03.04.2008
LIVRE Blanc sur la DEFENSE
ALLOCUTION DU GENERAL BRUNO CUCHE
CHEF D’ETAT-MAJOR DE L’ARMEE DE TERRE
A L’OCCASION DU COLLOQUE « ARMEE DE TERRE » AU SENAT
LE 11 FEVRIER 2008
Monsieur le ministre,
Mesdames, messieurs,
C’est un plaisir renouvelé pour moi de vous retrouver pour la deuxième année consécutive et je remercie le Sénateur Masseret de nous avoir invités à débattre ce matin.
C’est l’occasion pour nous tous, à quelques semaines de choix importants pour l’avenir de la Défense, de l’armée de Terre en particulier, de réaffirmer ce que nous attendons du processus qui est en marche. Nombreux sont ceux qui s’expriment aujourd’hui sur les questions de Défense. C’est très bien ainsi en démocratie. Certains ont des appréciations novatrices et éclairantes, d’autres avancent des solutions utopiques mais bien peu parmi ceux-ci ont confronté la théorie à la pratique des opérations et de la guerre. Il est donc indispensable que ceux qui sont les professionnels du fait militaire, les experts de la stratégie et de la tactique pour les avoir exercées ou expérimentées sur le terrain, de la préparation des forces et de la conduite des opérations, s’expriment publiquement sur l’avenir de l’outil de combat que leur a confié la Nation. Il en va de leur responsabilité et ce colloque nous en donne opportunément la possibilité.
Je n’ai pas l’intention de vous décrire ce que sera la réforme de l’armée de Terre. Je n’en connais pas encore le détail mais seulement les grandes orientations que le ministre lui-même a inspirées et déjà dévoilées en partie à la presse. Les travaux sont en cours au titre de la RGPP, de la revue des programmes et du Livre blanc. Le Président de la République, chef des armées, prendra les décisions qui s’imposent, en temps voulu.
Je voudrais cependant vous réaffirmer que je suis favorable à cette réforme et que je la souhaite.
Je l’appelle de mes vœux parce que j’y vois une chance pour recapitaliser l’armée de Terre.
J’évoquerai dans une première partie le contexte stratégique actuel, parce qu’il donne clairement aux forces terrestres un rôle nouveau et puis, dans une seconde partie, les besoins particuliers qui découlent de cette réalité.
Mesdames et messieurs, c’est bien sur terre que nous sommes défiés aujourd’hui prioritairement. Le défi dans les airs et sur les mers demeure mais il est atténué, tant notre supériorité technologique et celle des Américains s’avèrent déterminantes. Maintenir notre supériorité dans ces domaines reste indispensable mais y surinvestir au détriment des forces terrestres ne me paraît pas raisonnable.
La surprise se révèle sur terre et la réponse militaire repose pour l’essentiel sur les forces terrestres, appuyées par les capacités des autres armées.
Plutôt que de disserter sur les concepts, je vais illustrer mon propos par des exemples concrets et actuels.
Premier exemple : l’Afghanistan.
La première phase de la campagne alliée à la fin de 2001 a semblé valider les thèses des tenants de la transformation de l’armée américaine. Par la combinaison de l’action des forces spéciales et des moyens aériens, les Talibans sont renversés. Cependant très rapidement, ce mode opératoire trouve ses limites. Les frappes aériennes contre les terroristes à Tora Bora n’empêchent pas la fuite des principaux responsables d’Al Qaeda ni la reconstitution progressive de leurs sanctuaires. Il n’y a dès lors pas d’autre alternative pour la coalition que d’engager et d’exposer dans la durée des forces terrestres toujours plus nombreuses pour contrôler le terrain et protéger la population, afin de créer les conditions d’une normalisation du pays. Mais le travail est considérable, et les ressources en hélicoptères de manœuvre, en soldats aguerris et en véhicules blindés protégés contre les IED sont insuffisantes face à la charge opérationnelle. J’observe que là, comme ailleurs, la situation n’est pas aussi critique pour les composantes aériennes et maritimes qui ont néanmoins un rôle à tenir.
