27.12.2007

ARCHE de ZOE le verdict et les conclusions à en tirer

 

La JUSTICE  TCHADIENNE
  le verdict  rendu hier  sur l'affaire  de l'ARCHE  de ZOE ne  doit  pas  nous  surprendre.  Tous  les Magistrats  de ce Pays  n'ont ils pas été  formés  dans nos propres  facultés?
  Ce  qui est cependant curieux c'est  la manière  dont se sont démarqué  les plus grandes ONG  celles  qui non seulement ont pignon sur rue  mais  qui captent les plus  grosses sommes d'argent  concernant l'HUMANITAIRE  qui représente  tous les ans  au niveau mondial des sommes faramineuses  (près de 25 milliard  d'Euros.)
  Il est aujourd'hui évident  que  sans  ce rejet  de ces ONG  le verdict aurait pu être totalement  opposé.
 Même  si des erreurs  ont été  commises, qui dans  des conditions  de guerre  ne serait pas exposé  à ce genre d'erreur?
 il n'y a  que ceux  qui ont connu  ces évenements  qui puissent répondre  avec sagesse, et non  le commun  des mortel  qui confortablement installé  devant  son écran  de télévision n'a  toujours  qu'une vue tronquée  des réalités  quand il n'est  pas manipulé.
  Les  TCHADIENS n'ont pas seulement sanctionné  les responsables  de cette ONG  mais surtout la FRANCE.
  Le gouvernement FRANCAIS  devra  en tirer  les conclusions  le plus rapidement  possible  en retirant  les forces  qu'il maintient  dans ce pays  .
  Ce retrait  aurait alors  pour conséquence  la reprises  de la guerre civile, le renversement  du président actuel  et assurément  une multitude  de massacres  dont  sans doute les magistrats   que seule la présence  des forces françaises contient depuis des années.
  Ce rôle  nous est il dévolu, alors  que seuls les USA bénéficient  des extractions  du pétrole tchadien?
 Devons  nous  protéger  des régimes corrompus  alors  que  ces mêmes  pays  ne protègent plus  nos compatriotes  des ONG  qui viennent aider leurs populations  face  aux martyrs  qu'ils subissent  dans l'indifférence générale ?
Pourquoi sommes  nous  encore  dans ce pays  qui manifestement  nous est devenu hostile?
c'est à cette question  que le ministre  des affaires  étrangères  de la FRANCE  devra répondre  lui  qui connaît  si bien  (semble t il ) la réalité  des ONG,
pourquoi  ce silence inquitant   de sa part?

09.08.2007

Et si ISRAËL débute les Frappes préventives?

 
La  MENACE  PERSISTE  au moyen Orient
les  Français  ont  eu  toute leur  attention  captée  par les  élections 
qui viennent d'avoir lieu.
les questions internationales  qui ne sont créditées  que  de moins  de 1%  de l'intérêt 
 que les Français  y portent  demeurent cependant.
Le  dernière guerre  au LIBAN  et l'implication  de la SYRIE  ainsi  que de l'IRAN  doit 
 nous  ramener  à une perception plus précise  des  enjeux  aux  quels  que nous le voulions 
 ou non  notre  pays sera directement  mêlé.
La  lecture  de  quelques  articles  publiés  dans la presse ISRAËLIENNE  nous  donnent  un éclairage  sur  les dernières décisions  des USA  d'équiper  l'armée  des Pays  ARABES  face à l'IRAN  ainsi  que l'AUGMENTATION  de 25%  du Budget  de la défebse ISRAËLIENNE.
 la menace  se précise, a ton vu  des préparatifs  de guerre ne jamais déboucher  sur un conflit?
  Cette menace pésera inéluctablement  sur  l'économie MONDIALE  à un niveau 
 non comparable  à celui  du conflit  face à l'IRAK.
lu  dans  la presse  ISRAËLIENNE

22 juillet 2007 - Par Sheera Claire Frenkel | Jerusalem Post édition française

Affirmant que le renforcement des liens entre la Syrie et l’Iran représente
une menace sérieuse pour Israël, le ministre des Affaires stratégiques,
 Avigdor Lieberman, a appelé samedi 21 juillet à la création
d’un gouvernement d’union nationale,
 chargé de protéger l’Etat juif face à "l’axe du (...)

Les USA descendent un bateau coréen du nord transportant une cargaison d’uranium enrichie pour l’Iran


25 juillet 2007 - Debka


Le mois dernier, l’armée de l’air et la Navy des USA ont intercepté deux navires Nord-Coréens

en route clandestinement pour l’Iran avec des cargaisons d’uranium enrichi

et de l’équipement nucléaire.

 L’arrêt des équipements nucléaires de Pongyong a fait l’objet

 d’articles sur les exigences de la (...)


Lire la suite en anglais sur : http://www.debka-net-weekly.com/

ministre des Affaires stratégiques Israélien Lieberman : ‘‘L’union fait la force !’’


22 juillet 2007 - Yael Ancri | Arouts 7
Le ministre des Affaires stratégiques, Avigdor Lieberman (Israël Béteinou), a affirmé que le renforcement

des liens entre le président syrien, Bachar El-Assad, et son homologue iranien, Mahmoud Ahmanidejad,

‘‘contraignait Israël à se préparer différemment sur les plans diplomatique, militaire et politique

.’’ Selon Lieberman, ‘‘la (...)

Accord entre la Syrie et l’Iran


22 juillet 2007 - Guysen International News
Selon un responsable iranien cité par le journal « Asharq al-Awsat », les présidents syriens

et iraniens sont convenus que l’Iran financera des armes russes et nord-coréennes pour la Syrie.

 L’accord stratégique porte sur le transfert d’un milliard de dollars à la Syrie pour l’acquisition

 de 400 tanks russes de type T-72 (...)

Israël dénonce une "alliance stratégique" entre Damas et Téhéran


20 juillet 2007 - romandie.com
Israël a dénoncé vendredi une "alliance stratégique" entre la Syrie et l’Iran estimant qu’elle faisait

 planer des doutes sur les intentions de paix syriennes, à la suite de la visite à Damas du président iranien

 Mahmoud Ahmadinejad. "Le fait que le régime de

 Damas choisisse Ahmadinejad comme partenaire d’une alliance (...)


Lire l’article sur : http://www.romandie.com/

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est à Damas


18 juillet 2007
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad doit se rendre ce jeudi à Damas pour une rencontre

avec son homologue syrien Bashar el-Assad. Officiellement, la République islamique parle d’un

 voyage de courtoisie pour féliciter le président Assad de sa réélection et relancer la coopération

économique entre les deux pays. Il s’agit en (...)

Le directeur d’un quotidien koweïtien : les pays arabes doivent unir leurs forces face à la menace iranienne


15 juillet 2007 - MEMRI


Ahmad Al-Jarallah, directeur des quotidiens koweïtiens Al-Seyassah et Arab Times,

écrit dans ces deux journaux que l’Iran s’empare lentement du contrôle des pays du Moyen-Orient -

 citant Gaza, l’Iraq, le Liban, l’Egypte et les Etats du Golfe -

 dans le but de renforcer sa position lors de négociations nucléaires (...)

 

Abdallah : Ahmadinejad ne doit pas sous-estimer la menace de frappe US


6 avril 2007


Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite a averti début mars le président iranien Mahmoud Ahmadinejad

qu’il ne devait pas sous-estimer la menace américaine de frappe militaire sur l’Iran, rapporte vendredi

le site en ligne du magazine américain Newsweek.
Lire sur : http://fr.groups.yahoo.com/

22.07.2007

CARTES géopolitiques de la CIA

 

 

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19.06.2007

ELECTION D'UN SAGE en ISRAËL

 

lu  sur  le site  de l'Ambassade d'ISRAËL  à PARIS

UN  NOUVEAU PRESIDENT  EN ISRAËL

SHIMON  PERES

Hier, 13 juin, Shimon Peres, député à la Knesset depuis 48 ans

sans interruption (depuis 1959),

 a été élu Président de l’Etat d’Israël à une large majorité.

 86 députés ont voté en sa faveur, 23 contres,

8 se sont abstenus, 2 ont voté blanc,

et un député étai absent.


Les deux autres candidats, Reuven Rivlin et

Colette Avital, se sont désistés après avoir recueilli

respectivement 37 et 21 voix au premier tour,

 et 58 pour Shimon Peres.

Au 2ème tour, les candidats se sont prononcés

 pour ou contre Shimon Peres.


Le nouveau Président prendra

 ses fonctions à la mi-juillet

, en remplacement de Dalia Itzik, qui

 les assumait temporairement,

après la suspension de Moshé Katsav.


Shimon Peres était tout sourire lorsqu’il

remercia le Premier ministre Ehoud Olmert..

.Lire la suite

 

Biographie de Simon Peres (en anglais)

 

 

 

05.06.2007

Affaires étrangères l'IMPUISSANCE CONGENITALE de l'EUROPE

 

Le déploiement  d'un  bouclier  US  en Europe  a pour conséquence  la remise  en cause de certains

accords Salt si difficile  à négocier.

Le déploiement  des SS20  est donc  de retour  dans la gesticulation  stratégique  sur le centre Europe.

Que pouvons nous  faire ?  nous  sommes  sans  aucun moyen crédible  de défense  face à "l'OURS  RUSSE"

Seuls  les états  unis  sont  ou seraient  s'ils le veulent  en mesure  de  pouvoir mettre en place  des moyens adaptés  pour contrer  une offensive russe;

 Mais nous devons cependant dire la vérité,  cette attitude  du président POUTINE  est la résultante  de la provocation  Américaine.

 Quelle  grande puissance digne de ce nom  pourrait  accepter  une telle provocation  qui déséquilibre totalement le difficile  accord obtenu à grand peine il y a 20 ans déjà.

L'IRAN  n'a  pas d'arme nucléaire et encore  moins  de lanceur efficace. 

la Corée  est dans une situation  encore plus délicate  mais le déploiement en ALASKA  du bouclier US  est déjà réalisé.

Pourquoi  les USA  sont ils amenés à une telle provocation? 

QUELLES  CONSEQUENCES  POUR L'EUROPE  ?

cette montée  d'adrénaline  résultant  de cette gesticulation  stratègique  nous  montre  pour ceux qui n'en aurait pas conscience le niveau  ridicule de dépendance de l'Europe face  aux USA.

 le non alignement  du VASSAL   européen  derrière  son SUZERAIN   en IRAK  aura  un prix, et si les USA  n'assuraient plus notre protection?

  face à la RUSSIE  demain  et face  aux  terribles enjeux  du monde après demain ??

  ce serait le prix  de notre arrogance, mais  sommes prêts  à assumer nos positions, n'allons nous pas  comme toujours nous "COUCHER"  devant le plus fort ?

c'est  aussi cela  que notre  président  devra très vite nous expliquer.

 Nous  sommes un continent d'IMPUISSANTS  POLITIQUES.

Allons nous le rester?  là  est  toute la question.

reprise d'une note publiée lors  du conflit Libano israêlien.

29.03.2007

L'IMPUISSANCE POLITIQUE CONGENITALE DE L'EUROPE

  
                                   POLITIQUE ETRANGERE DE L’EUROPE ET DE LA France

 

                                                  « L’IMPUISSANCE »ou « L’INEXISTENCE »   
          Nous assistons médusés une nouvelle fois à l’IMPUISSANCE de l’Europe dans le règlement des conflits internationaux.    
         L’agression du LIBAN par l’armée ISRAELIENNE est contraire à toutes les lois du droit international.            
L’ONU est impuissante, les pays BAVARDS s’expriment,
 et comme toujours clament dans le désert où personne ne souhaite les entendre.            
 La SOCIETE des NATIONS avait disparue à l’issue de la seconde guerre mondiale pour son impuissance à éviter les conflits de la deuxième guerre mondiale .          
   La raison majeure invoquée était l’absence d’une force autonome capable de faire appliquer ses décisions.            
 Le droit qui ne s’appuie pas sur la FORCE reste et restera toujours
identique aux suppliques des vielles femmes.   
          La terrible épreuve qu’endure le peuple LIBANAIS depuis quelques jours montre s’il en est nécessaire la véritable place de l’Europe et plus encore de la France dans son incapacité aujourd’hui à peser sur le destin du monde.          
   COMMENT en sommes nous arrivés là ?      
       Depuis la fin du second conflit mondial, l’EUROPE toute entière
 est passée sous contrôle stratégique des USA.          
   « Un peuple qui ne veut plus porter ses armes pour se défendre est alors prêt-à-porter celles de ses adversaires »
 ou pire encore à vivre sous la dépendance de son SUZERAIN.        
     Cette phrase de PLATON reste d’actualité et traduit ce que
nous vivons depuis plus de 60 ans.    
         Les efforts des USA au cours de ces années ont toujours représenté près de 7 à 8% de leur PNB, alors que les pays Européens qui avant la guerre de 1914 géraient
 toutes les affaires du monde ont été incapables de
 maintenir 3% de leur propre PNB.   
        Effort cependant  consenti au passage par les deux seuls pays Européens membres du conseil de sécurité de l’ONU ? La Grande Bretagne et la France.
 Mais à des niveaux inférieurs à la moitié en % et ridiculement comparables en coûts réels.  
           C’est ce choix stratégique qui conditionne aujourd’hui notre place et surtout la limitation de notre rôle dans la gestion des affaires du monde.
            Nous n’avons plus le droit à la parole, donc nous devons nous TAIRE !!         
    Les véritables enjeux de l’attaque du LIBAN           
  Comme depuis près de 60 ans, c’est à dire la création de l’état d’Israël 
 et l’exode accepté de toutes les populations palestiniennes en particulier par les USA,
 nous nous retrouvons toujours avec deux peuples pour une même terre.   
          Comme ces deux peuples se considèrent à juste titre dans leur droit seules les armes sont de nature encore aujourd’hui à donner raison au plus fort.   
          L’histoire nous a toujours montré que ce rapport de force n’est que conjoncturel et qu’il évolue toujours en faveur de celui qui subit l’INJUSTICE.
             La volonté de puissance des USA au moyen orient depuis 1945 et son soutien inconditionnel à la monarchie « Pétrolière » de l’ARABIE SAOUDITE sont remis en cause depuis le 11 septembre 2001 en raison de  l’implication  des saoudiens eux-mêmes dans ces attentats.

 

            Le nécessaire contrôle des capacité d’extraction de l’IRAK a conduit cette hyper puissance pour des motifs impérieux sur le plan de son économie à engager cette guerre désastreuse en IRAK mais acceptable sur le plan de la géopolitique.          
   L’économie Américaine est étroitement dépendante du pétrole
 pour les 25 ans prochaines années, délais nécessaire au remplacement de cette source d’énergie qui est un intérêt vital à l’économie Américaine et par conséquent du monde.   
          En effet la monté en puissance de la CHINE (avec au passage une croissance de plus de 11,3% depuis le début de l’année) inquiète les USA pour des raisons évidentes de contrôle des sources d’approvisionnement en énergies fossiles.
Cette remarque vaut également pour l’INDE, le BRESIL et tous les pays émergents
 qui ne disposent pas ou peu de ressources d’énergies pétrolières et qui de ce fait deviennent des concurrents dangereux dans l’approvisionnement en hydro carbures.   
          Le contrôle de tous les approvisionnements en pétrole du monde devient pour 25 ans encore un intérêt VITAL pour les USA.    
         L’attitude de l’IRAN qui dispose au pasage d’énormes ressources pétrolières et surtout contrôle la Mer Rouge par le détroit d’OMAN  (32% de l’approvisionnement du monde occidental)
 pèsera dans le règlement du conflit en cours.          
   La gesticulation Géo politique de ce Pays à l’histoire millénaire, lui permettra d’obtenir un rôle majeur par la pression qu’il pourra exercer sur le HEZBOLA Libanais qu’il a lui-même créé.
            La contrepartie diplomatique qui sera sans doute négociée par les USA sera l’acceptation de ma mise en place de centrales nucléaires à vocation civile (dans un premier temps)
 et pire encore qui seront payées par l’EUROPE qui depuis qu’elle subit l’hyper puissance
Américaine n’est que la vache à lait comme le JAPON de tous les règlements des affaires du monde.
            Une fois encore l’épreuve douloureuse que vit un pays libre,
 membre de l’ONU montre à quel niveau de dépendance est arrivée l’EUROPE.  
           L’absence de moyens militaires qui conditionnent et crédibilisent
 depuis la nuit des temps de l’humanité la puissance,
 marque si  nous ne  le savions pas la fin de son rôle dans la gestion des affaires du monde.

 

            L’Europe est et deviendra de plus en plus l’enjeu des futures grandes puissances qui acceptent toujours la mise en oeuvre de la force pour peser sur le règlement de leurs différents             Nous deviendrons de plus en plus  l’objet de convoitises et notre propre paix sera assurée tant que nous représenterons un intérêt commercial pour les USA ou pire encore tant que ce grand pays acceptera ou pourra assurer notre sécurité.

 

            L’histoire de l’humanité nous a toujours enseigné 
 « Malheur aux faibles »   C’est ce que nous sommes devenus par
 la volonté de nos
 dirigeants plus bourgeois et commerçants que politiques.

29.03.2007

déploiement de la force Navale Française près de l'IRAN

 
 
Comme l'ex chef d'état major  de l'armée Russe,
vous savez  qu'un conflit  et des frappes  sont prévues
d'ici moins de 15 jours  sur l'IRAN.

Les frappes  financières elles  sont déjà en cours et le gel  de tous les avoirs IRANIENS  en passent d'être une réalité.

 La présence  de la  flotte Française   au  large des côtes IRANIENNES est planifiée depuis des mois  et non  sur une décision  du seul président. .

Le risque de conflit  est une réalité depuis plus de quatre  ans déjà, les Iraniens le savent, mais le peuple Iranien aussi. Au passage  les autorités Russes  et chinoises  viennent  de rapeller leurs ressortissants  d'IRAN. dans moins d'une semaine il ne restera  que des IRANIENS: en IRAN  Pourquoi?

 Aux échecs  comme au  poker, il faut parfois prendre  des risques  et mêmes de très gros, la baie  des cochons  doit  rapeller quelque chose?

Les  USA  y compris les démocrates  iront jusqu'au bout, la menace  est grande. le président IRANIEN cédera  ou sera balayé  par son peuple d'ici quelques semaines.
 L'affrontement n'aura pas lieu  contre l'IRAK mais contre l'OCCIDENT  au grand soulagement d'ailleurs du monde ARABE  qui comme la dernière fois financera  cette guerre contre l'ennemi héréditaire  que sont les PERSES.
Comme au poker,nous  sommes  en gesticulation  de crise, un partenaire  se couchera  sur le tapis vert  des diplomates 
comme Kroutchev il y a 46 ans  bientôt.
rappel  de fiches  précedentes  de ce blog:
 

IRAN dans la campagne présidentielles 2007

 

Un  ARTICLE  vient  de  paraître dans l'hébdomadaire RUSSE
ARGOUMENTY NEDELI
qui  précise  qu'une  intervention  militaire  des  USA est non  seulement planifiée 
 ce  que  tout le  monde  sait  depuis 4 ans, mais  que le prédident  des  USA 
aurait l'intention d'en déclencher  le  début  des  opérations  début  AVRIL.
Est  ce  de  l'INTOX ?  ceci  est  fort probable,  mais  comme  aux  échecs,
dès lors  que  les pièces  sur  disposées  sur l'échiquier, tout  devient  possible.
 Nous  devons nous  souvenir  qu'au cours des  deux  récentes  guerres 
 contre  l'IRAK  c'est  essentiellement le déploiement LOGISTIQUE 
des opérations  qui  a  entraîné  de façon  mécanique  le  début  des  hostilités.
 C'est  ce  que  les  militaires  (STAFFS  essentiellement)  appelent 
 le point  de  non  retour.
 Celui à partir  du  quel  les  moyens  mis  en  place  sont  suffisants,
 et  commencent à coûter  très  chers,  et celui  aussi à partir  du quel  le  fait 
 ne plus  avancer se traduit  dans les  partis  de POKER  MENTEUR 
stratégiques par l'impression  de  reculer  et donc  de  devenir vulnérables.
  Il  est  vrai  que nous  sommes  dans cette situation  depuis  des  mois.
 Comme des  AUTRUCHES  les Européens  se refusent à prendre 
 en compte  les réalités  du  monde.
 Tous nos  peuples ont abandonné  depuis  60 ans  l'idée même que nous 
  serions un jour  sans  doute  amenés  à nous battre  pour nous  défendre.
 Seuls  les  USA assurent  depuis 1945  cette lourde  mission  de  sécurité 
 de l'ensemble du camp  occidental  au quel nous  appartenons.
 L'affaire  du  DARFOUR  qui est en  gestation  visible  depuis 4ans 
 mais en fait  depuis plus  de 20 ans  dansl'indifférence  générale  des peules  "Bourgeois"
  occidentaux,  combiné à une accélération  du procesus  miliraro politique 
 qui  risque  de  survenir avec l'IRAN   posera  des  problèmes
  terribles  dans la suite  de notre  campagne Présidentielles.
   

"Les experts militaires russes estiment que la planification

de l’attaque militaire américaine contre l’Iran a passé

le point de non retour le 20 février, lorsque le directeur

 de l’AIEA, Mohammed ElBaradei, a reconnu, dans son

 rapport, l’incapacité de l’Agence de "confirmer

 le caractère pacifique du programme

 nucléaire de l’Iran".

l’hebdomadaire russe Argoumenty nedeli, une action militaire
se déroulera au cours de la première semaine d’avril,
rianovostiCopyright © RIA NOVOSTI, droits de reproduction et de diffusion réservés.
 Le droit de reproduction accordé à Armees.
Com n'est pas cessible.
article  complet  publié  sur armées.com
http://www.armees.com/L-Iran-serait-attaque-debut-avril-e...

autre  fiche  du blog:

 

GEOPOLITIQUE l'IRAN demain?

04.mars .2007

présidentielles2007

les choix des candidats

 en matière de politique étrangère

  reprise  d'une  ancienne  note. Contrairement  aux  dires  de  ségolène  ROYALla politique  extérieure  est  aussi  une  HISTOIRE  de"GARCONS"

Elle comporte un volet qui nécessairement  s'appelle la "GUERRE"

 ce n'est  pas  dans le langage habituel  des  féministes, "marternisantes", mais ceci correspont  aux  réalités  du monde.

Le positionnementdu présidnt  de l'IRAN et la prise  de position  de la candidate  du PS à l'encontre  du nucléaire  civil  de  ce  grand  Pays  poser problème  demain. comment peut on limiter  des  accords  internationaux?

GEOPOLITIQUE
 Nos futurs candidats devront très vite faire preuve non seulement de leurs connaissances en matière international mais surtout de leurs convictions et ainsi annoncer de manière très lisible leur positionnement sur les grands dossiers du monde.
 Notre Monde est de plus en plus dangereux comme à chaque fois qu'une situation d'équilibre
 céde la place à un nouvel ordre mondial.
 nous traversons cette phase depuis 1989 et le monde en pleine mutation n'a pas encore trouvé de point d'équilibre,
condition du déclenchement de nombreux conflits à ce jour mal prévisibles.
 Le président de notre Pays est par définition le garant de l'unité Nationale et de la  Défense
tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières.
La candidate du PS Ségolène ROYAL se rendra ces jours prochains au LIBAN, en PALESTINE et en ISRAËL.
Elle sera dans l'obligation de se postionner sur l'avenir de cette région du moyen orient sans oublier que ce n'est qu'une part très minime d'un ensemble beaucoup plus complexe qui intégre l'IRAN ,donc la SYRIE, et l'ensemble des Pays qui résultent de l'éclatement de l'ex EMPIRE OTTOMAN en 1919.
Son positionnement sur les recherches du Nucléaire civil
en IRAN l'enferme déjà sur une seule thèse et nier l'impact de
cette grande puissance historique n'est sans doute pas la méthode
Diplomatique la plus fine.
L'IRAN jouera son rôle Historique dans cette région du monde  l'ignorer ou vouloir limiter sa nécessaire implication dans le réglement des affaires locales c'est prendre le parti des positions de l'administration actuelle des USA  .
 Est ce bon choix, en diplomatie les Romains disaient déjà que " la main droite doit toujours ignorer ce que pourra faire la main gauche"
ci joints quelques sites de géo politique qui
permettent de se faire une idée personnelle sur l'évolution du monde.
autre  note  du blog
 

présidentielles 2007 les menaces à 30 ans

reprise  d'un note publiée, nos  candidats  dévoilent  avec peine leur programme  de politique  étrangère  et de politique  de défense  qui sont les deux  faces du même problème et qui représentera demain

95% de leur emploi du temps.

 

  


Prospective stratégique à 30 ans
 
Le secteur des Etudes de sécurité a mené un
 programme de relecture des hypothèses d'évolution
géo-stratégique à trente ans, qui fondent la
 prospective de défense française. Une série
de variables a été mise au point, privilégiant
certaines zones d'importance prioritaire,
l'évolution des formes conflictuelles, ou les facteurs
d'évolution internes à certaines sociétés.
 Les résultats de cette étude ont été intégrés
dans le "Plan prospectif à trente ans"
du Ministère de la Défense. Ont participé à
 ce programme Dominique David, Etienne
de Durand, et des chercheurs du Centre Asie Ifri.
Ce programme emprunte aujourd'hui également
la forme de travaux typologiques sur les conflits.
 L'objectif est ainsi d'élaborer une typologie
des conflits contemporains, d'intérêts à la fois
 académique et opérationnel pour pouvoir
mieux orienter les stratégies correspondantes.
Formes d'affrontement non-classiques
Dans un monde où la répartition de puissance
 se fait de plus en plus inégale, et où l'évolution
 technologique diffuse largement les capacités
de nuire, les formes asymétriques de
l'affrontement international ont toutes chances
de devenir centrales.

En 2002, le département des Etudes de sécurité 
 a ainsi mené une recherche sur les formes
 asymétriques de conflit et le terrorisme,
cherchant
 à cerner la spécificité de ces notions, ainsi que
les principales parades imaginables, à long ou à
 court terme. Responsables du programme
: Dominique David, Etienne de Durand; coordination:
 Thomas Gomart.

Stabilisation et

 reconstruction

 

L’implication des Occidentaux dans des interventions

 complexes de stabilisation et de reconstruction est devenue

 inévitable.

Cependant, ces pratiques ne se sont pas

 accompagnées d’une réflexion critique et opérationnelle

 suffisante sur leurs modalités.

 

 Entre la conviction pacifiste

que la violence ne peut lutter contre la violence, le réalisme

sceptique conduisant à repousser toute intervention –

directe –

dans des situations complexes, ou la perception

de l’usage de la force comme solution systématique dès

 lors que les enjeux sont jugés importants, le débat sur le

 recours à la force pour stabiliser et reconstruire reste

 fragmenté.

 

 Améliorer l’efficacité de la force et mieux

encadrer son usage appelle de nouveaux travaux sur les

articulations entre logiques politique, militaire et humanitaire.

Ce troisième programme de recherche tente donc de

 croiser les approches spécifiques au « monde de la paix »

 

 (peace studies et acteurs tels que l’ONU, ses agences ou

 les ONG) et au « monde de la guerre » (war studies et

 acteurs militaires).

 

 A partir d’études de cas spécifiques,

 par exemple sur la réforme du secteur de sécurité

(armée et forces de police) en Sierra Léone, il s’agit

 enfin de prendre en compte les contraintes matérielles

et politiques qui pèsent sur les intervenants, ainsi que

les logiques spécifiques à chaque espace en guerre.

 

 

 

Manifestations du programme
18/09/2006 -
 Après la guerre : le Moyen-Orient en recomposition ?
Conférence avec Thierry de Montbrial,
 directeur général, Ifri ; Denis Bauchard,
conseiller, Maghreb/Moyen-Orient, Ifri ;
 Etienne de Durand, responsable des
 études de sécurité, Ifri ; Dominique Moïsi,
 conseiller spécial, Ifri et Dorothée Schmid,
chargée de recherche, Ifri.
12/06/2006 - Au sol et au loin ?  L'emploi de la force dans les crises d'aujourd'hui
Conférence du général d'Armée
 Bernard Thorette, chef d'État Major de l'Armée de Terre,
présidée par Dominique David, directeur exécutif de l'Ifri
10/05/2006 -
au CERI et Louis Gautier, conseiller maître
 à la Cour des comptes, ancien conseiller de
 Lionel Jospin pour les questions de défense
17/10/2005 -
 L'ONU et les nouveaux défis de la sécurité internationale
La conférence sur l'ONU organisée par
 l'Ifri en collaboration avec l'Ambassade de la Suède en France. Avec la participation de : Hans Blix, Michel Camdessus,
 Gareth Evans, Jean-Marie Guéhenno et
 Thierry de Montbrial.
17/02/2005 -
 Cycle "Observation et théorie des
 relations internationales" dirigé par
Thierry de Montbrial et co-organisé
avec le CNAM
Toutes les manifestations du programme
Publications du programme
16/11/2006 -
 Les photos du « caporal stratégique ». Comment les nouveaux médias changent la guerre

Thomas Rid, novembre 2006

(version complète d'un article plus court

publié, en allemand, dans le quotidien

 Der Tagesspiegel

11/09/2006 -
 La triple rupture du 11 septembre
Marc Hecker, Libération, 11 septembre 2006.
14/08/2006 -
 Le piège de l'interposition
Etienne de Durand, Le Figaro, 14 août 2006.
27/06/2006 -
23/06/2006 -
 Hecker, Paul Presset,
Paris, L'Harmattan, 2006, 266 p.
Toutes les publications du programme

24.03.2007

Comment choisir des candidats qui défendent les mêmes positions

L'article de Jacques  ATTALI laisse  rêveur.

Nos  candidats se battent  sur  des  programmes oîlsn'auront  aucun impact,  en revanche  sur la  seulepartie  quilesconcernenils  sont d'accord  sur  tout.

 Alors  comment choisir?

 

Pendant que les principaux candidats à la présidentielle se disputent sur le moindre
détail des mesures économiques et sociales qui ne seront
pas de leur compétence,
 ils ne disent presque rien sur leur politique étrangère et sur leur stratégie
 de défense, qui, pourtant, dépendront entièrement
de celui d’entre eux qui sera élu.
 De fait, à comparer les trop rares lignes de leurs programmes
qui sont consacrées à ces sujets,
 on se rend compte que leurs points de vue
 sont extrêmement proches.

Tous parlent de réanimer la relation franco-allemande,
 de faire voter un traité européen plus limité,
de lancer de nouveaux projets européens centrés sur l’environnement,
 l’énergie et la recherche.
Tous sont en faveur d’une intégration plus grande en matière fiscale
, policière, judiciaire, et diplomatique.
 Tous affirment l’urgence d’une politique méditerranéenne,
d’une croissance du budget de l’aide au développement et d’une politique
 de codéveloppement avec les pays africains.
Tous affirment aussi l’importance de bonnes relations avec le peuple américain
et d’un droit au désaccord avec Washington.
 En matière militaire, tous partagent le même refus de l’aventure irakienne
, tous promettent le maintien de l’effort de défense
, en particulier de la force nucléaire stratégique ;
tous veulent la mise en commun avec les Anglais des moyens
 nécessaires pour construire un éventuel second porte-avion,
 tous rappellent l’importance d’une force de projection capable
 de se rendre rapidement sur tous les théâtres d’opérations
où des intérêts français pourraient être mis en cause .
 Tous font du rayonnement de la langue française,
en France et dans le monde, un des objectifs majeurs de
 leur politique.

Etrange campagne, où les candidats sont entièrement d’accord
 sur ce qui sera de leur compétence et
se disputent sur ce qui ne le sera pas.
 Comme s’ils voulaient échapper au seul débat important,
 celui qui porterait sur le seul sujet qui pourrait permettre de
 les départager :
leur caractère.
 Et en particulier leur courage face à l’inattendu,
à l’urgence, à la menace, à l’intimidation, à la crise,
à des attentats.
 Une qualité qu’aucun programme écrit par d’autres ne
permet d’évaluer, qu’aucune envolée lyrique ne permet
d’appréhender, qu’aucun applaudissement ne permet de mesurer.
Reste un mois pour observer ce qui doit l’être,
 pour analyser leurs comportements en apparence
les plus anodins, et pour en déduire un jugement
sur leurs caractères, dont tant de choses dépendront.

17.03.2007

LES MENACES POLITIQUE ETRANGERE et de DEFENSE des candidats

  

  Pour essayer  de  donner du sens  aux  propositions  de nos  candidats  en matière  de politique étrangère, nous devons avoir  une perception de ce qui attend le monde au cours  des 30 p^rochaines années.

Contrairementà ce qu'ils prétendent pour les besoins démagogiques  de la campagne, ils ou elles consacreront 90% de leur temps à régler ces sujets.

Le fait  de choisir le ou la meilleur  doit se faire en connaissance  de cause et non seulementà l'affectif, en fonction de la couffure ou de la couleur du dernier costume ou tailleur.

04.03.2007

les menaces à trente ans présidentielles 2007

présidentielles 2007 les menaces à 30 ans

reprise  d'un note publiée, nos  candidats  dévoilent  avec peine leur programme  de politique  étrangère  et de politique  de défense  qui sont les deux  faces du même problème et qui représentera demain

95% de leur emploi du temps.

 

  


Prospective stratégique à 30 ans
 
Le secteur des Etudes de sécurité a mené un
 programme de relecture des hypothèses d'évolution
géo-stratégique à trente ans, qui fondent la
 prospective de défense française. Une série
de variables a été mise au point, privilégiant
certaines zones d'importance prioritaire,
l'évolution des formes conflictuelles, ou les facteurs
d'évolution internes à certaines sociétés.
 Les résultats de cette étude ont été intégrés
dans le "Plan prospectif à trente ans"
du Ministère de la Défense. Ont participé à
 ce programme Dominique David, Etienne
de Durand, et des chercheurs du Centre Asie Ifri.
Ce programme emprunte aujourd'hui également
la forme de travaux typologiques sur les conflits.
 L'objectif est ainsi d'élaborer une typologie
des conflits contemporains, d'intérêts à la fois
 académique et opérationnel pour pouvoir
mieux orienter les stratégies correspondantes.
Formes d'affrontement non-classiques
Dans un monde où la répartition de puissance
 se fait de plus en plus inégale, et où l'évolution
 technologique diffuse largement les capacités
de nuire, les formes asymétriques de
l'affrontement international ont toutes chances
de devenir centrales.

En 2002, le département des Etudes de sécurité 
 a ainsi mené une recherche sur les formes
 asymétriques de conflit et le terrorisme,
cherchant
 à cerner la spécificité de ces notions, ainsi que
les principales parades imaginables, à long ou à
 court terme. Responsables du programme
: Dominique David, Etienne de Durand; coordination:
 Thomas Gomart.

Stabilisation et

 

 

 reconstruction

 

 

 

L’implication des Occidentaux dans des interventions

 complexes de stabilisation et de reconstruction est devenue

 inévitable.

Cependant, ces pratiques ne se sont pas

 accompagnées d’une réflexion critique et opérationnelle

 suffisante sur leurs modalités.

 

 Entre la conviction pacifiste

que la violence ne peut lutter contre la violence, le réalisme

sceptique conduisant à repousser toute intervention –

directe –

dans des situations complexes, ou la perception

de l’usage de la force comme solution systématique dès

 lors que les enjeux sont jugés importants, le débat sur le

 recours à la force pour stabiliser et reconstruire reste

 fragmenté.

 

 Améliorer l’efficacité de la force et mieux

encadrer son usage appelle de nouveaux travaux sur les

articulations entre logiques politique, militaire et humanitaire.

Ce troisième programme de recherche tente donc de

 croiser les approches spécifiques au « monde de la paix »

 

 (peace studies et acteurs tels que l’ONU, ses agences ou

 les ONG) et au « monde de la guerre » (war studies et

 acteurs militaires).

 

 A partir d’études de cas spécifiques,

 par exemple sur la réforme du secteur de sécurité

(armée et forces de police) en Sierra Léone, il s’agit

 enfin de prendre en compte les contraintes matérielles

et politiques qui pèsent sur les intervenants, ainsi que

les logiques spécifiques à chaque espace en guerre.

 

 

 

Manifestations du programme
18/09/2006 -
 Après la guerre : le Moyen-Orient en recomposition ?
Conférence avec Thierry de Montbrial,
 directeur général, Ifri ; Denis Bauchard,
conseiller, Maghreb/Moyen-Orient, Ifri ;
 Etienne de Durand, responsable des
 études de sécurité, Ifri ; Dominique Moïsi,
 conseiller spécial, Ifri et Dorothée Schmid,
chargée de recherche, Ifri.
12/06/2006 - Au sol et au loin ?  L'emploi de la force dans les crises d'aujourd'hui
Conférence du général d'Armée
 Bernard Thorette, chef d'État Major de l'Armée de Terre,
présidée par Dominique David, directeur exécutif de l'Ifri
10/05/2006 -
au CERI et Louis Gautier, conseiller maître
 à la Cour des comptes, ancien conseiller de
 Lionel Jospin pour les questions de défense
17/10/2005 -
 L'ONU et les nouveaux défis de la sécurité internationale
La conférence sur l'ONU organisée par
 l'Ifri en collaboration avec l'Ambassade de la Suède en France. Avec la participation de : Hans Blix, Michel Camdessus,
 Gareth Evans, Jean-Marie Guéhenno et
 Thierry de Montbrial.
17/02/2005 -
 Cycle "Observation et théorie des
 relations internationales" dirigé par
Thierry de Montbrial et co-organisé
avec le CNAM
Toutes les manifestations du programme
Publications du programme
16/11/2006 -
 Les photos du « caporal stratégique ». Comment les nouveaux médias changent la guerre

Thomas Rid, novembre 2006

(version complète d'un article plus court

publié, en allemand, dans le quotidien

 Der Tagesspiegel

11/09/2006 -
 La triple rupture du 11 septembre
Marc Hecker, Libération, 11 septembre 2006.
14/08/2006 -
 Le piège de l'interposition
Etienne de Durand, Le Figaro, 14 août 2006.
27/06/2006 -
23/06/2006 -
 Hecker, Paul Presset,
Paris, L'Harmattan, 2006, 266 p.
Toutes les publications du programme

04.02.2007

sites de GEOPOLITIQUE présidentielles 2007

Pour mieux comprendre les enjeux liés à la politique étrangère de la FRANCE et la crédibilité des candidats dans la perspective de la présidentielle

 

SITES et BLOGS de GEOPOLITIQUE

 

31.01.2007

présidentielles 2007 politique étrangère et politique de défense

Les programmes définitifs de nos candidats seront prochainement connus.

