06.06.2007

L'état de GRÂCE du président deux français sur trois... l'objectif de GISCARD en 1974...

 
21 mai 2007 - La première vague
 du baromètre politique Ipsos Le Point réalisée après
 la victoire de Nicolas Sarkozy met en évidence
 que le nouveau président de la République
 bénéficie d’une forme d’état de grâce dans
l’opinion.
 L’enquête conduite le samedi 19 mai
dernier révèle également la bienveillance
des Français à l’égard des membres
du nouveau gouvernement Fillon et,
 plus généralement, de l’ensemble
 des personnalités de la majorité.

Presque deux tiers des Français (64%)

 portent aujourd’hui un jugement favorable sur l’action du nouveau président de la République, contre seulement 24% qui se montrent critiques à son égard et 12% qui préfèrent ne pas se prononcer 

 encore – sur la question. Nicolas Sarkozy bénéficie ainsi de la « prime au vainqueur » et sa popularité progresse de 11 points par rapport à la dernière vague réalisée avant son élection. Malgré un solde d’image très largement positif (+40 points), les soutiens de l’ancien Ministre de l’Intérieur restent cependant particulièrement clivés. Ainsi, si le président de la République obtient des niveaux d’adhésion sans précédent auprès des sympathisants UMP (96% d’avis favorables, 3% ne se prononçant pas), il suscite toujours d’importantes réticences chez les sympathisants de gauche : la majorité d’entre eux se montre hostile à son égard (53%), contre environ un tiers (32%) qui lui accorde sa confiance.

A ce titre, rappelons que le sondage réalisé par Ipsos le jour du second tour de l’élection présidentielle(*) montrait qu’une forte minorité des électeurs de Ségolène Royal avait manifesté avant tout par ce vote leur opposition à Nicolas Sarkozy. Cette hostilité semble perdurer pour l’instant…  

A la suite de sa nomination en tant que Premier ministre, François Fillon voit également sa cote de popularité s’améliorer. L’évolution de son image est d’ailleurs nettement plus spectaculaire que celle du président de la République. Largement impopulaire jusqu’en avril dernier (30% d’opinions positives contre 45% d’avis négatifs), le Premier ministre affiche désormais un solde d’image de +36 points, avec 60% d’avis favorable contre 24% de jugements négatifs. François Fillon profite naturellement de la victoire de Nicolas Sarkozy et dispose ainsi d’un solde d’image très supérieur à celui observé pour son prédécesseur Dominique de Villepin au moment de sa nomination (+1 point). 

L’ensemble des personnalités de droite testées bénéficie également de la prime aux gagnants. On observe en effet une véritable « vague bleue » dans le palmarès des personnalités politiques préférées des Français. Ainsi, Michèle Alliot-Marie affiche une progression notable de sa popularité (65% d’opinions favorables, soit une hausse de 17 points par rapport au mois dernier) et occupe désormais la troisième place du palmarès. Même tendance pour Jean-Louis Borloo (67% d’opinions positives, + 11 points), désormais deuxième du classement général, Alain Juppé (46%, +17 points, contre tout de même 43% d’opinions négatives), ou encore Jean-François Copé (41%, +10 points).

Parmi les ministres testés pour la première fois, on relèvera le cas de Rachida Dati qui réalise une entrée spectaculaire dans le Baromètre Ipsos Le Point. Avec une notoriété remarquable (seulement 23% des personnes interrogées ne se prononcent pas sur la ministre de Justice) pour une personnalité inconnue des Français il y a encore quelques mois, l’ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy enregistre une forte popularité, avec 60% de jugements favorables contre seulement 16% d’avis critiques, soit un solde d’image de +44 points. Quant à Xavier Bertrand (+19), Brice Hortefeux (+13), Xavier Darcos (+10) et Hervé Morin (+14), ils affichent tous des soldes d’image positifs mais souffrent surtout d’un important déficit de notoriété, le taux de « non-réponse » les concernant allant de 41% pour le ministre du travail à 58% pour le ministre de la défense.