Deuxième exemple : l’Irak. Comme dans le cas afghan, la surprise ne survient pas pendant la phase initiale des combats où la supériorité matérielle et technologique des alliés, au sol et en l’air, permet d’écraser l’armée irakienne. Ce qui valide au demeurant l’intérêt de disposer de ce type de forces puissantes face à un adversaire symétrique. La surprise apparaît elle, dans la phase de stabilisation. Les forces disponibles ne sont pas assez nombreuses, insuffisamment préparées et mal équipées pour affronter des insurgés. Le CEMAT américain de l’époque Shinseki soulève la question de l’insuffisance des effectifs pour contrôler tout le pays. Il doit démissionner. Les faits lui donnent raison. En 2007, le général Petraeus, avec le soutien du Congrès, rétablit partiellement la situation grâce au Surge, c'est-à-dire grâce au déploiement à terre d’effectifs supplémentaires considérables.
Troisième exemple : le Liban. En 2006, l’armée israélienne domine les airs et la mer. Mais cette fois-ci, elle ne domine pas le champ de bataille terrestre. La résistance du Hezbollah, symbolisée par l’échec de l’attaque israélienne contre Bint Jubayl, révèle l’aveuglement quant au supposé rôle décisif de la campagne aérienne. Elle souligne également l’insuffisance de la préparation opérationnelle des forces terrestres en regard d’un adversaire qui s’est durci en quelques années et du prisme déformant des opérations de police contre les Palestiniens. Ce qu’un général de Tsahal traduira comme la « perversion » de la force par la focalisation sur un seul type d’opérations.
Je prendrai un dernier exemple, celui du Tchad car l’actualité s’y prête. La surprise ne vient pas de la dégradation de la situation sécuritaire mais bien pour ceux qui feignaient de l’ignorer, de ce que les forces pré positionnées, notamment terrestres, sont utiles et irremplaçables ! Elles constituent toujours l’ultime recours pour protéger, secourir nos ressortissants et assister les populations. Dans le cas de la mission de l’EUFOR au Darfour, la crédibilité politique de la France auprès de ses partenaires repose là encore sur les effectifs et les équipements terrestres consentis, autour desquels les contingents européens s’articulent.
De ces expériences, nous pouvons dégager quelques constantes structurantes pour les forces, qui vont à l’encontre de nombreuses idées reçues.
Tout d’abord, les guerres actuelles sont certes des guerres limitées en intensité, mais pas dans la durée. La Seconde guerre mondiale avait duré 6 ans. C’est la durée à ce jour des opérations en Afghanistan et les perspectives ne sont pas au désengagement mais au renforcement du dispositif. Au Tchad, les opérations n’ont pas cessé depuis 1986. Nous sommes au Liban depuis plus de 30 ans, dans les Balkans depuis plus de 15 ans…En Irak, la guerre se poursuit toujours.
Les opérations sont également simultanées, sur des théâtres d’opérations toujours plus dispersés dans le monde. L’armée de Terre est actuellement déployée sur cinq théâtres principaux, sans compter ses forces pré positionnées en Afrique et outre-mer. L’ouverture d’un théâtre ne signifie pas la fermeture d’un autre. Et la bascule des efforts, selon l’idée du first in, first out est le plus souvent un vœu pieux qui ne résiste pas aux impératifs géostratégiques.
Enfin, les opérations sont de plus en plus dures pour les forces terrestres indéniablement les plus exposées, face à des adversaires très différents, réguliers ou plus souvent irréguliers, disposant d’armements toujours plus performants, capables de mutations rapides et résolus à nous imposer leur volonté. L’horizon visible n’est pas celui de la paix tant espérée mais demeure celui de la guerre et donc de l’utilité de la force militaire.
Ces trois facteurs : durée, dispersion et exposition des forces terrestres caractériseront encore pendant un certain temps les engagements opérationnels. Il convient d’y ajouter la diversité, lorsqu’on voudra définir l’organisation, les structures et les équipements des forces terrestres de demain.
Ainsi, et sans préjuger des choix stratégiques du livre blanc, qui nous indiqueront le « pourquoi » de l’action militaire, nous connaissons le « quoi » et surtout le « comment » des opérations les plus probables. Ce « quoi » et ce « comment » me permettent d’affirmer certains besoins spécifiques pour les forces terrestres.
Ces besoins seront nécessairement équilibrés entre la préparation opérationnelle, la ressource humaine et les équipements.
Mon devoir est en effet de faire en sorte que les soldats de l’armée de Terre soient prêts à toutes les éventualités, en fonction des exigences militaires du moment et de celles que nous envisageons pour le futur.