Nous entrerons alors dans une phase qui sera moins particiative,

car chacun devra alors choisir, le choix est en effet de la responsabilité

de celui qui aura un joiur à répondre de ses erreurs s'il s'averait qu'elles en soient.

C'est en cela que nos candidats s'ils sont élus seront reponsables de leurs choix.

Jusqu'à un passé récent, les engagements et les promesses

politiques des candidats n'engageait que ceux qui les écoutaient.

Avec les nouveaux moyens d'information qu'offre INTERNET,

l'explosion des blogs, le savoir n'appartient lus à une monorité,

il est aujourd'hui du domaine public.

Plus aucun journaliste ne maîtrise l'information

celle qui sera diffusée dans tous les foyers

 ou tous les lieux de travail.

L'information ou plus exactement le contrôle de l'INFORMATION estdevenu

 l'arme suprême que toutes les

 académies militaires enseignent à leurs cadres.

 

Tous les grands Pays et surtout toutes les armées

du monde et les ministères des affaires Etrangères

sont d fait depuis 1973  sur la même longueur d'onde.

l'INFORMATION, son contrôle et de fait la manipulation

de l'opinion est devenu l'ARME SUPRËME.

 

Le site RES PUBLICA donne un point de vue particulièrement

pertinent et éclairera l'internaute peu au courant de

l'amleur des problèmes de défense .

  LA POLITIQUE DE DEFENSE (articles de RESPUBLICA)
L'avenir de la dissuasion française
Interventions prononcées lors du colloque "L'avenir de la dissuasion française" du 10 juillet 2006

L'avenir de la dissuasion française

Colloque du lundi 10 juillet 2006

L'avenir de la dissuasion française

Intervention prononcée par Louis Gautier, conseiller à la Cour des comptes, ancien conseiller Défense du Premier ministre, lors du colloque L'avenir de la dissuasion française du 10 juillet 2006

La dissuasion et les défis de la prolifération

Intervention prononcée par Bruno Tertrais, chercheur à la Fondation pour la Recherche stratégique, lors du colloque L'avenir de la dissuasion française du 10 juillet 2006

La dissuasion, les nouvelles menaces et les relations euro-atlantiques

Intervention prononcée par Benoit d'Aboville, ancien ambassadeur auprès du Conseil de l'Atlantique Nord, lors du colloque L'avenir de la dissuasion française du 10 juillet 2006

Le lien entre les sièges de membres permanents au Conseil de sécurité et la dissuasion nucléaire

Intervention prononcée par Alain Dejammet Ambassadeur de France, ancien représentant à l'ONU, lors du colloque L'avenir de la dissuasion française du 10 juillet 2006

Enjeux de la composante aérienne

Intervention prononcée par le Général Mathe, Commandant des Forces aériennes stratégiques, lors du colloque L'avenir de la dissuasion française du 10 juillet 2006

Enjeux de la composante sous-marine

Intervention prononcée par Amiral Thierry d'Arbonneau, ancien commandant des Forces océaniques stratégiques, lors du colloque L'avenir de la dissuasion française du 10 juillet 2006

Premières conclusions de Jean-Pierre Chevènement

Intervention prononcée par Jean-Pierre Chevènement lors du colloque L'avenir de la dissuasion française du 10 juillet 2006

Débat final

Interventions prononcées lors du colloque L'avenir de la dissuasion française du 10 juillet 2006
 

Premières conclusions de Jean-Pierre Chevènement

Intervention prononcée lors du colloque L'avenir de la dissuasion française du 10 juillet 2006



Je voudrais, non pas pour conclure mais pour ouvrir certaines problématiques, développer quelques réflexions.
D'abord, il me semble que la question du maintien de la dissuasion après 2015 ne se pose pas parce que le temps de la Défense est le temps de la très longue durée. Je rappelle que des décisions ont été prises concernant la dissuasion française, la confection d'armes nucléaires par Pierre Mendès-France en 1954 et par Guy Mollet en 1956 [ce dernier ayant été, paraît-il, très difficile à convaincre]. Plus tard, le général De Gaulle fut beaucoup plus convaincu. Ces décisions ont été prises il y a plus de soixante ans. Nous devons maintenir ce cap, ce n'est pas coûteux, c'est possible et, dans un monde dangereux, c'est le bon sens.

D'abord, le nucléaire ne va pas disparaître. Ai-je besoin de dire que ni la Russie, ni la Chine, ni l'Inde, ni le Pakistan, ni Israël ne vont renoncer au nucléaire. L'invasion de l'Irak a été une incitation supplémentaire pour la prolifération, on le voit bien avec l'affaire iranienne. Quant aux Etats-Unis, ils disposent d'environ 7000 têtes, comme d'ailleurs la Russie et ils sont encore loin de notre posture qui est celle de la stricte suffisance. La France a fait des pas considérables dans ce sens. Je n'y reviens pas, cela a été dit.
L'hypothèse d'une poursuite de la prolifération à partir d'Etats proliférateurs comme la Corée du Nord ou le Pakistan ne peut pas, hélas, être exclue et chacun voit bien que la possession d'armes nucléaires par l'Iran peut entraîner la tentation, pour un pays comme l'Arabie Séoudite, de s'en doter à son tour, sauf à s'en remettre complètement et absolument à la protection américaine. Certes c'est aujourd'hui le cas mais la tentation peut exister d'y échapper, non seulement pour l'Arabie Séoudite, mais peut-être d'autres pays dans le monde arabe (Egypte) ou dans la région (Turquie) avec un effet déstabilisateur majeur.

Un mot sur la dissuasion française. Si un acteur stratégique européen majeur doit se créer au XXIe siècle, c'est parce que la France aura maintenu assez longtemps son effort. Compte tenu de ce que nous savons sur les difficultés de construire un pouvoir politique qui suppose l'existence d'une communauté politique et d'une identité forte et sur le fait que la dissuasion nucléaire repose toujours, en définitive, sur la décision d'un homme, on peut douter qu'il puisse se constituer une dissuasion nucléaire à vocation européenne autrement qu'à partir de la dissuasion française et à partir d'un certain partage des rôles, étant donné qu'apparemment personne ne nous le conteste.

Je ne reviens pas sur les principes de la dissuasion, ils doivent être maintenus. Ils s'appliquent aux Etats et ne visent pas des groupes terroristes. La dissuasion n'a de sens que pour protéger un intérêt vital. Cette notion, à mon sens, doit être comprise dans un sens strict. Nous avons un jour abordé, avec l'ambassadeur d'Aboville, la question de nos lignes d'approvisionnement stratégique. N'est-ce pas plutôt à la Marine qu'à la dissuasion d'assurer une certaine protection de nos approvisionnements dans le Golfe? Cela paraît assez évident.
Les armes nucléaires sont des armes de non emploi, des armes d'interdiction, elles doivent rester calibrées comme telles. Sur l'engagement de non usage en premier, l'ambassadeur Dejammet a développé un exposé tout à fait précis qui vient étayer notre capacité de dissuasion. Pour autant je ne suis pas complètement satisfait par ce qui a été dit sur l'adaptation de notre dissuasion à un contexte stratégique marqué par la prolifération. Nous ne sommes plus à l'ère de la bipolarité, les risque de confrontation n'ont pour autant pas disparu, y compris sur le continent. La disparition de l'URSS a laissé des situations très instables : l'Ukraine, le Caucase, je ne parle pas des minorités russes dans les pays baltes, je n'évoque pas l'Asie centrale, je n'ai pas parlé des Balkans (un problème provisoirement gelé mais qui existe toujours). Tout cela se produit dans un contexte dit de « guerre des civilisations », un concept qui n'est pas celui de la France mais la radicalisation du monde musulman est une question qui doit nous préoccuper.
Il me semble que la diplomatie et la Défense vont de pair, la diplomatie doit être la première. Le maintien et le développement d'un partenariat stratégique avec la Russie me paraissent être la condition du maintien d'un équilibre pacifique sur le continent. Avec le monde arabe, notre voisin, rien n'est plus important que d'approfondir le dialogue et la coopération.
Pour autant, il n'est pas envisageable de baisser la garde :
Une capacité de défense autonome doit être maintenue, tout d'abord parce que le risque que la France soit entraînée dans une guerre « qui ne serait pas la sienne », pour parler comme le général de Gaulle, existe toujours. Il faut, par conséquent, avoir la capacité de se défendre soi-même.
Pour affirmer la vocation mondiale de sa diplomatie la France ne doit pas se défaire d'une dissuasion nucléaire indépendante. Je n'ai rien à ajouter à ce qu'a dit Monsieur Dejammet.
Enfin nul ne peut exclure le développement de capacités nucléaires et de destruction massive ou même conventionnelles modernes chez certains Etats qui en sont aujourd'hui dépourvus et qui pourraient être tentés de s'en prendre à nos intérêts vitaux. La prolifération nucléaire et balistique est une menace contre laquelle nous devons nous prémunir.
Comme l'a dit le Chef de l'Etat : « Les Etats qui envisageraient l'utilisation d'armes de destruction massive doivent comprendre qu'ils s'exposent à une réponse ferme et adaptée de notre part. Cette réponse peut être conventionnelle. Elle peut aussi être d'une autre nature ». Je n'ai rien à redire à cette formulation. Evidemment, c'est vague mais on ne peut que rester dans le vague. C'est d'ailleurs la difficulté de ce colloque, chacun se croit obligé de rester un peu dans le vague. Comme l'a dit Monsieur d'Aboville, un minimum de débat sur ces questions difficiles serait utile. J'observe que la dissuasion anti-cités est périmée. Je pourrais évoquer des souvenirs de conversations avec des ministres de la Défense soviétiques. L'un d'eux m'avait dit : « Français et Britanniques sont de vieux alliés, nous n'avons rien à craindre et eux-mêmes n'ont rien à craindre de nous mais ce qui serait un casus belli [c'était bien avant la chute du mur de Berlin], ce serait l'armement nucléaire de l'Allemagne » Je crois que l'Allemagne ne le désire pas, ce qui tombe très bien. De plus, des traités ont été signés en 1990 et ce n'est plus d'actualité : les relations entre l'Allemagne et la Russie sont excellentes.
Je voudrais dire que les objectifs d'une dissuasion adaptée doivent donc être plus précisément cernés. Monsieur Tertrais a dit que ce sont des objectifs politiques qui impliquent qu'on connaisse le fonctionnement des Etats en cause. Ce peuvent être des centres de décision et de télécommunications, des bases navales ou aériennes – plateformes balistiques – des usines d'armement stratégique, il faut voir. Cela implique évidemment une capacité d'observation, de renseignement, y compris de renseignement humain.

Une autre problématique mériterait d'être creusée, c'est celle de la puissance des têtes nucléaires. Nous ne voulons pas aller vers des armes de bataille, les fameuses mininukes américaines mais des têtes de 150 à 300 kilotonnes sont-elles vraiment dissuasives ? Peut-on penser qu'un chef de l'Etat pourrait ne pas hésiter avant de déclencher un feu d'une telle puissance, occasionnant, par la force des choses, des « destructions épouvantables » ? Je crois me souvenir que nous avons testé des charges d'une puissance très inférieure (de l'ordre de 5 à 15 kt) dans les années qui ont précédé l'interruption des essais nucléaires français, à la fin des années 80, à l'époque où j'étais en fonctions. Le savoir-faire existe donc – me semble-t-il - pour réaliser des têtes qui ne soient ni trop grosses ni trop petites, mais adaptées à une dissuasion correspondant à l'évolution du contexte géostratégique. La puissance des têtes doit être ajustée à la crédibilité de la dissuasion. Une puissance trop forte peut ne pas être crédible. Une puissance trop faible nous entraînerait vers un concept de bataille incompatible avec le maintien d'une saine doctrine de la dissuasion. Je rappelle que la bombe d'Hiroshima développait une puissance de 14 kt.
Les têtes cependant ne suffisent pas. Il faut aussi des vecteurs. Le général Mathe et l'amiral d'Arbonneau ont expliqué ce qui est problématique. Je rappelle que nous avons trois escadrons de Mirage 2000 N et de Rafale dotés de têtes ASMP améliorées qui entreront en service en 2008-2009 et 2010.
S'agissant de la composante sous-marine, elle repose sur nos quatre SNLE de la classe du « Triomphant » dont le dernier, « le Terrible » entrera en service en 2010, en même temps qu'en sera retiré « l'Inflexible », dernier SNLE du type « Le Redoutable ». Ces sous-marins seront dotés du nouveau missile M51 à très longue portée à partir de 2010 avec une nouvelle tête robuste TNO qui sera mise en service à partir de 2015.

Je voudrais poser la problématique de l'autonomie de notre dissuasion stratégique. Celle-ci renvoie particulièrement à celle des vecteurs et à celle des systèmes de guidage. A l'époque de la guerre froide, on pouvait craindre que pour contrôler le développement d'une crise et empêcher une intervention jugée prématurée de la France, la survie de nos vecteurs, y compris sous-marins soit mise en cause par nos puissants alliés. C'est ce que j'appelle « le syndrome Mers-el-Kebir ». Le contexte a changé. Dans une crise régionale qui nous affecterait directement, notre autonomie d'action serait sans doute préservée. Mais nous ne sommes à l'abri d'aucun retournement stratégique.
Je crois ne trahir aucun secret – et je ne voudrais exciter aucune rivalité – en disant que la composante aérienne est plus vulnérable que la composante océanique, les sous-marins restant indétectables. On ne peut faire l'impasse sur la neutralisation de nos satellites d'où l'importance de préserver des systèmes de guidage indépendants, guidage à partir du terrain, grâce aux images SPOT préservant l'autonomie de navigation, ou guidage gyroscopique parfaitement indépendant mais d'une précision relativement aléatoire, ce qui pose le problème de l'adaptation à une situation nouvelle qui est celle d'un contexte de prolifération.
C'est la raison pour laquelle je m'interroge personnellement sur le fait de savoir si les futurs missiles de croisière, prévus à l'horizon 2015-2020 (cela dépendra des lois de finances) ne pourraient pas être dotés de têtes nucléaires adaptées. Ne pourraient-ils pas être délivrés aussi bien à partir des avions Rafale que des futurs sous-marins nucléaires de combat, de type « Barracuda », prévus à partir de 2015 ?
Evidemment, la portée des missiles de croisière étant ce qu'elle est, même des « Superscalp » qui atteignent 1000km, tous les objectifs envisageables ne pourraient être atteints à partir de la Méditerranée mais la possibilité de maintenir ces sous-marins longtemps à la mer permettrait néanmoins des déploiements à longue distance. Il me semble que c'est une hypothèse à laquelle il faut réfléchir dans la perspective de la modernisation de notre dissuasion. Si on veut la maintenir, il faut la moderniser et l'adapter. Cette perspective ne doit-elle pas être creusée ? De la même manière, je pense qu'il ne serait pas raisonnable d'interrompre l'effort qui est fait en matière de simulation des essais (laser mégajoule – machine à radiographier Airix, calculateur de très grande puissance TERA), simulation dans laquelle la France est engagée depuis le choix de François Mitterrand de cesser les essais nucléaires en 1992. Cette simulation représente 445 Millions d'euros en crédits de paiement dans le budget de 2005. Cet effort n'a de sens que pour le long terme, et 2015 n'est pas si loin puisqu'il s'agit de maintenir en service des armes qui restent crédibles et au bout de vingt ans les armes vieillissent. Le temps de la Défense est la longue durée. C'est la raison pour laquelle, outre l'intérêt des retombées scientifiques, il serait absurde de relâcher l'effort. La dissuasion se construit sur des décennies voire davantage.

Un mot sur la perspective européenne. J'ai déjà eu l'occasion de dire que pendant très longtemps encore la perspective européenne reposera sur l'effort propre de la France. J'espère, comme Bruno Tertrais, qu'un jour une convergence sera possible avec les Britanniques. C'est une chose qu'il faut avoir à l'esprit : on touche là à l'essentiel et à des problèmes éminemment politiques. Les Britanniques feront-ils un jour ce choix ? Je n'en suis pas sûr.

Un mot sur le coût. Le coût total de la dissuasion représente, au projet de loi de finances pour 2006, 3,612 Milliards d'euros en autorisations d'engagement et 3,322 Milliards en crédits de paiement. Cet effort me paraît supportable. La tentation de rogner les crédits de la dissuasion nucléaire qui ne représentent qu'à peine 8 % du budget de la Défense doit être combattue. Le budget de la Défense ne représente lui-même que moins de 2% du PIB, il a représenté 4,5%, 5%, 6% à d'autres époques. Je ne propose pas d'en revenir à ces grandeurs mais simplement de maintenir cet effort supportable. Le monde reste et même devient de plus en plus dangereux. La France, dans son intérêt et dans celui de l'Europe, doit maintenir sa posture de défense originale et donc sa dissuasion. J'ai été de ceux qui, en 1978, ont œuvré efficacement pour que le parti socialiste opère sa conversion à la dissuasion. Cela n'a pas été facile, les discussions ont été chaudes. J'ai combattu au début des années quatre-vingt-dix ceux qui voulaient à toute force encaisser les « dividendes de la paix ». On connaît la suite. Il est important de ne pas s'en remettre à l'Hyperpuissance du soin d'assurer en dernier ressort notre défense et par conséquent de maintenir notre indépendance. Le prix à payer est modeste à l'aune des enjeux.

L'esprit public me paraît mûr pour comprendre la nécessité de maintenir notre effort au niveau actuel en l'adaptant aux nouvelles menaces. La dissuasion est une stratégie d'interdiction de la guerre. Le prix de la Défense est celui d'une police d'assurance. L'opinion française n'est pas pacifiste. Elle est pacifique et c'est une bonne chose. Elle comprend la nécessité de ne pas baisser la garde dans un monde qui est loin d'être sûr. L'idée enfin que la dissuasion française apporte quelque chose à la construction d'un acteur européen capable de se faire respecter ne peut que rencontrer son assentiment. C'est pourquoi les candidats à l'élection présidentielle, d'où qu'ils viennent, seraient, à mon sens, mal inspirés de préconiser des économies sur la dissuasion. Il y a des priorités qui ne sont ni de gauche ni de droite mais tout simplement républicaines. Il y a des objectifs qui sont à très long terme de la même manière qu'il y a des valeurs supérieures à toutes les autres. Par conséquent ces questions doivent être traitées avec beaucoup de sang-froid, de constance et de détermination, ce qui n'empêche pas le débat mais devrait au contraire le susciter, au moins dans des cercles restreints. En effet ces questions sont très techniques. Nous avons pris un gros risque en lançant ce soir le débat sur l'avenir de la dissuasion mais nous avons pu écouter des exposés extrêmement instructifs et intéressants. Je veux remercier très sincèrement tous les intervenants. Je leur redonne la parole, ainsi qu'à la salle pour poser d'éventuelles questions ou faire entendre un point de vue différent.

28.01.2007

conférence sur le LIBAN

 extrait du site de l'Elysées:

Conférence internationale

sur le soutien au Liban.

Drapeau




Paris le jeudi 25 janvier 2007.


http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/images_de_la_presidence/2007/janvier/album_conference_internationale_sur_le_soutien_au_liban-1.71076.html

 M. Jacques CHIRAC, Président de la République, a

réuni à Paris le jeudi 25 janvier 2007

la Conférence internationale consacrée à l'aide au Liban.

Dans le cadre de la préparation de cette conférence,

 le chef de l'État a reçu

 le mercredi 24 janvier 2007 pour un entretien

M. Fouad SINIORA, Premier ministre du Liban.

Cette conférence a pour but d'organiser l'aide

 internationale sur le long terme afin d'aider le

gouvernement du Liban à faire face aux défis

de la reconstruction à la suite du conflit de Juillet 2006.

A l'issue de cette conférence le chef de l'Etat

 a eu un entretien avec Mme Condoleeza Rice,

secrétaire d'Etat des Etats-Unis d'Amérique.

Le chef de l'Etat a également eu le vendredi

26 janvier 2007 un entretien avec M. BAN Ki-moon,

Secrétaire général des Nations unies qui

 participait également à la Conférence internationale

sur le soutien au Liban.




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Pour en savoir plus :


Carte


13.01.2007

présidentielles 2007 les manipulations de l'OTAN en Europe depuis 50 ans

 extrait du site VOLTAIRE.

La stratégie de la tension
Le terrorisme non revendiqué de l’OTAN
par Silvia Cattori*

Daniele Ganser, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bâle et président de l’ASPO-Suisse, a publié un livre de référence sur « Les Armées secrètes de l’OTAN ». Selon lui, les États-Unis ont organisé en Europe de l’Ouest pendant 50 ans des attentats qu’ils ont faussement attribué à la gauche et à l’extrême gauche pour les discréditer aux yeux des électeurs. Cette stratégie perdure aujourd’hui pour susciter la peur de l’islam et justifier des guerres pour le pétrole.
 
Silvia Cattori :
Daniele Ganser

Votre ouvrage consacré aux armées secrètes de l’Otan [1], s’attache à expliquer ce que la stratégie de la tension [2] et les False flag terrorism [3] comportent de grands dangers. Il nous enseigne comment l’Otan, durant la Guerre froide -en coordination avec les services de renseignement des pays ouest-européens et le Pentagone- s’est servi d’armées secrètes, a recruté des espions dans les milieux d’extrême droite, et a organisé des actes terroristes que l’on attribuait à l’extrême gauche. En apprenant cela, on peut s’interroger sur ce qui peut se passer aujourd’hui à notre insu.

Daniele Ganser : C’est très important de comprendre ce que la stratégie de la tension représente réellement et comment elle a fonctionné durant cette période. Cela peut nous aider à éclairer le présent et à mieux voir dans quelle mesure elle est toujours en action. Peu de gens savent ce que cette expression stratégie de la tension veut dire. C’est très important d’en parler, de l’expliquer. C’est une tactique qui consiste à commettre soi-même des attentats criminels et à les attribuer à quelqu’un d’autre. Par le terme tension on se réfère à la tension émotionnelle, à ce qui crée un sentiment de peur. Par le terme stratégie, on se réfère à ce qui alimente la peur des gens vis-à-vis d’un groupe déterminé. Ces structures secrètes de l’Otan avaient été équipées, financées et entraînées par la CIA, en coordination avec le MI6 (les services secrets britanniques), pour combattre les forces armées de l’Union Soviétique en cas de guerre, mais aussi, selon les informations dont nous disposons aujourd’hui, pour commettre des attentats terroristes dans divers pays [4]. C’est ainsi que, dès les années 70, les services secrets italiens ont utilisé ces armées secrètes pour fomenter des attentats terroristes dans le but de provoquer la peur au sein de la population et, ensuite, d’accuser les communistes d’en être les auteurs. C’était la période où le Parti communiste avait un pouvoir législatif important au Parlement. La stratégie de la tension devait servir à le discréditer, l’affaiblir, pour l’empêcher d’accéder à l’exécutif.

http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/NATOs-Secret-Army-120.jpg
« Nato’s secret armies » de Daniele Ganser

Silvia Cattori : Apprendre ce que cela veut dire est une chose. Mais il reste difficile de croire que nos gouvernements aient pu ainsi laisser l’Otan, les services de renseignement ouest-européens et la CIA agir de façon à menacer la sécurité de leurs propres citoyens !

Daniele Ganser : L’Otan était au cœur de ce réseau clandestin lié à la terreur ; le Clandestine Planning Committee (CPC) et l’Allied Clandestine Committee (ACC) étaient des substructures clandestines de l’Alliance atlantique, qui sont clairement identifiées aujourd’hui. Mais, maintenant que cela est établi, il est toujours difficile de savoir qui faisait quoi. Il n’y a pas de documents pour prouver qui commandait, qui organisait la stratégie de la tension, comment l’Otan, les services de renseignement ouest-européens, la CIA, le MI6, et les terroristes recrutés dans les milieux d’extrême droite, se distribuaient les rôles. La seule certitude que nous avons est qu’il y avait, à l’intérieur de ces structures clandestines, des éléments qui ont utilisé la stratégie de la tension. Les terroristes d’extrême droite ont expliqué dans leurs dépositions que c’était les services secrets et l’Otan qui les avaient soutenus dans cette guerre clandestine. Mais quand on demande des explications à des membres de la CIA ou de l’Otan -ce que j’ai fait pendant plusieurs années- ils se limitent à dire qu’il a peut-être pu y avoir quelques éléments criminels qui ont échappé à leur contrôle.

Silvia Cattori : Ces armées secrètes étaient-elles actives dans tous les pays ouest-européens ?

Daniel Ganser : Par mes recherches, j’ai apporté la preuve que ces armées secrètes existaient, non seulement en Italie, mais dans toute l’Europe de l’Ouest : en France, en Belgique, en Hollande, en Norvège, au Danemark, en Suède, en Finlande, en Turquie, en Espagne, au Portugal, en Autriche, en Suisse, en Grèce, au Luxembourg, en Allemagne. On avait d’abord pensé qu’il y avait une structure de guérilla unique et que, par conséquent, ces armées secrètes avaient toutes participé à la stratégie de la tension, donc à des attentats terroristes. Or, il est important de savoir que ces armées secrètes n’ont pas toutes participé à des attentats. Et de comprendre ce qui les différenciait car elles avaient deux activités distinctes. Ce qui apparaît clairement aujourd’hui est que ces structures clandestines de l’Otan, communément appelées Stay behind [5], étaient conçues, au départ, pour agir comme une guérilla en cas d’occupation de l’Europe de l’Ouest par l’Union soviétique. Les États-Unis disaient que ces réseaux de guérilla étaient nécessaires pour surmonter l’impréparation dans laquelle les pays envahis par l’Allemagne s’étaient alors trouvés.

Nombre de pays qui ont connu l’occupation allemande, comme la Norvège, voulaient tirer les leçons de leur incapacité à résister à l’occupant et se sont dit, qu’en cas de nouvelle occupation, ils devaient être mieux préparés, disposer d’une autre option et pouvoir compter sur une armée secrète dans le cas où l’armée classique serait défaite. Il y avait, à l’intérieur de ces armées secrètes, d’honnêtes gens, des patriotes sincères, qui voulaient uniquement défendre leur pays en cas d’occupation.

Silvia Cattori : Si je comprends bien, ces Stay behind dont l’objectif initial était de se préparer pour le cas d’une invasion soviétique, ont été détournées de ce but pour combattre la gauche. Dès lors, on peine à comprendre pourquoi les partis de gauche n’ont pas enquêté, dénoncé ces dérives plus tôt ?

Daniele Ganser : Si on prend le cas de l’Italie, il apparaît que, chaque fois que le Parti communiste a interpellé le gouvernement pour obtenir des explications sur l’armée secrète qui opérait dans ce pays sous le nom de code Gladio [6], il n’y a jamais eu de réponse sous prétexte de secret d’Etat. Ce n’est qu’en 1990 que Giulio Andreotti [7] a reconnu l’existence de Gladio et ses liens directs avec l’Otan, la CIA et le MI6 [8]. C’est à cette époque aussi que le juge Felice Casson a pu prouver que le véritable auteur de l’attentat de Peteano en 1972, qui avait secoué alors l’Italie, et qui avait été attribué jusque là à des militants d’extrême gauche, était Vincenzo Vinciguerra, apparenté lui à Ordine Nuovo, un groupe d’extrême droite. Vinciguerra a avoué avoir commis l’attentat de Peteano avec l’aide des services secrets italiens. Vinciguerra a également parlé de l’existence de cette armée secrète Gladio. Et il a expliqué que, pendant la Guerre froide, ces attentats clandestins avaient causé la mort de femmes et d’enfants [9]. Il a également affirmé que cette armée secrète contrôlée par l’Otan, avait des ramifications partout en Europe. Quand cette information est sortie, il y a eu une crise politique en Italie, Et c’est grâce aux investigations du juge Felice Casson qu’on a eu connaissance des armées secrètes de l’Otan.

En l’Allemagne, quand les socialistes du SPD ont appris, en 1990, qu’il existait dans leur pays -comme dans tous les autres pays européens- une armée secrète, et que cette structure était liée aux services secrets allemands, ils ont crié au scandale et accusé le parti démocrate-chrétien (CDU). Ce parti a réagi en disant : si vous nous accusez, nous allons dire au public que, vous aussi, avec Willy Brandt, aviez trempé dans cette conspiration. Cela coïncidait avec les premières élections de l’Allemagne réunifiée, que le SPD espérait gagner. Les dirigeants du SPD ont compris que ce n’était pas un bon sujet électoral ; finalement ils ont laissé entendre que ces armées secrètes étaient justifiées.

Au Parlement européen, en novembre 1990, des voix se sont élevées pour dire que l’on ne pouvait pas tolérer l’existence d’armées clandestines, ni laisser sans explication des actes de terreur dont l’origine réelle n’était pas élucidée, qu’il fallait enquêter. Le Parlement européen a donc protesté par écrit auprès de l’Otan et du président George Bush senior. Mais rien n’a été fait.

Ce n’est qu’en Italie, en Suisse et en Belgique, que des enquêtes publiques ont été engagées. Ce sont du reste les trois seuls pays qui ont fait un peu d’ordre dans cette affaire et qui ont publié un rapport sur leurs armées secrètes.

Silvia Cattori : Qu’en est-il aujourd’hui ? Ces armées clandestines seraient-elles toujours actives ? Y aurait-il des structures nationales secrètes qui échappent au contrôle des États ?

Daniele Ganser : Pour un historien, il est difficile de répondre à cette question. On ne dispose pas d’un rapport officiel pays par pays. Dans mes ouvrages, j’analyse des faits que je peux prouver.

En ce qui concerne l’Italie, il y a un rapport qui dit que l’armée secrète Gladio a été supprimée. Sur l’existence de l’armée secrète P 26 en Suisse, il y a également eu un rapport du Parlement, en novembre 1990. Donc, ces armées clandestines, qui avaient stocké des explosifs dans des caches un partout à travers la Suisse, ont été dissoutes.

Mais, dans les autres pays, on n’a rien fait. En France, alors que le président François Mitterrand avait affirmé que tout cela appartenait au passé, on a appris par la suite que ces structures secrètes étaient toujours en place quand Giulio Andreotti a laissé entendre que le président français mentait : « Vous dites que les armées secrètes n’existent plus ; or, lors de la réunion secrète de l’automne 1990, vous aussi les Français étiez présents ; ne dites pas que cela n’existe plus ». Mitterrand fut assez fâché avec Andreotti car, après cette révélation, il dut rectifier sa déclaration. Plus tard l’ancien chef des services secrets français, l’amiral Pierre Lacoste, a confirmé que ces armées secrètes existaient aussi en France, et que la France avait eu elle aussi des implications dans des attentats terroristes [10].

Il est donc difficile de dire si tout cela est révolu. Et, même si les structures Gladio ont été dissoutes, on peut très bien en avoir créé de nouvelles tout en continuant de se servir de cette technique de la stratégie de la tension et des False flag.

Silvia Cattori : Peut-on penser que, après l’effondrement de l’URSS, les États-Unis et l’Otan ont continué de développer la stratégie de la tensio et les False flag sur d’autres fronts ?

Daniele Ganser : Mes recherches se sont concentrées sur la période de la Guerre froide en Europe. Mais l’on sait qu’il y a eu ailleurs des False flag où la responsabilité des États a été prouvée. Exemple : les attentats, en 1953, en Iran, d’abord attribués à des communistes iraniens. Or, il s’est avéré que la CIA et le MI6 s’étaient servis d’agents provocateurs pour orchestrer le renversement du gouvernement Mohammed Mossadegh, ceci dans le cadre de la guerre pour le contrôle du pétrole. Autre exemple : les attentats, en 1954, en Égypte, que l’on avait d’abord attribués aux musulmans. Il a été prouvé par la suite que, dans ce que l’on a appelé l’affaire Lavon [11], ce sont les agents du Mossad qui en étaient les auteurs. Ici, il s’agissait pour Israël d’obtenir que les troupes britanniques ne quittent pas l’Égypte mais y demeurent, aussi pour assurer la protection d’Israël. Ainsi, nous avons des exemples historiques montrant que la stratégie de la tension et les false flag ont été utilisés par les USA, la Grande Bretagne et Israël. Il nous faut encore poursuivre les recherches dans ces domaines, car, dans leur histoire, d’autres pays ont également utilisé la même stratégie.

Silvia Cattori : Ces structures clandestines de l’Otan, créées après la Seconde Guerre mondiale, sous l’impulsion des États-Unis, pour doter les pays européens d’une guérilla capable de résister à une invasion soviétique, n’ont finalement servi qu’à mener des opérations criminelles contre des citoyens européens ? Tout porte à penser que les États-Unis visaient eux tout autre chose !

Daniele Ganser : Vous avez raison de soulever cette question. Les États-Unis étaient intéressés par le contrôle politique. Ce contrôle politique est un élément essentiel de la stratégie de Washington et de Londres. Le général Geraldo Serravalle, chef du Gladio, le réseau italien Stay-behind, en donne un exemple dans son livre. Il raconte qu’il a compris que les États-Unis n’étaient pas intéressés par la préparation de cette guérilla en cas d’invasion soviétique, quand il a vu que, ce qui intéressait les agents de la CIA, qui assistaient aux exercices d’entraînement de l’armée secrète qu’il dirigeait, était de s’assurer que cette armée fonctionne de façon à contrôler les actions des militants communistes. Leur crainte était l’arrivée des communistes au pouvoir dans des pays comme la Grèce, l’Italie, la France. C’est donc à cela que devait servir la stratégie de la tension : à orienter et à influencer la politique de certains pays de l’Europe de l’Ouest.

Silvia Cattori : Vous avez parlé de l’élément émotionnel comme facteur important dans la stratégie de la tension. Donc, la terreur, dont l’origine reste floue, incertaine, la peur qu’elle provoque, sert à manipuler l’opinion. N’assiste-t-on pas aujourd’hui aux mêmes procédés ? Hier, on attisait la peur du communisme, aujourd’hui n’attise-t-on pas la peur de l’islam ?

Daniele Ganser : Oui, il y a un parallèle très net. Lors des préparatifs de guerre contre l’Irak, on a dit que Saddam Hussein possédait des armes biologiques, qu’il y avait un lien entre l’Irak et les attentats du 11 septembre, ou qu’il y avait un lien entre l’Irak et les terroristes d’Al Qaida. Mais tout cela n’était pas vrai. Par ces mensonges, on voulait faire croire au monde que les musulmans voulaient répandre le terrorisme partout, que cette guerre était nécessaire pour combattre la terreur. Or, la vraie raison de la guerre est le contrôle des ressources énergétiques. Du fait de la géologie, les richesses en gaz et en pétrole se concentrent dans les pays musulmans. Celui qui veut se les accaparer, doit se masquer derrière ce genre de manipulations.

On ne peut pas dire qu’il n’y a plus beaucoup de pétrole car le maximum de la production globale – le « peak oil » [12] – va survenir probablement avant 2020 et qu’il faut donc aller prendre le pétrole en Irak, parce que les gens diraient qu’il ne faut pas tuer des enfants pour le pétrole. Et ils ont raison. On ne peut pas leur dire non plus que, dans la Mer Caspienne, il y a des réserves énormes et qu’on veut créer un pipeline vers l’Océan indien mais que, comme on ne peut pas passer par l’Iran au sud, ni passer par la Russie au nord, il faut passer par l’est, le Turkménistan et l’Afghanistan, et donc, il faut contrôler ce pays. C’est pourquoi on qualifie les musulmans de « terroristes ». Ce sont de gros mensonges, mais si l’on répète mille fois que les musulmans sont des « terroristes », les gens finiront par le croire et par se dire que ces guerres antimusulmanes sont utiles ; et par oublier qu’il y a beaucoup de formes de terrorisme, que la violence n’est pas forcement une spécialité musulmane.

Silvia Cattori : En somme, ces structures clandestines ont pu être dissoutes, mais la stratégie de la tension a pu continuer ?

Daniele Ganser : C’est exact. On peut avoir dissout les structures, et en avoir formé de nouvelles. Il est important d’expliquer comment, dans la stratégie de la tension, la tactique et la manipulation fonctionnent. Tout cela n’est pas légal. Mais, pour les États, c’est plus facile de manipuler des gens que de leur dire que l’on cherche à mettre la main sur le pétrole d’autrui. Toutefois, tous les attentats ne découlent pas de la stratégie de la tension. Mais il est difficile de savoir quels sont les attentats manipulés. Même ceux qui savent que nombre d’attentats sont manipulés par des Etats pour discréditer un ennemi politique, peuvent se heurter à un obstacle psychologique. Après chaque attentat, les gens ont peur, sont confus. Il est très difficile de se faire à l’idée que la stratégie de la tension, la stratégie du False flag, est une réalité. Il est plus simple d’accepter la manipulation et de se dire : « Depuis trente ans je me tiens informé et je n’ai jamais entendu parler de ces armées criminelles. Les musulmans nous attaquent, c’est pour cela qu’on les combat ».

Silvia Cattori : Dès 2001, l’Union européenne a instauré des mesures anti-terroristes. Il est apparu ensuite que ces mesures ont permis à la CIA de kidnapper des gens, de les transporter dans des lieux secrets pour les torturer. Les États européens ne sont-ils pas devenus un peu otages de leur soumission aux États-Unis ?

Daniele Ganser : Les États européens ont eu une attitude assez faible à l’égard des États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001. Après avoir affirmé que les prisons secrètes étaient illégales, ils ont laissé faire. Même chose avec les prisonniers de Guantanamo. Des voix se sont élevées en Europe pour dire : « On ne peut pas priver les prisonniers de la défense d’un avocat ». Quand Madame Angela Merkel a évoqué cette question, les États-Unis ont clairement laissé entendre que l’Allemagne était un peu impliquée en Irak, que ses services secrets avaient contribué à préparer cette guerre, donc qu’ils devaient se taire.

Silvia Cattori : Dans ce contexte, où il y a encore beaucoup de zones d’ombre, quelle sécurité peut apporter l’Otan aux peuples qu’elle est censée protéger si elle permet à des services secrets de manipuler ?

Daniele Ganser : En ce qui concerne les attentats terroristes manipulés par les armées secrètes du réseau Gladio durant la Guerre froide, il est important de pouvoir déterminer avec clarté quelle est l’implication réelle de l’Otan là-dedans, de savoir ce qui s’est réellement passé. S’agissait-il d’actes isolés ou d’actes organisés secrètement par l’Otan ? Jusqu’à ce jour, l’Otan a refusé de parler de la stratégie de la tension et du terrorisme durant la Guerre froide, l’Otan refuse toute question concernant Gladio.

