMAIN le MODEM

14.06.2007

COMMENT et QUAND débuter la refondation du PS ?

14.06.2007

Rupture salutaire au PS dès dimanche?

14.06.2007

REFONDATION ??? du PS ???

14.06.2007

La refondation du PS

14.06.2007

HOLLANDE m'a envoyé au casse pipe

14.06.2007

RUPTURE au PS oui mais IDEOLOGIQUE!

14.06.2007

REFONDER le PS qu'attend t on ?

14.06.2007

Quelle renaissance pour le PS?

14.06.2007

Où HABITE LE PS ?????

14.06.2007

Quelle direction prendre au PS demain?

14.06.2007

La victoire en chantant

14.06.2007

RENOUVEAU au PS ?

14.06.2007

Le PS est il devenu un bateau IVRE ?

14.06.2007

Qui dirige le PS ?

14.06.2007

LE MENSONGE depuis 1905

14.06.2007

PS à la dérive ou PS naufragé?

14.06.2007

La refondation du PS débutera t elle DIMACHE?

14.06.2007

LE PS sait il où il habite?

14.06.2007

Y a t il un pilote au PS ??

14.06.2007

AUTISME au PS pourquoi?

14.06.2007

ECLATEMENT ou REFONDATION ???

14.06.2007

QUEL AVENIR pour le PS

14.06.2007

PS tourner la page?

14.06.2007

REFONDER le PS comment?

14.06.2007

REFONDER l'idéologie socialiste

14.06.2007

Le goût amer de la défaite

14.06.2007

LES causes du mensonge socialiste

14.06.2007

UTOPIE MENSONGERE DU PS depuis 1905

14.06.2007

L'inévitable déroute du PS

14.06.2007

la déroute programmée du PS

14.06.2007

COMMENT éviter la déroute du PS

14.06.2007

La SANCTION DU PEUPLE

14.06.2007

REFONDATION du PS après la table rase

14.06.2007

La refondation du PS

14.06.2007

Comment éviter le Naufrage du PS dimanche soir

14.06.2007

LA FIN de la pensée unique

14.06.2007

REFONDATION au PS ENFIN.....ou TROP TARD ??

14.06.2007

DIMACHE SOIR THEME DES DEBATS la...

14.06.2007

DIMANCHE POURQUOI une telle déroute au PS ?

14.06.2007

MODEM

14.06.2007

LA DEROUTE DU PS

14.06.2007

ANNECY CIRCONSCRIPTION TEST pour l'UDF

13.06.2007

Après la VAGUE BLEUE un déluge de taxes ou...

13.06.2007

L'ancrage du MODEM dans le paysage...

13.06.2007

TVA SOCIALE première difficulté pour le...

13.06.2007

Quelle stratégie pour François BAYROU ?

13.06.2007

KOSOVO un alignement Français criticable

13.06.2007

LA REFONDATION du PS pour DSK

12.06.2007

HOLLANDE m'a envoyé au casse pipe

12.06.2007

Marie Georges BUFFET 54%

12.06.2007

BIANCO BATTU à 49,5%

12.06.2007

CAMBADELIS DUR DUR

12.06.2007 | Commentaires (2)

CAVADA peut être ? avec le retrait du...

12.06.2007

Le VIEUX LION de BELFORT battu à 42%

12.06.2007

JULIEN DRAY possible mais limite surprise?

12.06.2007

DUPONT AIGNAN secrétaire d'ETAT ??

12.06.2007

QUEYRANNE DUR DUR très dur..moins de 48%

12.06.2007 | Commentaires (3)

ARNAUD KARLSFELD 54% à Paris

12.06.2007

DSK dur mais possible, il faut mobiliser

12.06.2007

VALLS possible mais de justesse ??

12.06.2007

PEILLON DUR DUR

12.06.2007

MONTEBOURG mission impossible

12.06.2007

Jack élection difficile

12.06.2007

la rescapée du FN marine Le PEN

12.06.2007

Législatives résultats du premier tour

12.06.2007

Le REJET de la PENSEE UNIQUE

12.06.2007

RUPTURE De l'IDEOLOGIE du PS

12.06.2007

CLASSEMENT Bonvote.com

12.06.2007

PROGRAMME du PS Sauvez nos sièges SVP

12.06.2007

L'immobilisme tactique des Eléphants risque...

12.06.2007

La resurrection du PS demain sans doute ?

12.06.2007

QUI COMMANDE AU PS .??????

12.06.2007

Rentrée des classes au palais BOURBON

12.06.2007

Liste des DEPÜTES élus au premier tour

12.06.2007

SITE de l'ASSEMBLEE NATIONALE

12.06.2007

lu sur le site web du PS

12.06.2007

Une démobilisation qui préfigure la déroute...

12.06.2007

L'avenir d'ARNAUD MONTEBOURG

12.06.2007

Le PS un parti à la dérive

12.06.2007

Le regroupement familial en France

12.06.2007

TVA SOCIALE effet d'annonce ou avancée...

12.06.2007

L'éclatement du PS condition de sa refondation

12.06.2007

Maintenant le Parti socialiste doit savoir où...

12.06.2007

PS plus de pilote, le parti du consenssus mou?

12.06.2007

le PS ne répond plus à la demande sociale

12.06.2007

En FRANCE, comme toujours le COEUR à GAUCHE...

12.06.2007

La refondation ou l'éclatement nécessaire du...

12.06.2007

Discours du premier MINISTRE avenir de la...

12.06.2007

REFONDATION DU PS

12.06.2007

refonder le PS en urgence

12.06.2007

L'effet somnifère du PS

12.06.2007

LE REJET de la PENSEE UNIQUE ou l'échec de...

12.06.2007

SYNTHESE DES NOTES PUBLIEES EN JUIN 2007

12.06.2007

COMMENT refonder le PS

11.06.2007

L'ultime combat du PCF

11.06.2007

COMMENT refonder dimanche soir le logiciel...

11.06.2007

communiqué de presse des verts

11.06.2007

UNE VICTOIRE DEMOBILISATRICE pour la GAUCHE

11.06.2007 | Commentaires (1)

REMBOURSEMENT des dépenses des élections

11.06.2007

lu sur le site du premier ministre

11.06.2007

Comme aux échecs celui qui gagne a toujours...

11.06.2007

LA VICTOIRE en chantant et la défaite en...

11.06.2007

L'heure du BILAN au PS

11.06.2007

LES PME une chance pour l'avenir des FRANCAIS

11.06.2007

LA FIN de la suprématie de l'UDF en haute savoie

11.06.2007

La RUPTURE IDEOLOGIQUE PROCHAINE au PS

11.06.2007

UN VOTE de RESISTANCE .....????

11.06.2007

L'obligation de réussir le changement..

11.06.2007

A LA UNE CE SOIR... expansion.com

11.06.2007

L'échec provisoire ou définitif du MODEM

11.06.2007

L'aide efficace à l'AFRIQUE

11.06.2007

OSONS réformer l'Université..

11.06.2007

Pourquoi la GAUCHE n'est elle plus audible ???

11.06.2007

La perte de confiance des FRANCAIS

11.06.2007

Un véritable appel au secours...

11.06.2007

Le triomphe de Nicolas SARKOZY presse...

11.06.2007

Le poil à gratter de l'UMP

11.06.2007

Dans la déroute le chef ne doit jamais s'en...

11.06.2007

LE TSUNAMI électoral du PS Dimanche prochain l

11.06.2007

La SOUPE à la GRIMACE pour le PS et la gauche

11.06.2007

P... de Pays, Pays de C..

10.06.2007

Commentaires sur la presse SUISSE

10.06.2007

450 députés ou plus dans 15 jours ?

10.06.2007

MONTEBOURDE

10.06.2007

Aux ACTES CITOYEN PRESIDENT

10.06.2007

La victoire en chantant, mais la défaite en...

10.06.2007

LA DYNAMIQUE de la victoire ou le rouleau...

10.06.2007

Une défaite prometteuse,une quasi victoire,ou...

10.06.2007

Score à battre dès ce soir au Ps

10.06.2007

16 juin 1946 discours de BAYEUX

10.06.2007

Souvenir de campagne

10.06.2007

TOUT reste à faire, mais là où il ya une...

10.06.2007

résultats législatives dossier de...

10.06.2007

législatives 2007 dosseir de l'internaute.com

10.06.2007

humour de campagne

10.06.2007

humour de campagne

10.06.2007

humour de campagne

10.06.2007

HUMOUR de campagne au ps

10.06.2007

classement bon vote.com

10.06.2007 | Commentaires (1)

QUELLE RECHERCHE en FRANCE pour demain

09.06.2007

Dimanche soir auto critique du PS un PS du...

09.06.2007

UN NOUVEAU PROGRAMME POUR LA FRANCE

09.06.2007

classement bonvote.com et technorati

09.06.2007

Une défaite salutaire et nécessaire pour le PS

08.06.2007

LA terreur de la GAUCHE

08.06.2007

quel avenir pour les PS

08.06.2007

Quel rôle pour l'assemblée nationale

08.06.2007

Quel rôle pour l'assemblée nationale

08.06.2007

Quel rôle pour l'assemblée nationale

08.06.2007

notes publiées en juin 2007

08.06.2007

LE REVERS de la VICTOIRE..

08.06.2007

Législatives 2007 André SANTINI

08.06.2007

La fin du PCF

08.06.2007

PS score de 1993 à battre 67 députés à...

08.06.2007

le temps des réalités et des choix

08.06.2007

la gauche sans complexe ?

08.06.2007

COUP DE GUEULE de laurent FABIUS

08.06.2007

Le MPF dans la campagne des législatives

08.06.2007

les Risques d'une MONARCHIE ABSOLUE

08.06.2007

Ségolène est un HOMME POLITIQUE comme les autres

08.06.2007

lu sur expansion.com

08.06.2007

Ségolène première secrétaire du PS

07.06.2007

Lu sur le site de Matignon

07.06.2007

Analyse de situation sur res publica

07.06.2007

Mise a Point du Président avant les...

07.06.2007

Et après les législatives ??

07.06.2007

l'angoisse de l'électeur de gauche....

07.06.2007

Quel avenir pour le PS

07.06.2007

En OCTOBRE "les Aristos à la LANTERNE ...."

07.06.2007

Un programme pour la FRANCE

07.06.2007

LE Futur Dialogue social en FRANCE

07.06.2007

la lettre du Gouvernement

07.06.2007

Quelle légitimité de l'UMP demain pour...

07.06.2007

Quel sera le rôle de l'assemblée nationale...

07.06.2007

Création d'un état Palestinien 40 ans de...

07.06.2007

Synthèse des notes publiées en Juin 2007

06.06.2007

rappel des notes publiées en mai 2007

06.06.2007

Pourquoi les FRANCAIS ont ils élu Nicolas...

06.06.2007

Après les législatives des résultats tangibles..

06.06.2007

M R C avec jean pierre CHEVENEMENT

06.06.2007

L'UMP redevient enfin GAULLISTE...

06.06.2007

La terreur de la GAUCHE en 2007

06.06.2007

L'état de GRÂCE du président deux français...

06.06.2007

expansion.com

06.06.2007

Le PS aura t il un groupe parlementaire en...

06.06.2007

DIMANCHE les électeurs de GAUCGE...

06.06.2007

L'heure des comptes sonnera dilanche soir,...

06.06.2007

NON à la vague Bleue de l'UMP....

06.06.2007

LA QUESTION DU DARFOUR

06.06.2007

SINAÏ 40 ans après ????

06.06.2007

LE PS à l'heure de la REVOLUTION "Culturelle"

05.06.2007

SEGOLENE TOUJOURS à la BARRE et bientôt...

05.06.2007

Affaires étrangères l'IMPUISSANCE CONGENITALE...

05.06.2007

L'éthique de la GÔCHE

05.06.2007 | Commentaires (1)

15 ans au moins de DROITE au POUVOIR,...

05.06.2007

JUSTICE SOCIALE étonnez nous monsieur le...

05.06.2007

L'accompagnement des PME seule piste de la...

05.06.2007

L'heure de VERITE pour le PRESIDENT après...

05.06.2007

Quel COURAGE pour notre Président ???

05.06.2007

La VICTOIRE pour quoi Faire monsieur le...

05.06.2007

Les conditions de la Justice sociale dans...

04.06.2007

LA RELANCE DU PAYS Quand et comment?

04.06.2007

Après la déroute prévisible quel nom pour le...

03.06.2007

En émocratie le pouvoir c'est le PEUPLE et...

03.06.2007

Le VERCINGETORIX nouveau est arrivé...

03.06.2007

Le crépuscule du petit "DIEU"

03.06.2007

Les Magouilles de la direction du PS selon...

03.06.2007

15 ans d'UMP au pouvoir?

03.06.2007

LE G8 et comme toujours nous passerons à...

03.06.2007

La DEROUTE sanction du PS et du PCF dans...

03.06.2007

LA LEGITIMITE du PEUPLE

03.06.2007

La pensée Unique contre la Légitimité du PEUPLE

03.06.2007

16.06.2007

NOTES PUBLIEES en JUIN 2007

200706

VIRER les FAUTIFS

15.06.2007

Honte à ceux qui ont fait perdre la GAUCHE

15.06.2007

UN NOUVEAU BLOG sur l'EUROPE

15.06.2007

La Direction du PS devra assumer ses...

15.06.2007

Une OPA sur le PS

15.06.2007

OUVERTURE du BLOG du Président GISCARD d'ESTAING

15.06.2007

L'éclatement du PS est il nécessaire?

15.06.2007

Pourquoi refonder le socialisme

15.06.2007

Les erreurs tactiques de Ségolène ROYAL

15.06.2007

VIRER les tous....

15.06.2007

ENGAGEMENT du Premier MINISTRE

15.06.2007

Partira patira pas ???? dimanche soir ou...

15.06.2007

ECHEC du PS

15.06.2007

DISCOURS de François FILLON à VERSAILLES

15.06.2007

Ils doivent tous partir

15.06.2007

UTOPIE socialiste

15.06.2007

La mort condition d'une resurection

15.06.2007

Au PS on ne change jamais une équipe qui...

15.06.2007

VOX POPULI VOX DEI

15.06.2007

L'UNIQUE stratégie l'UNION de la GAUCHE?

15.06.2007 | Commentaires (1)

TABLE RASE

15.06.2007

REFONDER ou PERIR ?

15.06.2007

FRANCOIS FILLON à NANTES le 13 juin 2007

14.06.2007

AUGMENTATION "sociale" du SMIC

14.06.2007

Nous étions au bord du gouffre, nous avons...

14.06.2007

la sanction du peuple

14.06.2007

SOUVENIRS SOUVENIRS

14.06.2007

LETTRE ouverte à François HOLLANDE

14.06.2007

Eclatement du PS avant dimanche?

14.06.2007

utopia

14.06.2007

refondation urgente mais comment

14.06.2007

SMIC ????

14.06.2007

LES SALAIRES du PRIVE et du PUBLIC en FRANCE

14.06.2007

les pertes d'emplois dans la construction...

14.06.2007

LETTRE ouverte au CAMARADE FRANCOIS

14.06.2007

Monsieur le Président ne pas oublier la...

14.06.2007

DEMAIN le MODEM

14.06.2007

COMMENT et QUAND débuter la refondation du PS ?

14.06.2007

Rupture salutaire au PS dès dimanche?

14.06.2007

REFONDATION ??? du PS ???

14.06.2007

La refondation du PS

14.06.2007

HOLLANDE m'a envoyé au casse pipe

14.06.2007

RUPTURE au PS oui mais IDEOLOGIQUE!

14.06.2007

REFONDER le PS qu'attend t on ?

14.06.2007

Quelle renaissance pour le PS?

14.06.2007

Où HABITE LE PS ?????

14.06.2007

Quelle direction prendre au PS demain?

14.06.2007

La victoire en chantant

14.06.2007

RENOUVEAU au PS ?

14.06.2007

Le PS est il devenu un bateau IVRE ?

14.06.2007

Qui dirige le PS ?

14.06.2007

LE MENSONGE depuis 1905

14.06.2007

PS à la dérive ou PS naufragé?

14.06.2007

La refondation du PS débutera t elle DIMACHE?

14.06.2007

LE PS sait il où il habite?

14.06.2007

Y a t il un pilote au PS ??

14.06.2007

AUTISME au PS pourquoi?

14.06.2007

ECLATEMENT ou REFONDATION ???

14.06.2007

QUEL AVENIR pour le PS

14.06.2007

PS tourner la page?

14.06.2007

REFONDER le PS comment?

14.06.2007

REFONDER l'idéologie socialiste

14.06.2007

Le goût amer de la défaite

14.06.2007

LES causes du mensonge socialiste

14.06.2007

UTOPIE MENSONGERE DU PS depuis 1905

14.06.2007

L'inévitable déroute du PS

14.06.2007

la déroute programmée du PS

14.06.2007

COMMENT éviter la déroute du PS

14.06.2007

La SANCTION DU PEUPLE

14.06.2007

REFONDATION du PS après la table rase

14.06.2007

La refondation du PS

14.06.2007

Comment éviter le Naufrage du PS dimanche soir

14.06.2007

LA FIN de la pensée unique

14.06.2007

REFONDATION au PS ENFIN.....ou TROP TARD ??

14.06.2007

DIMACHE SOIR THEME DES DEBATS la...

14.06.2007

DIMANCHE POURQUOI une telle déroute au PS ?

14.06.2007

MODEM

14.06.2007

LA DEROUTE DU PS

14.06.2007

ANNECY CIRCONSCRIPTION TEST pour l'UDF

13.06.2007

Après la VAGUE BLEUE un déluge de taxes ou...

13.06.2007

L'ancrage du MODEM dans le paysage...

13.06.2007

TVA SOCIALE première difficulté pour le...

13.06.2007

Quelle stratégie pour François BAYROU ?

13.06.2007

KOSOVO un alignement Français criticable

13.06.2007

LA REFONDATION du PS pour DSK

12.06.2007

HOLLANDE m'a envoyé au casse pipe

12.06.2007

Marie Georges BUFFET 54%

12.06.2007

BIANCO BATTU à 49,5%

12.06.2007

CAMBADELIS DUR DUR

12.06.2007 | Commentaires (2)

CAVADA peut être ? avec le retrait du...

12.06.2007

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FRANCOIS FILLON à NANTES le 13 juin 2007

remonter
Vous conduire à la victoire

François Fillon
Premier ministre
Réunion publique
Nantes, 13 juin 2007


Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis,

Je suis venu ce soir à Nantes pour vous conduire vers une victoire nécessaire à la France, nécessaire à notre région des Pays de la Loire, nécessaire à la Loire Atlantique, nécessaire à cette belle et grande cité qui n’a pas éternellement vocation à demeurer à gauche.

Le chef de la majorité que je suis, n’est pas là seulement là pour servir sa cause, mais celle de tous les candidats qui sont ici présents, et dont la plupart sont des amis.

C’est le grand ouest que je suis venu féliciter :

-    celui qui, en Ille-et -Villaine, a fait gagner, dès le premier tour, Pierre MEHAIGNERIE ;  
-    en Maine et Loire a fait gagner, dès le premier tour, Jean Charles TAUGOURDEAU, Michel PIRON, Marc LAFFINEUR ;
-    celui qui, en Vendée, à fait gagner Louis GUEDON, mais aussi Véronique BESSE et Joël SARLOT, tous deux membres du MPF ;
-    celui qui, en Mayenne, a fait gagner Yannick FAVENNEC.

C’est le grand Ouest que je suis venu soutenir pour ce second tour :

Ici, Cher André TRILLARD, en Loire-Atlantique, je demande à chacun de se mobiliser pour :

François PINTE, Sophie JOZAN, Jean-Pierre LE RIDANT, Christine THEBAUDEAU, Robert DIAT, Michel HUNAULT, Christophe PRIOU, Jean-François ARTHUR, Philippe BOENNEC, Serge POIGNANT.

En Maine-et-Loire, je vous demande d’aller massivement     aux urnes pour : Roselyne BACHELOT, Hervé de CHARRETTE, Dominique RICHARD, Gilles BOURDOULEIX.

En Mayenne, aucune voix ne doit manquer à  François d’AUBERT et Marc BERNIER.

En Vendée, allez au bout de vos convictions avec Jean-Luc PREEL et Dominique CAILLAUD

En Sarthe, ave l’appui de Roland Du Luart, menez à la victoire Fabienne LABRETTE-MENAGER (qui a pris le relais de mon ami Pierre Hellier), Jean-Marie GEVEAUX, Béatrice PAVY, Dominique LE MENER.

En Ille-et-Villaine, 6 candidats portent nos couleurs, et ces couleurs je veux les voir à l’Assemblée.

Dans le Morbihan, ils sont également 6 à solliciter vos suffrages, dont François GOULARD.

**

Mes chers amis,

Dimanche dernier, les Français ont confirmé le message d’espérance qu’ils ont exprimé le 6 mai en portant Nicolas Sarkozy à l’Elysée.  

Les candidats de la majorité présidentielle ont obtenu un score de 46 % : ce score est supérieur au résultat, déjà historique, de Nicolas Sarkozy au 1er tour de l’élection présidentielle !

C’est le signe qu’une dynamique est enclenchée. Une dynamique qui se propage au-delà de l’électorat traditionnel de la droite et du centre. Une dynamique qui transcende les milieux sociaux et bouscule les habitudes électorales.

C’est le signe que les Français, même les plus indécis, ont ressenti notre détermination à engager les réformes qu’ils attendent depuis trop longtemps.

C’est le signe que l’élan est pris et que la gauche n’est pas à l’offensive pour faire gagner ses idées mais sur la défensive pour protéger ses bastions.

Il y a six mois encore, qui pouvait envisager une telle dynamique ?

Qui pouvait croire qu’après le 21 avril 2002, la déroute des régionales, le refus du traité constitutionnel européen, le peuple français allait réagir et se mobiliser pour aller droit au but : c'est-à-dire droit vers le changement, et cela sans se disperser, sans ambiguïté.

Il y a six mois encore, on épiloguait sur le poids des partis protestataires qui, disait-on, allaient tout chambouler ; on soulignait, sondage après sondage, la désillusion et le cynisme des électeurs ; on s’émerveillait sur les primaires socialistes…

Oui, qui pouvait imaginer ce qui est advenu ? Qui pouvait parier sur cet extraordinaire sursaut démocratique de notre peuple ? Eh bien, il y en avait un : c’était Nicolas Sarkozy !
Et il y en avait d’autres : c’est vous !

Avec lui, vous avez eu raison d’oser.

Oser prôner les valeurs du travail, du mérite, de l’effort, du respect, de la nation. Ces valeurs qu’une certaine élite jugeait, bien à tort, dépassées. Ces valeurs que la majorité silencieuse refusait, pour sa part, d’enterrer.

Oser dire que dans la mondialisation, les 60 millions de Français doivent se retrousser les manches car, n’en déplaise à la gauche, ce n’est pas en partageant le travail et en vantant le temps libre que l’on défend nos emplois, nos industries et nos agriculteurs !

Oser dénoncer le sentiment d’impunité qu’éprouvent certains voyous, souvent mineurs.

Oser dire que la liberté de se rendre à son travail mérite autant le respect que le droit de grève dans les transports publics.

Oser dire que nous devons maîtriser l’immigration et que la générosité n’est pas d’ouvrir grand les portes de la France sans se soucier de la façon dont les étrangers subsistent et s’intègrent !
Oser dire que notre identité nationale mérite d’être respectée. Oser dire qu’il n’y a pas de grande nation qui se soit bâtie sur le mépris d’elle-même !

Oser dire que la rupture politique est vitale.

Oser le dire et surtout oser la faire !

Avec Nicolas Sarkozy, je n’oublie pas notre pacte : dire ce que nous allons faire et faire ce que nous avons dit !

Je ne l’oublie pas, car la parole donnée aux électeurs est au cœur de la confiance démocratique, la confiance démocratique est au cœur de la confiance morale, la confiance morale est au cœur de la confiance nationale, la confiance nationale est au cœur de la relance économique et sociale.

Nous avions dit, mes chers amis, qu’il fallait changer la politique.

Dès notre arrivée aux responsabilités, nous avons provoqué l’électrochoc qu’attendaient les français et que redoutait le parti socialiste.

Après sa défaite aux présidentielles, la gauche s’attendait au retour de la « vieille droite », cette droite qu’elle a si fréquemment qualifiée de sectaire, cette droite qu’elle aurait voulu, encore et encore, caricaturer et stigmatiser.

Eh bien non !

Le choc de la parité entre les hommes et les femmes, si longtemps évoqué, si longtemps attendue, est devenue une réalité au sein du gouvernement que j’ai l’honneur de conduire. Ce gouvernement comporte sept femmes sur quinze ministres, sept femmes dont l’une, Rachida Dati, symbolise la France républicaine que j’aime et que je veux, cette France qui ne juge pas les êtres sur leurs origines, mais sur leur compétence et sur ce qu’ils ont au fond de leur cœur.

Le choc, nous l’avons aussi provoqué au sommet de l’Etat. Depuis un mois, le Président de la République et moi-même sommes sur tous les fronts. Nous le sommes ensemble, de façon complémentaire. Il n’y a plus, d’un côté, l’Elysée, de l’autre, Matignon. Il n’y a qu’une seule équipe qui débat librement, qui travaille efficacement, sans protocole inutile, avec un seul souci : agir vite !

Mais le choc le plus percutant, celui qui secoue tout, c’est l’ouverture. Nous avons fait voler en éclat les vieux clivages partisans et leurs vieilles liqueurs idéologiques. Au grand désespoir du parti socialiste, nous avons fait l’ouverture, la vraie ouverture.
 
Nous l’avons fait parce que, pour nous, il n’y a jamais eu un peuple de droite contre un peuple de gauche, mais un seul peuple : le peuple français capable de s’unir lorsque l’enjeu en vaut la peine.

Nous avons fait l’ouverture parce que la défiance et le dogmatisme sont en réalité un aveu de faiblesse. Dès lors que l’on est sûr de son projet et de ses convictions, tendre la main à ses adversaires d’hier, écouter ceux qui ne pensent pas comme vous, ce n’est pas une faiblesse mais au contraire une force, une richesse.

En Sarthe, comme ici, à la tête de la Région des Pays de la Loire, je n’ai jamais, comme autrefois Olivier Guichard, méprisé l’opposition. Je n’ai jamais douté de sa légitimité. Je n’ai jamais hésité à l’associer à nos décisions et à nos projets. Cette tolérance naturelle qui fut la nôtre, elle n’est plus, je le regrette, la marque de notre région.

Nous avons fait l’ouverture parce que ce n’est pas avec des petites manœuvres que nous ferons face aux enjeux du futur, ces enjeux planétaires du terrorisme, des conflits ethniques ou de l’environnement. C’est en étant rassemblés, et à cet égard, je suis fier de compter dans mon équipe, un homme de coeur comme Bernard Kouchner ! Et je suis fier de le voir cohabiter avec un homme expérimenté comme Alain Juppé.

En deux décennies, il y a eu le Rwanda, puis la Somalie, puis aujourd’hui le Darfour…Face à ces tragédies humaines, passées et présentes, qu’importe l’étiquette politique de ceux qui sont appelés à agir au nom de la France des droits de l’Homme.

Quant à notre planète qui n’a de cesse de se réchauffer depuis une décennie, elle se « fiche » de savoir si c’est la droite ou si c’est la gauche qui est aux affaires !  

Ce n’est pas dans les polémiques stériles et les jeux d’appareils que nous dessinerons la civilisation européenne de demain. C’est ensemble, et notamment en s’appuyant sur un homme comme Jean-Pierre Jouyet qui, lui aussi, malgré ses attaches à gauche, a décidé de rejoindre mon équipe.




Depuis 15 ans, l’Europe patine. Les gouvernements de gauche succèdent aux gouvernements de droite et les Français se montrent jour après jour plus sceptiques, jusqu’à voter « non » à un traité européen que la France a elle-même bâti. « Non » et ceci dans un contexte où tous les partis politiques étaient tiraillés et divisés. Divisés, et donc impuissants faute d’avoir regardé l’avenir ensemble. On l’a vu ces jours-ci, avec Nicolas Sarkozy, lorsque la France est unie pour proposer une relance de l’Europe, eh bien la France est à nouveau entendue.

Nous avons fait l’ouverture parce que ce n’est pas en empruntant des postures idéologiques et morales que nous soulagerons la grande pauvreté. C’est en travaillant en commun, et notamment avec Martin Hirsch, qui, après avoir dirigé Emmaüs, a compris que l’on pouvait avoir le cœur à gauche et travailler avec la droite républicaine. Depuis vingt ans, le nombre de RMIste est passé de 400 000 à plus d’1,2 millions. Faut-il continuer comme avant ?

Nous, nous avons dit : on fait autrement ! Et pour faire autrement, il faut agir différemment en prenant, sans tabou et sans préjugés, les bonnes idées là où elles sont.



Mes amis,

Comme l’a dit le Président de la République, l’ouverture se poursuivra. Les socialistes auront beau crier au débauchage et à la trahison, nous ne changerons pas de cap.

Nous n’en changerons pas car pour réformer en profondeur la France, il faut la rassembler.

Cette ouverture, c’est bien plus qu’une affaire gouvernementale, c’est un état d’esprit. C’est une nouvelle façon de penser notre démocratie, une nouvelle manière d’associer les énergies, de fédérer les intelligences. Et sa conséquence logique, c’est la rénovation de nos institutions. Il faut mettre un terme à toutes les rumeurs fumeuses selon lesquelles il y aurait un exercice solitaire du pouvoir. Ce fut le cas par le passé, et François Mitterrand ne fut pas le moins solitaire en la matière…

Il faut moderniser et clarifier la démocratie française.
C’est pourquoi nous octroierons un vrai statut à l’opposition, notamment en accordant à l’un de ses membres la présidence de la commission des finances de l’Assemblée nationale. En confiant cette commission - l’une des plus importantes de l’Assemblée - à l’un de nos adversaires, nous ne faisons pas un « cadeau » médiatique à la gauche, nous faisons un pari politique sur la capacité de l’opposition à travailler avec hauteur de vue pour l’intérêt général.

Il faut aussi en finir avec les nominations discrétionnaires aux postes les plus élevés de la République. Nous voulons donner au Parlement son mot à dire sur le choix des personnalités appelées à siéger au sein des autorités indépendantes et à diriger nos grandes entreprises publiques. Là encore ce n’est pas un « cadeau » qui est fait à l’Assemblée, c’est un pari politique fondé sur l’idée que l’équilibre des pouvoirs renforce la légitimité de leurs décisions.

Cette démocratie politique que nous voulons plus efficace et plus transparente, nous voulons qu’elle soit enrichie par une démocratie sociale plus vivante et plus responsable.

Dès les premiers jours, nous avons, avec le Président de la République, reçu les organisations syndicales. Dès les premiers jours, nous avons joué avec elles « cartes sur table », car rien n’est pire, en matière de dialogue social, que les faux-semblants et les astuces tactiques.

Nous leurs avons dit ce que nous allions faire tout de suite car le vote des français ne se négocie pas.

Mais nous leur avons également dit que sur plusieurs dossiers importants - dont celui de la modernisation de notre marché du travail - nous serions attentifs à leurs propositions.

La vraie démocratie sociale ne va pas sans responsabilisation. Cette responsabilisation des organisations syndicales et patronales, je veux la pousser le plus loin possible, c'est-à-dire jusqu’à une refonte du dialogue social, dialogue qui est aujourd’hui trop hiérarchisé, insuffisamment démocratisé, décentralisé et contractualisé au niveau des entreprises.

Croyez-moi, je n’ai pas attendu d’être premier ministre pour vouloir une démocratie politique modernisée, une démocratie sociale rénovée et un état réorganisé.



Il fallait réviser notre machine gouvernementale. Depuis trente ans, on gouverne avec les mêmes ministères, les mêmes administrations étanches, comme si les enjeux étaient les mêmes qu’à l’époque de Georges Pompidou !

Dès notre arrivée, nous avons redessiné les ministères et les administrations pour que cesse la guerre des services, et surtout pour mieux répondre aux défis de notre temps : défi de l’environnement avec un grand ministère d’Etat de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables, piloté par Alain Juppé ; défi de la mondialisation avec un grand ministère de l’économie, des finances et de l’emploi, animé par Jean Louis Borloo ; défi des flux migratoires avec un grand ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement, dirigé par Brice Hortefeux.

Oui, mes chers amis, avec la victoire de Nicolas Sarkozy, nous avons voulu créer les conditions d’un choc politique parce que nous ne construirons pas le XXIème siècle avec les idées, les discours et les méthodes du XXème siècle.

Ce choc politique a pour ambition de déclancher, en chaque français, une mise en mouvement, une audace, une envie d’avoir envie.

Envie de croire en la République si vous en êtes déçus !
Envie de créer si vous avez des idées !
Envie de réussir si vous avez de l’ambition !
Envie d’acheter votre logement si vous hésitiez encore !
Envie de retrouver votre dignité par le travail si vous avez mis un genou à terre !
Envie de renouer avec le civisme si la vie vous a fait prendre les mauvais chemins !
Envie d’aimer votre pays et de lui donner autant qu’il vous donne !
Envie de croire en l’Europe parce qu’elle aura enfin une ambition politique !
Envie de travailler plus si vous voulez gagner plus !

Cette envie, cette force qui est en chaque français, ce désir de dépassement qui les « démangent » et qui ne demande qu’à se libérer, c’est cela qui va permettre à la France de trancher les cordes qui la ligotent depuis si longtemps.





Au coeur de la crise nationale que traverse notre nation depuis vingt ans, on trouve le décrochage de son économie. Ce décrochage qui conjugue le plafonnement de la croissance, la résistance du chômage de masse, l’explosion de la dette publique qui a triplée depuis 1980, et enfin le retour de la contrainte extérieure avec un déficit commercial qui tourne autour des 30 milliards d’euros.

Cet essoufflement économique contraste avec les formidables atouts de notre pays : celui d’une main d’œuvre qualifiée et productrice, des infrastructures de qualité, des pôles d’excellence, une démographie solide, une épargne abondante, un patrimoine sublime…

Au regard de ces atouts, la trop longue torpeur française s’explique par quatre raisons essentielles : la peur politique face aux réformes, la frilosité économique, le conservatisme social, la dévalorisation du travail.

Ces quatre handicaps n’ont rien de définitif. Ils ne sont pas viscéralement français ! Pour sortir de l’impasse, nous proposons un choc fiscal et un choc culturel.

Ce choc culturel a une devise : la valeur travail est de retour !
C’en est fini de la dévalorisation du mérite.
C’en est fini du mépris de la réussite.
C’en est fini d’être le pays qui travaille le moins en Europe, du gel des salaires à cause des 35 heures.

Pendant cinq ans, les socialistes ont financé massivement la réduction du temps de travail. C’était leur droit. C’était même leur idéologie. Ils pensaient que le marché du travail était une sorte de « gâteau » qu’il fallait découper en morceaux, pour que chacun ait sa petite part.

Nous, nous pensons exactement le contraire. C’est le travail des uns qui crée celui de autres. C’est l’énergie des uns qui décuple celle des autres. C’est l’ambition des uns qui aiguise celle des autres !

Je vous fais une confidence : l’un de mes fils a passé lundi l’épreuve de philosophie du baccalauréat. Cette année, l’un des sujets était : « Que gagnons-nous à travailler ? ». Eh bien je suis heureux que plus de 600 000 élèves de terminale aient eu à se poser cette question centrale pour eux-mêmes et pour notre pays.


Notre réponse, avec Nicolas Sarkozy, est sans équivoque : nous avons tout à gagner à travailler.

C’est par notre travail que nous pourrons relancer de la croissance.

C’est par notre travail que nous préserverons la place de l’économie française dans la mondialisation.

C’est par notre travail que nous gagnerons la bataille du pouvoir d’achat.

C’est par notre travail que nous remettrons en marche l’ascenseur social.

C’est par notre travail et notre productivité que nous financerons nos politiques de solidarité, celles qui font nos écoles gratuites, notre santé pour tous, nos retraites par répartition.


Tout sera mis en œuvre pour favoriser et récompenser le travail, l’effort et le mérite.

Parce que je veux que ceux qui souhaitent travailler plus pour gagner plus puissent enfin le faire, il n’y aura plus de charges fiscales et sociales sur les heures supplémentaires, et cela sera fait dès l’été. Toutes les heures supplémentaires seront majorées de 25 %.

Parce que je refuse que les étudiants soient pénalisés lorsqu’ils travaillent pour financer leurs études, leurs salaires seront défiscalisés.

Parce que je n’accepte pas que les seniors soient considérés comme des « vieux » qu’on met sur la touche, nous allons mobiliser le service public de l’emploi et convaincre les entreprises qu’il vaut mieux un « senior » au travail qu’un prélèvement supplémentaire pour financer les retraites.

Parce que les jeunes retraités doivent avoir la possibilité, s’ils en ont envie, d’améliorer leur pouvoir d’achat, nous permettrons le cumul emploi-retraite.


Parce que l’assistanat à vie n’est pas une vie, parce qu’en chaque individu il existe une dignité qui doit être encouragée et non pas étouffée, parce que les revenus de l’assistance ne doivent pas dissuadés le retour au travail, nous allons développer le revenu de solidarité active. Il s’agit d’aider et d’inciter chaque Français qui a mis un genou à terre à se relever. Il n’y a rien de plus normal, rien de plus républicain, que celui qui bénéficie de la solidarité nationale, se montre à son tour solidaire de la nation par une activité d’intérêt général.

Parce que nous voulons que nos étudiants réussissent, que nos chercheurs les plus brillants aient envie de rester en France, nous permettrons aux universités françaises d’être pleinement autonomes, de nouer des partenariats féconds avec le monde de la recherche et celui de l’entreprise, d’avoir les moyens d’être des pôles d’excellence. Depuis 25 ans, la peur de réformer l’université, la peur de brusquer les spécialistes du statu quo, ont conduit notre enseignement supérieur à devenir injuste sur le plan social et décevant sur le plan culturel et scientifique. Le temps des hésitations est fini ; dès l’été, nous légiférerons !



Parce que nous voulons que nos jeunes créateurs d’entreprises préfèrent fonder leur start up et chercher fortune à Paris ou à Nantes plutôt qu’à Pékin, Londres ou New York, nous instaurerons le bouclier fiscal de 50 % que nous avions promis, et favoriserons les réductions d’impôts (jusqu’à 50 .000 euros) pour les investissements dans le capital des petites et moyennes entreprises, des entreprises d’insertion, des universités et des fondations.

Je le dit sans détour : je préfère que les grandes fortunes restent en France et financent notre pacte social et nos entreprises, plutôt que les économies de nos concurrents !

A cet égard, je veux dire qu’il n’est pas choquant que ceux qui prennent des risques, qui travaillent quinze heures par jour, qui réussissent à la tête de grandes entreprises perçoivent des revenus élevés.

Ce qui est choquant, c’est lorsque la récompense n’est pas justifiée par les résultats.
Ce qui est choquant, c’est lorsque les primes de quelques uns ignorent les difficultés de tous les autres qui travaillent dans la même société.




Ce qui est choquant c’est lorsque les stocks options ne sont réservés qu’à quelques uns.  

C’est la raison pour laquelle nous ferons en sorte qu’ils soient proposés à tous les salariés. Car lorsqu’une entreprise fait des bénéfices, il est normal que chacun soit récompensé pour son travail.

Il faut une éthique au capitalisme. Une éthique qui repose sur le mérite, l’effort et le résultat.

A l’avenir, il y aura des conditions strictes à l’octroi d’indemnités pour les dirigeants d’entreprises au moment de leur départ : leurs indemnités devront être liées à la performance, et attribuées par les conseils d’administration dans des conditions de transparence totale.

Vous l’aurez compris : toute notre stratégie est tournée vers la revalorisation du travail, toute notre énergie est tendue vers le plein emploi.
 



A cet égard, je souhaite vous dire quelques mots sur cette TVA sociale dont la gauche s’est saisie pour nous critiquer à défaut d’avoir elle-même le moindre projet à proposer aux Français. D’abord, il faut être clair : il n’y aura pas de hausse de la TVA pour combler nos déficits. Notre objectif n’est pas d’augmenter les prélèvements obligatoires mais de les réduire ! Nous tiendrons cet engagement. J’en serai le garant.

La question de la TVA sociale est d’une autre nature.

D’où vient l’idée ? D’un constat ; que nos emplois sont menacés par les délocalisations. Or, moi, je veux que l’industrie ait un avenir en France, et que l’on se défende contre les pays émergents où la main d’œuvre est sous payée. Notre combat sera bien sûr d’abord celui de l’innovation, de l’investissement productif. Mais il est des secteurs entiers où cela ne suffira pas.

Nous avons porté une politique ambitieuse d’allègement du coût du travail, notamment pour les bas salaires, et nous continuerons en particulier avec la détaxation des HS qui permettra à ceux qui travaillent plus de gagner plus.




Nous devons aller plus loin en baissant les charges sur le travail. Mais si on le fait, il faut trouver une autre manière de financer notre protection sociale, car nous tenons à notre modèle social et nous voulons faire vivre une vraie solidarité.

D’où l’idée de transférer des cotisations sur la TVA. C’est la TVA sociale que, pour ma part, je préfère appeler TVA antidélocalisation.

C’est une idée qui me paraît morale, d’autant plus qu’elle permettrait de faire participer les entreprises étrangères qui vendent en France à notre protection sociale. A l’inverse nous vendrions à l’étranger à armes égales avec nos concurrents, sans un poids excessif de charges sociales.

Cette idée est juste. Pour autant elle n’est pas simple. On le voit bien avec le débat qui a commencé dans une confusion entretenue par la gauche, par ceux-là même qui avaient inscrit la TVA sociale dans leurs projets ou dans leurs réflexions il n’y a pas si longtemps.

Pour que cette idée puisse être mise en œuvre, il faut réussir sa mise au point. Cela veut dire garantir :

- que la baisse de cotisations se retrouve dans les prix et non pas dans les marges des entreprises ;

- que le niveau global des impôts et cotisations est constant ;

- que l’inflation est maîtrisée, et qu’il n’y a pas de dérive qui ampute le pouvoir d’achat des français.

Si ces conditions sont réunies, alors nous pourrons avancer. Si ce n’est pas le cas, alors nous ne le ferons pas. Quant au taux, beaucoup imaginaient déjà une majoration de 5 % de la TVA. C’est aller un peu vite. 5 % est un plafond au regard de nos engagements européens. Faudra-t-il aller jusque là ? Nous le verrons. Le gouvernement y travaille, avec des économistes, de droite comme de gauche, à la lumière des expériences étrangères et avec les partenaires sociaux.

Le projet de TVA sociale était écrit noir sur blanc dans le programme de Nicolas Sarkozy. Personne ne doit donc être étonné de nous voir travailler sur cette question.

Les vociférations caricaturales d’une gauche qui n’a rien proposé, ne m’intimideront pas !
Et d’ailleurs, que suggère-t-elle cette gauche pour lutter contre les délocalisations ? D’abaisser le temps de travail et d’augmenter les charges sociales ! Ca, c’est leur plan pour mener notre pays droit dans le mur.

Je ne négligerai rien qui puisse servir l’emploi et la croissance, même si je dois m’exposer aux faux procès ou à des polémiques politiciennes.

Le Président de la République a été élu parce qu’il incarne un certain courage pour réformer. Je le ferai auprès de lui avec audace, dussé-je y prendre des risques personnels et ce n’est pas la proximité du 2nd tour qui m’empêchera de dire ce que je pense, en toute sincérité, en toute vérité.

Mes chers amis,
Rien, n’y personne, ne nous empêchera de revaloriser le travail.
 
Parce que l’effort doit être récompensé, nous ferons en sorte que celui qui a travaillé toute une vie puisse librement transmettre son patrimoine. Les droits de succession seront supprimés dès l’été pour 95% des Français. Ils le seront car il est légitime et moral de pouvoir transmettre à ceux que l’on aime le fruit de ses efforts sans être lourdement taxé.

Nous permettrons aux millions de Français qui rêvent d’être propriétaires de leur logement d’aller au bout de leur idéal. Vouloir devenir propriétaire, ce n’est pas seulement un investissement économique et social. C’est un acte de foi dans l’avenir. C’est un acte de confiance.

C’est pourquoi, dès l’été, comme nous l’avons promis, les intérêts d’emprunts pour l’achat ou la construction d’une résidence principale seront déductibles de l’impôt sur le revenu.
C’est une mesure forte et inégalée. Et contrairement aux faux procès que nous fait la gauche, cette mesure pourra bénéficier à tous les Français, qu’ils paient l’impôt sur le revenu ou non, puisque les foyers non imposables se verront verser un crédit d’impôt. Pour les plus modestes, cette mesure pourra être cumulée avec le prêt à taux zéro.

Près de 60 % des emprunteurs bénéficieront pleinement de cette mesure, qui, pour chaque ménage, tournera autour de 1500 euros par an d’avantage fiscal. Prenons un exemple : celui d’une famille de trois enfants qui achète un logement plus grand. Eh bien, sur les cinq premières années – celles où l’on paie les charges d’intérêts les plus lourdes ! – la facture sera réduite de 9000 euros.

Nous vous avions dit que nous le ferions, nous le faisons !

Mes chers amis,

Il n’y a plus à hésiter sur la valeur travail et sur sa récompense, et il n’y a plus à hésiter sur la sécurité.

Grâce aux efforts de Nicolas Sarkozy, la délinquance a baissé au cours de la précédente législature. 19 % de moins au cours des cinq dernières années et même 35 % pour la délinquance de voie publique.

On peut obtenir des résultats, si on arrête avec l’angélisme, si la République fait respecter ses lois, si les délinquants sentent que notre indulgence a des limites.

Face à la culture de la violence, je n’ai qu’un mot d’ordre : ne rien céder !

Non, il ne faut pas céder devant les délinquants qui commettent encore et toujours les mêmes actes !
Non, il ne faut pas céder devant des adolescents livrés à eux-mêmes et sans scrupules, qui bénéficient encore d’une quasi impunité, juste parce qu’il leur manque quelques mois pour atteindre leurs 18 ans ! A force d’être impuni, ces jeunes en on conclu que la société n’avait ni le courage de les recadrer, ni la générosité de les replacer dans le droit chemin.

Nous vous avions promis d’agir contre les multirécidivistes : le projet de loi qui sera présenté au parlement dans quelques semaines respecte notre engagement. Les délinquants auteurs d’actes graves, lorsqu’ils sont en situation de récidive, feront l’objet de peines planchers.

Nous vous avions également promis de traiter la délinquance des mineurs. Cela sera également fait dès cet été. Dorénavant, la minorité ne sera plus un alibi d’office pour les jeunes délinquants.

Je veux, par ces dispositions pénales, rendre à notre justice son caractère dissuasif car la sécurité des Français l’exige.







Mes chers amis,

Nous vous avions aussi promis de gérer la question de l’immigration en étant ferme et juste. Et c’est très précisément ce que nous allons faire.

Je suis profondément attaché à la tradition d’ouverture de la France. Un pays comme le nôtre doit être une terre d’asile, une terre d’accueil. Ceux qui ont besoin de notre protection, ceux qui aiment notre pays, ceux qui veulent y travailler et y fonder une famille, y ont leur place.

Mais cette générosité ne peut pas être sans condition.

La France a du cœur, mais elle n’est pas assez riche pour être la terre promise de tous les peuples en détresse ; cette terre que des réseaux mafieux vendent comme un Eldorado.

Notre territoire n’est pas une zone franche, sans âme et sans traditions. Nous ne sommes pas la juxtaposition de communautés étrangères les unes aux autres. Nous sommes une Nation. Une nation d’intégration. Et l’intégration signifie que celui qui vient en France adopte la France, et, en retour la France l’adopte comme l’un des siens.

Il n’y a pas d’intégration sans valeurs communes, il n’y a donc pas d’intégration sans exigences. Le projet de loi préparé par Brice Hortefeux est finalisé.

Ceux qui veulent venir en France devront avoir les moyens de s’y intégrer.
Ceux qui veulent venir en France devront avoir un travail !
Ceux qui veulent venir en France devront respecter nos valeurs républicaines.

Et ceux qui veulent venir en France devront parler notre langue, car c’est la première condition pour pouvoir participer à la vie nationale. C’est pourquoi, pour les personnes ayant des lacunes dans ce domaine, une formation linguistique et culturelle sera obligatoire.

Nous vous avions dit que l’identité de la France méritait d’être respecté. Nous la ferons respecter ! Et ceux qui ne l’entendent pas ainsi n’ont pas vocation à rejoindre un pays qui s’ouvre d’abord et avant tout à ceux qui veulent s’associer à son destin.

Mes chers amis,

Les Français ont élus dimanche dernier 105 députés de la majorité présidentielle. Mais l’Assemblée nationale compte 577 députés !

Il faut que l’élan pour la majorité qui servira nos projets ne s’arrête pas en chemin.

Le second tour, c’est notre second souffle.  
Pour aller plus loin dans la concrétisation de nos projets, pour aller plus vite dans les réformes qu’on a trop tardé à entreprendre, pour tenir jusqu’au bout, en restant fidèle à nos engagements, le cap du quinquennat, je compte sur vous.

Je compte sur vous pour être les porte-parole de vos convictions.

Je compte sur vous pour que votre voix soit entendue par ceux qui, peut-être encore, hésitent autour de vous.

Je compte surtout sur vous pour aller au-devant de nos concitoyens avec le désir de convaincre. Donnez-leur envie de nous rejoindre. Donnez-leur envie de s’élancer avec nous vers l’avenir.

C’est tout cela, mes amis, que je suis venu vous dire ce soir, à Nantes, au cœur de cette région qui m’est si chère.
Nous sommes ici dans la ville dont le maire fut l’un des plus proches soutiens de Mme Royal.
Un homme qui fut président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale et qui est aujourd’hui candidat dans la troisième circonscription de Loire-Atlantique.
Jean-Marc Ayrault et ses coéquipiers symbolise cette gauche qui n’a plus que, pour seul espoir, de tout stopper, de tout enrayer.
Nantes, la Loire-Atlantique, les Pays de la Loire méritent mieux.
Mieux que ce freinage.
Mieux que ce débrayage.
Mieux que la marche arrière.

Pour aller de l’avant, pour construire, aucune voix ne doit manquer.



Mobilisez-vous pour la France que vous aimez.
Mobilisez-vous pour la France que vous voulez.
Mobilisez-vous pour donner au projet de Nicolas Sarkozy la majorité qu’il exige.

Donnez-nous le pouvoir d’agir maintenant.

Vive la République, et vive la France.


12.06.2007

Le REJET de la PENSEE UNIQUE

LE REJET de la PENSEE UNIQUE ou l'échec de la GAUCHE

 Après  trois dimanches  de défaite, et en attendant le prochain, le PS  saura  que le peuple FRANCAIS a fait  son CHOIX.

 rappel d'une note  du

03.06.2007

La pensée Unique contre la Légitimité du PEUPLE

 
La  pensée  UNIQUE
La  statégie  du  PS  est  suicidaire  et les életeurs  qui  eux  ne sont pas encartés  lui feront payer très cher  ce manque  de considération  du citoyen même de ceux  qui avaient pris l'habitude  de voter  pour ce parti.
 La pensée  unique  dit  le président SARKOZY,  en effet  que reste t il  quand  le programme a été  rejeté  par les citoyens?
 Qui  peut  nier  que le peuple n'a  pas  majoritairement  validé  le programme du candidat  Sarkozy?
La  PENSEE unique  n'est  que mensonge, elle refuse  de prendre  en compte  la réalité  du monde  et  pire  encore celle  de la France. 
Que  penser  du  PS  qui n('a  plus  de programme  si ce n'est  celui  que les Français  ont récusé il y a moins de 3 semaines?
Que penser  de cette alliance  de  façade, qui est avant tout alimentaire, quand chacun connaît  les  differences  qui opposeront  demain  les dirigeants  du PS  et qui conduiront à sa refondation  voir pire à son éclatement.
 qui peut  encore  croire sinon les imbéciles  qu'il  existe  encore  quelque chose  de commun  entre  DSK,Royal  et MELENCHON?
Les  Français  ne  veulent plus être  pris  pour des niais  comme s'évertue  encore à le faire  "CULBUTO"
C'est  le peuple  qui décide  de l'avenir  des  politiques  et certains socialistes  vont l'apprendre à leur  dépend.
 Dans une semaine, nous  saurons  comment  le peuple  de ce PAYS  LUI  QUI DETIENT LA LEGITIMITE  DU POUVOIR  a tranché  en faveur  du président  ou  alors  de  son opposition.
 Sans programme, divisé, réunis  pour  l'alimentaire, la PENSEE UNIQUE  risque de payer très cher  son incohérence  et ses mensonges.
Seul  le peuple  détient  le pouvoir,
seul le peuple  peut  dans une semaine  réduire l'opposition à néant 
 Dans ce pays. ce ne sera pas le président  qui aura pris à je ne sais  qui  le pouvoir et tous les contre pouvoirs, mais tout simplement  le PEUPLE  qui LEGITIMEMENT  aura  confier l'ensemble  du pouvoir à un seul  homme. L'HOMME  que le peuple  aura choisi.