La formation individuelle et l’entraînement doivent être à ce titre sans cesse renouvelés et diversifiés afin d’être adaptés. Pour cela, nous avons besoin d’écoles spécialisées, de centres d’entraînement ou d’aguerrissement dédiés en fonction du terrain, du type de conflit, de l’adversaire et des populations. Nous ne pouvons pas faire d’impasse dans ce domaine. Nous devons certes fixer des priorités, tout en conservant des capacités pour faire face aux incertitudes et aux surprises du champ de bataille.
En second lieu, le maintien de forces terrestres de qualité, entraînées et solides moralement, exige de prendre en compte l’amélioration des conditions de vie des militaires et de leurs familles et de disposer d’effectifs projetables en nombre suffisant. La durée et le durcissement des opérations imposent des contraintes fortes sur nos soldats qui doivent être compensées. Le volume de forces projetables dont nous disposons actuellement nous permet de conserver un rythme de projection raisonnable. Mais celui que connaissent actuellement nos alliés américains et surtout britanniques, et ses conséquences sur le recrutement et la fidélisation, doit nous alerter. De surcroît, selon le rapport du Haut comité d’évaluation de la condition militaire, nous avons accumulé du retard dans le domaine de la condition militaire et nous serions bien inspirés dans ce cas précis de prendre pour référence le modèle social des militaires américains et britanniques ! C’est un enjeu sur le long terme. C’est un enjeu crucial pour nous sur le très court terme. En effet, dans la perspective des réorganisations que nous allons conduire, nous ne ferons pas l’économie d’un accompagnement social significatif pour le personnel militaire.
J’en viens enfin aux équipements.
Sur le fond, mon propos n’a pas changé depuis l’année dernière.
Nous avons toujours un besoin avéré de matériels à la pointe de la modernité et entièrement numérisés, comme le char Leclerc, le VBCI et l’hélicoptère Tigre. Ils participent de la puissance militaire de la France. Ils sont l’ossature du modèle d’armée qui doit gagner la bataille décisive, comme nos alliés lors de la première phase des opérations en Irak en 2003.
Mais notre besoin ne s’arrête pas à ce décompte des matériels majeurs. Il est plus complexe.
L’armée de Terre a besoin aujourd’hui de renouveler ses matériels les plus sollicités en opérations. Nous souhaitons sans doute des matériels moins sophistiqués, dont le coût de possession est maîtrisé, mais plus rapidement disponibles et immédiatement employables. Notre objectif immédiat demeure le renforcement de nos capacités duales pour évoluer indifféremment sur tout le spectre des missions de coercition d’une part, de stabilisation, de contre-rébellion et d’assistance aux populations d’autre part. L’hélicoptère de manœuvre NH90 est LA priorité au regard de l’obsolescence critique du PUMA. Ce problème de vieillissement ne concerne pas seulement les matériels aéronautiques ; il est généralisé. Dans ce contexte, la valorisation partielle des VAB ou des blindés roues-canon n’est qu’une rémission. Leurs remplaçants, les porteurs blindés, l’EBRC ou les VHM, devront nécessairement être financés dans la future programmation.
Enfin, nous avons aussi un impérieux besoin de nombreux petits programmes ou équipements qui pris individuellement ne semblent pas significatifs mais qui confèrent toute la cohérence à l’action terrestre et lui offre, pour un prix limité, une plus value inestimable voire un rendement décuplé. On ne peut s’en passer.
Je terminerai en vous disant que l’armée de Terre est devant une équation d’une certaine complexité et qui requerra un effort particulier.
En effet, nous devrons simultanément adapter l’armée de Terre dans trois directions :
- réformer son organisation. Nous avons commencé ;
- équiper et entraîner les forces à l’une des formes toujours possible de la guerre future, celle de haute technologie et de haute intensité ;
- équiper, entraîner et continuer d’engager des forces dans les opérations de stabilisation, de contre-rébellion et d’assistance aux populations.
Nos alliés américains et britanniques, en choisissant la voie d’un certain rééquilibrage capacitaire au profit de leurs forces terrestres, nous donnent l’exemple de l’efficacité et du pragmatisme.
Le général De Gaulle, en rappelant le sens de l’histoire, nous éclaire sur les risques induits par d’autres options stratégiques :
« Rome se crut à l’abri des Limes, elle négligea son armée de campagne et fut la proie des barbares ».
22:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique de défense, armée de terre, cemat, général cuche, ump, udf
23.02.2008
LA FIN DU GAULLISME en matière de politique extérieure
25.08.2007
Quelle indépendance pour la FRANCE demain?