Aujourd’hui, on se sert de l’Otan comme d’une armée offensive, alors que cette organisation n’a pas été créée pour jouer ce rôle. On l’a activée dans ce sens, le 12 septembre 2001, immédiatement après les attentats de New York. Les dirigeants de l’Otan affirment que la raison de leur participation à la guerre contre les Afghans est de combattre le terrorisme. Or, l’Otan risque de perdre cette guerre. Il y aura, alors, une grande crise, des débats. Ce qui permettra alors de savoir si l’Otan mène, comme elle l’affirme, une guerre contre le terrorisme, ou si on se trouve dans une situation analogue à celle que l’on a connue durant la Guerre froide, avec l’armée secrète Gladio, où il y avait un lien avec la terreur. Les années à venir diront si l’Otan a agi en dehors de la mission pour laquelle elle a été fondée : défendre les pays européens et les États-Unis en cas d’invasion soviétique, évènement qui ne s’est jamais produit. L’Otan n’a pas été fondée pour s’emparer du pétrole ou du gaz des pays musulmans.

Silvia Cattori : On pourrait encore comprendre qu’Israël, qui a des intérêts à élargir les conflits dans les pays arabes et musulmans, encourage les États-Unis dans ce sens. Mais on ne voit pas quel peut être l’intérêt des États européens à engager des troupes dans des guerres décidées par le Pentagone, comme en Afghanistan ?

Daniele Ganser : Je pense que l’Europe est confuse. Les États-Unis sont dans une position de force, et les Européens ont tendance à penser que la meilleure chose est de collaborer avec le plus fort. Mais il faudrait réfléchir un peu plus. Les parlementaires européens cèdent facilement à la pression des États-Unis qui réclament toujours davantage de troupes sur tel ou tel front. Plus les pays européens cèdent, plus ils se soumettent, et plus ils vont se trouver confrontés à des problèmes toujours plus grands. En Afghanistan, les Allemands et les Britanniques sont sous le commandement de l’armée américaine. Stratégiquement, ce n’est pas une position intéressante pour ces pays. Maintenant, les États-Unis ont demandé aux Allemands d’engager leurs soldats également au sud de l’Afghanistan, dans les zones où la bataille est la plus rude. Si les Allemands acceptent, ils risquent de se faire massacrer par ces forces afghanes qui refusent la présence de tout occupant. L’Allemagne devrait sérieusement se demander si elle ne devrait pas retirer ses 3000 soldats d’Afghanistan. Mais, pour les Allemands, désobéir aux ordres des États-Unis, dont ils sont un peu les vassaux, c’est un pas difficile à faire.

Silvia Cattori :Que savent les autorités qui nous gouvernent aujourd’hui de la stratégie de la tension  ? Peuvent-elles continuer comme cela à laisser des fauteurs de guerres fomenter des coups d’État, kidnapper et torturer des gens sans réagir ? Ont-elles encore les moyens d’empêcher ces activités criminelles ?

Daniele Ganser : Je ne sais pas. Comme historien, j’observe, je prends note. Comme conseiller politique, je dis toujours qu’il ne faut pas céder aux manipulations qui visent à susciter la peur et à faire croire que les « terroristes » sont toujours les musulmans ; je dis qu’il s’agit d’une lutte pour le contrôle des ressources énergétiques ; qu’il faut trouver des moyens pour survivre à la pénurie énergétique sans aller dans le sens de la militarisation. On ne peut pas résoudre les problèmes de cette façon ; on les aggrave.

Silvia Cattori : Quand on observe la diabolisation des Arabes et des musulmans à partir du conflit israélo-palestinien, on se dit que cela n’a rien à voir avec le pétrole.

Daniele Ganser : Oui, dans ce cas oui. Mais, dans la perspective des États-Unis, il s’agit bien d’une lutte pour prendre le contrôle des réserves énergétiques de ce bloc eurasiatique qui se situe dans cette « ellipse stratégique » qui va de l’Azerbaïdjan en passant par le Turkménistan et le Kazakhstan, jusqu’à l’Arabie Saoudite, l’Irak, le Koweït et le Golfe persique. C’est précisément là, dans cette région où se déroule cette prétendue guerre « contre le terrorisme », que se concentrent les plus importantes réserves en pétrole et en gaz. À mon avis, il ne s’agit pas d’autre chose que d’un enjeu géostratégique à l’intérieur duquel l’Union européenne ne peut qu’être perdante. Car, si les États-Unis prennent le contrôle de ces ressources, et que la crise énergétique s’aggrave, ils leur diront : « Vous voulez du gaz, vous voulez du pétrole, très bien, en échange nous on veut ceci et cela ». Les États-Unis ne vont pas donner gratuitement le pétrole et le gaz aux pays européens. Peu de gens savent que le « peak oil », le maximum de la production, a déjà été atteint dans la Mer du Nord et que, par conséquent, la production du pétrole en Europe - la production de la Norvège et de la Grande Bretagne - est en déclin.

Le jour où les gens réaliseront que ces guerres « contre le terrorisme » sont manipulées, et que ces accusations contre les musulmans sont, en partie, de la propagande, ils vont être surpris. Les États européens doivent se réveiller et comprendre enfin comment la stratégie de la tension fonctionne. Et ils doivent aussi apprendre à dire non aux États-Unis. En plus, aux États-Unis aussi, il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas de cette militarisation des relations internationales.

Silvia Cattori : Vous avez aussi fait des recherches sur les attentats du 11 septembre 2001 et vous avez cosigné un livre [13] avec d’autres intellectuels qui se préoccupent des incohérences et des contradictions dans la version officielle de ces évènements ainsi que dans les conclusions de la commission d’enquête mandatée par Monsieur Bush ? Ne craignez-vous pas d’être accusé de « théorie conspirationniste » ?

Daniele Ganser : Mes étudiants et d’autres gens m’ont toujours demandé : si cette « guerre contre le terrorisme » concerne vraiment le pétrole et le gaz, les attentats du 11 septembre n’ont-ils pas aussi été manipulés ? Ou est-ce une coïncidence, que les musulmans d‘Oussama ben Laden aient frappé exactement au moment où les pays occidentaux commençaient à comprendre qu’une crise du pétrole s’annonçait ? J’ai donc commencé à m’intéresser à ce qui avait été écrit sur le 11 septembre et à étudier également le rapport officiel qui a été présenté en juin 2004. Quand on se plonge dans ce sujet, on s’aperçoit d’emblée qu’il y a un grand débat planétaire autour de ce qui s’est réellement passé le 11 septembre 2001. L’information que nous avons n’est pas très précise. Ce qui pose question dans ce rapport de 600 pages est que la troisième tour qui s’est effondrée ce jour là, n’est même pas mentionnée. La commission ne parle que de l’effondrement de deux tours, les « Twin Towers ». Alors qu’il y a une troisième tour, haute de 170 mètres, qui s’est effondrée ; la tour appelée WTC 7. On parle d’un petit incendie dans son cas. J’ai parlé avec des professeurs qui connaissent bien la structure des bâtiments ; ils disent qu’un petit incendie ne peut pas détruire une structure d’une pareille dimension. L’histoire officielle sur le 11 septembre, les conclusions de la commission, ne sont pas crédibles. Cette absence de clarté met les chercheurs dans une situation très difficile. La confusion règne également sur ce qui s’est réellement passé au Pentagone. Sur les photos que nous avons c’est difficile de voir un avion. On ne voit pas comment un avion serait tombé là-dessus.

Silvia Cattori : Le Parlement du Venezuela a demandé aux Etats-Unis d’apporter davantage d’explications pour éclaircir l’origine de ces attentats. Cela ne devrait-il pas être l’exemple à suivre ?

Daniele Ganser : Il y a beaucoup d’incertitudes sur le 11 septembre. Les parlementaires, les universitaires, les citoyens peuvent demander des comptes sur ce qui s’est réellement passé. Je pense qu’il est important de continuer à s’interroger. C’est un évènement que personne ne peut oublier ; chacun se rappelle où il se trouvait à ce moment précis. C’est incroyable que, cinq années plus tard, on ne soit toujours pas arrivé à y voir clair.

Silvia Cattori : On dirait que tout se passe comme si tous les corps constitués ne veulent pas remettre en question la version officielle. Se seraient-ils laissé manipuler par la désinformation organisée par des stratèges de la tension et des False flag ?

Daniele Ganser : On est manipulable si on a peur ; peur de perdre son travail, peur de perdre le respect des gens que l’on aime. On ne peut pas sortir de cette spirale de violence et de terreur si on se laisse gagner par la peur. C’est normal d’avoir peur, mais il faut parler ouvertement de cette peur et des manipulations qui la génèrent. Nul ne peut échapper à leurs conséquences. Cela est d’autant plus grave que les responsables politiques agissent souvent sous l’effet de cette peur. Il faut trouver la force de dire : « Oui j’ai peur de savoir que ces mensonges font souffrir des gens ; oui j’ai peur de penser qu’il n’y a plus beaucoup de pétrole ; oui j’ai peur de penser que ce terrorisme dont on parle est la conséquence de manipulations, mais je ne vais pas me laisser intimider ».

Silvia Cattori : Jusqu’à quel point des pays comme la Suisse participent-ils, en ce moment, de cette stratégie de la tension  ?

Daniele Ganser : Je pense qu’il n’y a pas de stratégie de la tension en Suisse. Ce pays ne connait pas d’attentats terroristes. Mais, ce qui est vrai, en Suisse comme ailleurs, est que les politiques qui craignent les États-Unis, leur position de force, ont tendance à se dire : ce sont de bons amis, nous n’avons pas intérêt à nous battre avec eux.

Silvia Cattori : Cette manière de penser et de couvrir les mensonges qui découlent de la stratégie de la tension, ne rend-elle pas tout un chacun complice des crimes qu’elle entraîne ? À commencer par les journalistes et les partis politiques ?

Daniele Ganser : Je pense, personnellement, que tout le monde - journalistes, universitaires, politiciens - doit réfléchir sur les implications de la stratégie de la tension et des False flag. Nous sommes là, il est vrai, en présence de phénomènes qui échappent à tout entendement. C’est pourquoi, chaque fois qu’il y a des attentats terroristes, il faut s’interroger et chercher à comprendre ce que cela recouvre. Ce n’est que le jour où l’on admettra officiellement que les False flag sont une réalité, que l’on pourra établir une liste des False flag qui ont eu lieu dans l’histoire et se mettre d’accord sur ce qu’il faudrait faire.

La recherche de la paix est le thème qui m’intéresse. Il est important d’ouvrir le débat sur la stratégie de la tension et de prendre acte qu’il s’agit d’un phénomène bien réel. Car, aussi longtemps que l’on n’a pas accepté de reconnaître son existence, on ne peut pas agir. C’est pour cela qu’il est important d’expliquer ce que la stratégie de la tension signifie réellement. Et, une fois que l’on a compris, de ne pas se laisser gagner par la peur et la haine contre un groupe. Il faut se dire que ce n’est pas uniquement un pays qui est impliqué là-dedans ; que ce ne sont pas seulement les États-Unis, l’Italie, Israël ou les Iraniens, mais que cela se produit partout, même si certains pays y participent de manière plus intense que d’autres. Il faut comprendre, sans accuser tel pays ou telle personne. La peur et la haine n’aident pas à avancer mais paralysent le débat. Je vois beaucoup d’accusations contre les États-Unis, contre Israël, contre la Grande Bretagne, ou alternativement, contre l’Iran, la Syrie. Mais la recherche sur la paix nous enseigne qu’il ne faut pas se livrer à des accusations basées sur le nationalisme, et qu’il ne faut ni haine ni peur ; que le plus important est d’expliquer. Et cette compréhension sera bénéfique pour nous tous.

Silvia Cattori : Pourquoi votre livre consacré aux armées secrètes de l’Otan, publié en anglais, traduit en italien, en turc, en slovène et bientôt en grec n’est-il pas publié en français ?

Daniele Ganser : Je n’ai pas encore trouvé d’éditeur en France. Si un éditeur est intéressé à publier mon livre c’est bien volontiers que je le verrais traduit en français.

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 Silvia Cattori
Journaliste suisse.
Les articles de cet auteur http://www.voltairenet.org/auteur4610.html?lang=fr

présidentielles 2007 les manipulations de l'OTAN depuis 50 ans

extrait du site VOLTAIRE:  
 

La stratégie de la tension
Le terrorisme non revendiqué de l’OTAN
par Silvia Cattori*

Daniele Ganser, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bâle et président de l’ASPO-Suisse, a publié un livre de référence sur
 « Les Armées secrètes de l’OTAN ».
 Selon lui, les États-Unis ont organisé en Europe de l’Ouest
 pendant 50 ans des attentats qu’ils ont faussement attribué à la gauche et à l’extrême gauche pour les discréditer aux yeux des électeurs. Cette stratégie perdure aujourd’hui pour susciter la peur de l’islam et justifier des guerres pour le pétrole.






Pays
 Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN)

Thèmes
 Action secrète : renversement de gouvernement, guerre psychologique...

http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/gladio400.jpg
Daniele Ganser

Silvia Cattori : Votre ouvrage consacré aux armées secrètes de l’Otan [1], s’attache à expliquer ce que la stratégie de la tension [2] et les False flag terrorism [3] comportent de grands dangers. Il nous enseigne comment l’Otan, durant la Guerre froide -en coordination avec les services de renseignement des pays ouest-européens et le Pentagone- s’est servi d’armées secrètes, a recruté des espions dans les milieux d’extrême droite, et a organisé des actes terroristes que l’on attribuait à l’extrême gauche. En apprenant cela, on peut s’interroger sur ce qui peut se passer aujourd’hui à notre insu.

Daniele Ganser : C’est très important de comprendre ce que la stratégie de la tension représente réellement et comment elle a fonctionné durant cette période. Cela peut nous aider à éclairer le présent et à mieux voir dans quelle mesure elle est toujours en action. Peu de gens savent ce que cette expression stratégie de la tension veut dire. C’est très important d’en parler, de l’expliquer. C’est une tactique qui consiste à commettre soi-même des attentats criminels et à les attribuer à quelqu’un d’autre. Par le terme tension on se réfère à la tension émotionnelle, à ce qui crée un sentiment de peur. Par le terme stratégie, on se réfère à ce qui alimente la peur des gens vis-à-vis d’un groupe déterminé. Ces structures secrètes de l’Otan avaient été équipées, financées et entraînées par la CIA, en coordination avec le MI6 (les services secrets britanniques), pour combattre les forces armées de l’Union Soviétique en cas de guerre, mais aussi, selon les informations dont nous disposons aujourd’hui, pour commettre des attentats terroristes dans divers pays [4]. C’est ainsi que, dès les années 70, les services secrets italiens ont utilisé ces armées secrètes pour fomenter des attentats terroristes dans le but de provoquer la peur au sein de la population et, ensuite, d’accuser les communistes d’en être les auteurs. C’était la période où le Parti communiste avait un pouvoir législatif important au Parlement. La stratégie de la tension devait servir à le discréditer, l’affaiblir, pour l’empêcher d’accéder à l’exécutif.

http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/NATOs-Secret-Army-120.jpg
« Nato’s secret armies » de Daniele Ganser

Silvia Cattori : Apprendre ce que cela veut dire est une chose. Mais il reste difficile de croire que nos gouvernements aient pu ainsi laisser l’Otan, les services de renseignement ouest-européens et la CIA agir de façon à menacer la sécurité de leurs propres citoyens !

Daniele Ganser : L’Otan était au cœur de ce réseau clandestin lié à la terreur ; le Clandestine Planning Committee (CPC) et l’Allied Clandestine Committee (ACC) étaient des substructures clandestines de l’Alliance atlantique, qui sont clairement identifiées aujourd’hui. Mais, maintenant que cela est établi, il est toujours difficile de savoir qui faisait quoi. Il n’y a pas de documents pour prouver qui commandait, qui organisait la stratégie de la tension, comment l’Otan, les services de renseignement ouest-européens, la CIA, le MI6, et les terroristes recrutés dans les milieux d’extrême droite, se distribuaient les rôles. La seule certitude que nous avons est qu’il y avait, à l’intérieur de ces structures clandestines, des éléments qui ont utilisé la stratégie de la tension. Les terroristes d’extrême droite ont expliqué dans leurs dépositions que c’était les services secrets et l’Otan qui les avaient soutenus dans cette guerre clandestine. Mais quand on demande des explications à des membres de la CIA ou de l’Otan -ce que j’ai fait pendant plusieurs années- ils se limitent à dire qu’il a peut-être pu y avoir quelques éléments criminels qui ont échappé à leur contrôle.

Silvia Cattori : Ces armées secrètes étaient-elles actives dans tous les pays ouest-européens ?

Daniel Ganser : Par mes recherches, j’ai apporté la preuve que ces armées secrètes existaient, non seulement en Italie, mais dans toute l’Europe de l’Ouest : en France, en Belgique, en Hollande, en Norvège, au Danemark, en Suède, en Finlande, en Turquie, en Espagne, au Portugal, en Autriche, en Suisse, en Grèce, au Luxembourg, en Allemagne. On avait d’abord pensé qu’il y avait une structure de guérilla unique et que, par conséquent, ces armées secrètes avaient toutes participé à la stratégie de la tension, donc à des attentats terroristes. Or, il est important de savoir que ces armées secrètes n’ont pas toutes participé à des attentats. Et de comprendre ce qui les différenciait car elles avaient deux activités distinctes. Ce qui apparaît clairement aujourd’hui est que ces structures clandestines de l’Otan, communément appelées Stay behind [5], étaient conçues, au départ, pour agir comme une guérilla en cas d’occupation de l’Europe de l’Ouest par l’Union soviétique. Les États-Unis disaient que ces réseaux de guérilla étaient nécessaires pour surmonter l’impréparation dans laquelle les pays envahis par l’Allemagne s’étaient alors trouvés.

Nombre de pays qui ont connu l’occupation allemande, comme la Norvège, voulaient tirer les leçons de leur incapacité à résister à l’occupant et se sont dit, qu’en cas de nouvelle occupation, ils devaient être mieux préparés, disposer d’une autre option et pouvoir compter sur une armée secrète dans le cas où l’armée classique serait défaite. Il y avait, à l’intérieur de ces armées secrètes, d’honnêtes gens, des patriotes sincères, qui voulaient uniquement défendre leur pays en cas d’occupation.

Silvia Cattori : Si je comprends bien, ces Stay behind dont l’objectif initial était de se préparer pour le cas d’une invasion soviétique, ont été détournées de ce but pour combattre la gauche. Dès lors, on peine à comprendre pourquoi les partis de gauche n’ont pas enquêté, dénoncé ces dérives plus tôt ?

Daniele Ganser : Si on prend le cas de l’Italie, il apparaît que, chaque fois que le Parti communiste a interpellé le gouvernement pour obtenir des explications sur l’armée secrète qui opérait dans ce pays sous le nom de code Gladio [6], il n’y a jamais eu de réponse sous prétexte de secret d’Etat. Ce n’est qu’en 1990 que Giulio Andreotti [7] a reconnu l’existence de Gladio et ses liens directs avec l’Otan, la CIA et le MI6 [8]. C’est à cette époque aussi que le juge Felice Casson a pu prouver que le véritable auteur de l’attentat de Peteano en 1972, qui avait secoué alors l’Italie, et qui avait été attribué jusque là à des militants d’extrême gauche, était Vincenzo Vinciguerra, apparenté lui à Ordine Nuovo, un groupe d’extrême droite. Vinciguerra a avoué avoir commis l’attentat de Peteano avec l’aide des services secrets italiens. Vinciguerra a également parlé de l’existence de cette armée secrète Gladio. Et il a expliqué que, pendant la Guerre froide, ces attentats clandestins avaient causé la mort de femmes et d’enfants [9]. Il a également affirmé que cette armée secrète contrôlée par l’Otan, avait des ramifications partout en Europe. Quand cette information est sortie, il y a eu une crise politique en Italie, Et c’est grâce aux investigations du juge Felice Casson qu’on a eu connaissance des armées secrètes de l’Otan.

En l’Allemagne, quand les socialistes du SPD ont appris, en 1990, qu’il existait dans leur pays -comme dans tous les autres pays européens- une armée secrète, et que cette structure était liée aux services secrets allemands, ils ont crié au scandale et accusé le parti démocrate-chrétien (CDU). Ce parti a réagi en disant : si vous nous accusez, nous allons dire au public que, vous aussi, avec Willy Brandt, aviez trempé dans cette conspiration. Cela coïncidait avec les premières élections de l’Allemagne réunifiée, que le SPD espérait gagner. Les dirigeants du SPD ont compris que ce n’était pas un bon sujet électoral ; finalement ils ont laissé entendre que ces armées secrètes étaient justifiées.

Au Parlement européen, en novembre 1990, des voix se sont élevées pour dire que l’on ne pouvait pas tolérer l’existence d’armées clandestines, ni laisser sans explication des actes de terreur dont l’origine réelle n’était pas élucidée, qu’il fallait enquêter. Le Parlement européen a donc protesté par écrit auprès de l’Otan et du président George Bush senior. Mais rien n’a été fait.

Ce n’est qu’en Italie, en Suisse et en Belgique, que des enquêtes publiques ont été engagées. Ce sont du reste les trois seuls pays qui ont fait un peu d’ordre dans cette affaire et qui ont publié un rapport sur leurs armées secrètes.

Silvia Cattori : Qu’en est-il aujourd’hui ? Ces armées clandestines seraient-elles toujours actives ? Y aurait-il des structures nationales secrètes qui échappent au contrôle des États ?

Daniele Ganser : Pour un historien, il est difficile de répondre à cette question. On ne dispose pas d’un rapport officiel pays par pays. Dans mes ouvrages, j’analyse des faits que je peux prouver.

En ce qui concerne l’Italie, il y a un rapport qui dit que l’armée secrète Gladio a été supprimée. Sur l’existence de l’armée secrète P 26 en Suisse, il y a également eu un rapport du Parlement, en novembre 1990. Donc, ces armées clandestines, qui avaient stocké des explosifs dans des caches un partout à travers la Suisse, ont été dissoutes.

Mais, dans les autres pays, on n’a rien fait. En France, alors que le président François Mitterrand avait affirmé que tout cela appartenait au passé, on a appris par la suite que ces structures secrètes étaient toujours en place quand Giulio Andreotti a laissé entendre que le président français mentait : « Vous dites que les armées secrètes n’existent plus ; or, lors de la réunion secrète de l’automne 1990, vous aussi les Français étiez présents ; ne dites pas que cela n’existe plus ». Mitterrand fut assez fâché avec Andreotti car, après cette révélation, il dut rectifier sa déclaration. Plus tard l’ancien chef des services secrets français, l’amiral Pierre Lacoste, a confirmé que ces armées secrètes existaient aussi en France, et que la France avait eu elle aussi des implications dans des attentats terroristes [10].

Il est donc difficile de dire si tout cela est révolu. Et, même si les structures Gladio ont été dissoutes, on peut très bien en avoir créé de nouvelles tout en continuant de se servir de cette technique de la stratégie de la tension et des False flag.

Silvia Cattori : Peut-on penser que, après l’effondrement de l’URSS, les États-Unis et l’Otan ont continué de développer la stratégie de la tensio et les False flag sur d’autres fronts ?

Daniele Ganser : Mes recherches se sont concentrées sur la période de la Guerre froide en Europe. Mais l’on sait qu’il y a eu ailleurs des False flag où la responsabilité des États a été prouvée. Exemple : les attentats, en 1953, en Iran, d’abord attribués à des communistes iraniens. Or, il s’est avéré que la CIA et le MI6 s’étaient servis d’agents provocateurs pour orchestrer le renversement du gouvernement Mohammed Mossadegh, ceci dans le cadre de la guerre pour le contrôle du pétrole. Autre exemple : les attentats, en 1954, en Égypte, que l’on avait d’abord attribués aux musulmans. Il a été prouvé par la suite que, dans ce que l’on a appelé l’affaire Lavon [11], ce sont les agents du Mossad qui en étaient les auteurs. Ici, il s’agissait pour Israël d’obtenir que les troupes britanniques ne quittent pas l’Égypte mais y demeurent, aussi pour assurer la protection d’Israël. Ainsi, nous avons des exemples historiques montrant que la stratégie de la tension et les false flag ont été utilisés par les USA, la Grande Bretagne et Israël. Il nous faut encore poursuivre les recherches dans ces domaines, car, dans leur histoire, d’autres pays ont également utilisé la même stratégie.

Silvia Cattori : Ces structures clandestines de l’Otan, créées après la Seconde Guerre mondiale, sous l’impulsion des États-Unis, pour doter les pays européens d’une guérilla capable de résister à une invasion soviétique, n’ont finalement servi qu’à mener des opérations criminelles contre des citoyens européens ? Tout porte à penser que les États-Unis visaient eux tout autre chose !

Daniele Ganser : Vous avez raison de soulever cette question. Les États-Unis étaient intéressés par le contrôle politique. Ce contrôle politique est un élément essentiel de la stratégie de Washington et de Londres. Le général Geraldo Serravalle, chef du Gladio, le réseau italien Stay-behind, en donne un exemple dans son livre. Il raconte qu’il a compris que les États-Unis n’étaient pas intéressés par la préparation de cette guérilla en cas d’invasion soviétique, quand il a vu que, ce qui intéressait les agents de la CIA, qui assistaient aux exercices d’entraînement de l’armée secrète qu’il dirigeait, était de s’assurer que cette armée fonctionne de façon à contrôler les actions des militants communistes. Leur crainte était l’arrivée des communistes au pouvoir dans des pays comme la Grèce, l’Italie, la France. C’est donc à cela que devait servir la stratégie de la tension : à orienter et à influencer la politique de certains pays de l’Europe de l’Ouest.

Silvia Cattori : Vous avez parlé de l’élément émotionnel comme facteur important dans la stratégie de la tension. Donc, la terreur, dont l’origine reste floue, incertaine, la peur qu’elle provoque, sert à manipuler l’opinion. N’assiste-t-on pas aujourd’hui aux mêmes procédés ? Hier, on attisait la peur du communisme, aujourd’hui n’attise-t-on pas la peur de l’islam ?

Daniele Ganser : Oui, il y a un parallèle très net. Lors des préparatifs de guerre contre l’Irak, on a dit que Saddam Hussein possédait des armes biologiques, qu’il y avait un lien entre l’Irak et les attentats du 11 septembre, ou qu’il y avait un lien entre l’Irak et les terroristes d’Al Qaida. Mais tout cela n’était pas vrai. Par ces mensonges, on voulait faire croire au monde que les musulmans voulaient répandre le terrorisme partout, que cette guerre était nécessaire pour combattre la terreur. Or, la vraie raison de la guerre est le contrôle des ressources énergétiques. Du fait de la géologie, les richesses en gaz et en pétrole se concentrent dans les pays musulmans. Celui qui veut se les accaparer, doit se masquer derrière ce genre de manipulations.

On ne peut pas dire qu’il n’y a plus beaucoup de pétrole car le maximum de la production globale – le « peak oil » [12] – va survenir probablement avant 2020 et qu’il faut donc aller prendre le pétrole en Irak, parce que les gens diraient qu’il ne faut pas tuer des enfants pour le pétrole. Et ils ont raison. On ne peut pas leur dire non plus que, dans la Mer Caspienne, il y a des réserves énormes et qu’on veut créer un pipeline vers l’Océan indien mais que, comme on ne peut pas passer par l’Iran au sud, ni passer par la Russie au nord, il faut passer par l’est, le Turkménistan et l’Afghanistan, et donc, il faut contrôler ce pays. C’est pourquoi on qualifie les musulmans de « terroristes ». Ce sont de gros mensonges, mais si l’on répète mille fois que les musulmans sont des « terroristes », les gens finiront par le croire et par se dire que ces guerres antimusulmanes sont utiles ; et par oublier qu’il y a beaucoup de formes de terrorisme, que la violence n’est pas forcement une spécialité musulmane.

Silvia Cattori : En somme, ces structures clandestines ont pu être dissoutes, mais la stratégie de la tension a pu continuer ?

Daniele Ganser : C’est exact. On peut avoir dissout les structures, et en avoir formé de nouvelles. Il est important d’expliquer comment, dans la stratégie de la tension, la tactique et la manipulation fonctionnent. Tout cela n’est pas légal. Mais, pour les États, c’est plus facile de manipuler des gens que de leur dire que l’on cherche à mettre la main sur le pétrole d’autrui. Toutefois, tous les attentats ne découlent pas de la stratégie de la tension. Mais il est difficile de savoir quels sont les attentats manipulés. Même ceux qui savent que nombre d’attentats sont manipulés par des Etats pour discréditer un ennemi politique, peuvent se heurter à un obstacle psychologique. Après chaque attentat, les gens ont peur, sont confus. Il est très difficile de se faire à l’idée que la stratégie de la tension, la stratégie du False flag, est une réalité. Il est plus simple d’accepter la manipulation et de se dire : « Depuis trente ans je me tiens informé et je n’ai jamais entendu parler de ces armées criminelles. Les musulmans nous attaquent, c’est pour cela qu’on les combat ».

Silvia Cattori : Dès 2001, l’Union européenne a instauré des mesures anti-terroristes. Il est apparu ensuite que ces mesures ont permis à la CIA de kidnapper des gens, de les transporter dans des lieux secrets pour les torturer. Les États européens ne sont-ils pas devenus un peu otages de leur soumission aux États-Unis ?

Daniele Ganser : Les États européens ont eu une attitude assez faible à l’égard des États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001. Après avoir affirmé que les prisons secrètes étaient illégales, ils ont laissé faire. Même chose avec les prisonniers de Guantanamo. Des voix se sont élevées en Europe pour dire : « On ne peut pas priver les prisonniers de la défense d’un avocat ». Quand Madame Angela Merkel a évoqué cette question, les États-Unis ont clairement laissé entendre que l’Allemagne était un peu impliquée en Irak, que ses services secrets avaient contribué à préparer cette guerre, donc qu’ils devaient se taire.

Silvia Cattori : Dans ce contexte, où il y a encore beaucoup de zones d’ombre, quelle sécurité peut apporter l’Otan aux peuples qu’elle est censée protéger si elle permet à des services secrets de manipuler ?

Daniele Ganser : En ce qui concerne les attentats terroristes manipulés par les armées secrètes du réseau Gladio durant la Guerre froide, il est important de pouvoir déterminer avec clarté quelle est l’implication réelle de l’Otan là-dedans, de savoir ce qui s’est réellement passé. S’agissait-il d’actes isolés ou d’actes organisés secrètement par l’Otan ? Jusqu’à ce jour, l’Otan a refusé de parler de la stratégie de la tension et du terrorisme durant la Guerre froide, l’Otan refuse toute question concernant Gladio.

Aujourd’hui, on se sert de l’Otan comme d’une armée offensive, alors que cette organisation n’a pas été créée pour jouer ce rôle. On l’a activée dans ce sens, le 12 septembre 2001, immédiatement après les attentats de New York. Les dirigeants de l’Otan affirment que la raison de leur participation à la guerre contre les Afghans est de combattre le terrorisme. Or, l’Otan risque de perdre cette guerre. Il y aura, alors, une grande crise, des débats. Ce qui permettra alors de savoir si l’Otan mène, comme elle l’affirme, une guerre contre le terrorisme, ou si on se trouve dans une situation analogue à celle que l’on a connue durant la Guerre froide, avec l’armée secrète Gladio, où il y avait un lien avec la terreur. Les années à venir diront si l’Otan a agi en dehors de la mission pour laquelle elle a été fondée : défendre les pays européens et les États-Unis en cas d’invasion soviétique, évènement qui ne s’est jamais produit. L’Otan n’a pas été fondée pour s’emparer du pétrole ou du gaz des pays musulmans.

Silvia Cattori : On pourrait encore comprendre qu’Israël, qui a des intérêts à élargir les conflits dans les pays arabes et musulmans, encourage les États-Unis dans ce sens. Mais on ne voit pas quel peut être l’intérêt des États européens à engager des troupes dans des guerres décidées par le Pentagone, comme en Afghanistan ?

Daniele Ganser : Je pense que l’Europe est confuse. Les États-Unis sont dans une position de force, et les Européens ont tendance à penser que la meilleure chose est de collaborer avec le plus fort. Mais il faudrait réfléchir un peu plus. Les parlementaires européens cèdent facilement à la pression des États-Unis qui réclament toujours davantage de troupes sur tel ou tel front. Plus les pays européens cèdent, plus ils se soumettent, et plus ils vont se trouver confrontés à des problèmes toujours plus grands. En Afghanistan, les Allemands et les Britanniques sont sous le commandement de l’armée américaine. Stratégiquement, ce n’est pas une position intéressante pour ces pays. Maintenant, les États-Unis ont demandé aux Allemands d’engager leurs soldats également au sud de l’Afghanistan, dans les zones où la bataille est la plus rude. Si les Allemands acceptent, ils risquent de se faire massacrer par ces forces afghanes qui refusent la présence de tout occupant. L’Allemagne devrait sérieusement se demander si elle ne devrait pas retirer ses 3000 soldats d’Afghanistan. Mais, pour les Allemands, désobéir aux ordres des États-Unis, dont ils sont un peu les vassaux, c’est un pas difficile à faire.

Silvia Cattori :Que savent les autorités qui nous gouvernent aujourd’hui de la stratégie de la tension  ? Peuvent-elles continuer comme cela à laisser des fauteurs de guerres fomenter des coups d’État, kidnapper et torturer des gens sans réagir ? Ont-elles encore les moyens d’empêcher ces activités criminelles ?

Daniele Ganser : Je ne sais pas. Comme historien, j’observe, je prends note. Comme conseiller politique, je dis toujours qu’il ne faut pas céder aux manipulations qui visent à susciter la peur et à faire croire que les « terroristes » sont toujours les musulmans ; je dis qu’il s’agit d’une lutte pour le contrôle des ressources énergétiques ; qu’il faut trouver des moyens pour survivre à la pénurie énergétique sans aller dans le sens de la militarisation. On ne peut pas résoudre les problèmes de cette façon ; on les aggrave.

Silvia Cattori : Quand on observe la diabolisation des Arabes et des musulmans à partir du conflit israélo-palestinien, on se dit que cela n’a rien à voir avec le pétrole.

Daniele Ganser : Oui, dans ce cas oui. Mais, dans la perspective des États-Unis, il s’agit bien d’une lutte pour prendre le contrôle des réserves énergétiques de ce bloc eurasiatique qui se situe dans cette « ellipse stratégique » qui va de l’Azerbaïdjan en passant par le Turkménistan et le Kazakhstan, jusqu’à l’Arabie Saoudite, l’Irak, le Koweït et le Golfe persique. C’est précisément là, dans cette région où se déroule cette prétendue guerre « contre le terrorisme », que se concentrent les plus importantes réserves en pétrole et en gaz. À mon avis, il ne s’agit pas d’autre chose que d’un enjeu géostratégique à l’intérieur duquel l’Union européenne ne peut qu’être perdante. Car, si les États-Unis prennent le contrôle de ces ressources, et que la crise énergétique s’aggrave, ils leur diront : « Vous voulez du gaz, vous voulez du pétrole, très bien, en échange nous on veut ceci et cela ». Les États-Unis ne vont pas donner gratuitement le pétrole et le gaz aux pays européens. Peu de gens savent que le « peak oil », le maximum de la production, a déjà été atteint dans la Mer du Nord et que, par conséquent, la production du pétrole en Europe - la production de la Norvège et de la Grande Bretagne - est en déclin.

Le jour où les gens réaliseront que ces guerres « contre le terrorisme » sont manipulées, et que ces accusations contre les musulmans sont, en partie, de la propagande, ils vont être surpris. Les États européens doivent se réveiller et comprendre enfin comment la stratégie de la tension fonctionne. Et ils doivent aussi apprendre à dire non aux États-Unis. En plus, aux États-Unis aussi, il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas de cette militarisation des relations internationales.

Silvia Cattori : Vous avez aussi fait des recherches sur les attentats du 11 septembre 2001 et vous avez cosigné un livre [13] avec d’autres intellectuels qui se préoccupent des incohérences et des contradictions dans la version officielle de ces évènements ainsi que dans les conclusions de la commission d’enquête mandatée par Monsieur Bush ? Ne craignez-vous pas d’être accusé de « théorie conspirationniste » ?

Daniele Ganser : Mes étudiants et d’autres gens m’ont toujours demandé : si cette « guerre contre le terrorisme » concerne vraiment le pétrole et le gaz, les attentats du 11 septembre n’ont-ils pas aussi été manipulés ? Ou est-ce une coïncidence, que les musulmans d‘Oussama ben Laden aient frappé exactement au moment où les pays occidentaux commençaient à comprendre qu’une crise du pétrole s’annonçait ? J’ai donc commencé à m’intéresser à ce qui avait été écrit sur le 11 septembre et à étudier également le rapport officiel qui a été présenté en juin 2004. Quand on se plonge dans ce sujet, on s’aperçoit d’emblée qu’il y a un grand débat planétaire autour de ce qui s’est réellement passé le 11 septembre 2001. L’information que nous avons n’est pas très précise. Ce qui pose question dans ce rapport de 600 pages est que la troisième tour qui s’est effondrée ce jour là, n’est même pas mentionnée. La commission ne parle que de l’effondrement de deux tours, les « Twin Towers ». Alors qu’il y a une troisième tour, haute de 170 mètres, qui s’est effondrée ; la tour appelée WTC 7. On parle d’un petit incendie dans son cas. J’ai parlé avec des professeurs qui connaissent bien la structure des bâtiments ; ils disent qu’un petit incendie ne peut pas détruire une structure d’une pareille dimension. L’histoire officielle sur le 11 septembre, les conclusions de la commission, ne sont pas crédibles. Cette absence de clarté met les chercheurs dans une situation très difficile. La confusion règne également sur ce qui s’est réellement passé au Pentagone. Sur les photos que nous avons c’est difficile de voir un avion. On ne voit pas comment un avion serait tombé là-dessus.

Silvia Cattori : Le Parlement du Venezuela a demandé aux Etats-Unis d’apporter davantage d’explications pour éclaircir l’origine de ces attentats. Cela ne devrait-il pas être l’exemple à suivre ?

Daniele Ganser : Il y a beaucoup d’incertitudes sur le 11 septembre. Les parlementaires, les universitaires, les citoyens peuvent demander des comptes sur ce qui s’est réellement passé. Je pense qu’il est important de continuer à s’interroger. C’est un évènement que personne ne peut oublier ; chacun se rappelle où il se trouvait à ce moment précis. C’est incroyable que, cinq années plus tard, on ne soit toujours pas arrivé à y voir clair.