De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace

 
remonter
Donner une majorité à la France
 pour qu’elle puisse avancer

Nicolas SARKOZY
Président de la République

Réunion républicaine
Le Havre – mardi 29 mai 2007



Seul le prononcé fait foi




C’est à vous tous, Françaises, Français, que je m’adresse ce soir.
C’est la première fois depuis que vous m’avez élu Président de la République.

 J’ai voulu vous parler directement. J’ai voulu le faire ici, au milieu du peuple français, au Havre, cette ville qui connaît le prix de l’effort et du travail. Cette ville qui s’est relevée, qui s’est reconstruite, par le courage et par l’énergie de ses habitants. Cette ville qui a connu et surmonté toutes les épreuves et qui, avec son maire, mon ami Antoine Rufenacht, a retrouvé sa prospérité, son dynamisme.

Pour ce premier discours, je voulais être parmi les travailleurs, les ouvriers, les marins, je voulais partager avec eux les sentiments et les espoirs qui sont ceux de tous les Français.

Françaises, Français, je voudrais vous dire l’émotion qui a été la mienne d’avoir été choisi pour représenter le plus beau pays du monde et pour parler en son nom à tous les hommes, moi le fils d’un Hongrois et le petit-fils d’un Grec de Salonique, le Français au sang mêlé qui aime la France plus que tout au monde et auquel la France a tout donné.

Au moment de mon investiture, je n’ai pas éprouvé cette joie qu’on éprouve habituellement quand on a le sentiment de réaliser le rêve d’une vie. A cet instant si solennel j’ai d’abord ressenti de la gravité devant l’immensité de la tâche à accomplir. J’ai mesuré la responsabilité si lourde qui m’incombe désormais.

Je n’ai pas vécu cette élection comme une victoire personnelle ni comme la victoire d’un parti ou d’un camp mais comme la victoire de la France qui reprenait confiance en elle-même, qui se remettait à croire à son destin, qui se disait que tout n’était pas fini, comme la victoire d’un peuple qui se lève pour dire que désormais il ne laissera plus personne penser à sa place, choisir à sa place, décider à sa place.

Mais ce fut aussi une victoire de la démocratie. Car avec un taux de participation de presque 85% c’est toute la France qui a voté. Elle l’a fait sans ambiguïté. Elle a choisi le changement. Elle a choisi la rupture avec les comportements, les modes de pensée, les idées du passé. Ce vote du peuple français tout entier, cette participation exceptionnelle expriment une attente et une exigence elles aussi exceptionnelles et que je n’ai pas le droit de décevoir. Ce changement, cette rupture que le peuple a souhaités, que le peuple a voulus, je les accomplirai. Parce que c’est le mandat que j’ai reçu.

 Parce que la France en a besoin. Parce qu’elle a déjà trop attendu.

 Parce que dans un monde qui change,

 l’immobilisme est suicidaire

. Parce que dans l’économie de l’innovation et de la connaissance, le conservatisme ne peut avoir d’autre issue que le déclin.


Ce que j’ai dit je le ferai parce que je vous le dois, parce que je le dois à la France.

Je n’ai rien oublié de ces longs mois de campagne où tous les jours je suis allé à votre rencontre pour vous écouter et pour vous parler. Je vous ai dit ce que je souhaitais pour notre pays. Je n’ai pas oublié.
Je vous ai dit que je ne vous trahirais pas, que je ne vous mentirais pas, que je ne vous tromperais pas. Je n’ai pas oublié.
J’ai voulu tout vous dire avant l’élection pour pouvoir tout faire après. Et je ferai tout.

C’est sur la foi de ces engagements qu’une grande majorité d’entre vous m’a témoigné sa confiance. Je sais que le pays attend beaucoup. Je sais qu’au cours de cette campagne une espérance est née, que chacun des candidats, à sa manière, sans doute, a contribué à nourrir. Oui, une espérance comme la France depuis bien longtemps n’en avait pas connu.
Car cela faisait bien longtemps que la plupart d’entre vous avait cessé d’avoir confiance en la politique, que la plupart d’entre vous avait cessé de croire qu’elle pouvait changer quelque chose dans le monde et vous aider à construire une vie meilleure.

A force de ne pas tenir ses promesses, à force de mentir, à force d’expliquer que l’on avait tout essayé et que l’on ne pouvait rien, qu’il fallait apprendre à subir au lieu de s’efforcer d’agir, la politique s’était elle-même discréditée. Elle avait cessé peu à peu d’exprimer cette volonté collective qui est sa raison d’être pour ne plus exprimer qu’un renoncement.

Cet affaissement de la politique minait la démocratie, laissait le champ libre à la violence et favorisait les extrêmes. La protestation sous toutes ses formes devenait plus radicale à mesure que grandissait le sentiment de n’être plus ni compris, ni écouté, ni respecté.

Le silence de la politique face à la lourdeur, à la dureté, à la difficulté croissantes de la vie, vous le ressentiez au mieux comme de l’indifférence, au pire comme du mépris. Ce sentiment d’indifférence et de mépris nourrissait le désespoir et la révolte de beaucoup d’entre vous.


La France qui souffre parce qu’elle a le sentiment que quoi qu’elle fasse elle ne pourra pas s’en sortir.
La France qui souffre parce qu’elle a peur de l’exclusion ou parce qu’elle vit dans la hantise du déclassement.
La France qui souffre de l’injustice, de la pauvreté ou de la discrimination.
La France qui souffre de la concurrence déloyale, du chantage aux délocalisations ou de l’insécurité.
La France qui est condamnée aux bas salaires et qui est démoralisée par l’assistanat.
La France qui n’en peut plus de payer pour les fraudeurs alors qu’elle a tant de mal à vivre.
La France qui souffre de ne pas pouvoir réussir, de ne pas pouvoir entreprendre, de ne pas pouvoir créer et qui est découragée, qui ne supporte plus de ne pas être soutenue, de ne pas être valorisée, qui souffre de ne pas pouvoir donner la mesure de son talent et qui est découragée.
La France de la jeunesse qui a le sentiment qu’on lui vole ses rêves.
La France des plus âgés qui ont travaillé toute leur vie, qui ont élevé leurs enfants le mieux possible, qui ont toujours fait leur devoir et qui ressentent comme une cruelle injustice d’être souvent oubliés de tous, condamnés parfois à l’indifférence et à la solitude.
La France de ceux que la vie n’a pas épargnés, qu’elle a parfois brisés.
La France des mères qui doivent élever seules leurs enfants, des malades dont la souffrance morale et sociale s’ajoute trop souvent à celle de la maladie.
La France de tous ceux qui se sentent mis à l’écart et qui n’ont pas les mêmes chances que les autres parce qu’ils sont différents.


Cette France qui pour toutes sortes de raisons éprouve au fond, à des degrés divers, une même souffrance, un même mal de vivre, un même mal d’être.


Cette France avait besoin qu’on lui parlât de nouveau.


Elle n’avait pas besoin de compassion. Elle n’avait pas besoin qu’on la plaigne.


Elle avait d’abord besoin de considération, d’attention, de respect. Elle avait besoin qu’on lui redonne de l’espoir.


La France qui souffre la France qui n’en peut plus, qui trouve la vie trop dure, cette France que j’ai rencontrée si souvent, je ne l’ai pas oubliée.



Il fallait que la politique cessât d’opposer les Français les uns aux autres et retrouvât le sens de l’intérêt général.


Il fallait que la politique cherchât de nouveau à rassembler et non plus à diviser.


Il fallait qu’elle se fixât de nouveau pour objectif de redonner aux Français le goût de vivre ensemble et de construire ensemble.


Il fallait qu’elle eût de nouveau pour horizon de faire partager à tous le sentiment qu’un destin commun nous liait les uns aux autres, que l’avenir de chacun dépendait de l’avenir de tous.


Il fallait que la politique redevînt capable de s’adresser à chaque individu comme à une personne humaine singulière et qu’en même temps elle réapprît à parler de la nation et de la République.


Il fallait que la politique se mît à reparler de ce qu’était un homme et de ce qu’était un citoyen, des droits de chacun et des devoirs de tous.


Il fallait que la politique pût dire à chacun qu’il n’était pas seul au monde pour affronter la mondialisation, mais qu’il faisait partie d’une grande nation qui l’aiderait, qui le soutiendrait, qui le protégerait.


Il fallait tout simplement que la politique se mît à reparler de la France.

Français, vous aviez besoin que l’on vous parle de la France. Vous vouliez que l’on vous redonne la fierté d’être Français. Vous vouliez retrouver le sentiment d’un destin commun, d’une identité, d’une solidarité, d’une volonté.

Ce fut le miracle de cette campagne que la France soit revenue au cœur du débat et que cela vous donne de nouveau envie de croire en la politique.


La France ce n’est pas la droite, la France ce n’est pas la gauche, la France c’est tous les Français, disait le Général De Gaulle.


C’est le rôle du Président de la République de travailler à l’union de tous les Français.
A l’instant même où le suffrage universel m’a désigné, j’ai cessé d’appartenir à ceux qui m’avaient soutenu pour devenir le Président de tous, y compris de ceux qui n’ont pas voté pour moi, de ceux qui m’ont combattu.


Je veux leur dire que je les respecterai, que je respecterai leurs convictions, que je respecterai leurs croyances.


Je veux leur dire que je gouvernerai selon les principes et les valeurs au nom desquels je me suis engagé à gouverner pendant toute la campagne présidentielle.


Mais je veux leur dire que parmi ces valeurs il y a l’ouverture d’esprit et l’esprit de tolérance.

L’ouverture pour moi, c’est l’ouverture aux idées des autres, aux idées nouvelles. C’est l’ouverture à la diversité, à la différence. C’est l’ouverture à tous les talents, à toutes les intelligences.


C’est le contraire du sectarisme, qui est un enfermement et un appauvrissement.


Quand on est sûr de ses valeurs, quand on a confiance en ses idées, quand on croit en ses choix, en ses engagements, on n’a pas peur de s’ouvrir.


L’ouverture ne me fait pas peur. Je la crois nécessaire parce que la différence est une richesse, parce que s’ouvrir aux points de vue et aux idées des autres oblige à réfléchir davantage, et parce que plus l’on veut réformer en profondeur, plus on veut bousculer d’habitudes, de privilèges, d’avantages acquis, de statuts et plus il faut être en mesure de rassembler largement, bien au-delà des frontières de sa famille politique.



L’ouverture ce ne sont pas les manœuvres d’appareil et la distribution des places. L’ouverture c’est juste cette disposition d’esprit par laquelle on admet que celui qui ne pense pas comme soi peut être sincère et peut avoir raison. C’est juste cette disposition d’esprit qui conduit à reconnaître que l’intelligence et le talent sont dans tous les camps et qu’il est normal, qu’il est naturel, qu’il est légitime de les solliciter parce que lorsqu’il s’agit de la France il n’y a pas de camp.



J’ai été élu sur un projet. Ce projet je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple. Mais dans la mise en œuvre de ce projet il y a de la place pour toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui aiment leur pays et qui veulent le servir sans renier leur histoire ni leurs convictions.



Je l’ai dit pendant la campagne : pour moi les convictions et les compétences sont plus importantes que les étiquettes.


C’est dans cet esprit que le gouvernement a été constitué. C’est dans cet esprit que j’ai demandé à des personnalités venues d’horizons politiques différents de travailler avec moi pour mettre en œuvre la politique que les Français ont approuvée.


Cette politique, après les résultats de l’élection présidentielle, elle s‘impose à tous les démocrates comme une exigence morale.


Chacun a le devoir de l’appliquer. Rien ne serait pire que le reniement de la parole donnée. Que personne ne s’y trompe : je tiendrai tous les engagements que j’ai pris et j’irai loin dans l’ouverture, dans les réformes, dans l’innovation, dans l’exigence de résultat.


C’est dans cet esprit que j’ai nommé François Fillon Premier Ministre. J’ai élaboré avec lui le projet que j’ai soumis aux Français. Ce projet, il le connaît mieux que quiconque. Je sais qu’il en partage l’esprit. Je connais sa détermination à ce qu’il soit mis en œuvre. Il était donc normal, il était logique que je lui demande de diriger le gouvernement. J’ai confiance en lui.



C’est dans cet esprit d’ouverture, de réforme, d’innovation et d’efficacité que j’ai souhaité que la moitié des ministres soit des femmes, pour que les comportements changent, pour donner l’exemple, pour qu’à l’avenir les plus hautes responsabilités ne soient plus systématiquement réservées aux hommes.

C’est dans cet esprit que j’ai nommé Rachida Dati Garde des Sceaux, afin qu’aucun enfant de nos banlieues ne puisse douter qu’il n’y a en France qu’une seule justice, égale pour tous.

C’est dans cet esprit que j’ai voulu qu’il n’y ait pas plus de 15 ministres, afin que l’action soit plus efficace et plus cohérente.

C’est dans cet esprit que j’ai voulu que les frontières des ministères soient redéfinies et les responsabilités regroupées afin que le pouvoir soit rendu à la politique.

C’est dans cet esprit que j’ai voulu que soit créé le Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Codéveloppement. L’immigration doit être choisie et non plus subie. La France doit faire partager ce qu’elle a de plus précieux à ceux qu’elle accueille, c’est-à-dire ses valeurs, sa culture, son histoire. Et si la France est prête à offrir à tous les hommes la fraternité, si dans les valeurs de la France il y a la générosité, si la France veut rester ouverte et accueillante, elle veut aussi qu’on l’aime et qu’on la respecte. Voilà pourquoi ce ministère a été créé. Voilà ce qu’il signifie.

C’est dans cet esprit d’ouverture, de réforme, d’innovation et d’efficacité que j’ai voulu que soit créé le grand Ministère du Développement Durable qui a été confié à Alain Juppé. Voilà la lutte contre le réchauffement climatique et l’écologie mises au cœur des politiques publiques. Voilà la France donnant l’exemple. Voilà l’ambition de la France.

C’est dans cet esprit que j’ai voulu que soit créé le grand Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi confié à Jean-Louis Borloo, qui est en quelque sorte le Ministère de la mondialisation et qui aura à relever le défi des délocalisations. Il ne doit pas y avoir de fatalité des délocalisations. La France doit se donner les moyens de relever le défi de la concurrence mondiale. Voilà la raison d’être de ce ministère.

C’est dans cet esprit aussi que j’ai voulu que soit créé le Ministère des Comptes Publics et de la Fonction Publique. La rigueur dans la gestion de nos finances publiques doit être une priorité. Notre endettement est devenu excessif. La France a pris des engagements. La France a accepté une discipline.


Ces engagements, cette discipline, elle doit les respecter. Mais il ne s’agit pas de se laisser aller une fois de plus à cet expédient absurde du rationnement budgétaire qui coupe sans discernement dans les dépenses et qui au bout du compte engendre plus de gaspillages que d’économies.
Il s’agit de réformer l’Etat, de changer nos méthodes en profondeur, d’introduire partout la culture du résultat et de l’évaluation, de mesurer l’efficacité de la dépense, de faire en sorte que plus aucun euro d’argent public ne soit gaspillé, que l’investissement remplace le fonctionnement, que les dépenses d’avenir se substituent à celles du passé.


Il s’agit que la dépense publique devienne un facteur de croissance et non plus un fardeau pour notre économie.


Que l’on ne compte pas sur moi pour la démagogie, pour le laxisme, pour la fuite en avant. Les choix qui seront nécessaires, je les ferai même s’ils ne sont pas populaires, même s’ils sont difficiles.
Mais que l’on ne compte pas non plus sur moi pour mettre en œuvre une politique d’austérité et de sacrifice qui étoufferait l’activité, qui détruirait l’emploi, qui diminuerait le pouvoir d’achat, et qui ferait porter une fois encore aux plus modestes et aux classes moyennes tout le poids de la rigueur.


Que l’on ne compte pas sur moi pour faire des fonctionnaires les boucs émissaires de la faillite de nos finances publiques dont ils ne sont pas responsables.

Français, je vous dirai la vérité, je m’y suis engagé. Cet engagement je le tiendrai. Parce que cette vérité je vous la dois, parce que vous dire la vérité c’est vous respecter.


Réduire notre dépense, notre déficit et notre endettement, c’est faire le choix de la vérité contre le mensonge. C’est faire le choix de la responsabilité contre la démagogie. C’est le but des réformes : elles permettront de faire des économies et en même temps de stimuler la croissance et d’augmenter les recettes. Ce sont les réformes qui permettront de réduire durablement le déficit et la dette.



J’irai le plus loin possible dans la réforme.


Je ferai tout ce que j’ai dit : la réhabilitation de la valeur travail, la récompense du mérite, l’école de l’excellence, la lutte contre les fraudes, les peines planchers pour les récidivistes, la suppression de l’excuse de minorité pour les adolescents délinquants, le plein emploi, la sécurité sociale professionnelle, l’augmentation du pouvoir d’achat, la moralisation du capitalisme financier, la synthèse de la France du « oui » et de la France du « non »...


Je ne me laisserai pas détourner de mon objectif.



Je vois bien que la pensée unique est de retour. Comme toujours, après avoir subi une défaite, elle revient à la charge. On la voit s’insinuer partout et s’opposer à tout.


Je le dis tranquillement mais fermement. Son règne est terminé. Je veux que l’on puisse penser librement, débattre librement, décider librement. Je suis pour la liberté de l’esprit et contre tous les conformismes. Je suis pour que l’intelligence soit libre, pour que l’imagination soit libre.



La pensée unique veut interdire de parler de la monnaie. Je continuerai à parler de la monnaie, parce que dans tous les pays du monde on parle de la monnaie, parce que dans tous les pays du monde on se sert de la monnaie, parce que lorsqu’on surévalue la monnaie on dévalue le travail.



La pensée unique ne veut pas entendre parler de protection. Elle traite de protectionnistes tous ceux qui veulent plus de protection. Je revendique le droit d’être pour la protection sans être protectionniste.

La pensée unique s’oppose à l’exonération des charges et des impôts pour les heures supplémentaires. Cette exonération je l’ai promise et je la ferai. Parce que je crois au travail, parce que je crois à cette idée simple que l’on doit pouvoir travailler plus pour gagner plus. Parce que je crois que c’est le travail qui crée le travail.

La pensée unique s’oppose à la déduction du revenu imposable des intérêts des emprunts contractés pour l’achat de sa résidence principale. Cette déduction je l’ai promise et je la ferai. Parce que je veux une France de propriétaires. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m’y suis engagé, s’appliquera à tous les emprunts en cours.

La pensée unique récuse le bouclier fiscal à 50% y compris la CSG et la CRDS. Ce bouclier fiscal je l’ai promis et je l’instaurerai. Parce qu’il vaut mieux que les capitaux français créent des emplois et payent des impôts en France plutôt qu’à l’étranger. Parce que la réussite doit être encouragée. Parce que laisser la moitié de ses revenus au fisc c’est déjà considérable. Et si tous les talents s’en vont, où irons-nous chercher la croissance ?

La pensé unique dit qu’il est impossible de supprimer la carte scolaire. Mais moi je crois que dans une démocratie évoluée, les parents doivent pouvoir choisir librement et en toute connaissance de cause l’école de leurs enfants. Je veux démontrer que ce n’est pas la contrainte mais la liberté, l’autonomie et l’évaluation qui peuvent le mieux garantir la mixité et l’excellence de l’école. Je l’ai promis, je le ferai.

La pensée unique disait que les peines planchers ce n’était pas possible. Elle disait que la réforme de l’ordonnance sur les mineurs, ce n’était pas possible. Comme je m’y suis engagé, les peines planchers seront instaurées parce que la multi-récidive doit être sanctionnée sévèrement.
L’ordonnance sur les mineurs sera changée parce que dans beaucoup de cas l’excuse de minorité n’a pas lieu d’être, et parce qu’on ne rend pas service à l’adolescent qu’on ne punit pas quand il commet un délit.

La pensée unique dit que l’on ne peut pas supprimer un poste de fonctionnaire qui part à la retraite, ni supprimer tous les organismes inutiles. Je le ferai quand même, parce que je veux démontrer que la réforme de l’Etat est possible et qu’elle peut permettre de réduire considérablement le gaspillage de l’argent public.

La pensée unique ne croyait pas au traité simplifié. Et pourtant cette idée progresse et j’irai jusqu’au bout parce qu’elle est la seule à pouvoir sortir l’Europe de la situation de blocage dans laquelle elle se trouve. Les Français l’ont bien compris.

La pensée unique ne croyait pas à l’interdiction des parachutes dorés. Cette interdiction je l’ai promise et je la mettrai en œuvre, parce que les parachutes dorés sont contraires à l’éthique du capitalisme. Je suis pour que celui qui prend des risques et qui réussit puisse recevoir la récompense de ses efforts, mais je trouve moralement inacceptable que celui qui échoue soit récompensé.

La pensée unique ne voulait pas entendre parler de la possibilité pour chacun de léguer à ses enfants le fruit d’une vie de travail en franchise d’impôt. Les Français eux ont compris cette mesure et l’ont approuvée. Elle sera mise en œuvre, que cela plaise ou non à la pensée unique.

La pensée unique disait que le service minimum dans les transports c’était impossible. Il y aura un service minimum dans les transports. Je l’ai promis aux Français. Je le ferai.

La pensée unique ne voulait pas de l’autonomie des universités. J’ai promis de donner à chaque université la possibilité, si elle le souhaite, d’adopter un statut d’autonomie. Je tiendrai ma promesse.

La pensée unique affirmait que je reculerais devant la réforme des régimes spéciaux. Cette réforme je l’ai promise. Je la ferai parce que c’est une question de justice, et parce qu’elle permettra de financer la hausse des petites retraites qui ne permettent pas de vivre décemment.

Toutes les promesses que j’ai faites, je les ai faites en toute connaissance de cause. Tous les engagements que j’ai pris, je les ai pris en conscience.
Je tiendrai mes promesses. Je respecterai mes engagements.

Je le dis en pesant mes mots : je ne laisserai personne dénaturer le projet que j’ai porté tout au long de la campagne présidentielle.


Je ne laisserai personne renier mes engagements.

Mais pour moi un projet, ce n’est pas une juxtaposition de mesures, ce n’est pas un catalogue. C’est une philosophie. C’est une perspective. C’est une logique. C’est un tout.


Il ne s’agit pas d’égrener des mesures une par une, dans le désordre. Il s’agit d’avoir une stratégie, d’avoir une cohérence. Il s’agit de comprendre que tout se tient, que tout doit être lié : l’offre et la demande ; la politique européenne, la politique économique et la politique sociale ; la politique industrielle, la politique énergétique, la recherche, la formation…



J’ai dit que ma priorité serait de réconcilier la France du « oui » et celle du « non ». Et c’est ce que je m’efforce de faire en ouvrant les discussions sur l’organisation de la zone euro, sur l’instauration d’une préférence communautaire, sur la nécessité de donner de vraies frontières à l’Europe, en plaidant pour des politiques industrielles.


J’ai dit que nos prélèvements devaient se rapprocher progressivement de la moyenne européenne parce que c’est la condition de notre compétitivité en Europe, parce que c’est notre meilleure protection contre le dumping fiscal.


J’ai dit qu’il était préférable de faire payer le pollueur et le consommateur plutôt que le travailleur, et qu’il fallait taxer les importations et détaxer les exportations pour freiner les délocalisations.


Tout cela fait partie d’un projet global, ambitieux, cohérent.


Ce projet, on ne peut pas le couper en morceaux. Il a pour ambition de changer les comportements et les idées. C’est un projet qui va bien au-delà de la gestion, qui parle de la morale, de l’école, de la culture, de la santé. C’est un projet de changement et un projet de civilisation qui s’intéresse à toutes les dimensions de la vie, qui ne s’intéresse pas seulement au chômage et à l’exclusion mais aussi à la dépression, à la solitude, à la maladie.

J’ai pris des engagements sur l’école. J’écrirai bientôt à tous les éducateurs de France.


J’ai pris des engagements sur la maladie d’Alzheimer à laquelle je veux consacrer d’importants moyens. Je les tiendrai.


J’ai pris des engagements sur les hôpitaux qui manquent de moyens, et sur le personnel hospitalier qui souffre à cause des 35 heures. Je les tiendrai.


J’ai pris des engagements sur la poursuite du plan cancer. Je les tiendrai.


J’ai pris des engagements pour permettre à tous les Français de pouvoir bénéficier de soins palliatifs. Je les tiendrai.

Tout est lié, dans les sentiments, dans les souffrances, dans les comportements, tout s’enchevêtre dans la société et dans l’économie. Combien coûte la dépression à l’économie française ?

Combien coûte la désorganisation des hôpitaux ? Tout se tient.

Pour bousculer les contraintes, pour en trancher les nœuds, il faut frapper fort,

 il faut agir sur tous les fronts à la fois, il faut créer un effet d’entraînement, il faut une masse critique.
Souvenez-vous du Général De Gaulle en 1958, quand la France allait si mal et que tout fut rétabli en six mois : la Constitution, la réforme de l’Etat, le plan Rueff, ce fut un grand choc d’où jaillirent ensemble la stabilité, la confiance et la croissance.


Souvenez-vous de Danton devant la Convention : « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace et la France sera sauvée ! »


Il en a fallu de l’audace, aux grands moments de l’histoire, pour sortir du statu quo et de l’immobilisme.


Il en a fallu de l’audace pour penser les nouveaux mondes quand les anciens s’écroulaient.


Il en a fallu de l’audace pour sortir des sentiers battus, rompre avec les habitudes, imaginer des façons de faire et de penser radicalement nouvelles.


Il en a fallu de l’audace à ceux qui, prévoyant la fin de l’ordre établi, cherchaient à inventer l’avenir.


Il en a fallu de l’audace aux hommes de la Renaissance qui vivaient avec la conviction que tout était possible.


Il en a fallu de l’audace aux hommes des Lumières et à ceux de la Révolution.


Il en a fallu de l’audace aux hommes du Conseil National de la Résistance et à ceux de 1958.
Sans cette audace, nous ne ferons rien.


Sans cette audace, la machinerie administrative imposera sa logique routinière qui répète à l’infini les mêmes idées, les mêmes paroles, les mêmes gestes, les mêmes certitudes que rien ne peut changer.

Cette audace, la politique doit l’imposer aux administrations, aux experts, aux notables, aux frileux.


Cette audace, elle doit être opposée à tous ceux qui proclament toujours que tout est impossible. A tous ceux qui, au lieu de chercher de bonnes raisons d’agir, se cherchent au contraire toujours de bonnes raisons de ne rien tenter. A tous ceux qui n’arrivent pas à concevoir une autre politique que celle qui échoue depuis des décennies. A tous ceux qui n’arrivent pas à s’arracher aux dogmes de la pensée unique. A tous ceux qui croient dur comme fer qu’il n’y a jamais rien de nouveau sous le soleil. A tous ceux qui répètent qu’il est impossible de vaincre le chômage, d’augmenter le pouvoir d’achat, de résoudre la crise du logement ou de faire un point de croissance de plus chaque année, alors que tant d’autres pays l’ont fait.


A tous ceux-là, je dis que je ne laisserai personne faire obstacle aux réformes.


Je me souviens d’Alstom qui ne pouvait pas être sauvée et qui a été sauvée. Je me souviens d’Alstom qui n’était pas viable et qui est aujourd’hui l’une des entreprises françaises les plus prospères.

Il n’y a pas de démocratie sans confiance. Une confiance tellement ébranlée, tellement fragile qu’elle ne se rétablira pas si l’effort pour tenir les promesses faites au peuple français n’est pas réel et n’est pas sincère.

Dans les circonstances actuelles, face à l’attente si forte qui s’est exprimée, tenir ses engagements est une exigence morale. Cette exigence, je la fais mienne.


Je ne transigerai pas. Je ne me laisserai pas enfermer dans la pensée unique, dans les habitudes, dans les routines, dans les inerties des bureaucraties. Je ne me laisserai pas prendre en main par les conservatismes, les corporatismes et les féodalités de toutes sortes qui depuis si longtemps paralysent l’action de l’Etat.


Ce que j’ai dit je le ferai, et je le ferai avec la volonté de ne choquer personne, de respecter les choix et les croyances de chacun. Je le ferai avec le souci que chaque Français puisse reconnaître dans la politique de la France une part de lui-même.


Je ne parlerai pas seulement au nom de tous. Je parlerai aussi pour chacun, pour que chaque opinion, chaque croyance, chaque sensibilité soit prise en considération, pour que chaque souffrance, chaque difficulté, chaque aspiration soit prise en compte.



Ce que j’ai dit, je le ferai.

Je le ferai dans la concertation, dans la négociation. Je le ferai calmement. Je le ferai en essayant de convaincre plutôt que de passer en force. Mais croyez-moi, je le ferai.


Je l’ai dit : je serai un Président qui gouverne. Les Français élisent le Président de la République pour qu’il agisse et pour qu’il décide. C’est la haute idée que je me fais de la fonction présidentielle.


Je serai un Président qui gouverne. Je le serai avec le souci de préserver l’autorité de la fonction présidentielle.


Je le serai avec le souci de rester au-dessus des partis et de conserver ce rôle de rassembleur qui est l’essence même de la fonction présidentielle.


Mais je le serai.

J’ai dit que je voulais une République réelle et une démocratie irréprochable.


Dès après les élections législatives je prendrai des initiatives dans ce sens.


J’ai dit que je voulais un Etat impartial. Il le sera, et les nominations aux postes les plus importants seront soumises à l’approbation du Parlement.


Pour l’heure, le gouvernement est au travail. Il travaille à mettre en œuvre le projet pour lequel les Français ont voté.


Il travaille à mettre en œuvre le changement que les Français ont souhaité.


Chacun attend que ce changement s’opère. Sitôt la nouvelle Assemblée élue, j’adresserai à chacun des Ministres une lettre de mission qui lui fixera des objectifs et qui permettra d’évaluer ses résultats.


Je dirai ce que sera le plan d’action du gouvernement. J’indiquerai quels sont la portée, la logique et les moyens de ce plan. Je fixerai la stratégie budgétaire pour les cinq ans à venir, de sorte qu’à l’échéance du quinquennat nos finances publiques soient rétablies.


Je convoquerai alors le Parlement en session extraordinaire pour que soient votées au plus tôt les mesures les plus urgentes, celles qui sont les plus susceptibles de rétablir la confiance et d’entraîner la croissance. Je pense aux peines planchers pour les récidivistes. Je pense aux mesures fiscales. Je pense au premier volet de la réforme universitaire. Je pense au service minimum.

Je pense qu’il est urgent d’indiquer aux Français que les choses changent et que les promesses seront tenues. Je ne crois pas que la précipitation ait beaucoup de vertu. Mais le principal obstacle au changement réside davantage dans la tentation de l’attentisme qui a déjà provoqué l’échec de tant de gouvernements, qui à force de donner du temps au temps ont fini par ne plus avoir assez de temps devant eux.
Ma philosophie est simple : la France ne peut plus attendre et les Français non plus. Ils ont déjà trop attendu. Maintenant il faut agir.


Maintenant, il faut que la France se remette en mouvement, qu’elle se remette à créer, qu’elle se remette à inventer, qu’elle se remette à vivre, qu’elle retrouve sa joie de vivre parce que l’avenir aura cessé d’être une menace pour redevenir une promesse, parce que chacun aura à nouveau le sentiment que demain n’est pas condamné à être pire qu’hier, que demain les fils ne seront plus condamnés à vivre moins bien que leurs parents.

L’impuissance publique est la cause principale de nos maux.


Français, vous l’avez compris et vous l’avez exprimé avec force : la politique ne peut rien quand elle ne veut rien.


Et quand la politique ne peut rien parce qu’elle ne veut rien, il n’y a plus de liberté pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’en sortir tout seuls, pour ceux que leur famille ne peut pas aider, pour ceux qui partent de plus loin sur la ligne de départ de la vie, pour ceux qui n’ont pas les moyens de se protéger eux-mêmes…

Vous attendez que la politique soit de nouveau au rendez-vous de l’histoire. Elle le sera. C’est pour cela que vous m’avez élu. Mais la politique de la France ne peut pas être la politique d’un seul homme. La politique de la France c’est l’affaire de toute la nation. La politique de la France c’est l’affaire de tous les Français.
Le changement pour qu’il soit profond, pour qu’il soit réel, doit être porté par un élan populaire.
Le changement, il ne peut pas être imposé d’en haut. Il peut l’être d’autant moins que pour mettre son projet en œuvre, le Président de la République ne peut pas agir sans le Parlement.

Françaises, Français, en m’élisant vous avez indiqué dans quelles directions vous vouliez aller. Vous avez choisi votre Président. Il vous faut maintenant désigner la nouvelle Assemblée.
De deux choses l’une : ou bien une majorité présidentielle qui a choisi de me soutenir est élue et le projet que vous avez approuvé lors de l’élection présidentielle pourra être mis en œuvre.
Ou bien la majorité qui s’installe à l’Assemblée Nationale s’oppose à ce projet, et alors commence une cohabitation avec son cortège de conflits larvés et de paralysie.

Françaises, Français, je vous demande de donner une majorité à la France pour qu’elle puisse avancer. Elle ne peut plus attendre cinq ans de plus dans l’immobilisme.
Il vous reste deux semaines pour choisir.
Il vous reste deux semaines pour parachever l’impensable révolution que vous avez accomplie le 22 avril et le 6 mai.
Il vous reste deux semaines pour décider ou non de me renouveler votre confiance.

Françaises, Français, je vous demande de me donner la majorité dont j’ai besoin pour gouverner et pour tenir les engagements que j’ai pris envers vous.

Vive la République !
Vive la France !

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Les sites par ordre de politisation sur les 7 derniers jours :

  1. présidentielles 2007 projet | rss http://www.bonvote.com/stats.php?s=186687
  2. Gaullistes populaires et sociaux | rss http://www.bonvote.com/stats.php?s=152064
  3. Le site du Comité Bayrou des Ulis | rss http://www.bonvote.com/stats.php?s=1069214
  4. ump-evian-thonon-giffre@over-blog.com | rss http://www.bonvote.com/stats.php?s=1133064
  5. La Chaloupe rassemble autour de Ségolène Royal | rss http://www.bonvote.com/stats.php?s=841459
  6. Marianne2007.info | rss http://www.bonvote.com/stats.php?s=554707
  7. Quelcandidat.com | rss http://www.bonvote.com/stats.php?s=950964
  8. Revue de Presse internationale en 15 langues | rss http://www.bonvote.com/stats.php?s=407630
  9. Betapolitique | rss http://www.bonvote.com/stats.php?s=698326
  10. COMITE DE SOUTIEN DE LA 13ème | rss http://www.bonvote.com/stats.php?s=186620
 
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Une démobilisation qui préfigure la déroute de DIMANCHE

 

lu  sur le monde

la chute catastrophique  de la mobilsation 
chez les jeunes de Banlieues
LE MONDE | 12.06.07 | 14h39  •  Mis à jour le 12.06.07 | 14h48
"







Les voix obtenues par Ségolène Royal pour la présidentielle
dans les quartiers populaires ne se sont pas transformées
en suffrages pour le Parti socialiste aux législatives.
 En raison de la diminution de la participation,
en chute libre dans certaines cités, les candidats du PS
n'ont pas pu capitaliser sur le rejet de Nicolas Sarkozy.
 L'étude des résultats, dans plusieurs communes
 ou quartiers populaires d'Ile-de-France,
 montre que l'UMP n'a pratiquement pas pâti de la baisse
de la participation, alors que les scores du PS
se sont parfois effondrés par rapport à la présidentielle.

 

 



Des candidats socialistes qui paraissaient en position

favorable au vu des résultats de Ségolène Royal ont

 subi de plein fouet la démobilisation.

 A Argenteuil (Val-d'Oise),

par exemple, ville symbolique depuis les déclarations

de M. Sarkozy sur les "racailles",

 le PS subit une déroute.

 Alors que Ségolène Royal avait obtenu un peu plus

 de 14 000 voix lors du premier tour sur la commune,

 le candidat socialiste, Faouzi Lamdaoui,

classé parmi les représentants de la "diversité",

 n'en a recueilli que la moitié dimanche 10 juin.

 Dans le même temps, le candidat UMP,

 député sortant, Georges Mothron,

a amélioré le résultat de Nicolas

Sarkozy (un peu plus de 11 600 voix contre 10 500).

A Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis),

autre ville symbolique, le taux de participation

est resté inférieur à 46 % des inscrits -

contre 82 % lors du premier tour de la présidentielle

et 55,8 % lors du premier tour de la législative

en 2002. Même la candidature de l'un des

animateurs de l'association AC-Le feu,

Samir Mihi, très impliquée dans les campagnes

 d'incitation au vote,

n'a pas permis de mobiliser les électeurs

. Avec la diminution du nombre de votants,

le candidat socialiste, Pascal Popelin,

a eu la désagréable surprise de voir son

concurrent UMP, Eric Raoult,

le devancer, de quelques voix, sur cette commune.

L'analyse bureau de vote par bureau de vote

 témoigne de l'impact de l'abstention sur les

résultats du PS. Y compris dans des circonscriptions

 acquises à la gauche :

 dans le bureau de vote central du quartier sensible

des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (Essonne),

 par exemple, Ségolène Royal avait obtenu 239 voix

(sur 636 votants) contre 148 suffrages pour

 Nicolas Sarkozy.

 Pour la législative, le candidat PS, Manuel Valls,

 pourtant très bien implanté localement,

chute, avec seulement 153 voix (sur 431 votants),

 alors que son adversaire UMP, Cristela

de Oliveira, résiste aux effets de l'abstention,

avec 121 voix. Grâce à ses bons résultats sur

 Evry, M. Valls se trouve néanmoins en ballottage favorable.

 

FORTE DÉMORALISATION

 

Dans les quartiers sensibles des Mureaux (Yvelines)

, la participation s'est effondrée de manière

 spectaculaire.

De 80 % pour la présidentielle, elle est descendue à 29 %

 pour la législative dans le quartier de

 la Vigne-Blanche et à 36 %

 dans la cité des Musiciens.

La conséquence est catastrophique pour les socialistes

sur ces deux quartiers :

là où Ségolène Royal avait obtenu 1 293 voix,

au total, au premier tour, la candidate

du PS, Dominique Francesconi, se contente de 326 voix.

"Pour la présidentielle, on avait beaucoup de jeunes,

souvent récemment inscrits. Ils ne sont pas revenus

 pour les législatives", explique un cadre de la mairie.

 De son côté, l'UMP limite les conséquences de

l'abstention : Nicolas Sarkozy avait à peine recueill

i 169 voix au premier tour. Un score que le

 candidat UMP pour les législatives,

Henri Cuq, a presque réussi à préserver, avec 101 suffrages.

Ce dernier a aussi fait le plein au centre-ville, où la diminution de la participation a été moins marquée.

Le phénomène est similaire à Trappes.

La candidat socialiste pour la législative, Safia Otokoré,

avait diffusé un texte signé par Ségolène Royal disant :

"Vous avez voté pour moi, votez pour Safia..."

 Mais, dans le bureau de vote où Ségolène Royal

 avait obtenu 69,9 % des suffrages (soit 469 voix)

au premier tour, le PS doit se contenter de 176 suffrages.

 A nouveau, le candidat UMP, Jean-Michel Fourgous,

 a limité la déperdition de voix par rapport à

la présidentielle avec 44 voix, contre 62 pour Nicolas Sarkozy.

Au-delà de l'effet sur la gauche, la faiblesse de

 la participation, souvent nettement inférieure à la

moyenne nationale, relativise le mouvement citoyen

de ces derniers mois. "Contrairement aux discours

 enchantés sur le retour de la politique,

ces résultats montrent que les conditions structurelles

de la vie politique dans les quartiers n'ont pas changé",

explique Jean-Yves Dormagen, professeur de

sciences politiques, qui a suivi la journée électorale

 au sein du quartier des Cosmonautes, à Saint-Denis,

comme il le fait depuis cinq ans. Dans ce quartier,

la participation a diminué de 30 points par rapport

à l'élection présidentielle.

"Dès que l'intensité d'une campagne chute, comme

 cela a été le cas avec les législatives, ceux qui

 se démobilisent le plus vite sont les plus jeunes,

les moins diplômés, les plus précaires - en clair,

 ceux qui sont les moins prédisposés à voter",

souligne le chercheur, auteur avec Céline Braconnier

de La Démocratie de l'abstention (Folio Gallimard).

A ce phénomène s'est probablement ajoutée une forte

 démoralisation liée à la victoire annoncée de l'UMP. "

Luc Bronner

TVA SOCIALE effet d'annonce ou avancée sociale ??

 
L'annonce  de la TVA  sociale  serait  de nature  à rassuer  les  chefs  d'entreprises  et tout particulièrement  ceux  des PME TPME.
96%  de nos entreprises  comptent moins de  10  salariés  et
 concentrent 72%  de nos emplois  en FRANCE.
L'instauration  de cette TVA  sociale  aura  pour effet  une meilleure compétitivité  de ces entreprises  face à l'export.
 Un problème majeur  demeure cependant 
car les PME  Françaises  ne sont pas ou quasiment pas 
 à l'export contrairement à tous nos voisins.
 En effet, elles  sont trop tetites, trop lourdement  chargées comparativement à nos voisins.
50%  du commerce extérieur  de la FRANCE  est assuré  par 50 entreprises dont celles du CAC 40  dont le capital n'appartient même plus aux Français depuis l'ouverure  des marchés initiés  par François MITTERAND en 1982.
90%  de ce commerce  extérieur  est assuré  par environ 5000  entreprises  dont une infinité  de PME,
100%  par  environ 125 000 entreprises  avec 65%  de notre  commerce  extérieur  qui  est réalisé   en EUROPE dont plus de la moitié  avec  notre  partenaire ALLEMAND.
Dans ces conditions  si cette mesure  est intellectuellement bonne,
dans la pratique, les effets attendus  ne pourront se mesurer
  que le jour  où la FRANCE  comme  L'ANGLETERRE, L'ITALIE  ou l'ALLEMAGNE  aura  une politique d'accompagnement  des PME  à l'export  qui sera efficace.
 500  entreprises françaises  seulement  accompagnées à l'export  par an30 000 en ALLEMAGNE, 15 000  en Grande btretagne  et au moins 10 000  en ITALLIE  ou en ESPAGNE.
Cette mesure  qui est cpendant inévitable  n'aurait  de sens qu'avec
  une véritable politique  de conquête  de marchés 
qui reste à réaliser.
 comment  les entreprises  et les PME en particulier pourront demain
augmenter les salaires  ce qui est la contrepartie nécessaire 
 pour donner un sens  de justice sociale  à cette mesure.
 le gouvernement  est  préssé  certes, mais il ne faut jamais mettre
la charrue avant les boeufs.
"François Fillon affirme que la TVA sociale n'alourdira pas les impôts
 et qu'elle sera abandonnée dans le cas contraire.
"Il ne s'agit pas d'alourdir les impôts, pas plus qu'il ne
s'agit d'augmenter la TVA pour 'boucher' les trous occasionnés
par nos dépenses publiques et sociales qui doivent d'abord être redressées",
 a assuré le Premier ministre en meeting à Nancy.

Augmentation injuste?


L'idée de la TVA sociale consiste à alourdir les taxes

pesant sur les biens de consommation pour financer

 la protection sociale afin que celle-ci ne repose plus

 seulement sur les cotisations prélevées sur le travail,

mais aussi sur les produits importés.

François Fillon a estimé que ces cotisations

 sont "trop élevées" et qu'elles "entraînent la délocalisation du travail" .

 "S'il est démontré que cette idée, que l'Allemagne et le Danemark

ont commencé à mettre en oeuvre,

 produit une augmentation injuste des prix, nous ne la retiendrons pas"

, a-t-il ajouté. Le Premier ministre a 

précisé que la question serait discutée avec les partenaires sociaux

 "sans tabou et sans précipitation inutile".

"Faire payer les vieux"


Les dirigeants socialistes n'ont pas tardé à monter au créneau contre

la proposition du gouvernement Fillon.

L'ex-candidate socialiste Ségolène Royal a estimé que cette nouvelle

 mesure servirait à financer les "cadeaux fiscaux pour les plus privilégiés".

"La réalité de ça, c'est simplement qu'on va faire payer les personnes âgées

 qui jusqu'à maintenant ne payaient pas.

 Je ne sais pas pourquoi Nicolas Sarkozy veut absolument

 faire payer les vieux", a déclaré, de son côté,

Dominique Strauss-Kahn sur Europe 1.

La TVA, c'est une énorme masse d'argent prélevée sur

 la consommation des Français, il faut que ça serve à quelque chose,

pas seulement à faire de l'argent pour l'Etat",

 a souligné l'ancien ministre de l'Economie, défendant son idée

d'une TVA différenciée sur les produits d'importation

pour financer des fonds de réindustrialisation.

"Monter la TVA pour faire payer plus les consommateurs pour financer

les baisses de cotisations, je dis que ce n'est pas une bonne solution (...)

 On remplace un prélèvement sur les salariés par un prélèvement

sur tout le monde", a-t-il ajouté."

11.06.2007

communiqué de presse des verts

 

Communiqué de presse des Verts

Les Verts remercient l’ensemble des électrices et

des électeurs qui ont voté pour

les candidats soutenus par Les Verts et

 Régions et Peuples Solidaires.

 

La droite a tous les pouvoirs économiques,

politiques et médiatiques...

Nous devons tout faire pour construire les nécessaires

contre-pouvoirs pour la démocratie,

la justice sociale et la défense de l’environnement.

Les Verts appellent à voter au second tour des élections

 législatives pour les candidats Verts restant

en lice et, en règle générale,

pour le candidat de gauche le mieux placé face à

un candidat soutenant la majorité présidentielle.

En cas de soutien des Verts au candidat de gauche le mieux placé,

 l’utilisation du logo sur les documents de campagne

sera conditionnée à la présence de la mention suivante sur

 la profession de foi :

 “Pour permettre une opposition résolue à

 la politique menée par Nicolas Sarkozy,

Les Verts appellent à soutenir le candidat de gauche

le mieux placé dans cette circonscription.”

Rappelant qu’ils ne pratiquent pas le désistement automatique,

Les Verts n’appelleront pas à voter pour

 des candidats de gauche qui soutiennent des positions

 ouvertement anti-écologistes ou discriminatoires.

 Ainsi les candidats de gauche suivants ne pourront

 se prévaloir du soutien national des Verts :

  • Bernard Cazeneuve à Cherbourg (50-05)
  • Evelyne Druez à Valognes (50-04)
  • Christian Bataille (59-22)
  • Emile Zuccarelli à Bastia, première circonscription de Corse
  • Jacques Mellick (62-09)
  • Kleber Mesquida (34-05)
  • David Habib (64-03)

Duels UMP - MoDem

Déclaration du Collège Exécutif des Verts du 11 juin 2007

Dans le cadre de duels -UMP - MoDem.


Les Verts n’appellent pas à voter pour l’un des candidats.


Les Verts appellent à battre les candidats soutenant la majorité présidentielle.


Les Verts attachés à l’instauration de la proportionnelle, au respect

de la diversité sont favorables au pluralisme de représentation à l’Assemblée Nationale.


Les Verts font ainsi confiance à leurs électrices et électeurs

pour effectuer le choix qui leur paraîtra le plus

judicieux en accord avec ces principes.

Les Verts


08.06.2007

Le MPF dans la campagne des législatives

 
lu  sur le site  de MPF
http://www.pourlafrance.fr/programme.pdf
Suggestions ou questions sur le programme.
Les 5 missions des députés MPF

1) Ils veilleront scrupuleusement à ce que les engagements

 électoraux de droite pris pendant la campagne

présidentielle soient réellement appliqués.

2) Ils bloqueront les propositions empruntées à la gauche

(droit de vote des étrangers, Contrat d’union civile pour

les couples homosexuels, libéralisation de l’euthanasie)

ou celles qui sont d’inspiration communautariste

 (financement public des mosquées, discrimination positive, etc.).

3) Ils feront entendre une voix forte et courageuse pour

une grande politique familiale et le renouveau

 des valeurs civiques.

4) Ils exerceront une mission de vigilance pour éviter tout

 recul en cas de bras de fer avec la gauche, la rue ou

 les syndicats qui bloquent les réformes dont notre

 pays a tant besoin.

5) Ils défendront le «non» du peuple français en

rejetant toute nouvelle Constitution ou tout traité

qui ne serait qu’un «copié-collé» des

 dispositions contenues dans la Constitution

européenne rejetée massivement par les

 Français le 29 mai 2005.

Les 3 vigilances des députés MPF

I) Défendre le «non» des Français à la

Constitution européenne et à l’entrée de la

Turquie dans l’Europe. Promouvoir une

Europe respectueuse des Peuples et imposer

 la baisse de la TVA dans la restauration.

II) Promouvoir la vie et les familles. Instaurer un

 Revenu parental d’éducation de 1000€ net par

 mois. S’opposer à l’adoption d’enfants par le

s homosexuels et soutenir le mariage fondé

 sur l’union d’un homme et d’une femme.

III) Soumettre l’islam radical aux lois républicaines

 afin de lutter contre le communautarisme et

 protéger les musulmans modérés des influences

 intégristes. Mettre fin aux mariages forcés

et à la polygamie. S’opposer au financement public

 des mosquées qui porte atteinte à la laïcité.

Les 10 priorités des députés MPF

1) Lutter contre l’insécurité et contre les violences

aux personnes, qui ont augmenté de 13,9%

depuis 2002, en punissant plus sévèrement

 les mineurs délinquants.

2) Promouvoir les repères civiques et moraux

et tourner l’école vers le respect, l’effort,

 la discipline et le patriotisme.

3) Lutter contre les délocalisations en faisant

 instaurer des tarifs douaniers aux frontières

de l’Europe pour protéger le travail de la

 concurrence des pays à bas salaires.

4) Augmenter le pouvoir d’achat en lançant un

grand plan de baisse des impôts et en

supprimant les 35 heures obligatoires.

5) Augmenter les petites retraites en abrogeant

les régimes spéciaux et en alignant le régime

 des fonctionnaires sur celui des salariés du privé.

6) Soutenir les PME, les artisans et les

 commerçants en baissant les charges de 50%

et en exonérant de charges sociales les heures

 supplémentaires.

7) Réduire les dépenses de l’Etat en ne remplaçant

qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite

et en mettant fin aux 100 milliards

 d’euros de gaspillages.

8) Proposer les grandes réformes par référendum

afin de mettre fin aux blocages des syndicats et

 instaurer un service minimum en cas de grève.

9) Maîtriser l’immigration en rétablissant les

 contrôles aux frontières et en engageant une

grande politique de Co-développement avec

 les pays pauvres.

10) Faire de l’assimilation une priorité nationale

en réformant le code de la nationalité, en créant un

«Service patriote» obligatoire, en s’opposant à la

discrimination positive et au droit de vote des étrangers.

Une raison supplémentaire de voter pour un candidat MPF



Les partis politiques financent les campagnes

électorales grâce à l’aide publique, qui leur

est versée chaque année par l’Etat.

Le montant de ce financement public est calculé

 en fonction du nombre de voix obtenues

au premier tour des législatives.

 A titre d’exemple, 1 million de voix équivaut à

1,6 million d’euros de dotation annuelle.

 En votant pour le candidat du MPF,

 vous permettrez donc à Philippe de Villiers

de défendre les valeurs de la droite de

 conviction lors des scrutins qui se dérouleront

 entre 2007 et 2012. Vous considérez qu’il

est important que Philippe de Villiers soit

 présent aux prochaines élections :

 aidez-le à les financer ; votez pour son candidat.