Cette progression de l’ensemble des personnalités de droite ne se traduit par pour autant par une baisse généralisée à gauche. Si François Hollande voit sa cote de popularité se dégrader (32%, -5 points), Ségolène Royal résiste bien à la défaite avec 49% d’opinions favorables (+1 point) contre 46% d’avis négatifs. Plus significatif, Bertrand Delanoë et Dominique Strauss-Kahn parviennent même à progresser, au point de devancer désormais l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle, avec respectivement, 54% (+6 points) et 51% (+7 points) de bonnes opinions. Signalons tout de même que Ségolène Royal reste, de loin, la personnalité préférée des sympathisants socialistes (84% de jugements favorables, en baisse d’un point) devant le maire de Paris (76%, +7 points), Jack Lang (76%, -2 points) et Dominique Strauss-Kahn (66%).  

Soulignons enfin les remarquables performances de Bernard Kouchner et de François Bayrou. La participation de l’ancien ministre socialiste au gouvernement Fillon s’avère pour l’instant payante puisqu’il conserve la tête du palmarès des personnalités politiques avec 70% de jugements favorables, en hausse même de 9 points depuis avril dernier. Bernard Kouchner parvient ainsi à progresser très fortement à droite (81% d’avis favorables chez les sympathisants UMP, soit +23 points), tout en restant très populaire auprès des sympathisants socialistes (70%, -3 points). Quant à François Bayrou, sa popularité est également à la hausse (+6 points) et atteint désormais 64%. La détérioration de ses relations avec le candidat Nicolas Sarkozy en fin de campagne et entre les deux tours de la présidentielle ne semble pas avoir laissé de traces… à droite. François Bayrou affiche en effet une popularité globalement stable auprès des sympathisants UMP (53%, +1 point) mais continue à progresser, mois après mois, chez ceux se déclarant proches du Parti socialiste (74%, +4 points)… 

(*) Enquête IPSOS /DELL pour FRANCE 2 / EUROPE 1 / 20 MINUTES / LE POINT réalisée le 6 mai 2007 auprès de 3609 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population inscrite sur les listes électorales.


Federico Vacas 
Directeur d'études – Ipsos Public Affairs 
federico.vacas@ipsos.com

05.06.2007

La VICTOIRE pour quoi Faire monsieur le PRESIDENT ?

 

Dans  moins d'une semaine  les résultats  du premier tour  des législatives  confirmeront  en l'amplifiant  la victoire écrasante  du Président SARKOZY.

Il  disposera  de la totalité  des pouvoirs  comme l'auront voulu  les FRANCAIS.

Cette situation  résultera  du choix  du peuple  et de lui seul, ce qui en démocratie devrait interdire toute critique  de légitimité  de ce choix.

Critiquer  les résultats  c'est en clair critiquer  le peuple  et cela  est  par définition anti démocratique.

Le soir  du deuxième tour, le président  se retrouvera  au point de départ.

Car  si la campagne  a mis en avant  la prise de conscience  de la réalité  du pays,  prise de conscience bien incomplète,  il appartient  au président  d'obtenir  des résultats  visibles  sur le très court terme.

 les Français  lui ont accordé  leur  confiance  pour obtenir

 Du travail  et des augmentations de salaires.

Si dans ces deux domaines les résultats ne sont pas TRES RAPIDEMENT  à la hauteur  des espérances  qu'il a lui même suscittées

alors  la méfiance  du peuple  s'installera  avec le sentiment  d'avoir été floué, 

 les conditions  de la REVOLUTION  seront alors  réunies  et l'attitude  du peuple risque d'être  disproportionnée  avec  les écarts  que la connaissance  de l'histoire de FRANCE  doit  nous remettre en mémoire.

Pour bien comprendre  les enjeux  du pays  la  remise en ligne  du premier  document  de ce blog  montre  que rien  encore n'a été fait depuis le début  de cette campagne.  le président lui même n'a pas encore osé faire l'inventaire  des causes  du blocage de notre  pays, blocage  au quel il a lui même participé, car recorman  de déficit annuel  de la FRANCE.

pour gagner il faut oser,  osera t il  dire enfin la vérité, car  sans cette démarche courageuse  toutes les mesures seront insuffisantes  et auront pour résultat l'inverse  de ce qui est souhaité;

 notre  président  aura t il ce courage  si nécessaire à notre  pays?