Silvia Cattori : On dirait que tout se passe comme si tous les corps constitués ne veulent pas remettre en question la version officielle. Se seraient-ils laissé manipuler par la désinformation organisée par des stratèges de la tension et des False flag ?

Daniele Ganser : On est manipulable si on a peur ; peur de perdre son travail, peur de perdre le respect des gens que l’on aime. On ne peut pas sortir de cette spirale de violence et de terreur si on se laisse gagner par la peur. C’est normal d’avoir peur, mais il faut parler ouvertement de cette peur et des manipulations qui la génèrent. Nul ne peut échapper à leurs conséquences. Cela est d’autant plus grave que les responsables politiques agissent souvent sous l’effet de cette peur. Il faut trouver la force de dire : « Oui j’ai peur de savoir que ces mensonges font souffrir des gens ; oui j’ai peur de penser qu’il n’y a plus beaucoup de pétrole ; oui j’ai peur de penser que ce terrorisme dont on parle est la conséquence de manipulations, mais je ne vais pas me laisser intimider ».

Silvia Cattori : Jusqu’à quel point des pays comme la Suisse participent-ils, en ce moment, de cette stratégie de la tension  ?

Daniele Ganser : Je pense qu’il n’y a pas de stratégie de la tension en Suisse. Ce pays ne connait pas d’attentats terroristes. Mais, ce qui est vrai, en Suisse comme ailleurs, est que les politiques qui craignent les États-Unis, leur position de force, ont tendance à se dire : ce sont de bons amis, nous n’avons pas intérêt à nous battre avec eux.

Silvia Cattori : Cette manière de penser et de couvrir les mensonges qui découlent de la stratégie de la tension, ne rend-elle pas tout un chacun complice des crimes qu’elle entraîne ? À commencer par les journalistes et les partis politiques ?

Daniele Ganser : Je pense, personnellement, que tout le monde - journalistes, universitaires, politiciens - doit réfléchir sur les implications de la stratégie de la tension et des False flag. Nous sommes là, il est vrai, en présence de phénomènes qui échappent à tout entendement. C’est pourquoi, chaque fois qu’il y a des attentats terroristes, il faut s’interroger et chercher à comprendre ce que cela recouvre. Ce n’est que le jour où l’on admettra officiellement que les False flag sont une réalité, que l’on pourra établir une liste des False flag qui ont eu lieu dans l’histoire et se mettre d’accord sur ce qu’il faudrait faire.

La recherche de la paix est le thème qui m’intéresse. Il est important d’ouvrir le débat sur la stratégie de la tension et de prendre acte qu’il s’agit d’un phénomène bien réel. Car, aussi longtemps que l’on n’a pas accepté de reconnaître son existence, on ne peut pas agir. C’est pour cela qu’il est important d’expliquer ce que la stratégie de la tension signifie réellement. Et, une fois que l’on a compris, de ne pas se laisser gagner par la peur et la haine contre un groupe. Il faut se dire que ce n’est pas uniquement un pays qui est impliqué là-dedans ; que ce ne sont pas seulement les États-Unis, l’Italie, Israël ou les Iraniens, mais que cela se produit partout, même si certains pays y participent de manière plus intense que d’autres. Il faut comprendre, sans accuser tel pays ou telle personne. La peur et la haine n’aident pas à avancer mais paralysent le débat. Je vois beaucoup d’accusations contre les États-Unis, contre Israël, contre la Grande Bretagne, ou alternativement, contre l’Iran, la Syrie. Mais la recherche sur la paix nous enseigne qu’il ne faut pas se livrer à des accusations basées sur le nationalisme, et qu’il ne faut ni haine ni peur ; que le plus important est d’expliquer. Et cette compréhension sera bénéfique pour nous tous.

Silvia Cattori : Pourquoi votre livre consacré aux armées secrètes de l’Otan, publié en anglais, traduit en italien, en turc, en slovène et bientôt en grec n’est-il pas publié en français ?

Daniele Ganser : Je n’ai pas encore trouvé d’éditeur en France. Si un éditeur est intéressé à publier mon livre c’est bien volontiers que je le verrais traduit en français.

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 Silvia Cattori
Journaliste suisse.
Les articles de cet auteur http://www.voltairenet.org/auteur4610.html?lang=fr

10.01.2007

Présidentielles 2007 politique étrangère le dessous des cartes

La géopolitique est une discipline à la croisée de plusieurs autres disciplines. L'histoire,la géographie,l'économie, la politique,l'histoire des civilisations, la sociologie et beaucoup d'autres.

 l'emmission le DESSOUS DES CARTES est une remarquable initiation qui peut ensuite inciter ceux qui sont passionnés à approfondir leurs connaissances ce que permet de plus en plus internet par l'ouverture aux documents hiers encore classifiés.

Ci dessous un certain nombre de sujets traités par cette emission que les futurs électeurs devraient avoir en mémoire pour mieux comprendre les propositions ou les démarches de nos futurs candidats;

 relation avec la chine, l'économie mondiale, la politique étrangère des USA, les USA en Afrique, l'Iran et les rapports avec les USA, le étrole, etc......

IRAN: 

californie: 
économie mondiale: 
délocalisations: 
prospective an 3000: 
droit d'ingérence: 
l'egypte: 
Jérusalem barrière de sécurité: 
Vénézuela: 
Islam: 
Déploiement de l'armée des USA dans le monde:
Yemen: 
Arabie Saoudite: 
Tsunamis: 
USA 3/3:
USA 2/3:

08.12.2006

les objectifs stratégiques des USA « Il faut bien que tout change pour que tout demeure » :

extrait du blog de Jean Pierre CHEVENEMENT

 

"M. Baker et le prince de Lampedusa

L'establishment conservateur américain dispose d'esprits déliés. Monsieur James Baker en rendant public le rapport du « groupe d'études sur l'Irak » illustre fort bien cette capacité à se projeter dans l'avenir en oubliant le passé.

Beaucoup n'oublient pas que M. Baker fut l'un des artisans de la guerre du Golfe aux côtés de George Bush père, une guerre qui a fouetté le développement de l'islamisme dans tout le monde arabo-musulman, avec Oussama Ben Laden et les attentats meurtriers qui en ont découlé.

Mais, avec plus de prudence que George Bush junior, il avait reculé à prendre un aller simple pour Bagdad, sachant qu'il n'avait pas de billet de retour.
 Plutôt que d'ensabler les troupes américaines dans la profondeur irakienne, il avait choisi d'écraser le pays sous un tapis de bombes, puis d'asphyxier le peuple irakien par un embargo cruel, en installant les troupes américaines en Arabie séoudite. M. Baker a été à l'origine de l'aventure irakienne. Il ne faut pas l'oublier.

A coup sûr les solides conservateurs du bushisme première manière, leur sens des intérêts bien compris du commerce pétrolier, reprennent le dessus.
L'aventurisme des néoconservateurs a conduit au fiasco.
 Les « réalistes » à la mode d'Henry Kissinger entendent à présent reprendre la main. « Il faut bien que tout change pour que tout demeure » : comme le vieil aristocrate du Guépard,
 M. Baker entend faire la part du feu pour préserver l'essentiel. "

Vendredi 08 Décembre 2006
Jean-Pierre Chevènement

extrait du site de jean pierre CHEVENEMENT 

ISRAËL SEUL FACE A L'IRAN et à la SYRIE

la nouvelle stratègie des USA et le départ annoncé de l'IRAK avec une reprise des contacts diplomatiques avec l'IRAN dans moins de deux ans pose un énorme problème aux Israêliens.

le soutien à Israël est viscéral pour les USA mais sa présence même en IRAK ne peut se concevoir et s'accepter en raison de la mort de ses soladats qu'avec une justification de la défense de ses propres intérêts vitaux.

 Comme nous l'écrivions sur ce blog, le casus belli des USA réside dans le contrôle de l'extraction du pétrole au cours des 25 ou 30 prochaines années; Temps nécessaire à la mise en place d'energie de substitution qui dégagera alors l'économie des USA de cette source d'énergie.

 dans 30 ans la justification de l'intervention des USA dans cette partie du monde n'aura plus aucun sens. En conséquence il appartient dès à présent à l'état d'ISRAËL de prendre en compte cette donnée incontournable et d'agir en conséquence.

 Tout d'abord accepter et surtout encourager la création de l'état palestinien en s'interdisant alors toute intervention militaire et occupation.

 restitution de l'ensemble des territoires occupé y compris le GOLAN

 Ensuite seulement une normalisation de ses relations avec ses voisins y compris l'IRAN serait envisageable.

 Se refuser à ces solutions de bon sens serait à très court terme suicidaire pour les raisons évoquées plus haut.

 Ci dessous le texte de l'FP sur la visite de la ministre des affaires étrangères aux USA.

Israël  Tzipi LIVNI à WASHINGTON après le rapport BAKER
08 décembre 11:50 - JERUSALEM (AFP) - La ministre
israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni s'est rendue
à Washington au moment où des préoccupations
grandissantes se manifestent en Israël sur un possible
changement de cap des Etats-Unis après
 la publication du rapport Baker.
http://actualite.aol.fr/monde/israel-tzipi-livni-a-washington-apres-le-rapport-baker/80616/photo0/p-image_cat/image_titre/image_id/image_nom/image.html

Tzipi Livni le 3 décembre 2006 à Jérusalem

AFP/Archives - Ronen Zvulun

 

M. Livni s'est rendue dans la nuit de jeudi à vendredi à

 Washington où elle doit rencontrer de hauts responsables,

 a-t-on appris vendredi auprès du ministère à Jérusalem.

"Ce voyage sera l'occasion d'examiner avec ses interlocuteurs

 le rapport Baker et d'en discuter la portée", a indiqué un

 porte parole du ministère.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert s'est efforcé jeudi de dissocier le conflit israélo-arabe de la situation en Irak, exprimant ouvertement ses désaccords avec le rapport Baker qui a fait craindre en Israël une possible réorientation de la politique des Etats-Unis, principal allié de l'Etat hébreu.

"Tout le monde doit être inquiet. S'il est appliqué, le rapport Baker va renforcer l'Islam radical dans le monde entier et Israël sera laissé seul dans la lutte, sans les Etats-Unis", estime Eytan Gilboa, Professeur de sciences-politiques à l'Université Bar-Ilan. "La question est de savoir si le président américain George W.Bush va l'entériner. Les mois qui viennent le diront. Je pense que d'intenses pressions sont exercées sur Bush, même s'il ne croit pas personnellement dans une politique accommodante à l'égard de la Syrie et de l'Iran", a-t-il ajouté.

Le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot estime pour sa part que M. Bush a déjà infléchi sa politique en soutenant la visite de Tony Blair en Israël et dans les territoires palestiniens la semaine prochaine. Lors d'une conférence de presse conjointe à Washington avec le Premier ministre britannique, le président américain a annoncé jeudi que celui-ci se rendrait prochainement dans la région pour tenter de relancer les pourparlers israélo-palestiniens, dans l'impasse.

M. Blair a lié la résolution du conflit israélo-palestinien et la stabilisation de la région et de l'Irak en parlant de "vision globale". Il s'agit, a-t-il dit, d'envoyer le "signal très fort" que les Etats-Unis et leurs alliés "traitent équitablement" les Israéliens et les Palestiniens, contrairement à ce que beaucoup croient dans la région. Seul dans la presse israélienne, le quotidien (libéral) Haaretz soutient le rapport, estimant qu'il ne "traduit pas une attitude hostile envers Israël" et que l'Etat hébreu devrait le "considérer comme une lueur d'espoir".

Le rapport américain sur l'Irak, publié mercredi, a été rédigé par une commission co-présidée par James Baker, ancien secrétaire d'Etat. Le document préconise un engagement des Etats-Unis en faveur de la résolution du conflit israélo-palestinien et un retrait israélien du plateau syrien occupé du Golan, en échange d'un accord de paix entre la Syrie et Israël. Dans une interview publiée vendredi dans le Yediot Aharonot, l'un des conseillers américains ayant contribué au rapport estime que si l'administration américaine change de cap au Proche-Orient, Israël suivra.

"J'ai beaucoup de respect pour Ehud Olmert. J'estime que si nous bougeons, lui aussi bougera", a déclaré Edward Djerejian, ancien ambassadeur américain en Syrie et en Israël. "Je savais que la première réaction serait l'inquiétude. Mais je lis les sondages. Il me semble que la majorité des Israéliens comprennent maintenant qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit", a estimé M. Djerejian.

"Israël, malgré sa puissance militaire, n'est pas capable de l'emporter et ses ennemis ne peuvent le détruire. La solution est politique", a-t-il ajouté.

© 2006 AFP
anciennes notes du blog
 

LIBAN PREMIERE MANCHE VICTOIRE DIPLOMATIQUE DE LA FRANCE MAIS APRES??


Le Gouvernement Français pour des raisons d'éthiques et de liens avec le LIBAN depuis 1923 et sans doute depuis le 11° siècle, a finement joué dans la première manche. les assurances prises tant auprès d'ISRAËL que du gouvernement Libanais (y compris le hezbollah) donnent bon espoir qu'une reprise des combats n'ait pas lieu au sud Liban.
la force (très insuffisante) qui sera déployée, permettra avec du temps de parvenir aux objectifs de la résolution 1701, mais cela est insuffisant dans la démarche Française qui veut depuis des années un réglement global de la crise israëlo Palestinienne.(position non partagée par l'administration Us actuelle contrairement à celle de CLINTON durant des années)


sans la création d'urgence de cet Etat Palestinien, aucune paix n'est durable dans cette région.
Notre volonté sera t elle suffisante pour enfin parvenir à cette étape qui est la seule solution viable pour parvenir à un équilibre porteur de paix.


Cette force, elle même appuyée par des moyens anti aériens interdira de fait les représailles possibles de l'armée de l'ait israëlienne. Ce pays dont nous défendons l'existence et la survie depuis sa création, n'est viable qu'avec la création de l'état Palestinien dont l'intégrité devra être garanti à l'égal des protections des frontières Israêliennes.(cela suppose l'évacuation de tous les territoires et l'abandon de toutes les colonies implantées en cis Jordanie)


  Ceci a toujours été la position de notre Pays et cela est tout à son Honneur depuis le général DE GAULLE.
Comme je l'ai expliqué sur ce blog, une fenêtre existe pour y parvenir sans doute pour la première fois depuis des dizaines d'années.


La détermination de la France mettra sans doute en marche un processus irreversible qui permettra d'atteindre cet objectif équitable et équilibré pour toutes les populations de cette région.


       Cette première étape réalisée, la paix ne sera possible qu'avec la reconstruction d'une économie de suffisance dans tous ces pays. la complémentarité des compétences entre Israëliens et Palestiniens est l'objectif ultime à viser pour interdire toute reprise d'affrontement, mais nous ne sommes qu'au tout début des prémices d'une résolution, le chemin est encore long et nous sommes au moyent orient où tout est possible.

 


       La seconde manche que nous pressentons tous avec la différend IRANIEN, compliquera inévitablement ce qui se passera aux frontières israêlo-libanaises.


           Si la sitation imposait aux USA d'agir préventivement à l'égard des centres nucléaires IRANIENS, il est incontestable que pour que cela puisse se faire que le contrôle de toute la zone du détroit d'ORMUZ devient un préalable opérationnel INCONTOURNABLE à ce type d'action.


             Eviter des représailles IRANIENNES est une évidence dans l'analyse d'un théatre opérationnel, et je vous rassure toutes les planfications existent depuis la guerre IRAKO IRANIENNE dont tous les pays occidentaux étaient parti prenante comme conseillers auprès de l'armée IRAKIENNE elle même entièrement financée par les Pays du golfe.(vous ne pouvez l'ignorer)

 seconde note:

VICTOIRE DIPLOMATIQUE AU CS, UN CHAPÎTRE D'ENGAGEMENT INEDIT POUR DES CASQUES BLEUS

VICTOIRE DIPLOMATIQUE DE LA FRANCE AU CONSEIL DE SECURITE

conformément à ce que nous disions sur ce blog depuis plusieurs semaines, la France conformément à ses demandes initiales a imposé contre la volonté des USA un chapïtre 6 amélioré.

      En clair cela signifie que la force aura l’autorisation d’utiliser ses armes (y compris les armes lourdes dont elle sera équipée). Contrairement au chapïtre habituel, qui interdit l’emploi des armes même en cas d’autodéfense car décision d’emploi subordonnée à une autorisation préalable émanent uu siège de l’ONU.(elle arrive en regle générale au moins 72h00 après les évènements)

        c’est sans doute la première fois qu’une force de casques bleus se retrouve sous le chapïtre d’engagement équivalent à celui d’une force de l’OTAN. C’est de très loin la plus grande victoire diplomatique obtenue par la FRANCE dans cet échange musclé avec nos "Amis" américains. (qui au passage avaient imposé le chapître habituel d’engagement , dans le but de nous discréditer aux yeux de la communauté internationale, car nous ne pouvions l’accepter comme nous l’avions imposé depuis le tout début es négociétions aux sein du conseil de sécurité.)

           contrairement aux insinuations de certains de nos journaux, la France peut être fière de l’action de sa diplomatie et les prochains jours le confirmeront encore.

    Merci Monsieur le Président et merci à tous vos conseillers.

      le France disposera de 2500 hommes intégrés au sein de cette FINUL renforcée et de 1700 hommes déjà engagés dans notre force navale déployée au large du Liban et qui assure seule depuis plus d’un mois le soutien logistique non seulement de la FINUL mais de l’amorce de l’action humanitaire de certaines de nos ONG.

       Cela représente déjà près de 4000 hommes dont plus de la moitié sont dejà à pied d’oeuvre. Quel autre pays Européen en est au même stade? Et surtout à partir de Quelle date disposeront ils des forces équivalentes aux notre projettées avec l’ensemble de leurs moyens logistiques? pas avant au moins 9 à 12 semaines. alors que l’ensemble du dispositif Français sera opérationnel au cours des 2 ou 4 prochaines semaines.

         En fonction de l’évolution de la situation notre président pourra s’il n’a pas encore renforcé notre propre dispositif au DARFOUR (1300 personnels Français déployés au TCHAD ,alors que le 18 aôut dernier les USA et la Grande bretagne ont fait adopté par le Conseil de sécurité un triplement des effectifs de casques bleus dans cette région, passant de 7000 à 17 000 accompagnés de plus de 3500 policiers) affecter un ou deux autres bataillons supplémentaires ainsi sans doute que des moyens de commandement et de transmissions dont nous sommes seuls avec les américains à disposer (système FRANCAIS RITTA qui équipe également les forces US)

       Pour cette simple raison, il est également évident qu’en étant les premiers à équiper la zone avec nos moyens de transmissions donc de commandement  ( dont nous sommes les seuls à  disposer),le contrôle opérationnel de cet engagement nous sera de ce fait attibué.

           la première phase est en passe sans doute de s’achever, mais débute déjà la suivante avec le refus annoncé hier de l’IRAN de se plier aux demandes du conseil de sécurité. cette prochaine étape de crise internationale ne sera pas de même nature et l’implication des pays Européens deviendra incontournable.

troisième note:

Rappel d'une note publiée le 28.07.2006 ROME,LIBAN, MOYEN ORIENT DEUX APPROCHES

                                     MOYEN ORIENT DEUX APPROCHES

La crise LIBANAISE dévoile les conceptions divergentes des USA et des pays Européens sur cette région du monde.

    Il semblerait que les états unis, toujours pragmatiques, plaçant leurs propres intérêts stratégiques comme fondamentaux de leur politique extérieur, avanceraient à petits pas et limiteraient leurs actions au conjoncturel c'est-à-dire au tactique. (Première phase d'une vision plus globale de la stabilisation de cette région)

    L'action entreprise par l'armée israélienne, serait conduite avec non seulement l'approbation de cette grande puissance mais avec son concours dans l'élaboration de cette campagne et son soutien en matière de renseignement dans sa conduite même.

    L'élimination non pas du Hezbollah mais de la quasi-totalité des armements fournis par l'IRAN et la Syrie devient l'objectif tactique de cette campagne qui par ailleurs aurait l'approbation des pays membres de la ligue ARABE.

    La destruction complète de ces moyens de représaille dont la communauté internationale prend conscience (plusieurs milliers de missiles opérationnels) a donc un double objectif :

      - 1/ -Eradiquer ces armes qui font peser une menace intolérable sur ISRAËL

       -2/ Priver l'IRAN et la SYRIE de moyens de chantage dans la gesticulation géo politique en cours avec l'IRAN sur le développement de sa puissance nucléaire militaire.

    Le contrôle de cette région et le maintien d'une certaine stabilité sont impératifs pour les USA tant que ce pays dépendra du pétrole pour la survie de son économie. (Ce délais est actuellement estimé à 25 30 ans)

    L'action en cours aurait donc pour effet de gagner plus de dix ans dans le le gel immédiat de ce conflit en privant les adversaires d'Israël de tout moyens militaires crédibles.

    L'approche Européenne se place dans une perspective totalement différente. Celle du droit international et la recherche éthique d'une solution globale à la situation de cette région.

     L'Europe qui s'est volontairement placée sous la protection des USA depuis 60 ans déjà se refuse à prendre en compte avec lucidité les impératifs stratégiques américains qui pourtant garantissent non seulement notre sécurité mais plus encore nos économies.

    Ces deux conceptions, l'une pragmatique l'autre idéaliste car protégée sur l'essentiel par la première déboucheront sur une solution celle imposée par la parti qui détient l'autorité c'est-à-dire le pouvoir d'imposer « l'obéissance »

    Triste constat face à l'impuissance de l'Europe si ce n'et le discours que tous entendent, approuvent parfois mais toujours perçu comme irréaliste !

Commentaires

la conduite à terme de cette opération nécessitera sans doute plusieurs semaines et peut être des mois jusqu'à ce que les objectifs soient atteints.
Il sera alors l'heure des négociations ou des palabres, les USA souhaitant sans doute le déploiement d'une force uniquement dans le sud liban pour contrôler efficacement derrière l'armée libanaise le non réarmement du hezbollah.
à contrario les européens souhaiteront un réglement global de la situation et l'envoie alors sous mandat onusien d'une force accéptée par tous qui aurait pour mandat l'application des décisions prises.
là encore l'issue qui prévaudra sera celle de celui qui détient les atouts maîtres!!

éditorial de denis jeambar pourquoi ISRAËL doit gagner

http://lexpress.fr/idees/debats/dossier/editovideo/dossie...

éditorial de Denis JEAMBAR l'express une nouvelle géo politique
24 juillet


http://lexpress.fr/idees/debats/dossier/editovideo/dossie...

 

4° note:

20.08.2006

LIBAN? QUEL JEU POUR LES USA?

 LIBAN, QUEL JEU POUR LES USA?

Quel est l’imbécile et je pèse mes mots qui peut croire qu’une force de 15 000 hommes puisse contrôler un territoire aussi vaste.70 à 80 Km d’ouest en est et près de 50 km de profondeur.

    l’étude des réglements militaires de tous les pays du monde impose au moins l’équivalent de deux corps d’armée soit 70 à 100 000 hommes.

   15 000 hommes, est ce une farce? comment peut on croire au sérieux des soit disant spécialistes de l’ONU? Déployer cette "mascarade de force, sous le chapitre contraignant qui a été choisi (à savoir sans emploi des armes lourdes qui sont interdites), est infammant pour la communauté internationale. c’est exposer ses casques bleus aux pires déconvenues si ce n’est une mort certaine.

     Honte aux politiques et aux hauts responsables de l’ONU qui par lacheté se limiteraient à une telle solution qui porte en germe la catastrophe suivante prévue et prévisible.

    la responsabilité des USA est énorme et les dirigeants de ce pays auront à répondre demain de l’embrasement généralisé de cette région. Si cela se produit ils ne pourront faire l’impasse de cette reponsabilité qui de toute manière sera mise en évidence dans les mois à venir car en la matière rien ne reste très longtemps secret dans une démocratie.

    Ce grand pays a piégé la FRANCE en acceptant une partie de nos propositions et en faisant tout pour que l’application ne soit pas possible. ce sont eux qui ont exigé le choix du chapître d’engagement de cette force sachant que jamais la France ne pourrait l’accepter comme l’avait précisé dès le début notre président.

   A quelle mascarade assistons nous et pouquoi ce silence et ce manque d’explication dans nos propres journaux??


06.12.2006

présidentielles 2007

présidentielles 2007

le double langage

 les attaques récentes de Douste Blazy à l'égard de la candidate

élue du PS surprennent par l'appréciation incompétente de son auteur.

 

 Ci joint un extrait de l'entretien entre ce ministre

et l'ambassadeur d'Israêl à Paris.

 

Contrairement aux affirmations diplomatique de notre ministre,

(à moins que le mensonge soit le langage diplomatique)

 

 la FINUL aurait du abattre l'avion Israëlien qui survolait

les positions françaises au Sud LIBAN

 peut on imaginer une troupe des USA dans les mêmes situations;

les autorisations de tir auraient été automatiques,

il faut avoir des troupes de l'ONU y compris françaises

 pour accepter l'inacceptable à savoir la privation de moyens

anti aériens efficaces.

 

et contrairement à ce qu'affirme le ministre la finul

 ne dispose pas de couverture anti aérienne à riposte automatique

comme l'exigerait tout Général des USA qui serait engagé

dans des circonstances analogues.

 

pourquoi ne pas dire la vérité ou alors pourquoi

 ne pas se taire quand on est étranger à ce type d'affaires (ou des autres)
site ambassade d'ISRAËL  en FRANCE 
''Il n'est pas question d'abattre un avion israélien''

ENTRETIEN DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES,
M. PHILIPPE DOUSTE-BLAZY,
AVEC "RADIO J"
- EXTRAITS -
 (Paris, 26 novembre 2006)

 


Q - Il y a eu une forte tension au Liban, il y a peu de temps.

On a failli tirer sur des avions israéliens. Quelle est votre

 lecture de ce qui s'est passé entre Israël et la France au Liban ?

 

 


R - Il n'est pas question d'abattre un avion israélien mais

de prévenir des situations qui pourraient conduire à des incidents

 tragiques. Il faut que cesse le survol des avions israéliens

 juste au-dessus des bataillons français, parce que nous avons

des procédures dans ce cas, comme dans toutes les armées.

 

Je ne peux donc pas penser un seul instant que les autorités

israéliennes aient su qu'un avion israélien survolait une zone où

 l'armée française pouvait mettre en œuvre les procédures pour

l'abattre. L'armée française ne l'a pas fait. Il ne s'agit pas

d'abattre un avion israélien.

 

 Il s'agit d'expliquer, quelle que soit

la nationalité de l'avion militaire, qu'on ne doit pas pénétrer dans

 la zone rouge, au-dessus d'un bataillon français. J'espère que

 chaque personne qui m'entend ou qui me regarde le comprendra.
(…)
Je l'ai dit très fermement mais aussi très amicalement à mon ami

 l'ambassadeur d'Israël en France. Il l'a parfaitement compris.

 D'ailleurs, je vois que cela ne recommence plus.



(…)

Q - Ce qui nous conduit à parler des relations franco-israéliennes.

Il y a eu un certain nombre d'incidents entre les deux pays.

Ce qui s'est passé au Sud-Liban, la résolution de l'ONU

 condamnant les opérations militaires d'Israël dans la bande

de Gaza et cette initiative de paix européenne qui a été

 annoncée sans concertation avec Israël et qui a été

déplorée en Israël. Considérez-vous qu'il s'agit entre les

 deux pays d'un trou d'air ou d'une véritable crise ?

 

 


R - Les relations entre Israël et la France sont fondées sur des

liens humains tout à fait étroits et anciens, sur une culture et

 une histoire partagée. Le dialogue stratégique a beaucoup évolué

entre Israël et la France depuis trois ans. Je rappelle la visite du

 président d'Israël en 2004, du Premier ministre Ariel Sharon en

juillet 2005 et du Premier ministre Ehoud Olmert en juin 2006.

Les relations économiques ont été multipliées par deux en

dix ans. 600.000 Francophones vivent en Israël. La France

est quatrième partenaire d'Israël pour la recherche. Et je pourrais

 continuer en citant la Fondation France/Israël que j'ai moi-même

 co-créée il y a quelques mois.

 



Q - Trou d'air ou vraie crise entre les deux pays ?

 


R - Non. Il peut y avoir des désaccords entre nous. Mais grâce

 à ce partenariat stratégique, nous avons appris à parler de nos

désaccords dans le dialogue, dans la concertation et dans l'explication.



Q - Mais vous parlez d'une crise ou pas entre les deux pays ?

 


R - Bien sûr que non.

04.12.2006

présidentielles 2007 l'influence de l'action des USA en IRAK et face à l'IRAN

 

 

 

Qui profitera du chaos irakien ? 

Dès la « victoire » américaine autoproclamée en Irak (1° mai 2003) les actions de sabotages puis de résistance armée à l’envahisseur se sont développées à un rythme pour le moins soutenu. Aujourd’hui le nombre de soldats américains morts sur place dépasse officiellement les 1800 et le nombre de blessés dépasse les 13 000. La guerre coûte une centaine de milliards de dollars par an et le pays n’est nullement « sécurisé », pas plus pour les soldats et mercenaires occidentaux que pour les civils irakiens régulièrement victimes des violences qui secouent le pays.

 

Plus que jamais les routes du pétrole sont peu sûres.


Si la zone sunnite est plus instable que le sud chiite, aucun secteur de l’Irak n’est à l’abri de déstabilisation. Seuls certains espaces de la zone kurde semblent calmes, mais cette situation tient plus aux milices locales installées depuis 1991 qu’à un quelconque effet stabilisateur des GIs.


L’échec quasi-total (militaire, politique, financier, moral) de cet épisode de la « guerre contre le terrorisme » est devenu évident pour tous, y compris, ses principaux responsables.

 

 Après avoir hésité à rétablir la conscription, les Oligarques du Pentagone et de Washington tentent de trouver une sortie honorable à ce bourbier.

Cela explique les rumeurs de négociation avec les cadres de la résistance. Alors qu’en novembre 2006 auront lieu aux Etats-Unis les élections à mi-mandat, les bushistes les plus lucides savent qu’un retrait partiel ou total est souhaitable.


Alors que la situation est plus bloquée et plus pourrie que jamais, il reste à analyser en profondeur la mécanique infernale qui tue chaque jour en Irak et les conséquences sur la région et le monde car c’est bien les rapports de forces internationaux de demain qui se jouent actuellement là-bas.

1. Le ventre mou du chaos irakien

A) l’occupation coloniale génère sa propre résistance populaire

La guerre en Irak qui se poursuit depuis 2003 a les caractéristiques de l’occupation soviétique en Afghanistan et de la guerre civile libanaise. Nous avons une armée moderne et civilisatrice (de type coloniale donc) qui s’impose à une population qui ne la souhaite pas. Or, devant la brutalité de toute occupation de ce type (soldats sûrs d’eux face à une société tribalo-clanique) l’engrenage de la violence était pour le moins prévisible : nous sommes devant la règle absurde de l’amalgame. Connaissant peu le terrain, presque pas la langue et très mal renseigné, les Occupants occidentaux tapent au hasard et exercent des représailles collectives sur les civils. Arrestations arbitraires, violences gratuites, humiliations, tortures avérées, vols, etc. La liste des exactions américaines décuple à l’infini les envies de vengeance et autres velléités de résistance à cette occupation qui n’a que le contrôle du brut comme objectif... Par exemple la ville de Falloudja est devenue antiaméricaine quand les occupants ont tué plusieurs dizaines de civils en avril 2003. Il s’agissait pourtant de manifestants pacifiques.


Par la suite, la résistance de la ville a plus été le fait des habitants humiliés que de groupes sanguinaires d’islamistes. La destruction de la ville lors de la reconquête US (combien de civils tués ?) n’a nullement abouti à des preuves allant dans ce sens. Comme en Afghanistan ou en Algérie, une armée s’acharne donc chaque jour sur une population de plus en plus favorable aux résistants, eux-mêmes de plus en plus soutenus, équipés et aidés face à la brutalité redoublée des Boys..

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En Irak les groupes patriotiques appliquent les méthodes de la « guerre révolutionnaire » : ils agissent en accord avec la vox populi dégoûtée par l’attitude des occupants, mais aussi font en sorte que peu de voix dissidentes ne se fassent entendre . On évalue leurs troupes à plus de 20 000 hommes ayant par le passé subi un entraînement. Rappelons que dès la « fin » de la guerre plus de 300 tonnes d’explosifs disparurent de la surveillance américaine...


Ainsi, comme en Afghanistan, les « bonnes intentions » des occupants ne rencontreront jamais les souhaits de la population et la résistance est programmée pour se nourrir des exactions des soldats impuissants à viser juste dans un monde qu’ils ne comprennent pas. Reste que les violences qui touchent l’Irak ne proviennent pas uniquement du face-à-face armée américaine / résistance patriotique.

 

B. les escadrons de la mort

 

Le cas irakien a aussi des éléments de la guerre civile libanaise : en effet, d’autres acteurs de la violences ont une place entre la brutalité de l’occupation et les actions de la résistance patriotique. Ainsi du côté des Américains, il existe des officines plus ou moins secrètes dont le rôle est de lutter contre les résistants avec d’autres « méthodes ». Ainsi quelques groupes irako-américains ont-ils été formés afin d’appliquer en Irak les méthodes des « escadrons de la mort » sud-américains. Méthode utilisée aussi par les généraux algériens qui montaient des faux maquis et groupes islamistes pour discréditer et lutter contre les réseaux du FIS.


Après la défaite du Vietnam, dans les années 70-80, les experts de la CIA ont mis au point des recettes de contre-insurrection : face à la popularité des guérilla d’Amérique centrale, les conseillers américains sur place ont mis sur pieds des groupes armés formellement indépendants des autorités locales, mais en fait issus des corps de police ou des troupes militaires alors débordées par les réseaux révolutionnaires. Comme la population des quartiers pauvres et des campagnes misérables soutenaient plus ou moins activement les rebelles, la lutte devaient porter sur ces populations : en parallèle de milices « d’autodéfense » (de type harkis) ces groupes illégaux et mouvants prirent pour cible les populations susceptibles de soutenir ou de basculer du côté des rebelles. Cette politique d’une brutalité inouïe réussi presque partout. Aujourd’hui seuls les rebelles colombiens ont su éviter la victoire des « autodéfense unies de Colombie » (AUC) considérés comme des organisations terroristes y compris aux USA. Reste que cette politique de représailles collectives et de terreur permit peut-être au régime oligarchique colombien de ne pas sombrer. De notoriété publique ces groupes ont des liens très étroits avec l’armée ou même certaines officines américaines para officielles (galaxie néo-conservatrice, anticommuniste, christiano-réactionnaire...).


C’est, fort logiquement, ces méthodes illégales que l’ambassadeur américain en Irak applique avec la plus grande discrétion officielle. Rappelons à toutes fins utiles que J. Negroponte était ambassadeur américain en Amérique du sud sous Reagan dans les années 80, années d’inflation des « escadrons de la mort ».

 


Ainsi, pour qui sait lire les dépêches d’agence sur l’Irak on voit fleurir des groupes clandestins dont les actes semblent aller dans le sens d’actes de terreur plus ou moins ciblés contre la rébellion ou ses soutiens. De même des témoignages troublants d’explosifs installés dans des voitures de civils irakiens après un passage dans une base US vont dans ce sens.


Il est indéniable que la résistance irakienne tue aussi des civils innocents en visant les occupants, mais il semble que pour les groupes de résistance identifiés les cibles soient avant tout des centres de recrutements des collaborateurs des américains, ces recrues elles-mêmes, les soldats occidentaux ou encore des politiciens justifiant le caractère « démocratique » du régime compradore (comme A. Chalabi, ex préféré du Pentagone).
C’est là un point commun avec la guerre civile libanaise où une myriade de groupes très variés et en perpétuelle mutation se livrait à une guerre de moins en moins lisible puisque échappant au clivage clair de deux camps clairement identifiés.

 

C. le groupe de Zarkaoui

 

Dans cette stratégie du pire où le chaos semble dominer, le groupe dit de Zarkaoui / Al Qaïda semble jouer ce rôle de structure contre-terroriste. Nous ignorons si Zarkaoui est vivant, nous ignorons même s’il dirige effectivement quelque groupe que se soit, mais son parcours, ses actes, ses revendications, ses discours supposés semblent aller dans le sens d’un groupe totalement instrumentalisé et monté de toutes pièces par les services de presse des occupants : spécialisés dans les actes abjectes (décapitation de civils occidentaux capturés...), les tueries aveugles ou encore les cibles chiites, il tend à discréditer aux yeux de l’opinion occidentale une résistance irakienne qui lui a toujours dénié toute efficacité et toute représentativité. Certains groupes l’ont même identifiés comme cible à abattre.


Si des groupes djihadistes-intégristes agissent bel et bien en Irak (Armée Islamique en Irak, Ansar al Islam...) la plupart d’entre eux semblent collaborer avec les réseaux baasistes et agir véritablement contre les occupants et leurs collaborateurs armés. Le leader de la résistance baasiste (Al Douri) n’a jamais caché avant la guerre sa volonté d’islamiser la population et le parti Baas avec comme objectif de décupler le rejet d’une éventuelle occupation.

 

D. les milices chiites et kurdes

 

Entre les soldats américains et la résistance nationale, il existe donc tout un panel de groupes qui agissent de façon plus ou moins autonome les uns des autres : ainsi les partis chiites ont chacun leur milice armée. Si certains ont rejoint ponctuellement la lutte anti-impérialiste (« armée du Madhi » de Moktada al Sadr), d’autres semblent plus tentés de pactiser avec les occupants le temps de contrôler l’espace politique et social, c’est le cas de la bridage Badr, formée en Iran par les Pasdarans et solidement implantée dans le sud du pays. On soupçonne ce groupe de participer à des attentats contre des leaders sunnites proches de l’ancien régime...
Reste à dire un mot des milices kurdes qui jouent aussi un rôle dans la fragmentation militaire du paysage irakien...

 

2. Frontières, violences, ingérence

 

A. Syrie, Arabie, Iran : gagner du temps

Autre point commun avec la guerre civile libanaise,

 

l’ingérence des pays frontaliers.

Fort logiquement, les pays voisins de l’Irak sont très inquiets par la décision américaine de se jeter sur ce pays pétrolier.