Chaque voix compte...

07.06.2007

Mise a Point du Président avant les législatives

article  paru  dans le figaro

 

"Interview de Nicolas SARKOZY :

« J'ai besoin

d'une majorité large pour

 réformer en profondeur »

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Le Figaro - 7 juin 2007 

 

Dans sa première interview depuis son élection, le chef de

l'État réaffirme en exclusivité pour Le Figaro sa

volonté de mettre en oeuvre son projet fondé sur

"la franchise et la vérité" dès le lendemain du scrutin des 10 et 17 juin.

 

Le Figaro : Quels enseignements tirez-vous de

ce premier mois à l'Elysée ?

 

Nicolas SARKOZY : J'ai essayé de mettre à profit ce mois

 pour que - si les Français me donnent une majorité à

l'Assemblée nationale - mon gouvernement puisse se

 mettre au travail dès le lendemain des législatives.

J'ai été élu sur un projet fort, cohérent, basé sur

la franchise et la vérité. Mon devoir c'est de mettre en o

euvre ce projet. J'ai eu l'occasion de dire qu'en

matière économique et fiscale, je ne laisserai

personne le dénaturer. Je veux dire, avec la

même force, pour que cela soit bien compris de

tout le monde qu'il en ira de même avec mon

engagement en faveur d'une République

 irréprochable et d'une démocratie exemplaire.

 

Le Figaro : Vous faites allusion à votre proposition

de réserver la présidence de la commission

des finances à l'opposition...

 

Nicolas SARKOZY : Notamment. Je comprends

 parfaitement que cet engagement, que j'ai pris devant

les Français, puisse bousculer certaines traditions

et peut être gêner des ambitions, mais tout cela a

 bien peu d'importance au regard de l'enjeu.

Mon devoir de président c'est de rassembler

une majorité et le devoir de la majorité c'est de s'ouvrir.

 Si la majorité ne s'ouvre pas, elle se condamne.

Le président de la République ne peut être l'homme

 d'un parti ou d'un clan. Cet engagement sera

donc tenu dès le lendemain des élections législatives.

 Mais j'irai plus loin.

 

Le Figaro : Comment ?

 

Nicolas SARKOZY : Je pense à la place qui d

oit être faite au développement durable. Je pense au

rôle du Conseil économique et social, a

ux méthodes de travail du Parlement. Je pense aux

 droits de l'opposition qui doit enfin avoir un statut.

Je pense à l'encadrement des nominations,

à l'évaluation de tous les responsables sur leurs résultats.

Je crois à cette politique. Je la mènerai. Je suis heureux

d'avoir dans mon gouvernement des hommes de la

qualité de Bernard Kouchner, de Jean-Pierre Jouyet,

d'Eric Besson et Martin Hirsch. Ils ont été courageux.

 Si l'opportunité se présente, je proposerai à d'autres

 personnalités de gauche et du centre de nous rejoindre.

 Avec l'ouverture, je n'ai pas voulu faire un «coup».

Je veux réformer en profondeur notre pays pour le moderniser.

Parce que les changements seront forts,

 j'ai besoin d'une majorité large.

 

Le Figaro : Cela devrait être le cas,

si l'on en croit les sondages...

 

Nicolas SARKOZY : Rien n'est gagné. Rien n'est joué.

L’heure n’est certes pas à la répartition de postes

qui ne sont pas encore conquis. J'engage tous les responsables

 de la majorité à se battre jusqu'à la dernière minute, comme

 je l'ai fait moi-même, avant le premier tour et le second tour.

 

Le Figaro : En demandant une large majorité, ne

 donnez-vous pas des arguments à ceux qui vous reprochent

de «vouloir tous les pouvoirs» ?

 

Nicolas SARKOZY : Ceux qui disent cela sont ceux qui

se sont battus au côté de François Mitterrand pour lui

donner la majorité que l'on sait! «Tous les pouvoirs»,

 cela ne les gênait pas quand c'était pour la gauche!

Qu'est ce que cela veut dire quand vingt régions sur vingt-deux

sont à gauche, quand plus de la moitié des départements

sont à gauche, quand tant de communes sont à gauche?

 Je n'essaie pas de savoir si la majorité sera trop grande

 ou trop petite. Je me bats pour obtenir le soutien

parlementaire qui me permettra de mettre en oeuvre

le projet ratifié par les Français. Je me bats pour avoir

une majorité qui m’aide à appliquer le mandat qui m’a été confié.

 

Le Figaro : Réformerez-vous le mode de scrutin des législatives ?

 

Nicolas SARKOZY : Je recevrai après l'élection toutes

les formations politiques représentées à l'Assemblée,

au Sénat et au Parlement européen...

 

Le Figaro : Y compris le Front national ?

 

Nicolas SARKOZY : Au nom de quoi l'écarterais-je, d

ès lors qu'il a des élus? J'écouterai les propositions de

chacun. Si un consensus se dégage en faveur

d'une dose minoritaire de proportionnelle, nous en

discuterons. Je ne suis pas fermé.

 

Le Figaro : Allez-vous procéder à un remaniement

après les législatives ?

 

Nicolas SARKOZY : Des secrétaires d'Etat feront leur entrée.

Je précise tout de suite qu'ils seront nommés en petit nombre :

 on ne doublera pas, loin de là, la taille du

 gouvernement! J'ajoute qu'ils devront répondre

à des critères de diversité à la fois par leurs

origines territoriales, leurs origines politique et être

 représentatifs de la France multiple. Par ailleurs,

 la parité est un objectif auquel je ne renoncerai pas.

 

Le Figaro : Comment définiriez-vous votre

 relation avec François Fillon ?

 

Nicolas SARKOZY : Je voudrais rendre hommage à son action.

Il fait un excellent travail et j'ai avec lui une relation très

 confiante et très amicale. Nous avons construit

 le projet ensemble, nous le mettons en oeuvre ensemble.

Nous sommes complémentaires. Nos montres marquent

la même heure. En un mois, je n'ai pas eu un

cas de désaccord entre nous.

 

Le Figaro : Des frictions sont tout de même apparues

lorsque le ministre du Budget a évoqué la question de

 la déduction des intérêts d'emprunt ou la «pause»

dans la lutte contre les déficits ...

 

Nicolas SARKOZY : Sur ce dernier point, je ne laisserai

dire à personne que nous ne tiendrons pas nos

engagements européens en matière de maîtrise des

dépenses publiques. Je n'ai jamais employé le mot

«pause». La France a pris des engagements, elle les respectera.

 Pour réduire les déficits, il faut réduire les dépenses

 et augmenter les recettes. Je suis engagé dans un

 projet de revalorisation du travail. J'affirme que cette

politique nous permettra de gagner la croissance

qui nous manque. Mais cette démarche n'est pas

exclusive d'économies. Je confirme la règle du non-renouvellement

d'un fonctionnaire sur deux dès le budget 2008. J

e confirme que nous réformerons les régimes spéciaux en 2008.

 Je confirme aussi qu'il nous faudra trouver de nouvelles

 économies sur l'assurance maladie.

 

Le Figaro : La session extraordinaire se prolongera-t-elle en août ?

 

Nicolas SARKOZY : Le mois de juillet sera consacré

à l'action législative prioritaire. Le mois d'août, aux

 vacances. Dans l'immédiat, je veux faire passer un

 texte économique et financier très fort qui montrera

la cohérence de notre politique.

 

Le Figaro : Ce ne sera pas un collectif budgétaire ?

 

Nicolas SARKOZY : Non. Un collectif budgétaire

c'est ouvrir de nouvelles dépenses. Moi je veux

créer les conditions d'une nouvelle stratégie économique.

 

Le Figaro : Allez-vous bousculer les

habitudes lors du 14 juillet ?

 

Nicolas SARKOZY : Le 14 juillet, j'inviterai un détachement

militaire de chacun des vingt-six pays de l'Union européenne

 à défiler sur les Champs Elysées.

 Ce sera un beau symbole ! La garden-party sera

 consacrée aux victimes et plus largement à tous ceux

 qui ont traversé des épreuves. Seront aussi invités

tous ceux qui ont fait un acte de bravoure. Le soir,

nous organiserons au Champ de Mars un grand concert

en l'honneur de la France et de l'Europe.

 

Le Figaro : Et la traditionnelle interview présidentielle ?

 

Nicolas SARKOZY : Ce sera une conférence de presse,

probablement un peu avant le 14 juillet.

 

Le Figaro : Vous avez annoncé une loi contre

les «parachutes dorés». Comment va-t-elle fonctionner ?

 

Nicolas SARKOZY : Le dispositif, très simple,

 consistera à lier l'existence de primes de départ -

qui devront être votées par l'assemblée générale des

actionnaires - à la performance du dirigeant remercié.

 Pas de performance, pas de prime.

 

Le Figaro : Le président de la République soutient-il

 un candidat pour la présidence de l'Assemblée et

 celle du groupe UMP ?

 

Nicolas SARKOZY : Non. Mais le président de la

République peut dire à ses amis: avant de vous concurrencer

pour savoir qui présidera quoi, peut être serait-il plus

 judicieux de conquérir d’abord la majorité.

 

Le Figaro : Que pensez-vous de la controverse entre

Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian

sur la gouvernance de l'UMP ?

 

Nicolas SARKOZY : Je ne suis plus président de l'UMP

et je n'ai pas à avoir d'opinion sur le sujet. Il n'est pas

absurde qu'une formation politique modifie son organisation

dès lors que le président de la République est issu de ses rangs.

Mais cette affaire de statuts n'intéresse pas les Français,

ni le président de la République.

 

Le Figaro : L'UMP est tout de même votre famille politique ?

 

Nicolas SARKOZY : C'est ma famille d'origine mais je ne

suis plus président de l'UMP. Le président de la République

ne peut pas être membre d'un parti politique. En même temps,

mon devoir est de rester à l'écoute de ceux qui sont mes

 électeurs et qui doivent pouvoir me dire un certain nombre de choses.

 

Le Figaro : Et la réforme de la carte judiciaire ?

 

Nicolas SARKOZY : La réforme de la carte judiciaire est i

ndispensable et incontestable.

La justice de proximité ce n'est pas d'avoir un tribunal dans

toutes les villes. C’est d’avoir une justice rapide et incontestable

qui réponde aux vœux des justiciables. Il y a des départements

 où il y a trois tribunaux de grande instance, d'autres où il y a

plusieurs cours d'appel. Depuis 1958, la carte judiciaire n'a

pas évolué. La France, oui. Des discussions doivent s’ouvrir.

 

Le Figaro : Vous vous étiez engagé à définir le rôle de votre

 épouse après votre élection, qu'en est-il ?

 

Nicolas SARKOZY : Nous en parlons beaucoup, elle et moi.

 Elle aura l'occasion d'exposer sa vision de son rôle d'ici peu,

lorsque les choses seront définitivement calées. 

 

Le Figaro : Avez-vous eu un contact avec Jacques Chirac

 depuis son départ ?

 

Nicolas SARKOZY : Non.

 

Le Figaro : Au conseil européen de juin, vous ne vous

opposerez pas à l'adhésion de la Turquie à l'Union.

 Avez-vous changé d'avis ?

 

Nicolas SARKOZY : Ma priorité en Europe est d'obtenir

le traité simplifié. Mais si je pose, en même temps,

la question de la Turquie, il n'y aura pas de traité simplifié.

 Je n'ai pas changé d'avis: la Turquie n'a pas sa place en

 Europe. Mais le rendez-vous est en décembre, pas en

 juin. J'ai engagé des discussions avec le premier ministre turc,

M. Erdogan, pour lui faire comprendre que ma position

n'était en rien dirigée contre les Turcs mais qu'elle concernait

la question essentielle des frontières de l'Europe. Après

 le Conseil européen de juin, je proposerai une stratégie

qui permettra de trouver une voie pour ne pas casser l'Europe

 et, en même temps, ne plus continuer sur la stratégie de l'adhésion.

 

Le Figaro : Où en est-on dans la négociation en

 vue d'un traité européen simplifié ?

 

Nicolas SARKOZY : Cela progresse parce que certains

de nos partenaires ont compris que la France, en élisant

 un président de la République qui a eu le courage de

s'engager sur une ratification parlementaire, apporte les

 clés pour sortir de la crise européenne. Reste à se mettre

d'accord sur le contenu du traité simplifié. Cela ne peut pas

 être une Constitution dont les Français n'ont pas voulu.

 Il faut qu'il y ait de la substance: un président stable

du Conseil européen, un ministre européen des Affaire

s étrangères, des domaines plus larges soumis

à la majorité qualifiée et une référence aux droits

 fondamentaux. Aujourd'hui, personne ne dit plus que c'est impossible.

 

Le Figaro : Qu'attendez vous du G-8 ?

 

Nicolas SARKOZY : Je souhaite un accord sur un objectif

chiffré pour la réduction des gaz à effet de serre. On ne peut

pas transiger là-dessus. Je suis un ami des États-Unis,

un allié déterminé et un ami sans arrière pensées. Mais je

leur dis: il faut faire un effort. La première puissance du monde

 ne peut pas s'exonérer de donner l'exemple sur la préservation

 des équilibres de notre planète. Le deuxième enjeu consiste

à mobiliser davantage de richesses en faveur de l'Afrique.

Qui ne voit qu'il y a lien entre les deux enjeux ? Au Darfour,

 des populations se sont déplacées à cause de la sécheresse

 et cela conduit à des affrontements barbares. Je veux porter

 une autre politique africaine qui consiste à parler franchement

aux Africains. Je crois au droit à l'accès universel au

traitement du Sida en 2010. Mais je veux parler un langage

de vérité aux Africains : leurs problèmes ne viennent

pas que de l'extérieur de l'Afrique.

 

Le Figaro : Au Darfour, que faut-il faire ?

Des couloirs humanitaires ? Des sanctions contre Khartoum ?

 

Nicolas SARKOZY : Il y a au Darfour deux cents camps

 de réfugiés sur un territoire grand comme la France.

Et c'est la saison des pluies....
 
Mais on ne peut rester les bras croisés. Il faut d’urgence

 traiter les trois dimensions de cette tragédie : la sécurité

avec l’envoi d’une force ONU-Union Africaine, la relance

 d’une négociation politique et, enfin, l’aide humanitaire

sous toutes les formes possibles. J’en parlerai au G8 et

à ma demande Bernard Kouchner se rendra

 sur place dans les prochains jours.

 

Le Figaro : Comment abordez-vous votre rencontre

avec Vladimir Poutine ?

 

Nicolas SARKOZY : Il est très important d'avoir de bonnes

 relations avec la Russie. C'est un grand peuple,

une grande nation. Je n'ignore pas les difficultés de M. Poutine,

ses problèmes et ses réussites. Je vais le voir avec beaucoup

 d'intérêt, pour l'écouter et pour le comprendre.

 Qu'est ce qui le motive ? La Russie est redevenue un

 grand pays du monde. Cela devrait la conduire

à la sagesse et à la sérénité. Je dirai à M. Poutine

que l'amitié c'est également la franchise. Il est franc

quand il parle de son désaccord avec les Américains

 sur le système antimissile. Je ne prends pas cela comme

 inamical. Il ne doit donc pas juger inamicales les questions

qui ont été posées sur les droits de l'homme, et sur l'économie

 de marché en Russie. Je vais le rencontrer avec la volonté

qu'on se comprenne et que lui aussi accepte qu'on n'est

 pas forcément tous sur la même ligne.

 

Le Figaro : Est-ce une bonne idée de déployer ce

bouclier antimissile en Pologne et en République

 tchèque ? Pourquoi n'en a-t-on pas parlé entre Européens ?

 

Nicolas SARKOZY : Ce bouclier ne peut pas être

 efficient contre les missiles russes compte tenu justement

de sa proximité. Il est peut-être agressif à l'endroit de la

 Russie politiquement mais il ne l'est pas militairement. Il

eut mieux valu une concertation européenne, c'est certain.

 M. Poutine a raison de nous dire qu'il faut comprendre le

sentiment national russe mais je lui demande de prolonger

sa réflexion. Comprenons l'histoire de la Pologne, comprenons

 l'histoire de la République tchèque.

 

Le Figaro : Le dossier d'Ingrid Betancourt avance. Avez-vous

un espoir de dénouement rapide ?

 

Nicolas SARKOZY : Pas à ce jour. Je veux rendre hommage

 au président Uribe qui en libérant Rodrigo Granda a fait

un geste dont je mesure qu'il n'était pas facile pour lui.

La négociation est très difficile. Ce que nous avons fait était

 nécessaire mais n'est pas suffisant. D'autres discussions

 auront lieu. Je ne peux en dire plus. La priorité est d'avoir

une preuve de vie d'Ingrid Betancourt. Ensuite nous

 pourrons prendre d'autres initiatives."

 

Source : Le Figaro

Un programme pour la FRANCE

 

Les législatives  passées, 

 la nouvelle  majorité  de L'UMP  sera  écrasante  avec  les effets pervers que cela comportera.

 En effet 70%  de la population  française  qui n'a pas voté  pour Nicolas SARKOZY  seront  éliminés  de la représentation nationale.

 Dans de telles conditions  quelle sera la légitimité  de ces  parlementaires  devant la contestation  de la RUE ?

 Quels seront tous les résultats  de n'importe quel référendum, un  NON  bien gaulois.

L'éxécutif   aura  bien  du mal  à s'imposer  d'ici  la rentrée  scolaire,

  quand  le peuple  se réveillera  et comprendra 

 qu'il n'a plus aucun pouvoir  sinon celui de la RUE.

Le déséquilibre  plus  que prévisible 

des résultats  des élections législatives 

posera  plus de problème  qu'il n'en résoudra.

la légitimité populaire  sera celle de la rue.

 Malheur  alors  à ceux  qui auront involontairement privé le peuple  de son droit fondamental 

 la contestation  du pouvoir  qu'il est sensé avoir accordé  à ses dirigeants.

dans l'attente  de l'action  du gouvernement  de la France  rappel  d'une note publiée  en début 2006.

Plusieures  propositions  ont été  retenues  par le gouvernement  actuel, souhaitons leur mise  en pratique  rapide, et espèrons  que ce gouvernement  aura l'attention  requise  par le malheur  de plus de 10 millions de nos compatriotes.

 le premier juillet  sera l'occasion unique  qui sera donné à ce gouvernement  pour  marquer  une réelle volonté  de s'occuper  du peuple  cette france  d'en bas  de monsieur RAFFARIN.

ne pas saisir  cette opportunité, du fait même  que le nouveau président n'a rien promis, est  et sera  u_ne occasion unique.

150€  d'augmentation  du SMIC  dès le 1° JUILLET  et le petit peuple sera rassuré, 

 le pari  du président  sera  le leur  et  tous les Français seront  avec lui  pour les réformes indispensables  que les politiques n'ont pas par lacheté voulu entreprendre depuis 25 ans.

UN PROGRAMME pour la FRANCE

reprise d'une note publiée le 19.05.2006

PROGRAMME POUR LA FRANCE en 2007

              NOUVEAU PROGRAMME POUR LA France en 2007

            Elaboration d’un projet qui mérite quelques commentaires……

UN AVENIR POUR TOUS LES FRANÇAIS

            10 millions de nos compatriotes définitivement exclus et sans avenir si rien ne change dans notre pays ;

            Des potentialités réelles pour faire face à tous les défis du monde

            Une capacité d’innovation reconnue de par le monde (3000 directeurs Français de recherche au sein des plus grandes entreprises US)

            Plus de deux millions de jeunes diplômés expatriés depuis 5 ans, qui sont les chefs d’entreprises de demain

            Nous sommes dans une impasse depuis plus de trente ans, identifions les raisons et donnons nous les moyens de les corriger pour adapter notre pays aux enjeux incontournables qui sont devant nous dans le monde d’aujourd’hui.

            Créons un nouveau contrat social acceptable par tous, salariés et patronat sans le quel aucun emploi ne sera créé.

UNE NOUVELLE ECONOMIE FRANCAISE

            Si l’économie de marché doit être reconnue comme seule capable de créer les richesses suffisantes, le sens de cette économie doit être recentré sur les intérêts prioritaires des hommes et tout particulièrement des salariés  avant ceux des seuls actionnaires.

            Une nouvelle politique agricole

             A définir en fonction des possibilités financières et des priorités de l’Europe

            Un nouveau capitalisme salarial pour lutter contre les multi nationales

                        Toutes les multinationales françaises doivent avoir leur siège en France
25% du capital de toute société présente sur le territoire sera détenu par les salariés

            Une politique adaptée aux PME

                        Création d’une structure d’accompagnement à l’export

                        Modification des textes législatifs pour l’export (adaptation de la fiscalité)

                        Cible 20 000 nouvelles PME par an (1 milliard d’euros équivaut à 15 000 emplois) (actuellement moins de 500 PME françaises)

            Une diminution des charges qui pèsent sur l’emploi et un transfert sur l’impôt

            Une refonte totale des droits de succession pour la reprise des 500 000 PME qui changeront de propriétaires au cours des cinq prochaines années

            Identifier les causes réelles du déficit de l’état, 25% de déficit depuis 1981 tous les ans

UNE  REORGANISATION DE L’ETAT et de sa FONCTION PUBLIQUE

            Définition du rôle de l’Etat et  des ministères

            Définition du rôle des collectivités territoriales

            Suppression de 70% des communes et regroupement en association de communes (structures déjà existantes)

            Suppression des départements et regroupement  au sein des régions pour une meilleurs adaptation à l’Europe

            Transfert des compétences de la fonction publique d’état vers les régions

            Suppression de tous les postes redondants

                        Mesure qui sera étalée sur dix ans et qui concernera 1 million de fonctionnaires

                        Détachement des fonctionnaires auprès des PME (100 000 par an)

                        Renforcement des effectifs de  l’éducation nationale (150 000) et de la santé

                        Cible revenir à un taux comparable de notre fonction publique à celui de tous les pays occidentaux (10% de la population active, 25% en France en 2006)

                        But réduire les dépenses publiques et les mettre en conformité avec nos moyens financiers

UNE POLITIQUE DE L’EDUCATION NATIONALE ADAPTEE AU MONDE et à la préparation de l’insertion professionnelle

            Donner une véritable égalité des chances à tous les jeunes Français

                        Par équité donner plus à ceux qui ont moins mais maintenir le niveau de sélection de tous les examens et de tous les concours  EGALITE REPUBLICAINE

            Ouvrir le monde scolaire et universitaire sur le monde réel

                        Ouvrir le recrutement des enseignants au monde de l’entreprise et des citoyens

                        Donner une véritable autonomie financière à toutes les universités et les lycées

                        Ouvrir les partenariats entre l’université et les entreprises par la création de sociétés mixtes à l’identique des procédures Belges

                        Donner ainsi un cadre légal à des financements supplémentaires indispensables  pour la recherche

                        Donner à tous les étudiants la possibilité d’obtenir un prêt d’études garanti par l’état
                        Pouvoir ainsi  augmenter  les droits d’inscription au niveau des besoins des universités pour atteindre un minimum de 4000€ par étudiant  par année. (À comparer aux 7000 des étudiants en grandes écoles)

                        Chacune des universités pouvant moduler ses droits d’inscription en fonction de ses propres rentrés financières découlant de ses partenariats économiques.

                        Créer de nouvelles classes préparatoires

                        Créer des internats sur le modèle des anciens Prytanées, lycées d’excellence ouverts aux meilleurs élèves issus des banlieues. (Egalité des chances)

            Permettre aux dirigeants de grands groupes de dispenser une information sur le monde de l’économie et de l’emploi inconnu de la majorité des enseignants

            Ouvrir cette information aux plus grands cabinets de recrutement et non aux fonctionnaires de l’ANPE

            Donner au ministre de l’éducation nationale les moyens de contrôle de ses personnels s’inspirer pour cela des recommandations du professeur ALLEGRE

            Création de numerus clausus dans la majorité des filières, possibilité de suivre ces filières en signant une charte dégageant la responsabilité de l’université tout en interdisant de faire état de ces diplômes dans la recherche d’un emploi.

UNE POLITIQUE EUROPEENNE  ADAPTEE AUX BESOINS DES PEUPLES

            Contrôle de la banque Européenne dans l’optique de la défense de l’emploi
Utilisation d’une véritable politique monétaire au niveau Européen

            Création d’une véritable Défense Européenne

                        Création d’un service citoyen Européen

                        Fusion de tous les Budgets de recherche développement en matière de défense

                        Regroupement de toutes les industries de défense sous contrôle du parlement européen

                        Création d’une force indépendante de l’OTAN

            Une nouvelle politique agricole pour l’Europe

            Une véritable politique de recherche fondamentale et appliquée

            Une véritable politique de protection de nos marchés européens à l’identique des USA et du Japon (40% de pénétration en Europe contre 15% aux USA et moins de 12% au Japon)

            Elaboration d’une politique sociale pour tous les Européens harmonisée par le haut mais qui tienne compte de la situation économique des derniers entrants au sein de l’Europe

            Politique à cibler sur 15 ans minimum.

UNE POLITIQUE ETRANGERE EN PHASE AVEC LES ENJEUX DU MONDE ET DE L’EUROPE

            Civilisations nous sommes mortelles pouvait écrire
 Paul VALERY à la fin du « carnage » de la première guerre mondiale.

     Le monde qui s’adaptait lentement depuis toujours semble s’être emballé depuis la fin de cette époque qui marquait la suprématie incontestée et incontestable de notre vieux continent.

         Notre culture commune acquise depuis le haut moyen âge, souvent dans la douleur, que nos descendants du jeune continent ont partagé même s’ils l’ont adaptée,
 ne semble plus faire l’objectif des continents qui réapparaissent aujourd’hui.

        La PAX Romana, s’est constituée sous la férule conquérante des légions romaines
et ce pendant des siècles.
Le maintien des « hordes dites barbares » par les Romains eux-mêmes a été rendu possible tant que les limes ont pu être contenues.

      La « MARE NOSTRUM » centre du monde s’est alors déplacé vers l’Atlantique pour se retrouver aujourd’hui dans le Pacifique.

       Notre conception de l’humanisme fondée depuis les grands philosophes grecs et nos religions judéo chrétiennes ainsi que musulmanes ne correspond plus à la représentation des peuples de l’Asie ou de l’Inde où l’individu n’a jamais primé le groupe dont il dépend et à travers lequel il peut donner un sens à sa vie. 

        C’est dans ce contexte particulièrement inquiétant pour la portée de nos valeurs communes du monde méditerranéen dans son ensemble,
y compris tous les peuples de ses rivages, que nous devrons demain trouver notre place au sein d’un monde en plein bouleversement qui de loin ne partage pas nos valeurs et notre système de pensée si ce n’est la nécessaire maîtrise de la technologie qui fait encore notre suprématie mais pour combien de temps ?

      L’histoire nous enseigne que l’existence même des empires depuis la plus haute antiquité n’ont survécu qu’en s’appuyant sur la force, non seulement dans la défense de leurs intérêts mais aussi  dans une conquête systématique de leurs environnements.

        Nous avons appris nous Européens à haïr ce mal terrible  qu’engendre la GUERRE pour l’avoir toujours  subi  jusqu’en 1945.

         Placés depuis  sous la protection  des Etats-Unis nous ne mesurons plus l’évolution du monde qui a au cours des 60 dernières années a eu lui à subir plus de 200 conflits des plus meurtriers pour ses populations civiles, assurés (sans doute à tort) que plus jamais nous n’aurons à affronter de telles catastrophes.

Nous avions pourtant déjà remplacé la Société des Nations qui avait vu le
 jour à l’issue de cette terrible épreuve que nous qualifions alors de « der des der »
Remplacement rendu nécessaire car ne disposant pas de force n’avait pu endiguer la montée des menaces du continent qui se sont traduites par le nouveau cataclysme de la seconde guerre mondiale.

     L’ONU créé à l’issue de ce second conflit mondial dispose théoriquement d’une force armée chargée de faire appliquer les décisions prises pour le maintien de la PAIX, mais chacun connaît les limites encore actuelles de ses décisions.

      Le DROIT INTERNATIONAL qui est une traduction  de nos philosophies se maintiendra tant que notre suprématie sur le monde restera une réalité.
Les efforts d’armement entrepris par les nouveaux pays asiatiques dont la Chine devraient nous interroger.
 Le problème posé en ce moment par l’IRAN,  Pays qui repose lui aussi sur une grande culture et une histoire millénaire ne doit pas masquer des problèmes encore plus inquiétants qui se profilent dans les 20 ou 30  prochaines années.

      C’est dans ce contexte global que se dessinera la place de l’EUROPE ainsi que celle de la France demain.

            Persuadés à juste titre  que nous avons un message de portée universelle pour le  monde, nous devons nous en donner les moyens pour peser sur le destin de l’humanité en conciliant  demain de nouvelles valeurs aux nôtres.

       La défense de nos intérêts passe par une compréhension globale de ces problématiques que nous vivons déjà sans toujours en prendre conscience. La volonté d’exister de nos vielles civilisations n’aura d’écoute que si nos partenaires nous respecteront. 

      Ils ne le feront que si nous sommes regroupés et que nos positions sont cohérentes.
Notre poids relatif  lié à nos populations sera notre seule chance demain pour
partager avec les nouveaux empires notre vision humaniste qui avec
 leurs propres perceptions du monde
 devra maintenir l’humanité dans la PAIX.
 
UNE POLITIQUE DE DEFENSE

Deuxième face de notre politique étrangère notre politique de défense doit
s’inscrire au plus vite dans une perspective européenne.

            Seule la création d’une force européenne indépendante de l’OTAN permettra la mise en place d’une véritable politique étrangère indépendante des seuls impératifs des USA.

            Les conditions d’une politique Européenne indépendante des visions américaines ne sont pas réunies à ce jour car l’Europe ne dispose pas encore de moyens autonomes de défense,
fondements et crédibilité de ses positions sur la scène internationale.

            Pour les raisons évoquées ci dessous dans notre politique de recherche le budget doit être porté à 3% du PNB (y compris tous les autres pays européens)

            Ces montants sont la seule garantie réelle de notre indépendance sur le plan de la haute technologie dont la maîtrise sera encore plus nécessaire demain dans la préservation de nos futurs emplois.

            La création d’un nouveau service citoyen s’avérera indispensable
dans la perspective d’une vision commune de toutes les plus jeunes générations européennes.

            Par ailleurs les effectifs de notre armée nationale doivent être maintenus à un niveau acceptable pour intervenir efficacement dans le monde où notre présence
 au conseil de sécurité de l’ONU nous en donne l’obligation

Nos forces de projection ne peuvent être inférieures aux deux tiers de l’armés Suisse
ce qui est déjà le cas aujourd’hui..
Toute diminution des effectifs et des capacités opérationnelles (disponibilité des matériels)
doivent être maintenues à un niveau acceptable eu égard à notre obligation envers l’ONU.

UNE POLITIQUE ENERGETIQUE DE L’EUROPE

            Aussi incroyable que cela puisse paraître l’EUROPE n’a pas encore de politique commune en matière d’énergies.
 Chacun des états membres assure seul ses approvisionnements parfois au détriment d’autres pays membres de l’union.

            Devant la conjoncture ce problème est enfin abordé mais les solutions sont encore loin de voir une solution adaptée aux impératifs.

            La création d’une AGENCE de l’énergie s’impose dès à présent

            L’énergie Electro- Nucléaire dans l’attente de son remplacement impératif  (15 à 30 ans) sera le fondement de cette politique

            La création de stocks stratégiques sera initiée au niveau européen

            La création d’un pôle de recherche indépendant des états et disposant de financements propres sera chargé de conduire et de financer toutes les recherches d’énergies de substitution propres en remplacement du pétrole et du nucléaire.

UNE POLITIQUE DE L’EMPLOI ADAPTEE AU REALITES

            Le maître mot de cette politique doit être l’adaptation permanente aux réalités du changement du monde

            Garantir l’employabilité de tous les salariés du pays.

                        Imposer un bilan de compétence tous les cinq ans ou à chaque licenciement

                        Garantir des formations continues tout au long de la vie professionnelle

                        Ouvrir un droit à formation de cinq ans minimum (ou plus en fonction de la scolarité suivie) assorti d’une rémunération correspondant à 90% du dernier salaire

            Refonte du code du travail et création d’un seul contrat unique de travail.

                        Modification du contrat de CDD limité à six mois pour tout employeur

                        Modification et allégement  des procédures de licenciements, dès que le système de garanties sociales aura té mis en place( formations et salaires garantis par l’état)

            Refonte du système de l’ANPE, qui sera regroupé et ouvert aux meilleurs cabinets de recrutement dans l’optique des expérimentations conduites en 2006 par l’UNEDIC et le reclassement de 60 000 chômeurs de longue durée.

            Fusion de tous les dispositifs actuels financés par le budget pour optimiser les dépenses en faisant appel aux meilleures compétences en la matière.

UNE NOUVELLE POLITIQUE DE LA RECHERCHE

            La préservation de nos emplois passe inéluctablement par la création de nouveaux produits et non la défense des sociétés qui commercialisent des produits périmés ou compétitivement dépassés

            Seule la recherche et l’innovation seront demain susceptibles de créer les conditions de l’emploi.
            La recherche nécessite des moyens financiers très importants, non seulement de la part de l’état mais plus encore du privé.

            Il sera donc impératif de coordonner toutes les possibilités de financement pour atteindre cet objectif de survie de notre économie.

            Création de fondations privées publiques décentralisées au niveau des bassins d’emploi et donc des régions.

            Alimentation de ces fondations par l’impôt sur les grandes fortunes et la création de fonds de pension Français non imposables dans cette hypothèse

            Sur le modèle des CLUSTERS Américains associant les universités et les entreprises sous contrôle des politiques locaux. Ce qui impose l’autonomie des universités et la possibilité de contracter avec le privé.

            Maintien du budget de la défense au niveau voté par le Parlement, en particulier le titre V dont la moitié est consacrée chaque année à la recherche et développement qui conditionne toutes nos applications civiles et par conséquent nos emplois qui découlent des hautes technologies. (Montants  qui représentent 5 à 10 fois le budget du seul CNRS)

UNE ADAPTATION DE NOS INSTITUTIONS

La représentation des citoyens par une   proportionnelle adaptée

Le référendum populaire sur tous les problèmes de société et référendum populaire pour toute pétition regroupant plus de cinq million de signatures.

Une classe politique ouverte aux citoyens

          Limitation des mandats

          Démission de tous les fonctionnaires élus pour interdire la pratique des politiciens professionnels que seule la France connaît.

La reconnaissance du vote blanc

          Un véritable contrôle de l’action du gouvernement par les citoyens.

                      Interdiction pour l’état d’engager des dépenses de gestion supplémentaires à celles votées par le parlement

                      Interdiction pour un gouvernement d’entamer des réformes pour les quelles il n’a pas été mandaté par le peule dans les urnes

          Une modification du rôle de la cour des comptes qui ne sera plus limitée à des avis mais qui disposera d’un véritable droit de sanctions sur toutes les dérives constatées.

          Responsabilité pénale de tous les fonctionnaires et élus ayant pouvoir d’engagement de dépenses non prévues dans l’élaboration du budget.

          Dispositif identique de contrôle auprès des instances régionales

UNE POLITIQUE DE LA VILLE par LA MIXITE SOCIALE

UNE POLITIQUE CULTURELLE

UNE POLITIQUE DE L’ENVIRONNEMENT

UNE POLITIQUE DE LA FAMILLE ET CREATION D’UN STATUT DE MERE DE FAMILLE

06.06.2007

Après les législatives des résultats tangibles..

rappel  d'une note publiée  en mars 2007

 

après  la victoire  aux législatives, il sera  enfin  temps  de se mettre  autravail  et de confirmerdans des  actes  mesurables  la confiance  des FRANCAIS.

 

30.03.2007

Présidentielles le rêve encore à gauche mais l'efficacité à droite.

 
les priorité  de la campagne  seront les capacités  des  candidats à répondre  aux aspiration prioritaires  des Français.
Comme l'économie SEULE  en étant le moteur  des décisions qui pourront ou non être prise demain par le PRESIDENT
 NICOLAS SARKOZY  est placé  en tête  de manière écrasante  dans tous les domaines  vitaux  pour l'économie  du PAYS.
 Le coeur  est encore à Gauche pour le rêve  et l'espérance  mais le portefeuille  et l'efficacité sont ancrés à droite
lu  sur          www.l'express.fr 
"Ségolène Royal est mieux à même de mener une politique
sociale juste que Nicolas Sarkozy,
lui-même jugé plus capable que son adversaire socialiste de conduire
une politique économique efficace,
selon le baromètre économique BVA-BFM-Les Echos.

Priorité des Français: le chômage


A la question de savoir qui des deux est le plus capable de réduire le chômage,

 Ségolène Royal arrive en tête avec 44%,

 contre 42% pour Nicolas Sarkozy.

Dix pour cent des personnes interrogées ont répondu "ni l'un ni l'autre"

et 4% ne se sont pas prononcées.

 Pour 57% des sondés, Ségolène Royal mènera une politique sociale plus juste que Nicolas Sarkozy (33%).

 Mais depuis le dernier baromètre effectué en décembre, le candidat UMP a sensiblement progressé sur ces thèmes puisqu'il réduit l'écart de respectivement 3 et 15 points!

Sur les aspects économiques, l'ex-ministre de l'Intérieur 

est jugé davantage capable que la présidente de Poitou-Charentes

(49% contre 39%) de favoriser la croissance

 économique en France.

 Il l'emporte également au chapitre de la réduction de la dette

 et des déficits publics (50% contre 35%).

 Il est aussi jugé davantage capable que l'élue socialiste

de conduire une politique économique efficace (50% contre 39%).

 

Interrogés sur leurs priorités en matière économique et sociale,

les Français demandent avant tout aux prétendants à l'Elysée

 de réduire le chômage (60%).

 Ils ont 42% à appeler de leurs voeux une politique sociale

plus juste et 32% à leur demander de favoriser

la croissance économique en France."

La terreur de la GAUCHE en 2007

 

lu  sur  le site:  umour.com
LA  TERREUR  des  dirigeants  du PS  EXTEMINATOR   FATAL  SARKO......

SINAÏ 40 ans après ????

 
 
40  ans  déjà,  juin 1967, la guerre  des 6 jours.
l'attaque foufroyante  de l'armée Egyptienne  sur le SINAÏ. La terrible  offensive  sur  ISRAËL, la surprise  de l'attaque  remarquablement  préparée  et planifiée  dans les états majors  avec l'aide  d'officiers de l'ex URSS.
Mais  en suite,  la  survie d'un peuple dont beaucoup  revenaient encore  des camps de la mort NAZIS ,  qui avaient déjà connu  les deux précédentes  guerres, celle  induite  le jour même  de la création  de l'état  d'ISRAËL, mais  aussi celle de 1956,  avec  les  souvenirs  Photos  de la débandade  des  armées  arabes  dans le désert.
La  contre  attaque  magistrale  d'un  jeune Général  de l'arme  des blindés,  désobéïssant  totalement  aux ordres  de ses chefs militaires, le jeune SHARON,  qui à la tête  de sa brigade blindée  va renverser  le cours  de la débacle ISRAËLIENNE  et ainsi  faire tourner le vent  de la victoire  dans le sens  d'ISRAËL.
1967,  ce sera  dans les mémoires,  le sursaut  d'un peuple, un tout petit peuple  qui submergé  par  des  forces mécaniques bien supérieures  en nombre,  réussira  par  sa volonté  à défier  les règles  de la tactique  et à inverser le cours de l'HISTOIRE.
  Ce sera également l'occasion  de voir   surgir  sur la scène  un chef  tel  que SHARON, n'exécutant jamais les ordres, se portant lui même  en première ligne, s'exposant  lui  comme il demande  de le faire à tous ses  soldats,
Un  chef  de guerre  comme le fut  un général ROMMEL, Napoléon ou ALEXANDRE ,  humain  dur toujours  devant,  en exemple, qui commandait  en disant  non pas  "en avant  mais SUIVEZ- MOI" terme toujours usité  dans l'armée ISRAËLIENNE  aujourd'hui.
40  ans  se sont écoulés,mais  que reste t il  de  cette période  qui appartient désormais à l'Histoire?
 Le déplacement  des populations palestiniennes,  au LIBAN,  en JORDANIE  pour ne citer  que les  deux pays  qui ont  reçu le plus grand nombre de réfugiés.
Pays  qui seront eux mêmes totalement déstabilisés  par cet afflux  de population étrangère  qui ne s'adapteront jamais  aux pays d'accueil  vivant  dans des camps  et dans l'attente  d'un retour  au PAYS.
40  ans de malheur  pour des centaines  de milliers  de familles, d'enfants  et de Palestiniens  qui vivent  dans la douleur  et l'espérence de plus en plus lointaine  de retrouver la terre de leurs ancêtres.
C'est  aussi cela  les 40ans  de souvenirs de cette lutte inégale entre un petit pays certes mais appuyé  par l'occident et plus,particulièrement les USA qui assument la quasi totalité de ses efforts  de DEFENSE.
 Où est alorsGOLIATH  et DAVID ? 
dans ce bras de fer  qui dure depuis40 ans?
Ne devons nous pas comme activement trouver un compromis à cette situation
  qui devient intenable pour tous 
 et qui  est la cause certaine  de nombreux mouvements terroristes.

05.06.2007

JUSTICE SOCIALE étonnez nous monsieur le Président!

 
Les législatives  gagnées, tout reste à faire  monsieur le PRESIDENT.
 Vous nous avez demandé notre  confiance  nous vous avons  cru capable  de réellement mettre en oeuvre le changement  dans notre beau pays.
 Nous avons fait notre  part  de  travail, à vous  de faire celui qui vous revient  et que vous avez  tout fait  pour le mettre en route.
 Vous n'avez pas le droità l'erreur monsieur le PrésidentIl n'y aura  qu'un seul COUPABLE  en cas d'échec,  et vous le savez......
 Vous seul serez  tenu pour responsable  en cas  d'échec  et les conséquences  seraient alors douloureuses  pour le Pays.
 vous êtes  donc CONDAMNE  à réussir. 
 Pour ce faire vous devez aller à l'essentiel  et répondre tout de suite aux aspirations des Français.
    Créer les conditions  de la relance  de l'emploi
    Créer les conditions d'une réelle augmenttions 
des salaires mais plus encore des revenus.
     Plus tard  si vous êtes  capables d'atteindre  ces deux objectifs  pour les quels les Français vous ont élu, alors vous pourrez  mettre en ouvre  ce qu'il convient  pour réduire la dette  de l'état, avec la suppression d'une des deux fonctions publiques redondante s et ce  sans  en faire payer le coût  aux fonctionnaires  qui ne sont en rien responsables  de la lachété  de nos gouvernants  et en particulier de CHIRAC.
Dans  quelques  jours  le peuple pourra mesurer  si  vos promesses  sont bien réelles. 
 la relance Allemande  (export  en particulier)  aura pour conséquence plus d'un point  dans notre  propre éconolmie 
ce que nous n'avions pas pris en compte  dans l'élaboration  du budget 2007.
 le traduction  diretce sera plus de 20 milliards supplémentaires dans nos caisses;
 l'augmentation  du SMIC  annoncé  par le PS  de 300€  sur 5 ans  n'est pas seulement  une promesse électorale  cela correspond à un besoin  incontournable  donc à un dû  au Peuple  celui  des affligés et des plus pauvres  de ce pays.
 Si vous étiez capable d'augmenter imméiatement le premier juillet de 150€  ce smic, cela  traduirait  de manière  lisible  votre réelle volonté  de prendre en compte la désespérance  du petit peuple celui qui n'a plus d'avenir,  avenir qui lui a été confisqué par  les largesses  à crédit  faîtes  par le Parti socialiste  quand il dirigeait le PAYS.
 Cette mesure  sera  de toute manière absorbée  par l'excédent  financier  consécutif à la relance de nos voisins Allemenands  c'est à dire indolore  pour nos comptes  car non prévus.
Ce  geste  POLITIQUE  serait  reçu  par  ce petit Peuple  de FRANCE  comme  le serment  de votre  confiance,  confiance  que vous accorderait alors le peuple  dans l'attente  demain  d'une relance  effective  de notre économie.
  Nous  sommes certains  que vous aurez  ce courage. Vos dernières décisions en matière  de succession ainsi que dans l'allégement  des coûts  des emprunts  pour ceux  qui accèdent à leur propriété  principale  doit  avoir une contrepartie  pour le peuple de la france d'en bas, cette France  qui résulte  de la fracture Sociale  celle qui ne paye  pas encore d'imp^ts  sur le revenu  mais à qui nous devons rendre toute sa dignité.
  Etonnez  nous  monsieur le Président, avec une telle mesure  vous serez  encore là  dans 20 ans   qui sait?

analyse des programmes des candidats

 reprise  d'une note publiée  le

08.12.2005

 

 

                         ANALYSE    DES     PROGRAMMES  2007

 

 

 

 

                        Pour conclure les différentes fiches qui précèdent, les prochaines échéances électorales verront s’affronter dans les mois qui viennent des programmes qui de toute manière devront tenir compte de l’aspiration de l’ensemble de la population mais plus encore des capacités réelles de financement du pays.

 

            Toutes les surenchères électorales n’auront de sens qu’à partir du moment
 où une explication rationnelle aura été fournie au peuple français.

 

            Il appartiendra aux candidats de nous éclairer sans détours sur les causes réelles de l’accroissement des déficits de l’état depuis 1981 en particulier.

 

            Sans chercher à savoir à quelle formation politique nous devons l’étouffement de nos gouvernements successifs qui sont aujourd’hui dans l’incapacité de répondre aux exigences du peuple face à  l’injustice sociale.(conséquences perverses des mesures prises dès 1981)

 

             Les candidats et les partis seront dans l’obligation morale vis-à-vis des citoyens de leur dire comment ils ont identifié les causes de notre déficit afin de nous proposer des solutions réalistes et acceptables par le peuple.

 

 

            Une refondation sociale et citoyenne qui aurait pu se réaliser
 en 2002 devra sans doute inspirer nos responsables
 quelque soit leurs partis en 2007.

 

            Ni la gauche seule ni la droite seront en mesure
de faire accepter au peuple les projets et les réformes  dures mais indispensables au pays.

 

            L’exemple donné par nos grands voisins Européens devrait inspirer
 nos partis tant la situation de la France est dégradée.
 Un gouvernement de coalition nationale sera sans doute la seule solution
de nature à permettre la mise en place des réformes très lourdes
 dont a besoin le pays pour faire face à  l’avenir.

 

 

            Les OBJECTIFS  SOUHAITES

 

 

            Réduire le décrochage de la société

 

                        Remettre à l’emploi la quasi-totalité de la population active

                        Réduire le nombre des chômeurs au strict minimum correspondant aux fermetures annuelles  inéluctables des sociétés non adaptables.

                        Accompagner la création de nouvelles sociétés clé de l’adaptation de nos emplois de demain (fondations d’investissements) (nous  allons perdre 1 million d'emplois dansle secondaire  au cours  des 5 à 10 prochaines années)

                        Traiter humainement et avec beaucoup d’efficacité les chômeurs résiduels

                        Mettre systématiquement tous les jeunes au sein du monde du travail.dès leur entrée dans le monde actif.

 

            Assurer un niveau de vie en adéquation avec les besoins actuels de la société (cible  salaire minima 2000€ nets, objectif  à prendre  en charge par le MEDEF  et le MEDEF  seul)

 

            Assurer l’égalité des chances à tous les jeunes citoyens tout en privilégiant la promotion aux seuls mérites

 

            Accroître  les richesses du pays

 

            Dynamiser les sociétés françaises, en modifiant et en adaptant notre politique fiscale sur celle de nos partenaires  (transmission du patrimoine)(cible effectif 40 personnes minimum)

 

            Injecter des cadres dans les PME  (ex fonctionnaires, fonctionnaires détachés ou cadres chômeurs)

            Conquérir les marchés à l’export avec les PME en nous  structurant à l’identique de nos voisins. (Cible accompagnement de 20 000 PME par an)
 
1 milliard  à l'export :  15 000  emplois créés

 

 

            LE COMMENT REALISTE

 

                        Procéder à un état des lieux sans complaisance

                        Identifier les causes qui ont amené le pays
 aux déficits structurels que nous connaissons  pour les corriger.

                        Mettre en œuvre des mesures acceptées par le peuple par referendum

                        Combiner des mesures sur 10 ans en menant de front les mesures sociales qui dans un premier temps se limiteront à tout faire pour trouver un emploi à chacun

                        Et les mesures structurelles de la réorganisation de l’état
pour supprimer l’une des deux fonctions publiques redondante.

 

                        Mettre en œuvre une politique commerciale de conquête des marchés extérieurs
 

                        Détachement de 100 000 fonctionnaires par an  auprès des PME  (10 ans)

 

                        Placement d’office des cadres au chômage dès le troisième mois d’arrêt de travail au sein de PME accompagnées vers l’export

                        Obligation d’embauche de jeunes de moins de 25 ans  après le placement d’un fonctionnaire ou d’un cadre au chômage dans une PME après 8 mois

 

                        Création d’une structure du MEDEF soutenue par les services de l’état pour parrainer les PME à l’export (à l’identique de nos partenaires européens)

 

                        Création d’un service national dont 150 000 postes de jeunes détachés auprès des PME en liaison avec les PEE de toutes les ambassades. (conquête des marchés à l’export)

 

                        SUPPRESSION des 35 heures à l’exception de certains métiers

 

                        SUPPRESSION de la retraite à 60 ans, qui de toute façon avec des jeunes qui débutent à 25 ans est déjà une hypocrisie sans nom.

 

                        AUTORISER tous les retraités à occuper un emploi sans cotisation sociale pour l’employeur à partir de 2008  (pour pallier aux manques de ressources disponibles dans de nombreux secteurs dès cette année)

 

 

 

                        CRITERES DE CHOIX A PROPOSER AU PEUPLE pour identifier les programmes réalistes.

 

 

                        Tout programme qui ne donnera pas un éclairage sur l’état des finances et la manière de résorber le déficit structurel de l’état ne sera qu’utopique et mensonger

 

                        Tout programme qui ne sera pas centré sur le plein emploi est illusoire

 

                        Tout programme qui ne visera pas au partage équitable des richesses du pays sera voué à l’échec et portera en germe des troubles sociaux aux conséquences très prévisibles

 

                        Tout programme qui n’aura pas pour objectif que le pays se réapproprie  son destin par le contrôle (partiel et à moyen terme total) du capital de toutes les sociétés présentes sur le territoire ne visera pas aux intérêts légitimes du peuple

 

                        Tout programme qui ne réorganisera pas les 3 fonctions publiques en résorbant les sureffectifs (sur 10 ans) niera les réalités et sera mensonger.

 

                        Tout programme qui n’annoncera pas clairement les efforts considérables qui attendent le peuple au cours des 10 prochaines années sera mensonger.

 

                        Tout programme de réorganisation de l’état qui ne ferait pas supporter équitablement le coût  à toutes les couches sociales du pays sera voué à l’échec

 

                        Tout programme devra préciser que le volume maximal du poids de toutes les fonctions publiques ne pourra excéder 10% de la population active.

 

                        Tout programme pour préserver l’avenir devra inscrire dans la loi ou mieux encore dans la constitution qu’aucun gouvernement ne pourra faire du déficit de fonctionnement. Seul le déficit en investissement pourra être envisagé car garantissant l’avenir des plus jeunes générations. Ce déficit ne pourra être accordé que par le parlement.

 

                        Tout programme qui ne donnera pas les procédures pour conquérir les marchés à l’export et ainsi créer des ressources supplémentaires pour régler les conséquences douloureuses du chômage sera utopique et mensonger.

 

                        Tout programme qui n’expliquera pas à qui a profité les déficits de l’état depuis 1981 masquera la réalité et s’interdira tout moyen d’action pour diminuer la dette colossale du pays. (Les banques françaises et les compagnies d’assurance sont propriétaires des actifs de l’état, avec une rente annuelle de près de 40 milliards d’euros par an.)