Aura t il  ce courage  de la rupture  sans oublier  la détresse  des 10 millions  de français  qui vivent déjà  dans une certaine forme de misère?

les mois  qui viennent  nous donneront la réponse. la première date  sera celle du premier juillet, avec l'augmentation  du SMIC

sans un coup de pouce réel,  avec au moins 150€ d'augmentation  le Gouvernement FILLON  marquerait alors  son choix  qui en apparence serait contraire  aux illusions  que le candidat a fait naître  dans les esprits  du petit peuple de France.

le malaise Français

 première  fiche  de ce blog   17 novembre 2005  
et toujours rien  de nouveau 
 dans les propositions  des candidats...

                                                   LE   MALAISE     FRANÇAIS

 

 

 

            Eléments de réflexion et d’analyse de la situation du pays
dans la perspective d’un nouveau contrat social

 

            Depuis 1995 notre président alors candidat eut l’ingénieuse idée de synthétiser par une phrase le mal vivre que subissait depuis déjà 20 ans le « petit » peuple de France

 

                                          LA FRACTURE SOCIALE

 

            Satisfaction des intellectuels qui pouvaient alors mettre un nom et conceptualiser avec suffisance une situation diffuse qui frappait insidieusement notre pays.

            Nommer ce mal devenait en soi suffisant pour cette infime partie des français que sont les élites.
            10 ans se sont déjà écoulés, le mal non seulement subsiste mais empire, si les conséquences sont visibles, si les déchirures de notre société sont des faits acquis, jamais nos élites n’ont su ou voulu donner une explication rationnelle et globale à une situation  qui résulte de notre histoire récente des trente dernières années.

 

            Nous sommes depuis 25 ans dans une impasse. Il faudra beaucoup de courage à nos hommes et femmes politiques pour le reconnaître.

            IDENTIFIER les causes,  EXPLIQUER les raisons qui ont conduit le pays à cette situation n’est pas sans risque pour les leaders politiques, mais n’est ce pas par éthique leur rôle que d’éclairer les décisions mêmes douloureuses qui doivent être prises dans l’intérêt général. De notre NATION ?

 

            La France est toujours un grand pays. Son poids démographique actuel relativise aujourd’hui cette idée, mais il faut se souvenir de l’histoire millénaire de ce peuple pour comprendre sa place si particulière dans l’histoire du monde actuel.

            Tous les révolutionnaires se sont réclamés  à un titre ou à un
 autre « du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »

 

 

                        Pour proposer au pays un nouveau deal social en rupture avec le mensonge et non avec l’esprit des lumières ou des révolutionnaires de1789 (ou de 1848).
 Il faudra élaborer un objectif commun identifiable par chacun qui puisse
comprendre ce qui nous a conduit là où nous en sommes aujourd’hui.

 

 

                        Il est INDISPENSABLE de dresser une situation sans complaisance aucune, qui précise les blocages et les incohérences que vit notre pays avant même de proposer une solution pour y remédier.

                        Les causes sont multiples et inter agissent entre elles,
cependant en se limitant à des faits qui devront être vérifiés nous pouvons
dégager plusieurs idées directrices dans la perspective de cette analyse.

 

                                             FAITS AVERES et à VERIFIER

 

                        1/   25% de la population active française travaille dans la fonction publique
                           Direction Générale de l’administration Française   rapport 2005  (effectifs décembre 2003)

 

                        220% de la population active est inscrite à l’ANPE (10% de chômeurs et 10% sans travail mais non chômeurs au sens de la définition du BIT)

 

                        3/ 10% d’une classe d’âge quitte le système éducatif sans maîtriser la lecture et l’écriture (soit 75 000 jeune français qui seront définitivement écartés du marché du travail)

 

                        4/   65% d’une classe d’âge atteint le niveau du bac, mais le nombre de bac ex math élem  puis C et enfin S n’a progressé que de moins de 10%   en quarante ans.

 

                        5/  10% de la population vit sous le seuil de la pauvreté

 

                        6/ Depuis 1982 le déficit annuel de l’état représente 25% de son budget soit près de 50 milliards d’euros actuels.  Le pays vit à crédit depuis cette date.