INQUIETUDES sur l'indépendance de la FRANCE et de l'EUROPE,
sommes nous condamnés à passer sous les fourches
caudines des USA?
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17:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique de défense, indépendance nationale, paix, ump, udf, les verts
15.09.2007
Le BRUIT DES BOTTES... pour ceux qui veulent entendre!
"Vols militaires à la limite de la Scandinavie, tir d'un nouveau missile, explosion d'une mégabombe...
Moscou cherche à défier l'Europe et les États-Unis, comme au temps de la guerre froide.
Les avions militaires russes ont contourné les côtes norvégiennes avant de se diriger vers l'Atlantique et n'ont pas pénétré les espaces aériens des deux pays européens, a indiqué l'armée norvégienne. En revanche, l'espace aérien finlandais a été brièvement violé hier matin par un avion de transport militaire Iliouchine 76, a annoncé le ministère finlandais de la Défense. Les vols militaires russes se sont multipliés à proximité de la Scandinavie et du Royaume-Uni depuis l'annonce par Vladimir Poutine, le 17 août dernier, de la reprise de patrouilles de bombardiers stratégiques.
Les bombardiers détectés hier étaient des Tupolev 160. C'est un appareil de ce type qui a largué une nouvelle bombe à effet de souffle, présentée comme la plus puissante du monde par la télévision publique russe, qui a diffusé l'information mardi (lire ci-contre).
Nouveau missile intercontinental
Fin août, lors du salon aéronautique international MAK, qui se tient chaque année près de Moscou, des chasseurs Sukhoï 27 ont effectué une simulation particulièrement spectaculaire de combat aérien. En mai, les militaires russes avaient annoncé le premier succès pour le nouveau missile intercontinental RS-24 à têtes nucléaires multiples. Le missile, qui avait été tiré de la base militaire spatiale de Plessetsk, dans le Nord-Ouest, avait survolé toute la Russie avant de détruire une cible dans la péninsule du Kamtchatka, 6 000 km plus loin. La nouvelle arme a été brandie comme une réponse directe aux éléments du bouclier antimissile que les Américains prévoient d'installer en Europe centrale.
« Chaque semaine, il y a une nouvelle démonstration de bombe ou de nouveau missile », observe, avec une pointe d'ironie, Aleksandr Golts, rédacteur en chef adjoint du magazine en ligne Ejednevny Journal, bon connaisseur des questions militaires. Certains « nouveaux missiles » ne sont en réalité que de simples versions améliorées d'armes existantes, ou des premiers tests réussis après des séries d'échecs, nuance Isabelle Facon, spécialiste de la défense russe à la Fondation pour la recherche stratégique de Paris. Quant à la reprise des patrouilles à long rayon d'action des bombardiers stratégiques, qui avaient été interrompues en 1992, il ne s'agit en réalité que d'exercices, tempère Aleksandr Golts. De véritables patrouilles signifieraient que les avions emportent dans leur soute des têtes nucléaires, comme ils le firent seulement entre 1985 et 1987, ce qui n'est pas actuellement le cas, selon Golts. Il n'empêche que les vols des imposants Tupolev 95, appareils à hélices sortis tout droit de Docteur Folamour, de Stanley Kubrick, ont de forts relents de guerre froide.
«Restauration de la superpuissance»
Ces démonstrations de force « répondent surtout à des enjeux de politique intérieure, analyse Aleksandr Golts. Quel que soit finalement le dauphin adoubé par Poutine, « l'un des thèmes de la campagne présidentielle sera la restauration de la superpuissance russe », prévoit-il. Pour Isabelle Facon, « la nostalgie de la grandeur » n'est pas qu'une posture du Kremlin et des généraux formés à l'époque soviétique. Elle est véritablement ancrée dans l'esprit de nombreux citoyens russes qui ont vécu l'effondrement économique et la crise de l'armée, dans les années 1990, comme une humiliation. Une période de faiblesse dont l'Occident a profité pour élargir l'Otan et intervenir au Kosovo. Depuis, grâce aux pétrodollars, Moscou est parvenu à quadrupler son budget de défense entre 2001 et 2007. Parallèlement, le président russe aurait perçu l'intervention américaine en Irak et les « révolutions de couleur », en Géorgie ou en Ukraine, comme un réel tournant dans sa relation avec l'Occident. La Russie n'allait plus se laisser marcher sur les pieds.