L'heure de VERITE pour le PRESIDENT après les législatives

 

L'Heure  de la vérité

Les Français  ont  fait leur  choix, ont ils fait le bon choix?
 personne ne peut faire de procès d'intention ce serait trop facile 
mais tellement français.
Le nouveau présisent a tout mis en oeuvre pour atteindre  cette fonction 
de Chef  de l'Etat  Français.
personne ne peut lui contester  sa volonté, sa démarche  et  son engagement 
 dans la durée.
 il a atteint  son premier objectif, mais c'est maintenant  que  tout commence.
La rupture  thème  sur le quel il a été  élu  par le peuple  même dans  les couches populaures  de ce pays,  électeurs habituels  du PCF  du PS  et  depuis peu  du FN.
cette rupture sera t elle  de même nature  que  la Fracture sociale  de jacques CHIRAC?
  le peule attend  deux  résultats immédiats  dans la politique du nouveau président.
 DU TRAVAIL  et  des AUGMENTATIONS  de SALAIRE.
Ce seront  ces deux indicateurs  qui feront  que notre  président  soit encore là  dans 5 10 ou  même 15 ans.
 en revanche  si le peuple  de france  se rend compte  qu'il a été COCOFIE  sa colère  sera terrible, le nouveau président aura laissé croire à trop de mirages  et devra payer alors la note  qui  risquerait d'être  douloureuse..
 mais gardons confince il peut réussir  dès le premier juillet  l'augmentation  du SMIC  fera  taire toutes les mauvaises langues....

22.01.2007

présidentielles 2007 l'heure de dire enfin la vérité

 
l'heure de dire la VERITE aux électeurs
                                               Présidentielles 2007   L’ESSENTIEL
            Les  partis et les candidats commencent à nous donner des indications sur leurs programmes respectifs.   
         
 Ce sont très souvent la compilation de mesures parfois et souvent démagogiques qui répondent aux attentes spécifiques de certains adhérents de leurs partis.    
        
 Les électeurs croulent alors sous des flots d’informations qui les rendent incapables de saisir l’essentiel des enjeux futurs du Pays.    
        
 Comme sur un grand NAVIRE, toute décision de changement de cap nécessite du temps pour avoir des effets visibles dans l’immédiat.   
        
  De même lorsque ce Navire prend l’eau, le bon capitaine et son équipage ne se préoccupent pas seulement   d’établir le menu des repas ou la décoration des chambres des passagers.

 

            L’ESSENTIEL réside alors dans la survie du bateau, c'est-à-dire dans la manière de colmater les voies d’eau pour empêcher le bâtiment de couler.   
         
 Devant la situation du pays nous attendons donc des candidats le langage de la vérité.   
         
En effet seules les mesures qui permettront à l’économie de notre pays de se dégripper,
de créer les richesses suffisantes et par là de créer les emplois manquants à
 tous ceux qui en sont privés sera de nature à peser
sur la DECISION DE CITOYEN ELECTEUR.
Le seul CRITERE DE CHOIX de l’électeur Français en 2007 devra être :
 « Comment nos candidats permettront ils à l’économie de notre pays de repartir »  
        
 Les mesures sont connues de tous les économistes et le Président CHIRAC
a de ce fait mis les pieds dans le plat en indiquant
 les pistes logiques qui de toute manière devront être suivies
demain ar le candidat élu qu’il soit de droite ou de gauche.  
   
  Comment permettre aux PME Françaises d’être compétitives ?

 

98% de nos entreprises comptent moins de 50 salariés,
 96% moins de 20,93% moins de 9
 et 67% ne comptent qu’une seule personne le créateur de l’entreprise.  
La France compte un million de PME de moins que tous les autres
 Pays Européens de même niveau.  
        
 Les PME françaises sont absentes du commerce international et ne sont nullement aidées par les structures de l’Etat.
 Contrairement à l’Allemagne ou la Grande bretagne.    
        
 L’encadrement des PME Françaises est insuffisant,
 dans 90% des cas un seul cadre (le patron) qui est dans
l’obligation d’effectuer plus de 12 h 00 par jour et qui n’a
pas les moyens financiers de salarier un autre cadre. 
           
 Comment répartir équitablement les bénéfices engrangés par les résultats d’une entreprise ?
Comment remettre au goût du jour les projets de participation évacués depuis 1945 ?  
          
         
  Les candidats doivent maintenant se découvrir
 et surtout  « PARLER VRAI »

            Comment créer les conditions du financement privé et public de futures

 entreprises innovantes seules en mesure de nos conserver nos emplois futurs ?

 

 Dans ce domaine la France a plus de 20 ans de retard sur tous nos concurrents, pourquoi ???

 

 

Quel COURAGE pour notre Président ???

 

Dans  un  mois  notre  président  aura l'obligation  morale  de s'attaquer  à la rupture;

 les Français  lui ont faut confiance  pour  qu'enfin  un Homme d'ETAT  ait le courage  de dire la VERITE.
Le président  doit  tout faire  pour relancer le pays, donner les conditions  du travail pour tous  et de rendre les salires acceptables.
 mais pour atteindre cet objectif  souhaité, il conviendra d'abord  de connaître  les causes  du  blocage de notre  pays.
 il ne sert à rien de mettre  des pansements  sur  une dent qui a un abcès,  Soit  il convient  de la soigner  si cela est possible  ou alors il faut l'arracher.
 la douleur  est vive  mais la vie  peut ensuite continuer....
 Que cesa  le COURAGE  de notre  président?

reprise  d'une note  encore plus d'actualité  dans les semaines à venir...

13.02.2006

LE SENS DES PROPOSITIONS DE NOS FUTURS CANDIDATS

    LE SENS DES PROGRAMMES QUI SERONT PROPOSES AUX FRANCAIS

            Aucun candidat déclaré n’aborde ce qui devrait être le cœur des futures élections.de 2007
       Quelles sont les raisons qui par leurs conséquences plombent notre pays et son économie ?

      Quelles sont les raisons du décrochage d’un nombre de plus en plus important de nos concitoyens qui vivent dans leur chaire la fracture sociale depuis maintenant 25 ans ?

            Quelle est la  responsabilité de nos dirigeants pour qu’aucun n’ose aborder ce thème avec sincérité ?

            Ce ne sera qu’à partir du moment toutes les causes de notre décrochage auront été identifiées que les solutions proposées prendront leur sens.

            Les BLOGS de nos futurs candidats sont assez muets sur les interrogations  légitimes des internaute citoyens.

            Aucune réponse n’est donnée malgré les multiples questions posées sur ce sujet.

                                             LA FRANCE DROGUEE PAR SA DETTE

                        Texte de François d’ORCIVAL (Spectacle du monde janvier 2006

            La France dépense plus qu’elle ne produit. Socialistes  ou de droite les gouvernements ont depuis 1980 eu recours à l’emprunt pour financer un train de vie au dessus de nos moyens. Thierry BRETON met les chiffres sous nos yeux pour briser une accoutumance malsaine…

            Nous avons SACRIFIE l’avenir à la FACILITE. « Nos enfants auront à financer nos dépenses de santé et d’indemnisation du chômage en plus des leurs. »

            La conclusion de Michel PEBEREAU est sans concession. Thierry BRETON, ministre des finances lui avait confié, le 6 juillet dernier, un rapport sur la dette publique qu’il a remis le 14 décembre. Un débat national est ouvert qui n’est pas près de se clore.

            Exprimé jusqu’à présent, comme nos déficits en pourcentage du produit intérieur, notre endettement restait dissimulé entre les lignes des documents budgétaires, à l’écart des discussions publiques. Et pour cause !

            Cette dissimulation a permis aux gouvernements de gauche, et de droite de faire voter des budgets dont les dépenses étaient systématiquement supérieures aux recettes, en couvrant les déficits par l’emprunt.

            En avons-nous bénéficié pour améliorer notre niveau de vie ?
Sans doute, mais celui de nos voisins a augmenté plus vite que le nôtre tandis qu’eux réduisaient leur dette.
      En avons-nous profité pour faire baisser notre chômage ? Aucunement, puisque nous sommes parmi les derniers de la classe en terme d’emplois.

« La France vit au dessus de ses moyens »,
dit THIERRY BRETON,
 la dette publique dépasse les milli milliards d’euros,
 soit plus de 17 000 euros par Français.
Pour la première fois, en 2006, l’impôt sur le revenu payé par les ménages français ne servira qu’à rembourser les intérêts de cette dette au lieu de préparer l’avenir…

            Les vrais chiffres sont désormais sous nos yeux. En monnaie constante, le montant de la dette (1 117 milliards d’euros à la fin 2005) a été multiplié par cinq en vingt-cinq ans,
depuis l’élection de FRANCOIS MITTERAND jusqu’à la réélection de JACQUES CHIRAC.

            Le poids de cette dette par rapport à la richesse produite (PIB) a lui-même triplé, passant de 21% à 65%. Ainsi, quand notre taux de croissance moyen était de 2% par an, notre endettement s’accroissait trois fois plus vite pour atteindre 6%.

            Pourquoi tant de négligence ?
Parce que, longtemps, nous avons compté sur l’inflation pour alléger cette politique
de l’emprunt systématique.
 Mais cette commodité, nous n’en disposons plus ;
 l’inflation a été éliminée et nous avons, nous-mêmes, renoncé à notre politique monétaire pour la confier à la BANQUE CENTRALE EUROPEENNE.

            Pourtant, comme si la France était « droguée » nous avons continué à dépenser plus que ce que nous produisions.
 C’est ainsi que la charge de cette dette atteint cette année, 40 milliards d’euros,
 c'est-à-dire 4 milliards de plus que nos dépenses militaires, deux fois plus que nos dépenses de recherche et d’enseignement supérieur, quatre fois plus que les crédits affectés à l’équipement et aux transports.

A quoi ces emprunts ont-ils été consacrés ?
 Au fonctionnement courant de nos administrations,
de notre système de santé et de notre « modèle  social » d’indemnisation du chômage.

Nous avons tout financé à CREDIT,
 en allant chercher plus de la moitié de cet argent auprès
des grands fonds étrangers, et notamment américains.
 Même durant les années de croissance dont il a bénéficié LIONEL JOSPIN
 n’a pas consacré un euro à notre désendettement..

Au total, entre 1982 et 2003, soit quatorze années de gouvernement socialiste et sept de gouvernement de droite, l‘Etat a recruté 310 000 fonctionnaires supplémentaires.
Parmi eux, 187 000 de plus pour l’Education Nationale, et 53 000 pour la Justice et l’Intérieur.
Les seuls ministères dont les effectifs aient baissé sont ceux de la Défense (- 35 000),
des Affaires étrangères (-14 000) et des finances (-8 000).
Même l’Agriculture, alors que le nombre d’exploitations a diminué d’un tiers, a engagé trois mille agents supplémentaires.
 « On pourrait penser que l’essentiel de la hausse des effectifs est dû à la réduction du temps de travail, note le rapporteur, mais ce n’est pas vrai.
 85% de l’augmentation a eu lieu avant le passage aux trente-cinq heures »

Aux 310 000 fonctionnaires d’Etat, se sont ajoutés 450 000 agents des collectivités territoriales (décentralisation oblige) et  200 000 dans les hôpitaux.

LA FONCTION PUBLIQUE S’EST DONC ACCRUE DE PRES D’UN MILLION D’AGENTS  DEPUIS 1982 (soit une hausse de 24%).
 Ce qui alourdit d’autant les engagements de l’Etat pour le financement de leurs retraites : quelque 900 milliards d’euros.

La France est elle mieux gérée, mieux administrée ?
 Son système scolaire fonctionne t il mieux que les autres, ses services publics
 sont ils plus performants,
ses aides à l’emploi ont-elles créé plus de travail ?
 Plus la France s’est endettée, plus elle a décliné.
Logique,
 la Politique du moindre effort a anesthésié le corps social, l’a rendu rebelle à toute réforme et crispé sur ses «  avantages acquis »

Certes, chaque année depuis 1980, la France a créé plus de richesses que l’année précédente, mais moins et moins vite que ses partenaires.
Elle a pris un point de croissance de retard par an vis-à-vis de l’économie américaine, prés d’un demi point vis-à-vis de l’économie britannique, et 0,7 point à l’égard de l’ensemble des pays industriels de l’OCDE.

Il aurait suffi que nous produisions autant que la moyenne de ces pays pour accumuler 320 milliards d’euros de plus : le tiers de notre endettement.

D’où vient cet écart ? De ce que nous avons travaillé de moins en moins.
Depuis les lois sur les 35 heures, nous consacrons même entre 10 et 15 milliards d’euros par an à aider les salariés (à travers leurs entreprises) à ne pas travailler
 ! En trente ans, le nombre d’heures travaillées par habitant
a baissé chez nous de près de 25%.
Ce qui fait de nous les champions de tous les pays industriels !
 Alors qu’il a baissé de 15% environ pour l’Union Européenne
et qu’il a en revanche, augmenté de 15% aux Etats-Unis

Comment s’étonner des résultats ?
 Le taux de chômage est en Amérique inférieur au nôtre de plus de la moitié.

CE RAPPORT PEBEREAU, c’est donc bien plus que l’examen à la loupe de notre endettement. Le gouvernement veut s’en servir comme d’un outil de pédagogie nationale. Il ne s’agit plus seulement de convaincre les Français que leur pays vit au-dessus de ses moyens, que les caisses de l’Etat sont vides, mais de ce que cela signifie : une politique de rupture radicale avec les habitudes du passé.
Arrêter de prétendre résoudre un problème par une dépense.

A cet égard, les incendies de banlieues ont réduit en fumée beaucoup d’argent distribué en pure perte, sans objectif ni contrôle.
 Il s’agit aussi de faire comprendre qu’il n’est pas de solution à l’endettement sans croissance, autrement dit sans travail.

La leçon s’adresse en particulier aux cinq cent mille élus de ce pays, tous mandats confondus, pour qui la réforme de l’Etat concerne toujours »Les autres »
 alors qu’elle commence par chacun d’eux.

04.06.2007

LA RELANCE DU PAYS Quand et comment?

 

 Le  soir  du deuxième tour  des législatives,  le Président SARKOZY  se retrouvera  avec une majorité écrasante  à l'assemblée nationale.

les chantiers  à  traiter  sont énormes  et comporteront  des pièges  qu'il devra contourner.

 cependant un chantier  est  prioritaire  pour le Pays, comment relancer l'ECONOMIE  sans la quelle toutes les promesses ne sont  que des incantations.

Comment rendre un avenir  aux 10 millions de français  qui ont été exclus  de tout avenir?

Comment relancer  notre commerce ectérieur  sans le quel  la production  de nos usines n'aurait aucun sens?

Comment recréer les 7 millions d'emplois  que nous avons détruits  dans le privé!

 

29.03.2007

comment créer les 7 millions d'emplois qui ont été détruits en FRANCE

 

note  déjà publiée  le 22.02.2006

COMMENT REDUIRE LE CHÔMAGE


 COMMENT RETABLIR L’EQUILIBRE DES COMPTES PUBLICS
              RELANCER LA CROISSANCE ET CREER DES EMPLOIS
 

                        Les différents rapports portés à la connaissance du grand public donnent tous l’amorce diffuse  d’une réponse aux graves problèmes liés au surendettement que connaît le pays.

                        Sans reprendre toutes les causes, nous pouvons en dégager trois ou quatre qui devront être prises en compte par les futurs candidats dans leurs programmes respectifs.

            1/   Un nombre trop élevé de fonctionnaires, qui représentent 25% de la population active du pays.

            Plus de cinq millions de fonctionnaires dans les trois fonctions publiques

            2/   Un volume de personnes privées d’emploi anormalement élevé.

             Deux millions et demi de chômeurs

            Un million et demi de personnes inscrites en plus à l’ANPE et non chômeurs

             Plus d’un million de RMISTES (compabilisés pour certains  dans le volume précèdent)

            Plus de trois millions d’emplois intérimaires mis en place depuis 1983

            3/    Un accompagnement à l’export de nos PME  inexistant comparativement aux structures mises en place chez nos partenaires Européens

            4/    Un code du travail qui est un frein à l’emploi mais qui paradoxalement ne protège plus les salariés

            5/  Une dette publique qui handicape tout gouvernement et qui ne peut se réduire sans mesures structurelles de l’état, c'est-à-dire sans diminution drastique de ses effectifs de fonctionnaires dans la perspective de ramener progressivement leur volume (%)à l’identique de tous les autres pays de l’OCDE.

            LES SOLUTIONS SUR LESQUELLES LES CANDIDATS DEVRONT SE POSITIONNER

            LA REDUCTION DES EFFECTIFS DE LA FONCTION PUBLIQUE

            S’il est un sujet  explosif, c’est bien celui-ci.

            D’une part les Français sont historiquement très attachés à leurs services publics, d’autre part les fonctionnaires constituent les « grands bataillons de syndicalistes » pour ne pas dire la majorité des syndiqués français.

            Toute réforme de leurs statuts impliquera nécessairement des luttes sociales qui pourront apparaître corporatistes mais qui se toute manière s’avèreront incontournables.

            Cette réforme ne pourra être entreprise sans un très large consensus de la nation toute entière.

            D’autre part les propositions que seront faites devront s’inscrire dans le temps (10 ans minimum) et en aucun cas PENALISER les fonctionnaires eu égard aux règles qu’à titre individuel ils auraient connues lors de leur entrée au sein de la fonction publique.

            Cette réforme s’inscrira alors  dans un nouveau projet d’organisation des structures de l’état avec la suppression d’une des deux fonctions publiques redondante.

                        Soit la territoriale

                        Soit la Nationale

            Avec une réorganisation complète des niveaux de compétence sur l’ensemble du territoire avec sans doute

                        - Le regroupement des communes (suppression des mairies)
                          La refonte totale du système des départements avec la fusion au niveau des régions des instances territoriales et départementales qui font toutes double emploi.

            La décentralisation devant être alors conduite jusqu’au terme de sa logique.

                        La politique étant du ressort des ministères et la conduite ou mise en œuvre de la seule responsabilité du territorial.

            Ce qui n’avait pas été tranché en 1982 lors de la première décentralisation, c'est-à-dire le détachement des fonctionnaires « nationaux « au sein de la fonction publique territoriale. Ce qui devait se faire sous enveloppe constante c'est-à-dire sans création de nouveaux postes s’est traduit dans les faits par plus d’un million de postes nouveaux.en moins de 20 ans.

            Comment ne pas pénaliser les fonctionnaires ?

            Les fonctionnaires actuellement en poste ne sont en rien responsables  des décisions  politique  prises par les différents gouvernements qui ont eu en charge ce problème.

            CHACUN des fonctionnaires se verra garantir son déroulement de carrière jusqu’au terme de celle-ci. (Conformément à son statut)
            Cette condition étant un préalable à toute réforme.

            En contrepartie tout fonctionnaire occupera le poste que l’état lui proposera ; même si ce dernier entraîne une mutation géographique, un changement de corps ou un détachement au sein d’une entreprise privée.
            Sur 10 ans avec une nouvelle réorganisation territoriale et nationale, le gain de postes pourrait s »élevé à un million avec cependant un redéploiement vers l’enseignement (150 000 postes) et vers la santé (100 000 postes)

            L’économie d’échelle atteindrait environ 750 000 postes soit approximativement le  déficit annuel du budget de l’état.

            Ces études ont été conduites depuis des années, certaines « fuites organisées » de ces documents d’études interne à certains ministères ont en leur temps défrayer les chroniques. (Il y a dix ans une étude montrait qu’il fallait déjà envisager de supprimer  5 à 600 000 postes)
            CONQUERIR LES MARCHES A L’EXPORT

            Pour faire face au niveau de nos dépenses, nous n’avons que deux solutions

            Soit les réduire pour les mettre en adéquation avec nos ressources
            Soit augmenter nos ressources ce qui entraînera la création de nouveaux emplois et donc la diminution des charges qui pèsent sur l’emploi. Lui-même.

            Tous les rapports y compris ceux du  Ministère du commerce extérieur montrent que la France a plus de 20 ans de retard sur nos principaux concurrents européens.

(Portage de moins de 500 PME pour plus de 30 000 en Allemagne par an)
            La solution (et elle est la seule) concerne la mise en place d’une structure efficace dans l’accompagnement réel de toutes nos PME à l’export.

            Contrairement au projet en cours, les résultats ne seront mesurables qu’avec une stratégie globale qui malheuresement fait encore défaut.

            Il conviendrait donc de mettre en place une véritable stratégie offensive, visant à accroître l’efficacité de nos PME, avec un renforcement en encadrement réel, une politique fiscale adaptée aux objectifs à savoir la conquête des marchés et un accompagnement complet jusqu’à la signature de nouveaux contrats.
            Une aide totalement  gratuite (pendant 3 ans) de nos petites entreprises, avec paiement au résultat après embauche de personnels.
            Nos PME de moins de 20 personnes représentent 80% du total de nos sociétés. L’injection d’un cadre seulement aurait pour conséquence immédiate une augmentation du chiffre d’affaires et la création qui en résulte de nouveaux emplois.

            Le détachement d’un fonctionnaire compétent dont la rémunération serait prise en compte par l’état pourrait être une piste d’étude. De même l’injection de cadres a en recherche d’emploi avec un dispositif d’allègement total jusqu’à ce que le cadre génère un retour de trois fois son salaire chargé pourrait aussi être une piste possible.

            LA MODIFICATION DU CODE DU TAVAIL

            L’insécurité sociale de notre pays remonte aux années 1973, les mesures prises en 1975 et en 1982 sont à l’origine du déséquilibre dont nous constatons les effets aujourd’hui.

            La remise à niveau de nos dépenses publiques doit avoir pour corollaire un code du travail qui protégerait efficacement les salariés et surtout le retour d’un contrat de type DDI offert à tous.

            Si dans la situation actuelle qui résulte des erreurs commises au cours des trente dernières années, les emplois CDI deviennent presque l’exception, il faudra imaginer un nouveau deal social avec l’ensemble des partenaires sociaux et sans doute la création de garanties nouvelles face à la flexibilité si celle-ci devient incontournable.

            La conquête de nouveaux marchés si elle est appuyée par une stratégie efficace, la réduction programmée des effectifs de la fonction publique avec un transfert progressif des compétences vers les PME auront pour effet en moins de 5 ans une réduction d’au moins 50% de ceux qui aujourd’hui sont privés d’emploi.

            La diminution des exclus aura pour conséquence un meilleur traitement avec sans doute là aussi des réformes structurelles des organismes qui en ont la charge.


03.06.2007

Après la déroute prévisible quel nom pour le futur PS?

 reprise  d'une note publiée  fin  mai  2007. Quel nom  pour le Futur  PS?  Quel  PS  un  rassemblement  de démocrates sociaux  autour  de DSK  ou un recentrage suicidaire  vers le PCF  avec MELENCHON  et fabius?

 Il faudra bien choisir, depuis 5 ans  Culbuto recherchait le compromis ce qui lui garantissait  son poste, mais devant le défaite cinglante  des présidentielles et pire encore la déroute  que chacun prévoit sauf les principaux intéréssés à savoir l'équipe de culbuto, il faudra  devant le désastre reconstruire  ou disparaître?

Après moi  le déluge  semble vouloir dire Culbuto, lepeuple  ne mérite pas  ses dirigeants, il est ingrat  et ne vote plus pour nous.

 Quels  sont les ouvriers , les vrais électeurs  de la Vraie GAUCHE   qui votent encore  pour ce rassemblement  de Bourgeois?

tous les Français ont la réponse à cette question y compris  ceux qui votent  au FN  à la LCR  ou à LO.

  

29.05.2007

QUELS AVENIRS pour le PS ?

 

Quel  AVENIR  pour  la Gauche?
Après  la défaite  des présidentielles,  la gauche  se prépare  à une véritable déroute électorale
  pour les législatives.
Les  raisons  en sont  simples  à comprendre  mais  certains  se refusent  encore  à prendre  en compte les réalités  comme l'actuelle direction  du PS, mais peut elle réellement faire  autrement?
 le peuple a tranché  avec 53%  de l'électorat  qui pour une fois  a atteint plus de 85%  et qui donne  une Légitimité  incontournable  au nouveau président  que tout démocrate  doit accepter  au risque  de perpétuer  une guerre civile sans fin.
Le Programme  du parti  socialiste  a été refusé  par le Peuple Français  dans sa majorité, comme  le dernier référendum  sur l'Europe il doit  par  respect  des citoyens être  mis  aux oubliettes.
Alors  que reste t il  à la Gauche  et en particulier  au PS.  Pas grand chose.  l'alliance  tactique  de François MITTERAND  avec l'extrême gauche  et  l'éventail  du front national  semblent être  les entraves  de ce parti.
 le PS  doit absolument  rompre  avec  le PCF  et les extrêmes  aux  risque  de  suivre demain la pente  du PCF  et de tous les partis  qui n'ont pas su  s'adapter  et prendre en compte  les évolutions du monde.
 Ce  grand parti  nécessaire  à la vie politique  Française  doit effectuer  sa  mue idéologique. il  doit reconnaîte  le réel,  l'économie de marché,  le capitalisme  même  si ce dernier  doit être  contrôlé  et remis  à sa place  par le politique  c'est  à dire  comme toute économie  au service  de l'homme  et ne plus être  par abandon  une finalité  en soi  mais un simple moyen.
Le  PS  n'ayant  plus  de programme  ,n'ayant pas encore rompu  ses  alliances  alors  que chacun  sait  que  cela est inévitable,  part  en campagne  avec  une statégie  de COCUS.
L'aile  droite  progressiste  de ce parti  celle de DSK  sait  qu'elle rejoindra  demain  le centre  du MODEM  de françois BAYROU,  les Amis  de MELENCHON  savent  aussi  que cette démarche  est inévitable,  et ils seront tentés  demain  de refonder  une gauche  autour  du PCF  et des extrêmes  avec le rique  avec un scrutin majoritaire  de perdre  tout représentation  au niveau  des  assemblées.
C'est  avec  toutes  ces  contradictions  que le PS  Part  en campagne,  sans  projet, si ce n'est celui de critiquer stérilement  celui  du Président  élu,  sans avenir  non plus  car  tous  les français  attendent  l'issue  de  cette échéance  pour  assister  aux déchirements  du parti,  et sans doute  son explosion  avant  sa  ou ses  multiples  recompositions.
Ces  recompositions  qui résultent  de la lâcheté  des  socialistes  eux mêmes,  qui savent  depuis  plus  de 25ans  que l'alliance  contre nature  avec l'extrême gauche  ne peut  que les conduire à la déroute.
 Nous y sommes  ou le serons  dans 15 jours,   et après?

 

15 ans d'UMP au pouvoir?

26.05.2007

15 ans de Droite au pouvoir pourquoi?

 

un  excellent  article  de synthèse  de   Roland  HUREAUX  qui  permet  une  mise  en perspective  de  ce  qui  peut  se produire  demain.
Le  Président  SARKOZY  a gagné  certes  mais  pour  quoi faire?
La  gauche  risque  sans  doute  d'être  écartée  pour longtemps  du pouvoir  surtout  si elle se donne Ségolène ROYAL  comme  Tête  de file.
 C'est  ce  que  souhaitent  sans  doutes  tous les dirigeants  de la droite  et plus  encore  les médias  (de DROITE) 
qui lui ont permis  de se hisser  à la tête  du PS  lors  de la pré campagne présidentieles.
Le  MODEM  de François BAYROU  risque  de se  retrouver  placé  devant  une  constante historique  de la gauche Française
celle  des  sans culotte  de 1789,  celle  de ce  peuple  de Paris  qui après  des  procès expéditifs  pouvait 
envoyer  la noblesse  et plus  encore  les "CURES"  à la guillotine,
 cette gauche  de 1905  qui  crie  encore  comme le Père COMBE  "sac  au dos  les Curés"  cette gauche 
 anti cléricale  réfractaire  à tout  dogme religieux  qui  a  "BOUFFE  du curé  depuis 100 ans et   qui 
 éliminera  systèmatiquement  le centre  "Clérical"  et petit bourgeois   de François BAYROU, 

"Y aura-t-il encore un président socialiste ? Y aura-t-il encore un président socialiste ?

Roland Hureaux*

La dernière élection présidentielle marque la troisième défaite consécutive de la gauche. Lionel Jospin a été battu deux fois, dont la seconde de manière particulièrement cuisante, Ségolène Royal une fois. Le mauvais sort qui semblait s’acharner sur la gauche, écartée du pouvoir entre 1958 et 1981, conjuré pendant quatorze ans par François Mitterrand (mais cet homme était-il vraiment de gauche ?) semble de retour.

La candidate socialiste a été battue non par rejet de la gauche en tant que telle, mais en raison des doutes sur ses capacités à assumer la fonction de chef de l’État. Si le Parti socialiste la garde comme chef de file, on peut penser que la droite a encore de beaux jours devant elle. Sinon, qui ?
 Les faiblesses de Dominique Strauss-Kahn sont connues : elles seraient venues sur la place publique s’il avait été investi.
 Laurent Fabius, dont nul ne doute qu’il ait, lui, la capacité d’être chef de l’État, semble faire l’objet d’un ostracisme durable de la part des militants : par une sorte de conduite d’échec, ceux-ci semblent se charger eux-mêmes d’éliminer les candidats crédibles.

Après eux, c’est la fin de la “génération Mitterrand” dont le vieux maître avait su faire surgir tant de talents originaux. Parmi ceux qui viennent après, deux ou trois font du bruit. Aucun ne semble avoir la pointure présidentielle.

Sentant les faiblesses de la gauche, François Bayrou pense peut-être prendre un jour la tête d’une nouvelle gauche élargie, comme le très catholique Romano Prodi l’a fait en Italie. C’est sans compter sans le vieux fond de sectarisme antichrétien de la gauche française. Il se peut que cela seul lui reste quand elle aura tout perdu.

La gauche a d’autres mauvaises nouvelles : avec moins de 2 % des voix, le Parti communiste termine une lente agonie. De l’extrême gauche éclatée, seul émerge mais à peine, et on se demande pourquoi, Olivier Besancenot.

D’autres données témoignent d’une crise profonde de la gauche : pour la première fois de l’histoire de ce parti, Ségolène Royal a pris le pouvoir au Parti socialiste par la droite, en agitant les thèmes de la famille, de la sécurité, etc. Une des erreurs de Laurent Fabius est d’en être resté aux vieux schémas où la légitimité au PS s’acquerrait à gauche. Nicolas Sarkozy, de même, a construit sa légitimité au sein de l’UMP par la droite, ce qui n’avait été le cas d’aucun de ses prédécesseurs.

Comment en serait-il autrement ? Sur les sujets que les Français ressentent le plus vivement, l’insécurité, l’immigration, les abus du système d’assistance sociale, le poids des impôts, comment la gauche trouverait-elle des idées nouvelles ? Si elle en reste à ses positions traditionnelles, comment ne serait-elle pas en position d’infériorité ? Qui dira combien les promesses d’une nouvelle couche d’assistance ont fait pour éloigner l’électorat flottant de Mme Royal, surtout dans la “France qui travaille” ?

La droite n’a pas gagné la partie

Cela veut-il dire que les valeurs de droite ont gagné la partie ? Ce serait une grave erreur de le croire.
D’abord parce que, malgré ses incantations, la droite n’a nullement apporté la démonstration qu’elle avait la solution miracle pour baisser les impôts, réduire les abus des systèmes sociaux, contrôler l’immigration, faire décroître la délinquance. Non seulement par manque de courage, comme le serine la foule des auteurs néo-libéraux, mais aussi par manque d’imagination et d’idées. C’est en gros le même personnel qui n’y est pas parvenu depuis 1987 qui se trouve aux commandes. Et n’oublions pas une perversion qui touche l’ensemble du système politique et dont par conséquent aucun bord politique n’est exempt : les problèmes les plus vivement ressentis par les Français sont de plus en plus évoqués pour faire de la communication politique – autre nom de la propagande – sans qu’on se soucie sérieusement de leur trouver des solutions.

Ensuite, la droite n’a acquis l’hégémonie au cours des dernières années qu’au prix de larges concessions aux thèmes de la gauche culturelle : environnement, libération sexuelle, antiracisme, parité, etc. au point qu’on ne sait plus ce qui, sur ces sujets, distingue vraiment les deux camps. En lui garantissant la neutralité bienveillante du milieu médiatique, cette posture permet certes à la droite de gagner les élections et de placer ses hommes mais les tenants des valeurs traditionnelles, qui demeurent nombreux parmi ses électeurs, ont peu de chance d’ y trouver leur compte.

Face à une gauche “libérale-libertaire”, la droite qui a gagné est d’abord “libérale-sécuritaire”. Le libéralisme conforte les grands intérêts qui la soutiennent : pour beaucoup, c’est probablement l’essentiel. Le discours sécuritaire est, lui, supposé satisfaire le peuple. Curieusement, une certaine droite se fait de ce dernier la même idée méprisante que l’extrême-gauche : celle d’une masse hargneuse qui ne souhaiterait rien d’autre que la punition des voleurs.

Quand Nicolas Sarkozy parle de retour aux valeurs morales, on se demande encore lesquelles, à partir du moment où il ne remet pas en cause aucun des acquis libertaires des trente dernières années. Et ce n’est pas son nouveau ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, pur produit de mai 68, qui le fera pour lui. Quand il déclare vouloir une France fière d’elle-même, est-ce pour promouvoir l’indépendance nationale ? Si oui, pourquoi donc tout ce qui tient le haut du pavé n’a que mépris pour l’héritage gaulliste, supposé dépassé ?

Si la droite ne répond pas aux attentes de ses électeurs, il n’est pas sûr que cela fasse le jeu de la gauche. 2007 vient de le montrer : l’élection présidentielle, à la différence des législatives, ne se joue pas seulement par l’effet de balancier : pour l’emporter, l’opposition doit encore trouver une incarnation crédible.

Il est aussi possible que si la droite se contente d’être une droite de papier, qui brandit des thèmes droitiers mais ne résout aucun problème au fond, elle se subdivise et que le déclin de la gauche se poursuivant, apparaisse un clivage droite-droite, notamment autour de la question européenne. Mais ce n’est pas une perspective immédiate : la chute du Front national et du MPF, la marginalisation des mouvements gaullistes, la séduction opérée au cours du scrutin par Nicolas Sarkozy qui n’a négligé aucune des cordes que la droite aime entendre vibrer, lui assurent un monopole durable. Jusqu’à quand ? "



* Roland Hureaux est essayiste. Vient de faire paraître L’Antipolitique (Éd. Privat, coll. “Arguments”, 229 pages, février 2007, 229 p., 16,15 €) et L’Actualité du gaullisme (Fr.-X. de Guibert, mai 2007).

LA LEGITIMITE du PEUPLE

 

Pourquoi  les extrêmes  vont  disparaïtre   du paysage politique Français
La dernière campagne  semble avoir réconcillier  le Français  avec les affaires publiques  et donc par définition la politique.
 Près de 85%  de participation  cela ne s'était  pas vu  depuis longtemps. Le résultat  est lui  sans appel. 53%  de Français  ont choisi leur  candidat  qui pour 5 ans détient une légitimité  sans contestation possible.
Fait nouvau  il a été élu  pour mener  un programme de réforme  en rupture  avec les habitudes  du passé  (du passé récent)
 Rupture  dans la mesure  où  les Français  attendent  du président  qu'il conduise à leur terme  les réformes  qu'il s'est engagé à conduire.
 Fait nouveau depuis 1983, le président pourra s'il le souhaite  conduire les réformes  qu'il a  promis  au cours de sa campagne. personne ne pourra se  dire surpris  car l'ensemble des mesures a été annoncé  et surtout le PEUPLE  a donné sa caution et sa légitimité  en élisant  ce candidat  sur son programme.
Dans  ces  conditions,  l'opposition  sera  muselée  par le peuple lui même, il est même certain  que le nouvau président  à l'instar  du général DE GAULLE  fasse votrer le peuple par référendum  sur de nombreuses mesures  qui risqueraient d'opposer  le Français. le résultat  des urnes  sera  dans ces conditions sans appel.
 Soit le peuple les récuse, ce qui paraît improbable, mais si tel était le cas, le Président  serait conduit à retirer  ses mesures devant  le peuple,  en revanche  si le peuple valide MASSIVEMENT  ses projets de loi, alors  tous les opposants  qui je représenteaient  qu'eux mêmes  et leurs intérêts corporatistes   n'auront d'aure choix que de se COUCHER  devant le VOLONTE  populaire.
Ce  coup  d'état  permanent  que  dénonçait  en son temps françois MITTERAND  déjà deviendra  la méthode d'action participative du peuple. non seulement  ce dernier ne sera  pas seulement associé  à l'élaboration  de la loi  comme a essayé  de le mettre en ouvre la candidate  ROYAL mais le peuple participera lui même  au pouvoir  en se prononçant autant  de fois  que nécessaire  par" VOTATION"  comme en SUISSE   ou par  référendum.
 Tous les partis extrêmistes n'auront plus aucun intérêt  dans le vie politique Française. Tous ceux  qui  par essence se refuseront à assumer le pouvoir n'auront d'autre avenir  que dans l'oubli  et la disparition.

La pensée Unique contre la Légitimité du PEUPLE

 
La  pensée  UNIQUE
La  statégie  du  PS  est  suicidaire  et les életeurs  qui  eux  ne sont pas encartés  lui feront payer très cher  ce manque  de considération  du citoyen même de ceux  qui avaient pris l'habitude  de voter  pour ce parti.
 La pensée  unique  dit  le président SARKOZY,  en effet  que reste t il  quand  le programme a été  rejeté  par les citoyens?
 Qui  peut  nier  que le peuple n'a  pas  majoritairement  validé  le programme du candidat  Sarkozy?
La  PENSEE unique  n'est  que mensonge, elle refuse  de prendre  en compte  la réalité  du monde  et  pire  encore celle  de la France. 
Que  penser  du  PS  qui n('a  plus  de programme  si ce n'est  celui  que les Français  ont récusé il y a moins de 3 semaines?
Que penser  de cette alliance  de  façade, qui est avant tout alimentaire, quand chacun connaît  les  differences  qui opposeront  demain  les dirigeants  du PS  et qui conduiront à sa refondation  voir pire à son éclatement.
 qui peut  encore  croire sinon les imbéciles  qu'il  existe  encore  quelque chose  de commun  entre  DSK,Royal  et MELENCHON?
Les  Français  ne  veulent plus être  pris  pour des niais  comme s'évertue  encore à le faire  "CULBUTO"
C'est  le peuple  qui décide  de l'avenir  des  politiques  et certains socialistes  vont l'apprendre à leur  dépend.
 Dans une semaine, nous  saurons  comment  le peuple  de ce PAYS  LUI  QUI DETIENT LA LEGITIMITE  DU POUVOIR  a tranché  en faveur  du président  ou  alors  de  son opposition.
 Sans programme, divisé, réunis  pour  l'alimentaire, la PENSEE UNIQUE  risque de payer très cher  son incohérence  et ses mensonges.
Seul  le peuple  détient  le pouvoir,
seul le peuple  peut  dans une semaine  réduire l'opposition à néant 
 Dans ce pays. ce ne sera pas le président  qui aura pris à je ne sais  qui  le pouvoir et tous les contre pouvoirs, mais tout simplement  le PEUPLE  qui LEGITIMEMENT  aura  confier l'ensemble  du pouvoir à un seul  homme. L'HOMME  que le peuple  aura choisi.

De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace

 
remonter
Donner une majorité à la France
 pour qu’elle puisse avancer

Nicolas SARKOZY
Président de la République

Réunion républicaine
Le Havre – mardi 29 mai 2007



Seul le prononcé fait foi




C’est à vous tous, Françaises, Français, que je m’adresse ce soir.
C’est la première fois depuis que vous m’avez élu Président de la République.

 J’ai voulu vous parler directement. J’ai voulu le faire ici, au milieu du peuple français, au Havre, cette ville qui connaît le prix de l’effort et du travail. Cette ville qui s’est relevée, qui s’est reconstruite, par le courage et par l’énergie de ses habitants. Cette ville qui a connu et surmonté toutes les épreuves et qui, avec son maire, mon ami Antoine Rufenacht, a retrouvé sa prospérité, son dynamisme.

Pour ce premier discours, je voulais être parmi les travailleurs, les ouvriers, les marins, je voulais partager avec eux les sentiments et les espoirs qui sont ceux de tous les Français.

Françaises, Français, je voudrais vous dire l’émotion qui a été la mienne d’avoir été choisi pour représenter le plus beau pays du monde et pour parler en son nom à tous les hommes, moi le fils d’un Hongrois et le petit-fils d’un Grec de Salonique, le Français au sang mêlé qui aime la France plus que tout au monde et auquel la France a tout donné.

Au moment de mon investiture, je n’ai pas éprouvé cette joie qu’on éprouve habituellement quand on a le sentiment de réaliser le rêve d’une vie. A cet instant si solennel j’ai d’abord ressenti de la gravité devant l’immensité de la tâche à accomplir. J’ai mesuré la responsabilité si lourde qui m’incombe désormais.

Je n’ai pas vécu cette élection comme une victoire personnelle ni comme la victoire d’un parti ou d’un camp mais comme la victoire de la France qui reprenait confiance en elle-même, qui se remettait à croire à son destin, qui se disait que tout n’était pas fini, comme la victoire d’un peuple qui se lève pour dire que désormais il ne laissera plus personne penser à sa place, choisir à sa place, décider à sa place.

Mais ce fut aussi une victoire de la démocratie. Car avec un taux de participation de presque 85% c’est toute la France qui a voté. Elle l’a fait sans ambiguïté. Elle a choisi le changement. Elle a choisi la rupture avec les comportements, les modes de pensée, les idées du passé. Ce vote du peuple français tout entier, cette participation exceptionnelle expriment une attente et une exigence elles aussi exceptionnelles et que je n’ai pas le droit de décevoir. Ce changement, cette rupture que le peuple a souhaités, que le peuple a voulus, je les accomplirai. Parce que c’est le mandat que j’ai reçu.

 Parce que la France en a besoin. Parce qu’elle a déjà trop attendu.

 Parce que dans un monde qui change,

 l’immobilisme est suicidaire

. Parce que dans l’économie de l’innovation et de la connaissance, le conservatisme ne peut avoir d’autre issue que le déclin.


Ce que j’ai dit je le ferai parce que je vous le dois, parce que je le dois à la France.

Je n’ai rien oublié de ces longs mois de campagne où tous les jours je suis allé à votre rencontre pour vous écouter et pour vous parler. Je vous ai dit ce que je souhaitais pour notre pays. Je n’ai pas oublié.
Je vous ai dit que je ne vous trahirais pas, que je ne vous mentirais pas, que je ne vous tromperais pas. Je n’ai pas oublié.
J’ai voulu tout vous dire avant l’élection pour pouvoir tout faire après. Et je ferai tout.

C’est sur la foi de ces engagements qu’une grande majorité d’entre vous m’a témoigné sa confiance. Je sais que le pays attend beaucoup. Je sais qu’au cours de cette campagne une espérance est née, que chacun des candidats, à sa manière, sans doute, a contribué à nourrir. Oui, une espérance comme la France depuis bien longtemps n’en avait pas connu.
Car cela faisait bien longtemps que la plupart d’entre vous avait cessé d’avoir confiance en la politique, que la plupart d’entre vous avait cessé de croire qu’elle pouvait changer quelque chose dans le monde et vous aider à construire une vie meilleure.

A force de ne pas tenir ses promesses, à force de mentir, à force d’expliquer que l’on avait tout essayé et que l’on ne pouvait rien, qu’il fallait apprendre à subir au lieu de s’efforcer d’agir, la politique s’était elle-même discréditée. Elle avait cessé peu à peu d’exprimer cette volonté collective qui est sa raison d’être pour ne plus exprimer qu’un renoncement.

Cet affaissement de la politique minait la démocratie, laissait le champ libre à la violence et favorisait les extrêmes. La protestation sous toutes ses formes devenait plus radicale à mesure que grandissait le sentiment de n’être plus ni compris, ni écouté, ni respecté.

Le silence de la politique face à la lourdeur, à la dureté, à la difficulté croissantes de la vie, vous le ressentiez au mieux comme de l’indifférence, au pire comme du mépris. Ce sentiment d’indifférence et de mépris nourrissait le désespoir et la révolte de beaucoup d’entre vous.


La France qui souffre parce qu’elle a le sentiment que quoi qu’elle fasse elle ne pourra pas s’en sortir.
La France qui souffre parce qu’elle a peur de l’exclusion ou parce qu’elle vit dans la hantise du déclassement.
La France qui souffre de l’injustice, de la pauvreté ou de la discrimination.
La France qui souffre de la concurrence déloyale, du chantage aux délocalisations ou de l’insécurité.
La France qui est condamnée aux bas salaires et qui est démoralisée par l’assistanat.
La France qui n’en peut plus de payer pour les fraudeurs alors qu’elle a tant de mal à vivre.
La France qui souffre de ne pas pouvoir réussir, de ne pas pouvoir entreprendre, de ne pas pouvoir créer et qui est découragée, qui ne supporte plus de ne pas être soutenue, de ne pas être valorisée, qui souffre de ne pas pouvoir donner la mesure de son talent et qui est découragée.
La France de la jeunesse qui a le sentiment qu’on lui vole ses rêves.
La France des plus âgés qui ont travaillé toute leur vie, qui ont élevé leurs enfants le mieux possible, qui ont toujours fait leur devoir et qui ressentent comme une cruelle injustice d’être souvent oubliés de tous, condamnés parfois à l’indifférence et à la solitude.
La France de ceux que la vie n’a pas épargnés, qu’elle a parfois brisés.
La France des mères qui doivent élever seules leurs enfants, des malades dont la souffrance morale et sociale s’ajoute trop souvent à celle de la maladie.
La France de tous ceux qui se sentent mis à l’écart et qui n’ont pas les mêmes chances que les autres parce qu’ils sont différents.


Cette France qui pour toutes sortes de raisons éprouve au fond, à des degrés divers, une même souffrance, un même mal de vivre, un même mal d’être.


Cette France avait besoin qu’on lui parlât de nouveau.


Elle n’avait pas besoin de compassion. Elle n’avait pas besoin qu’on la plaigne.


Elle avait d’abord besoin de considération, d’attention, de respect. Elle avait besoin qu’on lui redonne de l’espoir.


La France qui souffre la France qui n’en peut plus, qui trouve la vie trop dure, cette France que j’ai rencontrée si souvent, je ne l’ai pas oubliée.



Il fallait que la politique cessât d’opposer les Français les uns aux autres et retrouvât le sens de l’intérêt général.


Il fallait que la politique cherchât de nouveau à rassembler et non plus à diviser.


Il fallait qu’elle se fixât de nouveau pour objectif de redonner aux Français le goût de vivre ensemble et de construire ensemble.


Il fallait qu’elle eût de nouveau pour horizon de faire partager à tous le sentiment qu’un destin commun nous liait les uns aux autres, que l’avenir de chacun dépendait de l’avenir de tous.


Il fallait que la politique redevînt capable de s’adresser à chaque individu comme à une personne humaine singulière et qu’en même temps elle réapprît à parler de la nation et de la République.


Il fallait que la politique se mît à reparler de ce qu’était un homme et de ce qu’était un citoyen, des droits de chacun et des devoirs de tous.


Il fallait que la politique pût dire à chacun qu’il n’était pas seul au monde pour affronter la mondialisation, mais qu’il faisait partie d’une grande nation qui l’aiderait, qui le soutiendrait, qui le protégerait.


Il fallait tout simplement que la politique se mît à reparler de la France.

Français, vous aviez besoin que l’on vous parle de la France. Vous vouliez que l’on vous redonne la fierté d’être Français. Vous vouliez retrouver le sentiment d’un destin commun, d’une identité, d’une solidarité, d’une volonté.

Ce fut le miracle de cette campagne que la France soit revenue au cœur du débat et que cela vous donne de nouveau envie de croire en la politique.


La France ce n’est pas la droite, la France ce n’est pas la gauche, la France c’est tous les Français, disait le Général De Gaulle.


C’est le rôle du Président de la République de travailler à l’union de tous les Français.
A l’instant même où le suffrage universel m’a désigné, j’ai cessé d’appartenir à ceux qui m’avaient soutenu pour devenir le Président de tous, y compris de ceux qui n’ont pas voté pour moi, de ceux qui m’ont combattu.


Je veux leur dire que je les respecterai, que je respecterai leurs convictions, que je respecterai leurs croyances.


Je veux leur dire que je gouvernerai selon les principes et les valeurs au nom desquels je me suis engagé à gouverner pendant toute la campagne présidentielle.


Mais je veux leur dire que parmi ces valeurs il y a l’ouverture d’esprit et l’esprit de tolérance.

L’ouverture pour moi, c’est l’ouverture aux idées des autres, aux idées nouvelles. C’est l’ouverture à la diversité, à la différence. C’est l’ouverture à tous les talents, à toutes les intelligences.


C’est le contraire du sectarisme, qui est un enfermement et un appauvrissement.


Quand on est sûr de ses valeurs, quand on a confiance en ses idées, quand on croit en ses choix, en ses engagements, on n’a pas peur de s’ouvrir.


L’ouverture ne me fait pas peur. Je la crois nécessaire parce que la différence est une richesse, parce que s’ouvrir aux points de vue et aux idées des autres oblige à réfléchir davantage, et parce que plus l’on veut réformer en profondeur, plus on veut bousculer d’habitudes, de privilèges, d’avantages acquis, de statuts et plus il faut être en mesure de rassembler largement, bien au-delà des frontières de sa famille politique.



L’ouverture ce ne sont pas les manœuvres d’appareil et la distribution des places. L’ouverture c’est juste cette disposition d’esprit par laquelle on admet que celui qui ne pense pas comme soi peut être sincère et peut avoir raison. C’est juste cette disposition d’esprit qui conduit à reconnaître que l’intelligence et le talent sont dans tous les camps et qu’il est normal, qu’il est naturel, qu’il est légitime de les solliciter parce que lorsqu’il s’agit de la France il n’y a pas de camp.



J’ai été élu sur un projet. Ce projet je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple. Mais dans la mise en œuvre de ce projet il y a de la place pour toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui aiment leur pays et qui veulent le servir sans renier leur histoire ni leurs convictions.



Je l’ai dit pendant la campagne : pour moi les convictions et les compétences sont plus importantes que les étiquettes.


C’est dans cet esprit que le gouvernement a été constitué. C’est dans cet esprit que j’ai demandé à des personnalités venues d’horizons politiques différents de travailler avec moi pour mettre en œuvre la politique que les Français ont approuvée.


Cette politique, après les résultats de l’élection présidentielle, elle s‘impose à tous les démocrates comme une exigence morale.


Chacun a le devoir de l’appliquer. Rien ne serait pire que le reniement de la parole donnée. Que personne ne s’y trompe : je tiendrai tous les engagements que j’ai pris et j’irai loin dans l’ouverture, dans les réformes, dans l’innovation, dans l’exigence de résultat.


C’est dans cet esprit que j’ai nommé François Fillon Premier Ministre. J’ai élaboré avec lui le projet que j’ai soumis aux Français. Ce projet, il le connaît mieux que quiconque. Je sais qu’il en partage l’esprit. Je connais sa détermination à ce qu’il soit mis en œuvre. Il était donc normal, il était logique que je lui demande de diriger le gouvernement. J’ai confiance en lui.



C’est dans cet esprit d’ouverture, de réforme, d’innovation et d’efficacité que j’ai souhaité que la moitié des ministres soit des femmes, pour que les comportements changent, pour donner l’exemple, pour qu’à l’avenir les plus hautes responsabilités ne soient plus systématiquement réservées aux hommes.

C’est dans cet esprit que j’ai nommé Rachida Dati Garde des Sceaux, afin qu’aucun enfant de nos banlieues ne puisse douter qu’il n’y a en France qu’une seule justice, égale pour tous.

C’est dans cet esprit que j’ai voulu qu’il n’y ait pas plus de 15 ministres, afin que l’action soit plus efficace et plus cohérente.

C’est dans cet esprit que j’ai voulu que les frontières des ministères soient redéfinies et les responsabilités regroupées afin que le pouvoir soit rendu à la politique.

C’est dans cet esprit que j’ai voulu que soit créé le Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Codéveloppement. L’immigration doit être choisie et non plus subie. La France doit faire partager ce qu’elle a de plus précieux à ceux qu’elle accueille, c’est-à-dire ses valeurs, sa culture, son histoire. Et si la France est prête à offrir à tous les hommes la fraternité, si dans les valeurs de la France il y a la générosité, si la France veut rester ouverte et accueillante, elle veut aussi qu’on l’aime et qu’on la respecte. Voilà pourquoi ce ministère a été créé. Voilà ce qu’il signifie.