Si l’Irak de S. Hussein avait des relations détestables avec quasiment tous ses voisins (à l’exception de la Jordanie) le stationnement de près de 140 000 soldats sur place fait peser une menace sur l’Iran, la Syrie ou même l’Arabie Saoudite...

 Laisser la situation se détériorer pour les Américains revient pour ces pays à gagner un temps précieux et décourager Bush et son équipe de renouveler l’expérience .


Alors que l’occupation s’épuise dans un perpétuel chassé-croisé avec les insurgés, les pays voisins tentent de tirer avantage du chaos irakien.

L’occupation américaine ne va plus se compter en années... La priorité du Pentagone n’est plus d’écraser la résistance.

Cette stratégie a monté l’ensemble de la population contre les américains, il s’agit plutôt « d’irakiser » la guerre,

c’est-à-dire de former et soutenir une armée irakienne à la solde de quelques officiers US. Cet objectif est loin d’être atteint alors même que l’armée de terre américaine est épuisée .


Avec la floraison de groupes djhadistes révolutionnaires, ces régimes frontaliers seront peut-être tôt ou tard menacés par ces mêmes réseaux (c’est le cas de l’Arabie Saoudite), mais en attendant, ces pays préfèrent laisser ces « volontaires » aller se battre à Bagdad. Sans spécialement aider, créer ou armer ces groupes,

les pays frontaliers ont tout intérêt à laisser faire.

Le naufrage de l’occupation américaine et ses coûts politiques et humains ne peuvent que laisser de l’oxygène interne à ces régimes sous tension.


Notons aussi que Riyad et Téhéran se disputent traditionnellement la zone du Tigre et de l’Euphrate : au soutien logistique des milices chiites de l’Iran répond le soutien tactique des Saouds aux groupes arabes sunnites d’Irak...

 

B. la Turquie et Israël : éviter la reconstitution d’un Irak stable

 

De même la Turquie ne saurait laisser un Irak fédéral proaméricain se stabiliser.

 En effet, cette hypothèse entraînerait automatiquement un Kurdistan quasi-indépendant et donc un « modèle » pour les Kurdes de Turquie.

 Ainsi les Turcs, ex alliés des Américains dans cette affaire ont-ils tout intérêt à « aider » la minorité turcophone, les Turcomans, en Irak ou même monter des attentats contre les leaders Kurdes.


Autre pays intéressé au chaos en Irak :

Israël. Pays développé mais minuscule et dépendant des Etats-Unis,

 ce pays n’a aucun intérêt à voir émerger des régimes indépendants dans sa région.

Difficile de dire si les réseaux du Mossad sont si étendus qu’on le dit, en tout cas, la politique du pire en Irak sert très largement Israël :

elle justifie le côté « barbare » de toute résistance arabe, elle empêche le relèvement d’un Irak stable et indépendant. Pour finir, des troubles avec la Syrie ou même l’Iran pourraient parasiter ces adversaires rhétoriques de l’Etat hébreu.

 

3. La Mésopotamie, nœud des rivalités impériales

 

Reste que si nous passons de l’analyse régionale à l’analyse mondiale, la question irakienne est encore davantage condamnée à occuper le devant de la scène.

Avec les plus grosses réserves de pétrole du monde après l’Arabie,

l’Irak ne peut qu’intéresser les gros consommateurs de pétrole brut.

 Enorme consommateur mondial militariste les USA sont logiquement les plus impliqués en Irak.

Davantage ravitaillée par l’Algérie ou la Russie, divisée politiquement l’Europe est logiquement en position de retrait, mais cela ne saurait être le cas de la Chine dans quelques années.

Sur la question irakienne, la Chine Populaire a été d’une prudence proportionnelle avec le rapport de force.

Il était en effet plus facile de soutenir la Corée du Nord que de sauver l’Irak. Mais dans la décennie à venir la Chine Populaire sera dans la situation actuelle des USA : réserves de pétroles sur le territoire national , mais consommation bien supérieure.


Pékin a déjà signé des accords pétroliers faramineux avec l’Iran et la Russie, de même la Chine a toujours entretenu de très bonnes relations avec le Pakistan.

Dans une perspective de hausses de la consommation et de raréfaction lente des réserves mondiales, l’empire chinois en gestation ne peut raisonnablement laisser le chaos ou l’impérialisme américain s’installer en Irak.


Des risques de conflits directs ou indirects entre les deux empires du XXI°s ne manquent pas : conflit stratégique entre le Japon (et les USA) et la Chine, surenchère autour de la Corée du Nord, réunification ratée avec Taiwan, etc.

Les points de rupture sont connus, mais il y a fort à parier pour que la question énergétique se cristallise, comme toujours, au Proche-Orient. Un axe sino-iranien avec la bienveillance pakistanaise pourrait contribuer à blackbouler l’axe américano-sunnite , définitivement rompu depuis le 11 septembre et l’invasion ratée de l’Irak.

Conclusion : de l’impasse à l’abîme

 

De plus en plus de voix officielles aux Etats-Unis pronostiquent un retrait partiel de quelque 30 000 soldats courant 2006. Cette décision sera-t-elle appliquée ? Est-ce un nouveau rideau de fumée de G. Bush destiné à tromper une fois de plus son opinion ? Une augmentation du nombre de soldat (160 000 hommes) est même annoncée pour fin 2005.


Reste que cette nécessité de limiter les pertes et le coût financier traduit la faillite de l’intervention de 2003. En abattant le dernier régime arabe stable et à même de rivaliser à la fois avec la théocratie iranienne et le féodalisme saoudien, les Etats-Unis ont joué à quitte ou double : soit ils recréaient des provinces « romaines » associées au centre impérial et fidèles politiquement , soit, ils laissaient les Iraniens et leurs alliés chinois avancer vers Bagdad. De même ils ont définitivement ligué contre eux les pires ennemis des Chiites, à savoir les réseaux wahhabites terroristes.

 


Au jour d’aujourd’hui le nombre des attaques contre les Américains se sont stabilisées à environ 65 par jour, mais les responsables du Pentagone sont les premiers à reconnaître le perfectionnement constant de ces attaques à l’explosif plus ou moins imparables...


La seule issue aurait été dès 2004 de mettre l’occupation au service de la population et d’éviter ainsi la généralisation des violences de droit commun et autres gangs prospérant sur la liquidation de l’Etat. Forcé de tolérer des milices kurdes (au risque de déstabiliser la Turquie) et des groupes chiites (au risque d’épargner le nucléaire iranien) pour subir au mieux la résistance irakienne, la politique de Bush est plus que jamais dans une impasse stratégique et politique. Impasse qui pourrait se transformer en désastre si d’aventure Bush attaque l’Iran.

 


En voulant garantir l’approvisionnement en brut de demain, les Oligarques américains ont définitivement achevé de déstabiliser le deal néo-colonial qui gérait la région depuis les années 50. Le chaos irakien n’arrange qu’à très court terme les intérêts impérialistes dans la région.

01.12.2006

MOYEN ORIENT VISITE DE L'EMIR DU KOWEIT

 

 Alos que la candidate du PS prend contact avec les autorités Libanaises ,palestiniennes et Israëliennes, Le Président CHIRAC recevait l'Emir Al JABER du KOWEIT.

 Ce petit Pays par la taille mais grand par l'influence dànt il peut jouer dans cette région du monde a conservé une dette à l'égard de la FRANCE  pour  sa participation à la LIBERATION de son sol.

 Malgré la présence de l'Armada des USA, ce Pays conserve le souvenir de ce qu'a fait notre pays pour sa libération et ceci explique sans doute le Choix de son Altesse L'émir du KOWEIT de choisir la FRANCE comme première destination de sa visite en EUROPE.

 Les conséquences de la Guerre que vient de connaître le LIBAN s'inscrivent dans un processus plus complexe et plus régional où la place de l'IRAN est fondamental.

 Cette visite a été l'occasion d'échanger sur tous le sujets qui feront ou poseront problèmes au cours des prochains mois.

 ci desouus la synthèse de ces échanges publiés sur le site de la présidence:

 

Compte rendu du Porte-parole



Palais de l'Élysée, jeudi 30 novembre 2006.



Le Président de la République a reçu son Altesse Cheikh Sabah Al Ahmed Al Jaber AL SABAH, Émir de l'État du Koweït, à l'occasion de sa première visite officielle en France.

Le Président de la République a remercié l'Émir de consacrer à la France sa première visite en Europe. Il s'est félicité du dynamisme nouveau des relations traditionnellement excellentes entre le Koweït et la France, et il a souligné que la signature des deux accords dans le domaine de la coopération militaire et de défense symbolisait cette nouvelle orientation, conforme à l'amitié entre nos deux pays.

Le Président de la République a vivement remercié l'Émir pour le geste consenti à l'égard du Département des Arts islamiques du Louvre et de l'Institut du Monde Arabe. "Par ces gestes, a dit le Président, le Koweït marque son engagement en faveur du dialogue des cultures et des civilisations si important de nos jours".
Le Président de la République a, enfin, souligné le succès de l'exposition "Trésors du monde" qui avait été présentée au Louvre grâce au Koweït.

L'entretien a également permis un tour d'horizon sur les questions internationales, qui a marqué une très grande convergence de vues entre le Koweït et la France, en particulier sur le Proche et Moyen-Orient.

S'agissant du Liban, le Président de la République a remercié l'Émir pour son soutien au Liban et lui a présenté le projet de conférence "Paris III" destiné à apporter un appui durable à la reconstruction du Liban. Il a émis l'espoir que la situation au Liban s'inscrive dans l'esprit du dialogue national.

En ce qui concerne la question israélo-palestinienne, le Président de la République a rappelé le soutien de la France au Président Mahmoud ABBAS, qui incarnait le choix de la paix par le peuple palestinien.

Le Président de la République et l'Émir ont également évoqué l'Irak. Le Président de la République a rappelé l'importance d'une politique visant la réconciliation nationale et la préservation de l'unité du pays.

S'agissant de l'Iran, le Président de la République a exposé à l'Émir les efforts de la France, avec le groupe des Six, au sein du Conseil de sécurité et de l'AIEA, pour amener l'Iran à donner les garanties nécessaires sur ses activités nucléaires.

Enfin, l'entretien a permis un échange de vues sur l'Afrique, en particulier sur la crise du Darfour et ses répercussions humanitaires et régionales.

30.11.2006

présidentielles 2007 liban et moyen orient

 

 reprise d'une note publiée le 25  08 2006 sur ce blog. la présence future de Ségolène ROYAL au LIBAN en PALESTINE et en ISRAËL reposera la suite des questions qui n'ont toujours pas de réponse.

 si l'action diplomatique française a semble t il eu quelques effets, ces derniers ressemblent plus aux effets de manche des avocats dans les salles des palais de justice.

 comme nous l'écrivions les USA après avoir gagné du temps sont parvenus à leurs objectifs même si la France a du là encore avec le reste de l'Europe avaler de grosses couleuvres.

la situation est conforme aux souhaits des USA et au stade minimum imposé par ISRAËL. mais qu'advient il du plan de pAIX?

 Le gouvernement ISRAËLIEN s'y oppose et le gouvernement des USA ne le place plus dans ses priorités  tant que la crise avec l'IRAN n'aura pas de solution.

 Que deviennent les Européens qui ont engagé leurs forces insuffisantes au LIBAN? que feront ces forces devant des provocations mêmes ISRAËLIENNES comme nous l'avons constaté depuis plusieurs semaines? Rien comme toujours mais avec le risque énorme d'avoir à gérer une situation non seulment prévisible mais annoncée par tous ceux qui savent.

 

 

LIBAN PREMIERE MANCHE VICTOIRE DIPLOMATIQUE DE LA FRANCE MAIS APRES??


Le Gouvernement Français pour des raisons d'éthiques et de liens avec le LIBAN depuis 1923 et sans doute depuis le 11° siècle, a finement joué dans la première manche. les assurances prises tant auprès d'ISRAËL que du gouvernement Libanais (y compris le hezbollah) donnent bon espoir qu'une reprise des combats n'ait pas lieu au sud Liban.
la force (très insuffisante) qui sera déployée, permettra avec du temps de parvenir aux objectifs de la résolution 1701, mais cela est insuffisant dans la démarche Française qui veut depuis des années un réglement global de la crise israëlo Palestinienne.(position non partagée par l'administration Us actuelle contrairement à celle de CLINTON durant des années)


sans la création d'urgence de cet Etat Palestinien, aucune paix n'est durable dans cette région.
Notre volonté sera t elle suffisante pour enfin parvenir à cette étape qui est la seule solution viable pour parvenir à un équilibre porteur de paix.


Cette force, elle même appuyée par des moyens anti aériens interdira de fait les représailles possibles de l'armée de l'ait israëlienne. Ce pays dont nous défendons l'existence et la survie depuis sa création, n'est viable qu'avec la création de l'état Palestinien dont l'intégrité devra être garanti à l'égal des protections des frontières Israêliennes.(cela suppose l'évacuation de tous les territoires et l'abandon de toutes les colonies implantées en cis Jordanie)


  Ceci a toujours été la position de notre Pays et cela est tout à son Honneur depuis le général DE GAULLE.
Comme je l'ai expliqué sur ce blog, une fenêtre existe pour y parvenir sans doute pour la première fois depuis des dizaines d'années.


La détermination de la France mettra sans doute en marche un processus irreversible qui permettra d'atteindre cet objectif équitable et équilibré pour toutes les populations de cette région.


       Cette première étape réalisée, la paix ne sera possible qu'avec la reconstruction d'une économie de suffisance dans tous ces pays. la complémentarité des compétences entre Israëliens et Palestiniens est l'objectif ultime à viser pour interdire toute reprise d'affrontement, mais nous ne sommes qu'au tout début des prémices d'une résolution, le chemin est encore long et nous sommes au moyent orient où tout est possible.

 


       La seconde manche que nous pressentons tous avec la différend IRANIEN, compliquera inévitablement ce qui se passera aux frontières israêlo-libanaises.


           Si la sitation imposait aux USA d'agir préventivement à l'égard des centres nucléaires IRANIENS, il est incontestable que pour que cela puisse se faire que le contrôle de toute la zone du détroit d'ORMUZ devient un préalable opérationnel INCONTOURNABLE à ce type d'action.


             Eviter des représailles IRANIENNES est une évidence dans l'analyse d'un théatre opérationnel, et je vous rassure toutes les planfications existent depuis la guerre IRAKO IRANIENNE dont tous les pays occidentaux étaient parti prenante comme conseillers auprès de l'armée IRAKIENNE elle même entièrement financée par les Pays du golfe.(vous ne pouvez l'ignorer)

présidentielles 2007 place de l'OTAN

Conférence de presse du Président de la REPUBLIQUE

 

Conférence de presse de M. Jacques Chirac,

 Président de la République, à l'issue

 du sommet de l'OTAN.

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Ecouter la conférence de presse podcast

Riga - Lettonie, mercredi 29 novembre 2006



LE PRESIDENT – À l'issue de ce sommet, je voudrais tout d'abord exprimer toute ma reconnaissance à la Présidente, Mme Vaira VIKE-FREIBERGA et aux autorités lettones qui l'ont organisé avec beaucoup de gentillesse et beaucoup d'efficacité. Une belle organisation à tout point de vue. Chacun, à la fin du sommet, a remercié la Lettonie, qui l'avait bien mérité. Elle a donné une belle image de la capacité d'hospitalité et de l'efficacité de la Lettonie.

Après Prague, le sommet de Riga symbolise le nouveau visage de notre continent, libéré des divisions d'hier. Il donne aussi l'image de l'attachement de tous à l'alliance militaire entre l'Europe et l'Amérique du Nord, alliance qui est la garantie de notre sécurité depuis maintenant 50 ans.

Le dîner d'hier soir, a été consacré principalement aux opérations de l'OTAN, en l'Afghanistan et au Kosovo. S'agissant de l'Afghanistan, j'ai noté la détermination de tous à réussir la mission qui a été assumée et engagée. J'ai plaidé, pour ma part, pour l'insertion de l'action de l'OTAN dans une stratégie globale, dans un processus politique organisé et qui associe tous les acteurs. Je pense en effet qu'il était nécessaire de bien marquer que ce n'est pas seulement un problème militaire, ce n'est pas seulement un problème économique et social. C'est, à la fois, un problème militaire, de sécurité et de développement.

Par ailleurs, et dans cet esprit, j'ai proposé la création d'un groupe de contact de la même nature que celui qui existe sur le Kosovo. Cette proposition a été retenue et mandat a été donné au Secrétaire général de l'OTAN de la mettre en œuvre. J'ai fait part aussi de notre volonté d'adapter notre dispositif militaire, à effectifs constants, bien entendu, aux besoins de l'OTAN et aux besoins des Afghans, notamment dans le domaine de la formation.

Sur le Kosovo, un accord général s'est dégagé rapidement sur le maintien du dispositif de l'OTAN pendant la phase sensible, très sensible, de la négociation sur le statut que mène M. AHTISSARI. J'ai relevé que la priorité opérationnelle de l'Union est la mise en place de la mission civile qui sera la plus importante jamais conduite par L'Union européenne.

Sur les travaux de ce matin, nous avons essentiellement parlé de la transformation de l'Alliance. La France soutient ce processus d'adaptation militaire qui a été engagé au Sommet de Prague en 2002. Dans ce contexte, je me suis réjoui de voir la force de réaction de l'OTAN, la NRF, à laquelle la France participe depuis l'origine, déclarée dorénavant opérationnelle. Sur le plan politique, j'ai rappelé, d'une part, notre volonté de construire une relation forte entre l'Alliance et la Russie, d'autre part, la nécessite de prendre en compte le rôle croissant de l'Union au service de la paix. Je vous rappelle que l'Union européenne est engagée dans les Balkans, en Afrique et au Liban.

S'agissant des partenariats avec les tiers qui ont été évoqués, nous sommes convenus, sans remettre en cause la spécificité du lien entre nord-américains et européens, de mieux associer, au cas par cas, les Etats qui sont prêts à s'engager sur le terrain avec nous.

J'ai enfin marqué, et c'est une position constante de la France, que les Nations Unies doivent rester la seule enceinte politique à vocation universelle. Voila le résumé de nos discussions d'hier et d'aujourd'hui.

QUESTION – Monsieur le Président, hier, M. BUSH a parlé de l'élargissement de l'OTAN, à de nouveaux membres. Vous n'avez pas mentionné quelle était votre position par rapport à ce sujet ? Notamment envers la Géorgie. Est-ce que votre pays va appuyer son adhésion ? Pensez-vous qu'il existe un espoir réel pour la Géorgie ?

LE PRESIDENT – Il y a des procédures qui sont actuellement engagées et qui intéressent plusieurs pays, notamment la Croatie, la Macédoine et l'Albanie. La France s'y associe pleinement. Pour ce qui concerne d'autres pays qui ont manifesté des intentions, nous en sommes, en ce moment, à la période du dialogue. C'est vrai pour l'Ukraine et pour la Géorgie. Il n'y a aucune espèce de décision prise dans ce domaine.

QUESTION – Monsieur le Président, toujours au sujet de l'élargissement. Vous avez discuté de la Croatie, de la Macédoine et de l'Albanie. Qu'en est-il de votre décision ? Le ministre des Affaires Etrangères slovène hier a déclaré que certains pays étaient pour une séparation de la Croatie du reste de la Charte adriatique, cela est-il vrai et si cela est vrai, qui ?

LE PRESIDENT – Ces trois pays sont dans un processus, qui ira, sans aucun doute, jusqu'au bout. Nous n'avons pas évoqué particulièrement ce problème.

QUESTION – Je voudrais vous demander si vous avez discuté avec vos partenaires de la question de l'Irak et de l'initiative européenne au Proche Orient ? Une deuxième question : qu'en est-il de votre candidature pour les prochaines élections ?

LE PRESIDENT – Nous n'avons pas évoqué le problème de l'Irak, qui n'avait pas à être évoqué dans ce contexte. Par conséquent je ne peux pas vous donner de précisions à ce sujet.

QUESTION – Vous souhaitez sans doute, à juste titre, une implication des pays voisins de l'Afghanistan pour essayer de stabiliser ce pays. Or parmi ces pays voisins, il y a l'Iran. Que dit le Président BUSH là-dessus ? Y-a-t-il un débat ? Accepterait-il que l'Iran joue un rôle constructif ?

LE PRESIDENT – Le Président BUSH n'a fait aucun commentaire sur ce problème qui n'est pas à l'ordre du jour et qui n'a pas été évoqué.

QUESTION – Monsieur le Président, d'abord joyeux anniversaire !

LE PRESIDENT – Merci, j'y suis sensible.

QUESTION – Avez-vous discuté des « caveat » sur les forces en Afghanistan ? Y a-t-il eu beaucoup d'offres supplémentaires de troupes ? Qu'en est-il pour la France ? Il paraît que la Serbie va entrer dans le partenariat pour la paix de l'OTAN. Je voudrais savoir quelle est l'opinion de la France à ce sujet ?

LE PRESIDENT – D'abord, quelles sont les décisions prises par la France en ce qui concerne sa participation ? J'ai évoqué, dans le cadre de notre participation, et des effectifs que nous avons en Afghanistan, un certain nombre d'améliorations, à effectifs constants. J'ai indiqué que nous déploierions à Kaboul deux hélicoptères de transport « Couguar ». Et que le détachement d'avions de combat basés à Douchanbe, qui aurait pu être interrompu, sera maintenu en 2007. J'ai fait part de la participation ponctuelle du groupe aéronaval à des misions d'appui aérien au profit de la FIAS ou de l'opération « Enduring Freedom ». J'ai indiqué qu'il y aurait renforcement de notre participation à la formation de l'armée afghane. Une cinquantaine d'instructeurs seront insérés dans les bataillons afghans. Enfin, j'ai évoqué la possibilité, au cas par cas, d'engager les unités françaises à l'extérieur de la zone de Kaboul. Voila ce qui a été proposé. J'ai cru comprendre que cela donnait satisfaction à nos partenaires.

Vous m'avez interrogé sur la Serbie : la Serbie connaît actuellement un problème qui est celui de son intégrité territoriale. Nous avons bien entendu soutenu sans réserve les efforts de M. AHTISSARI dans ce domaine. Nous l'appuierons autant que faire se peut. Je souhaite que l'on arrive à une solution qui permette de maintenir la paix et la stabilité tout en respectant l'intérêt des minorités, notamment les intérêts culturels ou religieux des minorités serbes dans cette région.

QUESTION – Le problème de la sécurité énergétique est dans l'agenda de l'OTAN. Quelle a été la discussion ? Dans certains rapports d'hier et avant-hier, on a évoqué même le chapitre 5 pour la sécurité énergétique. Est-ce que l'OTAN a un rôle dans cette question ? Peut-on parler de défense des voies maritimes et des oléoducs des régions d'Asie Centrale ?

LE PRESIDENT - La sécurité énergétique n'était pas à l'ordre du jour et n'avait pas à être à l'ordre du jour de l'OTAN. Nous n'en avons donc pas parlé.

QUESTION - Monsieur le Président, vous avez d'abord discuté avec le Président BUSH au téléphone, j'imagine ici aussi, de la Syrie et du Liban. Vous êtes très impliqué, Monsieur le Président, dans le dossier. Est-ce que les partenaires européens qui veulent parler à la Syrie font pression sur les Américains pour une reprise du dialogue avec la Syrie ? Deuxièmement, est-ce que le fait que le Hezbollah soit passé dans l'opposition vous inquiète ?

LE PRÉSIDENT – Tout d'abord, ne dites pas que tous les Européens souhaitent un dialogue avec la Syrie. J'ai toujours été partisan du dialogue en général, comme base des relations entre les peuples et entre les pays. Encore faut-il que ce dialogue puisse déboucher sur quelque chose, et se fonder, je dirais, sur l'honnêteté et sur l'engagement. Un dialogue, cela veut dire qu'on discute et qu'ensuite on exécute ce qui a été décidé en commun. Dans l'état actuel des choses, ce n'est pas tout à fait la caractéristique du dialogue qui a pu être amorcé entre deux pays européens et la Syrie. Je le déplore. Mais c'est ainsi. J'ai cru comprendre que la position du Président américain était tout à fait la même que celle de la France.

Sur la deuxième question, je souhaite que l'esprit du dialogue national se maintienne au Liban. C'est le meilleur garant de l'intégrité du Liban, de son indépendance, et surtout, de la paix et de la sécurité de tous les Libanais. Cette sécurité est fragile, en permanence. Et les Libanais, tous, quelles que soient leur origine, leur confession, ont droit à la sécurité. Ils ont droit à la paix. Tous les hommes politiques, ou les femmes politiques, qui ont une responsabilité quelconque au Liban, doivent avoir présent à l'esprit que leur première responsabilité, c'est de participer à la paix, c'est-à-dire, en aucun cas, de céder à l'agressivité, mais de céder à la cordialité. A cet égard, la France a exprimé le vœu que le Hezbollah, puisque vous l'évoquez, occupe toute sa place dans la vie politique libanaise. C'est une formation politique qui a un rôle important, notamment dans la communauté chiite, et qui doit occuper, tout à fait normalement, sa place. Une place, je le répète, de modération, comme toutes les autres formations politiques. Et une place permettant de conforter la sécurité.

La France a des relations d'amitié anciennes, vous le savez, avec le Liban, et notamment avec toutes les communautés du Liban, sans exception. Nous respectons le Liban, nous respectons toutes les communautés qui composent le Liban. Et nous voulons entretenir avec elle des relations constructives et positives dans un esprit de paix, de dialogue et de sécurité qui est ce qui est le plus nécessaire aujourd'hui à une population qui a été maltraitée, il faut bien le dire, par la vie depuis si longtemps et qui aspire, à juste titre, à l'unité, à la paix et à la sécurité.

QUESTION – Ségolène ROYAL, la candidate socialiste à la présidentielle, va se rendre dans les jours prochains au Proche-Orient. Je voulais savoir si vous pensiez que c'était une initiative heureuse et pensez-vous, vous-même, vous rendre dans cette région prochainement ?

LE PRÉSIDENT – J'ai effectivement appris que Mme ROYAL envisageait de se rendre au Proche-Orient, et notamment au Liban. Cette visite n'appelle pas de commentaire spécial de ma part. Ce que je veux dire simplement, c'est que pour tout élu de la Nation, et notamment pour tout Président de région, cela va de soi, mais pour tout élu, nos postes diplomatiques et consulaires ont pour vocation, pour mission, de veiller à la sécurité et au bon déroulement de ces visites. Il en sera de même pour tout élu qui participerait à des visites dans cette région ou dans d'autres. Ils sont, à ce titre, disponibles. Dans toute la mesure, où, vous ne l'ignorez pas, les contraintes qui pèsent actuellement sur nos postes, dans les régions difficiles, sont grandes. Il faut simplement adapter les choses. Nos postes sont à la disposition des élus responsables.

QUESTION – Votre voyage ?

LE PRÉSIDENT – Je n'ai pas de commentaires à faire, pour le moment, car je n'ai pas pris de décision.

QUESTION – Je viens du Pakistan. Monsieur le Président, avez-vous discuté d'autres options, en dehors de la situation de l'option militaire pour l'Afghanistan. Deuxième question, la France est-elle prête à engager davantage de troupes de combat en Afghanistan ? Et à votre avis, pendant combien de temps va-t-il falloir poursuivre cette mission en Afghanistan et pensez-vous que de notre vivant il sera possible d'avoir une solution ?

LE PRÉSIDENT – Tout d'abord, je ne pense que la solution soit exclusivement militaire. L'Afghanistan a fait des progrès non négligeables depuis quelques temps. C'est vrai sur le plan des droits de l'Homme et de la femme. C'est vrai sur le plan économique et social, et notamment dans le domaine de l'éducation et dans le domaine de la santé, de la santé publique. Malheureusement, l'Afghanistan reste l'un des pays les plus pauvres du monde qui a des besoins considérables, et qui est, il faut bien le dire, miné par une économie de la drogue, ce qui pose des problèmes à tout le monde. Mais, surtout à l'Afghanistan.

A partir de là, la solution militaire, nécessaire, n'est pas suffisante. La solution militaire, c'est essentiellement d'aborder les questions des moyens utiles à l'armée et à la police afghane pour pouvoir assumer de mieux en mieux ces responsabilités. Ce n'est pas suffisant. Ce qu'il faut, c'est également avoir une politique d'aide au développement. Et comme les deux sont en réalité mélées en Afghanistan, il faut bien comprendre que seule une coopération étroite entre les responsables de la sécurité et les responsables de l'aide au développement s'imposent. C'est la raison pour laquelle, je le répète, j'ai proposé la création, comme on l'avait fait au Kosovo, d'un groupe de contact qui nous permette d'avoir une meilleure harmonie dans l'action de développement et l'action de sécurité. Je le répète, cette décision a été retenue et approuvée. Le Secrétaire général va faire des propositions pour la création de ce groupe de contact.

Vous me demandez si la France a l'intention d'augmenter sa participation militaire ? Non. Nous avons une participation militaire qui est importante, de l'ordre de 1 100 hommes, essentiellement à Kaboul, puisque nous commandons la région de Kaboul. Sous la réserve de ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est-à-dire les aménagements dans le cadre de notre coopération militaire, que j'ai rappelés, nous n'avons pas l'intention d'augmenter nos effectifs.

QUESTION – Connaissant l'attitude du Président POUTINE vis-à-vis des ex républiques soviétiques, et en particulier de celles qui font partie de l'OTAN ou qui veulent en faire partie, est-ce qu'à votre avis c'était une bonne idée d'organiser un dîner avec Vladimir POUTINE, ici, à Riga. Deuxièmement, pourquoi ce dîner n'a-t-il pas eu lieu ?

LE PRÉSIDENT – Je suis probablement la dernière personne à qui vous puissiez poser cette question. Car je ne suis ni l'inspirateur, ni l'organisateur de cette initiative. Le Président POUTINE m'a fait savoir très gentiment, et j'y ai été sensible, qu'il souhaitait me féliciter pour mon anniversaire, et, à cette occasion, me rencontrer. Ce à quoi j'ai été, je le répète, sensible. Là-dessus, Mme FREIBERGA a évoqué la possibilité d'avoir un dîner. J'y serais allé volontiers. Je n'étais, je le répète, ni à l'origine, ni l'organisateur de cette affaire. Les contraintes de l'organisation du Sommet, les contraintes du côté letton et du côté russe ont rendu difficile l'organisation de ce dîner. Par conséquent, il n'aura pas lieu. Mais je voudrais qu'il soit clair que c'était un problème d'organisation entre les autorités lettones et les autorités russes. Le Président POUTINE m'a fait savoir qu'il me téléphonerait tout de suite après le déjeuner pour me fêter mon anniversaire.

QUESTION – Monsieur le Président, l'OTAN aurait l'intention d'étendre le partenariat avec les pays de l'Asie pacifique. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette politique et est-ce que vous ne croyez pas qu'il y aurait un risque de confrontation avec, par exemple, la Chine, puisque le groupe de Shanghai existe déjà dans la région ?

LE PRÉSIDENT – Il n'est pas question d'étendre. Comme je vous l'ai dit, l'OTAN est une structure militaire de défense entre l'Amérique du Nord et l'Europe. Dans certains cas, l'OTAN associe certains pays à sa contribution pour des opérations militaires, d'un commun accord. C'est ce qui se passe en Afghanistan. Mais il n'a jamais été question d'étendre l'OTAN à l'Asie, pas plus qu'ailleurs. Je le répète, l'OTAN ne peut fonctionner convenablement qu'en tant que structure militaire de défense entre les Etats-Unis, le Canada et l'Europe avec, le cas échéant, des accords particuliers avec tel ou tel pays, acceptés de part et d'autre.

QUESTION – Monsieur le Président, bon anniversaire encore une fois.

LE PRÉSIDENT – Merci.

QUESTION – Comment jugez-vous l'assistance de l'OTAN vis-à-vis des troupes de l'Unité africaine au Darfour ? En tant que journaliste égyptienne, permettez-moi de vous demander quelle est l'importance de la prochaine visite du Président MOUBARAK à Paris ?

LE PRÉSIDENT – Il n'y a pas de rapport entre l'action au Darfour et l'OTAN. Il y a un rapport éventuel, qui n'est pas encore précisé, entre l'action au Darfour et l'ONU, ce qui est tout à fait différent. L'ONU ayant proposé de prendre en charge la sécurité au Darfour et de se substituer, à ce titre, à l'AMIS, c'est-à-dire aux forces de l'Union africaine. Il y a eu des discussions complexes avec les Africains d'une part, avec le Président BECHIR, d'autre part. Un accord est en train de se dégager, où l'ONU apportera sa contribution aux opérations du Darfour, en soutien de l'Union africaine. Mais l'OTAN n'a naturellement rien à voir dans ces questions.

La deuxième question concernait le Président MOUBARAK. Je peux simplement vous dire qu'à l'occasion d'une exposition « les trésors engloutis d'Egypte », le Président MOUBARAK et son épouse viendront effectivement à Paris. C'est pour moi toujours un privilège, et un plaisir, de le recevoir. Un privilège, parce que nous avons des relations cordiales très anciennes et très amicales. Un privilège, parce que son jugement est toujours marqué au coin du bon sens. J'ai toujours plaisir à l'écouter.

QUESTION – Monsieur le Président, vous avez dit que la sécurité énergétique n'était pas à l'ordre du jour de la réunion. Mais partagez-vous la position du Secrétaire Général, selon laquelle l'OTAN doit s'intéresser à de nouvelles questions comme ce sujet ?

LE PRÉSIDENT – Je n'ai jamais été très partisan d'un élargissement de l'OTAN à des questions qui ne relèvent pas de sa vocation première. L'OTAN a vocation à assurer une sécurité militaire de défense entre les Américains, au sens large du terme, et les Européens. L'OTAN doit assumer en permanence les évolutions qui impliquent cette coopération et s'occuper de cela et pas d'autre chose.

QUESTION – Monsieur le Président, il y a une critique implicite au sein de l'Alliance à propos de l'Afghanistan qui consiste à dire que des pays comme la France et l'Allemagne occupent des propositions qui sont relativement calmes, alors que d'autres pays, comme les Etats-Unis, le Canada et les Britanniques sont dans des zones dangereuses. Que pensez-vous de cette critique ? Ensuite, le Président BUSH a dit hier que l'Article 5 du Traité de l'Atlantique nord s'appliquait aussi lorsque des forces de l'OTAN sont déployées sur le terrain. En d'autres termes, si les Britanniques estiment qu'ils sont en danger, ils devraient pouvoir faire appel à la solidarité de l'OTAN. Que pensez-vous de ces deux choses ?

LE PRÉSIDENT – Nous avons une organisation, l'OTAN, qui comporte un certain nombre de règles. Je ne suis pas pour la modification de ces règles générales. Je suis pour tenir compte des problèmes particuliers que la mise en œuvre de ces règles peut impliquer, notamment pour les autres. Et c'est dans cet esprit, qu'à la demande de l'OTAN, j'ai annoncé un certain nombre de mesures destinées à aménager les obligations françaises dans ce domaine. Je ne suis pas disposé à aller au-delà.

Je vous remercie.


PRESIDENTIELLES 2007 les relations avec les USA

 

 

Un exellent article sur le BLOG Voltaire.org

Certains se réjouissent de la perte d'influence du Georges W BUSH, mais savent ils que ceux là même qui l'ont mené au pouvoir sont aujourd'hui derrière les démocrates.

 Auraient ils changé de stratégie globale pour les USA? nous pouvons en douter, ce qui est bon pour les USA doit automatiquement l'être pour le reste du monde que ce soient les Républicains ou les Démocrates qui soient au pouvoir.

http://www.voltairenet.org/article144109.html

L’axe du naufrage


Les néo-conservateurs prêts à sacrifier les Républicains
par Jürgen Cain Külbel*

Ayant anticipé la défaite républicaine, les néoconservateurs et leurs sponsors avaient effectué un retournement d’alliance tactique, dénonçant la politique de l’amdinistration Bush dont ils étaient pourtant les inspirateurs et soutenant plus ou moins tacitement le camp démocrate.
 Leurs objectifs stratégiques restent toutefois les mêmes.
Jürgen Cain Külbel analyse cet ajustement politique opportuniste mais rappelle que quels que soient leurs alliés, les néoconservateurs sont lancés dans une fuite en avant.



24 novembre 2006


http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/focus400-16.jpg
David Frum, Kenneth Adelman et Richard Perle

Rien ne pouvait aller plus mal aux récentes élections du Congrès pour le président George W. Bush, guignol des seigneurs de l’extrême droite de l’Amérique, les « néoconservateurs ».

Son parti, qui s’est donné l’aura des puritains, est actuellement en train de récolter les fruits de ses actes aventureux tels que la situation en Irak, un deuxième Vietnam. Ce parti doit rendre compte de la corruption flagrante et des scandales spectaculaires du lobbyiste Abramoff et du gouverneur de l’Ohio, Bob Taft. Le parti de Bush a subi pour la , ainsi qu’à la Chambre des Représentants états-uniens.

En effet, sur le plan international il y a un tournant : le Président de l’État le plus puissant du monde, George W. Bush, est désormais considéré par les habitants du globe comme un « mauvais garçon ». Lui qui avait encore pompeusement présenté en 2002 Cuba, la Libye, la Syrie, l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord comme faisant partie de « l’Axe du mal », représente d’après un sondage téléphonique (commandé par le Guardian (Royaume-Uni) [1] conjointement avec le Toronto Star et La Presse (Canada), Reforma (Mexique) et Ha’aretz (Israël), un grand danger pour la paix mondiale, pratiquement au rang des grands terroristes comme Oussama Ben Laden. 87 % des sondés considèrent le très « virtuel » Ben Laden dangereux pour la paix mondiale, Bush récolte 75 % ! Bush est perçu par l’« opinion publique occidentale » comme plus dangereux que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad (69 %), et plus dangereux que le chef d’État nord-coréen Kim Jong Il ou le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah (65 %), méprisé par les « démocraties occidentales ».

Un sondage effectué par téléphone (commandé par la Commission européenne) entre le 8 et le 16 octobre 2003 dans les 15 États de l’Union européenne, avait alors déjà montré que 59 % des personnes interrogées, citoyens de l’UE, considéraient Israël comme le plus grand danger pour la paix mondiale. Le deuxième rang était allé à un « axe du mal » légèrement modifié, se composant de l’Iran, de la Corée du Nord et étonnamment des États-Unis avec 53 % ! [2]. Le Président de la Commission européenne de l’époque, Romano Prodi, ignora ce sondage significatif [3] suite aux critiques arrogantes d’Israël [4], car il savait que les résultats ne reflétaient pas « l’opinion » de la Commission européenne et n’auraient pas non plus d’influence sur sa politique au Proche-Orient. Ce sondage a été jeté aux oubliettes pour qu’Israël échappe à la stigmatisation. Mais une chose est incontestable : la réputation de l’administration états-unienne actuelle est tombée au plus bas.