Lorsque, au coeur du mois d'août, Vladimir Poutine a posé torse nu lors d'une partie de pêche en Sibérie avec le prince Albert de Monaco, ses pectoraux et abdominaux sculpturaux ont beaucoup agité les médias et la blogosphère russes. Les muscles bronzés donnaient symboliquement le ton de la campagne."
13:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, politique de défense, livre blanc, morin, sarkozy, fillon
18.08.2007
Pour comprendre les enjeux de la défense nationale
La défense, un débatpolitique singulier![]() EMMANUEL SEROT
Les petits guides de la défense Ministère de la défense ; Délégation à l'information et à la communication de la Défense (DICOD) Ministère de la défense ; Délégation à l'information et à la communication de la Défense (DICOD), EMMANUEL SEROT | |
La défense est au cœur du débat politique, mais pas
des querelles politiciennes.
Car le temps de la gauche pacifiste et de la droite belliciste
est révolu.
Désormais, c'est au cœur de chaque grande formation
politique que se dessinent les lignes de fracture,
au-delà de l'ambition affichée par les principaux partis
de maintenir l'effort de défense.
Faut-il un deuxième porte-avions,
quelle dissuasion nucléaire choisissons-nous,
quelles sont les nouvelles menaces et comment y répondre,
doit-on continuer à déployer des troupes partout dans le monde,
comment accélérer l'Europe de défense,
quels budgets faut-il consacrer à la défense,
quel bilan tirer de la professionnalisation des armées,
comment consolider le lien entre la nation et son armée :
autant de thèmes politiques, au sens premier du terme,
qui dépassent les clivages entre la droite et la gauche.
Avec à la clé des réponses que les politiques doivent apporter
à des questions essentielles :
l'intégration des jeunes des quartiers sensibles,
le service civil,
la part de la défense dans l'économie du pays...
Clair et concis, ce premier ouvrage de la collection
"Les Petits guides de la défense" dresse
l'état des lieux des principales questions actuelles
de défense, et des réponses de chaque formation politique.
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| La France et sa défense Où en est la dissuasion nucléaire française ? La France, l’Europe et l’OTAN | |
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| Agir et décider en situation d’exception Coll. Questions de défense | |
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| Actes des premières rencontres internationales sur la mémoire partagée Coll. Questions de Défense | |
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| Sortie de conflit et obstacles à la paix Coll. Questions de Défense | |
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| La France et la dissuasion nucléaire Concepts, moyens, avenir | |
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| Mutations et invariants La renaissance du système militaire comme acteur essentiel de la fonction de police globale contemporaine Coll. Questions de Défense | |
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| La défense en Europe. Avancées et limites | |
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| Rapport de la Commission consultative du secret de la défense nationale Bilan 1998-2004 (Loi du 8 juillet 1998) | |
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| Ministres de la Défense : l’expérience des autres Coll. Questions de Défense | |
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| La défense, un débat politique singulier Coll. Les petits guides de la Défense | |
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| Les réservistes militaires Coll. Les petits guides de la Défense | |
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| La Défense et l’espace Coll. Les petites guides de la Défense | |
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| La France face au terrorisme Livre blanc du Gouvernement sur la sécurité intérieure face au terrorisme Coll. Rapports officiels | |
les titres de la collection Questions de défense
17:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique de défense, politique, politique citique, ps, ump, udf, pcf
Une reprise en main pour exister?
Assisterons nous à un affrontement entre le CEMA
Jeudi 09 Août 2007
(Extrait du journal satirique Le Canard enchaîné du 8 août 2007)
Verra-t-on bientôt les chœurs de l’armée française entonner
« Le chant du départ » pour leur chef d’état-major,
le général Jean-Louis Georgelin ?
Ce cinq-étoile pourrait quitter la galaxie plus vite que prévu.
Primo, c’était un proche de Chirac.
Deusio, il a des rapports détestables avec la plupart de ses adjoints.
Tertio, il se prend pour le ministre de la Défense.
Avec MAM faisant de la figuration aux ordres de Chichi,
il n’y avait pas de problème.
Mais avec Sarko chef des armées, la donne a changé.
Et le général met du temps à le comprendre.
D’abord, à peine le nouveau ministre de la Défense,
Hervé Morin, installé, le voilà qui balance un communiqué triomphal
sur l’aide apportée par « ses » troupes aux populations de l’est du Tchad
dans le cadre de la crise du Darfour.