 

                        7/  Le déficit cumulé depuis 1982 représente 1100 milliards d’euros

 

                        8/  L’intérêt de cette dette représente le deuxième poste budgétaire de l’état chaque année soit environ 40 milliards d’euros.
                        Nous devons emprunter pour payer les intérêts de la dette

 

                        9/  La France atteint  près de   53%  de prélèvements obligatoires, les impôts ne peuvent plus augmenter sans risquer de voir s’expatrier les cadres entrepreneurs et les sièges des entreprises comme le permet la législation européenne (en cours depuis 5 ans à 10 ans)

 

                        10/   La politique du «  on ne touche pas aux droits acquis » des années 84 à 1988 a eu pour conséquences une mise en faillite  très importante de PME et la mise au chômage de près d’un million huit cent mille employés

 

 

                        11/   Les entreprise Françaises PME et TPE moins de 10 salariés manquent d’encadrement contrairement aux entreprises européennes.
                        Ces entreprises représentent 93% du tissus des entreprises françaises à ce jour.s

 

 

                        12/  Les fonctions publiques territoriale et hospitalière  recrutent de jeunes fonctionnaires à bac plus 3 ou 4 pour occuper des postes dévolus à des niveau BEPC sans aucune perspective de carrière

 

                        13/  Comparativement aux grands pays occidentaux la France emploi un trop grand nombre de fonctionnaires qui sont de ce fait très mal rémunérés

 

                        14/  50 grandes entreprises françaises réalisent 50% du commerce extérieur du pays, environ 5000 atteignent 90% et 125  000 la totalité de nos échanges extérieurs.
 Toute comparaison avec les autre grands pays européens est déplacée

 

                        15/  Contrairement aux autres pays européens la France ne dispose d’aucune structure EFFICACE pour accompagner ses PME à l’export
                        Le rapport d’efficacité de la seule structure existante est de un à cent seulement

 

                        16/  Par éthique les fonctionnaires français n’acceptent pas que les services de l’Etat puissent aider des entreprises privées à s’enrichir

 

                        17/ Les différents budgets de la sécurité sociales gérés par les partenaires sociaux institutionnels (syndicats FO puis CFDT en liaison avec le MEDEF absent sont systématiquement en déficit alors qu’ils représentent plus de 130% du seul budget de l’état lui-même en faillite depuis 1982.

 

                        18/  A partir de 2006, la première classe d’âge du baby boom 1946 arrivera en retraite soit 960 000 personnes
                        Le remplacement sera assuré par des classes d’âges qui comptent moins de 750 000 jeunes soit un différentiel de près de 200 000 postes libérés chaque année.
                        La France sortira d’un particularisme depuis 1966 ou mieux 1968 où structurellement l’arrivée massive des classes d’âges nées après guerre voyait arriver 950000 jeunes pour remplacer des classes d’âges de moins de 600000 personnes.

                        Toutes les statistiques montrent que malgré les créations d’emploi la France a connu structurellement une perte de 150000 emplois par an depuis 1968

 

                        19/  La décentralisation conduite en France de 1982 à 1985 a été réalisée avec l’embauche de près d’un million trois cent mille nouveaux fonctionnaires (800 000 par la gauche  et pire 500 000 par la droite qui ne pouvait en  ignorer les conséquences)

 

                        20/  Le volume de l’encadrement de notre population active est d’environ 15% soit pour 25 millions de postes approximativement 3750000 postes

 

 

                        21/ Le nombre de postes de cadres proposés annuellement est très inférieur au nombre de diplômés annuels

 

                        À partir des 3 750 000 postes définis au paragraphe précèdent, en tablant sur une durée de vie professionnelle de 40 ans ce ne sont que  moins de 100 000 postes qui se libèrent chaque année.
                        En comparant ces chiffres avec les 60% de bacheliers annuels (soit 432000) et les   230 000 nouveaux diplômés au niveau d’une licence chaque année,
 il est évident de comprendre
qu’un diplôme n’est plus la condition pour obtenir un emploi de cadre  en FRANCE.

 

            A titre de comparaison en 1963   5% d’une classe d’âge obtenait sa deuxième partie du bac soit moins de 50 000 bacheliers par an, avec un taux d’encadrement de 10% à l’époque le besoin annuel était supérieur au nombre de bacheliers.

            TOUT bachelier avait donc vocation à devenir cadre ce qui est absurde aujourd’hui.
 