L’économie états-unienne tourne le dos aux néoconservateurs.

La question cruciale que l’on se pose est de savoir où se dirigera dorénavant le navire de cette camarilla exaltée, de ces néoconservateurs qui voulaient dépouiller la planète et exporter la démocratie dans le monde sous prétexte de mener « la guerre contre le terrorisme », une guerre qui est en vérité « une guerre contre des sociétés et contre des communautés, une guerre qui a été élaborée cyniquement pour détruire entièrement des pays et des peuples » ? Cette « bande de monstres », comme l’a qualifiée en 2005 Youssef Aschkar, historien libanais et anthropologue, « un État dans l’État » [5] qui s’est imposé dans toutes les fonctions clés les plus élevées des États-Unis, dans la société, les médias, les associations religieuse, au sein du Pentagone et du département d’État auxquels il dicte ses plans et ses projets.

Un des ennuis pour l’entourage de Bush est le fait que les trusts et les fédérations industrielles et économiques ont déjà misé, fin octobre 2006, sur une victoire des démocrates et ils ont réexaminé leur relation avec l’establishment politique et diminué par précaution leurs dons financiers aux républicains de Bush. Le New York Times a rapporté que « les lobbyistes seraient déjà fortement occupés à recruter les futurs hommes politiques prometteurs dans les rangs des démocrates » [6] . Selon le journal, les dépenses pour les candidats républicains avaient diminué, entre le 1er et le 18 octobre, d’environ 11 % au profit des démocrates. C’est un changement comme on n’en avait pas vu depuis 1994. Même le trust d’armement Lockheed Martin qui fait parvenir 70 % de ses dons financiers aux républicains, a réduit au cours des premiers jours d’octobre ses dons au profit des démocrates ; ceux-ci ont reçu 60 % des dons de l’entreprise Lockheed Martin.

Ainsi, il n’est pas étonnant que quelques-uns des néoconservateurs qui avaient, en 2003, approuvé les justifications politiques de la campagne contre Saddam Hussein, aient déjà quitté (par précaution) début novembre 2006 le navire de guerre Bush, qui est en train de sombrer.
Richard Perle, le porte-parole le plus important de la guerre contre l’Irak, a déclaré hypocritement à la revue Vanity Fair, qu’« il n’aurait pas soutenu la guerre contre Saddam Hussein s’il avait su à quel point le gouvernement Bush la mènerait mal. Après tout c’est le Président qui est responsable de cette débâcle » [7]. Kenneth Adelman, conseiller politique en matière de sécurité du gouvernement, a même jugé que le gouvernement Bush s’est avéré être « d’une incompétence manifeste ; du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale ». David Frum, l’ancien auteur des discours de Bush, qui avait participé à la mise au point du discours sur « l’Axe du mal », a commencé à critiquer ouvertement l’ancien boss pour lequel il avait travaillé auparavant avec dévouement. Il a déclaré que : « Même si le Président a prononcé ses discours, il semble qu’il n’ait pas saisi le sens des mots ».

Norman Podhoretz (né en 1930), légende vivante du néoconservatisme, un des pères fondateurs de ce mouvement, ne veut absolument rien savoir de tout cela. Il affirme dans son article du mois de septembre dans le Commentary que la doctrine de Bush vivrait encore longtemps ; tout n’est qu’un malentendu, une appréciation incorrecte de la personne du Président. Le néo conservatisme vit ; même si de plus en plus de collaborateurs disparaissent dans la nature [8]. Podhoretz s’oppose à la critique selon laquelle la doctrine de Bush a mal fonctionné en Irak et lui oppose son argument fallacieux : « Au moins l’Irak a été libéré de l’un des plus mauvais tyrans du Proche-Orient ; trois élections ont été tenues ; une constitution raisonnable est adoptée ; un gouvernement y œuvre ; les citoyens jouissent des libertés, inexistantes auparavant. » Pourquoi ce constat positif de Podhoretz a-t-il alors conduit à un échec ? A ses yeux, la résistance en Irak n’est que le résultat du succès de la stratégie états-unienne. Si les résistants étaient convaincus que « la démocratisation a déjà échoué, pourquoi continueraient-ils à combattre si farouchement contre cette présence » ? En dépit de toutes les erreurs politiques et stratégiques de Bush, Norman Podhoretz, étrangement, continue à le soutenir dans son aventure irakienne. Podhoretz ne semble se rendre compte, ni de la perte du pouvoir des États-Unis, ni de la fatigue de l’armée, ni du désir de la population américaine de voir se retirer les soldats ; quant à la politique étrangère du gouvernement Bush, elle est en pleine déroute.

Le naufrage du Project for a New American Century.

Et pourtant cela va mal. Les cartons de déménagement commencent à se remplir au cinquième étage du 1150, 17th Street NV, Washington, DC. Pendant plus de neuf longues années, quelques dizaines de néoconservateurs fabulaient ici sur le Project for New American Century(PNAC). Ce très important think tank qui produisait en continu des « études » et des « documents stratégiques » ne fonctionne plus faute d’argent.

Mais le vrai problème est l’Irak. Le projet central du PNAC, la « transformation démocratique de la Mésopotamie », s’est développé dans une mauvaise direction et a conduit les théories de bureau des néoconservateurs jusqu’à l’absurde. La thèse consistant à imposer la démocratie en Irak par des militaires américains et à faire le pied de grue avec des hamburger et du Coca en attendant l’effet domino dû à l’attrait de la démocratie à l’américaine sur toute la région, s’est avérée être du vent.

Tout avait pourtant si bien commencé. Robert Kagan, un des maîtres à penser des néoconservateurs, avait créé PNAC, en 1997 dans l’ombre de la future administration Bush, en compagnie de William Kristol, un des néoconservateurs qui fabule le plus. Le projet envisageait le règne absolu des États-Unis d’Amérique sur les évènements mondiaux (la Pax Americana) dans un « nouveau siècle américain » et prévoyait un leadership des États-Unis d’Amérique sur le monde entier au moyen « d’un pouvoir militaire, d’un apport diplomatique et de la dévotion aux principes moraux ». Puisque « le monde multipolaire n’assure pas la paix, mais a toujours conduit à des guerres, le gouvernement des États-Unis devrait, capitaliser sur sa supériorité technologique et économique pour atteindre la supériorité incontestée par une intervention de tous les moyens – y compris militaire ». Au cas où la diplomatie s’avérerait infructueuse, « des actions militaires seront un moyen acceptable et même nécessaire ». Le PNAC souhaite la constitution de bases militaires mondiales et permanentes pour rendre les États-Unis inattaquable et voit leur pays, conformément à son auto-représentation, comme une « police mondiale » qui doit protéger le respect du droit et de la loi, dans un monde chaotique « hobbesien » dans lequel chacun se bat contre l’autre, bien évidemment sans aucune consultation avec les alliés, sans respect des organisations internationales, des accords ou autres obligations légales.

Les derniers soubresauts : la suprématie dans l’espace

Les étranges frimeurs despotiques du PNAC ne voulaient pas se satisfaire seulement de la Terre. Depuis des années, ils exigeaient le contrôle « des nouvelles sphères communautaires internationales, de l’espace et du monde virtuel » et la mise en place d’un nouveau genre militaire : les US Space Forces ayant pour mission de « contrôler l’espace, de le libérer ». Bush a dernièrement donné des assurances dans ce sens et a ainsi confirmé la thèse de Podhoretz selon laquelle sa doctrine est encore vivante et au service des néoconservateurs. Le 7 octobre 2006, vers 5 heures de l’après-midi, le gouvernement américain publiait, en fait en douce sur Internet, la nouvelle « National Space Policy » [9] approuvée par le président, dans laquelle Bush s’est hissé, pour ainsi dire, au rang de « dirigeant de l’univers » en proclamant comme politique officielle la domination de l’espace par les États-Unis. Washington s’opposera, selon la « doctrine de l’espace », à tous les futurs accords de contrôle des armements qui pourraient nuire à la liberté de mouvement des États-Unis dans l’espace. L’accès à l’espace devrait être bloqué aux nations qui ne se sont pas comportées conformément aux intérêts de Washington : « La liberté d’action dans l’espace est pour les États-Unis aussi importante que les actions dans l’air ou sur mer. Les États-Unis s’opposeront à l’élaboration de nouvelles conventions juridiques ou d’autres restrictions qui veulent empêcher ou limiter leur accès à ou à son utilisation »

Des experts y voient, de l’avis de Theresa Hitchens, la directrice du Center for Defense Information de Washington, une autre étape visant le développement des armes de l’espace. Cette politique ouvre « la porte un peu plus à une stratégie de guerre dans l’espace ». Pour pouvoir continuer la lutte contre le « mal », les Américains s’entraînent aujourd’hui déjà dans le contexte du projet « Star Wars ». Comme le rapportait, le 28 octobre 2006, le site d’information allemand Spiegel-Online, la force aérienne états-unienne expérimenterait déjà l’épée de lumière volante, « un Airborne Laser ou laser aéroporté qu’un jumbo-jet porterait dans son nez et qui devrait détruire les missiles atomiques balistiques qui pourraient être envoyées vers les USA par les « États voyous » ». Le général de division Henry « Trey » Obering exultait lors de la présentation du laser : « Je crois que nous développons les forces du bien pour frapper les forces du mal. Nous franchissons une grande étape pour donner au peuple américain sa première épée de lumière ». Et quelqu’un disait que plus personne n’écoute les néoconservateurs !

Victoire du Hezbollah sur les paladins de l’empire

L’Imperium Americanum est un fantasme qui susurre depuis des décennies dans le cerveau des néoconservateurs de droite. Cet Imperium n’a jamais été une réalité et ne le sera jamais même si Charles Krauthammer, chroniqueur du Washington Post et représentant médiatique de la clique des néoconservateurs la mieux pourvue d’argent, persiste à vouloir abandonner l’héritage constitutionnel des États-Unis et à s’autoproclamer pompeusement l’héritier de l’Empire Romain comme on pouvait le lire dans The Guardian en septembre 2002 : « Les gens (les États-uniens) sortent lentement de leur cachette et utilisent à nouveau le mot empire. Le fait est que dans l’histoire mondiale aucun pays depuis l’empire romain, n’était au niveau culturel, économique, technologique et militairement aussi dominant ». Krauthammer affirmait déjà en 1999 que « depuis que Rome a détruit Carthage aucune autre superpuissance n’a atteint une grandeur pareille à la nôtre ».

Il y a eu beaucoup d’empires, de royaumes depuis la nuit des temps. L’Ancien monde pouvait compter les royaumes des Égyptiens, des Hittites, des Israélites, des Assyriens, des Babyloniens, des Perses, des Macédoniens, des Romains, des Byzantins, des Sassanides, du Khalifat, des Croisés, de Saladin, des Mongols, des Ottomans et de l’époque coloniale européenne. L’Ancien monde savait que chaque empire, chaque Imperium n’était que de durée temporelle limitée et connaissait aussi les raisons de leur chute. L’empire de Rome est, par exemple, allé à sa fin à cause de sa dimension, des catastrophes naturelles, des inondations, des séismes, des embrasements, des ravages de guerre et à cause de la déraison, de l’indifférence et de la décadence de ses citoyens.

La volonté arrogante des États-uniens de développer un Imperium dédaignant les hommes, les pays et les cultures peut, aujourd’hui, non seulement être déclarée comme ayant pitoyablement échoué, mais pouvait être considérée dès le départ comme une tentative inepte avec des moyens ineptes. Les guerres contre l’Afghanistan et l’Irak coûtent cher aux États-Unis, en argent et en image sur le plan international. Malgré cela, le gouvernement Bush poursuit encore l’objectif d’imposer la « démocratie » du Maroc au Pakistan. Pour cela, il impose le projet géopolitique « Greater Middle East », élaboré justement par ces néoconservateurs purs et durs et qui prévoit une « destruction créative », voire des changements de gouvernement par la force. L’Irak devait être le précurseur de ce type de « démocratisation » mais, vu la situation périlleuse sur place, l’enthousiasme de Washington pour de nouvelles expériences belliqueuses a toutefois diminué rapidement. Bush a réagi globalement aux revendications qui s’amplifiaient pour l’abandon des interventions militaires brutales et il a promu Condoleezza Rice au poste de secrétaire d’État. Il a proclamé qu’elle continuera la « guerre globale contre le terrorisme » et qu’elle « mettra fin au conflit arabo-israélien » et qu’elle propagera « la démocratie au Moyen-Orient ».

Condoleezza Rice, cette dame à la main de fer dans un gant de velours, parlait précisément « des douleurs de l’enfantement d’un Nouveau Moyen-Orient » au moment où Israël, puissance atomique, a, cet été, couvert le Liban et sa population civile d’un tapis de bombes qui comprenait des armes proscrites par le droit international. Pur cynisme de la part de cette bête féroce à l’apparence très chic qui a ignoré de façon écœurante les massacres et le sang des enfants qui coulait là-bas à flot.

« La guerre contre le Liban a effectivement fait éclore un nouveau Moyen-Orient  » avait dit le Président syrien Bachar Assad dans sa déclaration de principe du 15 août. « Mais - avait-il poursuivi – ce n’est pas vraiment celui pour lequel les États-Unis et Israël ont si longtemps combattu. Les Arabes parlent sans réserve d’une réelle victoire militaire, et c’est la première fois au cours de leur histoire récente. Bien sûr ni les États-Unis ni Israël ne sont prêts à accepter cet évènement ». Une petite unité, le Hezbollah libanais, était effectivement parvenue à mettre à genoux Tsahal - une armée qu’on peut désigner à juste titre comme l’armée satellite des États-Unis - et à lui arracher une victoire historique. Comme avant lui les Grecs – à condition que Platon ait dit vrai – avaient vaincu, il y a plus de 9000 ans, le légendaire royaume d’Atlantide. A supposer que le philosophe grec Platon soit encore en vie à notre époque et qu’il ait suivi cet événement historique, il concevrait son récit d’Atlantide, écrit environ 400 ans avant notre ère dans les monologues de « Timée » et de « Critias », comme une répétition de l’histoire.
L’Atlantide surpuissante, avait conquis tous les pays du bassin méditerranéen et seulement l’Athènes des anciens pouvait s’opposer et forcer l’adversaire à la retraite « Il fut un temps, avant la grande destruction par les eaux, où la cité qui est aujourd’hui celle des Athéniens », disait jadis un prêtre égyptien au voyageur Solon, « était de toutes la meilleure dans la guerre et singulièrement la mieux policée à tous égards. Y furent accomplis les exploits les plus beaux, et il y eut les meilleures organisations politiques. En effet, les monuments écrits disent que votre cité détruisit jadis une immense puissance qui marchait insolemment sur l’Europe et l’Asie tout entières, venant d’un autre monde situé dans l’océan Atlantique. […] Or, un jour, cette puissance, réunissant toutes ses forces, entreprit d’asservir d’un seul coup votre pays, le nôtre et tous les peuples en deçà du détroit. Ce fut alors, Solon, que la puissance de votre cité fit éclater aux yeux du monde sa valeur et sa force. Comme elle l’emportait sur toutes les autres par le courage et tous les arts de la guerre, ce fut elle qui prit le commandement des Hellènes ; mais, réduite à ses seules forces par la défection des autres et mise ainsi dans la situation la plus critique, elle vainquit les envahisseurs, éleva un trophée, préserva de l’esclavage les peuples qui n’avaient pas encore été asservis, et rendit généreusement à la liberté tous ceux qui, comme nous, habitent à l’intérieur des colonnes d’Héraclès » . Mais, dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre effroyables et des cataclysmes. Dans l’espace « d’un seul jour et d’une nuit terribles toute votre armée fut engloutie d’un seul coup sur la terre et, de même, l’île Atlantide s’abîma dans la mer et disparut ». [10] Cette défaite militaire était une punition des dieux pour la convoitise du pouvoir et des richesses des habitants d’Atlantide. Zeus avait décidé d’en finir avec la décadence. Après cette digression, revenons à l’actualité qui nous préoccupe tant. Sans aucun doute c’est une bataille cruciale pour un « Nouveau Moyen-Orient » qui se livre au Liban. La question est de savoir qui le définira et à quel prix ? Dans ce « Nouveau Moyen-Orient » de résistance et d’autodétermination nationale la Syrie laïque et mi-socialiste occupera évidemment une position-clé.

Après la raclée infligée par le Hezbollah aux ennemis israéliens, la Secrétaire d’État américaine s’est rendue précipitamment au Caire, le 3 octobre 2006, à la conférence des six États membres du Gulf Cooperation Council (GCC), pour s’approcher du camp arabe et pour tenter, écrivait alors Rami Khouri, le rédacteur en chef du quotidien libanais Daily Star, « de commercialiser l’idée gentillette mais peu réaliste que Washington peut aider « les modérés » dans le monde arabe à œuvrer de concert contre les « extrémistes ». Une approche aussi naïve, montre – d’après Khouri –une méconnaissance de la tendance dominante dans l’Orient arabe, «  où l’opinion publique et quelques directions politiques se mobilisent maintenant activement pour opposer une résistance aux conceptions des États-Unis et d’Israël et affronter les amis arabes des USA et leurs hommes de paille ». Une nouvelle « Guerre froide » régionale serait actuellement en cours et les directions politiques pro-occidentales seraient confrontées à ces mouvements qui s’opposeraient aux objectifs de l’« Occident », objectifs imposés dans la région par les USA et Israël. Rappelons ici les exigences du Hezbollah et du Général Aoun et de son Mouvement patriotique libre, pour un nouveau dialogue national au Liban. La résistance de l’Orient arabe aux intérêts des hégémonistes américains, britanniques, français et israéliens a commencé et ne peut plus être arrêtée.

 Jürgen Cain Külbel
Ancien enquêteur de la police criminelle de RDA (1974-1988), Jürgen Cain Külbel est journaliste indépendant et écrivain.
Les articles de cet auteur http://www.voltairenet.org/auteur124048.html?lang=fr


Traduction Monica Hostettler

présidentielles 2007 les menaces à 30 ans

 

 

  


Prospective stratégique à 30 ans
 
Le secteur des Etudes de sécurité a mené un
 programme de relecture des hypothèses d'évolution
géo-stratégique à trente ans, qui fondent la
 prospective de défense française. Une série
de variables a été mise au point, privilégiant
certaines zones d'importance prioritaire,
l'évolution des formes conflictuelles, ou les facteurs
d'évolution internes à certaines sociétés.
 Les résultats de cette étude ont été intégrés
dans le "Plan prospectif à trente ans"
du Ministère de la Défense. Ont participé à
 ce programme Dominique David, Etienne
de Durand, et des chercheurs du Centre Asie Ifri.
Ce programme emprunte aujourd'hui également
la forme de travaux typologiques sur les conflits.
 L'objectif est ainsi d'élaborer une typologie
des conflits contemporains, d'intérêts à la fois
 académique et opérationnel pour pouvoir
mieux orienter les stratégies correspondantes.
Formes d'affrontement non-classiques
Dans un monde où la répartition de puissance
 se fait de plus en plus inégale, et où l'évolution
 technologique diffuse largement les capacités
de nuire, les formes asymétriques de
l'affrontement international ont toutes chances
de devenir centrales.

En 2002, le département des Etudes de sécurité 
 a ainsi mené une recherche sur les formes
 asymétriques de conflit et le terrorisme,
cherchant
 à cerner la spécificité de ces notions, ainsi que
les principales parades imaginables, à long ou à
 court terme. Responsables du programme
: Dominique David, Etienne de Durand; coordination:
 Thomas Gomart.

Stabilisation et

 reconstruction

 

L’implication des Occidentaux dans des interventions

 complexes de stabilisation et de reconstruction est devenue

 inévitable.

Cependant, ces pratiques ne se sont pas

 accompagnées d’une réflexion critique et opérationnelle

 suffisante sur leurs modalités.

 

 Entre la conviction pacifiste

que la violence ne peut lutter contre la violence, le réalisme

sceptique conduisant à repousser toute intervention –

directe –

dans des situations complexes, ou la perception

de l’usage de la force comme solution systématique dès

 lors que les enjeux sont jugés importants, le débat sur le

 recours à la force pour stabiliser et reconstruire reste

 fragmenté.

 

 Améliorer l’efficacité de la force et mieux

encadrer son usage appelle de nouveaux travaux sur les

articulations entre logiques politique, militaire et humanitaire.

 

Ce troisième programme de recherche tente donc de

 croiser les approches spécifiques au « monde de la paix »

 

 (peace studies et acteurs tels que l’ONU, ses agences ou

 les ONG) et au « monde de la guerre » (war studies et

 acteurs militaires).

 

 A partir d’études de cas spécifiques,

 par exemple sur la réforme du secteur de sécurité

(armée et forces de police) en Sierra Léone, il s’agit

 enfin de prendre en compte les contraintes matérielles

et politiques qui pèsent sur les intervenants, ainsi que

les logiques spécifiques à chaque espace en guerre.

 

 

 

Manifestations du programme
18/09/2006 -
 Après la guerre : le Moyen-Orient en recomposition ?
Conférence avec Thierry de Montbrial,
 directeur général, Ifri ; Denis Bauchard,
conseiller, Maghreb/Moyen-Orient, Ifri ;
 Etienne de Durand, responsable des
 études de sécurité, Ifri ; Dominique Moïsi,
 conseiller spécial, Ifri et Dorothée Schmid,
chargée de recherche, Ifri.
12/06/2006 - Au sol et au loin ?  L'emploi de la force dans les crises d'aujourd'hui
Conférence du général d'Armée
 Bernard Thorette, chef d'État Major de l'Armée de Terre,
présidée par Dominique David, directeur exécutif de l'Ifri
10/05/2006 -
au CERI et Louis Gautier, conseiller maître
 à la Cour des comptes, ancien conseiller de
 Lionel Jospin pour les questions de défense
17/10/2005 -
 L'ONU et les nouveaux défis de la sécurité internationale
La conférence sur l'ONU organisée par
 l'Ifri en collaboration avec l'Ambassade de la Suède en France. Avec la participation de : Hans Blix, Michel Camdessus,
 Gareth Evans, Jean-Marie Guéhenno et
 Thierry de Montbrial.
17/02/2005 -
 Cycle "Observation et théorie des
 relations internationales" dirigé par
Thierry de Montbrial et co-organisé
avec le CNAM
Toutes les manifestations du programme
Publications du programme
16/11/2006 -
 Les photos du « caporal stratégique ». Comment les nouveaux médias changent la guerre

Thomas Rid, novembre 2006

(version complète d'un article plus court

publié, en allemand, dans le quotidien

 Der Tagesspiegel

11/09/2006 -
 La triple rupture du 11 septembre
Marc Hecker, Libération, 11 septembre 2006.
14/08/2006 -
 Le piège de l'interposition
Etienne de Durand, Le Figaro, 14 août 2006.
27/06/2006 -
23/06/2006 -
 Hecker, Paul Presset,
Paris, L'Harmattan, 2006, 266 p.
Toutes les publications du programme

présidentielles 2007 les choix des candidats en matière de politique étrangére

 

GEOPOLITIQUE
 Nos futurs candidats devront très vite faire preuve non seulement de leurs connaissances en matière international mais surtout de leurs convictions et ainsi annoncer de manière très lisible leur positionnement sur les grands dossiers du monde.
 Notre Monde est de plus en plus dangereux comme à chaque fois qu'une situation d'équilibre
 céde la place à un nouvel ordre mondial.
 nous traversons cette phase depuis 1989 et le monde en pleine mutation n'a pas encore trouvé de point d'équilibre,
condition du déclenchement de nombreux conflits à ce jour mal prévisibles.
 Le président de notre Pays est par définition le garant de l'unité Nationale et de la  Défense
tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières.
La candidate du PS Ségolène ROYAL se rendra ces jours prochains au LIBAN, en PALESTINE et en ISRAËL.
Elle sera dans l'obligation de se postionner sur l'avenir de cette région du moyen orient sans oublier que ce n'est qu'une part très minime d'un ensemble beaucoup plus complexe qui intégre l'IRAN ,donc la SYRIE, et l'ensemble des Pays qui résultent de l'éclatement de l'ex EMPIRE OTTOMAN en 1919.
Son positionnement sur les recherches du Nucléaire civil en IRAN l'enferme déjà sur une seule thèse et nier l'impact de cette grande puissance historique n'est sans doute pas la méthode Diplomatique la plus fine.
L'IRAN jouera son rôle Historique dans cette région du monde  l'ignorer ou vouloir limiter sa nécessaire implication dans le réglement des affaires locales c'est prendre le parti des positions de l'administration actuelle des USA  .
 Est ce bon choix, en diplomatie les Romains disaient déjà que " la main droite doit toujours ignorer ce que pourra faire la main gauche"
ci joints quelques sites de géo politique qui permettent de se faire une idée personnelle sur l'évolution du monde.

28.11.2006

PRESIDENTIELLES 2007 comment aider l'AFRIQUE?

La campagne est lancée depuis des mois maintenant. un thème semble faireconsenssus, c'est l'AFRIQUE.

Tous les candidats admettent que pour stabiliser les populations et endiguer les flux migratoires il n'y a qu'une seule solution le développement économique de ce continent.

 Qualifé de CO-DEVELOPPEMENT pour élilminer toute notion de colonialisme ou de néo colonialisme, il est parfois interressant de demander aux élites de ce continent la manière dont ils envisagent eux la situation et l'avenir de leur continent.

 l'actuel Président du SENEGAL en donnait une vision très pertinente et demande de ne pas voir l'AFRIQUE avec les grosses lunettes des Occidentaux.

 

http://www.african-geopolitics.org/home_french.htm

Abdoulaye Wade*

 

 

L’AFRIQUE,  PARIA  OU  PARTENAIRE ?

 

 

Entretien avec Charles Zorgbibe**

 

 

Charles Zorgbibe Le « Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique » (Nepad), dont vous êtes l’un des « pères », affirme haut et fort  « la  nouvelle volonté politique des dirigeants africains ». Faut-il faire la part de la rhétorique, voire du verbalisme africain ? J’entends le chœur des sceptiques : encore un plan pour l’Afrique ! De tels plans ont été nombreux dans le passé. Pour quels résultats ?

 

Abdoulaye Wade – C’est une objection classique. La réalité nouvelle, c’est que le Nepad a pour auteurs des chefs d’État. Ce plan provient de la fusion du plan Omega, que j’avais conçu, et du Millenium, dont les initiateurs étaient les présidents Obasanjo du Nigeria, et Mbeki d’Afrique du Sud, auxquels s’étaient joints Bouteflika d’Algérie et Moubarak d’Égypte. Deux initiatives simultanées, dues à des chefs d’État, et non à des experts ou à la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique.

Les plans précédents étaient faits pour être rangés dans des tiroirs. Ils n’ont même pas connu de tentative d’exécution, même pas un infime commencement d’exécution ! Cette fois, le plan est rédigé par ceux qui décident. En toute connaissance de leurs dossiers, des chefs d’État  africains proposent une association au secteur privé et au secteur public étrangers.

 

C. Z. Lors de votre visite officielle en France, au printemps dernier, vous sembliez exclure la fusion des deux plans…

 

A. W. – Dans leur esprit, les deux plans étaient loin d’être identiques. Mon plan Omega était rigoureux, d’une rigueur presque arithmétique dans ses objectifs et pragmatique par sa méthode. Le plan de « renaissance de l’Afrique pour le millénaire » était empreint du romantisme de Thabo Mbeki, au sortir du combat contre l’apartheid, et d’Olusejun Obasanjo, qui a mis fin à une lourde série de dictatures au Nigeria.

Mais nous ne pouvions nous présenter désunis face à la communauté internationale. Nous devions parler d’une seule voix. La synthèse a été réalisée, après 48 heures d’intenses discussions, à Pretoria, les 2 et 3 juillet 2001.

 

C. Z. Vous mettez l’accent sur la nature non pas inter-étatique, mais inter-régions du plan.

 

A. W. – Notre base opérationnelle est la grande région africaine. Dès la réunion constitutive de l’Organisation de l’unité africaine, à Addis-Abeba en 1963, Senghor avait distingué cinq grandes régions : les Afriques du Nord, de l’Ouest et de l’Est, les Afriques centrale et australe.

Ce découpage nous donne des bases beaucoup plus larges. Comment un petit État africain, parfois de la surface de deux départements français, pourrait nouer des relations avec l’une de ces entreprises multinationales atteintes de gigantisme ?

 

C. Z. Quelles sont les priorités du Nepad ?

 

A. W. – Jusqu’ici, en Afrique, tout était prioritaire ! Cette fois, il nous fallait faire des choix, à même de nous mettre en situation de compétition.

Bien entendu, le grand problème est d’obtenir les financements nécessaires. La Libye a réalisé de grands travaux sur son sol, car l’argent était là.

Nos priorités doivent être définies. D’abord, les infrastructures. Puis l’éducation, la formation. C’est fondamental : le Japon, Taïwan, la Corée, Singapour l’ont prouvé. Le premier ministre du Japon me disait récemment : « Nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons des hommes et des femmes bien formés. » Les présidents de Corée ou de Taïwan s’expriment de la même manière. Tous ces pays ont émergé grâce à leur système d’éducation et de formation.

Il y a deux ans, lorsque je suis arrivé aux affaires, j’ai eu des difficultés à imposer ces vues. Je voulais donner une aide financière à tous les étudiants sénégalais. On m’a dit : vous aussi, vous voulez faire du « social » ; vous le libéral, vous voulez mettre vos pas dans ceux des socialistes sénégalais ! J’ai répondu que donner une bourse à un étudiant sénégalais, c’était faire un investissement !

 

C.Z. Reprenons la liste des priorités du Nepad…

 

A. W. – La santé, de toute évidence. Et d’abord  la prévention, qui est plus importante que la « cure » et qui nous permet de dépenser moins. Dès mon accession au pouvoir, j’ai rebaptisé le ministère concerné en « ministère de la santé et de la prévention ».

Puis les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ici, la Tunisie est le pays le plus avancé d’Afrique.

Enfin, l’environnement. Je n’insisterai pas sur la désertification : le désert gagne chaque année.

 

C. Z. Le voyageur peut le constater en faisant, à quelques années de distance, le trajet Dakar-Saint-Louis.

 

A. W. – Hélas ! Mais nos côtes aussi s’effritent, que ce soit au Sénégal, en Mauritanie, au Maroc. Pour juguler l’avancée de la mer, il nous faut un à deux millions de francs CFA – de 1 500 à 3 000 euros, par mètre de rivage !

 

C. Z. Mais pourquoi ce mot d’ordre d’ « accès au marché des pays développés », scandé par le Nepad ?

 

A. W. – Parce que, pour nous équiper, il nous faut exporter. L’agriculture aurait pu permettre des productions annuelles sûres. Nous avons un marché virtuel dans le monde développé : les amateurs de produits bio. Mais nous ne pouvons pas concurrencer les produits européens, qui sont subventionnés. De plus, ils viennent parfois nous concurrencer chez nous. Le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Mike Moore, vient de faire un aveu extraordinaire, lors d’une réunion à Nairobi : « Si l’Occident supprimait les subventions à ses agriculteurs, l’Afrique gagnerait en recettes d’exportations trois à cinq fois l’aide au développement qu’elle reçoit, et neuf à dix fois les remises de dette qui lui sont accordées ».

Je le redis : véritablement, je ne vois pas comment l’Afrique pourrait se développer si elle n’exporte pas. C’est un impératif catégorique.

 

C. Z. Vous insistez sur le financement privé.

 

A. W. – La première tâche est à la charge du Nepad. Nous devons « confectionner » des projets concrets. Dans chaque grande région, les ministres spécialisés contribuent à l’élaboration de projets concrets que nous proposerons ensuite au secteur public, mais aussi au secteur privé international. C’est la grande originalité du Nepad : faire appel au secteur privé. C’est mon apport personnel, ma perspective subjective de libéral africain.

 

C. Z. Quelle est la place du secteur privé des pays africains ?

 

A. W. – Nous nous adressons, désormais, aux patronats africains. J’ai réuni à Dakar les principales confédérations patronales. Je leur ai lancé : « Vous devez prendre vos responsabilités ! Nous n’allons pas travailler, pendant un siècle, avec le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale ! Nous, nous avons une vision. Nous savons où nous allons. Alors que les petits bureaucrates du FMI ou de la Banque mondiale pensent que leurs petits conciliabules vont durer éternellement ! »

 

C. Z. Comment vos investissements peuvent-ils profiter aux pays développés ?

 

A. W. – Nous allons faire appel aux entreprises des pays développés. Très largement. Pas exclusivement, mais très largement. Ces investissements vont profiter aux pays développés. On peut faire des simulations. Les entreprises privées du monde développé doivent soutenir le Nepad : c’est leur intérêt.          

    

C. Z. Le « nouveau partenariat » serait donc un appel à la responsabilité de tous les acteurs.

 

A. W. – Oui. Pour la première fois, l’Afrique s’avance unie, avec une stratégie de développement qu’elle a élaborée elle-même. Cette stratégie, nous la proposons au reste du monde. Nous voulons tirer parti de la mondialisation, en préconisant l’ouverture inter- nationale, des politiques économiques saines, une bonne gouvernance qui peut inclure une « pression des pairs » sur les régimes contraires  à l’État  de droit.

 

C. Z. Le respect de l’État  de droit instaurera la confiance chez les investisseurs étrangers.

 

A. W. – La confiance des investisseurs repose sur la stabilité à long terme. En fait, cela ne dépend que de nous. Il nous faut une volonté politique, la volonté de construire des régimes démocratiques et de combattre la corruption. Un directeur de banque me confiait : « je laisse ici, en Afrique, le minimum de fonds, de peur d’être saisi ». Quelle tristesse ! Il nous faut rassurer, créer les conditions de la sécurité des investissements. À cette condition, l’Afrique sera considérée comme un partenaire, et non comme un paria.

Mais rien n’est simple. Il y a parfois des quiproquos. À trop surveiller nos faits et gestes, le monde extérieur finit par commettre des erreurs d’interprétation. Je vous donne un exemple. Le « juge suprême » de Guinée-Bissau a été relevé de ses fonctions par son gouvernement. Grande émotion en Europe ! En réalité, le juge suprême était un corrompu. Son éviction va permettre un progrès des pratiques démocratiques.

 

C. Z. Venons-en au sommet des pays industrialisés, au fameux G8.

 

A. W. – Nous avons exposé le Nepad devant le G8, le 22 juillet 2001, lors du sommet de Gênes. Notre plan a été entériné dans son principe. La discussion va reprendre, plus précise, à la fin juin, lors du sommet de Kananaskis, au Canada. Le Nepad figure à son ordre du jour, comme l’un des trois principaux points. En fait, la discussion est ininterrompue. J’ai eu une réunion de travail autour de Jacques Chirac. D’autres invitations ont été lancées par George W. Bush et Tony Blair, qui a fait une tournée en Afrique de l’Ouest. Il a déclaré, à Accra, qu’il allait concentrer son action africaine sur le Nepad, qu’il a qualifié de « meilleure chance historique » pour les relations entre l’Occident et l’Afrique. En outre, nous avons reçu régulièrement les représentants personnels des principaux membres du G8, les « sherpas » des chefs d’État , particulièrement Michel Camdessus pour Jacques Chirac et la baronne Valérie Amos pour Tony Blair.

Notre but est de disposer, après le Sommet canadien, d’un plan ratifié à la fois par l’Afrique et par le G8.  

 

C. Z. Les priorités du Nepad ont-elles été endossées par le Sommet de Gênes ?

 

A. W. – Il y a eu un léger problème. Au lendemain de Gênes, le G8 nous a dit qu’il attendait la suite du dialogue. Mais, entre temps, les premières de nos priorités, les infrastructures, avaient disparu… J’ai obtenu leur rétablissement, sans trop de peine, grâce au soutien de Jacques Chirac et du Premier ministre canadien, Jean Chrétien.

Les réticents au sein du G8 font opposition sur la question des infrastructures. Pour eux, il s’agit d’investissements très lourds et peu rentables. Ils pensent ports et aéroports, alors qu’en fait les infrastructures sont très diverses et parfois légères, comme de simples routes. Et rentables : le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui s’est fort éloigné du pesant socialisme algérien de l’ère Boumedienne, veut lancer des autoroutes à péage.

En outre, une bonne partie des infrastructures sera construite par nous-mêmes et financées,  s’il le faut, par les institutions financières africaines, qui ont déjà beaucoup fait dans ce domaine.

 

C. Z. À l’heure de la disparition d’Air Afrique, la question des transports fait plus que jamais problème. Comment exporter sans un bon réseau de communications et de transports ?

 

A. W. – C’est un problème très important. Une petite anecdote : ma femme a un appartement à Versailles. Naguère, lors de ses séjours versaillais, elle achetait chez son marchand des quatre-saisons des haricots verts du Sénégal, lesquels sont maintenant remplacés par ceux du Kenya… Nous avons un problème de frêt, que j’essaie de prendre en aval : nous sommes en train d’élargir les pistes de l’aéroport de Saint-Louis et nous développons notre propre compagnie, Air Sénégal international.

 

C. Z. Quels ont été les résultats du mini-sommet de Paris, le 8 février, à cinq mois du G8 de Kananaskis ?

 

A. W. – Jacques Chirac a demandé que des signaux clairs soient adressés aux investisseurs sur le respect de l’État  de droit. Il rejoignait totalement nos préoccupations. Au vrai, une dynamique s’est enclenchée en Afrique.

Un consensus s’est également dégagé pour une relance de l’aide publique au développement..

 

C. Z. – … qui a largement diminué pendant les cinq années de gouvernement Jospin…

 

A. W. – Mais Jospin a fait acte de repentance, dans son discours devant le Conseil économique et social.

 

 C. Z.Les responsables du G8 reprochent souvent à leurs interlocuteurs africains le manque de précision de leurs projets.

 

A. W. – Pourtant, ces projets existent : la pose d’un gazoduc qui permettrait d’exporter vers l’Afrique occidentale, avec le Nigeria pour terminus, le gaz algérien, qui brûle sans profiter à personne ; la construction de l’autoroute d’Afrique du Nord, qui relierait le Maroc à la Tunisie, d’Agadir à Djerba ; la réhabilitation de la piste transsaharienne, qui va d’Alger au Nigeria.