C’est dans cet esprit d’ouverture, de réforme, d’innovation et d’efficacité que j’ai voulu que soit créé le grand Ministère du Développement Durable qui a été confié à Alain Juppé. Voilà la lutte contre le réchauffement climatique et l’écologie mises au cœur des politiques publiques. Voilà la France donnant l’exemple. Voilà l’ambition de la France.

C’est dans cet esprit que j’ai voulu que soit créé le grand Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi confié à Jean-Louis Borloo, qui est en quelque sorte le Ministère de la mondialisation et qui aura à relever le défi des délocalisations. Il ne doit pas y avoir de fatalité des délocalisations. La France doit se donner les moyens de relever le défi de la concurrence mondiale. Voilà la raison d’être de ce ministère.

C’est dans cet esprit aussi que j’ai voulu que soit créé le Ministère des Comptes Publics et de la Fonction Publique. La rigueur dans la gestion de nos finances publiques doit être une priorité. Notre endettement est devenu excessif. La France a pris des engagements. La France a accepté une discipline.


Ces engagements, cette discipline, elle doit les respecter. Mais il ne s’agit pas de se laisser aller une fois de plus à cet expédient absurde du rationnement budgétaire qui coupe sans discernement dans les dépenses et qui au bout du compte engendre plus de gaspillages que d’économies.
Il s’agit de réformer l’Etat, de changer nos méthodes en profondeur, d’introduire partout la culture du résultat et de l’évaluation, de mesurer l’efficacité de la dépense, de faire en sorte que plus aucun euro d’argent public ne soit gaspillé, que l’investissement remplace le fonctionnement, que les dépenses d’avenir se substituent à celles du passé.


Il s’agit que la dépense publique devienne un facteur de croissance et non plus un fardeau pour notre économie.


Que l’on ne compte pas sur moi pour la démagogie, pour le laxisme, pour la fuite en avant. Les choix qui seront nécessaires, je les ferai même s’ils ne sont pas populaires, même s’ils sont difficiles.
Mais que l’on ne compte pas non plus sur moi pour mettre en œuvre une politique d’austérité et de sacrifice qui étoufferait l’activité, qui détruirait l’emploi, qui diminuerait le pouvoir d’achat, et qui ferait porter une fois encore aux plus modestes et aux classes moyennes tout le poids de la rigueur.


Que l’on ne compte pas sur moi pour faire des fonctionnaires les boucs émissaires de la faillite de nos finances publiques dont ils ne sont pas responsables.

Français, je vous dirai la vérité, je m’y suis engagé. Cet engagement je le tiendrai. Parce que cette vérité je vous la dois, parce que vous dire la vérité c’est vous respecter.


Réduire notre dépense, notre déficit et notre endettement, c’est faire le choix de la vérité contre le mensonge. C’est faire le choix de la responsabilité contre la démagogie. C’est le but des réformes : elles permettront de faire des économies et en même temps de stimuler la croissance et d’augmenter les recettes. Ce sont les réformes qui permettront de réduire durablement le déficit et la dette.



J’irai le plus loin possible dans la réforme.


Je ferai tout ce que j’ai dit : la réhabilitation de la valeur travail, la récompense du mérite, l’école de l’excellence, la lutte contre les fraudes, les peines planchers pour les récidivistes, la suppression de l’excuse de minorité pour les adolescents délinquants, le plein emploi, la sécurité sociale professionnelle, l’augmentation du pouvoir d’achat, la moralisation du capitalisme financier, la synthèse de la France du « oui » et de la France du « non »...


Je ne me laisserai pas détourner de mon objectif.



Je vois bien que la pensée unique est de retour. Comme toujours, après avoir subi une défaite, elle revient à la charge. On la voit s’insinuer partout et s’opposer à tout.


Je le dis tranquillement mais fermement. Son règne est terminé. Je veux que l’on puisse penser librement, débattre librement, décider librement. Je suis pour la liberté de l’esprit et contre tous les conformismes. Je suis pour que l’intelligence soit libre, pour que l’imagination soit libre.



La pensée unique veut interdire de parler de la monnaie. Je continuerai à parler de la monnaie, parce que dans tous les pays du monde on parle de la monnaie, parce que dans tous les pays du monde on se sert de la monnaie, parce que lorsqu’on surévalue la monnaie on dévalue le travail.



La pensée unique ne veut pas entendre parler de protection. Elle traite de protectionnistes tous ceux qui veulent plus de protection. Je revendique le droit d’être pour la protection sans être protectionniste.

La pensée unique s’oppose à l’exonération des charges et des impôts pour les heures supplémentaires. Cette exonération je l’ai promise et je la ferai. Parce que je crois au travail, parce que je crois à cette idée simple que l’on doit pouvoir travailler plus pour gagner plus. Parce que je crois que c’est le travail qui crée le travail.

La pensée unique s’oppose à la déduction du revenu imposable des intérêts des emprunts contractés pour l’achat de sa résidence principale. Cette déduction je l’ai promise et je la ferai. Parce que je veux une France de propriétaires. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m’y suis engagé, s’appliquera à tous les emprunts en cours.

La pensée unique récuse le bouclier fiscal à 50% y compris la CSG et la CRDS. Ce bouclier fiscal je l’ai promis et je l’instaurerai. Parce qu’il vaut mieux que les capitaux français créent des emplois et payent des impôts en France plutôt qu’à l’étranger. Parce que la réussite doit être encouragée. Parce que laisser la moitié de ses revenus au fisc c’est déjà considérable. Et si tous les talents s’en vont, où irons-nous chercher la croissance ?

La pensé unique dit qu’il est impossible de supprimer la carte scolaire. Mais moi je crois que dans une démocratie évoluée, les parents doivent pouvoir choisir librement et en toute connaissance de cause l’école de leurs enfants. Je veux démontrer que ce n’est pas la contrainte mais la liberté, l’autonomie et l’évaluation qui peuvent le mieux garantir la mixité et l’excellence de l’école. Je l’ai promis, je le ferai.

La pensée unique disait que les peines planchers ce n’était pas possible. Elle disait que la réforme de l’ordonnance sur les mineurs, ce n’était pas possible. Comme je m’y suis engagé, les peines planchers seront instaurées parce que la multi-récidive doit être sanctionnée sévèrement.
L’ordonnance sur les mineurs sera changée parce que dans beaucoup de cas l’excuse de minorité n’a pas lieu d’être, et parce qu’on ne rend pas service à l’adolescent qu’on ne punit pas quand il commet un délit.

La pensée unique dit que l’on ne peut pas supprimer un poste de fonctionnaire qui part à la retraite, ni supprimer tous les organismes inutiles. Je le ferai quand même, parce que je veux démontrer que la réforme de l’Etat est possible et qu’elle peut permettre de réduire considérablement le gaspillage de l’argent public.

La pensée unique ne croyait pas au traité simplifié. Et pourtant cette idée progresse et j’irai jusqu’au bout parce qu’elle est la seule à pouvoir sortir l’Europe de la situation de blocage dans laquelle elle se trouve. Les Français l’ont bien compris.

La pensée unique ne croyait pas à l’interdiction des parachutes dorés. Cette interdiction je l’ai promise et je la mettrai en œuvre, parce que les parachutes dorés sont contraires à l’éthique du capitalisme. Je suis pour que celui qui prend des risques et qui réussit puisse recevoir la récompense de ses efforts, mais je trouve moralement inacceptable que celui qui échoue soit récompensé.

La pensée unique ne voulait pas entendre parler de la possibilité pour chacun de léguer à ses enfants le fruit d’une vie de travail en franchise d’impôt. Les Français eux ont compris cette mesure et l’ont approuvée. Elle sera mise en œuvre, que cela plaise ou non à la pensée unique.

La pensée unique disait que le service minimum dans les transports c’était impossible. Il y aura un service minimum dans les transports. Je l’ai promis aux Français. Je le ferai.

La pensée unique ne voulait pas de l’autonomie des universités. J’ai promis de donner à chaque université la possibilité, si elle le souhaite, d’adopter un statut d’autonomie. Je tiendrai ma promesse.

La pensée unique affirmait que je reculerais devant la réforme des régimes spéciaux. Cette réforme je l’ai promise. Je la ferai parce que c’est une question de justice, et parce qu’elle permettra de financer la hausse des petites retraites qui ne permettent pas de vivre décemment.

Toutes les promesses que j’ai faites, je les ai faites en toute connaissance de cause. Tous les engagements que j’ai pris, je les ai pris en conscience.
Je tiendrai mes promesses. Je respecterai mes engagements.

Je le dis en pesant mes mots : je ne laisserai personne dénaturer le projet que j’ai porté tout au long de la campagne présidentielle.


Je ne laisserai personne renier mes engagements.

Mais pour moi un projet, ce n’est pas une juxtaposition de mesures, ce n’est pas un catalogue. C’est une philosophie. C’est une perspective. C’est une logique. C’est un tout.


Il ne s’agit pas d’égrener des mesures une par une, dans le désordre. Il s’agit d’avoir une stratégie, d’avoir une cohérence. Il s’agit de comprendre que tout se tient, que tout doit être lié : l’offre et la demande ; la politique européenne, la politique économique et la politique sociale ; la politique industrielle, la politique énergétique, la recherche, la formation…



J’ai dit que ma priorité serait de réconcilier la France du « oui » et celle du « non ». Et c’est ce que je m’efforce de faire en ouvrant les discussions sur l’organisation de la zone euro, sur l’instauration d’une préférence communautaire, sur la nécessité de donner de vraies frontières à l’Europe, en plaidant pour des politiques industrielles.


J’ai dit que nos prélèvements devaient se rapprocher progressivement de la moyenne européenne parce que c’est la condition de notre compétitivité en Europe, parce que c’est notre meilleure protection contre le dumping fiscal.


J’ai dit qu’il était préférable de faire payer le pollueur et le consommateur plutôt que le travailleur, et qu’il fallait taxer les importations et détaxer les exportations pour freiner les délocalisations.


Tout cela fait partie d’un projet global, ambitieux, cohérent.


Ce projet, on ne peut pas le couper en morceaux. Il a pour ambition de changer les comportements et les idées. C’est un projet qui va bien au-delà de la gestion, qui parle de la morale, de l’école, de la culture, de la santé. C’est un projet de changement et un projet de civilisation qui s’intéresse à toutes les dimensions de la vie, qui ne s’intéresse pas seulement au chômage et à l’exclusion mais aussi à la dépression, à la solitude, à la maladie.

J’ai pris des engagements sur l’école. J’écrirai bientôt à tous les éducateurs de France.


J’ai pris des engagements sur la maladie d’Alzheimer à laquelle je veux consacrer d’importants moyens. Je les tiendrai.


J’ai pris des engagements sur les hôpitaux qui manquent de moyens, et sur le personnel hospitalier qui souffre à cause des 35 heures. Je les tiendrai.


J’ai pris des engagements sur la poursuite du plan cancer. Je les tiendrai.


J’ai pris des engagements pour permettre à tous les Français de pouvoir bénéficier de soins palliatifs. Je les tiendrai.

Tout est lié, dans les sentiments, dans les souffrances, dans les comportements, tout s’enchevêtre dans la société et dans l’économie. Combien coûte la dépression à l’économie française ?

Combien coûte la désorganisation des hôpitaux ? Tout se tient.

Pour bousculer les contraintes, pour en trancher les nœuds, il faut frapper fort,

 il faut agir sur tous les fronts à la fois, il faut créer un effet d’entraînement, il faut une masse critique.
Souvenez-vous du Général De Gaulle en 1958, quand la France allait si mal et que tout fut rétabli en six mois : la Constitution, la réforme de l’Etat, le plan Rueff, ce fut un grand choc d’où jaillirent ensemble la stabilité, la confiance et la croissance.


Souvenez-vous de Danton devant la Convention : « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace et la France sera sauvée ! »


Il en a fallu de l’audace, aux grands moments de l’histoire, pour sortir du statu quo et de l’immobilisme.


Il en a fallu de l’audace pour penser les nouveaux mondes quand les anciens s’écroulaient.


Il en a fallu de l’audace pour sortir des sentiers battus, rompre avec les habitudes, imaginer des façons de faire et de penser radicalement nouvelles.


Il en a fallu de l’audace à ceux qui, prévoyant la fin de l’ordre établi, cherchaient à inventer l’avenir.


Il en a fallu de l’audace aux hommes de la Renaissance qui vivaient avec la conviction que tout était possible.


Il en a fallu de l’audace aux hommes des Lumières et à ceux de la Révolution.


Il en a fallu de l’audace aux hommes du Conseil National de la Résistance et à ceux de 1958.
Sans cette audace, nous ne ferons rien.


Sans cette audace, la machinerie administrative imposera sa logique routinière qui répète à l’infini les mêmes idées, les mêmes paroles, les mêmes gestes, les mêmes certitudes que rien ne peut changer.

Cette audace, la politique doit l’imposer aux administrations, aux experts, aux notables, aux frileux.


Cette audace, elle doit être opposée à tous ceux qui proclament toujours que tout est impossible. A tous ceux qui, au lieu de chercher de bonnes raisons d’agir, se cherchent au contraire toujours de bonnes raisons de ne rien tenter. A tous ceux qui n’arrivent pas à concevoir une autre politique que celle qui échoue depuis des décennies. A tous ceux qui n’arrivent pas à s’arracher aux dogmes de la pensée unique. A tous ceux qui croient dur comme fer qu’il n’y a jamais rien de nouveau sous le soleil. A tous ceux qui répètent qu’il est impossible de vaincre le chômage, d’augmenter le pouvoir d’achat, de résoudre la crise du logement ou de faire un point de croissance de plus chaque année, alors que tant d’autres pays l’ont fait.


A tous ceux-là, je dis que je ne laisserai personne faire obstacle aux réformes.


Je me souviens d’Alstom qui ne pouvait pas être sauvée et qui a été sauvée. Je me souviens d’Alstom qui n’était pas viable et qui est aujourd’hui l’une des entreprises françaises les plus prospères.

Il n’y a pas de démocratie sans confiance. Une confiance tellement ébranlée, tellement fragile qu’elle ne se rétablira pas si l’effort pour tenir les promesses faites au peuple français n’est pas réel et n’est pas sincère.

Dans les circonstances actuelles, face à l’attente si forte qui s’est exprimée, tenir ses engagements est une exigence morale. Cette exigence, je la fais mienne.


Je ne transigerai pas. Je ne me laisserai pas enfermer dans la pensée unique, dans les habitudes, dans les routines, dans les inerties des bureaucraties. Je ne me laisserai pas prendre en main par les conservatismes, les corporatismes et les féodalités de toutes sortes qui depuis si longtemps paralysent l’action de l’Etat.


Ce que j’ai dit je le ferai, et je le ferai avec la volonté de ne choquer personne, de respecter les choix et les croyances de chacun. Je le ferai avec le souci que chaque Français puisse reconnaître dans la politique de la France une part de lui-même.


Je ne parlerai pas seulement au nom de tous. Je parlerai aussi pour chacun, pour que chaque opinion, chaque croyance, chaque sensibilité soit prise en considération, pour que chaque souffrance, chaque difficulté, chaque aspiration soit prise en compte.



Ce que j’ai dit, je le ferai.

Je le ferai dans la concertation, dans la négociation. Je le ferai calmement. Je le ferai en essayant de convaincre plutôt que de passer en force. Mais croyez-moi, je le ferai.


Je l’ai dit : je serai un Président qui gouverne. Les Français élisent le Président de la République pour qu’il agisse et pour qu’il décide. C’est la haute idée que je me fais de la fonction présidentielle.


Je serai un Président qui gouverne. Je le serai avec le souci de préserver l’autorité de la fonction présidentielle.


Je le serai avec le souci de rester au-dessus des partis et de conserver ce rôle de rassembleur qui est l’essence même de la fonction présidentielle.


Mais je le serai.

J’ai dit que je voulais une République réelle et une démocratie irréprochable.


Dès après les élections législatives je prendrai des initiatives dans ce sens.


J’ai dit que je voulais un Etat impartial. Il le sera, et les nominations aux postes les plus importants seront soumises à l’approbation du Parlement.


Pour l’heure, le gouvernement est au travail. Il travaille à mettre en œuvre le projet pour lequel les Français ont voté.


Il travaille à mettre en œuvre le changement que les Français ont souhaité.


Chacun attend que ce changement s’opère. Sitôt la nouvelle Assemblée élue, j’adresserai à chacun des Ministres une lettre de mission qui lui fixera des objectifs et qui permettra d’évaluer ses résultats.


Je dirai ce que sera le plan d’action du gouvernement. J’indiquerai quels sont la portée, la logique et les moyens de ce plan. Je fixerai la stratégie budgétaire pour les cinq ans à venir, de sorte qu’à l’échéance du quinquennat nos finances publiques soient rétablies.


Je convoquerai alors le Parlement en session extraordinaire pour que soient votées au plus tôt les mesures les plus urgentes, celles qui sont les plus susceptibles de rétablir la confiance et d’entraîner la croissance. Je pense aux peines planchers pour les récidivistes. Je pense aux mesures fiscales. Je pense au premier volet de la réforme universitaire. Je pense au service minimum.

Je pense qu’il est urgent d’indiquer aux Français que les choses changent et que les promesses seront tenues. Je ne crois pas que la précipitation ait beaucoup de vertu. Mais le principal obstacle au changement réside davantage dans la tentation de l’attentisme qui a déjà provoqué l’échec de tant de gouvernements, qui à force de donner du temps au temps ont fini par ne plus avoir assez de temps devant eux.
Ma philosophie est simple : la France ne peut plus attendre et les Français non plus. Ils ont déjà trop attendu. Maintenant il faut agir.


Maintenant, il faut que la France se remette en mouvement, qu’elle se remette à créer, qu’elle se remette à inventer, qu’elle se remette à vivre, qu’elle retrouve sa joie de vivre parce que l’avenir aura cessé d’être une menace pour redevenir une promesse, parce que chacun aura à nouveau le sentiment que demain n’est pas condamné à être pire qu’hier, que demain les fils ne seront plus condamnés à vivre moins bien que leurs parents.

L’impuissance publique est la cause principale de nos maux.


Français, vous l’avez compris et vous l’avez exprimé avec force : la politique ne peut rien quand elle ne veut rien.


Et quand la politique ne peut rien parce qu’elle ne veut rien, il n’y a plus de liberté pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’en sortir tout seuls, pour ceux que leur famille ne peut pas aider, pour ceux qui partent de plus loin sur la ligne de départ de la vie, pour ceux qui n’ont pas les moyens de se protéger eux-mêmes…

Vous attendez que la politique soit de nouveau au rendez-vous de l’histoire. Elle le sera. C’est pour cela que vous m’avez élu. Mais la politique de la France ne peut pas être la politique d’un seul homme. La politique de la France c’est l’affaire de toute la nation. La politique de la France c’est l’affaire de tous les Français.
Le changement pour qu’il soit profond, pour qu’il soit réel, doit être porté par un élan populaire.
Le changement, il ne peut pas être imposé d’en haut. Il peut l’être d’autant moins que pour mettre son projet en œuvre, le Président de la République ne peut pas agir sans le Parlement.

Françaises, Français, en m’élisant vous avez indiqué dans quelles directions vous vouliez aller. Vous avez choisi votre Président. Il vous faut maintenant désigner la nouvelle Assemblée.
De deux choses l’une : ou bien une majorité présidentielle qui a choisi de me soutenir est élue et le projet que vous avez approuvé lors de l’élection présidentielle pourra être mis en œuvre.
Ou bien la majorité qui s’installe à l’Assemblée Nationale s’oppose à ce projet, et alors commence une cohabitation avec son cortège de conflits larvés et de paralysie.

Françaises, Français, je vous demande de donner une majorité à la France pour qu’elle puisse avancer. Elle ne peut plus attendre cinq ans de plus dans l’immobilisme.
Il vous reste deux semaines pour choisir.
Il vous reste deux semaines pour parachever l’impensable révolution que vous avez accomplie le 22 avril et le 6 mai.
Il vous reste deux semaines pour décider ou non de me renouveler votre confiance.

Françaises, Français, je vous demande de me donner la majorité dont j’ai besoin pour gouverner et pour tenir les engagements que j’ai pris envers vous.

Vive la République !
Vive la France !

30.05.2007

De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace

 
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Donner une majorité à la France
 pour qu’elle puisse avancer

Nicolas SARKOZY
Président de la République

Réunion républicaine
Le Havre – mardi 29 mai 2007



Seul le prononcé fait foi




C’est à vous tous, Françaises, Français, que je m’adresse ce soir.
C’est la première fois depuis que vous m’avez élu Président de la République.

 J’ai voulu vous parler directement. J’ai voulu le faire ici, au milieu du peuple français, au Havre, cette ville qui connaît le prix de l’effort et du travail. Cette ville qui s’est relevée, qui s’est reconstruite, par le courage et par l’énergie de ses habitants. Cette ville qui a connu et surmonté toutes les épreuves et qui, avec son maire, mon ami Antoine Rufenacht, a retrouvé sa prospérité, son dynamisme.

Pour ce premier discours, je voulais être parmi les travailleurs, les ouvriers, les marins, je voulais partager avec eux les sentiments et les espoirs qui sont ceux de tous les Français.

Françaises, Français, je voudrais vous dire l’émotion qui a été la mienne d’avoir été choisi pour représenter le plus beau pays du monde et pour parler en son nom à tous les hommes, moi le fils d’un Hongrois et le petit-fils d’un Grec de Salonique, le Français au sang mêlé qui aime la France plus que tout au monde et auquel la France a tout donné.

Au moment de mon investiture, je n’ai pas éprouvé cette joie qu’on éprouve habituellement quand on a le sentiment de réaliser le rêve d’une vie. A cet instant si solennel j’ai d’abord ressenti de la gravité devant l’immensité de la tâche à accomplir. J’ai mesuré la responsabilité si lourde qui m’incombe désormais.

Je n’ai pas vécu cette élection comme une victoire personnelle ni comme la victoire d’un parti ou d’un camp mais comme la victoire de la France qui reprenait confiance en elle-même, qui se remettait à croire à son destin, qui se disait que tout n’était pas fini, comme la victoire d’un peuple qui se lève pour dire que désormais il ne laissera plus personne penser à sa place, choisir à sa place, décider à sa place.

Mais ce fut aussi une victoire de la démocratie. Car avec un taux de participation de presque 85% c’est toute la France qui a voté. Elle l’a fait sans ambiguïté. Elle a choisi le changement. Elle a choisi la rupture avec les comportements, les modes de pensée, les idées du passé. Ce vote du peuple français tout entier, cette participation exceptionnelle expriment une attente et une exigence elles aussi exceptionnelles et que je n’ai pas le droit de décevoir. Ce changement, cette rupture que le peuple a souhaités, que le peuple a voulus, je les accomplirai. Parce que c’est le mandat que j’ai reçu.

 Parce que la France en a besoin. Parce qu’elle a déjà trop attendu.

 Parce que dans un monde qui change,

 l’immobilisme est suicidaire

. Parce que dans l’économie de l’innovation et de la connaissance, le conservatisme ne peut avoir d’autre issue que le déclin.


Ce que j’ai dit je le ferai parce que je vous le dois, parce que je le dois à la France.

Je n’ai rien oublié de ces longs mois de campagne où tous les jours je suis allé à votre rencontre pour vous écouter et pour vous parler. Je vous ai dit ce que je souhaitais pour notre pays. Je n’ai pas oublié.
Je vous ai dit que je ne vous trahirais pas, que je ne vous mentirais pas, que je ne vous tromperais pas. Je n’ai pas oublié.
J’ai voulu tout vous dire avant l’élection pour pouvoir tout faire après. Et je ferai tout.

C’est sur la foi de ces engagements qu’une grande majorité d’entre vous m’a témoigné sa confiance. Je sais que le pays attend beaucoup. Je sais qu’au cours de cette campagne une espérance est née, que chacun des candidats, à sa manière, sans doute, a contribué à nourrir. Oui, une espérance comme la France depuis bien longtemps n’en avait pas connu.
Car cela faisait bien longtemps que la plupart d’entre vous avait cessé d’avoir confiance en la politique, que la plupart d’entre vous avait cessé de croire qu’elle pouvait changer quelque chose dans le monde et vous aider à construire une vie meilleure.

A force de ne pas tenir ses promesses, à force de mentir, à force d’expliquer que l’on avait tout essayé et que l’on ne pouvait rien, qu’il fallait apprendre à subir au lieu de s’efforcer d’agir, la politique s’était elle-même discréditée. Elle avait cessé peu à peu d’exprimer cette volonté collective qui est sa raison d’être pour ne plus exprimer qu’un renoncement.

Cet affaissement de la politique minait la démocratie, laissait le champ libre à la violence et favorisait les extrêmes. La protestation sous toutes ses formes devenait plus radicale à mesure que grandissait le sentiment de n’être plus ni compris, ni écouté, ni respecté.

Le silence de la politique face à la lourdeur, à la dureté, à la difficulté croissantes de la vie, vous le ressentiez au mieux comme de l’indifférence, au pire comme du mépris. Ce sentiment d’indifférence et de mépris nourrissait le désespoir et la révolte de beaucoup d’entre vous.


La France qui souffre parce qu’elle a le sentiment que quoi qu’elle fasse elle ne pourra pas s’en sortir.
La France qui souffre parce qu’elle a peur de l’exclusion ou parce qu’elle vit dans la hantise du déclassement.
La France qui souffre de l’injustice, de la pauvreté ou de la discrimination.
La France qui souffre de la concurrence déloyale, du chantage aux délocalisations ou de l’insécurité.
La France qui est condamnée aux bas salaires et qui est démoralisée par l’assistanat.
La France qui n’en peut plus de payer pour les fraudeurs alors qu’elle a tant de mal à vivre.
La France qui souffre de ne pas pouvoir réussir, de ne pas pouvoir entreprendre, de ne pas pouvoir créer et qui est découragée, qui ne supporte plus de ne pas être soutenue, de ne pas être valorisée, qui souffre de ne pas pouvoir donner la mesure de son talent et qui est découragée.
La France de la jeunesse qui a le sentiment qu’on lui vole ses rêves.
La France des plus âgés qui ont travaillé toute leur vie, qui ont élevé leurs enfants le mieux possible, qui ont toujours fait leur devoir et qui ressentent comme une cruelle injustice d’être souvent oubliés de tous, condamnés parfois à l’indifférence et à la solitude.
La France de ceux que la vie n’a pas épargnés, qu’elle a parfois brisés.
La France des mères qui doivent élever seules leurs enfants, des malades dont la souffrance morale et sociale s’ajoute trop souvent à celle de la maladie.
La France de tous ceux qui se sentent mis à l’écart et qui n’ont pas les mêmes chances que les autres parce qu’ils sont différents.


Cette France qui pour toutes sortes de raisons éprouve au fond, à des degrés divers, une même souffrance, un même mal de vivre, un même mal d’être.


Cette France avait besoin qu’on lui parlât de nouveau.


Elle n’avait pas besoin de compassion. Elle n’avait pas besoin qu’on la plaigne.


Elle avait d’abord besoin de considération, d’attention, de respect. Elle avait besoin qu’on lui redonne de l’espoir.


La France qui souffre la France qui n’en peut plus, qui trouve la vie trop dure, cette France que j’ai rencontrée si souvent, je ne l’ai pas oubliée.



Il fallait que la politique cessât d’opposer les Français les uns aux autres et retrouvât le sens de l’intérêt général.


Il fallait que la politique cherchât de nouveau à rassembler et non plus à diviser.


Il fallait qu’elle se fixât de nouveau pour objectif de redonner aux Français le goût de vivre ensemble et de construire ensemble.


Il fallait qu’elle eût de nouveau pour horizon de faire partager à tous le sentiment qu’un destin commun nous liait les uns aux autres, que l’avenir de chacun dépendait de l’avenir de tous.


Il fallait que la politique redevînt capable de s’adresser à chaque individu comme à une personne humaine singulière et qu’en même temps elle réapprît à parler de la nation et de la République.


Il fallait que la politique se mît à reparler de ce qu’était un homme et de ce qu’était un citoyen, des droits de chacun et des devoirs de tous.


Il fallait que la politique pût dire à chacun qu’il n’était pas seul au monde pour affronter la mondialisation, mais qu’il faisait partie d’une grande nation qui l’aiderait, qui le soutiendrait, qui le protégerait.


Il fallait tout simplement que la politique se mît à reparler de la France.

Français, vous aviez besoin que l’on vous parle de la France. Vous vouliez que l’on vous redonne la fierté d’être Français. Vous vouliez retrouver le sentiment d’un destin commun, d’une identité, d’une solidarité, d’une volonté.

Ce fut le miracle de cette campagne que la France soit revenue au cœur du débat et que cela vous donne de nouveau envie de croire en la politique.


La France ce n’est pas la droite, la France ce n’est pas la gauche, la France c’est tous les Français, disait le Général De Gaulle.


C’est le rôle du Président de la République de travailler à l’union de tous les Français.
A l’instant même où le suffrage universel m’a désigné, j’ai cessé d’appartenir à ceux qui m’avaient soutenu pour devenir le Président de tous, y compris de ceux qui n’ont pas voté pour moi, de ceux qui m’ont combattu.


Je veux leur dire que je les respecterai, que je respecterai leurs convictions, que je respecterai leurs croyances.


Je veux leur dire que je gouvernerai selon les principes et les valeurs au nom desquels je me suis engagé à gouverner pendant toute la campagne présidentielle.


Mais je veux leur dire que parmi ces valeurs il y a l’ouverture d’esprit et l’esprit de tolérance.

L’ouverture pour moi, c’est l’ouverture aux idées des autres, aux idées nouvelles. C’est l’ouverture à la diversité, à la différence. C’est l’ouverture à tous les talents, à toutes les intelligences.


C’est le contraire du sectarisme, qui est un enfermement et un appauvrissement.


Quand on est sûr de ses valeurs, quand on a confiance en ses idées, quand on croit en ses choix, en ses engagements, on n’a pas peur de s’ouvrir.


L’ouverture ne me fait pas peur. Je la crois nécessaire parce que la différence est une richesse, parce que s’ouvrir aux points de vue et aux idées des autres oblige à réfléchir davantage, et parce que plus l’on veut réformer en profondeur, plus on veut bousculer d’habitudes, de privilèges, d’avantages acquis, de statuts et plus il faut être en mesure de rassembler largement, bien au-delà des frontières de sa famille politique.



L’ouverture ce ne sont pas les manœuvres d’appareil et la distribution des places. L’ouverture c’est juste cette disposition d’esprit par laquelle on admet que celui qui ne pense pas comme soi peut être sincère et peut avoir raison. C’est juste cette disposition d’esprit qui conduit à reconnaître que l’intelligence et le talent sont dans tous les camps et qu’il est normal, qu’il est naturel, qu’il est légitime de les solliciter parce que lorsqu’il s’agit de la France il n’y a pas de camp.



J’ai été élu sur un projet. Ce projet je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple. Mais dans la mise en œuvre de ce projet il y a de la place pour toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui aiment leur pays et qui veulent le servir sans renier leur histoire ni leurs convictions.



Je l’ai dit pendant la campagne : pour moi les convictions et les compétences sont plus importantes que les étiquettes.


C’est dans cet esprit que le gouvernement a été constitué. C’est dans cet esprit que j’ai demandé à des personnalités venues d’horizons politiques différents de travailler avec moi pour mettre en œuvre la politique que les Français ont approuvée.


Cette politique, après les résultats de l’élection présidentielle, elle s‘impose à tous les démocrates comme une exigence morale.


Chacun a le devoir de l’appliquer. Rien ne serait pire que le reniement de la parole donnée. Que personne ne s’y trompe : je tiendrai tous les engagements que j’ai pris et j’irai loin dans l’ouverture, dans les réformes, dans l’innovation, dans l’exigence de résultat.


C’est dans cet esprit que j’ai nommé François Fillon Premier Ministre. J’ai élaboré avec lui le projet que j’ai soumis aux Français. Ce projet, il le connaît mieux que quiconque. Je sais qu’il en partage l’esprit. Je connais sa détermination à ce qu’il soit mis en œuvre. Il était donc normal, il était logique que je lui demande de diriger le gouvernement. J’ai confiance en lui.



C’est dans cet esprit d’ouverture, de réforme, d’innovation et d’efficacité que j’ai souhaité que la moitié des ministres soit des femmes, pour que les comportements changent, pour donner l’exemple, pour qu’à l’avenir les plus hautes responsabilités ne soient plus systématiquement réservées aux hommes.

C’est dans cet esprit que j’ai nommé Rachida Dati Garde des Sceaux, afin qu’aucun enfant de nos banlieues ne puisse douter qu’il n’y a en France qu’une seule justice, égale pour tous.

C’est dans cet esprit que j’ai voulu qu’il n’y ait pas plus de 15 ministres, afin que l’action soit plus efficace et plus cohérente.

C’est dans cet esprit que j’ai voulu que les frontières des ministères soient redéfinies et les responsabilités regroupées afin que le pouvoir soit rendu à la politique.

C’est dans cet esprit que j’ai voulu que soit créé le Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Codéveloppement. L’immigration doit être choisie et non plus subie. La France doit faire partager ce qu’elle a de plus précieux à ceux qu’elle accueille, c’est-à-dire ses valeurs, sa culture, son histoire. Et si la France est prête à offrir à tous les hommes la fraternité, si dans les valeurs de la France il y a la générosité, si la France veut rester ouverte et accueillante, elle veut aussi qu’on l’aime et qu’on la respecte. Voilà pourquoi ce ministère a été créé. Voilà ce qu’il signifie.

C’est dans cet esprit d’ouverture, de réforme, d’innovation et d’efficacité que j’ai voulu que soit créé le grand Ministère du Développement Durable qui a été confié à Alain Juppé. Voilà la lutte contre le réchauffement climatique et l’écologie mises au cœur des politiques publiques. Voilà la France donnant l’exemple. Voilà l’ambition de la France.

C’est dans cet esprit que j’ai voulu que soit créé le grand Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi confié à Jean-Louis Borloo, qui est en quelque sorte le Ministère de la mondialisation et qui aura à relever le défi des délocalisations. Il ne doit pas y avoir de fatalité des délocalisations. La France doit se donner les moyens de relever le défi de la concurrence mondiale. Voilà la raison d’être de ce ministère.

C’est dans cet esprit aussi que j’ai voulu que soit créé le Ministère des Comptes Publics et de la Fonction Publique. La rigueur dans la gestion de nos finances publiques doit être une priorité. Notre endettement est devenu excessif. La France a pris des engagements. La France a accepté une discipline.


Ces engagements, cette discipline, elle doit les respecter. Mais il ne s’agit pas de se laisser aller une fois de plus à cet expédient absurde du rationnement budgétaire qui coupe sans discernement dans les dépenses et qui au bout du compte engendre plus de gaspillages que d’économies.
Il s’agit de réformer l’Etat, de changer nos méthodes en profondeur, d’introduire partout la culture du résultat et de l’évaluation, de mesurer l’efficacité de la dépense, de faire en sorte que plus aucun euro d’argent public ne soit gaspillé, que l’investissement remplace le fonctionnement, que les dépenses d’avenir se substituent à celles du passé.


Il s’agit que la dépense publique devienne un facteur de croissance et non plus un fardeau pour notre économie.


Que l’on ne compte pas sur moi pour la démagogie, pour le laxisme, pour la fuite en avant. Les choix qui seront nécessaires, je les ferai même s’ils ne sont pas populaires, même s’ils sont difficiles.
Mais que l’on ne compte pas non plus sur moi pour mettre en œuvre une politique d’austérité et de sacrifice qui étoufferait l’activité, qui détruirait l’emploi, qui diminuerait le pouvoir d’achat, et qui ferait porter une fois encore aux plus modestes et aux classes moyennes tout le poids de la rigueur.


Que l’on ne compte pas sur moi pour faire des fonctionnaires les boucs émissaires de la faillite de nos finances publiques dont ils ne sont pas responsables.

Français, je vous dirai la vérité, je m’y suis engagé. Cet engagement je le tiendrai. Parce que cette vérité je vous la dois, parce que vous dire la vérité c’est vous respecter.


Réduire notre dépense, notre déficit et notre endettement, c’est faire le choix de la vérité contre le mensonge. C’est faire le choix de la responsabilité contre la démagogie. C’est le but des réformes : elles permettront de faire des économies et en même temps de stimuler la croissance et d’augmenter les recettes. Ce sont les réformes qui permettront de réduire durablement le déficit et la dette.



J’irai le plus loin possible dans la réforme.


Je ferai tout ce que j’ai dit : la réhabilitation de la valeur travail, la récompense du mérite, l’école de l’excellence, la lutte contre les fraudes, les peines planchers pour les récidivistes, la suppression de l’excuse de minorité pour les adolescents délinquants, le plein emploi, la sécurité sociale professionnelle, l’augmentation du pouvoir d’achat, la moralisation du capitalisme financier, la synthèse de la France du « oui » et de la France du « non »...


Je ne me laisserai pas détourner de mon objectif.



Je vois bien que la pensée unique est de retour. Comme toujours, après avoir subi une défaite, elle revient à la charge. On la voit s’insinuer partout et s’opposer à tout.


Je le dis tranquillement mais fermement. Son règne est terminé. Je veux que l’on puisse penser librement, débattre librement, décider librement. Je suis pour la liberté de l’esprit et contre tous les conformismes. Je suis pour que l’intelligence soit libre, pour que l’imagination soit libre.



La pensée unique veut interdire de parler de la monnaie. Je continuerai à parler de la monnaie, parce que dans tous les pays du monde on parle de la monnaie, parce que dans tous les pays du monde on se sert de la monnaie, parce que lorsqu’on surévalue la monnaie on dévalue le travail.



La pensée unique ne veut pas entendre parler de protection. Elle traite de protectionnistes tous ceux qui veulent plus de protection. Je revendique le droit d’être pour la protection sans être protectionniste.

La pensée unique s’oppose à l’exonération des charges et des impôts pour les heures supplémentaires. Cette exonération je l’ai promise et je la ferai. Parce que je crois au travail, parce que je crois à cette idée simple que l’on doit pouvoir travailler plus pour gagner plus. Parce que je crois que c’est le travail qui crée le travail.

La pensée unique s’oppose à la déduction du revenu imposable des intérêts des emprunts contractés pour l’achat de sa résidence principale. Cette déduction je l’ai promise et je la ferai. Parce que je veux une France de propriétaires. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m’y suis engagé, s’appliquera à tous les emprunts en cours.

La pensée unique récuse le bouclier fiscal à 50% y compris la CSG et la CRDS. Ce bouclier fiscal je l’ai promis et je l’instaurerai. Parce qu’il vaut mieux que les capitaux français créent des emplois et payent des impôts en France plutôt qu’à l’étranger. Parce que la réussite doit être encouragée. Parce que laisser la moitié de ses revenus au fisc c’est déjà considérable. Et si tous les talents s’en vont, où irons-nous chercher la croissance ?

La pensé unique dit qu’il est impossible de supprimer la carte scolaire. Mais moi je crois que dans une démocratie évoluée, les parents doivent pouvoir choisir librement et en toute connaissance de cause l’école de leurs enfants. Je veux démontrer que ce n’est pas la contrainte mais la liberté, l’autonomie et l’évaluation qui peuvent le mieux garantir la mixité et l’excellence de l’école. Je l’ai promis, je le ferai.

La pensée unique disait que les peines planchers ce n’était pas possible. Elle disait que la réforme de l’ordonnance sur les mineurs, ce n’était pas possible. Comme je m’y suis engagé, les peines planchers seront instaurées parce que la multi-récidive doit être sanctionnée sévèrement.
L’ordonnance sur les mineurs sera changée parce que dans beaucoup de cas l’excuse de minorité n’a pas lieu d’être, et parce qu’on ne rend pas service à l’adolescent qu’on ne punit pas quand il commet un délit.

La pensée unique dit que l’on ne peut pas supprimer un poste de fonctionnaire qui part à la retraite, ni supprimer tous les organismes inutiles. Je le ferai quand même, parce que je veux démontrer que la réforme de l’Etat est possible et qu’elle peut permettre de réduire considérablement le gaspillage de l’argent public.

La pensée unique ne croyait pas au traité simplifié. Et pourtant cette idée progresse et j’irai jusqu’au bout parce qu’elle est la seule à pouvoir sortir l’Europe de la situation de blocage dans laquelle elle se trouve. Les Français l’ont bien compris.

La pensée unique ne croyait pas à l’interdiction des parachutes dorés. Cette interdiction je l’ai promise et je la mettrai en œuvre, parce que les parachutes dorés sont contraires à l’éthique du capitalisme. Je suis pour que celui qui prend des risques et qui réussit puisse recevoir la récompense de ses efforts, mais je trouve moralement inacceptable que celui qui échoue soit récompensé.

La pensée unique ne voulait pas entendre parler de la possibilité pour chacun de léguer à ses enfants le fruit d’une vie de travail en franchise d’impôt. Les Français eux ont compris cette mesure et l’ont approuvée. Elle sera mise en œuvre, que cela plaise ou non à la pensée unique.

La pensée unique disait que le service minimum dans les transports c’était impossible. Il y aura un service minimum dans les transports. Je l’ai promis aux Français. Je le ferai.

La pensée unique ne voulait pas de l’autonomie des universités. J’ai promis de donner à chaque université la possibilité, si elle le souhaite, d’adopter un statut d’autonomie. Je tiendrai ma promesse.

La pensée unique affirmait que je reculerais devant la réforme des régimes spéciaux. Cette réforme je l’ai promise. Je la ferai parce que c’est une question de justice, et parce qu’elle permettra de financer la hausse des petites retraites qui ne permettent pas de vivre décemment.

Toutes les promesses que j’ai faites, je les ai faites en toute connaissance de cause. Tous les engagements que j’ai pris, je les ai pris en conscience.
Je tiendrai mes promesses. Je respecterai mes engagements.

Je le dis en pesant mes mots : je ne laisserai personne dénaturer le projet que j’ai porté tout au long de la campagne présidentielle.


Je ne laisserai personne renier mes engagements.

Mais pour moi un projet, ce n’est pas une juxtaposition de mesures, ce n’est pas un catalogue. C’est une philosophie. C’est une perspective. C’est une logique. C’est un tout.


Il ne s’agit pas d’égrener des mesures une par une, dans le désordre. Il s’agit d’avoir une stratégie, d’avoir une cohérence. Il s’agit de comprendre que tout se tient, que tout doit être lié : l’offre et la demande ; la politique européenne, la politique économique et la politique sociale ; la politique industrielle, la politique énergétique, la recherche, la formation…



J’ai dit que ma priorité serait de réconcilier la France du « oui » et celle du « non ». Et c’est ce que je m’efforce de faire en ouvrant les discussions sur l’organisation de la zone euro, sur l’instauration d’une préférence communautaire, sur la nécessité de donner de vraies frontières à l’Europe, en plaidant pour des politiques industrielles.


J’ai dit que nos prélèvements devaient se rapprocher progressivement de la moyenne européenne parce que c’est la condition de notre compétitivité en Europe, parce que c’est notre meilleure protection contre le dumping fiscal.


J’ai dit qu’il était préférable de faire payer le pollueur et le consommateur plutôt que le travailleur, et qu’il fallait taxer les importations et détaxer les exportations pour freiner les délocalisations.


Tout cela fait partie d’un projet global, ambitieux, cohérent.


Ce projet, on ne peut pas le couper en morceaux. Il a pour ambition de changer les comportements et les idées. C’est un projet qui va bien au-delà de la gestion, qui parle de la morale, de l’école, de la culture, de la santé. C’est un projet de changement et un projet de civilisation qui s’intéresse à toutes les dimensions de la vie, qui ne s’intéresse pas seulement au chômage et à l’exclusion mais aussi à la dépression, à la solitude, à la maladie.

J’ai pris des engagements sur l’école. J’écrirai bientôt à tous les éducateurs de France.


J’ai pris des engagements sur la maladie d’Alzheimer à laquelle je veux consacrer d’importants moyens. Je les tiendrai.


J’ai pris des engagements sur les hôpitaux qui manquent de moyens, et sur le personnel hospitalier qui souffre à cause des 35 heures. Je les tiendrai.


J’ai pris des engagements sur la poursuite du plan cancer. Je les tiendrai.


J’ai pris des engagements pour permettre à tous les Français de pouvoir bénéficier de soins palliatifs. Je les tiendrai.

Tout est lié, dans les sentiments, dans les souffrances, dans les comportements, tout s’enchevêtre dans la société et dans l’économie. Combien coûte la dépression à l’économie française ?

Combien coûte la désorganisation des hôpitaux ? Tout se tient.

Pour bousculer les contraintes, pour en trancher les nœuds, il faut frapper fort,

 il faut agir sur tous les fronts à la fois, il faut créer un effet d’entraînement, il faut une masse critique.
Souvenez-vous du Général De Gaulle en 1958, quand la France allait si mal et que tout fut rétabli en six mois : la Constitution, la réforme de l’Etat, le plan Rueff, ce fut un grand choc d’où jaillirent ensemble la stabilité, la confiance et la croissance.


Souvenez-vous de Danton devant la Convention : « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace et la France sera sauvée ! »


Il en a fallu de l’audace, aux grands moments de l’histoire, pour sortir du statu quo et de l’immobilisme.


Il en a fallu de l’audace pour penser les nouveaux mondes quand les anciens s’écroulaient.


Il en a fallu de l’audace pour sortir des sentiers battus, rompre avec les habitudes, imaginer des façons de faire et de penser radicalement nouvelles.


Il en a fallu de l’audace à ceux qui, prévoyant la fin de l’ordre établi, cherchaient à inventer l’avenir.


Il en a fallu de l’audace aux hommes de la Renaissance qui vivaient avec la conviction que tout était possible.


Il en a fallu de l’audace aux hommes des Lumières et à ceux de la Révolution.


Il en a fallu de l’audace aux hommes du Conseil National de la Résistance et à ceux de 1958.
Sans cette audace, nous ne ferons rien.


Sans cette audace, la machinerie administrative imposera sa logique routinière qui répète à l’infini les mêmes idées, les mêmes paroles, les mêmes gestes, les mêmes certitudes que rien ne peut changer.

Cette audace, la politique doit l’imposer aux administrations, aux experts, aux notables, aux frileux.


Cette audace, elle doit être opposée à tous ceux qui proclament toujours que tout est impossible. A tous ceux qui, au lieu de chercher de bonnes raisons d’agir, se cherchent au contraire toujours de bonnes raisons de ne rien tenter. A tous ceux qui n’arrivent pas à concevoir une autre politique que celle qui échoue depuis des décennies. A tous ceux qui n’arrivent pas à s’arracher aux dogmes de la pensée unique. A tous ceux qui croient dur comme fer qu’il n’y a jamais rien de nouveau sous le soleil. A tous ceux qui répètent qu’il est impossible de vaincre le chômage, d’augmenter le pouvoir d’achat, de résoudre la crise du logement ou de faire un point de croissance de plus chaque année, alors que tant d’autres pays l’ont fait.


A tous ceux-là, je dis que je ne laisserai personne faire obstacle aux réformes.


Je me souviens d’Alstom qui ne pouvait pas être sauvée et qui a été sauvée. Je me souviens d’Alstom qui n’était pas viable et qui est aujourd’hui l’une des entreprises françaises les plus prospères.

Il n’y a pas de démocratie sans confiance. Une confiance tellement ébranlée, tellement fragile qu’elle ne se rétablira pas si l’effort pour tenir les promesses faites au peuple français n’est pas réel et n’est pas sincère.

Dans les circonstances actuelles, face à l’attente si forte qui s’est exprimée, tenir ses engagements est une exigence morale. Cette exigence, je la fais mienne.


Je ne transigerai pas. Je ne me laisserai pas enfermer dans la pensée unique, dans les habitudes, dans les routines, dans les inerties des bureaucraties. Je ne me laisserai pas prendre en main par les conservatismes, les corporatismes et les féodalités de toutes sortes qui depuis si longtemps paralysent l’action de l’Etat.


Ce que j’ai dit je le ferai, et je le ferai avec la volonté de ne choquer personne, de respecter les choix et les croyances de chacun. Je le ferai avec le souci que chaque Français puisse reconnaître dans la politique de la France une part de lui-même.


Je ne parlerai pas seulement au nom de tous. Je parlerai aussi pour chacun, pour que chaque opinion, chaque croyance, chaque sensibilité soit prise en considération, pour que chaque souffrance, chaque difficulté, chaque aspiration soit prise en compte.



Ce que j’ai dit, je le ferai.

Je le ferai dans la concertation, dans la négociation. Je le ferai calmement. Je le ferai en essayant de convaincre plutôt que de passer en force. Mais croyez-moi, je le ferai.


Je l’ai dit : je serai un Président qui gouverne. Les Français élisent le Président de la République pour qu’il agisse et pour qu’il décide. C’est la haute idée que je me fais de la fonction présidentielle.


Je serai un Président qui gouverne. Je le serai avec le souci de préserver l’autorité de la fonction présidentielle.


Je le serai avec le souci de rester au-dessus des partis et de conserver ce rôle de rassembleur qui est l’essence même de la fonction présidentielle.


Mais je le serai.

J’ai dit que je voulais une République réelle et une démocratie irréprochable.


Dès après les élections législatives je prendrai des initiatives dans ce sens.


J’ai dit que je voulais un Etat impartial. Il le sera, et les nominations aux postes les plus importants seront soumises à l’approbation du Parlement.


Pour l’heure, le gouvernement est au travail. Il travaille à mettre en œuvre le projet pour lequel les Français ont voté.


Il travaille à mettre en œuvre le changement que les Français ont souhaité.


Chacun attend que ce changement s’opère. Sitôt la nouvelle Assemblée élue, j’adresserai à chacun des Ministres une lettre de mission qui lui fixera des objectifs et qui permettra d’évaluer ses résultats.


Je dirai ce que sera le plan d’action du gouvernement. J’indiquerai quels sont la portée, la logique et les moyens de ce plan. Je fixerai la stratégie budgétaire pour les cinq ans à venir, de sorte qu’à l’échéance du quinquennat nos finances publiques soient rétablies.


Je convoquerai alors le Parlement en session extraordinaire pour que soient votées au plus tôt les mesures les plus urgentes, celles qui sont les plus susceptibles de rétablir la confiance et d’entraîner la croissance. Je pense aux peines planchers pour les récidivistes. Je pense aux mesures fiscales. Je pense au premier volet de la réforme universitaire. Je pense au service minimum.

Je pense qu’il est urgent d’indiquer aux Français que les choses changent et que les promesses seront tenues. Je ne crois pas que la précipitation ait beaucoup de vertu. Mais le principal obstacle au changement réside davantage dans la tentation de l’attentisme qui a déjà provoqué l’échec de tant de gouvernements, qui à force de donner du temps au temps ont fini par ne plus avoir assez de temps devant eux.
Ma philosophie est simple : la France ne peut plus attendre et les Français non plus. Ils ont déjà trop attendu. Maintenant il faut agir.


Maintenant, il faut que la France se remette en mouvement, qu’elle se remette à créer, qu’elle se remette à inventer, qu’elle se remette à vivre, qu’elle retrouve sa joie de vivre parce que l’avenir aura cessé d’être une menace pour redevenir une promesse, parce que chacun aura à nouveau le sentiment que demain n’est pas condamné à être pire qu’hier, que demain les fils ne seront plus condamnés à vivre moins bien que leurs parents.

L’impuissance publique est la cause principale de nos maux.


Français, vous l’avez compris et vous l’avez exprimé avec force : la politique ne peut rien quand elle ne veut rien.


Et quand la politique ne peut rien parce qu’elle ne veut rien, il n’y a plus de liberté pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’en sortir tout seuls, pour ceux que leur famille ne peut pas aider, pour ceux qui partent de plus loin sur la ligne de départ de la vie, pour ceux qui n’ont pas les moyens de se protéger eux-mêmes…

Vous attendez que la politique soit de nouveau au rendez-vous de l’histoire. Elle le sera. C’est pour cela que vous m’avez élu. Mais la politique de la France ne peut pas être la politique d’un seul homme. La politique de la France c’est l’affaire de toute la nation. La politique de la France c’est l’affaire de tous les Français.
Le changement pour qu’il soit profond, pour qu’il soit réel, doit être porté par un élan populaire.
Le changement, il ne peut pas être imposé d’en haut. Il peut l’être d’autant moins que pour mettre son projet en œuvre, le Président de la République ne peut pas agir sans le Parlement.