Le manque  de PME  (moins 1 million  en France  comparativement  à nos voisin)  qui par la pression  fiscale  n'arrivent pas à grandir  et à offrir les postes  de cadres nécessaires au nombre de jeunes formés  quien masse sont recrutés dans la fonction publique.

 

 

 

                        22 Mixité sociale

 

                        Jusqu’en 1960 la mixité sociale était un fait historique lié à l’histoire même de nos cités depuis le haut moyen âge.
                        La coexistence sociale se stratifiait par étages dans les habitations de nos villes.

 

 

                        23/ Les banlieues

 

                        L’apparition  des nouvelles banlieues en 1960 marque un progrès considérable dans les conditions de vie des plus défavorisés ; accès à la salle de bain, aux sanitaires inclus dans le logement.

                        Cette époque marque également la séparation des couches sociales dans les villes qui porte en germe des difficultés prévisibles.

 

 

                        24/  L’encadrement des banlieues

 

                        La vie dans ces nouvelles cités est marquée par une forte  présence des syndicats  des prêtres ouvriers et surtout du parti communiste Les enfants sont encadrés en permanence par les patronages religieux ou les structures laïques  qui éduquent remarquablement la jeunesse dans l’esprit de la république.
                        Les hussards de la république y sont encore très nombreux, l’exigence de leur enseignement rime avec la sévérité de leur discipline, fondement indispensable à la réussite scolaire seule garante de la réussite professionnelle.
                        Les garçons sont encadrés par des instituteurs très stricts sur le plan de la discipline, indispensable à l’éducation des jeunes adolescents.

 

                        Les syndicats ouvriers sont omni présents dans l’accompagnement de toutes le familles présentes. Leurs rôles sociaux sont considérables mais reposent sur la compétence et le dévouement des responsables  qui sont encore très nombreux.

 

 

                        25/  L’évolution des banlieues  depuis 1975

 

 

            Avec l’évolution de flux migratoires liés au regroupement familial plus ou moins bien contrôlés, les élites ouvrières vont déserter ces zones de vie collective pour rejoindre les zones pavillonnaires et pour beaucoup accéder à l’encadrement en intégrant ainsi les classes moyennes.

 

            Les zones de banlieues, après la fuite légitime de leurs élites la déliquescence de l’encadrement syndical et religieux vont voir s’entasser les plus pauvres des nouveaux migrants.
Cette nouvelle population démunie, la moins capable à s’adapter quand elle sait encore  parler notre langue sera incapable seule de s’adapter au changement et ne disposera plus en interne des aides préalables si ce n’est celles de services sociaux complètement inadaptés et surtout insuffisants.

 

 

                        26/ Une éducation VIRILE pour les adolescents

 

 

            L’éducation des jeunes adolescents Garçons nécessite à partir de 14 ou 15 ans la présence d’hommes qui s’ils ne sont pas autoritaires doivent
 au moins faire preuve d’une grande autorité sans la
quelle aucune éducation n’est possible.

            La discipline pouvoir d’imposer l’obéissance nécessite parfois des rapports de force indispensables à l’éducation de jeunes garçons, pratique courante de nos anciens et vénérés Maîtres qualifiés d’Hussards de la République des années 50 et 60

 

            La féminisation à outrance de l’enseignement  jusqu’aux collèges ne répond pas à cette évidence et se traduit par un laxisme généralisé dont les enseignantes ne peuvent seules assumer la responsabilité.

            Les conséquences sont la fuite pour ceux qui le peuvent vers l’enseignement privé et la mise sur le marché après 16 ans de près de 75000 jeunes qui ne savent pas lire

10% d’illettrés en 2005 alors que les statistiques du contingent en dénombrent seulement 2,5% en 1962

 

            Ces mêmes élèves qui en milieu scolaire étaient complètement inadaptés trouvaient pour 98% d’entreeux  leur place au sein d’une communauté MASCULINE au cours de leur service militaire

 La transition et la compréhension des règles inhérentes à leur nouveau milieu s’effectuaient en moins de 48heures ce qui peut paraître paradoxal pour des jeunes habituellement considérés comme irrécupérables.

            Plusieurs parmi eux ont quitté la vie militaire comme sous-officiers et ont ainsi pu s’insérer dans la vie active à l’issue de cette expérience humaine PARTAGEE avec d’autres jeunes français issus de toutes les classes sociales du pays.