La riposte ne se fait pas attendre.
Le malheureux Kouchner, qui a déjà tant de mal à exister,
se fend d’une note au Château :
c’est au pouvoir « politique » d’annoncer ce genre de décision,
pleurniche-t-il à bon droit. Aussitôt, le tir est rectifié avec,
le 16 juin, un communiqué commun sur le Darfour d’Hervé Morin et
du French transfuge.
Mais Georgelin ne s’arrête pas là. Le 5 juillet, il donne une interview,
à « l’Express », dans laquelle il se pique de géopolitique en
insistant sur les gros besoins budgétaires des armées.
Quatre jours plus tard, le ministre de la Défense contre-attaque
et rédige une « directive pour les déclarations publiques »
, datée du 9 juillet. Elle ne vise pas officiellement le seul Georgelin,
mais c’est pire, puisque, adressée à « tous les grands subordonnés »,
elle le ravale à ce rang.
Dans cette « feuille de route », les chefaillons sont donc avisés
qu’ « il importe que leurs déclarations publiques soient conformes
en tout point à la politique du gouvernement ».
Le ministre ne voit « dans ce cadre » que « des avantages » à
ce qu’ils communiquent « librement ».
Toutefois, de façon que « l’avantage » ne se mue en inconvénient,
dans un louable souci de « bonne cohérence d’ensemble
des différents propos », tout bavard est prié de demander,
via la Direction de la communication du ministère,
« un accord de principe avant toute expression publique ».
Pour soutenir le moral des étoilés,
« Le Canard » suggère deux ou trois formules aux officiers qui
auraient du mal à exprimer les subtilités de cette rupture tranquille :
« L’armée française est pour le bien contre le mal »,
« Le colonel Kadhafi gagne à être connu. » A éviter absolument :
« Les restrictions budgétaires vont frapper la Défense de plein fouet ».
17:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique de défense, politique critique, ps, ump, udf, modem, les verts
11.08.2007
Quelle POLITIQUE de défense pour la FRANCE
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Paris, le 31 juillet 2007
Monsieur le Conseiller d'Etat,
Depuis 1994, des évolutions considérables ont bouleversé l'environnement international et les données stratégiques de notre défense et de notre sécurité : attentats du 11 septembre, émergence de nouveaux pôles de puissance régionale, prolifération, effets de la mondialisation et des évolutions technologiques. Parallèlement, la professionnalisation de notre armée et la fin de la conscription ont entraîné des mutations radicales de notre outil de défense.
Enfin, aujourd'hui, des choix décisifs pour la défense du pays vont devoir être opérés, et devront se traduire dans la prochaine loi de programmation militaire. Celle-ci devra asseoir la crédibilité de notre défense, dans le respect des contraintes financières qui s'imposent à l'Etat.
Pour prendre en compte l'ensemble de ces paramètres dans une démarche cohérente, j'ai décidé d'engager une réflexion approfondie sur notre politique générale de défense. Elle devra aboutir à l'établissement d'un nouveau Livre blanc. Ces travaux seront conduits sous l'égide d'une commission dont j'ai décidé de vous confier la présidence.
Le futur Livre blanc définira un concept de défense globale de notre pays et de ses intérêts. Il portera sur les domaines de la défense et de la sécurité. Il devra couvrir une perspective d'une quinzaine d'années, tout en ayant vocation à être actualisé régulièrement.
Vous fonderez vos travaux sur l'analyse des nouvelles données du contexte international, économique et stratégique, l'évaluation des risques et menaces potentielles, dans le souci constant d'assurer la protection des populations et du territoire, mais également des Français de l'étranger, de garantir l'indépendance du pays et la préservation de ses intérêts stratégiques dans leurs acceptions les plus larges.
Sur cette base, votre étude, ainsi que les propositions que vous serez amené à formuler, devront concerner notamment l'évolution de nos alliances, de nos accords de défense et l'examen des conditions d'emploi de nos armées en opérations extérieures. Je vous demande d'accorder une attention particulière au renforcement de la dimension européenne de notre politique de défense et de sécurité ainsi qu'à notre contribution à la sécurité de l'Alliance atlantique dans son ensemble.