Françaises, Français, en m’élisant vous avez indiqué dans quelles directions vous vouliez aller. Vous avez choisi votre Président. Il vous faut maintenant désigner la nouvelle Assemblée.
De deux choses l’une : ou bien une majorité présidentielle qui a choisi de me soutenir est élue et le projet que vous avez approuvé lors de l’élection présidentielle pourra être mis en œuvre.
Ou bien la majorité qui s’installe à l’Assemblée Nationale s’oppose à ce projet, et alors commence une cohabitation avec son cortège de conflits larvés et de paralysie.

Françaises, Français, je vous demande de donner une majorité à la France pour qu’elle puisse avancer. Elle ne peut plus attendre cinq ans de plus dans l’immobilisme.
Il vous reste deux semaines pour choisir.
Il vous reste deux semaines pour parachever l’impensable révolution que vous avez accomplie le 22 avril et le 6 mai.
Il vous reste deux semaines pour décider ou non de me renouveler votre confiance.

Françaises, Français, je vous demande de me donner la majorité dont j’ai besoin pour gouverner et pour tenir les engagements que j’ai pris envers vous.

Vive la République !
Vive la France !

29.05.2007

La FRANCE se réveille.....

 

lu  sur  le blog  de Christian  BLANC

http://www.energies2007.fr/index.php?2007/05/10/75-une-no...

"Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, la France entre dans

une nouvelle ère d’action politique. C’est aujourd’hui

que le plus dur commence."

Par Christian Blanc


Chers amis,

Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, la France entre dans

 une nouvelle ère d’action politique.

Vous le savez, je suis convaincu que le diagnostic de

Nicolas Sarkozy sur la situation de notre pays est juste

et qu’il a la volonté de mener les réformes

 indispensables au redressement.

C’est la raison pour laquelle je me suis

 investi dans sa campagne.

C’est également la raison pour laquelle j’espère que tous

les signataires de l’Appel d’Energies2007 soutiendront –

 chacun à sa façon – l’action qui sera menée dans les mois

qui viennent pour rendre à l’Etat son efficacité,

pour relancer la croissance et pour moderniser la démocratie.

C’est aujourd’hui que le plus dur commence. Il ne faut pas

 laisser passer cette chance.

Je compte sur vous."

L'union ALIMENTAIRE pour les législatives 2007

 

Après  plus  d'un  an  et à moins de 15 jours  du premier tour  des législatives, le PS  est  entrain  de réaliser  son union  SACREE.
 Pourquoi?
 Chacun  sent  le souffle  du boulet  et  la puissance  de travail  du nouveau  Président  accentue  encore  ce sentiment  de malaise  que  connaissent  tous les sportifs  quand  le vent  tourne  et  que la déroute guette  l'équipe.
L'union  n'a  qu'un  sens  et il est  tristement  ALIMENTAIRE.
  Comme  tous nos politiques  sont   des professionnels  ils défendent avant tout leurs emplois,
personne  ne peut  dire le contraire, 
 seuls  sans doute les élus du Parti Communiste  Français qui reversent la totalité  de leurs rémunérations  pour  ne recevoir  qu'un salaire  équivalent à peine à une fois et demi le Smic.
Par  ailleurs  le premier tour  des législatives  déterminera  pour 5  ans  les moyens  financiers  du parti  ainsi  que  ceux  de tous les autres  partis  de Gauche  du centre  de l'extrême gauche  et de l'extrême droite.
 Dans  ces  conditions  les électeurs  qui ont  voté utile  au premier tour  des législatives  savent  que ces élections  sont perdues d'avance,  alors  leur liberté  de choix  est retrouvée, ils accompagneront s'ils  se déplacent  pour voter  leurs  partis  de conviction,  c'est à dire à gauche, le PCF, LO,LCR  et les verts.
 L'objectif  n'est  plus  de gouverner  mais  avec les 1 euro 66  par  voix  tous les ans pendant 5 ans,  de disposer  des finances  pour faire vivre le  et les partis politiques  du pays.
 La menace  est énorme  pour le PS,  ce parti  a perdu 
 et surtout par sa faute  et sa seule faute.
 les électeurs lui feront payer très cher  ce  constat.
Le seul vote utile  est le SAUVETAGE  des  partis  extrêmistes,  qui feront  tout ce qui est en leur pouvoir  pour ne pas  encore disparaître.
cette attitude  de sauve qui peut  ne peut  se faire  qu'au détriment 
 du parti Socialiste 
 et c'est  ce qui se passera  dans moins de 15 jours.
Les résultats  du premier tour  des  présidentielles  seront remis en perspective 
 avec  des résultats  qui marqueront  alors le véritable rapport  de force   des differents  partis.
  L'UMP  devrait  exploser  avec  sans doute près  de 40%  de l'ensemble  des voix exprimées,  dû  sans doute  à une grande mobilisation  de son électorat  et à l'abstention  de nombreux électeurs  de Gauche  qui savent  que le résultat  est connu d'avance  du fait même  que la gauche n'a rien  à proposer  en contrpartie.
L'UDF  ou le MODEM  risque d'être  le dindon  de cette farce  bien Gauloise,  avec  ce serait le pire,aucun  député  dans l'assemblée  (Bayrou  lui même  éliminé  sur  "ses"  terres )
La LCR  devrait  mobiliser  ses troupes  avec l'abstention  obtenir  sans doute  plus  de 5%  ainsi  que pour le Parti  Communiste  français  qui joue  lui  aussi  sa SURVIE.
Les  verts  qui ont été laminés  au cours  de la précédente  campagne  voudront réaliser  un score  de SURVIE  et y mettront  tous les moyens  pour retrouver  leurs troupes.
 Les électeurs  du PS  seront sans doute  ceux  qui choisiront  d'aller à la Pêche  pour  sanctionner  leur  parti Ringard,  qui  ne pourra évoluer  et se refonder  qu'après  le plus cuisant  échec  de  son histoire  des 50  dernières  années.
La  soirée  du premier  tour  sera  sans  doute  assez  mouvementée, 
mais  en démocratie  c'est  le peuple  qui  s'exprime  et non  les oppositions. 
 Avec  une  déconfiture  comme  jamais  le PS  ne devra  s'en  prendre  qu'à lui  même,  critiquer  celui  que le peuple  a choisi  contre  eux  c'est  en clair  critiquer le choix  du peuple lui même,
cela  est  inconvenant  en démocratie, ils  doivent  se taire  et comme dans toutes les vraies démocraties  en tirer  les conséquences  et comme Jospin  avoir le courage  de se retirer  définitivement  de la vie politique,  ;;;; mais  nous  sommes  en FRANCE  le pays  de l'exception      POLITIQUE  où  ces  deniers  sont  de véritables  professionnels.
Virés  ils reviendront  par la fenêtre  ou  avec  une autre alliance.....

"Ségolène et Dominique, unissez-vous"

 

lu  sur  le site  de jean marie BOCKEL
Dimanche 13 Mai 2007
Par Jean-Marie Bockel
Ancien Ministre
Maire PS de Mulhouse et sénateur du Haut-Rhin
 

"Ségolène et Dominique, unissez-vous"

Il y a dix ans, en 1997, à quelques mois d'intervalle, Tony Blair et Lionel Jospin accédaient au pouvoir.
En 2007, le premier ministre travailliste rend son tablier après avoir été élu trois fois de suite.
De son côté, la gauche française essuie une nouvelle défaite. Elle sait déjà qu'au mieux,
de Chirac à Sarkozy, l'alternance prendra dix-sept ans.

Bien sûr, Tony Blair part en ayant été usé par le pouvoir. Un destin que la gauche française,
 volontiers distante ou critique, n'aura jamais vraiment eu le temps de connaître :
 il aurait pour cela fallu qu'elle soit capable de prendre le pouvoir efficacement et
de gouverner durablement. Le blairisme, c'est d'abord cela : la rénovation à marche
 forcée de la gauche et la conduite d'une politique progressiste adaptée au monde d'aujourd'hui.

Pendant que nous gouvernions, brièvement, à rebours de nos discours, les travaillistes osaient
dire ce qu'ils allaient faire et procédaient en amont du pouvoir à leur aggiornamento idéologique.
 Ils renouvelaient ainsi leurs outils et inventaient de nouveaux leviers pour l'action politique.
 Pendant que nous passions (et passerons peut-être) nos longues années d'opposition
 à des affrontements stériles de clans et de personnes, cherchant le plus petit
dénominateur commun, récitant des dogmes et maniant les solutions du passé,
 les travaillistes gouvernaient et changeaient la société. Ils réconciliaient l'efficacité
économique et le progrès social. Ils rendaient possible une forte croissance,
atteignaient le plein-emploi, organisaient une meilleure redistribution sociale
 (salaire minimum et lutte contre la pauvreté) et réalisaient un
 investissement sans précédent dans les services publics.

Voilà le visage du travaillisme moderne, de la gauche, lorsque, sans renoncer à ses
ambitions de justice et de cohésion sociale, elle affronte les réalités d'une économie
 ouverte et d'un monde d'échanges.

Les ingrédients de la réforme, du succès économique et social, sont connus :
réconcilier les libertés et les solidarités, responsabiliser, allier la production
et la redistribution, mettre en mouvement la société et les territoires, assumer
 la nécessité des règles, n'accorder les droits qu'au regard des devoirs.

Combien de défaites nous faudra-t-il pour en faire le coeur de notre doctrine et de
 notre pratique ? Combien de temps seront tenus pour hérétiques ceux qui portent
les couleurs de cette gauche décomplexée car moderne ? Valait-il mieux perdre,
et reperdre, sans toucher à ses certitudes, ou plutôt gagner en osant un peu de
 cette troisième voie que nous étions quelques-uns à porter depuis... dix ans !

Les nombreux électeurs de gauche qui se sont portés sur François Bayrou, voire
sur Nicolas Sarkozy, ne disent rien d'autre : nous voulons un socialisme
du temps présent, attentif à la production des richesses, réformateur et pragmatique.

Il y a urgence, camarades, à laisser souffler un peu de blairisme en nous !

A Ségolène et à Dominique, à tous ceux qui portent la gauche nouvelle,
j'ai envie de dire: lâchez-vous, allez au bout de vos audaces, unissez-vous
et travaillons ensemble !

Sortons une fois pour toutes des ambiguïtés doctrinales, des luttes de
factions, de l'éternel retour des mêmes, toujours perdants. Soyons un
parti de masse, ouvert sur la société, force de travail et de proposition,
 professionnalisé et rénové dans son expression. Un parti capable de
décider d'une ligne politique claire et se donnant tous les moyens de la
rénovation et du succès.

Un peu de Blair, pour que les socialistes français en finissent avec leur
masochisme et conjuguent à nouveau la politique avec l'exercice des
 responsabilités et la transformation sociale. Un peu de Blair, pour
 transformer notre chant du cygne en chant d'espérance.

QUELS AVENIRS pour le PS ?

 

Quel  AVENIR  pour  la Gauche?
Après  la défaite  des présidentielles,  la gauche  se prépare  à une véritable déroute électorale  pour les législatives.
Les  raisons  en sont  simples  à comprendre  mais  certains  se refusent  encore  à prendre  en compte les réalités  comme l'actuelle direction  du PS, mais peut elle réellement faire  autrement?
 le peuple a tranché  avec 53%  de l'électorat  qui pour une fois  a atteint plus de 85%  et qui donne  une Légitimité  incontournable  au nouveau président  que tout démocrate  doit accepter  au risque  de perpétuer  une guerre civile sans fin.
Le Programme  du parti  socialiste  a été refusé  par le Peuple Français  dans sa majorité, comme  le dernier référendum  sur l'Europe il doit  par  respect  des citoyens être  mis  aux oubliettes.
Alors  que reste t il  à la Gauche  et en particulier  au PS.  Pas grand chose.  l'alliance  tactique  de François MITTERAND  avec l'extrême gauche  et  l'éventail  du front national  semblent être  les entraves  de ce parti.
 le PS  doit absolument  rompre  avec  le PCF  et les extrêmes  aux  risque  de  suivre demain la pente  du PCF  et de tous les partis  qui n'ont pas su  s'adapter  et prendre en compte  les évolutions du monde.
 Ce  grand parti  nécessaire  à la vie politique  Française  doit effectuer  sa  mue idéologique. il  doit reconnaîte  le réel,  l'économie de marché,  le capitalisme  même  si ce dernier  doit être  contrôlé  et remis  à sa place  par le politique  c'est  à dire  comme toute économie  au service  de l'homme  et ne plus être  par abandon  une finalité  en soi  mais un simple moyen.
Le  PS  n'ayant  plus  de programme  ,n'ayant pas encore rompu  ses  alliances  alors  que chacun  sait  que  cela est inévitable,  part  en campagne  avec  une statégie  de COCUS.
L'aile  droite  progressiste  de ce parti  celle de DSK  sait  qu'elle rejoindra  demain  le centre  du MODEM  de françois BAYROU,  les Amis  de MELENCHON  savent  aussi  que cette démarche  est inévitable,  et ils seront tentés  demain  de refonder  une gauche  autour  du PCF  et des extrêmes  avec le rique  avec un scrutin majoritaire  de perdre  tout représentation  au niveau  des  assemblées.
C'est  avec  toutes  ces  contradictions  que le PS  Part  en campagne,  sans  projet, si ce n'est celui de critiquer stérilement  celui  du Président  élu,  sans avenir  non plus  car  tous  les français  attendent  l'issue  de  cette échéance  pour  assister  aux déchirements  du parti,  et sans doute  son explosion  avant  sa  ou ses  multiples  recompositions.
Ces  recompositions  qui résultent  de la lâcheté  des  socialistes  eux mêmes,  qui savent  depuis  plus  de 25ans  que l'alliance  contre nature  avec l'extrême gauche  ne peut  que les conduire à la déroute.
 Nous y sommes  ou le serons  dans 15 jours,   et après?

26.05.2007

synthèse des notes publiées en mai 2007

Notes  de  Mai 2007

Le fondement de la démocratie repose sur le...

26.05.2007

Arlette en Avant une dernière fois.....

26.05.2007

Arlette c'est Fini

26.05.2007

DEMAIN un nouveau VERCINGETORIX

26.05.2007

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26.05.2007

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19.05.2007

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19.05.2007

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18.05.2007

LE NOUVEAU GOUVERNEMENT de la FRANCE

18.05.2007

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18.05.2007

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18.05.2007

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18.05.2007

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17.05.2007

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17.05.2007

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17.05.2007

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17.05.2007

L'HEURE DE LA RESISTANCE pour MELANCHON

17.05.2007

Au revoir monsieur le Président.....

17.05.2007

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10.05.2007

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programme de françois BAYROU

10.05.2007

programme de françois BAYROU

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07.05.2007

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05.05.2007

La défaite ou la débacle Royale??

05.05.2007

le débat intégral

05.05.2007

Le PLATEAU des GLIERES le nouveau pelerinage...

05.05.2007

les mensonges de ségolène d'après ALLEGRE

05.05.2007

POURQUOI NICOLAS A GAGNE le soir du débat?

05.05.2007

POURQUOI la défaite du PS Dimanche soir???

05.05.2007

les causes de la défaite de ROYALE

05.05.2007

NOTES de mai 2007

05.05.2007

SYNTHESE DES NOTES PUBLIEES EN AVRIL 2007

05.05.2007

SYNTHESE DE NOTES PUBLIEES EN MARS 2007

05.05.2007

Notes publiées en février 2007

05.05.2007

NOTES de JANVIER 2007

05.05.2007 | Commentaires (1)

NOTES publiées en OCTOBRE 2006

05.05.2007

Notes publiées en novembre 2006

05.05.2007

l'avenir du PCF? l'extinction ou le suicide...

05.05.2007

la vérité sur la déflation des effectifs de...

05.05.2007

l'économie comme condition des réformes dans...

05.05.2007

l'entreprise

05.05.2007

QUEL AVENIR POUR HOLLANDE après la déroute...

05.05.2007

45% à 55% ou 30% à 70% ? là est toute la...

05.05.2007

le débat intégral

05.05.2007

NOTES de la presse sur les PRESIDENTIELLES 2007

05.05.2007

articles sur la présidentielles 2007...

05.05.2007

NICOLAS SARKOZY pourquoi le PLATEAU DES...

04.05.2007

le dernier MENSONGE de ségolène

04.05.2007

POURQUOI Nicolas SARKOZY a gagné le duel

03.05.2007 | Commentaires (4)

les coulisses du débat de ce soir

02.05.2007

CHIFFRAGE des projets présidentiels

02.05.2007 | Commentaires (1)

le face à face du 2 mai 2007

02.05.2007

ECONOMI,ECONOMIE pour comprendre les enjeux...

02.05.2007

LE COUP DE JARNAC ECHEC ET MAT dilmanche?

01.05.2007 | Commentaires (2)

LA VICTOIRE DE SEGOLENE ROYAL pourquoi et...

01.05.2007

LE CREPUSCULE du petit , tout petit "dieu" du PS

 

francoisrollande.1179989856.jpg

 Tout  nous  annonce  une prochaine  BEREZINA  dans la prochaine  campagne législative  du PS  et  de l'ensemble  de la GAUCHE.

Pourquoi  François  HOLLANDE  qui sait  par avance  le niveau  de la déconfiture  prévisible  que subira  à nouveau  le PS  n'en a t il pas   immédiatement  tiré  les  conclusions  en  se retirant  immédiatement  après  les résultats  de la présidentielle.

Son  maintien  pitoyable  dans  ses  fonctions  est  contraire  à l'intérêt  même  du devenir  du Parti Socialiste. 

 Son  maintien  est  plus ALIMENTAIRE  que  POLITIQUE  seul  compte  son propre devenir  puisque  chacun sait  que lui  à la tête du parti  la déroute  est écrite  d'avance.

 Pourquoi  cet homme  qui semblait  jusqu'ici intelligent  se cramponne t il  à ce  poste  au risque d'entraîner  dans sa chute  l'avenir même  de  son mouvement politique.

Qui  peut  écouter  sans  rire  ses  déclarations  et son opposition  systèmatique  à  toute  propopsition même acceptable  de la Dropite.

 Claude  ALLEGRE  ne se prive  pas  d'écrire  que  son attitude  devient  de jour  en jour  plus ridicule. 

La seule espérance  qu'il puisse encore  donner à son parti  c'est  de démissionner 

dès à présent  comme il aurait déjà du le faire  il y a plus de 15 jours. 

 La question  que  tous  sont  en droit  de se poser,

  l'avenir  du parti  sans lui a t il  un sens, après moi  le déluge  semble t il 

 nous dire  en se cramponnant  à son poste  et en entraînant  le PS 

 dans une débâcle  qui ne sera pas  sans  reppeller  la retraite  de RUSSIE.

Le  CREPÜSCULE  DE  FRANCOIS  HOLLANDE

"François Hollande, c’est fini ou presque. L'ex compagnon de

Ségolène Royal a  officiellement annoncé mercredi 23 sur

 la chaîne parlementaire qu’il ne sera pas candidat

 à sa propre succession à la tête du PS.

 Attaqué de toute part l’actuel premier secrétaire se lance

comme tel dans sa dernière grande bataille électorale.

Une campagne de plus et sans doute une

campagne de trop aux allures de campagne de Russie.  

C’est un patron du PS bien seul qui a lancé lundi la bataille

 des législatives.

L’objectif affiché est des plus modestes :

 limiter la casse, sauver les meubles. Les seuls combats

perdus sont ceux qu’on ne mène pas.

 Au PS pourtant, l’Empereur est bien seul abandonné

 par l’essentiel de ses généraux trop préoccupés

à sauver leur propre mandat, trop heureux aussi

 de faire vaciller la statue du commandeur.

Abandonné et attaqué également par une Impératrice

 insensible à son engagement dans la campagne

présidentielle et bien décidée à prendre sa place.

Selon le quotidien Helvétique,

 Le Temps, les relations du couple se seraient encore

dégradées depuis que le PS a refusé de payer

(officiellement fautes de moyens) la “fête de

 remerciements” que Ségolène Royal voulait

organiser en banlieue parisienne. 

Au PS, beaucoup aimeraient être vieux de quelques mois.

 Juste le temps de tenir congrès et de se choisir

 un nouveau leader.

 Après DSK, Raymond Forni, ancien président

de l’Assemblée nationale, y est allé de sa petite

phrase assassine en appelant à son tour à une refondation

 du PS mais avec un nouveau responsable en estimant que

 le temps de François Hollande à la tête du Parti socialiste

 était passé.

 Le très ambitieux et volatile Manuel Valls n’est pas en reste

reprochant à François Hollande d’avoir privilégié

 l’unité du parti au détriment du projet.

Bref un enterrement de première classe, servi par des individualités

qui pensent que leur temps est venu. Un contexte 

parfaitement résumé par un proche de Lionel Jospin :

Je pense malheureusement que le temps de

 François Hollande est passé”. 

Armé de sa seule bonhomie et d’un réel professionnalisme

dans son rôle d’opposant,

abrité derrière la langue de bois qu’il manie avec dextérité,

François Hollande est condamné

“à faire son job” jusqu’au prochain congrès.

 L’homme malgré des succès électoraux aux élections

intermédiaires, apparaît aux yeux d’une majorité

de socialistes comme le premier secrétaire

qui a connu deux échecs successifs aux présidentielles.

Pour d’autres, son incapacité à éviter les transfuges

et défections mais surtout sa propension à préférer

 l’exclusion, pour ne pas dire d’excommunication,

 à l’analyse et la remise en cause en font

 un dirigeant politique archaïque.

 Pourtant, François Hollande veut encore croire

 en l’avenir du PS. Un PS qui selon lui doit absorber

ses partenaires moribonds et s’ouvrir au centre.

Un incorrigible appel au consensus. "

 

24.05.2007

10 ans minimum de MONARCHIE REPUBLICAINE

 
une  Monarchie  decennale
comme  toujours  l'analyse  de jacques ATTALI peut  laisser rêveur  ou songeur  pour certains.
Les  conclusions  sont  simples,  le président  est là  pour  au moins  dix  ans,  sans opposition, sans contrainte  avec  des députés  qui lui doivent  leurs propres sièges.
Ce  constat  doit être  pris  en compte  par  les dirigeants  du Ps  et de l'Opposition 
 qui sera  sans  doute réduite  à une peau  de chagrin  le soir  des législatives.
Qui  portera  la bannière  de la gauche aux  élections  de 2017?
  c'est  la réponse  directe  à cette question  qui indiquera  demain 
 le chemin  que devra emprunter  le Futur  PS.

Lu  sur  le Blog  de jacques  ATTALI

22 mai 2007

La monarchie quinquennale.


"L’élection présidentielle passée, personne ne s’interroge plus sur les résultats des prochaines élections législatives. Chacun accepte que la campagne qui vient de se terminer était aussi (sinon seulement) une campagne pour des élections législatives ; et chacun considère le résultat du mois de juin comme acquis : le parti du président s’en satisfait, évidemment, espérant rafler un nombre inédit de sièges, dans la foulée de l’élection de Nicolas Sarkozy ; la gauche elle aussi s’en contente et préfère se résigner à sa défaite plutôt que de choisir parmi ses dirigeants un candidat au poste de premier ministre en cas de cohabitation. Le président, appuyé par une majorité parlementaire très large, pour cinq ans, sera plus puissant que jamais.
Cette situation, dont la présence de Jean Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 avait masquée l’imminence, découle de deux réformes constitutionnelles très contestables : la réduction à cinq ans de la durée du mandat présidentiel et le report de l’élection des parlementaires après celle du chef de l’Etat.
Les conséquences en seront vertigineuses.
D’abord, les élus de la majorité, qui devront leur mandat au seul Président, ne pourront rien lui refuser. Ensuite, le Président, n’ayant plus la moindre tentation de dissoudre un Parlement à sa dévotion, ne sera plus, dès son élection, préoccupé que par sa réélection. Enfin, débarrassé de toute menace électorale nationale, il sera en situation de décider de tout, de nommer qui il souhaitera, à tout poste, même ceux qui ne sont pas, constitutionnellement, de sa compétence.
Nous n’entrons pas dans une 6ème république, mais dans une monarchie quinquennale.
Le Président pourra utiliser ce pouvoir presque illimité pour mener de vastes réformes, comme le fit François Mitterrand pendant les cinq premières années de son premier mandat, ou pour ne rien faire, comme le fit Jacques Chirac pendant les cinq dernières années. Dans les deux cas, l’opposition gagnera toutes les élections locales d’abord municipales, puis régionales, qui serviront d’exutoire, et perdra toutes les élections nationales. Comme si les Français considéraient que la droite était mieux placée pour gérer les enjeux stratégiques, et la gauche plus préparée à prendre en charge la gestion des problèmes de proximité.
Cette situation peut durer très longtemps ; et la monarchie quinquennale pourrait, sauf accident, devenir décennale…… "
 

Lisibilité du futur du PS à l'issue des législatives

 
Le  FUTUR  PS  ou le futur  du PS?
De déclarations  en déclarations,  le fin  du PS  devient  une certitude. manuel VALLS  appelle  lui  aussi à une nouvelle manière  de faire  de la politique,  à créer  un nouveau  parti qui puisse  aller  au delà  de la social démocratie   elle  aussi dépassée.
  Le lendemain  des législatives  sera  sans  doute  le début  de la prise  de conscience  du  PS  qui auruit du être  faite  dès 2002.
  Comme  en 1968,  place  aux jeunes,  aux  VALLS  PEILLON  MONTEBOURG  .....Tous  les eléphants  étant  devenus  des  hommes  et des femmes dépassés.
 L'histoire  n'est  qu'un éternel recommencement  même  au PS.
"Il faut dépoussiérer le PS sclérosé", a plaidé jeudi le député
socialiste de l'Essonne Manuel Valls, évoquant la possibilité de changer
 le nom du parti une fois qu'il aura été "renouvelé".
 Le maire d'Evry a estimé sur France Inter qu'"il faut dépoussiérer le PS"
 qui "est sclérosé par les clans présidentiels:
 il faut changer tout cela". Mais "ce n'est pas une question d'âge", selon lui.

"Il y au PS beaucoup de gens qui ont des talents et de l'expérience:

 Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn,

Jean-Marc Ayrault, mais il y a besoin aussi d'un

 changement de génération, de méthode", a-t-il avancé.

Pour cet ancien proche de Lionel Jospin, "c'est l'heure d'une génération",

 avec "Arnaud Montebourg, Vincent Peillon" et lui-même qui doivent

"incarner cette gauche renouvelée".

"Je veux y prendre toute ma place", a-t-il reconnu, sans répondre à la question de savoir s'il voulait devenir Premier secrétaire.

Interrogé sur un possible changement de nom du PS, Manuel Valls a avancé qu'"il ne faut rien s'interdire". "Il faut redéfinir ce qu'est la gauche et le socialisme français" alors que "le mot même de sociale-démocratie est dépassé".

Refusant de s'en prendre à nouveau à François Hollande, qui devrait quitter la tête du parti en 2008, Manuel Valls a assuré que "c'est une critique collective, chacun d'entre nous est concerné".

Quant aux mesures fiscales du gouvernement Sarkozy, le député socialiste a jugé que "tout ce qui incite à la propriété va dans le bon sens". "C'est une demande très forte de nos compatriotes" tout comme la suppression d'une partie des droits de succession.

"Beaucoup de couples de couches moyennes ou populaires qui ont acheté pour passer

 cet héritage à des enfants été séduits par cette proposition: ne soyons pas binaires et caricaturaux,

il n'y a pas qu'une France des rentiers qui demande cela", a-t-il conclu. AP

19.05.2007

LEGISLATIVE 2007 la DEROUTE PROGRAMMEE et ORGANISEE de toute la GAUCHE

 
Les intentions  de votes  pour les législatives  traduisent  un véritable raz  de marée  pour le soutien  de la politique  qui sera  engagé  par le nouveau président.
les résultats  du premier tour  de ces élections déterminent  le NIVEAU  des SUBVENTIONS  qui  demain  seront acordées  aux différents partis  pour leurs frais de fonctionnement.
Avec  des  scores  inférieurs  à 4%  et sans doute  3%,  le PCF  entrera  dans une agonie  irreversible. 
 Les verts  connaîtront  la même destinée, 
et le PS  qui risque  de plus en plus  de perdre  ses  sièges  avec la montée 
 en puissance  du nouveau  parti  de François BAYROU  déjà crédité  de plus  de 10%  des voix    sera  dans l'obligation  pour  des risons alimentaires  de défendre  ses positions  en n'appliquant  plus  les accords  pris  avec le MRC  et d'autres  courants.
La vitesse  d'engagement  de sa politique  du nouveau Président,  L'europe  en marche  avec l'Allemagne,  le grenelle  social  déjà programmé,  la charte  écologiste  elle même  programmée  avec  les  associations les plus représentatives,;  les mesures  sociales  qui seront entreprises  par  des personnes  dont aucun à gauche  n'a  l'autorité morale  pour en contester le leader ship, aura  pour conséquence  de vider  de leur  contenu tous les autres programmes  d'opposition;
 Tous  ces partis  seront alors perçus  comme  des rassemblements  de BAVARDS  inéfficaces, l'action  et l'autorité étant  du côté  du nouveau Président. 
Imaginons  qu'avec  la relance  de l'économie ALLEMANDE  dont les effets mécaniques  se traduiront immédiatement  par une croissance  de plus de 1 point pour la FRANCE,  soit 15 milliards d'Euros,  le Président SARKOZY  décide seul  d'attribuer  cet excédent  à une revalorisationn  des bas SALAIRES et ce  sans aucune négociation  (150€  de plus  au smic), imaginons même  qu'il programme dès à présent  la même augmentation  dès l'année prochaine.
Quel  serait  alors  le salarié  ou l'ouvrier  de ce Pays  qui resterait insensible  à cela. Comme du temps  du Général DE GAULLE  des millions d'électeurs  de toutes oigines sociales  se placeraient  derrière  cet homme  qui  ne se contente plus  de  parler  mais d'AGIR  dans leur  intérêt.
 
Les intentions de vote législatives - V2

Sondage Ifop/ PARIS MATCH •  mercredi 16 mai 2007

Au premier des élections législatives,

l'UMP recueillerait 37% (+3 par rapport à une enquête réalisée

le 3 et 4 mai, avant le second tour de la présidentielle),

le PS 28% (-1),

le Mouvement Démocrate 14% (+2),

le FN 7% (=),

le PCF 4% (=)

tout comme les Verts (-1),

l'extrême gauche 3% (-1),

 les "autres" candidats 1% (-2).

 64% des interviewés se disent "sûrs" de leur choix,

contre 36% qui peuvent "encore changer d'avis".


 

AVENIR DU PS

Monsieur HOLLANDE  aura toujours  la possibilité  d'exclure  des socialistes  comme  bernard KOURCHNER,

 il ne pourra jamais demain exclure  ceux  qui un jour  ont voté  pour le PS 

et qui ne voteront jamais plus  pour ce parti  tant  qu'il le représentera.

Plusieurs  sondages  publiés  indiquent clairement  que  l'avenir  du PS 

ne passe plus  par une alliance  vers la gauche  qui serait mortelle  pour ce parti 

 mais  au contraire  que son seul avenir,

 c'est à dire sa SURVIE 

passe nécessairement  vers  une alliance  au cente 

et la constitution  d'une véritable alternative  sociale  démocrate  au projet  de l'UMP.

 

La clarification  que  monsieur HOLLANDE  a toujours refusé  de faire  s'imposera  à lui  au

 risque  de faire éclater  ce parti centenaire  et de le voir  mourrir  comme  ce sera prochainement  le cas  pour le PCF  avec  moins  de  dix députés, mais pire encore  un score  insiffisant  au premier tour  qui aura  pour cons"quence l'assechement  des ressources nécessaires  au fonctionnement même  de ce parti.

 L'HUMANITE  étant  déjà subventionné par l'état, pouvons nous imaginer  que le PCF  puisse également l'être  s'il ne représente  que moins  de 2%  de l'électorat Français?

Sa  mort  est programmés  comme  elle l'a   déjà été  dans tous les autres  pays Européens. sans  prise  en compte  du réel cet avenir  sera  celui  du PS  si son  secrétaire Général  n'a pas le courage  d'entammer  les réformes  qu'il évite depuis 10 ans déjà. Si  un responable  devra  demain répondre  de son incapacité  , c'est bien lui! Si un responsable  devra  porter  la responsabilité  soit  de l'éclatement  soit  de la mort programmée  et inéluctable  du PS  ce sera  encore lui.

Qu'il démissionne  non pas au lendemain  des législatives  mais  maintenant  enn tirant  les conséquences  de  son incapacité.

 

sondage  IFOP
"Les Français et le parti socialiste

Sondage Ifop/ LE JOURNAL DU DIMANCHE
 •  dimanche 13 mai 2007

Les Français souhaitent qu'une éventuelle

alliance du Parti socialiste avec un autre parti

soit passée en priorité avec

le Mouvement Démocrate (UDF) de François Bayrou.

 59% des personnes interrogées privilégient cette option,

 alors qu'elles sont 35% à préférer un rassemblement

 avec les autres partis de gauche (PCF, Verts, PRG).

 

 Interrogés sur les raisons de la défaite de Ségolène Royal,

 38% des Français estiment qu'elle est due

 à l'insuffisance de son projet,

36% aux divisions internes au Parti socialiste

et 24% à la campagne menée par la candidate. "


 

les mesures immédiates des français

plusieurs  sondages effectués  depuis  la prise  de fonction  du nouveau président  nous donnent  des indications  très  précises  sur les attentes  de FRANCAIS.

les prochaines législatives  devront  donner  une majorité écrasante  au gouvenement  pour mettre en oeuvre  sa politique.

les premières  mesures  qui seront  prises  devront nécessairement  prendre  en compte  les attentes immédiates  des FRANCAIS  pour  dans quelques semaines  se traduire par un vote massif  de confiance  et de soutien à l'ction  d'un gouvernement  qui ne peut qu'aller vite.

 

QUESTION : Pour chacune des mesures suivantes, préférez-vous que Nicolas Sarkozy…?

  % … mette en œuvre rapidement les réformes qu'il a proposées … prenne le temps avant de les mettre en œuvre Ne se prononcent pas
- La réduction des impôts 100 69 25 6
- L'exonération des heures supplémentaires   des charges sociales et de l'impôt 100 57 33 10
- La réforme des régimes spéciaux de retraite 100 56 36 8
- La mise en place d'un service minimum   garanti en cas de grève 100 56 35 9
- La réforme du droit pénal des mineurs 100 54 38 8
- La création d'un contrat de travail unique   pour les futures embauches 100 46 43 11
- La maîtrise de l'immigration par l'instauration    de plafonds annuels d'immigration 100 43 48 9
- Le remplacement de la carte scolaire par   une obligation de mixité sociale 100 32 48 20

17.05.2007

L'avenir de la FRANCE

 

Lettre  ouverte  à monsieur  le premier Ministre,

En reprenant  une  des fiches publiée  sur  ce blog,  dans l'euphorie  de la victoire,  qui est non seulement naturelle mais légitime,la note  ci jointe  devrait  dans  quelques jours  face  aux diffilcultés  du pays  (qui elles  sont toujours devant nous)  nous  replacer  dans l'action.

Votre  étiquette  sociale  et Gaulliste  est pour de très nombreux français  la garantie  d'une action  équitable  et humaine  de votre Gouvernement  au service de la FRANCE mais plus encore  des Français  et de ceux  qui parmi le peuple  ont  et auront toujours besoin non pas d'assistance  qui maintien  dans la dépendance  et qui devient indigne  mais  dans l'aide  provisoire  mais adaptée  pour rendre à tous un avenir  DIGNE.

L'AVENIR DE LA FRANCE

            Depuis l’ouverture de ce blog, nous ne cessons de dire et d’essayer de comprendre quelles sont les raisons du blocage du pays.
           Cette démarche logique est indispensable pour expliquer au Peuple quelles seront demain les adaptations nécessaires.

            Plus de dix millions de nos compatriotes vivent aujourd’hui en marge de la société, leur avenir se borne à une survie journalière qui posera d’énormes problèmes psychologiques si un projet crédible n’est pas rapidement  proposé et surtout compris du peuple.

            Comme du temps du président KENNEDY, le peuple Français a besoin d’une vision claire de son destin.
 Connaître  les contours de la société qui lui sera proposée.
 Comprendre ce qu’il est nécessaire de modifier pour pouvoir adhérer sans retenu à ce programme de reconstruction nationale qui s’avère impératif dès à présent.

            Nous constatons avec tristesse que nos partis politiques agissent plus par tactique que dans le domaine de la stratégie.

            C’est cette vision globale qu’il est temps d’expliciter aux Français. Nous ne pourrons nous adapter au monde et réussir ce grand projet  que tous ensemble

                Le retour de la croissance

            Toutes les études sérieuses menées depuis plus de dix ans indiquent que malgré toutes nos potentialités la France perd beaucoup de terrain comparativement à nos partenaires économiques.

            Si le pouvoir d’achat des Français avait presque rejoint celui des USA en 1995, le décrochage est consternant, de même que si nous le comparons à nos amis Anglais qui de 20% en dessous du nôtre se retrouve aujourd’hui à plus de 10%

            L’avenir du monde ne se situe plus exclusivement en Europe et aux Etats-Unis mais de plus en plus dans la région pacifique et dans l’océan Indien.

            La Zone Pacifique réalise cette année trois fois plus de création de richesses que notre vieille Europe. Pourquoi la France n’en tire-t-elle pas profit ?

            Nos déficits sont colossaux, le montant de notre dette porté à la connaissance du grand public est connu de tous les dirigeants du pays depuis l’amorce de sa constitution dès 1975 et non 1981.

            Ce n’est qu’en conquérant de nouveaux marchés, là où la demande est forte que nous serons capables de créer les supplément de richesses dont notre peuple a tant besoin.

            Ce n’est pas en redistribuant une richesse exsangue, par des augmentations de salaires sans apport de nouvelles richesses que nous serons demain capables de répondre aux énormes défis qui sont les nôtres.

            Les conditions de la croissance

            Nous n’avons rien compris à la mondialisation, du moins nos technocrates qui sont intimement persuadés que les méthodes dirigistes de leurs administrations sont seules capables de proposer les solutions les plus adaptées à cette nouvelle problématique.

            Les sociétés multinationales n’ont plus d’état et les états ne peuvent plus réguler leur action au seul profit de leurs concitoyens.

            Les délais de réaction de l’administration Française sont toujours liés à l’élaboration de la loi de finance qui par obligation est toujours annuelle.

            Les délais impératifs de réaction du marché mondial ne sont plus  et depuis longtemps  en adéquation avec cette contrainte.
Nous sommes par conséquent toujours à la traîne

            Contrairement aux résultats de SHANGAÏ nos pôles universitaires sont certes déclinants mais le recrutement de nos universitaires à l’étranger et notoirement aux USA montre la qualité de nos formations même si le nombre de brevets déposés est en diminution très nette depuis plus de dix ans.

            COMMENT CONQUERIR DE NOUVEAUX MARCHES

            La conquête de nouveaux marchés passera nécessairement par une politique globale qu’il faudra définir.

            Sans en dessiner les détours exacts les quelques pistes suivantes seront déterminantes dans une perspective d’efficacité.

            1° OBJECTIF

            Créer les conditions d’une nouvelle économie de la connaissance.

            Les études menées par le professeur ALEGRE alors qu’il était ministre de l’éducation nationale, recoupées par tous les spécialistes de tous bords politiques montrent que seule la recherche organisée en liaison avec les besoins de l’industrie seront demain la seule possibilité pour maintenir un leadership industriel et le maintien de nos emplois.

            Les conclusions de ces études montrent également que la création de pôles universitaires baignés dans un milieu industriel ne peut être efficace qu’en action de proximité.

            Il appartiendra donc à nos politiques de décentraliser entièrement ce concept comme le prouve la création de clusters aux Etats-Unis
           
            L’autonomie financière

Seules les régions et non les administrations de l’état sont de nature à pouvoir répondre aux besoins réels de la montée en puissance de ces « pôles » de compétitivité clefs de la création de nouvelles sociétés innovantes.

            Selon le vieil adage « qui commande paye, qui paye commande » il appartiendra aux régions et à elles seules d’assumer l’autonomie financière de ces nouveaux concepts d’adaptation à l’économie mondiale.

            L’intégration des universités des entreprises et surtout des pépinières d’entreprises en disposant d’une totale autonomie financière à l’égale de ce que pratiquent les universités Américaines de Californie donnera à nos régions les armes de l’adaptation au monde.

Non seulement nous le pouvons mais nous le devons.

            2° OBJECTIF

            Mettre en place une politique globale de conquête des marchés

            Dans toute économie il ne suffit jamais d’avoir les meilleurs produits, encore faut il savoir les vendre.

            A l’identique de nos partenaires Allemands ou Japonais, il nous faut créer une structure dépendant directement du MEDEF ayant en charge l’ensemble des responsabilités de notre commerce extérieur.

            Sur propositions de cette structure des modificatifs à notre fiscalité et à nos réglements restrictifs pourront être proposés au parlement, voire votés par ordonnance dans un souci d’efficacité.

            La réactivation d’un service civique citoyen et la mise en place tous les ans de 100 000 jeunes volontaires internationaux auprès de nos postes d’expanssion économique dans la majorité des pays du monde serait de nature à espérer rapidement  des retours sur investissement de leur action.
(1 milliard d’euros équivaut à 15 000 emplois créés)

            3° OBJECTIF

            Adapter notre administration à nos seuls besoins

            La réorganisation de l’état passera inévitablement par la suppression de certains niveaux du découpage administratif.
La suppression nécessaire d’une des deux fonctions publiques (nationale ou territoriale) dégagera un volume de fonctionnaires qui pourront être reclassés au sein des entreprises pour les rendre plus compétitives dans l’approche d’un marché mondial où la quasi-totalité des entreprises Françaises sont si cruellement absentes.

            L’avenir du Pays passe impérativement par l’accroissement de ses richesses, cette démarche incontournable impose une politique globale de conquête de nouveaux marchés. La réussite de ce plan ambitieux est la condition de l’équilibre social de notre peuple.

13.05.2007

LE PROCHAIN DEPART de FRANCOIS HOLLANDE

 
LA  RESPONSABILITE  DE FRANCOIS HOLLANDE  EST ENGAGEE,

 10  ans  à la direction  du PS,  deux échecs,  une crise  structurelle, mais  aucune décision.....

"plutôt que de trancher, il a préféré des synthèses molles".  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MANUEL VALLS, député et maire PS d'Evry (Essonne)

Le résultat du 6 mai est-il, pour le PS, un vrai échec ?


Manuel Valls. Oui. Même si cette défaite lourde n'efface

 ni la belle campagne de Ségolène Royal ni le

rapport qu'elle a noué avec des millions de Français.

Comment expliquez-vous cette défaite ?


Il y a sans doute des causes conjoncturelles.

 Durant la campagne, nous avons mal réagi

aux événements de la gare du Nord.

Je crois aussi que François Hollande nous a fait très mal lorsqu'il

 a estimé qu'on était riche à partir de 4 000 € de revenus mensuels.

 Mais la raison de fond, c'est que nous n'avions pas assez

 travaillé de 2002 à 2007.

Conséquence : Sarkozy a réussi à incarner le changement alors

 que nous, socialistes, avons donné le sentiment

de représenter une forme de conservatisme.

François Hollande doit-il céder la place ?


François Hollande porte une responsabilité particulière

: s'il a eu le mérite de rassembler les socialistes après la défaite

 de 2002, il aurait dû ensuite tout faire pour que le PS

se réarme idéologiquement.

 Or, plutôt que de trancher, il a préféré des synthèses molles.

Sa responsabilité est donc engagée.

 Il avait lui même annoncé qu'il quitterait ses fonctions

 après la présidentielle. Il ne sert à rien d'ouvrir une crise

 à la veille des législatives mais, après,

Hollande devra en tirer les conséquences,

et permettre que le PS se régénère.

12.05.2007

AVENIR de la FRANCE par christian BLANC

 
Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, la France entre
 dans une nouvelle ère d’action politique.
C’est aujourd’hui que le plus dur commence."

Par Christian Blanc


Chers amis,

Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, la France entre

 dans une nouvelle ère d’action politique.

Vous le savez, je suis convaincu que le diagnostic

de Nicolas Sarkozy sur la situation de notre pays est

 juste et qu’il a la volonté de mener les réformes

 indispensables au redressement.

C’est la raison pour laquelle je me suis investi

 dans sa campagne.

C’est également la raison pour laquelle j’espère que

 tous les signataires de l’Appel d’Energies2007

soutiendront – chacun à sa façon – l’action qui sera

menée dans les mois qui viennent pour rendre à

l’Etat son efficacité, pour relancer la croissance

 et pour moderniser la démocratie.

C’est aujourd’hui que le plus dur commence. Il ne

faut pas laisser passer cette chance.

Je compte sur vous.

Très cordialement,

Christian BLANC

11.05.2007

Après la défaite du PS comment perdre les législatives en juin?

Rappel  d'une note publiée  il ya plus d'un an.  les questions posées  par jean pierre CHEVENEMENT  prennent  plus  de volume  après la défaite écrasante de ségolène royal.

 

07.05.2006

LES ASSISES D'UN VERITABLE PROGRAMME EN 2007

Le dernier discours de jean-pierre CHEVENEMENT marque incontestablement un virage dans la perspective des prochaines échéances électorales.

Que l'on partage ou non ses positions, sa compréhension des enjeux est d'un tel niveau que le débat d'idées qu'il entamme devra très vite être repris par tous les ténors politique du pays.

 

"Discours de Jean Pierre Chevènement"

 

Félicitations aux organisateurs du Congrès, aux camarades du Onzième arrondissement et aussi aux équipes de Jean-Marie Alexandre venus nombreux du Pas de Calais. Félicitations aussi à Georges Sarre pour cette belle réélection. Avec notre projet adopté à l’unanimité, et je tiens à remercier pour ce texte Jean-Yves Autexier, nous pouvons désormais regarder vers l’avenir.

 

Votre Congrès a pris toutes ses décisions régulièrement, à la majorité, conformément à nos statuts. Une seule observation : votre Congrès, sur proposition de Françoise Dal, et je suis sensible à sa bonne intention, a souhaité m’inscrire dans les statuts comme Président d’honneur, sans que j’aie été au préalable consulté. Je remercie Françoise mais cette statufication me paraît pouvoir attendre le jour de ma mort. Comme je l’avais dit à Georges : « j’ai été désigné à Saint-Pol sur Mer et cela me suffit. Cette désignation vaut tant que le parti ne me la retire pas et tant que ne souhaiterais pas évidemment y mettre un terme. Je suis avant tout un militant du MRC : Notre force collective, chers camarades, vient essentiellement de la cohérence et de l’acuité de notre ligne politique. C’est cette cohérence et cette acuité qui nous valent de larges sympathies, bien au-delà de nos rangs, dans le pays tout entier. Cette ligne nous permet de nous situer par rapport aux évènements du jour.

 

 

I – Notre projet dans la crise actuelle

 

Ainsi, la crise du CPE renvoie évidemment à une précarité plus générale, dont les racines plongent loin dans le passé. Cette précarité ne s’est pas installée par hasard. Aujourd’hui s’exprime l’angoisse diffuse d’une jeunesse qui sent son avenir se dérober sous elle. En ce sens, elle traduit un sentiment plus général : celui d’une France qui, dans la mondialisation, se délite, avec un avenir en peau de chagrin. La crise du CPE porte donc en elle l’exigence d’une réorientation radicale.

 

*

 

La France vit une crise profonde, à la fois sociale et nationale. Depuis quatre ans, elle va de secousses en secousses et le rythme de ces secousses s’accélère :

 

Le 21 avril 2002 avait traduit l’exténuation du débat démocratique, la victoire de l’abstention et des votes extrêmes, par défaut de projet commun permettant de surmonter les contradictions internes de la gauche plurielle.

 

Le 29 mai 2005, la France a rejeté à 55 % un projet de « Constitution européenne » libérale, qui aurait de surcroît signé la fin du peuple français en tant qu’acteur de son histoire.

 

La crise des banlieues en novembre 2005 a révélé le désespoir des jeunes des cités.

La crise du CPE, en mars 2006, doit donc être reliée à toutes les secousses qui l’ont précédée et d’abord au sens du vote émis par le peuple français le 29 mai 2005.

 

Ce « non » majoritaire n’était pas un accident de parcours. Il révélait un profond besoin de changement que nos élites, désespérément sourdes et aveugles, se refusent à entendre. Depuis un an, ces élites cherchent essentiellement à culpabiliser ce peuple d’ignares qui décidément ne comprend rien à l’économie mondialisée. Elles n’imaginent pour lui qu’une précarité toujours accrue, à l’image du CPE.

 

Que de gorges chaudes, après le 29 mai, sur le fait qu’il n’y avait pas de plan B ! Mais nos élites ne veulent surtout pas de « plan B » ! Rappelez-vous ce que je vous avais dit à Vincennes le 9 septembre 2001 : « Les marchés financiers sont pour elles l’horizon de l’histoire humaine. »

 

Notre tâche historique, la tâche qui incombe aujourd’hui comme hier à une gauche française refondée dans la République, c’est de montrer qu’il y a un plan B pour la France et pour l’Europe. C’est de donner un contenu positif au vote du 29 mai 2005. Pour ouvrir la voie d’une alternative républicaine, il faut impérativement articuler la critique sociale, ou si l’on préfère antilibérale, de la Constitution européenne et l’exigence démocratique qui est celle de la souveraineté populaire. Là est l’originalité de notre démarche. On ne fera pas l’Europe sans les peuples et encore moins contre eux. C’est cela que le MRC doit faire comprendre à ses partenaires de la gauche. Ce n’est pas facile ! Mais c’est nécessaire !

 


La crise à laquelle nous devons faire est une crise globale.

 

Cette crise est d’abord mondiale.

 

Elle est celle de ce qu’on appelle « la globalisation » : les firmes multinationales grâce à la liberté des mouvements de capitaux mettent en concurrence les territoires et les mains d’œuvre à l’échelle mondiale. D’où les délocalisations industrielles au profit des pays à très bas coût de main d’œuvre. Les privatisations puis la colonisation du capital de nos grandes entreprises par les fonds de pension et d’investissement anglo-saxons ont abouti à une véritable dictature des marchés financiers. La théorie de l’acquisition de la valeur par l’actionnaire est devenue le maître mot de la finance mondialisée, reléguant à l’arrière plan toute considération du long terme et d’intérêt général sans parler de l’intérêt des salariés, considérés comme produits jetables. Cette analyse du capitalisme d’aujourd’hui est la base de toute politique réellement alternative !

 

Le privilège du dollar donne par ailleurs aux Etat-Unis la possibilité de vivre aux crochets du reste du monde, au prix d’un endettement abyssal. Mais cette situation est instable. Le dollar est fragile. L’économie mondiale marche sur la tête. Plus des trois quarts de l’épargne mondiale sont captés par les Etats-Unis, la puissance la plus riche du monde. C’est le monde à l’envers ! Les inégalités se creusent, socialement et géographiquement. L’Hyperpuissance américaine ne se soutient que par une fuite en avant dangereuse dans une stratégie de guerre préventive. Elle s’enlise aujourd’hui, non seulement en Irak mais dans toute la profondeur du monde musulman. Une nouvelle crise grave au Moyen-orient nous mettrait à la merci d’une envolée encore plus forte du prix du pétrole et d’une plongée du dollar qui asphyxierait l’économie de la zone euro. Une réorientation de la politique américaine est, à terme, inévitable. Elle débouchera sur de nouveaux équilibres à l’échelle du monde. Dans ce monde déjà multipolaire, une Europe indépendante a sa place.

 

Or, la crise frappe aujourd’hui particulièrement l’Europe.