 

 

                        27/  Classes préparatoires  et grandes écoles  Françaises.

 

Le nombre des élèves qui intègrent des classes préparatoires est sensiblement équivalent à celui des années 1960.

          Ces élèves font l’objet d’une sélection rigoureuse depuis la sixième et ils sont bien souvent les seuls.

          Titulaires d’une mention au bac C ou  S dans la majorité des cas ils devront fournir des efforts considérables pendant deux ou trois ans avant d’intégrer la grande école de leur choix

 

          Leur nombre est quasiment identique depuis les années 60, leur taux de placement en entreprises est de 100% à leur sortie

 

          Ce sont donc 20 à 30 000 postes de cadres qui sont hypothéqués chaque année sur le marché du travail

          Comparativement aux 100 000 postes  de cadres disponibles chaque année il ne reste que moins de 60 000 postes pour les étudiants issus des filières universitaires.

 

Soit 170 000 titulaires d’une licence qui n’accèdent pas à un emploi de cadre sans y intégrer le 400 000 bacheliers.

L’adéquation entre les besoins du marché du travail et les filières suivies n’étant jamais réalisées dans le monde universitaire où l’idée même de sélection est à proscrire.

 

          Cette approche irresponsable et élitiste du monde universitaire conduit des dizaines de milliers de jeunes diplômés directement à l’ANPE sans aucun espoir de débouchés dans les formations reçues à court moyen ou long terme.

 

                      28/  Formation professionnelle comme rattrapage de l’éducation nationale

 

          L’inadaptation du milieu scolaire aux besoins réels du monde du travail a conduit ce dernier à mettre lui-même des structures de formations complémentaires de manière à former ses personnels à ses besoins

 Un budget équivalent à 50% du budget de l’éducation nationale est nécessaire à cette tâche indispensable, la qualité des enseignants y est cependant bien moindre que celle de l’éducation nationale même si l’enseignement y est plus pragmatique et en phase avec les besoins réels. (Un tiers de ce budget est nécessaire à la qualification des jeunes issus du milieu scolaire Français)

 

 

 

 

                      29Taille des entreprises

 

 

                      La fiscalité française impose des entreprises réduites, 93% comptent moins de 10 personnes, 96% moins de 20 personnes  (mais pire encore  comparativement  aux PME Allemandes  ou Anglaises  sans encadrement suffisant  car trop cher  à rémunérer)

 

 

 

                      30/   Le frein à l’emploi des PME

 

          Les charges qui pèsent sur les entreprises depuis 1982 conjuguées aux rigueurs voire aux rigidités du code du travail nuisent à l’embauche au sein des PME françaises.

          La viabilité d’une entreprise repose avant tout sur l’équilibre entre ses marges et ses dépenses

 

          Comme les sociétés sont imposées à 33% de leurs bénéfices elles ont tout intérêt à maintenir un équilibre précaire en se limitant à économiser le strict nécessaire correspondant à l’amortissement des avoirs (non imposables)  (6%  en SUISSE  par exemple)

 

          De ce fait elles ne disposent d’aucune marge de manœuvre  ce qui les place en situation très précaire dès la moindre baisse de commandes.

 

          Comme elles ne peuvent licencier leur personnel ou modifier les salaires elles sont tout naturellement conduites à déposer le bilan comme cela leur a été imposé de 1982 à 1990

          Aujourd’hui celles qui ont pu survivre à cette période ne peuvent embaucher
 qu’avec des CDD qui correspondent aux commandes en cours ou voire de contrats intérimaires pour les mêmes raisons à savoir pouvoir se séparer  des salariés dès lors que les commandes baissent.
(CDD mis  en place par martine AUBRY  et non par la droite)

 

                      31/  L’insuffisance de l’encadrement des PME française

 

          Dans près de 96% des entreprises françaises (moins de 20 personnes) le Chef d’entreprise (souvent créateur) ne dispose pas de personnel d’encadrement autonome susceptible de prendre seul en charge l’une des trois fonctions principales de la société
(Fonction production, fonction commerciale, fonction gestion administrative financière et gestion du personnel)

          De ce fait il partage son temps (12h00 par jour en moyenne) entre ces trois fonctions indispensables et n’en remplit aucune à plein temps.