 

C. Z. Vous avez participé au Forum économique de Davos, qui se tenait cette année à New York. Le libéral que vous êtes ne pouvait, certes, se retrouver au milieu des contestataires de Porto Alegre…

 

 A. W. – Je suis un habitué de Davos. L’an dernier, c’est à Davos que j’ai présenté mon plan Omega. Et cette année, à New York, j’ai introduit un débat sur le Nepad, avec un plein succès. J’étais pourtant inquiet : je devais faire une conférence de presse à côté de la salle ou s’exprimait Bill Gates. Dans ce contexte, je pensais n’avoir aucun auditeur… Et bien, non, cela a bien marché ! Les gens sont à notre écoute. Ils ont compris que nous représentons une nouvelle Afrique, une Afrique apaisée, décidée à s’assumer et qui cesse de voir dans le reste du monde la source de ses difficultés.

J’ai souhaité l’exploration de formules originales d’association des secteurs privé et public. Avec la participation de pays tels que la Chine, le Japon, Taïwan. Je n’ai eu que des échos favorables.

 

C. Z. Vous êtes un Afro-optimiste. Mais le rapport que vient de publier l’OCDE est des plus pessimistes. Le poids de l’Afrique dans le produit intérieur brut mondial a diminué d’un tiers en cinq ans ; sa part dans les exportations a été divisée par trois. Où sont vos investisseurs potentiels ?

 

A. W. – Vous jouez les provocateurs ? Soyons sérieux : le rapport de l’OCDE est un constat. Il ne tient évidemment pas compte des données nouvelles qui vont être engendrées par le Nepad. En outre, permettez-moi de vous faire remarquer que les rapporteurs sont optimistes sur l’avenir du Sénégal.

La vision de l’OCDE est statique. Si nous voulons construire une route, dans l’esprit de l’OCDE, nous devons justifier une telle construction. À l’OCDE, on nous dit : « il faut une demande ». Or, nous n’avons pas à demander, nous devons construire. Comme l’ont fait les pionniers des États-Unis, à la recherche de la « frontière ». Comme l’ont fait les Russes à travers la Sibérie.

L’OCDE doit comprendre que nous ne tendons pas la main. Nous voulons sortir par nous-mêmes de l’enlisement du sous-développement ; et par nous-mêmes briser notre exclusion d’un monde « globalisé ». Simplement, nous avons la faiblesse de croire que l’intégration d’un continent riche en matières premières et représentant 13 % de la population mondiale est de l’intérêt de la communauté internationale.

 

C. Z. Le Nepad est-il un nouveau plan Marshall ?

 

A. W. – Non ! Dans l’Europe de l’après-guerre, les bombes avaient tout détruit, mais les hommes étaient là. Le capital humain était là. Il fallait simplement résoudre les problèmes d’investissement matériel. En Afrique, nous n’avons pas le moteur humain. Mais, comme pour le plan Marshall, il nous faut des investissements massifs.

De ce que je viens de dire, vous allez conclure que le Nepad relève de l’utopie… Mais tout est utopie dans la vie. L’Afrique dont je parle est une belle utopie !

 



* Président de la République du Sénégal.

** Professeur à la Sorbonne, président du comité éditorial de Géopolitique Africaine/African Geopolitics, auteur de Delcassé, l’inconnu du quai d’Orsay, Olbia 2002.

KOSOVO

LES tensions qui contonuent dans cette partie de l'ex Yougoslavie remettent sur le devant de la scène l'avenir de cette province ou de ce futur Etat.

 Il est difficile de comprendre sans avoir le recul nécessaire que donne l'HISTOIRE.

 Cette province est elle le berceau Historique de la SERBIE, la réponse est incontestablement oui. Mais les Albanais occupaient ils cette région avant les SERBES, la réponse est également oui, alors qui est dans son droit à revendiquer cette terre?

Rien ne peut être proposé sans cette vision historique des faits, mais il est nécessaire d'avoir une perception globale et non partisane de l'histoire de cette région, de l'enchaînement des faits et des faits seulement.

 

 un excellent article paru sur le site: 

donne une lecture saine de cette histoire qu'il est impératif de connaître avant de porter le moindre jugement "intelligent" sur la situation du KOSOVO en particulier et sur la YOUGOSLAVIE en général.

 

Kosovo, retour à la violence

Alors qu’une flambée de violence gagne le Kosovo, plaçant les communautés serbe et albanaise au bord de la confrontation armée, nous revenons sur les origines du conflit du Kosovo et ses implications. Les droits des uns valent bien ceux des autres et montrent que même si on considère le choc des civilisations comme un leurre il peut être très réel dans certaines circonstances.


La population albanaise de l’ex-Yougoslavie compte 3.000.000 de personnes dont 67% vivant sur le sol du Kosovo. Bien qu’étant le troisième groupe ethnique de l’ex-Yougoslavie, derrière les serbes et les croates, les albanais ne se sont jamais vu reconnaître le statut de Nation. Le Kosovo compte environ 2.000.000 d’habitants dont 10% seulement sont d’origine serbe.


Un conflit ethnique classique


Le Kosovo est l’exemple classique du conflit ethnique opposant deux peuples faisant valoir des droits historiques. Les Albanais se considèrent comme les héritiers naturels des Illyriens qui s’étaient installés dans cette province dès le IIIème siècle avant JC. Pour les Serbes, le Kosovo a toujours constitué le berceau de la nation et du XIV ème au XVIII ème siècle il abrita le patriarcat orthodoxe serbe à Pec. Au surplus, le Kosovo fut reconquis, par les armes, en 1913 sur l’Empire ottoman.

Le Kosovo abrita aussi, en 1389, la bataille du «Champ des merles» qui vit la défaite des Serbes et la consécration de la domination ottomane, véritable acte de naissance du nationalisme serbe.

Une date loin d’être anodine. Le mouvement pan-serbe lancé par Milosevic le fut un 25 juin 1989, jour anniversaire de la bataille, appelant à la renaissance de la Grande Serbie. Abandonner cette terre serait couper l’ensemble de la Serbie de ses racines historiques et serait perçu comme une seconde défaite face aux musulmans, ainsi selon l’évêque Athanase :

«Le Kosovo c’est notre Jérusalem, si nous l’abandonnions, nous cesserions d’être serbes»

Entre 1913 et 1923, les autorités serbes entreprirent de «serbiser» la province en brimant les albanais et en installant des colons. Au cours de cette période l’émigration kosovare vers la Turquie est importante. Si en 1921 on comptait encore 63% d’Albanais dans la province, en 1939, ils ne sont plus que 53%.

Le contrôle italien sur l’Albanie, de 1940 à 1945, implique l’annexion de terres albanaises se trouvant en Serbie et Macédoine et contribue, de ce fait, à envenimer un peu plus la situation. Tito caressa le rêve d’une grande confédération balkanique socialiste qui aurait résolu le problème du Kosovo. Mais la rupture avec Moscou, en 1948, détériore les relations entre Belgrade et Tirana. De 1948 à 1966, la province est placée sous l’autorité du nationaliste Rankovic qui exerce une répression constante contre les populations albanaises.

En 1966, Rankovic est chassé du pouvoir. Dès cette époque Belgrade assouplit sa politique à l’égard du Kosovo. En 1968, Tito créa à Pristina la première université de langue albanaise de Yougoslavie. En 1974, la nouvelle constitution reconnaît le Kosovo comme élément constituant de la République donc pouvant avoir vocation à être indépendant.

Le statut de République est néanmoins refusé au Kosovo trop lié à une Albanie résolument maoïste, ce qui attise les déceptions des milliers d’étudiants diplômés mais ne trouvant aucun débouché professionnel. Que ce soit en 1976 ou en 1978, d’importants troubles éclatent.


Le tournant de 1981


En mars 1981, des troubles éclatent au Kosovo. Les revendications des étudiants portent sur le chômage, les médiocres conditions de travail et sur le sous-développement économique de la province. Un retard attribué, selon eux, à la non reconnaissance politique du Kosovo au sein de l’édifice institutionnel.

Très vite des appels fleurissent pour la constitution d’une Grande Albanie. La répression est très violente faisant, officiellement, 11 morts mais pour les observateurs on dénombrerait quelques 250 tués.

Dès lors l’affrontement entre la communauté albanaise et celle serbe n’a cessé de gagner en intensité. La violence albanaise reste le fait d’éléments radicaux tandis que la violence serbe est avant toute chose le fait de l’Etat yougoslave.


Le conflit ethnique du Kosovo


Sur fond de boom démographique albanais, la population albanaise atteignant 90% de la population totale, Milosevic parle de «purification ethnique» destinée à restituer le berceau de la nation aux Serbes. Milosevic, en 1989, supprime l’autonomie de la province et réunit près de 1.000.000 de Serbes le jour anniversaire de la Bataille des Champs des merles.

Le 2 juillet 1990, Belgrade décide de dissoudre à la fois le gouvernement et le parlement du Kosovo. Les radios, journaux et enseignements en albanais sont interdits. Alors que la Yougoslavie éclate, 114 députés adoptent, le 13 septembre 1991, une constitution faisant du Kosovo une République à part entière de la fédération. La population se prononce à 99% pour la souveraineté du Kosovo et en 1992, l’Alliance de Rugova remporte les élections clandestines. Rugova devient président du Kosovo et refuse de reconnaître la Yougoslavie.

A partir de juin 1992, près de 20.000 membres des forces de sécurité stationnent au Kosovo et entament une politique de répression très dure. Le climat de haine ethnique est renforcé par les exactions des forces serbes et par la présence de milices autonomes.

Le pouvoir serbe souhaite provoquer l’exode massif des Albanais. Peu à peu Belgrade reprend l’entier contrôle des forces de police du Kosovo, de l’enseignement, des hôpitaux et de l’économie locale. Rugova, devenu le leader du mouvement de la Ligue démocratique du Kosovo (LDK) prône une résistance passive et la mise en place de structures parallèles permettant de rendre aux Albanais leur maîtrise sur le Kosovo.

Suite au meurtre le 21 avril 1996 d’une étudiant albanais, des heurts éclatent au Kosovo opposant les Albanais aux forces de l’ordre et aux populations serbes. L’Armée de libération du Kosovo (UCK) revendique des attentats contre les Serbes. L’UCK met en garde tout Etat souhaitant soutenir la Serbie dans sa politique de purification ethnique et prévient que la guerre au Kosovo est une guerre de libération.

L’UCK s’équipe grâce à des fonds levés auprès de la diaspora albanaise et les revenus du trafic de drogue, d’armes et la traite des femmes. Les accords de Dayton, en 1995, ont permis d’installer une fragile paix en Bosnie mais n’ont pas tenu compte de la situation au Kosovo où le conflit s’intensifie en 1996 et 1997.


L’internationalisation de la guerre


Ces accords de Dayton signifiaient aussi la fin du rêve d’indépendance du Kosovo puisque la communauté internationale reconnaît la nouvelle entité yougoslave issue de ces accords. Cela provoque un regain de tension au Kosovo liée à la frustration des populations albanaises. Rugova et sa voie pacifique sont délaissés au profit de la lutte armée prônée par l’UCK.

L’UCK se lance dans une guerre et affirme, début 1998, contrôler 40% du territoire national tandis que Rugova est de plus en plus marginalisé. Milosevic est conscient que la communauté internationale ne peut soutenir l’UCK. Si l’UCK devait l’emporter alors le Kosovo regagnerait le giron albanais provoquant une cascade de modifications frontalières pouvant porter l’Europe jusqu’à la guerre.

Dès l’été 1998, Milosevic lance des opérations de répression extrêmement violentes. Entre septembre et octobre 1998, le conflit gagne en intensité et s’internationalise après l’échec des négociations de Rambouillet. Milosevic lance ses forces armées à l’assaut du Kosovo provoquant l’exil de centaines de milliers d’Albanais.

Au Printemps 1999, afin d’éviter un nouveau conflit semblable à celui de Bosnie, la communauté internationale se lance dans une action militaire aérienne destinée à faire plier la Serbie. Entre le 24 mars 1999 et le 10 juin 1999, l’OTAN procède à des frappes aériennes massives sur la Serbie destinées à faire fléchir Milosevic qui pour la première fois depuis 1991 semble ne pas avoir correctement évalué les rapports de force politiques.

Le 12 juin 1999, les forces de l’OTAN prennent la relève des forces armées serbes et le Kosovo devient, de ce fait, un protectorat international.



Une paix précaire


Si l’intervention de l’OTAN a permis de stabiliser la région, l’équilibre est extrêmement fragile et peut être brisé au moindre accident. La KFOR est chargée d’assurer la sécurité de la province et la MINUK son administration au nom des Nations Unies.

La démocratisation est lente et depuis 1999, plus de 200.000 non albanais ont quitté le Kosovo tandis que plus de 400 meurtres politiques y ont été perpétrés. L’UCK a été dissoute mais s’est reconstituée sous la forme d’une milice civile légale (CPK).

Les récents accidents montrent une fois de plus à quel point les rivalités ethniques seront difficiles à éradiquer tant la violence reste présente entre Albanais et Serbes. Par ailleurs, la communauté internationale ferait aussi bien de méditer sur ce nouvel exemple des insuffisances de la diplomatie de l’émotion médiatique qui transforme l’humanitaire en politique étrangère alors qu’elle n’est qu’un alibi pour masquer les insuffisances des classes politiques.




26.11.2006

présidentielles 2007 la palestine

 

La création de l'état Palestinien

  

devrait voir le jour dans 6 mois.

  

  

 telle est l'exigence du HAMAS,

  

 au risque d'une reprise d'une

  

troisième ANTIFADA.

 

 

La situation internationale n'est cependant pas en phase avec cette demande et l'acteur MAJEUR à savoir les USA même avec l'arrivée massive des démocrates au PARLEMENT ne modifiera pas sa position vis à vis d'ISRAËL.
 La question de la création d'un ETAT PALESTINIEN n'est pas ou plus à l'ordre du Jour. Comme nous l'écrivions  au cours de l'été, la volonté diplomatique Française et Européenne semble cadenassées par les intérêts mêmes des USA.
 Les USA souhaitent le maintien du statut quo tant que la question avec l'IRAN n'aura pas trouvé de solution acceptable.
 Les grands rêves de la Diplomatie Française semblent bien petits dès lors que les USA impriment leur volonté.
 Nous sommes bien devenus une Nation de second Rôle et l'Europe la courroie de transmission de la  volonté des USA dont nous dépendons entièrement our notre sécurité.
 "Quand un peuple ne veut plus porter les armes pour se défendre il est alors prêt à porter celles de ses adversaires"
 C'est cet état de dépendance que refusait le général De GAULLE, mais la réalité est tout autre et cette dépendance aceptée par l'ensemble des Peuples Européens est une réalité que la FRANCE doit maintenant accepter

"Création d'un Etat palestinien:

  

 le Hamas brandit la menace

  

d'une 3e Intifada

25 novembre 13:51 - LE CAIRE (AFP) - Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, a brandi samedi au Caire la menace d'une troisième Intifada si un accord international n'intervenait pas d'ici six mois en vue de la création d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967.
http://actualite.aol.fr/monde/creation-d-un-etat-palestinien-le-hamas-brandit-la-menace-d-une-3e-intifada/55836/photo0/p-image_cat/image_titre/image_id/image_nom/image.html

 

 

"Nous donnons six mois à la communauté internationale pour (trouver) un véritable horizon politique. Il y a une véritable opportunité politique pour un Etat palestinien dans les frontières de 1967", a déclaré le responsable islamiste palestinien en exil lors d'une conférence de presse au Caire.

 

 

"Si nos demandes ne sont pas remplies, le peuple palestinien suspendra toute initiative politique et lancera une troisième Intifada et un conflit ouvert", a-t-il menacé. "La victoire dans ce conflit nous reviendra".

Interrogé par l'AFP sur les demandes précises devant être remplies dans ce délai, M. Mechaal a rejeté toute idée d'une déclaration de principe.

 

"Notre demande nationale, et non seulement celle du Hamas,

est la fin de l'occupation et la création d'un Etat palestinien dans les frontières du 4 juin 1967 - sans colonies, grandes ou petites - ainsi qu'une souveraineté véritable sur le sol et le sous-sol", a-t-il affirmé.

"Nous refusons ce que les autres ont fait: des négociations par étapes ou une déclaration de principes. Le peuple palestinien n'a qu'une seule demande et il ne marchandera pas", a-t-il affirmé.

 

 

"La communauté internationale doit respecter (cette demande) et amener Israël à la respecter", a réitéré M. Mechaal. "Si nous ne l'obtenons pas par une entente sur le chemin de la paix, nous l'obtiendrons par la résistance", a-t-il menacé.

Le responsable du Hamas, qui est basé à Damas, s'est entretenu au Caire avec le chef des services de renseignement égyptiens, Omar Souleimane, des efforts en cours depuis plusieurs mois pour former, avec le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, un gouvernement d'union nationale.

M. Mechaal a lié la formation de ce cabinet à la levée du blocus économique et politique imposé par la communauté internationale depuis la formation du gouvernement du Hamas en mars. L'économie palestinienne, déjà exsangue, est saignée à blanc depuis son entrée en vigueur.

 

 

Pour reprendre ses aides aux Palestiniens, la communauté internationale exige que le Hamas reconnaisse Israël, les accords israélo-palestiniens passés et renonce à la violence, ce que le mouvement islamiste refuse.

 

 

"La formation d'un gouvernement d'union nationale dépend de certains points, dont le premier est la levée du blocus", a dit M. Mechaal, indiquant que les efforts pour le lever "restaient vagues".

 

Ce n'est "pas une demande, mais un droit", a-t-il affirmé.

M. Mechaal a également estimé que le gouvernement d'union "sera formé. Nous les Palestiniens formons un seul peuple. Nous n'avons d'autre choix que d'accepter. Nous sommes partenaires dans un projet national", a déclaré M. Mechaal.

 

Il a rejeté sur Israël le retard dans la conclusion d'un accord sur l'échange du soldat israélien Gilad Shalit enlevé à Gaza en juin par des activistes palestiniens contre des prisonniers palestiniens.

La branche armée du Hamas est l'un des trois groupes ayant revendiqué la capture du soldat israélien. L'armée israélienne a lancé depuis une vaste série d'opérations meurtrières dans la bande de Gaza.

 

"Israël tergiversait et voulait que le soldat lui soit remis sans tenir compte des 10.000 prisonnières et prisonniers palestiniens", a indiqué M. Mechaal, qui a affirmé: "il est impossible que nous les abandonnions"."

 

© 2006 AFP

25.11.2006

DARFOUR LES EFFETS SUR LE TCHAD

 

LA SITUATION CATASTROPHIQUE DU DARFOUR déborde sur les pays frontaliers.

Qui peut penser que la catastrophe Humanitaire que connaît cette région du SOUDAN ne puisse avoir des effets secondaires au sein même des pays voisins où se trouvent d'ailleurs des centaines de milliers de réfugiés?

 iL EST TEMPS QUE LE CONSEIL DE SECURITE PRENNE LES MESURES QUI S'IMPOSENT EN  DEHORS DE TOUTE CONSIDERATION LIEE AUX INTERÊTS ECONOMIQUES DU PETROLE  DES GRANDES PUISSANCES;

ARTICLE DE L'AFP

"Tchad: la rébellion lance une nouvelle offensive dans l'est du pays"

"25 novembre 09:49 - N'DJAMENA (AFP) - Un mois après une première série de raids sans lendemain, les rebelles tchadiens de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) ont repris l'offensive contre le régime du président Idriss Deby Itno en attaquant samedi la ville d'Abéché, dans l'est du pays.
http://actualite.aol.fr/monde/tchad-la-rebellion-lance-une-nouvelle-offensive-dans-l-est-du-pays/55543/photo0/p-image_cat/image_titre/image_id/image_nom/image.html

Carte du Tchad

AFP/Infographie -

 

Entrée vendredi sur le territoire tchadien depuis le Soudan voisin, une colonne de 80 véhicules de l'UFDD s'est heurtée samedi au lever du jour à l'armée gouvernementale autour d'Abéché, la principale ville de l'est du pays située à 700 kilomètres à l'est de N'Djamena.

Lors des violents combats qui ont suivi, des éléments rebelles sont entrés dans la matinée dans Abéché, a-t-on appris auprès des rebelles et de source officielle. Des affrontements se poursuivaient en journée tout autour de la ville et l'issue de la bataille restait très indécis, selon des sources militaires concordantes.

Interrogé par téléphone sur son téléphone satellitaire, le chef de l'UFDD, le général Mahamat Nouri a affirmé que ses troupes avaient pris le contrôle d'une bonne partie de la ville.

"Je suis depuis ce matin à 7h30 dans la ville, mes hommes sont entrés dans Abéché (...) nous contrôlons une bonne partie de la ville. Les combats se poursuivent tout autour", a-t-il déclaré.

Interrogée par l'AFP, une source gouvernementale à N'Djamena a confirmé que des rebelles avaient effectivement pris position dans Abéché et que des affrontements à l'arme lourde se poursuivaient dans ses alentours.

"La situation est très confuse", a commenté cette source. "Ce n'est que quand tous les combats seront terminés que nous saurons si Abéché est tombée aux mains des rebelles ou non", a-t-elle poursuivi.

http://actualite.aol.fr/monde/tchad-la-rebellion-lance-une-nouvelle-offensive-dans-l-est-du-pays/55543/photo1/p-image_cat/image_titre/image_id/image_nom/image.html

Des Tchadiens fuient l'est du pays, le 10 novembre 2006

AFP/Archives - Sonia Rolley

Toutes les communications téléphoniques avec la ville étaient coupées samedi matin.

Interrogée par téléphone satellitaire, une porte-parole du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à Abéché, Claire Bourgeois, a rapporté que des "tirs à l'arme lourde" étaient entendus dans et autour de la ville samedi, décrivant une situation "très confuse".

Fruit de la récente fusion de plusieurs groupes, l'UFDD a repris fin octobre les hostilités contre le régime du président Deby en s'emparant brièvement de Goz Beïda, près de la frontière soudanaise, puis d'Am Timan, à une centaine de kilomètres plus au sud, avant de se replier vers l'est.

De violents combats avaient opposé la rébellion à l'armée le 29 octobre dans la zone montagneuse d'Hadjer Meram, au sud de Goz Beïda. Ces affrontements s'étaient notamment soldés par la mort du chef d'état-major général adjoint de l'armée tchadienne, le général Moussa Sougui.

Comme il y a six mois lors de l'offensive repoussée du Front uni pour le changement (Fuc) devant N'Djamena, le Tchad a accusé le Soudan de soutenir l'UFDD, ce que Khartoum a catégoriquement nié.

La nouvelle offensive de l'UFDD a provoqué la suspension vendredi des activités des organisations humanitaires présentes dans l'est du Tchad pour y assister les réfugiés de la province soudanaise du Darfour.

Dans un bref communiqué publié vendredi soir, l'ambassade de France à N'Djamena a appelé "par précaution" ses quelque 1.500 ressortissants au Tchad à "limiter (leurs) déplacements" jusqu'à nouvel ordre.

Le Tchad a décrété le 13 novembre l'état d'urgence sur l'essentiel de son territoire pour enrayer les affrontements entre tribus arabes et non-arabes qui ont, selon le gouvernement, fait depuis début novembre plus de 400 morts et des milliers de déplacés dans l'est du pays.

Cette mesure d'exception très controversée, qui s'accompagne d'une censure de la presse privée, a été prolongée jeudi jusqu'à la fin mai 2007."

© 2006 AFP

11.11.2006

PRESIDENTIELLES 2007 La crédibilité de la poitique étrangère de la FRANCE

 rappel d'une note publiée le 15.07.2006

PRESIDENTIELLES 2007 La crédibilité de la politique étrangère de la FRANCE

                                   LA POLITIQUE DE DEFENSE             Nous avons assisté ce matin au défilé traditionnel de nos Armées sur les Champs Elysées.             La Ministre de la défense comme d’ailleurs le CEMA se félicitent de l’impact et de la considération de nos forces au sein de la population Française.             Le lien Armée nation si cher à nos politiques serait des plus solides.La méthode COUE a du bon tant qu’elle présente  ces souhaits comme des faits réels et partagés par tous.             La réalité est cependant tout autre et contrairement à Mme ALLIOT MARIE les futures échéances présidentielles remettront sur la table de la négociation cette idée des dividendes de la Paix si chère aux socialistes et tout particulièrement à notre ancien premier Ministre Laurent FABIUS. (Auteur de la formule)             Le concept même de notre politique de défense si cher aux Gaullistes est aujourd’hui dépassé.             Ce constat n’impose cependant pas une remise en cause de notre concept de dissuasion Nucléaire             L’un des meilleurs ministre de la défense de la Cinquième république, lui-même socialiste Jean-Pierre CHEVENEMENT en est un des plus fidèle défenseur au grand regret d’un François HOLLANDE qui contrairement à François MITTERAND n’a pas encore d’approche des réalités internationales et du rôle indispensable de l’outil militaire à l’existence d’une véritable politique étrangère de la France.             Tous les Européens sincères souhaitent à juste titre l’émergence d’une politique étrangère commune des pays membres de l’Union.             Ce souhait n’est malheureusement qu’un « Juste » projet, qui à ce jour ne repose sur aucune crédibilité et qui nécessitera plusieurs décennies pour devenir une réalité.             La FRANCE comme la GRANDE BRETAGNE qui sont membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU ont à ce titre des responsabilités que ces deux Pays sont seuls à assumer au sein de l’Europe.             Seules leurs capacités de défense, de projection dans le cadre d’action multilatérales leurs confèrent leurs rôles majeurs  dans le maintien de la PAIX de par  le monde comme la CHINE  La RUSSIE ou les ETATS-UNIS.

 

            La DEFENSE n’est que l’outil qui crédibilise notre politique étrangère, diminuer son budget c’est irrémédiablement restreindre  l’action de la France sur la scène internationale alors que l’EUROPE y est inexistante si ce n’est à travers la GRANDE BRETAGNE et la FRANCE.. Diminuer le budget de la Défense ne peut s’opérer sur les effectifs qui sont déjà insuffisants eu égard aux missions qui sont déjà confiées aux forces.        Notre Armée de terre ne compte que moins de 120 000 hommes capables d’être engagés en opérations extérieurs ce qui limite notre présence à moins de 40 000 hommes simultanés. (1/3 en opérations, 1/3 de retour et 1/3 en attente de départ.             Notre Armée de terre représente moins des deux tiers de la seule Armée SUISSE. Est il crédible de poursuivre les déflations successives qu’ont connu nos forces depuis 1981 ?             Chacun peut comprendre que le seuil est non seulement atteint mais largement dépassé.

 

            Toute diminution porterait impérativement sur le titreV, c'est-à-dire l’équipement des forces. Ici encore la cohérence  du discours doit être expliqué aux Français futurs électeurs qui auront à se prononcer demain pour choisir leur candidat à la charge Suprême du Pays.             S’il est vrai que la part des équipements représente près de 40% du budget, les Français doivent savoir que le Gouvernement de Lionel JOSPIN avait diminué sur 5 ans ce budget de plusieurs centaines de milliards de francs de l’époque, entraînant ainsi par un manque de maintenance des équipements  un vieillissement prématuré des matériels qui remettait en cause l’utilité même de notre outil de Défense et par là sa crédibilité sur la scène internationale, nous devons nous souvenir de son accueil chaleureux  en ISRAEL.

 

            Si la maintenance des équipements doit être préservée il ne reste que le financement des programmes futurs.             Les FRANÇAIS doivent être informés que 50% des dépenses des programmes de ces budgets représentent des crédits de recherche et développement.             Est on crédible de vouloir augmenter d’un ou deux milliards d’euros les crédits de recherche et simultanément de diminuer de de 5 à 10 milliards d’euros des crédits déjà programmés qui conditionnent d’ici 20 ans notre outil de défense et plus encore nos emplois dans les nouvelles technologies qui dériveront de ces recherches.             Les menaces qui pèsent  sur notre vieux continent et dans le monde n’ont jamais été aussi réelles. Allons nous comme en 1936, désarmer le pays pour se rendre compte quelques années plus tard que nos dirigeants avaient faut fausse route.             La France a suffisamment souffert pendant plus de quatre ans du manque de perception des réalités du monde de ses élites Politiques.             Nos futurs dirigeants doivent impérativement donner leurs positions respectives sur ces sujets stratégiques. Avant d’en modifier l’outil qu’ils précisent le rôle que doit tenir la France dans l’attente de la construction d’une véritable DEFENSE EUROPEENNE fondement d’une véritable politique étrangère commune à l’EUROPE qui n’est aujourd’hui qu’un vœu PIEUX !

présidentielles 2007 politque de defense intervention du CEMA à l'Assemblée nationale

 

Intervention du CEMA (chef d'état major des armées) le 10 octobre 2006 suite à la présentation du Ministre de la défense du 4 octbre à l'assemblée nationale

Le CEMA a axé son intervention sur les OPEX et a fait un bilan très complet du niveau des forces en soulignant que si les efforts avaient été maintenus pour la première fois 5 années consécutives les risques majeurs qui existent dans le monde nous imposaient de ne pas baisser la garde.

 

 

 

 

COMMISSION de la DÉFENSE NATIONALE et des FORCES ARMÉES

COMPTE RENDU N° 2

(Application de l'article 46 du Règlement)

Mardi 10 octobre 2006
(Séance de 16 heures 30)

Présidence de M. Guy Teissier, président

SOMMAIRE

 

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- Audition du général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, sur le projet de loi de finances pour 2007


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Audition général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, sur le projet de loi de finances pour 2007

La commission de la défense nationale et des forces armées a entendu le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, sur le projet de loi de finances pour 2007 (n° 3341).

Le général Jean-Louis Georgelin a estimé en préambule que, grâce au dynamisme de son président et à l'activité de ses membres, la commission de la défense de l'Assemblée nationale s'était révélée comme un acteur majeur du débat public, exemplaire du rôle que peut jouer le Parlement dans le pays.

Considérant que la ministre de la défense avait déjà largement abordé les thèmes de la loi de programmation militaire et du budget, il a souhaité axer le début de son intervention sur son appréciation de la situation de la défense et sur les opérations extérieures (OPEX).

L'institution militaire a accompli un effort considérable pour s'adapter à des réalités nouvelles, même si la mémoire de ces réformes s'affaiblit au sein de la classe politique, parmi les parlementaires et même chez les militaires. Les armées sont profondément différentes de ce qu'elles étaient il y a dix ans. Elles constituent un atout véritable pour la France, voire un pôle d'excellence.

L'effort budgétaire de la France en faveur de la défense, depuis cinq ans, a été prolongé, constant mais raisonnable. Notre pays dispose ainsi du spectre presque complet des capacités militaires, ce qui le place au sein d'un club très fermé et lui permet de préserver son autonomie de décision quant à sa participation aux opérations. Le système de dissuasion est cohérent et crédible au triple plan de la doctrine, de la technique et de l'entraînement des hommes. Les armées font aussi régulièrement preuve d'une réactivité stratégique certaine ; ce point est reconnu par les alliés de la France, comme ils reconnaissent volontiers la qualité de ses soldats, de ses marins, de ses aviateurs et leur aptitude à obtenir des résultats opérationnels probants, grâce à l'instruction qu'ils ont reçue, à leur moral, au climat des unités et à une certaine rusticité.

Le général Jean-Louis Georgelin a observé que les armées jouissent d'une excellente image au sein de la société, apportant un démenti à ceux qui prédisaient une coupure entre la nation et son armée du fait de la professionnalisation. Cette opinion favorable à l'égard de la chose militaire est d'ailleurs corroborée par un niveau de recrutement qui reste acceptable, ce qui tranche singulièrement avec la situation constatée à l'étranger. Il convient cependant de rester attentif sur ce point car la bataille du recrutement n'est jamais gagnée.

La volonté de continuer à progresser doit inciter à se montrer conscient des faiblesses ou des limites du dispositif, qui ont été mises en exergue lors de la préparation de la loi de programmation militaire et ont été plus ou moins corrigées.

Le général Jean-Louis Georgelin a ainsi précisé que les armées accusent un déficit en moyens navals et aériens de projection tactique et stratégique, qu'il s'agisse des avions de transport ou des hélicoptères. La protection des moyens de mobilité terrestre des armées reste perfectible. Les efforts en matière de renseignement d'origine électromagnétique à partir de l'espace doivent être poursuivis ; les moyens de renseignement optique tous temps restent limités. La France, par ailleurs, ne dispose pas de moyens de suppression des défenses anti-aériennes hostiles (SEAD).

Outre ces lacunes, la plupart des difficultés sont inhérentes à la formation et à l'entretien d'une armée. Il s'agit d'arbitrer en permanence entre les nécessités relatives aux opérations les plus fréquentes - la tyrannie de l'urgence - et celles qui doivent résulter de la perspective plus floue et moins mobilisatrice d'engagements plus exigeants.

Jugeant ce dilemme de plus en plus prégnant, il a fait valoir que, lors des conférences de génération de force, ce sont toujours les mêmes types de capacités - notamment les hélicoptères et les hommes - qui font défaut. Notre pays ne saurait pour autant renoncer aux équipements de haute technologie destinés aux affrontements de haute intensité. En raison de l'utilisation intensive des matériels déployés quotidiennement sur les théâtres d'opérations, des problèmes de disponibilité apparaissent en métropole, fragilisant souvent les conditions d'entraînement des unités terrestres, des pilotes et des équipages. Enfin, en raison des choix d'équipement déjà opérés et des engagements industriels déjà pris, la marge de manœuvre financière pour réorienter l'équilibre des capacités est faible.

Les vulnérabilités des armées concernent donc moins le dispositif actuel que celui qui résultera des ressources prévisibles de moyen terme.

Souhaitant que les capacités et les modes d'action des armées soient mieux adaptées aux conflits susceptibles de naître, le général Jean-Louis Georgelin a indiqué que les engagements récents permettent de tirer certains enseignements. Le renforcement des capacités de renseignement et de communication - notamment grâce à l'espace - doit se poursuivre. La logistique et le soutien devront être optimisés et rationalisés.

D'autres questions méritent d'être examinées : la protection et la sauvegarde du territoire et des populations ; l'utilisation des nouvelles technologies au juste niveau de suffisance pour valoriser les capacités tactiques ; la réflexion prospective et doctrinale, qui représente un enjeu fort dans les débats avec les partenaires européens et atlantiques de la France, mais aussi avec les élus, les experts et tous les responsables en charge du bien commun.

Il a par ailleurs estimé que la réorganisation des armées pour améliorer leur fonctionnement quotidien restait à l'ordre du jour. Cette rationalisation vient d'être marquée par deux évolutions majeures : la refonte des attributions des chefs d'état-major, avec le décret de mai 2005 ; la mise en œuvre de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). Il est prématuré de se livrer à un bilan de ces deux réformes, de mesurer leur impact et d'évaluer la pertinence des choix effectués dans leur mise en œuvre. D'une manière générale, il faudra du temps pour que la pratique rejoigne la théorie.

Il importe de renforcer les synergies interarmées comme les mutualisations envisageables à l'échelle européenne, sans toutefois attendre des solutions européennes à toutes les difficultés. La finalité opérationnelle doit rester au cœur des réflexions.

Les armées doivent chercher à répondre aux attentes des citoyens et le lien entre les forces armées et la société doit être entretenu. Il faut rappeler que les 30 000 jeunes recrutés chaque année, qui représentent 5 à 10 % d'une classe d'âge, rejoignent pour la plupart le marché de l'emploi civil au bout de quelques années de service, apportant à la nation un témoignage de leur passage sous les drapeaux. Il s'agit sans doute là de la contribution la plus importante que les armées puissent apporter à la consolidation du lien social.

Les armées représentent un réel sujet de fierté pour la France. Pour que cette idée fasse son chemin, il faut probablement que les militaires expliquent mieux que les actions extérieures auxquelles ils participent sont un moyen de rayonnement pour notre pays et de défense de ses intérêts. Ce message doit être également mieux relayé afin que les élites politiques soient davantage sensibilisées au lien entre une armée compétente, une politique étrangère autonome, la place de la France dans le monde et l'atout que cela représente pour la sécurité et le sentiment d'appartenance à une communauté soudée.

Abordant la situation des troupes française à l'étranger, le général Jean-Louis Georgelin a observé que presque tous les clignotants des opérations extérieures étaient à l'orange. Près de 14 000 femmes et hommes sont actuellement engagés en opérations, auxquels il convient d'ajouter les forces de présence et de souveraineté hors de la métropole, soit plus de 35 000 femmes et hommes au total, sans compter les 1 300 personnels déployés sur le territoire national, essentiellement dans le cadre du plan Vigipirate. Sur la plupart des théâtres, la situation politico-militaire tend à se durcir.

En Côte-d'Ivoire, la communauté internationale poursuit ses efforts, avec malheureusement peu de succès. La perspective des élections du 31 octobre n'est plus tenable et de nouvelles décisions devront être prises dans le cadre du comité de paix et de sécurité de l'Union africaine puis du conseil de sécurité des Nations unies, qui se réunira à ce sujet le 25 octobre. Un processus électoral libre, démocratique et transparent doit être organisé, à partir de listes électorales établies de manière impartiale. Le dispositif Licorne, avec 3 800 hommes en appui de l'ONUCI, poursuit sa mission avec sérieux, détermination et sang-froid, l'opération coûtant en moyenne 200 millions d'euros par an à la France, soit un total cumulé de 755 millions d'euros.

S'agissant de l'Afghanistan, la situation se dégrade tant à l'est qu'au sud, malgré quelques succès locaux. Le secteur de Kaboul, dont la France assume la responsabilité jusqu'en avril 2007, est également un secteur difficile. Les difficultés qu'éprouve l'OTAN à engager des renforts significatifs sont inquiétantes alors qu'elle vient de prendre la responsabilité de l'ensemble du pays. L'objectif reste de transférer progressivement aux Afghans les tâches de sécurité. C'est pourquoi est maintenu un effort d'instruction intense au profit de l'armée afghane : depuis trois ans, 3 810 stagiaires ont été formés dans le cadre de l'opération Épidote.

Le déploiement de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) renforcée se déroule de façon satisfaisante, sans que l'on puisse se départir d'une certaine prudence. Il faut en effet soutenir la détermination de l'ONU à se faire respecter et ne pas perdre la bataille de la communication. Il n'en reste pas moins que le retrait israélien est effectif et que l'armée libanaise, pour la première fois depuis vingt ans, a pu se déployer jusqu'à la ligne bleue de la frontière avec Israël. L'armée française doit appliquer sans état d'âme les règles d'engagement robustes qui ont été négociées et suivre les mesures de sauvegarde nécessaires contre la menace terroriste.