Vous examinerez les conditions de la crédibilité de notre force de dissuasion. Vous étudierez la pertinence du format des armées et de leurs implantations, la cohérence de l'effort de renseignement, de l'effort industriel, technologique et scientifique nécessaire à notre capacité de défense, les conditions d'organisation de la défense civile et de la défense économique et le renforcement de leur coordination avec la défense militaire, dans le souci d'assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, de développer les moyens de lutte contre le terrorisme et la prolifération, et d'améliorer la prévention et la gestion des crises. Les conséquences économiques et sociales des orientations proposées devront être examinées. Enfin, il vous est également demandé de formuler des propositions sur le renforcement de l'implication du Parlement dans la définition et la mise en œuvre de notre politique de défense.
Votre réflexion sera conduite sans préjugé ; elle permettra d'aborder de façon ouverte et transparente les choix auxquels nous serons confrontés pour adapter notre outil de défense, pour renforcer le lien entre la Nation et ses armées, et pour organiser la mutation de l'appareil industriel et de recherche dans un cadre national comme européen. Elle s'inscrira dans une démarche visant à maintenir et à conforter un effort de défense d'environ 2% du PIB.
Dans vos travaux, vous veillerez donc à tenir compte étroitement des constats qui seront établis dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, tout particulièrement s'agissant de la revue stratégique des programmes d'armement.
Vous vous appuierez sur une Commission faisant largement appel à des personnalités de la société civile, incluant des représentants du Parlement désignés par les présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat, ainsi que les responsables civils et militaires des administrations concernés. Compte-tenu de la priorité que j'entends donner à l'Europe de la défense, je vous demande d'organiser les échanges appropriés avec nos principaux partenaires européens au cours des travaux.
Le secrétariat général de la commission sera assuré par le secrétaire général de la défense nationale. Je donne instruction aux différents ministres concernés de vous apporter leur plein concours et celui de leurs administrations.
Je souhaite disposer du futur Livre blanc début mars 2008. Il devra être précédé d'un point d'étape à la fin de l'année 2007.
Je vous prie de croire, monsieur le Conseiller d'Etat, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
Nicolas SARKOZY
M. Jean-Claude Mallet
Conseiller d'Etat et ancien secrétaire général de la Défense nationale
20:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique de défense, politique critique, ps, ump, udf, les verts
14.07.2007
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13.07.2007
VIVRE LIBRE OU MOURIR
VIVRE LIBRE OU MOURIR
LIEN cliquez ci dessous:
Le club des « Sentinelles de l’agora » est une association de réflexion et d’action indépendante qui
traite des questions de Défense.
Ses membres, anciens officiers généraux et officiers supérieurs,
s’emploient à sensibiliser et alerter les personnalités, les groupes d’influence
Courriels : sentinagora31@orange.fr
Les Allemands étaient chez moi
On m'a dit résigne toi
Mais je n'ai pas pu
Et j'ai repris mon arme.
- Personne ne m'a demandé
D'où je viens et où je vais
Vous qui le savez
Effacez mon passage.
J'ai changé cent fois de nom
J'ai perdu femme et enfants
Mais j'ai tant d'amis
Et j'ai la France entière. - Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a cachés
L¹ennemi l'a su (Les Allemands l'ont pris)
Il est mort sans surprise.
Hier encore nous étions trois
Il ne reste plus que moi
Et je tourne en rond
Dans la prison des frontières. - Le vent souffle sur les tombes
La liberté reviendra
On nous oubliera
Nous rentrerons dans l'ombre
Paroles : Emmanuel d'Astier de La Vigerie dit "Bernard".
Musique : Anna Marly
écrit en 1943, à Londres.
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17.03.2007
LES MENACES POLITIQUE ETRANGERE et de DEFENSE des candidats
Pour essayer de donner du sens aux propositions de nos candidats en matière de politique étrangère, nous devons avoir une perception de ce qui attend le monde au cours des 30 p^rochaines années.
Contrairementà ce qu'ils prétendent pour les besoins démagogiques de la campagne, ils ou elles consacreront 90% de leur temps à régler ces sujets.
Le fait de choisir le ou la meilleur doit se faire en connaissance de cause et non seulementà l'affectif, en fonction de la couffure ou de la couleur du dernier costume ou tailleur.
04.03.2007
les menaces à trente ans présidentielles 2007
présidentielles 2007 les menaces à 30 ans
reprise d'un note publiée, nos candidats dévoilent avec peine leur programme de politique étrangère et de politique de défense qui sont les deux faces du même problème et qui représentera demain
95% de leur emploi du temps.
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13:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique etrangère, politique de défense, présidentielles 2007

