 

Le vieillissement de sa population, le coût plus élevé du travail, le niveau de sa protection sociale, l’ouverture incontrôlée de son marché, la surévaluation de l’euro, l’absence d’un gouvernement économique enfin, face à la Banque Centrale indépendante, tout contribue à enfoncer la zone euro dans une stagnation de longue durée. L’Europe se désindustrialise. Nos groupes sont à la merci d’OPA sauvages. La compétitivité de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Italie et plus encore de l’Espagne dont le déficit commercial représente neuf points de PIB, est gravement entamée. Celle de l’Allemagne, premier exportateur mondial, avec un excédent de 160 Milliards d’euros ne se soutient que par un freinage salarial qui retentit sur la demande interne. L’Allemagne compte plus de cinq millions de chômeurs. Et le tour de vis que s’apprête à donner la grande coalition CDU-CSU-SPD de Mme Merkel avec le relèvement de deux points de la TVA et d’autres hausses d’impôts supplémentaires, plombera encore plus la conjoncture européenne en 2007. C’est cette politique que nous allons rencontrer sur notre route. Mais cette crise européenne nous donne aussi la chance d’un rebond et d’une réorientation de fond.

De tous les pays européens c’est la France qui traverse la crise la plus profonde, une crise à la fois sociale et nationale.

 

Car la France, comme le relevait déjà Marx au XIXe siècle, est « la nation politique par excellence ». D’où l’extraordinaire campagne faite pour saper l’idée qu’elle se fait d’elle-même et la faire douter de son avenir. Mais c’est aussi pour cela que le sursaut salvateur peut d’abord se manifester dans notre pays. Le réveil du citoyen est le seul recours contre le triomphe du « tout fric ».

 

 

 

L’alternative républicaine se construira d’abord en France.

 

La France ne manque pas d’atouts et d’abord la qualité de son peuple. Le peuple français se définit comme un peuple de citoyens, sans distinction d’origine ou de religion. C’est ce qui fait sa force et sa grandeur, héritage de la Révolution de 1789, toujours actuelle même si ses idéaux ne sont pas portés par le vent de la globalisation libérale !

 

Non, il n’est pas vrai que le modèle républicain soit ringard ! Ceux qui le prétendent sont souvent ceux qui l’ont mis en panne. La France ne se reconnaît pas dans l’addition des communautarismes que M. Sarkozy cherche à s’attacher. Disons les choses clairement : notre conception de la nation n’a rien à voir avec la conception ethnique avec laquelle les tenants de la mondialisation libérale veulent la confondre. Notre conception, c’est celle de la nation républicaine, définie comme communauté de citoyens, ouverte au monde, dont nous avons besoin à l’intérieur pour remettre en marche le modèle républicain. La République c’est d’abord en France qu’il faut la faire vivre ! L’idée d’égalité n’a rien de désuet. Elle peut être immensément mobilisatrice, dès lors que nous saurons rompre avec le différencialisme, de droite ou de gauche, qui, sous prétexte d’exalter les différences, ne fait bien souvent que consacrer la différence des droits ! On ne doit pas admettre l’idée d’une citoyenneté de résidence. La citoyenneté est évidemment liée à la nation. Mais on peut peut-être admettre qu’à titre propédeutique des étrangers installés depuis longtemps et bénéficiant d’une carte de résident de dix ans puissent participer à des élections municipales. Puisqu’on l’a admis pour les étrangers communautaires, on peut l’accepter au moins pour ceux qui sont originaires des pays de l’ex Communauté, héritière de l’Union française et plus généralement pour les étrangers extra communautaires.

 

Mais la question se pose, si nous ne voulons pas mettre le doigt dans un engrenage, sachant très bien où d’autres, comme les Verts, veulent nous emmener. Michel Joblot a eu raison de soulever ce problème qui pourrait figurer à l’ordre du jour d’une Convention Nationale. C’est la valeur d’égalité indissociable de la citoyenneté qui est motrice, pour l’accès à l’emploi et au logement, pour refonder l’Ecole républicaine, pour garantir et moderniser le service public et la protection sociale.

 

De la nation républicaine, nous avons aussi besoin vis-à-vis de l’extérieur pour défendre les droits légitimes du peuple français et pour faire avancer une conception progressiste de l’Europe et du monde.

 

C’est dans ce contexte qu’il faut analyser le débat sur le patriotisme économique. Les firmes multinationales ont-elles perdu toute nationalité ? La localisation du siège social n’a-t-elle plus d’importance ? Evidemment non ! Nous devons donc rétablir un lien entre les entreprises et les territoires.

 

J’ai été un des rares à condamner la vente de Péchiney à Alcan ou des Chantiers de l’Atlantique à Aker Yards. On se souvient de « l’entreprise sans usines » de M. Tchuruk, le PDG d’Alcatel, qui veut aujourd’hui fusionner avec l’américain Lucent. Qui s’en inquiète pour l’avenir de nos technologies ? Où est le patriotisme économique là-dedans ? Je suis bien payé pour savoir ce qu’a signifié le rachat d’ABB par Alstom, des milliards de pertes et des milliers de licenciements, et l’exigence de M. Monti, Commissaire européen à la concurrence, de fermer le site de Belfort.

 

Si l’on prend le domaine de l’énergie : il n’y a pas de politique européenne de l’énergie. L’Europe a seulement exigé l’ouverture à la concurrence et la libéralisation des marchés du gaz et de l’électricité. Elle ne s’est pas préoccupée de la sécurité des approvisionnements. Celle-ci, étant donné la dépendance extérieure de l’Europe, ne peut être assurée que par de puissants acteurs énergétiques. Mais cela ne signifie pas que Gaz de France doive abandonner son identité ni les gaziers leur statut.

 

De même, je regrette que l’Etat se soit défait de toute participation au sein du capital d’Usinor, devenue une entreprise soi-disant européenne, en fait luxembourgeoise. ARCELOR, aujourd’hui à la merci d’une OPA de Mittal Steel dont le capital est détenu à 88 % par la famille Mittal, donc insusceptible d’être rachetée par quiconque. Les contribuables français ont mis 200 Milliards de francs pour assurer l’avenir d’une sidérurgie nationale. Nous ne pouvons accepter que, par un tour de passe-passe, et au nom d’une idée dévoyée de l’Europe, cette entreprise puisse échapper à un certain contrôle économique de la collectivité. Assez d’hypocrisie ! La liberté des capitaux ne prime pas toutes les autres.

 

Nous n’entendons pas être soumis au diktat des marchés financiers. Nous voulons que l’Etat conserve un certain contrôle des grandes entreprises.

 

Le peuple français, le 29 mai 2005, n’a pas refusé l’Europe mais il veut une Europe avec les peuples et pas contre eux, une Europe qui s’appuie sur les nations et cesse de prétendre les noyer dans l’océan des marchés financiers mondialisés. L’alternative républicaine c’est aussi cela, c’est redresser l’Europe en s’appuyant sur les peuples ! Sur la souveraineté des peuples contre la suzeraineté du Capital ! Et pour cela, il faut d’abord s’appuyer sur la France, sur la France républicaine, sur un peuple de citoyens, enfin « mis dans la confidence », selon l’expression de Marc Bloch.

 

La France ne vas pas disparaître. Elle reste et doit rester, comme je vous l’avais dit à Vincennes, « une grande nation politique ». C’est ainsi que le monde la regarde encore et un gouvernement de gauche devra la faire respecter. La France n’est d’ailleurs jamais aussi grande que lorsqu’elle parle le langage de la démocratie.

 

Ce sera difficile parce que nous nous heurterons à de puissants intérêts. Sachons donc préserver les attributs qui sont ceux de la France comme membre permanent du Conseil de Sécurité, avec les responsabilités mondiales que cela implique, avec une diplomatie et une défense indépendantes, ce qui signifie une dissuasion maintenue et modernisée. C’est de cette manière aussi que nous pourrons peser dans le nécessaire redressement de la construction européenne, car l’équilibre de l’Europe, pour quiconque y a un peu réfléchi, passe par une relation franco-allemande équilibrée. L’Allemagne et la France ont chacune leurs points forts. Ce ne sont pas les mêmes.

 

 

Réorienter l’Europe.

 

Le peuple français a rejeté le projet de Constitution européenne le 29 mai 2005. Pour des raisons de forme et pour des raisons de fond. Nous n’accepterons pas qu’on veuille faire rentrer par la fenêtre ce qui a été sorti par la grande porte du suffrage universel. La priorité n’est pas institutionnelle. Elle est clairement économique et sociale. Mais comment l’Europe à 27 ou à 28, voire à 30, pourrait-elle être le levier d’une action conséquente dans la durée ?

 

Il faut rompre avec les chimères d’un fédéralisme purement rhétorique. Comme l’ont écrit justement Hubert Védrine et Henri Nallet, « Le 29 mai 2005 s’est exprimé le refus d’admettre que ce qui fait l’identité de la nation soit devenu illégitime, sous prétexte que l’intégration supranationale, supposée conforme au sens de l’Histoire, postule l’effacement des nations. »

 

Hubert Védrine ajoutait que les socialistes devraient être plus conséquents avec eux-mêmes, en ne demandant pas des transferts de souveraineté qui les rendraient minoritaires sur presque tout.

 

Il faut changer de méthode : partir de la volonté des peuples, rejeter fermement les dérives libérales, avancer au contraire sur des projets concrets, avec ceux qui s’y prêtent, dans la recherche, la politique industrielle, les transports, l’énergie si possible, les industries de défense, l’aéronautique et l’espace.

 

Mais ce que nous devons privilégier avant tout c’est la mise sur pied d’un gouvernement économique de la zone euro procédant du débat démocratique. L’Eurogroupe doit être doté de compétences précises : coordination budgétaire, convergence en matière fiscale et sociale, harmonisation par le haut et enfin politique monétaire. La réforme des statuts de la Banque Centrale européenne doit être préparée par un groupe de travail de haut niveau mis en place par les Chefs d’Etats des douze pays de la zone euro.

 

Il s’agit de lui donner clairement comme objectif la croissance économique et l’emploi. Je propose également que la Banque Centrale soit habilitée à émettre des euros sur le marché pour empêcher une appréciation excessive de l’euro, ce qu’aujourd’hui elle ne peut faire. Je suggère aussi qu’elle puisse monétiser certaines catégories de dettes répondant à un intérêt communautaire, ce que ses statuts actuels lui interdisent. Il est nécessaire de préparer dès aujourd’hui cette réforme sans laquelle le fardeau de la dette publique ne pourra pas être allégé. Ainsi seulement nous pourrons lancer une grande initiative européenne de croissance, au service de l’emploi !

 

D’autres réformes peuvent être engagées à l’occasion d’une relance vigoureuse de l’Europe : institution d’un impôt européen par l’adjonction d’un pourcentage supplémentaire de TVA. Ainsi pourront être financés de grands projets d’intérêt communautaire dans le domaine des grandes infrastructures de transport, de l’énergie, de la recherche, de l’espace, là où l’Europe doit s’affirmer.

 

Je suggère enfin que prévale l’idée d’une préférence européenne dans le domaine des normes et que l’Europe introduise à l’OMC des clauses sociale et environnementale dans les règles du libre commerce international.

 

*

 

La géométrie variable est nécessaire pour construire un acteur stratégique européen et pour que nous puissions peser dans les grands équilibres du XXIe siècle.

 

Je voudrais insister sur l’aspect essentiel de la relation franco-allemande. Nos deux pays sont la vraie charnière de l’Europe. Leurs modèles sont différents mais nos intérêts stratégiques ne peuvent pas être dissociés, à peine de courir à nouveau au devant d’immenses malheurs.

 

L’Allemagne, industriellement, pèse presque deux fois la France même si le rapport des PNB est de deux à trois. Nos possibilités de coopération industrielle souffrent inévitablement de ce déséquilibre, je pense aux rapports d’Alstom et de Siemens sur lesquels nous nous devons d’être vigilants. Mais il y a tout à faire par ailleurs : dans la recherche, les biotechnologies, l’informatique, l’aérospatiale !

 

N’oublions pas cependant que l’Allemagne de Mme Merkel ne remet nullement en cause les règles de la globalisation, ni celles du libre-échange planétaire, ni, contrairement à celle de M. Schröder, la domination de l’Hyperpuissance américaine. Sans doute le peuple allemand a-t-il voté à 51 % pour la gauche en 2005, mais ce n’est pas un gouvernement de gauche qui siège aujourd’hui à Berlin.

 

Ce qui se passera en Allemagne sera décisif pour notre propre destin. L’économie allemande est à la merci d’un retournement de la conjoncture mondiale. Avec cinq millions de chômeurs, l’Allemagne peut être tentée de regarder ce qui peut être fait pour redynamiser la demande intérieure en Allemagne et en Europe. C’est là la chance d’une réorientation profonde de toute la construction européenne. Mais pour cela encore faut-il qu’il y ait une France rassemblée sur la République, sûre de ses valeurs et de son projet.

 

C’est cela l’alternative républicaine que nous devons construire pour la France et pour l’Europe ! Pouvons-nous créer la dynamique conquérante qui fera bouger les lignes, dans la gauche puis dans le pays tout entier ?

 

 

 

II – Quelle stratégie en France même dans la période actuelle ?

 

Soyons réalistes : le PS, en 2006, est encore loin d’avoir tiré les leçons du 21 avril 2002.

 

Rappelons le, le 21 avril n’a pas résulté de la pluralité des candidats à gauche mais de la juxtaposition de projets contradictoires au sein de la gauche plurielle qu’aucune confrontation loyale n’avait permis de dépasser au préalable.

Sur l’Europe, et particulièrement la Constitution européenne, sur la République, sur la Corse.

Au Proche et Moyen-Orient comme dans les Balkans, notre politique étrangère était à la traîne de la politique américaine.

Sur la mondialisation libérale, les privatisations, la politique industrielle, le volontarisme s’opposait à la résignation ; « L’Etat ne peut pas tout » signifiait « L’Etat n’en pouvait mais ».

 

Sur l’Ecole, sur la laïcité, sur les politiques de lutte contre l’insécurité, le rapport entre prévention et sanction, sur la délinquance des mineurs, sur la justice, le flottement était devenu la règle.

 

Comment faire pour que demain il puisse en aller autrement ?

 

Tous ces débats auraient pu s’ouvrir pendant les cinq années où la gauche s’est trouvée rejetée dans l’opposition. La direction du Parti socialiste a tout fait pour l’éviter. Au contraire, le couvercle a été soigneusement refermé dès le Congrès de Dijon.

 

L’avenir de la gauche a été sacrifié à la préservation du prétendu « bon bilan » du gouvernement sortant et à la sauvegarde de la ligne social-libérale et européiste qui l’avait inspiré.

 

Pour préserver la solidarité de la tribu socialiste, il fallait trouver un bouc émissaire à l’échec de son candidat. J’en ai pris pour mon grade. Ce que nous ont reproché en fait les sociaux-libéraux, et c’est notre plus grand tort, c’est d’avoir eu raison trop tôt sur presque tous les sujets : sur l’Europe, sur la République, sur la nation, sur la Corse, sur le refus des communautarismes, sur la laïcité, sur l’Ecole et l’insécurité, sur la politique industrielle, sur l’Irak, sur l’impasse où nous ont conduits le tournant libéral et la soumission progressive à la dictature des marchés financiers.

 

Effectivement, cette prescience est impardonnable et nous méritions cent fois d’être fusillés !

 

Depuis le 21 avril 2002, un fait majeur est cependant intervenu qui trouble cet irénisme ; un coup de tonnerre a éclaté dans le ciel bleu des connivences : le 29 mai 2005, le peuple français a dit « non » à 55 % au projet de Constitution européenne et à la coalition des bien pensants qui vantaient la compatibilité du « oui de droite » et du « oui de gauche ». C’est le peuple qui a dit « non » dans ses profondeurs.

 

Au sein du parti socialiste, on s’est efforcé de revisser le couvercle. Ce fut la synthèse du Mans qui dit tout et son contraire, prend acte du 29 mai mais laisse entendre qu’un « nouveau processus constituant » pourrait s’enclencher. Il faut qu’il soit clair que nous ne l’accepterons pas !

 

Bref le parti socialiste n’est, aujourd’hui, guère avancé dans l’exercice d’une critique nécessaire pour que la gauche, revenue aux affaires, n’aille pas au-devant de nouvelles déconvenues. C’est cela qui nous préoccupe car nous voulons mettre la gauche à la hauteur des défis que notre pays devra affronter.

 

D’abord s’impose une constatation sur la nature du capitalisme financier qui aujourd’hui domine le monde. Dans son discours de Créteil, le 12 mars dernier, Laurent Fabius l’analyse avec clarté, je cite : « Le capitalisme industriel a cédé la place à un hypercapitalisme financier et mondialisé. Sans idéaliser le passé, ont été balayés les compromis des trente glorieuses entre le travail et le capital, entre le manager, le salarié et l’actionnaire, entre les entreprises et l’Etat. La recherche du profit maximum à court terme domine tout, lamine tout … La précarité n’est plus aux marges du système. Elle est en con coeur. Si la gauche ne dénonce pas cette réalité, si elle ne la change pas, qui le fera ? » Excellente question !

 

L’ennui est que dans le premier document issu de la Commission Nationale du Projet du parti socialiste, en date du 11 mars 2006, on ne trouve absolument pas trace de cette analyse. Tout au plus les rédacteurs se livrent-ils à un commentaire de la conjoncture molle et dégradée qui nous sera léguée par la droite.

 

Aucune réflexion sur les structures du capital, sur le renforcement des fonds propres, sur une nouvelle conception de l’entreprise remettant les actionnaires à leur place et faisant la leur aux salariés et aux collectivités responsables du long terme, rien sur l’intervention publique, le nécessaire rétablissement du Commissariat général au Plan, et des grands intermédiaires financiers publics, rien sur la politique industrielle, y compris dans sa dimension européenne.

 

Tout au plus un programme gestionnaire reposant sur l’idée qu’il suffirait en 2007, comme en 1997, de « rétablir la confiance pour relancer les ressorts internes de la croissance et réduire les déficits » (je cite).

 

A près d’un an de l’élection présidentielle de 2007, il faut absolument faire de l’alternance une véritable alternative, refuser le retour du pareil au même, l’effet essuie-glaces qui depuis plusieurs décennies chasse les gouvernements sortants et ramène les faillis de la veille.

 

Pour cela, il faut rendre confiance à la France. Pour aller loin, il faut faire confiance au peuple.

 

Soyons clairs : la situation à gauche est difficile parce que la direction du parti socialiste, certes ébranlée par le « non » massif du 29 mai, n’a pas, me semble-t-il, changé de cap. Le social-libéralisme reste son horizon. Coupée de l’électorat populaire qui a voté massivement « non », elle compte uniquement sur le rejet de la droite pour revenir aux affaires. Le combat contre le CPE lui sert de feuille de vigne. Je ne sache pas que le PS ait à ce jour élaboré un projet réellement alternatif ni sur l’emploi des jeunes ni sur une réorientation globale de notre politique. La synthèse du Mans, contradictoire et molle, montre que le parti socialiste est loin d’avoir pris la mesure des enjeux et des défis que le pays doit relever.

 

Dès 2007, un rapport des forces s’établira avec le gouvernement de Mme Merkel. Celle-ci n’a pas caché qu’elle entend bien faire avaliser à nouveau le projet de « Constitution européenne », et la direction du parti socialiste s’est déjà résolue à lui donner gain de cause. Passons sur l’étrange surdité qui met le processus institutionnel avant l’évidente priorité de la réorientation économique et sociale de la construction européenne. C’est évidemment le contraire de ce que le peuple français a voulu signifier le 29 mai. Et c’est courir au-devant de secousses toujours plus graves que de vouloir faire entrer à nouveau le peuple français dans le carcan d’une « Constitution européenne ».

 

Je mets en garde ceux qui prétendraient se contenter d’une approbation parlementaire ou encore voudraient détourner aux mêmes fins les élections européennes de 2009.

 

 

Nos convergences possibles avec Laurent Fabius.

 

Au sein du parti socialiste, un seul candidat se détache parmi les tenants du « non » : c’est Laurent Fabius. Lui seul a l’expérience de l’Etat qui rende crédible sa candidature à la présidence de la République. Sur le fond, je crois injuste de taxer Laurent Fabius d’insincérité. Sa réflexion et son expérience comme ministre de l’Economie et des Finances l’ont amené à une analyse du capitalisme financier très proche de la nôtre.

 

Nous n’avons pas été d’accord sur tout dans le passé, loin de là : nous nous sommes séparés en 1983 sur l’importance qu’il convenait de donner à ce que Lionel Jospin appelait alors « la parenthèse libérale ». Surtout, Laurent Fabius a soutenu le traité de Maastricht, alors que nous le combattions et, on le voit bien aujourd’hui, à juste titre : les statut de la Banque centrale européenne figuraient déjà dans le traité de Maastricht. Laurent Fabius a changé et il a changé, je le crois, de bonne foi. Il a constaté que l’élargissement de l’Europe aux Peco, décidé dans son principe dès mai 1993 au sommet de Copenhague, sous le gouvernement Balladur, périmait l’idée d’un approfondissement de type fédéral au sein de l’Europe à Douze, à mon sens illusoire dès l’adhésion de la Grande-Bretagne en 1972, à supposer que ce dessein ait jamais eu une réalité. Mais Laurent Fabius, comme François Mitterrand, a pu croire l’inverse jusqu’en 1993. Ensuite, il s’est aperçu que les concessions qu’avaient faites à Helmut Kohl François Mitterrand pour obtenir la monnaie unique en 1991 - indépendance de la Banque centrale, avec pour seule vocation la préservation de la valeur de la monnaie, absence d’un gouvernement économique qui eût pu rééquilibrer en faveur de la croissance et de l’emploi l’omnipotence des banquiers centraux – étaient des concessions irréversibles qui ramenaient l’Europe tout entière à un capitalisme d’avant 1914. Cela, je le crois, Laurent Fabius l’a compris en profondeur et par expérience et c’est ce qui explique, beaucoup plus que des arrière-pensées tacticiennes, le choix courageux qu’il a fait, en prenant position, fin 2004, contre un projet de Constitution européenne qui aurait avalisé l’ancrage définitif de l’Europe dans un libéralisme dogmatique, profondément contraire aux intérêts du monde du travail et de l’Europe elle-même. Sans doute Laurent Fabius veut-il aujourd’hui « dépasser le non », en s’adressant aussi aux partisans du « oui » qui déclarent vouloir une « Europe sociale ».

 

 

Ce qui nous sépare du Parti Socialiste : la conception républicaine de la nation.

 

Le problème se pose de savoir si les partisans du « oui » au sein du parti socialiste ont réellement pris acte de la volonté que le peuple français a exprimée le 29 mai 2005 et s’ils ont dépassé la contradiction ancienne entre leurs intentions sociales proclamées et leur ralliement de fait au libéralisme dominant.

 

Beaucoup croient encore qu’une Europe plus fédérale pourrait être une Europe plus sociale. Même certains partisans du « non » comme Henri Emmanuelli ou Vincent Peillon cultivent volontiers le mythe d’une République européenne socialiste, dont ils ne voient pas qu’elle est une chimère, parce qu’en Europe, il n’existe pas un peuple européen mais trente peuples et cela à l’horizon historique prévisible. Aucun de ces peuples n’est prêt à disparaître, en faisant le grand saut dans un nirvana socialiste sans rivage.

 

Dans leur ensemble, les socialistes qui ont dit « non » l’ont fait par antilibéralisme, mais peu ont compris le sens du « non républicain », le nôtre, qui articule la critique sociale antilibérale et l’exigence démocratique, indissociable de la souveraineté populaire. Entre eux et nous, reste donc posé le problème de la nation, dont très souvent ils n’ont pas une idée claire. Ils confondent fréquemment la nation républicaine, communauté de citoyens, et la nation ethnique qui – ai-je besoin de le dire ? – n’a jamais été et ne sera jamais notre conception. Nous n’avons jamais abandonné la France à Le Pen. La plupart des socialistes n’ont pas lu Renan et sa célèbre conférence de 1882 : « Qu’est-ce qu’une nation ? » où il définit la nation comme un « principe spirituel », « héritage de souvenirs communs et de valeurs qu’un peuple entend faire fructifier indivis ». Renan ajoute finement qu’aucune nation ne peut vivre sans une part d’oubli, ce qui devrait nous inciter à relativiser les guerres imbéciles de mémoires que cherchent à allumer les divers communautarismes à la mode. Ces différences de conception entre les socialistes et nous sont bien réelles. Sont-elles pour autant insurmontables ? Je ne le crois pas, si chacun veut bien faire preuve d’un peu de réalisme. On ne peut pas passer les peuples par pertes et profits et les socialistes les plus conséquents méditeront cette forte pensée de Jaurès « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie. Beaucoup y ramène. » Nous-mêmes sommes partisans d’une Confédération européenne. Nous sommes pour une Europe des peuples.

 

A nos yeux la souveraineté populaire n’exclut pas des délégations de compétences, dès lors qu’elles sont politiquement ciblées, qu’elles restent démocratiquement contrôlées et demeurent enfin, en dernier ressort, révocables. Ces trois conditions n’empêchent donc nullement d’avancer vers des délégations de compétences à un gouvernement économique de la zone euro. L’eurogroupe pourrait ainsi recevoir des compétences précises en matière de coordination budgétaire, de politique monétaire et de convergence sociale et fiscale, dès lors qu’il s’agirait de promouvoir en ces domaines une harmonisation par le haut et non pas par le bas. Il faudrait bien entendu réformer parallèlement les statuts de la Banque Centrale européenne.

 

Une synthèse praticable.

 

Laurent Fabius a préconisé l’Europe des trois cercles : la zone euro d’abord, « l’Europe élargie » ensuite, « l’Europe associée » enfin. Nous pensons également qu’il faut faciliter les coopérations renforcées, promouvoir l’Europe à géométrie variable, en avançant sur des projets concrets avec ceux qui le veulent. Bref, faire l’Europe avec les peuples et faire une Europe qu’ils puissent aimer et non pas l’Europe rébarbative de la directive Bolkestein ou de la directive sur l’allongement rendu possible à 65 heures par semaine de la durée du travail. Il me semble que sur la priorité d’abord économique et sociale du redressement de la construction européenne, une convergence puisse se manifester.

 

La priorité, ce n’est pas « la Constitution » et ce n’est pas non plus le volet institutionnel. L’Europe marche au consensus et le traité de Nice ne mérite pas d’être voué aux gémonies, comme il l’est surtout par ceux qui l’ont signé. Nous pourrions accepter un petit traité institutionnel, par exemple pour donner un président plus durable au Conseil européen – deux ans et demi renouvelable – mais en aucun cas un ministre européen des Affaires Etrangères qui dans l’Europe à vingt-sept serait presque inévitablement un féal de Washington. Nous voulons que la France garde une diplomatie et une défense indépendantes, parce qu’il n’y aura pas de réorientation de la construction européenne sans cela. La France doit donc rester une grande puissance politique et il faut pour cela que la gauche le veuille.

 

Ce serait une grave erreur de croire que notre position européenne pourrait être maintenue si nous abandonnions notre posture mondiale. L’Europe est ainsi faite qu’elle dépend d’une relation franco-allemande équilibrée. Cet équilibre n’existe pas sur tout. Mais la France a des points forts qu’elle ne doit pas abandonner, dans l’intérêt de l’Europe elle-même.

 

La République française est le levier indispensable du redressement de la construction européenne.

 

Pour connaître Laurent Fabius depuis trente-deux ans, je ne mets pas en doute la fermeté de ses convictions. Laurent Fabius est un républicain. Qu’un même logiciel républicain et des convictions laïques solidement ancrées nous rapprochent, c’est l’évidence. Cela ne fait pas disparaître les différences, mais ces différences elles-mêmes, si elles sont exprimées loyalement, peuvent être une source d’enrichissement mutuel.

 

Certes il est trop tôt pour arrêter la position du Mouvement Républicain et Citoyen en vue de l’élection présidentielle, mais il me semble que nous devons appuyer avec sympathie la démarche qui est celle de Laurent Fabius. Les autres candidats potentiels ont tous été partisans du « oui ». Ils ne sont pas condamnés pour autant à brûler en enfer. Mais aucun, à ce jour, n’a pris clairement ses distances avec l’orientation  social-libérale majoritaire qui a conduit hier la gauche plurielle à l’échec et qui exposerait demain un candidat de la gauche et la France avec lui à de nouvelles déconvenues, s’il se retrouvait propulsé aux affaires par le seul effet de l’essuie-glaces.

 

Rien n’est plus important aujourd’hui que de créer une nouvelle dynamique, pas seulement au sein du parti socialiste, mais dans la gauche tout entière, et dans le pays, à travers un mouvement populaire qui s’affirme aujourd’hui contre le CPE mais qui vient de beaucoup plus loin, qui porte une revendication autrement plus large, et dont la force un jour sera irrésistible pour sommer la gauche de répondre enfin à l’attente de notre peuple. C’est cette dynamique de la gauche et des forces de progrès rassemblées qu’il faut développer et surtout « conscientiser ». Nous ne pouvons pas le faire seuls. La responsabilité en incombe aussi à Laurent Fabius, s’il croit en son destin. Elle incombe également à tous les socialistes du « non » qui doivent dépasser les rancoeurs, les méfiances et les querelles de chapelle, s’ils veulent bâtir quelque chose de grand. Cette responsabilité est aussi celle des communistes qui n’ont rien à gagner à s’isoler en recherchant d’improbables convergences avec les mouvements qui ne veulent surtout pas prendre la responsabilité d’être au gouvernement de la France. Cette responsabilité est enfin celle de citoyens et d’associations qui doivent aller à l’essentiel. C’est difficile. Je le comprends. Je souhaite les y aider, pour autant que je le pourrai, bien évidemment. Tous ensemble nous devons agir sur le cœur de la cible, plutôt que de privilégier les démarches groupusculaires ou velléitaires. Aussi bien il y aura un après 2007 et nous aurons peut-être quelque chose à inventer ensemble.

 

*

 

Bien sûr, Laurent Fabius n’est pas encore désigné par le parti socialiste. A défaut de primaires à l’italienne et s’il devait en être autrement, il faudrait nous déterminer d’ici le mois de décembre, comme l’indique notre texte d’orientation. Nous aurons alors à faire un choix global :

 

Ou bien un accord apparaîtra possible sur un choix politique qui préserve l’avenir. Ou bien nous serions en présence d’un simulacre, d’une élection présidentielle réduite à un petit théâtre de marionnettes, entièrement déconnecté des enjeux de fond. Nous devrions alors offrir, même à terme, la perspective d’une solution républicaine à la crise que le pays traverse. Croyez bien, puisque certains d’entre vous me demandent d’être candidat, que je mesure la difficulté sous tous ses aspects. Je ne sous-estime évidemment pas l’élan que peut donner notre parti. Beaucoup dépendra surtout de la configuration politique qui apparaîtra à la fin de cette année.

 

Vous le savez bien : si je devais à nouveau être candidat, je le serais par devoir, par rapport à une certaine idée que je me fais de l’avenir de notre pays. Je veux remercier ceux qui ont entrepris de m’y aider.

 

Qu’il soit clair que ma décision aujourd’hui n’est pas prise. Je ne la prendrai qu’à la fin de l’année, en connaissance de cause, avec en dernier ressort, le seul souci de l’intérêt du pays. La seule chose que je puisse vous garantir c’est que, dans cette hypothèse, ce ne serait pas un baroud d’honneur. La campagne serait brève, mais elle serait intense. J’y engagerais toutes mes forces, en me tournant vers les un million cinq cent vingt-quatre mille citoyens qui m’ont fait confiance en 2002, mais aussi vers tous les autres pour leur redire ma conviction : il n’y a pas d’autre issue à la crise que le pays traverse qu’une République remise en mouvement, car, comme hier à Vincennes, je vous le répète aujourd’hui : la République sera toujours la force de la France !

 

LE TRAVAILLEUR avant les PROFITS, Le salaire ne peut être conçu comme une simple marchandise

 
Le VOYAGE  du pape benoît XVI  au Brésil  devrait être l'occasion  de relire  un texte  contreversé  écrit il ya déjà plus de 20 ans  par le Cardinal Joseph RATZINGER
 Un extrait  de cet ouvrage collectif  sur la libération  sans  se limiter  aux on dit....  doit interpeller  tous ceux  qui se proclame  du Christiannisme  .
 L'engagement  politique est  une reponsabilité  de tous  croyants  ou non.
 Le texte  analysé  ci dessous  doit  être l'occasion  de comprendre  le sens  du politique , de la place  de chacun  dans une société  d'économie.
 certains Gauchistes  proclament  que leurs profits valent moins  que....
 que dire  de ceci: "   "LE TRAVAILLEUR AVANT LES PROFITS"
                              

LUTTER POUR CHANGER DES STRUCTURES

« une lutte noble et raisonnée en vue de la justice et de la solidarité sociales ». L’Eglise « encourage la création et l’action d‘associations, comme les syndicats, qui luttent pour la défense des droits et des intérêts légitimes des travailleurs et pour la justice sociale 

 

> § 75 – « La primauté reconnue à la liberté et à la conversion du cœur n’élimine nullement la nécessité d’un changement des structures injustes. Il est donc pleinement légitime que ceux qui souffrent de l’oppression de la part des détenteurs de la richesse ou du pouvoir politique agissent, par des moyens moralement licites, pour obtenir des structures et des institutions dans lesquelles leurs droits soient vraiment respectés. »

 

 « Par ailleurs, dans le processus de libération, on ne peut faire  abstraction de la situation historique ni attenter à l’identité culturelle du peuple. En conséquence, on ne peut accepter passivement, et encore moins activement appuyer, des groupes qui, par la force ou la manipulation de l’opinion, s’emparent de l’appareil d’Etat et imposent abusivement à la collectivité du peuple une idéologie importée opposée aux vraies valeurs culturelles du peuple. A ce propos, il convient de rappeler la grave responsabilité  morale et politique des intellectuels. »
Où  sont  les révolutionnaires? Chacun  doit méditer  et chercher  par lui même  les réponses  aux   questions  de notre société.
§ 86 – « Le salaire ne peut être conçu comme une simple marchandise… »

> § 87 – « La priorité du travail sur le capital fait un devoir de justice aux entrepreneurs de considérer le bien des travailleurs avant l’augmentation des profits. Ils ont l’obligation morale de ne pas maintenir des capitaux improductifs, et, dans les investissements, de viser d’abord le bien commun  Le droit à la propriété privée n’est pas concevable sans devoirs à l’égard du bien commun. Il est subordonné au principe supérieur

Qui  sont  les révolutionnaires??  n'oblions jamais  d'où  vient  françois BAYROU!

Josef Ratzinger consacre à ce sujet tout le dernier chapitre de son Instruction sur la liberté chrétienne et la libération  (1986, éd. Téqui).

Le chapitre s’intitule : La doctrine sociale de l’Eglise – Pour une praxis chrétienne de la libération.

Je résume ce chapitre de J. Ratzinger :

>  § 71 -  La libération chrétienne s’applique au salut de l’âme, mais ceci ne se réduit pas à des questions de conduite individuelle.  Le Christ assigne à l’homme une tâche : « la praxis chrétienne, qui est la mise en œuvre [concrète] du grand commandement de l’amour ».

> § 72 -  « L’enseignement social de l’Eglise »  naît de la rencontre entre l’Evangile et la vie en société.  Appuyé sur les sciences humaines, « il prend en compte les aspects techniques des problèmes, mais toujours pour les juger sous l’angle moral ».  « Essentiellement orienté vers l’action, cet enseignement se développe en fonction des circonstances changeantes de l’histoire […] Loin de constituer un système clos, il demeure constamment ouvert aux questions nouvelles qui ne cessent de se présenter. »

> § 73 -  La doctrine sociale se fonde sur deux principes : solidarité (contre « toutes les formes de l’individualisme social ou politique ») et subsidiarité (contre « toutes les formes de collectivisme »).

>  §  74 – Solidarité et subsidiarité sont « des critères pour porter un jugement sur les situations, les structures et les systèmes sociaux ». Dans quelle mesure ces systèmes sont-ils « conformes ou non aux exigences de la dignité humaine » ? Telle est la question des chrétiens. Ils tendent donc la main aux non-chrétiens résolus à lutter eux aussi pour changer les structures qui opprimeraient cette dignité.

LUTTER POUR CHANGER DES STRUCTURES

> § 75 – « La primauté reconnue à la liberté et à la conversion du cœur n’élimine nullement la nécessité d’un changement des structures injustes. Il est donc pleinement légitime que ceux qui souffrent de l’oppression de la part des détenteurs de la richesse ou du pouvoir politique agissent, par des moyens moralement licites, pour obtenir des structures et des institutions dans lesquelles leurs droits soient vraiment respectés. »

[…]  « Le péché qui est à l’origine des situations injustes est, au sens propre et premier, un acte volontaire qui a sa source dans la liberté de la personne. C’est dans un sens dérivé et second qu’il s’applique aux structures, et qu’on peut parler de  ‘‘péché social’’. »

[…] « Par ailleurs, dans le processus de libération, on ne peut faire  abstraction de la situation historique ni attenter à l’identité culturelle du peuple. En conséquence, on ne peut accepter passivement, et encore moins activement appuyer, des groupes qui, par la force ou la manipulation de l’opinion, s’emparent de l’appareil d’Etat et imposent abusivement à la collectivité du peuple une idéologie importée opposée aux vraies valeurs culturelles du peuple. A ce propos, il convient de rappeler la grave responsabilité  morale et politique des intellectuels. »

> § 76 – « Il faut dénoncer le recours sytématique à la violence présentée comme la voie nécessaire de la libération, une illusion destructrice, ouvrant la voie à de nouvelles servitudes. On condamnera avec la même vigueur la violence exercée par les possédants contre les pauvres, l’arbitraire policier, ainsi que toute forme de violence établie en système de gouvernement. »

> § 77 – L’action que préconise l’Eglise est « une lutte noble et raisonnée en vue de la justice et de la solidarité sociales ». L’Eglise « encourage la création et l’action d‘associations, comme les syndicats, qui luttent pour la défense des droits et des intérêts légitimes des travailleurs et pour la justice sociale ». Elle « n’admet pas pour autant la théorie qui voit dans la lutte des classes le dynamisme structurel de la vie sociale ». Son action « ne procède pas de la soumission aberrante à une prétendue loi de l’histoire »…  « La libération dans l’esprit de l’Evangile est incompatible avec la haine de l’autre, pris individuellement ou collectivement, y compris avec la haine de l’ennemi. »

"LE TRAVAILLEUR AVANT LES PROFITS"

> § 81 – « Un défi sans précédent  est aujourd’hui lancé aux chrétiens qui oeuvrent à réaliser cette civilisation de l’amour qui condense tout l’héritage éthico-culturel de l’Evangile. Cette tâche requiert une nouvelle réflexion sur ce qui constitue le rapport du commandement suprême de l’amour à l’ordre social envisagé dans toute sa complexité. La fin directe de cette réflexion en profondeur est l’élaboration et la mise en route de programmes d’action audacieux en vue de la libération socio-économique de millions d’hommes et de femmes dont la situation d’oppression économique, sociale et politique est intolérable… »

> § 84 – L’Eglise propose une véritable culture du travail : « La personne du travailleur est principe, sujet et fin de l’activité laborieuse ». Cette culture « affirmera la priorité du travail sur le capital, et la destination universelle des biens matériels. Elle sera animée par le sens d’une solidarité qui ne comporte pas seulement des droits à revendiquer, mais aussi des devoirs à accomplir. Elle impliquera la participation, visant à promouvoir le bien commun national et international, et non seulement à défendre des intérêts individuels ou corporatifs. »

>  § 85 – « Tout homme a un droit au travail, lequel doit être pratiquement reconnu par un engagement effectif en vue de résoudre le dramatique problème du chômage. Le fait que celui-ci maintienne dans une situation de marginalisation de larges portions de la population, et notamment de la jeunesse, est intolérable. C’est pourquoi la création de postes de travail est une tâche sociale primordiale qui s’impose aux individus et à l’initiative privée, mais également à l’Etat. En règle générale, ici comme ailleurs, ce dernier a une fonction subsidiaire ; mais souvent il peut être appelé à intervenir directement. »

> § 86 – « Le salaire ne peut être conçu comme une simple marchandise… »

> § 87 – « La priorité du travail sur le capital fait un devoir de justice aux entrepreneurs de considérer le bien des travailleurs avant l’augmentation des profits. Ils ont l’obligation morale de ne pas maintenir des capitaux improductifs, et, dans les investissements, de viser d’abord le bien commun…  Le droit à la propriété privée n’est pas concevable sans devoirs à l’égard du bien commun. Il est subordonné au principe supérieur de la destination universelle des biens. »

>  § 95 – « Quand les autorités politiques règlent l’exercice des libertés, elles ne sauraient prendre prétexte des exigences de l’ordre public et de la sécurité pour limiter systématiquement ces libertés. Ni le prétendu principe de la ‘‘sécurité nationale’’, ni une vision restric-tivement économique, ni une conception totalitaire de la vie sociale, ne sauraient prévaloir sur la valeur de la liberté et de ses droits. »

> § 98 -  « Une théologie de la liberté et de la libération, comme écho fidèle au Magnificat de Marie conservé dans la mémoire de l'Eglise, constitue une exigence de notre temps. »   >>

 

Fin du résumé du ch. V de l’Instruction sur la liberté chrétienne et la libération (J. Ratzinger, 1986).

08.05.2007

COMPRENDRE LA VICTOIRE et ses conséquences demain

 
La première  vague  est maintenant passée, les Français  vont ils  confirmer  leur choix, Ils l'ont toujours fait  depuis plus de 40 ans.
Une déroute  de la Gauche  aux législatives  traduirait  alors  ce sentiment  que  les Français  rendent responsables  les dirigeants  de la GAUCHE  de la situation  critique  du Pays.
 L'élection  démocratique  d'une vague déferlante  de l'UMP 
 et  la conduite  dans les années  qui viennent  d'une politique  pragmatique 
avec  des résultats  tangilbles  installeraient définitivement  la DROITE  au pouvouir  en FRANCE.
Article  publié  sur  la croix.com
"LE succès de Nicolas Sarkozy prépare d'importants changements
dans la vie politique
. A un mois des élections législatives,
l'heure est au bilan et à la préparation dans les partis


Nicolas Sarkozy, lundi 7 mai, alors qu'il quitte
le palace du Fouquet's à Paris
 (Photo Cironneau/AP).

Qui a voté pour Nicolas Sarkozy ?

Les hommes (54 %) ont un peu plus voté que les femmes (52 %) en faveur du futur président de la République (1). À noter toutefois que, comme à chaque élection présidentielle depuis 1988, les hommes comme les femmes ont placé le même candidat en tête du second tour.

L’âge, en revanche, reste globalement une variable explicative du vote : 61 % des 60-69 ans et 68 % des 70 ans et plus ont voté pour Nicolas Sarkozy. Cet ancrage à droite des personnes âgées est une constante sociologique.

À l’opposé, les 18-24 ans ont porté Ségolène Royal en tête (58 %), comme les 45-59 ans (55 %). La candidate PS retrouve donc l’électorat jeune de François Mitterrand en 1981 et 1988, que Jacques Chirac était parvenu à séduire en 1995 avec son discours sur la « fracture sociale ». En croisant ces deux variables, l’électeur type de Nicolas Sarkozy est soit un homme de moins de 35 ans, soit une personne de plus de 60 ans. Celui, ou plutôt celle, de Ségolène Royal est une femme de 35 à 59 ans.

En ce qui concerne les catégories professionnelles, ce second tour a confirmé les tendances sociologiques lourdes. Les artisans et commerçants (82 %), ainsi que les agriculteurs (67 %), ont plébiscité Nicolas Sarkozy. Tandis que les ouvriers, qui avaient placé Jean-Marie Le Pen en tête du premier tour, ont majoritairement voté pour Ségolène Royal (54 %), de même que les salariés du public (57 %) et les chômeurs (75 %).

Enfin, les deux candidats en lice au second tour font jeu égal dans les villes de plus de 100 000 habitants et dans l’agglomération parisienne, tandis que Nicolas Sarkozy obtient 57 % dans les communes rurales.

Comment le PS interprète-t-il sa défaite ?

La série est douloureuse. Pour la troisième fois consécutive, après 1995 et 2002, le PS perd l’élection présidentielle. L’échec est cette fois d’autant plus cuisant que les socialistes ont longtemps été persuadés que cette échéance serait la leur, après les victoires retentissantes aux régionales et aux européennes de 2004.

Ces certitudes n’ont pas résisté à la campagne. Vu du PS, le paysage politique semble aujourd’hui bien désolé. « Si on regarde lucidement, à 46 %, on est dans l’étiage de la gauche lorsqu’elle va mal », assure ainsi un proche de Laurent Fabius. Autrement dit, pour les fabiusiens, « la danse du ventre autour de Bayrou n’a rien changé ».

D’autres estiment que le mal vient d’ailleurs. François Hollande met en cause l’incapacité du PS à renvoyer Nicolas Sarkozy à son statut de « candidat sortant ». Pour les amis de Dominique Strauss-Kahn, c’est tout le logiciel du PS qui est périmé. Lui estime même que tout s’est joué dès le premier tour. La candidate aurait fait le plein à gauche en prenant le risque de désorienter l’électorat plus modéré. Elle aurait alors ouvert un espace au centre sur lequel François Bayrou a fait son miel.

Surtout, pour les strauss-kahniens, l’échec du dimanche 6 mai est à mettre au passif d’un PS incapable de se moderniser. Une attaque en règle contre François Hollande, premier secrétaire depuis dix ans, qui trouve des échos jusque chez les royalistes. « On n’a pas fait ce que l’UMP a fait, une vraie révolution idéologique », se désolait lundi Jean-Louis Bianco sur i-Télé.

Pour qui ont voté les électeurs de François Bayrou ?

Jeudi 3 mai, François Bayrou avait indiqué qu’il « ne voter(ait) pas Sarkozy ». Parmi ses électeurs du premier tour, 40 % ont toutefois voté Nicolas Sarkozy au second. Tandis qu’entre 38 et 40 % ont préféré Ségolène Royal et entre 20 et 22 % se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul. Il s’agit du plus mauvais report de voix du centre vers la droite entre les deux tours d’une élection présidentielle.

En 1965, selon un sondage préélectoral de l’Ifop, 61 % des électeurs de Jean Lecanuet au premier tour ont voté pour Charles de Gaulle au second, et 39 % pour François Mitterrand. Jean Lecanuet avait pourtant marqué sa préférence en faveur du candidat de la gauche en déclarant : « Mes suffrages ne vont à personne, mais les conceptions de M. Mitterrand sont très proches des miennes. »

En 1988, selon un sondage postélectoral de la Sofres, 81 % des électeurs de Raymond Barre au premier tour ont voté pour Jacques Chirac au second, 14 % ont voté pour François Mitterrand et 5 % se sont abstenus. L’électorat de Raymond Barre en 1988 se positionnait de façon très différente de celui de François Bayrou : seuls 5 % des barristes de 1988 se disaient de gauche, contre 33 % des bayrouistes de 2007 (sondage Sofres du jour du vote).

Avec un vote se ventilant au second tour à parts égales entre le candidat de droite et celle de gauche, François Bayrou possède un véritable électorat centriste.

Pour qui ont voté les électeurs de Jean-Marie Le Pen ?

Le 1er mai, Jean-Marie Le Pen avait appelé à « une abstention massive » pour le second tour. Seulement 19 à 25 % de ses électeurs du 22 avril ont suivi cette consigne de vote ou ont voté blanc ou nul. Au premier tour, Nicolas Sarkozy avait déjà, comme le dit Pascal Perrineau, directeur du Centre de recherches politiques de Sciences-Po (Cevipof), « siphonné » l’électorat d’extrême droite, le vote Le Pen diminuant pour la première fois à une élection présidentielle.

Au second tour, entre 63 et 66 % des électeurs de Jean-Marie Le Pen ont voté pour Nicolas Sarkozy dimanche 6 mai, contre 12 à 15 % pour Ségolène Royal. Il s’agit, depuis 1988, du plus mauvais report de voix de l’extrême droite vers la gauche entre les deux tours d’une élection présidentielle.

En 1988, selon un sondage postélectoral de la Sofres, 65 % des électeurs de Jean-Marie Le Pen au premier tour ont voté pour Jacques Chirac au second et 19 % pour François Mitterrand. En 1995, toujours selon une enquête postélectorale de la Sofres, 51 % des électeurs de Jean-Marie Le Pen au premier tour ont voté pour Jacques Chirac au second et 28 % pour Lionel Jospin.

Nicolas Sarkozy retrouve donc un report de voix comparable à celui de Jacques Chirac en 1988, alors qu’au premier tour la composition de l’électorat de Jean-Marie Le Pen était a priori plus que jamais défavorable à la droite, puisqu’il était composé à 49 % d’ouvriers (27 % en 1995, 16 % en 1988). C’est la seule catégorie professionnelle où, au second tour, Ségolène Royal devance nettement Nicolas Sarkozy (54 % contre 46 %).

L’UMP est-elle sûre de gagner les élections législatives ?

Elle part en tout cas en position de grande favorite. À chaque fois que des élections législatives se sont déroulées dans la foulée d’une élection présidentielle, elles ont donné une majorité au président nouvellement élu, même s’il ne s’agissait que d’une majorité relative en 1988.

Un sondage de l’institut CSA dimanche, après l’annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy, donne l’UMP en tête des partis avec 35 % d’intentions de vote contre 30 % au PS, 15 % au futur Mouvement démocrate de François Bayrou et 8 % au FN. En 2002 l’UMP avait obtenu au premier tour 34,40 % des voix.

Nicolas Sarkozy ne laissera à personne d’autre le soin de mener cette bataille. Il a prévenu avant son élection qu’il allait « s’engager fortement » dans la campagne afin de se doter d’une majorité suffisamment large pour mettre en œuvre son programme. Avec 365 députés, l’UMP dispose déjà d’une majorité écrasante à l’Assemblée nationale. L

’objectif est de la conforter voire de l’amplifier. Pour y parvenir, le nouveau président élu travaille à un « pacte présidentiel » pour les législatives sur lequel se retrouveraient ceux qui l’ont soutenu « à l’UMP et parmi d’autres sensibilités », a précisé lundi Luc Chatel, l’un des porte-parole de l’UMP. Il s’adressera en priorité aux 22 députés UDF sur 29 qui ont appelé à voter pour Nicolas Sarkozy entre les deux tours.

Car le score de l’UMP pourrait dépendre de la stratégie électorale de François Bayrou et du nombre de triangulaires que ses candidats pourraient avoir à affronter si l’UDF, futur Mouvement démocrate, et le FN parviennent à se maintenir dans de nombreuses circonscriptions.

Quel avenir pour Ségolène Royal ?

«Le drapeau de la gauche est à terre », a lancé dès dimanche soir Laurent Fabius, sans préciser qui pourrait le ramasser. Ségolène Royal ? Voilà bien la question qui agite le PS et tend les rapports entre les « éléphants ».

Ségolène Royal n’avait pas encore, lundi en milieu de journée, précisé ses intentions. Mais elle a fortement suggéré qu’elle entendait bien poursuivre sur sa lancée : « D’autres rendez-vous démocratiques nous attendent et je continue le combat commencé avec vous. » Pour prétendre mener la bataille, la candidate dispose d’un argument choc : les 16,8 millions de voix rassemblées sur son nom. Plus qu’aucun autre candidat de gauche n’en a jamais réuni, victoires mitterrandiennes comprises.

« Ségolène a déclenché un mouvement. Elle demeure notre meilleur atout pour poursuivre la rénovation engagée au PS », assure ainsi le sénateur David Assouline. Au PS, tous ne sont évidemment pas de cet avis. « Elle a une place à part, concède un proche de Martine Aubry. Mais si elle veut nous faire croire qu’on a gagné et qu’on doit continuer sans rien changer, il va falloir la ramener sur terre. »

Déjà, chacun pousse ses pions. François Hollande assure qu’il revient « au premier secrétaire, avec tous les talents » de relever le défi des législatives. Laurent Fabius plaide pour une direction de campagne collective. Une façon de rappeler qu’il entend y prendre toute sa part. Dominique Strauss-Kahn affiche son ambition de continuer à son compte l’ouverture au centre. « Un ton de règlement de comptes », s’insurge déjà le royaliste Jean-Marc Ayrault.

Quelle stratégie pour Bayrou ?

François Bayrou lancera jeudi 10 mai le Mouvement démocrate, auquel il est d’ores et déjà possible de « pré-adhérer ». Selon les premiers sondages consacrés aux élections législatives, le parti obtiendrait entre 12 % (Ifop) et 15 % (CSA) des voix les 10 et 17 juin prochains.