En République démocratique du Congo, l'EUFOR remplit son rôle, illustrant la richesse de la coopération franco-allemande. Cependant, les risques de provocation émanant des partisans de tel ou tel candidat demeurent. À ce jour, le désengagement de l'EUFOR reste planifié - notamment par les Allemands et les Espagnols - selon le calendrier initial, soit un mois après le deuxième tour, qui aura lieu en principe le 30 octobre.

Au Tchad, en dépit des victoires politiques, diplomatiques et militaires du Président Idriss Déby, la situation n'est pas stabilisée, loin s'en faut. Le dispositif Épervier mobilise de l'ordre d'un millier d'hommes. La résurgence d'éléments rebelles significatifs est toujours possible à l'est et au sud du pays.

S'agissant du Kosovo, malgré un calme persistant sur le terrain, l'adoption prochaine d'un statut final pour la région est porteuse de risques sérieux de troubles, par impatience ou par refus de la solution qui s'imposera. À titre d'exemple, le pont de Mitrovica, qui avait été rouvert le 25 septembre, a dû être refermé le soir même à la suite d'une altercation. Les déclarations récentes de Martti Ahtisaari, l'envoyé spécial de l'ONU, ne sont guère encourageantes.

Il faudra donc, dans les mois prochains, peser soigneusement le niveau d'engagement de la France en opérations. Parmi les facteurs dont il convient de tenir compte, outre les perspectives politico-militaires, leur coût est évidemment déterminant. Il dépend des caractéristiques propres à chaque opération, en fonction de la durée, des effectifs engagés et du déploiement d'unités navales ou aériennes. En 2006, les effectifs ont diminué sur trois théâtres - de 3 % en Côte d'Ivoire, de 16 % au Kosovo et de 22 % en Bosnie -, ce qui a permis de compenser l'ouverture de nouveaux théâtres et de limiter les dépenses OPEX à 557 millions d'euros, soit le même niveau qu'en 2005, Liban exclu.

Abordant le projet de loi de finances pour 2007, le général Jean-Louis Georgelin a considéré qu'il témoigne de l'effort qui continue d'être consenti par la nation envers son armée, effort raisonnable mais significatif.

Avec un montant de crédits de paiements de 47,7 milliards d'euros pensions incluses et de 35,3 milliards hors pensions, le budget progresse de 0,8 % en volume et de 2,5 % en valeur. Il est conforme à l'annuité théorique actualisée de la loi de programmation militaire 2003-2008, laquelle aura par conséquent été intégralement respectée, contrairement aux précédentes, grâce notamment à l'action continue du ministre de défense. En norme OTAN, il représente 1,67 % du PIB, taux très supérieur à ceux de l'Allemagne, de l'Espagne et de l'Italie mais inférieur à celui de la Grande-Bretagne.

La masse salariale, de 15,43 milliards d'euros, permet de maintenir les effectifs financés sur le périmètre ministériel : 430 737 en 2006 ; 429 990 en 2007. Cette stabilisation se traduit en fait par une augmentation de ceux de la gendarmerie, avec la création de 950 postes, compensée par la suppression de postes au titre de diverses mesures de réorganisation.

Tous les plans visant à améliorer la condition militaire sont respectés : plan d'amélioration de la condition militaire (PACM), avec 24 millions d'euros ; fonds de consolidation de la professionnalisation (FCP), avec 24 millions d'euros ; plan d'adaptation des grades aux responsabilités (PAGRE) et diverses mesures concernant la gendarmerie, avec 18 millions d'euros. Les mesures de reconnaissance professionnelle du personnel civil s'élèvent à 15 millions d'euros.

S'agissant du fonctionnement, les crédits de maintien en condition opérationnelle - 3,3 milliards - permettent de conserver une disponibilité technique opérationnelle certes supérieure à 90 % en OPEX mais juste suffisante en métropole. Il faudra envisager des surcoûts au titre des OPEX - de l'ordre de 285 millions d'euros, à ajouter aux 375 millions provisionnés dans le projet de loi de finances pour 2007 - et probablement du carburant. Les OPEX sont aujourd'hui financées par des ajouts de crédits, ce qui constitue une révolution : auparavant, elles étaient rendues possibles par des gels puis des annulations d'investissements. Plus généralement, la gestion de la consommation des reports de crédits, des mises en réserve et des gels est tout à fait favorable.

Le général Jean-Louis Georgelin a précisé que le budget préserve l'essentiel dans le domaine des investissements. Les crédits de paiement correspondent à la loi de programmation militaire ; en revanche, le niveau des autorisations d'engagement a d'ores et déjà contraint le ministère à prendre quelques mesures de report, notamment à étaler les commandes du NH 90 et l'opération « future torpille lourde ».

Enfin, l'annuité 2007 sera fortement tributaire de la confirmation d'une loi de finances rectificative couvrant, en 2006, les besoins de paiement des frégates européennes multimissions (FREMM), à hauteur de 240 millions d'euros, le reliquat des surcoûts OPEX, à hauteur de 268 millions d'euros, ainsi que les besoins opérationnels en carburant, à hauteur de 130 millions d'euros, pour assurer les activités de la fin de l'année.

Le président Guy Teissier ayant déduit de l'analyse présentée que les OPEX avaient de beaux jours devant elles, le général Jean-Louis Georgelin a expliqué qu'elles étaient parties pour durer mais qu'elles exigeaient plus que jamais vigilance, sérieux, discipline, clarté des missions et des règles d'engagement.

Le président Guy Teissier a jugé pertinente, au vu de sa récente visite au Liban, la position de l'état-major concernant le deuxième bataillon du dispositif français, en cours de constitution : il ne sera mis sur pied et projeté que lorsque toutes les conditions, sur place, seront réunies.

Jugeant essentiel le maintien de la capacité aéromobile de la France, il s'est demandé s'il n'aurait pas été souhaitable de passer des commandes de NH 90 plus tôt, au lieu de rénover les vieux Puma, déjà en bout de course. Il est décevant que, sur la commande globale de trente-quatre NH 90, seulement douze aient finalement été retenus dans les autorisations d'engagement. En effet, au-delà de 2008, de fortes incertitudes planent.

Il a par ailleurs rappelé que lors des débats sur la loi relative aux réserves, les parlementaires avaient préconisé la création de préparations militaires, volontaires et rémunérées, de trois semaines à un mois, qui permettraient de mieux partager toutes les vertus des armées : l'éveil à la défense nationale, l'information sur les filières professionnelles proposées par les armées mais aussi sur la possibilité de servir dans les réserves.

Le général Jean-Louis Georgelin a confirmé qu'un premier bilan serait dressé dans les six mois sur l'engagement au Liban et que le deuxième bataillon serait envoyé lorsque les conditions de son déploiement, en termes de règles d'engagement, d'emploi et d'hébergement, seraient satisfaites. Dans la région comprise entre le Litani et la ligne bleue, qui correspond à un demi-département français et compte quelque 100 000 habitants, on prétend déployer 15 000 soldats libanais et 15 000 éléments de la FINUL, ce qui n'est guère envisageable.

Au-delà du cas des NH 90, les décisions en matière d'équipements militaires procèdent de compromis entre diverses exigences. L'aéromobilité a été difficile à défendre à cause du maintien de programmes de haute intensité très coûteux, de considérations géopolitiques, industrielles, sociales et peut-être par manque d'audace et de clarté des militaires. Ces derniers doivent en permanence se poser la question de l'utilité des dépenses d'équipements afin d'éclairer la représentation nationale. Si le modèle d'armée 2015 avait été bâti en 2006, les choix auraient sans doute été différents. En 1995, dans les maquettes d'armées, l'aviation légère de l'armée de terre a pâti d'arbitrages en faveur des chars Leclerc, des Rafale et des frégates L'hélicoptère est maintenant considéré comme l'équipement roi sur tous les théâtres d'opérations. Il offre, en effet, la mobilité tactique, même s'il souffre de limitations d'emploi, sauf dans ses versions les plus sophistiquées, mises notamment à la disposition des forces spéciales. D'une manière générale, il s'agit encore une fois de trouver un compromis entre la tyrannie de l'urgence et la préservation de l'avenir. Au début des années quatre-vingt, le Tigre, adapté au combat contre les forces du Pacte de Varsovie, était l'appareil le plus intéressant ; en 2006, la priorité va aux hélicoptères de manœuvre et de transport.

Tout en admettant que toutes les idées de lien armée-nation, de préparation militaire, de défense deuxième chance et de service civil étaient généreuses et revêtaient un intérêt militaire évident, le général Jean-Louis Georgelin a fait valoir qu'elles avaient toutes un coût en argent et en hommes. En 1996, le budget de la défense, en norme OTAN, atteignait 2,05 % ; malgré le redressement spectaculaire des investissements en 2002, le niveau actuel, au regard des ambitions de la France, reste très modéré. Il faut veiller à clarifier les objectifs et à ne pas alourdir le budget par des charges nobles et généreuses mais ne concourant pas directement à la constitution d'un potentiel militaire.

M. Jean-Michel Boucheron s'est enquis de l'état des réflexions, d'une part, au niveau européen, sur les capacités à construire et sur leur répartition entre États, et, d'autre part, au niveau national, sur la préparation d'une nouvelle loi de programmation militaire, le modèle d'armée 2015 étant obsolète. La situation géopolitique influe-t-elle sur les choix qui seront proposés ? Il s'est dit d'emblée défavorable à l'établissement d'un nouveau Livre blanc, qui constitue un gel de la pensée alors que le monde bouge à très grande vitesse.

Abordant la question de la dissuasion nucléaire, il s'est étonné des déclarations récentes du président de la formation politique principale de la majorité souhaitant une remise à plat de sa doctrine d'emploi et plus généralement une refonte du domaine réservé du Président de la République. Le contrôle de la force nucléaire peut-il relever d'un pouvoir partagé ?

M. René Galy-Dejean a estimé que les changements en passe d'intervenir au plus haut niveau de l'État constituaient un facteur d'incertitude. L'institution militaire est-elle conceptuellement en mesure de résister efficacement à des agressions ou du moins des manœuvres déstabilisatrices diverses ? Un Livre blanc, à cet égard, ne serait-il pas utile, même sans couvrir une période très longue, pour fixer des orientations ? L'état-major envisage-t-il d'en proposer un aux futures autorités de l'État ?

Le général Jean-Louis Georgelin a répété qu'il se souciait de l'adaptation permanente du dispositif militaire. Il a insisté sur les notions de capacités et de contrats opérationnels passés entre le politique et le militaire, qui figurent dans le préambule de la loi de programmation militaire. Il appartient au chef d'état-major des armées de se doter des outils de réflexion nécessaires pour être prêt à tout moment à répondre aux questions des autorités politiques. La prochaine loi de programmation militaire, plutôt que d'imaginer un modèle 2025, devrait retenir simplement un objectif de planification exprimé par des capacités et des contrats opérationnels. L'état-major doit être en mesure de s'adresser aux autorités politiques avec courage, ce qu'il fera plus aisément s'il s'appuie sur une réflexion profonde et nourrie, sans chercher à se faire le défenseur corporatiste de situations périmées.

Deux livres blancs ont été rédigés, en 1972 et 1994. Plusieurs actes majeurs ont largement amendé et dépassé le dernier : les loi de programmation militaire, notamment leurs préambules, documents fondateurs de la doctrine de défense et les conseils de défense annuels. Il serait d'ailleurs intéressant de réfléchir à la manière dont ils pourraient faire l'objet d'une certaine forme de communication publique. Quoi qu'il en soit, le processus français est assez efficace : sous l'égide du secrétaire général de la défense nationale, tous les responsables de la machine étatique ayant à connaître des questions de défense - relevant du ministère des affaires étrangères, de l'intérieur et de la défense - préparent un dossier en commun..

Le débat stratégique le plus important concerne la manière dont la France se situe par rapport à l'OTAN et à l'Union européenne. Notre pays se tourne vers cette dernière alors que tous ses partenaires, Allemagne en tête, voient davantage les choses au travers de l'OTAN. Par ailleurs, les chiffres parlent : tous les discours sur la nécessité de la construction européenne se heurteront à la réalité des budgets d'investissement, qui n'atteignent un niveau convenable qu'en France et en Grande-Bretagne.

Le général Thierry Cambournac a cité, parmi les avancées récentes en matière de défense européenne, l'Agence européenne de défense et, surtout, le commandement du transport aérien, bourse d'échange de capacités de transports qui, sur la base de propositions franco-allemandes, pourrait évoluer vers un commandement du transport aérien puis un commandement de l'acheminement multimodal - aérien, naval et terrestre.

Le général Jean-Louis Georgelin a préconisé la constitution d'un véritable commandement du transport aérien européen, progrès qui serait comparable à ce que fut le Corps européen. Il incombe aux militaires de proposer aux autorités politiques des avancées concrètes fortes, marquant une volonté. Mais il reste à vaincre bien des résistances, comme le démontrent les difficultés que rencontre la formation commune des pilotes de chasse français, espagnols, allemands et belges.

Le discours du Président de la République sur la doctrine nucléaire, prononcé à l'Île Longue, a été, en définitive, bien reçu ; les critiques ont été assez mesurées. Le nucléaire reste l'arme de protection des intérêts vitaux mais doit être adapté parce que la technologie le permet et parce qu'il importe de rester crédible. Cependant, dans une démocratie vivante, il est naturel et normal de pouvoir débattre d'une question aussi importante pour la nation que celle de la dissuasion nucléaire.

M. René Galy-Dejean a fait observer que le Président de la République était l'élu du peuple dans son entier, ce qui justifie sa prédominance dans le domaine de la défense.

M. Yves Fromion a estimé que le fait qu'il soit chef des armées n'induit pas que les questions de défense ne puissent être débattues. Il a souligné toute l'ambiguïté des termes de la Constitution et déploré la dérive des institutions de la Ve République en la matière.

M. Michel Voisin s'est interrogé sur le rôle des correspondants défense dans les conseils municipaux. Même si la part du budget consacrée à la réserve a crû, il a déploré que les réservistes soient essentiellement affectés à des opérations de soutien et trop rarement employés sur les théâtres d'opérations.

Les engagés, porteurs du lien armée-nation, rencontrent-ils toujours des problèmes lorsqu'ils sont rendus à la vie civile ?

Prenant en compte la diminution du budget de la dissuasion nucléaire, du fait d'avancées technologiques, il s'est demandé si la prolifération, qu'illustrent l'essai nord-coréen et le cas de l'Iran, ne justifiait pas au contraire que la France accroisse ses efforts dans ce domaine.

M. Joël Hart a suggéré que le futur Président de la République, quel qu'il soit, dresse une feuille de route précisant les intentions de la France en matière de défense, eu égard à ses capacités statiques, stratégiques et tactiques.

M. Jean-Yves Hugon est revenu sur les missions extérieures, qui sont de plus en plus longues, dangereuses et se déroulent sur des théâtres marqués par des situations politiques complexes. La France est-elle arrivée au bout de ses capacités financières et humaines ou bien dispose-t-elle encore de marges de manœuvre ?

Le général Jean-Louis Georgelin a indiqué que le nucléaire représentait toujours 18 % des investissements et 10 % du budget total, et a rappelé que le pic de 1969, avec 50 % du titre V, avait été atteint au détriment du corps de bataille. La France est arrivée à un point d'équilibre. Elle a toujours souhaité respecter, pour l'armement nucléaire comme pour l'armement classique, le principe de stricte suffisance. Les historiens seront extrêmement sévères vis-à-vis des arsenaux nucléaires soviétiques et américains du temps de la Guerre froide, alors que la France s'est dotée modestement, en fonction de ses besoins et dispose aujourd'hui d'un système crédible avec les outils de simulation nécessaires.

Le rythme de missions extérieures est soutenu et éprouvant et entraîne des surcoûts liés à l'intensité de l'utilisation des matériels, mais les armées n'en sont pas à une situation de saturation. Du temps de l'armée d'appelés, la France a été en mesure d'envoyer une division de 11 000 hommes sur l'opération Daguet ; l'armée professionnelle doit être capable de faire sensiblement plus. Cela dit, l'opération Baliste a monopolisé 100 % des capacités de transport amphibie, compte tenu de la permanence par ailleurs d'un navire amphibie dans le golfe de Guinée (mission Corymbe). Financièrement, les 500 millions d'euros annuels ne sont plus absorbés par le budget de la défense mais par celui de l'État. Lorsque la France envoie ses armées en OPEX, elle défend ses intérêts et sa vision du monde. Est-elle prête à en assumer le prix et à l'expliquer ?

Il n'existera jamais de système parfait pour décrire la menace mais l'insécurité du monde est une réalité taraudante, avec la prolifération, le terrorisme, ainsi que les tensions liées aux approvisionnements énergétiques, à la mondialisation et aux flux migratoires. Le monde étant plus incertain et dangereux, il est nécessaire de se doter de capacités de défense polyvalentes et durables.

Le général Thierry Cambournac a précisé que l'enveloppe des rémunérations et charges sociales (RCS) augmentera de 15 millions d'euros en 2007, ce qui permettra d'accroître de 5 800 le nombre de réservistes et de faire passer de vingt-deux à vingt-cinq le nombre moyen de jours d'activité des réservistes opérationnels, gendarmerie incluse.

Le général Jean-Louis Georgelin a ajouté qu'il fallait noter le nombre important de réservistes employés à l'état-major des armées, notamment au Centre de préparation et de conduite des opérations (CPCO).

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© Assemblée nationale

27.10.2006

présidentielles 2007 politique étrangère

 

 

Rappel d'une note publiée en juillet 2006.

  3 mois se sont écoulés, l'attention des médias s'est portée sur de sujets plus porteurs au niveau des ventes .

 Qui s'interesse encore à ce qui se déroule dans le sud LIBAN?

 la situation est cependant radicalement differente et une part des objectifs poursuivis par l'état d'ISRAËl est atteinte.

 28.07.2006

ROME,LIBAN, MOYEN ORIENT DEUX APPROCHES

                                      MOYEN ORIENT DEUX APPROCHES             La crise LIBANAISE dévoile les conceptions divergentes des USA et des pays Européens sur cette région du monde.             Il semblerait que les états unis, toujours pragmatiques, plaçant leurs propres intérêts stratégiques comme fondamentaux de leur politique extérieur, avanceraient à petits pas et limiteraient leurs actions au conjoncturel c'est-à-dire au tactique. (Première phase d’une vision plus globale de la stabilisation de cette région)             L’action entreprise par l’armée israélienne, serait conduite avec non seulement l’approbation de cette grande puissance mais avec son concours dans l’élaboration de cette campagne et son soutien en matière de renseignement dans sa conduite même.             L’élimination non pas du Hezbollah mais de la quasi-totalité des armements fournis par l’IRAN et la Syrie devient l’objectif tactique de cette campagne qui par ailleurs aurait l’approbation des pays membres de la ligue ARABE.             La destruction complète de ces moyens de représaille dont la communauté internationale prend conscience (plusieurs milliers de missiles opérationnels) a donc un double objectif :      - 1/ -Eradiquer ces armes qui font peser une menace intolérable sur ISRAËL        -2/ Priver l’IRAN et la SYRIE de moyens de chantage dans la gesticulation géo politique en cours avec l’IRAN sur le développement de sa puissance nucléaire militaire.             Le contrôle de cette région et le maintien d’une certaine stabilité sont  impératifs pour les USA tant que ce pays dépendra du pétrole pour la survie de son économie. (Ce délais est actuellement estimé à 25 30 ans)             L’action en cours aurait donc pour effet de gagner plus de dix ans dans le  le gel immédiat de ce conflit en privant les adversaires d’Israël de tout moyens militaires  crédibles.

 

            L’approche Européenne se place dans une perspective totalement différente. Celle du droit international et la recherche éthique d’une solution globale à la situation de cette région.             L’Europe qui s’est volontairement placée sous la protection des USA depuis 60 ans déjà se refuse à prendre en compte avec lucidité les impératifs stratégiques américains qui pourtant garantissent non seulement notre sécurité mais plus encore nos économies.             Ces deux conceptions, l’une pragmatique l’autre idéaliste car protégée sur l’essentiel par la première déboucheront sur une solution celle imposée par la parti qui détient l’autorité c'est-à-dire le pouvoir d’imposer « l’obéissance »  Triste constat face à l’impuissance de l’Europe si ce n’et le discours que tous entendent, approuvent parfois mais toujours perçu comme irréaliste !

22.08.2006

PRESIDENTIELLES 2007POLITIQUE ETRANGERE MOYEN ORIENT DEUX APPROCHES

Rappel d'une note publiée le 28.07.2006 ROME,LIBAN, MOYEN ORIENT DEUX APPROCHES

                                     MOYEN ORIENT DEUX APPROCHES

La crise LIBANAISE dévoile les conceptions divergentes des USA et des pays Européens sur cette région du monde.

    Il semblerait que les états unis, toujours pragmatiques, plaçant leurs propres intérêts stratégiques comme fondamentaux de leur politique extérieur, avanceraient à petits pas et limiteraient leurs actions au conjoncturel c'est-à-dire au tactique. (Première phase d'une vision plus globale de la stabilisation de cette région)

    L'action entreprise par l'armée israélienne, serait conduite avec non seulement l'approbation de cette grande puissance mais avec son concours dans l'élaboration de cette campagne et son soutien en matière de renseignement dans sa conduite même.

    L'élimination non pas du Hezbollah mais de la quasi-totalité des armements fournis par l'IRAN et la Syrie devient l'objectif tactique de cette campagne qui par ailleurs aurait l'approbation des pays membres de la ligue ARABE.

    La destruction complète de ces moyens de représaille dont la communauté internationale prend conscience (plusieurs milliers de missiles opérationnels) a donc un double objectif :

      - 1/ -Eradiquer ces armes qui font peser une menace intolérable sur ISRAËL

       -2/ Priver l'IRAN et la SYRIE de moyens de chantage dans la gesticulation géo politique en cours avec l'IRAN sur le développement de sa puissance nucléaire militaire.

    Le contrôle de cette région et le maintien d'une certaine stabilité sont impératifs pour les USA tant que ce pays dépendra du pétrole pour la survie de son économie. (Ce délais est actuellement estimé à 25 30 ans)

    L'action en cours aurait donc pour effet de gagner plus de dix ans dans le le gel immédiat de ce conflit en privant les adversaires d'Israël de tout moyens militaires crédibles.

    L'approche Européenne se place dans une perspective totalement différente. Celle du droit international et la recherche éthique d'une solution globale à la situation de cette région.

     L'Europe qui s'est volontairement placée sous la protection des USA depuis 60 ans déjà se refuse à prendre en compte avec lucidité les impératifs stratégiques américains qui pourtant garantissent non seulement notre sécurité mais plus encore nos économies.

    Ces deux conceptions, l'une pragmatique l'autre idéaliste car protégée sur l'essentiel par la première déboucheront sur une solution celle imposée par la parti qui détient l'autorité c'est-à-dire le pouvoir d'imposer « l'obéissance »

    Triste constat face à l'impuissance de l'Europe si ce n'et le discours que tous entendent, approuvent parfois mais toujours perçu comme irréaliste !

Commentaires

la conduite à terme de cette opération nécessitera sans doute plusieurs semaines et peut être des mois jusqu'à ce que les objectifs soient atteints.
Il sera alors l'heure des négociations ou des palabres, les USA souhaitant sans doute le déploiement d'une force uniquement dans le sud liban pour contrôler efficacement derrière l'armée libanaise le non réarmement du hezbollah.
à contrario les européens souhaiteront un réglement global de la situation et l'envoie alors sous mandat onusien d'une force accéptée par tous qui aurait pour mandat l'application des décisions prises.
là encore l'issue qui prévaudra sera celle de celui qui détient les atouts maîtres!!

éditorial de denis jeambar pourquoi ISRAËL doit gagner

http://lexpress.fr/idees/debats/dossier/editovideo/dossie...

éditorial de Denis JEAMBAR l'express une nouvelle géo politique
24 juillet


http://lexpress.fr/idees/debats/dossier/editovideo/dossie...

 


05.08.2006

LIBAN QUEL ACCORD A L'ONU?

                                           LIBAN QUEL ACCORD A L’ONU ?

 

 

 

 

 

            Depuis 4 semaines les divergences (approche locale et approche globale régionale) entre les  USA et de l’EUROPE (elle-même divisée) semblent confirmer la thèse de la seconde hypothèse décrite sur le dernier article de ce blog. (voir annexe jointe en bas de page)

 

 

            En effet même si un rapprochement des points de vue était trouvé au cours de ce week-end, le vote du conseil de sécurité ne pourrait avoir lieu qu’en milieu de semaine prochaine. (10 08 06)

 

 

A la condition de tomber d’accord sur la mission de la force internationale qui serait déployée non seulement au Sud LIBAN mais sur les frontières Libano Syriennes comme l’exigent maintenant  les USA.

 

 

            Cette phase demandera sans doute encore une semaine de négociations (18 08 06) et le déploiement d’une force « crédible » même décidé imposera encore de deux à quatre semaine pour être en mesure non pas d’être efficace mais pour commencer à  prendre la relève de l’armée ISRAËLIENNE. (15 09 06)

 

 

            Quelque soit l’accord trouvé, la mise en place d’une force nécessitera au minimum 2 à 3 mois pour que cette dernière trouve son autonomie d’action. (15 10 06)

 

 

 

            De l’analyse de cette réflexion nous pouvons en conclure que l’objectif temps aura été atteint par les USA et ISRAËL.

 

 

            En effet TSAHAL disposera encore de deux mois pour d’une part contrôler le sud Liban et nettoyer tous les dépôts d’armement connus mais aussi sans doute pour se déployer sur les frontières du LIBAN et de la SYRIE.

 

 

            Cette zone en particulier la plaine de la BECKA, où sont enterrés de nombreuses caches souterraines nécessitera des opérations encore plus lourdes que celles actuellement en cours pour atteindre les bords du LITANI. Et la sécurisation de l’espace entre ce fleuve et le nord d’ISRAËL.

 

 

            L’achèvement de cette tache très délicate sera alors de la responsabilité non seulement de l’armée LIBANAISE mais plus encore de la force internationales qui sera déployée.

 

 

            La dernière demande des USA en ce qui concerne le contrôle des frontières de la SYRIE impose de facto un volume de force, qui pour être crédible devra atteindre au moins 70 000 hommes. Sans participation des USA.

 

 

                             Quels pourront être alors les pays contributeurs ?

 

 

 

 

Annexe les hypothèses 1 et 2 document du 2 08 06  et extrait fiche de 28 juillet

 

 

1° HYPOTHESE

 

  La mise en place d’un cessez- le feu immédiat. Déploiement d’une force sous mandat de l’ONU, Règlement global du conflit Israélo Palestinien

 

 Cette hypothèse est la solution qu’appelle de ses vœux la France et les pays européens.

 

 

 

Elle n’englobe pas l’aspect régional et la capacité de l’IRAN à s’opposer aux USA dans le contrôle des gisements de pétrole dans les 30 prochaines années

 

 

 

Les USA ne peuvent l’accepter. Et surtout les Européens ne peuvent l’imposer

 

 

 

2° HYPOTHESE

 

 

  Laisser poursuivre l’action de l’armée ISRAËLIENNE pendant au moins 4 à6 semaines jusqu’à destruction totale des stocks d’armes identifiés.

 

 Accepter le déploiement d’une force constituée d’Européens (sans les USA) avec un mandat limité qui consisterait à permettre le déploiement de l’Armée Libanaise et le désarmement total des dernières structures du Hezbollah qui ne serait plus qu’une force politique.

 

 

 

Cette solution qui ne prendrait pas en compte un règlement politique même partiel du conflit Palestinien ne peut avoir les faveurs des pays européens.

 

     Leurs soldats s’ils étaient déployés seraient exposés aux pires calamités et serviraient de moyen d’échange diplomatique en cas de reprise des combats

 

  

 

 

 Extrait de la fiche du 28 juillet 2006-08-05

 

 

 

 “L’action entreprise par l’armée israélienne, serait conduite avec non seulement l’approbation de cette grande puissance mais avec son concours dans l’élaboration de cette campagne et son soutien en matière de renseignement dans sa conduite même.

 

   L’élimination non pas du Hezbollah mais de la quasi-totalité des armements fournis par l’IRAN et la Syrie devient l’objectif tactique de cette campagne qui par ailleurs aurait l’approbation des pays membres de la ligue ARABE.

 

   La destruction complète de ces moyens de représailles dont la communauté internationale prend conscience (plusieurs milliers de missiles opérationnels) a donc un double objectif :

 

       1/ -Eradiquer ces armes qui font peser une menace intolérable sur ISRAËL

 

       2/ Priver l’IRAN et la SYRIE de moyens de chantage dans la gesticulation géo politique en cours avec l’IRAN sur le développement de sa puissance nucléaire militaire.

 

        Le contrôle de cette région et le maintien d’une certaine stabilité sont  impératifs pour les USA tant que ce pays dépendra du pétrole pour la survie de son économie. (Ce délais est actuellement estimé à 25 30 ans)

 

         L’action en cours aurait donc pour effet de gagner plus de dix ans dans le  le gel immédiat de ce conflit en privant les adversaires d’Israël de tout moyens militaires  crédibles » ……… ;

 

 

 

 

23.07.2006

L'INTERÊT DU MOYEN ORIENT

                                   L’AVENIR  DU MOYEN ORIENT

 

 

                                   Ou la présence américaine dans cette région

 

 

 

 

            Cette région du monde, outre le fait qu’elle soit le berceau des plus grandes civilisations s’est retrouvée plongée dans l’oubli durant des siècles.

 

 

 

            La découverte du pétrole aux USA au milieu du XIX° siècle et l’irruption d’une nouvelle société exclusivement fondée sur l’utilisation de l’énergie fossile ont rendu toutes les économies du monde directement dépendantes des réserves pétrolières de cette région.

 

 

            Nous savons cependant depuis déjà de longues années que ces réserves si importante soient elles, sont limitées et qu’il conviendra dans un laps de temps assez court de trouver d’autres sources d’énergies que le pétrole.

 

 

            Cette prise de conscience débutée lors du premier choc pétrolier en 1973  qui fut la conséquence de la guerre du KIPPOUR, mais aussi de celle de 1967  aura pour effet dans certains pays comme la France d’imaginer des solutions de substitution ;

 

 

 

            C’est ainsi que l’énergie nucléaire dérivée de nos travaux sur le nucléaire militaire permit à notre pays de s’équiper et de fournir aujourd’hui plus de 80% de notre consommation électrique. (A noter au passage que la filière française de nucléaire civil est unique dans sa technologie que nous sommes les seuls à utiliser.)

 

 

            L’ensemble de l’économie US repose depuis près d’un siècle sur l’utilisation de cette énergie fossile alors même que les réserves du territoire des états unis sont pratiquement asséchées depuis plus de 50 ans.

 

 

            Les ressources résiduelles qui représentent cependant plus de 5 à 10 ans de consommation du pays sont stockées en réserves stratégiques depuis dans les Appalaches.

 

 

 

            L’adaptation de l’économie mondiale à d’autres sources d’énergie est d’un intérêt vital aussi bien pour les pays occidentaux que pour toutes les grandes puissances émergentes comme la CHINE  L’INDE  ou le BRESIL. Dont le développement dépend directement aujourd’hui  de l’utilisation de cette source d’énergie.

 

 

 

            En ce qui concerne les Etats-Unis d’Amérique, cette prise de conscience qui remonte à plus de 15 ans, impose encore aujourd’hui un délais incompressible de 25 ans  pour permettre à l’économie de ce pays de se dégager TOTALEMENT  de la contrainte de l’utilisation du pétrole.

 

 

            La MAÎTRISE DE SES SOURCES D’APPROVISIONNEMENT en CARBURANT est donc une nécessité VITALE et un CASUS BELLI s’il était remis en cause par quelque nation qui soit.

 

 

            Ceci éclaire sans doute l’attitude des USA dans son action qui vise à contrôler encore les moyens d’extraction de l’IRAK. Il n’aura échapper à personne que cette guerre n’a jamais détruit volontairement de la part des forces de la coalition la moindre installation pétrolière.

 

La stratégie américaine est encore plus perceptible dans d’autres parties du monde comme en AFRIQUE ou au sein même des anciens états pétrolier de l’ex URSS.

 

 

          La concurrence effrénée des pays émergents oblige donc cette grande puissance à contrôler pour encore 25 ans la quasi-totalité des sources d’approvisionnement du monde.

 

 

 

 

Quelle sera l’attitude des USA dès lors que son économie ne sera plus tributaire de cette source d’énergie qui sans doute sera en passe d’épuisement face à la demande mondiale ?

 

 

 

          Cette partie du monde perdra logiquement de son intérêt et risque en conséquence de retomber dans l’oubli comme ce fut le cas jusqu’au début du  XX° siècle.

 

 

 

 

     Le centre du monde se confirmera également en ASIE et tout particulièrement autour de la CHINE et de l’INDE où réside plus de la moitié de la population de la planète.

 

 

 

          La nécessaire et IMPERATIVE  présence US au moyen orient s’estompera définitivement laissant ainsi le champ libre aux populations locales pour régler SEULES leurs différends.

 

 

 

 

22.07.2006

LIBAN MISE EN PLACE NECESSAIRE D'UNE FORCE

        LIBAN  LA MISE EN PLACE INDISPENSABLE  D’UNE  FORCE D’INTERPOSITION

 

 

    

  Les évènements tragiques que subissent les populations LIBANAISES depuis plus d’une semaine trouveront sans doute un début de solution après la conférence annoncée de ROME cette semaine.

 

 

            Les chancelleries  dans leurs cabinets feutrés sont en « ordre de bataille » depuis la dernière mise en pression diplomatique du conflit du moyen-orient.

 

 

            L’utilisation de la force « préventive » de l’Etat d’ISRAEL trouve une justification dans la logique de sa stratégie de DEFENSE qui remonte à sa création même.

 

 

            Seul un règlement politique qui prenne en compte les aspirations légitimes de toutes les communautés présentes est de nature non pas à régler le problème mais à créer les conditions d’une paix « FORCEE » garantie par la communauté internationale afin de donner la suite logique de toute guerre « LA PAIX »

 

 

            Les parties en présence sont toutes dans leur droit légitimement reconnu par le droit international, mais la question fondamentale réside dans le fait qu’il existe deux peuples pour une seule terre, celle de Palestine.

 

 

            La création de l’état d’ISRAEL amorcée depuis la fin du XIX° siècle a été justifiée par l’abominable génocide dont a été victime les juifs européens au cours de la deuxième guerre mondiale.

 

 

            Ce rêve porté par ce peuple depuis 2000 ans d’errance  n’a été rendu possible que par l’approche américaine et déjà l’incapacité des Européens à l’issue de la seconde guerre mondiale à s’opposer à ce projet, même si la Grande Bretagne qui y exerçait son mandat depuis la chute de l’empire OTTOMAN en 1919 a tout fait pour s’y opposer sachant par avance les conséquences désastreuse pour la stabilité de cette région qu’elle contrôlait depuis une longue période.

 

 

            La guerre a débuté le jour même de la création de cet état, cette situation est restée inchangée depuis contrairement aux dires de certains politiques.

 

 

            Les premiers habitants de ce nouveau Pays issus pour la majorité d’entre eux des camps de concentration nazis, avaient appris que personne d’autre qu’eux seraient capables de les défendre, d’où ce concept de défense tout azimut mis en place dès son origine.

 

 

            Paradoxalement les populations palestiniennes présentes dans ces territoires furent condamnées à leur tour à une nouvelle errance et une vie de réfugiés dans tous les pays frontaliers comme le LIBAN, la JORDANIE voir la SYRIE.

 

 

            Le déséquilibre posé par l’afflux d’un volume si important de ces populations ne fut pas sans conséquences dès lors que ces camps de réfugiés voulurent jouer un rôle politique dans ces pays d’accueil (forcé)

 

            L’extermination des palestiniens en Jordanie en 1973 qui menaçaient la stabilité du royaume ainsi que la première guerre civile du LIBAN n’en furent  que les premières conséquences visibles ; mais le partage du monde lors de la guerre froide interdisait l’approche de solution acceptable chacun des camps apportant alors son aide indirecte à tous les acteurs locaux.

 

 

            Le règlement de cette situation est et restera politique, c'est-à-dire que la communauté internationale qui est à l’origine même de cette situation doit maintenant prendre ses responsabilités et proposer voire IMPOSER un compromis acceptable par tous.

 

 

 

            L’ONU est à l’origine de cette situation il lui appartient donc après 60 ans d’expectative de proposer d’abord les conditions d’une paix réelle et ensuite un règlement qui tienne compte de l’équité et de la justice que réclament les peuples de cette région du monde héritière de nos civilisations.

 

 

            Il appartient donc non pas de rétablir la paix mais d’avoir la volonté de l’IMPOSER par les « ARMES » du droit international. Si nécessaire.

 

 

            Seule une véritable force internationale, puissante et autonome est de nature à réaliser cet objectif.

 

 

            La garantie de l’existence de l’état d’ISRAEL doit être assumée par cette FORCE crédible ce qui impliquera :

 

 

            La création immédiate  d’un véritable état PALESTINIEN, dont les frontières  seront également garanties par cette force « crédible » de STABILISATION

 

 

            L’évacuation de l’ensemble des territoires occupés par ISRAEL y compris les colonies.

 

 

            La reconnaissance de l’état d’ISRAEL par tous les partis politiques présents dans cette zone, mais simultanément l’interdiction pour les extrémistes juifs de prétendre au retour du  grand ISRAEL qui consisterait à s’emparer du reste des territoires palestiniens et l’évacuation de ses  populations vers la JORDANIE.

 

 

 

            La solution de tout conflit a toujours été par nature politique. Elle ne peut durer dans le temps que si les compromis sont équitables, non pas justes mais acceptables dans l’intérêt de tous.

 

 

            Seule la FORCE au service du droit est de nature à rendre possible la solution de compromis que la communauté internationale n’a toujours pas eu le courage d’imposer alors qu’elle est à l’origine des déséquilibres de cette partie du monde.

 

 

            Cette première phase réalisée, il appartiendra alors à la communauté internationale de créer les conditions économiques de la vie de ces populations. La reconstruction et la mise en œuvre de conditions d’auto suffisance économiques resteront là aussi la seule clé du succès.