L’UDF est actuellement coupée en deux. D’une part, la majorité des militants et le noyau dur des bayrouistes, favorables à la poursuite d’une ligne centriste à équidistance de la droite et de la gauche.

D’autre part, la majorité des élus qui ne veulent pas se couper de l’UMP et de leur électorat de centre droit. L’heure du choix semble avoir sonné. Dès lundi 7 mai, les partisans de Nicolas Sarkozy ont annoncé le lancement d’un « pacte présidentiel » ouvert aux candidats se reconnaissant dans la nouvelle majorité. À commencer par les élus UDF qui ont déjà signé l’« appel aux élus locaux UDF pour une majorité unie autour de Nicolas Sarkozy », lancé quelques jours après le premier tour par Gilles de Robien et André Santini.

Les élus UDF devront donc choisir entre le Mouvement démocrate et le « pôle centriste » de la majorité présidentielle. Avec un enjeu majeur pour François Bayrou : la survie d’un groupe parlementaire après les législatives. Ce qui, en raison du mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours, semble compromis si le Mouvement démocrate refuse de nouer une alliance entre les deux tours.

Le Pen peut-il endiguer le déclin du FN ?

Jean-Marie Le Pen a subi, coup sur coup, deux camouflets. Non seulement il a perdu un million de voix au premier tour (avec 10,44 % des suffrages) par rapport à 2002, mais en plus la consigne de « s’abstenir massivement » qu’il avait donnée à ses électeurs n’a pas été suivie. Il va par conséquent être difficile pour lui d’endiguer le déclin du FN.

Sa volonté affichée de miser sur « un redressement » de son parti aux élections législatives de juin est destinée surtout à maintenir ses militants en ordre de bataille. Certes, les candidats FN pourront gêner les candidats UMP. Mais le scrutin majoritaire n’a pas jusqu’à présent profité au parti et, lors de la présidentielle, Nicolas Sarkozy a capté dès le premier tour les voix de nombreux électeurs frontistes.

En réalité, sa seule chance de rebond, Jean-Marie Le Pen, qui aura 79 ans le 20 juin, la voit dans les éventuelles difficultés que Nicolas Sarkozy pourrait connaître. Ainsi, le chef frontiste a cherché, lundi, à exploiter les incidents qui ont suivi l’élection du candidat UMP dimanche soir.

Il a aussi répété que « Nicolas Sarkozy ne tiendra pas ses promesses », certain que dans ce cas les anciennes voix lepénistes reviendraient au bercail. Mais, à moyen terme, la question de savoir qui reprendra le flambeau du FN est posée.

Quel est l’enjeu des législatives pour les autres partis ?

L’élection présidentielle a contribué à rebattre les cartes de l’échiquier politique, notamment à gauche. Les scores historiquement bas enregistrés notamment par les candidates du PCF, Marie-George Buffet (1,93 %), et des Verts, Dominique Voynet (1,57 %), posent la question de l’avenir politique et de la représentation au Parlement de ces formations.

Selon un sondage CSA réalisé dimanche 6 mai, le Parti communiste recueillerait 2 % des voix aux élections législatives du 10 et 17 juin et les Verts 1 %.

Le problème se pose avec plus d’acuité pour les Verts dont la représentation à l’Assemblée nationale – trois députés – ne repose que sur l’alliance contractée avec le PS. Aucun accord électoral n’a pour l’instant été conclu avec la formation de François Hollande. Mais le parti écologiste, qui réclamait à son allié un coup de pouce afin d’obtenir une vingtaine de députés (le minimum pour constituer un groupe parlementaire), va sans doute devoir revoir ses ambitions à la baisse.

Pour le PCF, qui compte 21 députés à l’Assemblée, l’objectif est simple : il faut sauver son groupe parlementaire, menacé par son inexorable déclin dans les urnes. S’il peut espérer conserver quelques bastions historiques, il devra pour assurer l’avenir du groupe négocier un accord de désistement au second tour avec le PS. Or, cette stratégie fait débat au sein du PCF où les refondateurs seraient favorables à des candidatures uniques de la gauche de la gauche.

Ces élections seront d’autant plus déterminantes pour ces deux formations que leur financement dépend largement des aides de l’État, qui sont calculées pour moitié en fonction des résultats aux législatives et pour moitié en fonction de leur représentation au Parlement. En 2006, le PCF a touché plus de 3,7 millions d’euros à ce titre et les Verts un peu plus de 2 millions d’euros.

Comment expliquer la forte participation des Français ?

Les Français se sont une nouvelle fois déplacés en masse dimanche : 83,97 % (soit 16,03 % d’abstentions) des électeurs inscrits ont voté. Une participation légèrement améliorée par rapport à celle du premier tour : 83,77 % (16,23 % d’abstentions).

Ces chiffres sont nettement supérieurs à ceux de 2002 (71,6 % et 79,7 %). L’intérêt des électeurs s’est ainsi confirmé. Même si les chiffres des seconds tours de 1974 (87,33 %) et 1981 (85,85 %) ne sont pas atteints, l’élection présidentielle de 2007 a battu le record du nombre de votants : du fait du chiffre inégalé d’inscrits (44,5 millions), jamais autant de Français – près de 38 millions – n’avaient déposé le même jour un bulletin dans l’urne.

Cette mobilisation s’explique par plusieurs facteurs, selon les politologues. En premier lieu, la mémoire du « traumatisme » du résultat du 21 avril 2002, qui avait vu la France secouée par des manifestations contre Jean-Marie Le Pen dans l’entre-deux-tours, a poussé plus que jamais, notamment les jeunes, à s’inscrire et à voter.

Ensuite, les électeurs ont été attirés par le renouvellement des personnalités en lice (les trois principaux candidats étaient des quinquagénaires) et de leurs discours (le thème de la rupture a été commun aux trois).

Enfin, les deux crises majeures que furent les émeutes urbaines de l’automne 2005 et la protestation contre le contrat première embauche (CPE) expliquent la remontée de la participation. Il faut toutefois rappeler que, de toutes les élections, c’est la présidentielle qui enregistre le plus souvent la participation la plus forte. S’il y a rebond citoyen, il devra donc être confirmé aux législatives de juin."

Laurent de BOISSIEU, Mathieu CASTAGNET, Antoine FOUCHET ET Céline ROUDEN

(1) Sondage Ipsos réalisé le jour du vote auprès d’un échantillon représentatif de 3 609 personnes.

A lire aussi sur la-croix.com : Nicolas Sarkozy prépare déjà les législatives

07.05.2007

L"HEURE des comptes au PS

 lu  sur aol.com présidentielles 2007

"REGLEMENTS DE COMPTES AU PARTI SOCIALISTE

A gauche, les lendemains déchantent.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a mis en garde
 contre tout "règlement de comptes" ou "analyses rétrospectives"
alors que s'ouvre la bataille pour les législatives.
"Il y a sans doute des décisions à prendre mais
là je ne tolérerai rien", a-t-il dit sur France 2.

"La légitimité du PS c'est ce que j'incarne, la légitimité de la candidate
c'est Ségolène Royal, et il y a aussi la légitimité de
ceux qui peuvent être utiles",
a-t-il souligné contre les assauts de Dominique
 Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

La nécessaire "rénovation" interviendra ensuite.

"Ma responsabilité c'est d'amener tout le monde dans cette bataille,
 et de faire en sorte ensuite de rénover autant qu'il sera possible la gauche,
de la refonder, la rassembler, l'élargir,
l'ouvrir, bref de la mettre dans la perspective de 2012",
 a-t-il expliqué.

"Rangez vos querelles d'ego dans les poches revolver
 de vos costards", a lancé Vincent Peillon,
porte-parole de Ségolène Royal,
 refusant que le PS revienne "
à la génération en arrière".

Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à
 l'Assemblée nationale, a souhaité que Ségolène Royal soit
 "au coeur" de la bataille des législatives.

"Tout le monde a une part de responsabilité,
qu'il s'appelle Laurent Fabius ou Dominique Strauss Kahn",
 a-t-il affirmé sur France Info.

"On a tous notre part de responsabilité et c'est Ségolène qui
a dû bousculer les lignes en trop peu de temps.
Donc il faut continuer ce travail de rénovation et pas tirer
les uns sur les autres", a renchéri sur i-télé Jean-Louis Bianco,
codirecteur de campagne de Ségolène Royal.


Selon un sondage CSA, l'UMP obtiendrait 35% des voix au premier tour
 des législatives, le PS 30%,
 le Mouvement démocrate (ex-UDF) 15%,
et le Front national 8%."

06.05.2007

DSK le seul socialiste sincère, le seul à dire la vérité

 

DSK, Le seul  socialiste  à dire la vérité, 

 la gauche a connu une grave défaite,

nos concitoyens ne veulent plus  de recettes du passé,

seule une révolution  sociale démocrate 

 sauvera  ce qui reste à sauver  du PS  et  de la gauche....

lu ce soir sur son blog.....

La nécessité du renouveau

Ce soir, je suis triste pour la France et pour la gauche. Nous avons connu une grave défaite.

 

Mes pensées vont d’abord à Ségolène Royal qui a mené ces

derniers mois une campagne innovante et courageuse.

 

Elles vont ensuite aux milliers des militants et sympathisants socialistes

qui ont porté et diffusé le pacte présidentiel de notre candidate

dans des réunions publiques, sur les marchés, partout dans le pays.

 

Je partage leur déception de voir l’espoir de renouveau porté par la gauche

 rejeté dans les urnes. Je partage aussi leurs inquiétudes

sur ce qui peut arriver en France dans les mois et les années à venir.

 

 

 

Pour autant, nous devons dire la vérité aux Français et à la gauche,

 c’est notre devoir.

 

La gauche a perdu cette élection présidentielle dès le premier tour.

 

Jamais la gauche n’avait connu un score aussi faible. Pourquoi ?

 Parce que depuis cinq ans, nous ne nous sommes pas assez renouvelés.

 Nous nous sommes laissés bercer par les illusions des victoires

aux élections régionales et européennes,

alors que les Français ne faisaient que rejeter

 massivement la politique de Jacques Chirac.

 

Nos concitoyens ne veulent plus des solutions du passé.

 

Ils voient bien que la gauche doit apporter autre chose que

 ce qu’elle a toujours dit.

 

 J’ai tenté une révolution social-démocrate pendant

 la primaire socialiste.

 Elle n’a pas abouti. Ce renouveau est aujourd’hui nécessaire.

 

 

dsk

29.04.2007

comment créer les 7 millions d'emplois qui ont été détruits dans le privé depuis 1981???

29.03.2007

comment créer les 7 millions d'emplois qui ont été détruits en FRANCE

 

note  déjà publiée  le 22.02.2006

COMMENT REDUIRE LE CHÔMAGE


 COMMENT RETABLIR L’EQUILIBRE DES COMPTES PUBLICS
              RELANCER LA CROISSANCE ET CREER DES EMPLOIS
                        Les différents rapports portés à la connaissance du grand public donnent tous l’amorce diffuse  d’une réponse aux graves problèmes liés au surendettement que connaît le pays.
                        Sans reprendre toutes les causes, nous pouvons en dégager trois ou quatre qui devront être prises en compte par les futurs candidats dans leurs programmes respectifs.
            1/   Un nombre trop élevé de fonctionnaires, qui représentent 25% de la population active du pays.
            Plus de cinq millions de fonctionnaires dans les trois fonctions publiques
            2/   Un volume de personnes privées d’emploi anormalement élevé.
             Deux millions et demi de chômeurs
            Un million et demi de personnes inscrites en plus à l’ANPE et non chômeurs
             Plus d’un million de RMISTES (compabilisés pour certains  dans le volume précèdent)
            Plus de trois millions d’emplois intérimaires mis en place depuis 1983
            3/    Un accompagnement à l’export de nos PME  inexistant comparativement aux structures mises en place chez nos partenaires Européens
            4/    Un code du travail qui est un frein à l’emploi mais qui paradoxalement ne protège plus les salariés
            5/  Une dette publique qui handicape tout gouvernement et qui ne peut se réduire sans mesures structurelles de l’état, c'est-à-dire sans diminution drastique de ses effectifs de fonctionnaires dans la perspective de ramener progressivement leur volume (%)à l’identique de tous les autres pays de l’OCDE.
            LES SOLUTIONS SUR LESQUELLES LES CANDIDATS DEVRONT SE POSITIONNER
            LA REDUCTION DES EFFECTIFS DE LA FONCTION PUBLIQUE
            S’il est un sujet  explosif, c’est bien celui-ci.
            D’une part les Français sont historiquement très attachés à leurs services publics, d’autre part les fonctionnaires constituent les « grands bataillons de syndicalistes » pour ne pas dire la majorité des syndiqués français.
            Toute réforme de leurs statuts impliquera nécessairement des luttes sociales qui pourront apparaître corporatistes mais qui se toute manière s’avèreront incontournables.
            Cette réforme ne pourra être entreprise sans un très large consensus de la nation toute entière.
            D’autre part les propositions que seront faites devront s’inscrire dans le temps (10 ans minimum) et en aucun cas PENALISER les fonctionnaires eu égard aux règles qu’à titre individuel ils auraient connues lors de leur entrée au sein de la fonction publique.
            Cette réforme s’inscrira alors  dans un nouveau projet d’organisation des structures de l’état avec la suppression d’une des deux fonctions publiques redondante.
                        Soit la territoriale
                        Soit la Nationale
            Avec une réorganisation complète des niveaux de compétence sur l’ensemble du territoire avec sans doute
                        - Le regroupement des communes (suppression des mairies)
                          La refonte totale du système des départements avec la fusion au niveau des régions des instances territoriales et départementales qui font toutes double emploi.
            La décentralisation devant être alors conduite jusqu’au terme de sa logique.
                        La politique étant du ressort des ministères et la conduite ou mise en œuvre de la seule responsabilité du territorial.
            Ce qui n’avait pas été tranché en 1982 lors de la première décentralisation, c'est-à-dire le détachement des fonctionnaires « nationaux « au sein de la fonction publique territoriale. Ce qui devait se faire sous enveloppe constante c'est-à-dire sans création de nouveaux postes s’est traduit dans les faits par plus d’un million de postes nouveaux.en moins de 20 ans.
            Comment ne pas pénaliser les fonctionnaires ?
            Les fonctionnaires actuellement en poste ne sont en rien responsables  des décisions  politique  prises par les différents gouvernements qui ont eu en charge ce problème.
            CHACUN des fonctionnaires se verra garantir son déroulement de carrière jusqu’au terme de celle-ci. (Conformément à son statut)
            Cette condition étant un préalable à toute réforme.
            En contrepartie tout fonctionnaire occupera le poste que l’état lui proposera ; même si ce dernier entraîne une mutation géographique, un changement de corps ou un détachement au sein d’une entreprise privée.
            Sur 10 ans avec une nouvelle réorganisation territoriale et nationale, le gain de postes pourrait s »élevé à un million avec cependant un redéploiement vers l’enseignement (150 000 postes) et vers la santé (100 000 postes)
            L’économie d’échelle atteindrait environ 750 000 postes soit approximativement le  déficit annuel du budget de l’état.
            Ces études ont été conduites depuis des années, certaines « fuites organisées » de ces documents d’études interne à certains ministères ont en leur temps défrayer les chroniques. (Il y a dix ans une étude montrait qu’il fallait déjà envisager de supprimer  5 à 600 000 postes)
            CONQUERIR LES MARCHES A L’EXPORT
            Pour faire face au niveau de nos dépenses, nous n’avons que deux solutions
            Soit les réduire pour les mettre en adéquation avec nos ressources
            Soit augmenter nos ressources ce qui entraînera la création de nouveaux emplois et donc la diminution des charges qui pèsent sur l’emploi. Lui-même.
            Tous les rapports y compris ceux du  Ministère du commerce extérieur montrent que la France a plus de 20 ans de retard sur nos principaux concurrents européens.
(Portage de moins de 500 PME pour plus de 30 000 en Allemagne par an)
            La solution (et elle est la seule) concerne la mise en place d’une structure efficace dans l’accompagnement réel de toutes nos PME à l’export.
            Contrairement au projet en cours, les résultats ne seront mesurables qu’avec une stratégie globale qui malheuresement fait encore défaut.
            Il conviendrait donc de mettre en place une véritable stratégie offensive, visant à accroître l’efficacité de nos PME, avec un renforcement en encadrement réel, une politique fiscale adaptée aux objectifs à savoir la conquête des marchés et un accompagnement complet jusqu’à la signature de nouveaux contrats.
            Une aide totalement  gratuite (pendant 3 ans) de nos petites entreprises, avec paiement au résultat après embauche de personnels.
            Nos PME de moins de 20 personnes représentent 80% du total de nos sociétés. L’injection d’un cadre seulement aurait pour conséquence immédiate une augmentation du chiffre d’affaires et la création qui en résulte de nouveaux emplois.
            Le détachement d’un fonctionnaire compétent dont la rémunération serait prise en compte par l’état pourrait être une piste d’étude. De même l’injection de cadres a en recherche d’emploi avec un dispositif d’allègement total jusqu’à ce que le cadre génère un retour de trois fois son salaire chargé pourrait aussi être une piste possible.
            LA MODIFICATION DU CODE DU TAVAIL
            L’insécurité sociale de notre pays remonte aux années 1973, les mesures prises en 1975 et en 1982 sont à l’origine du déséquilibre dont nous constatons les effets aujourd’hui.
            La remise à niveau de nos dépenses publiques doit avoir pour corollaire un code du travail qui protégerait efficacement les salariés et surtout le retour d’un contrat de type DDI offert à tous.
            Si dans la situation actuelle qui résulte des erreurs commises au cours des trente dernières années, les emplois CDI deviennent presque l’exception, il faudra imaginer un nouveau deal social avec l’ensemble des partenaires sociaux et sans doute la création de garanties nouvelles face à la flexibilité si celle-ci devient incontournable.
            La conquête de nouveaux marchés si elle est appuyée par une stratégie efficace, la réduction programmée des effectifs de la fonction publique avec un transfert progressif des compétences vers les PME auront pour effet en moins de 5 ans une réduction d’au moins 50% de ceux qui aujourd’hui sont privés d’emploi.

            La diminution des exclus aura pour conséquence un meilleur traitement avec sans doute là aussi des réformes structurelles des organismes qui en ont la charge.


LA VERITE DES PROGRAMMES DU PS et de L'UMP

31.03.2007

LA VERITE dans les programmes

article  publié  sur AGORAVOX

vendredi 15 septembre 2006
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Présidentielles, la vérité comme exigence morale

Les Français veulent savoir avant de se déterminer.

 Ils refuseront la signature de chèque en blanc

comme ils l’ont fait depuis la fin de la dernière guerre.

 Les candidats leur doivent, par éthique,

la vérité,sur la situation réelle du pays,

les causes de son immobilisme

structurel, et un éclairage sur le

 comment et le pourquoi des réformes

 qu’ils proposeront au pays à

partir de 2007 s’ils sont élus président.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières déclarations de notre

 premier ministre posent encore problèmes.

 

De quoi s’agit il ? L’ancien ministre

 du travail François Fillon nous informe

 que les régimes spéciaux de retraites

 feront l’objet d’une étude et

d’un réajustement équitable,

du fait même que seul le régime

 général et les impôts paieront

le déficit croissant de ces régimes.

 

 

 

De son côté, Nicolas Sarkozy, reprenant

 une idée déjà annoncée et largement

 partagée à gauche, réaffirme l’hypothèse

de la création d’un nouveau service civique

qui concernerait tous les jeunes Français.

 

 

 

Pourquoi cette opposition frontale

 devant ces deux questions ? Pourquoi

ne pas expliquer simplement que ces

deux sujets et beaucoup d’autres seront

 non seulement de toute manière abordés

 au cours de la campagne, mais que

 des solutions justes devront être

proposées pour les résoudre, que ce

soit la droite ou la gauche qui

 arrive au pouvoir en 2007.

 

 

 

 

 

Il appartient aux différents partis et

 à leurs instances de proposer la

politique qui sera suivie par leurs

 représentants lorsqu’ils seront en fonction.

 

 

 

C’est donc en l’occurrence

au président de l’UMP qu’échoit cette

responsabilité, et à personne d’autre.

 

 

 

Il faut en effet reconnaître un certain

 courage à Nicolas Sarkozy comme

à Ségolène Royal de ne pas esquiver

 les sujets qui portent en eux

 potentiellement la division du pays.

 

 

 

Nous souffrons depuis plus de 25 ans

de ces mensonges par omission de trop

 de nos politiques qui, n’osant aborder

 les problèmes, en renvoient le

règlement aux calendes grecques.

 

 

 

Là se situe la véritable rupture,

 tant attendue à droite, comme à gauche.

 

 

 

 

 

Outre ces deux sujets, les Français

 voudront savoir avant de s’exprimer

dans les urnes de quelle manière

 les candidats potentiels régleront

les problèmes suivants :

 

Le règlement de la dette,

 non seulement le retour à

 l’équilibre des dépenses

mais le remboursement des

1100 milliards accumulés depuis 1981

La nouvelle politique de la

Sécurité sociale et les nouveaux

 financements de futures

 dépenses incompressibles

 liées au vieillissement de la population

La nouvelle politique d’égalité

des chances en matière scolaire,

 tant dans le primaire que dans le

secondaire, et surtout dans le supérieur.

La nouvelle politique de relance

économique plus particulièrement 

 axée sur le développement de PME,

nécessité d’un meilleur 

 encadrement et surtout un

accompagnement réel, à

l’identique des autres

grands pays européens,

dans la conquête des marchés à l’export

La réduction drastique

du nombre de fonctionnaires

que compte notre pays.

25 à 30% de la population

active à ce jour :

Décision incontournable et 

 sans doute plus qu’impopulaire

et source de grèves incessantes

sans une pédagogie explicative

de longue haleine.

Nous n’y échapperons pas ; 

de nombreux pays comme le 

 Danemark, la Suède, le

Canada et aujourd’hui l’Allemagne 

 l’ont déjà entreprise.

La nouvelle politique de santé

qui découle du paragraphe

précédent et de l’impérieuse

nécessité de tenir compte

du manque programmé

d’anesthésistes et de chirurgiens

au cours des dix prochaines années

La nouvelle politique étrangère 

 de la France, et surtout de

l’Europe, qui sera rendue lisible

dans la conduite de notre politique

de défense.

Toute réduction de crédits

ou de format ayant pour

conséquence l’acceptation

de dépendre définitivement

des USA, du fait qu’à part le

Grande-Bretagne, aucun autre

pays ne dispose de forces

nucléaires autonomes

La nouvelle politique

de recherche, mais surtout

la politique d’investissement

qui sera mise en place pour

accompagner les chercheurs

privés, seuls capables de

créer les entreprises qui

garantiront demain nos

emplois industriels, car

nous savons tous que 50% 

 de nos emplois actuels

sont déjà condamnés à

échéance de moins de

cinq ans par l’ouverture

des marchés européens.

La nouvelle politique qui

concernera la représentation

nationale dans ses institution

 et l’interdiction qui sera faite demain de

cumuler plus de dix ans

de mandats. L’obligation 

 équitable qui sera faite

aux fonctionnaires élus

de quitter l’administration.

La politique sociale, qui

devra être le cœur de cette

campagne, et qui devra rallier

sur ses objectifs autant le

patronat sans lequel rien de

crédible n’est envisageable

que les syndicats sans lesquels

rien n’est possible non plus.

Politique qui devra se fixer

pour objectifs de rendre un

avenir aux dix millions de Français

qui en sont aujourd’hui privés,

de leur accorder de nouveaux

droits en particulier dans la

sécurisation de leurs parcours 

 professionnels à l’identique de

ce qui se pratique depuis

toujours dans les grands

groupes ou grandes sociétés.

Politique difficile mais qui n’est

réalisable qu’avec un

consensus de l’ensemble

des acteurs économiques avant

même celui des politiques.

Ces quelques thèmes incomplets

sont ceux que les Français

souhaitent voir aborder par

ceux qui prétendent demain 

 agir dans l’intérêt de tous.

Les esquiver, comme

semble le souhaiter le 

 Premier ministre, est à

l’opposé de nos attentes légitimes.

La rupture avec

ces pratiques est

une exigence morale.

LES SURPRISES DU TROISIEME TOUR

 

Le Parti  Socialiste  n'a pas d'autre alternative  que  d'exploser  le soir même  de la défaite  de Ségolène ROYAL.
 Les tensions  entre  ses composantes  ont atteint  un niveau d'incompatibilité maximale.
Qu'y a til  de commun  dans la vision du monde économique  d'un MELANCHON   d'un DSK  ou d'un jacques DELORS.
 Certains  en sont encore  à la lutte des classes , à la lutte inconditionnelle  contre le CAPITALISME  et l'économie de marché.
 Comment  dans ces conditions  poursuivre ensemble  une route 
 qui vient de mener à une impasse???
La refondation  du PS  passera inévitablement  par l'explosion  de ce parti  qui sera la conséquence  de la RACLEE  du 6 mai 2007.
 Les démocrates Sociaux  qui représentent plus  de 60%  de ce parti  pourront alors rejoindre  la nouvelle composante  du centre GAUCHE  de FRANCOIS  BAYROU.
 Une dynamique  équivalente  étant par ailleurs  en marche  entre l'UMP  et le FN  ou du moins  certains  de ses ex électeurs.
 Les démocrates sociaux n'auront alors plus  aucun complexe  à entreprendre cette démarche  qui garantira  le succès  lors  des législatives prochaines.
 La force  de rassemblement  de ce nouveau  courant  que  permet  le rapprochement  du FN  et de l'UMP se traduira arithmétiquement  par  la présence  des 7 millions d'électeurs  du premier tour  aux quels pourront alors s'ajouter  5 millions  d'ex Socialistes, de nombreuses voix  Gaullistes, ainsi  que celles  de l'extrême gauche  qui auront compris  que pour contrer  une politique  certaine ils n'auront pas d'autre choix  que de voter  pour ce nouveau parti.
Le troisième  tour  risque d'être  celui des cocus!!

ET APRES LA VICTOIRE???

 

Qui peut  douter  de la victoire  de SARKOZY?
Mais  que  devra  faire demain  le président  de l'UMP? 
le poid  réel  de son  parti  se situera  à environ 25%  des électeurs  du pays.
Peut on gouverner  avec un si faible pourcentage?
Le nouveau président  pourra t il rassembler l'ex UDF  qui  se sera transformé 
 en nouveau PARTI DEMOCRATE.
 Avec les propos  que certains  de ses lieutenants tiennent aujourd'hui
 peut on sincèrement imaginer demain  des aliiance  sans arrière pensée?
 Que pourra demain l'UMP  si  les électeurs  de l'ex UDF  reportent massivement leur voix 
 sur leur nouveau parti?
 Quel sera le poid relatif  de ce parti  si l'aile droite  du PS  rejoint  les instances dirigeantes 
 de ce nouveau parti?
 Ce sont les réponses  à ces questions  qui devrait faire  réfléchir le staff
de campagne  du futur Président.
 Certaines  déclarations  de l'UMP   sont perçues  comme de véritables déclarations 
 de guerre  de la part  des électeurs de François BAYROU.
Certains voudront alors  en découdre  et feront amérement payer  au parti  au pouvoir  ces postures tactiques.
 Un vase félé  ne répare jamais. certains feraient mieux  d'être plus prudents  dans leurs déclarations.
Qui imagine  aujourd'hui une alliance objective  des 75%  de FRANCAIS  sur le  nom  de FRANCOIS BAYROU 
 pour contraindre
 le futur président  à une COHABITATION  avec la mise en ouvre  d'une politique  de ce nouveau parti.
 que penseront alors  les électeurs  de l'UMP  avec un Gouvernement  comme celui ci:
François BAYROU  premier ministre  ou Jacques DELORS
DSK  Ministre des FINANCES
Monsieur BORLOO et Mme AUBRY  Ministres du TRAVAIL
Jack LANG Ministre  de la culture
FABIUS  président  de l'assemblée nationale
Jean pierre CHEVENEMENT  MINISTRE  de la Défense
ETC......
Qui  peut  dire  aujourd'hui,  si SARKOZY  est élu  avec un pourcentage écrasant 
 que demain  les électeurs  comme ils viennent  de la faire  avec près de 7 millions  de voix
obligent  le futur Président  à mettre  en oeuvre LA POLITIQUE  qu'ils IMPOSERONT
  à leurs élus,
 Quelle sera  alors cette victoire éphémère  si le futur président  est conduit à nommer 
 ses adversaires de CAMPAGNE  à la direction  des AFFAIRES  DU PAYS?
Ceci n'est plus une Hypothèse  de travail,  mais  une réalité  que démontreront
 le troisième tour  de ces présidentielles.
De nombreux électeurs  de gauche ont porté  leurs voix  sur la candidate  souventà contre coeur,
 mais par nécessité  pour imposer  la candidate  au second tour.
 Le prochain tour  se traduira  par un vote réellement utile.
 Soit  une politique  de l'UMP, soit  une politique  du nouveau Parti démocrate,
plus conforme avec les aspirtions  de plus de 60%  des socialistes.
Dans ces conditions  les résultats  surprendront  ceux  qui ne veulent pas prendre
en compte les mutations  du pays.
Les FRANCAIS  ne sont  et ne seront  plus des VEAUX....

23.04.2007

législatives 2007 avec un nouveau parti politique

Perdre une bataille n'est pas perdre la guerre

 

 
Personne n'est propriétaire des voix des français,
Certes l'UMP a 300 000 adhérents, mais le FN n'en compte que 30 ou 40 000 et le PS un peu pus de 200 000. Que représentent  ces voix devant 45 millions d'électeurs? peanut...
Que ces adhérents soient des électeurs captifs, nous pouvons le comprendre pour les autres ils sont libres, sinon ils seraient déjà adhérents d'un parti politique.
Nicolas SARKOZY sera élu avec au moins 54 ou 55% des voix au deuxième tour.
Tout vote blanc ou toute abstention augmentera de manière mécanique son score.
 La véritable revanche réside dans le troisième tour, les législatives.  Perdre une bataille  ne signifie  pas PERDRE  LA GUERRE!
 Soyons patients,  la lutte  et la transformation politique  du pys  ne vient  que de débuter son accouchement.
 ce sera  encore long et sans doute difficile, mais tout ira  au terme  du processus  qui vient de s'engager.
Si Bayrou après la débacle de la candidate du PS dans 15 jours,
persiste et signe en créant un nouveau parti politique de centre gauche avec l'aile droite du PS,
 alors les jeux ne sont pas faits.
 les Français le sentent bien, l'avenir appartient à celui qui entraîne le peuple.
Bayrou a franchi le RUBICON,
il ne reviendra plus en arrière, donc il est condamné à avancer et de fait
 à devenir peut être le prochain premier ministre de la France

JE NE REVIENDRAI PAS EN ARRIERE

 

Je ne reviendrai  pas en ARRIERE....
  le sens  de cette phrase  en apparence sybiline  devrait inquiéter  ceux  qui en sont  à fêter  une victoire  pas encore définitivement acquise.
 Le RUBICON  est franchi, François BAYROU   ne peut plus revenir  en arrière. quel  sens faut il donner à cette phrase?
 Le sort  en est jeté, il faut donc avancer, il ne peut donc plus reculer.
 Reculer vers  quoi  et vers  qui?
 en clair  François BAYROU  a dépassé le point de rupture,  il quitte dfinitivement la majorité actuelle,  ses députés  doivent également le savoir, ce sera avec moi ou alors contre moi.
 le deal  est simple, il faudra vite choisir son camp.
 De même  François BAYROU  ne fusionnera pas avec l'actuel PS, mais il est prêt  dans le cadre  des prochaines législatives  à refonder  un nouveau grand parti  qui reposera  sur les 6 millions d'électeurs  qui l'ont déjà accompagné.
 Pour la gauche sociale démocrate, le choix s'imposera  de lui même  à l'issue du second tour  et l'élimination  de la candidate du PS.
 La participation  et la fondation  d'un grand parti  du centre gauche et droit  marquera l'avénement  d'une nouvelle forme  de politique  à la quelle ont été sensibles  plus de 6 millions d'électeurs  du premier tour.
 De toute manière  sans l'apui  de l'actuel  UDF  le prochain président  de l'UMP  ne pourra jamais gouverner seul.
 d'autant  qu'il s'est déjà engagé  à mettre en place  une part  de proportionnelle non négligeable  dans les futures élections.
 Sans l'UDF, le prochain président  sera comme le président actuel  avec plus de 80%  de voix  et demain  avec 54%  dans l'impossibilité  de prendre la moindre mesure face à la rue  et donc au peuple.
Toute alliance  avec l'UDF  ne pourra se faire qu'après les législatives,  avec la désignation  de françois BAYROU  comme PREMIER MINISTRE.

 

Perdre une bataille n'est pas perdre la guerre

 

 
Personne n'est propriétaire des voix des français,
Certes l'UMP a 300 000 adhérents, mais le FN n'en compte que 30 ou 40 000 et le PS un peu pus de 200 000. Que représentent  ces voix devant 45 millions d'électeurs? peanut...
Que ces adhérents soient des électeurs captifs, nous pouvons le comprendre pour les autres ils sont libres, sinon ils seraient déjà adhérents d'un parti politique.
Nicolas SARKOZY sera élu avec au moins 54 ou 55% des voix au deuxième tour.
Tout vote blanc ou toute abstention augmentera de manière mécanique son score.
 La véritable revanche réside dans le troisième tour, les législatives.  Perdre une bataille  ne signifie  pas PERDRE  LA GUERRE!
 Soyons patients,  la lutte  et la transformation politique  du pys  ne vient  que de débuter son accouchement.
 ce sera  encore long et sans doute difficile, mais tout ira  au terme  du processus  qui vient de s'engager.
Si Bayrou après la débacle de la candidate du PS dans 15 jours,
persiste et signe en créant un nouveau parti politique de centre gauche avec l'aile droite du PS,
 alors les jeux ne sont pas faits.
 les Français le sentent bien, l'avenir appartient à celui qui entraîne le peuple.
Bayrou a franchi le RUBICON,
il ne reviendra plus en arrière, donc il est condamné à avancer et de fait à devenir peut être le prochain premier ministre de la France.

22.04.2007

UNE RCHERCHE FRANCAISE, OUI MAIS QUELLE RECHERCHE et pour QUI?

31.03.2007

RECHERCHE quelle RECHERCHE en FRANCE ???

Nous disposons déjà d'une recherche dite "Fondamentale"  qui est déjà l'une de celles qui comptent le plus grand nombre de fonctionnaires  au monde.

Ce  que nous n'avons pas c'est la recherche appliquée, celle qui débouche sur l'industrialisation  de nos innovations  et surtout les banques d'investissement  pour accompagner les porteurs de projets  qui seraient suceptibles  de créer  de entreprises  et demain les emplois qui de toute manière nous manquerons.

Notre  recherche existe, mais nous n'avons rien ou presuqe pour acompagner les inventeurs et traduire en emplois leurs projets industriels.

Augmenter  les crédits  de la recheche fondamentale  comme le demandent tous les fonctionnnaires du CNRS  est stérile car sans prolongement  inductriel et donc sans emploi.

 Nos candidats  qui sautent comme des cabris, qui demandent  de la recherche  des crédits pour la recherche  mais de quelle recherche s'agit il?

 ce sont tous des littéraires et à part L'ancien ministre claude ALLEGRE  ils sont totalement étrangers au monde scientifique  et plus encore de celui de la recherche.

 savent il nous n'en sommes pas certains,  qu'ils connaissent la difference entre la recherche fondamentale  et la recherche appliquée? savent ils  que notre recherche est complétément gangrénée, que mêmel'informatique n'est pas reconnue au CNRS  comme une science Majeure? De quoi faire sourire tous les chercheurs du monde entier.

 Oui  c'est la FRANCE inerte, celle de l'habitude, celle d'une NATION vieille  de plus de 1000 ans, ce pays  dont l'administration  est devenue paralysante  car la plus ancienne du continent.

Administration  stérilisante, recroquevillée  sur elle même, refusant  de s'adapter  et de changer ses habitudes. imposant  aux politiques d'ajouter sans fin de nouvelles strates administratives à toute adaptation  sans jamais éliminer ce qui est devenu inutile  à la la seule finalité  de ne jamais supprimer le moindre emploi INUTILE.

 

La recherche Quelle recherche pour la FRANCE demain??

La RECHERCHE COMMENT ?

 

RECHERCHE ET EMPLOI de DEMAIN

RECHERCHE ET EMPLOI

 

Tous nos  candidats répétent  à tout vent, recherche, recherche et développement.

Cette recherche et développement étant par ailleurs la seule condition de notre adaptation à l'économie mondiale  et de la création  des emplois futurs indispensables au remplacement de tous ceux que nous allons inévitablement perdre.

Les études sérieuses montrent que nous perdrons 20% de nos emplois industriels au cours des 5 prochaines années soit 1 million d'emplois.

Sans doute autant dans les services avec l'apparition de nouveaux centres d'excellence informatique en Chine, en INDE ou en TUNISIE.

 

Que Faire, copier les autres sans doute,mais nous disposons déjà du CNRS une des structures étatiques les plus nombreuses et les plus chères du monde.

Certains affirment qu'il serait impératifs d'y consacrer encore plus d'argent.Est ce la meilleure solution,certains préconisent de diminuer les crédits militaires dont plus de 20% sont utilisés essentiellement au paiement des salaires de nos chercheurs civils au sein de plusieurs milliers d'entreprises.est ce intelligent et surtout souhaitable?

Chacun sait que l'état étant en faillite ne consacrerait pas ces sommes à la recherche.

Que faut il faire?

la recherche seule ne débouche sur de l'économie qu'après des années.par aileurs ceci n'est pas l'objectif des chercheurs qui par définition sont tous des fonctionnaires.

Ce sont les porteurs de projets industriels innovants qu'il faut soutenir.

Contrairement à tous nos voisins nous sommes les seuls à mal pratiquer cette aide qui est et sera encore plus  demain la seule solution pour créer les emplois qui nous manquent déjà mais de toute façon pour REMPLACER ceux que nous perdrons inévitablement.

  Ily a URGENCE. Les solutions existent elles ne sont ni de droite ni de gauche mais du parti du bon sens et de celui de l'efficacité.

Qu'attendons nous pour nous y mettre enfin? Les candidats ont ils compris les enjeux et sont ils prêts à prendre les bonnes dispositions???

réédition d'une fiche déjà publiée qui s'inspire des recommandations du professeur ALLEGRE et de Christian BLANC

campus universitaire de développement économique

 

LE CAMPUS STATEGIQUE DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

                                                                                                                                                     Cette fiche reprend l’ensemble des propositions de ce blog, afin de proposer un concept applicable de la notion de CLUSTER défini par Christian BLANC ainsi que les propositions du professeur ALLEGRE.
                                                                                                                                                      Ce CONCEPT imaginé à « la française » devrait permettre de faire la synthèse de nombreuses propositions et nous fournir les moyens d’intégrer non seulement nos spécificités FRANCAISES mais de disposer d’un outil performant pour répondre aux enjeux de notre adaptation au Monde non seulement de demain mais surtout  d’aujourd’hui.

SIX    constats s’imposent en préalable à cette proposition.
 

              L’économie française, n’offre pas de débouchés suffisants  de postes  de  cadres à l’ensemble des jeunes diplômés qui quittent notre système universitaire chaque année
 

            Sans reprendre la démonstration faite sur une fiche antérieure, avec un taux d’encadrement de 15% de notre population active, ce sont moins de 100 000 postes d’encadrement en flux qui sont disponibles chaque année. 30 000 sont réservés aux étudiants issus des grandes écoles, 30 000 permettent aux jeunes cadres juniors sans emploi de retrouver un poste, il ne reste donc que moins de 40 000 postes réellement disponibles en flux pour nos 230 000 diplômés au minimum du niveau d’une licence. (plus de deux millions de jeunes diplômés Français expatriés de puis 10 ans qui manquent à la compétitivité de notre économie aujourd’hui et plus encore demain)
 

            Les PME avec la législation, la fiscalité  actuelle et le manque d’encadrement qui en découle sont condamnées à se limiter à une  activité de SURVIE.

            Le manque d’autonomie Financière des universités est un frein à leur ouverture sur le monde réel de l’emploi et l’accès aux financements indispensables pour mener leurs recherches avec des moyens suffisants. (Ce malgré l’ouverture initiée par le professeur ALLEGRE)
        L’absence de délégation des moyens financiers au niveau régional pour conduire le changement adapté en temps réel auprès des bassins d’emplois.
Le contrôle préalable des ministères de tutelle et en particulier celui des finances est l’obstacle majeur à l’efficacité attendu des futurs pôles de compétences en cours de mise en place.
            L’absence impardonnable des PME française sur les marchés extérieurs

(CF) FICHE sur « Un COMMERCE EXTERIEUR EFFICACE pour sauver nos emplois »
 

            Actuellement moins de 500 PME accompagnées contre plus de 30 000 en Allemagne et 20 000 en Grande Bretagne par an.
 

            La création de Dispositifs de Crédits étudiants garanti par l’état pour permettre à tous les étudiants de suivre une scolarité dans de bonnes conditions matérielles et s’acquitter de droits d’inscription correspondant aux besoins des universités pour leur offrir des études et des cadres adaptés à leurs besoins
            Le BUDGET du Ministère de la défense dont la moitié au moins de son titre V est consacrée à la recherche et développement devra être porté à hauteur de 3% du PNB

            Pour garantir les crédits de recherche au niveau souhaitable, 30% au moins de ce titre V sera investi auprès d ces fondations régionale afin de faire émerger les petites PME comme le pratique depuis plus de dix ans l’Agence Spatiale Européenne en évitant ainsi le captage des crédits au seul bénéfice des grandes entreprises.
CONDITIONS PREALABLES      

            Si la politique doit être arrêtée au niveau national, sa mise en place ne peut dans un souci d’efficacité être conduite qu’au niveau LOCAL

            Les décisions budgétaires doivent donc être entièrement déléguées au niveau REGIONAL

            Les contrôles ministériels ou de la cour des comptes ne pouvant intervenir qu’à posteriori et non en préalable comme notre administration JACOBINE l’impose encore aujourd’hui.

            La LOI doit être modifiée par ordonnance dans un premier temps avant l’élaboration d’une loi cadre, pour INSTITUER un véritable budget de fonctionnement au niveau des universités. La création de société mixte sur le modèle appliqué en Belgique devra permettre légalement à toute université de passer des contrats à but  lucratif par des partenariats avec des entreprises privées. L’ensemble des marges réalisées devant être inclus  dans le Budget de l’université concernée.

            La création de banques d’investissement privée et Publiques est un préalable au niveau régional. FONDATIONS D’INVESTISSEMENTS  REGIONALES

            Seules les autorités locales émanant des élus et civiles du conseil d’administration de ces structures auront l’autonomie de choix des engagements de dépenses.

            Ces banques d’investissement alimentées par des fonds publics et privés joueraient le rôle de busines Engels auprès de tous les porteurs de projets innovants. Ces fondations seraient alors propriétaires de 20% du capital de toutes les sociétés accompagnées et garantiraient ainsi 80% du capital aux futurs entrepreneurs.

            L’impôt sur les grandes fortunes pourrait également alimenter ces fondations avec un allègement total dès lors que ces sommes seraient investies  pour le développement économique.
 

            La mise en place progressive de fonds de pension à la française sur tous les salaires pourrait également permettre une alimentation financière de ces structures.

Tous les organismes Français qui aujourd’hui perçoivent  les DIVIDENDES de la dette Française (intérêts qui représentent plus de 40 milliards d’Euros par an) seront incités (très fortement) à investir dans ces fondations pour l’intérêt général. Et l’avenir du Pays.

            Frais de recherches du Ministère de la DEFENSE à hauteur de 30% de son titre V

LE CONCEPT
 

            Placé sous l’autorité des REGIONS, créer des campus qui s’articuleraient autour de structures AUTONOMES, disposant toutes d’une entière AUTONOMIE Financière et de décision dans l’engagement de ses crédits.
            Véritable Zone de vie, à l’identique des Campus de la FLORIDE, tous les personnels résidants y  trouveraient non seulement un cadre de travail mais aussi et surtout une qualité de vie et la possibilité de mettre en synergie toutes les compétences présentes.

            Articulé autour d’un Campus UNIVERSITAIRE, de grandes entreprises, de plusieurs pépinières d’entreprises innovantes et de structures sportives, culturelles et récréatives en adéquation avec les besoins d’une grande qualité de vie.

            Chaque université disposerait de sections spécifiques aux besoins des entreprises, Sup. de Co, AES, ETC.. dont les travaux pratiques d’effectueraient auprès des entreprises présentes sur le campus.

            Les laboratoires de recherche pourraient alors travailler  avec les entreprises dans le cadre des partenariats financiers rendus possibles par la création de société privées au sein de l’Université
 

            L’accompagnement des porteurs de projets innovants, financés par les banques régionales d’investissements pourraient ainsi bénéficier des structures de recherche universitaires mais également associer des élèves dans leurs recherches. Ils pourraient par ailleurs dispenser des cours en rapport avec leurs propres travaux.
 

            Le recrutement de ces élèves serait alors assuré par ces entreprises dans le cadre de leur montée en puissance.

            Campus à taille humaine, la zone de vie offrirait en permanence des moyens de rencontre et d’échanges, dans les restaurants, les installations sportives et culturelles ouvertes à tous et en continue. (concept du village à taille humaine)

            La création de zone pavillonnaire où seraient mixées toutes les populations  permettrait la continuité des échanges comme cela se pratique depuis toujours sur les campus Anglo saxons.
            Par souci de rentabilité, ces campus ne devront jamais dépasser la taille critique de plus de 5 à 6000 personnes.

            Des constructions récentes ou l’aménagement de zones déjà existantes sera rendu nécessaire, L’efficacité de ce système se mesurera au nombre d’entreprises accompagnées d’une part et au volume de nouveaux  emplois de cadres  qui en découleront.

            Toutes les constructions nouvelles devront répondre à des soucis d’économies d’énergies par l’utilisation des moyens et des matériaux les plus efficaces et devront être conçues pour pouvoir être aménagées ou déplacées en fonction d’un schéma directeur qui sera adapté aux nouveaux besoins.

            Situés en priorité à proximité de grandes villes, dans un cadre champêtre et bucolique ces campus seront la vitrine d’un nouveau cadre de vie adapté aux exigences et aux souhaits des Français.

LA VERITE dans les programmes économique de demain pour la FRANCE

31.03.2007

LA VERITE dans les programmes

article  publié  sur AGORAVOX

vendredi 15 septembre 2006
  25 réactions
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Présidentielles, la vérité comme exigence morale

Les Français veulent savoir avant de se déterminer.

 Ils refuseront la signature de chèque en blanc

comme ils l’ont fait depuis la fin de la dernière guerre.

 Les candidats leur doivent, par éthique,

la vérité,sur la situation réelle du pays,

les causes de son immobilisme

structurel, et un éclairage sur le

 comment et le pourquoi des réformes

 qu’ils proposeront au pays à

partir de 2007 s’ils sont élus président.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières déclarations de notre

 premier ministre posent encore problèmes.

 

De quoi s’agit il ? L’ancien ministre

 du travail François Fillon nous informe

 que les régimes spéciaux de retraites

 feront l’objet d’une étude et

d’un réajustement équitable,

du fait même que seul le régime

 général et les impôts paieront

le déficit croissant de ces régimes.

 

 

 

De son côté, Nicolas Sarkozy, reprenant

 une idée déjà annoncée et largement

 partagée à gauche, réaffirme l’hypothèse

de la création d’un nouveau service civique

qui concernerait tous les jeunes Français.

 

 

 

Pourquoi cette opposition frontale

 devant ces deux questions ? Pourquoi

ne pas expliquer simplement que ces

deux sujets et beaucoup d’autres seront

 non seulement de toute manière abordés

 au cours de la campagne, mais que

 des solutions justes devront être

proposées pour les résoudre, que ce

soit la droite ou la gauche qui

 arrive au pouvoir en 2007.

 

 

 

 

 

Il appartient aux différents partis et

 à leurs instances de proposer la

politique qui sera suivie par leurs

 représentants lorsqu’ils seront en fonction.

 

 

 

C’est donc en l’occurrence

au président de l’UMP qu’échoit cette

responsabilité, et à personne d’autre.

 

 

 

Il faut en effet reconnaître un certain

 courage à Nicolas Sarkozy comme

à Ségolène Royal de ne pas esquiver

 les sujets qui portent en eux

 potentiellement la division du pays.

 

 

 

Nous souffrons depuis plus de 25 ans

de ces mensonges par omission de trop

 de nos politiques qui, n’osant aborder

 les problèmes, en renvoient le

règlement aux calendes grecques.

 

 

 

Là se situe la véritable rupture,

 tant attendue à droite, comme à gauche.

 

 

 

 

 

Outre ces deux sujets, les Français

 voudront savoir avant de s’exprimer

dans les urnes de quelle manière

 les candidats potentiels régleront

les problèmes suivants :

 

Le règlement de la dette,

 non seulement le retour à

 l’équilibre des dépenses

mais le remboursement des

1100 milliards accumulés depuis 1981

La nouvelle politique de la

Sécurité sociale et les nouveaux

 financements de futures

 dépenses incompressibles

 liées au vieillissement de la population

La nouvelle politique d’égalité

des chances en matière scolaire,

 tant dans le primaire que dans le

secondaire, et surtout dans le supérieur.

La nouvelle politique de relance

économique plus particulièrement 

 axée sur le développement de PME,

nécessité d’un meilleur 

 encadrement et surtout un

accompagnement réel, à

l’identique des autres

grands pays européens,

dans la conquête des marchés à l’export

La réduction drastique

du nombre de fonctionnaires

que compte notre pays.

25 à 30% de la population

active à ce jour :

Décision incontournable et 

 sans doute plus qu’impopulaire

et source de grèves incessantes

sans une pédagogie explicative

de longue haleine.

Nous n’y échapperons pas ; 

de nombreux pays comme le 

 Danemark, la Suède, le

Canada et aujourd’hui l’Allemagne 

 l’ont déjà entreprise.

La nouvelle politique de santé

qui découle du paragraphe

précédent et de l’impérieuse

nécessité de tenir compte

du manque programmé

d’anesthésistes et de chirurgiens

au cours des dix prochaines années

La nouvelle politique étrangère 

 de la France, et surtout de

l’Europe, qui sera rendue lisible

dans la conduite de notre politique

de défense.

Toute réduction de crédits

ou de format ayant pour

conséquence l’acceptation

de dépendre définitivement

des USA, du fait qu’à part le

Grande-Bretagne, aucun autre

pays ne dispose de forces

nucléaires autonomes

La nouvelle politique

de recherche, mais surtout

la politique d’investissement

qui sera mise en place pour

accompagner les chercheurs

privés, seuls capables de

créer les entreprises qui

garantiront demain nos

emplois industriels, car

nous savons tous que 50% 

 de nos emplois actuels

sont déjà condamnés à

échéance de moins de

cinq ans par l’ouverture

des marchés européens.

La nouvelle politique qui

concernera la représentation

nationale dans ses institution

 et l’interdiction qui sera faite demain de

cumuler plus de dix ans

de mandats. L’obligation 

 équitable qui sera faite

aux fonctionnaires élus

de quitter l’administration.

La politique sociale, qui

devra être le cœur de cette

campagne, et qui devra rallier

sur ses objectifs autant le

patronat sans lequel rien de

crédible n’est envisageable

que les syndicats sans lesquels

rien n’est possible non plus.

Politique qui devra se fixer

pour objectifs de rendre un

avenir aux dix millions de Français

qui en sont aujourd’hui privés,

de leur accorder de nouveaux

droits en particulier dans la

sécurisation de leurs parcours 

 professionnels à l’identique de

ce qui se pratique depuis

toujours dans les grands

groupes ou grandes sociétés.

Politique difficile mais qui n’est

réalisable qu’avec un

consensus de l’ensemble

des acteurs économiques avant

même celui des politiques.

Ces quelques thèmes incomplets

sont ceux que les Français

souhaitent voir aborder par

ceux qui prétendent demain 

 agir dans l’intérêt de tous.

Les esquiver, comme

semble le souhaiter le 

 Premier ministre, est à

l’opposé de nos attentes légitimes.

La rupture avec

ces pratiques est

une exigence morale.