          L’injection d’un cadre ou mieux encore de deux si le marché le permet a pour résultat immédiat un doublement ou un triplement de son chiffre d’affaires en moins de
 douze mois avec la création de nouveaux emplois.

 

          Si le temps s’ajoute pour le chef d’entreprise son chiffre d’affaires est la multiplication des trois fonctions principales que sont la production le commercial et la gestion administrative.

          L’absence de cadre impose une limitation de l’activité des PME qui contrairement à nos voisins disposent dans les PME d’effectifs plus nombreux (40) et surtout de la présence d’au moins 3 cadres autonomes dans leurs fonctions

 

                      32/ L’insuffisance des salaires

 

                      Les salaires sont insuffisants pour vivre avec décence dans la société telle que nous la connaissons. Près de 10 millions de personnes disposent de moins de 847 euros mensuels pour vivre. Cela est inacceptable, non seulement pour les syndicats qui sont dans leur rôle légitime mais plus encore pour les dirigeants du pays MEDF inclus

 

                      33/ Economie de marché seule créatrice de richesses suffisantes

 

                      L’économie de marché est la seule capable de générer des richesses en abondance pour satisfaire les besoins légitimes de chacun.

          Cette évidence partiellement acceptée par les plus pragmatiques des socialistes est encore refusée par un nombre croissant d’électeurs de  la gauche française

          Les anciens peuples des ex pays de l’est qui ont eu à pâtir du joug communiste pendant 60 ou 70 ans  sont en ce qui les concerne beaucoup plus réalistes.

                      Les hommes n’étant pas égaux par nature même s’ils le sont en droit une répartition équitable doit toujours être assurées par les politiques dirigeants pour accueillir chacun à sa place au sein de la société sans pour autant l’assister, sa dignité est à ce prix.

                      Chacun doit pouvoir travailler et s’assumer seul, les aides doivent corriger les inégalités naturelles en veillant à donner à chacun ce qu’il est capable d’assumer, cela s’appelle la fraternité.

                      Personne ne doit être exclu de la communauté,
cette responsabilité est l’honneur de ceux qui ont été choisis par le peuple pour les diriger.

 

                      34/ L’accompagnement social

 

     Les dépenses liées aux différentes politiques d’aide à l’emploi représentent près de 53,6 milliards d’euros soit le deuxième poste budgétaire de l’état.

          Cette somme répartie aux 4 millions de sans emplois inscrits
à l’ANPE  représenterait 13400€ par an soit : 1100 euros mensuels

18.05.2007

PLACE de l'EUROPE pour le président SARKOZY

 

La première  visite  du Président SARKOZY  s'est déroulée le jour même  de son investiture  en ALLEMAGNE  à BERLIN.

Ceci  a  bien sûr  un sens Politique  très fort. L'Attentisme  sénile  qui perdurait  en FRANCE  depuis  le rejet  du denier référendum  sur l'EUROPE ne pouvait  en aucun cas  débloquer  une situation  prévisible  dans la quelle  le pouvoir exécutif  l'avait placée.

Nous devons sortir  de l'IMPASSE  dans la quelle  nous  nous étions nous mêmes placés. Si les propositions  qui sont  présentées  ne s'attachent  qu'aux aspects  formels  liés  au  fonctionnement  des institutions,  il sera  aussi très vite nécessaire  de revenir  sur le fond  et les aspects  sociaux  que le peuple FRANCAIS  a voulu  mettre en  priorité  dans  l'ancien texte.

 Le document  du blog  de laurent FABIUS  est  plus encore d'actualité  aujourd'hui  où l'ére  de la  fonte  des glaces débute..

 

 

Avis  de tempête  sur l'Europe  et sur la FRANCE

Lu  sur le BLOG  de laurnt FABIUS22 mars 2007

"Si l’Europe ne prend pas conscience de la réalité de la mondialisation,

elle risque de devenir d’ici quelques années un sous-traitant industriel, voire un désert.

Version longue d’une tribune publiée par Le Figaro

Je sais bien que les prises de positions abondent sur l’analyse de la globalisation.

Pas un journal, pas un colloque sans que la question ne soit évoquée.

Et pourtant, ce qui me frappe,

c’est moins la fréquence des évocations que la myopie qui souvent les accompagne.

On nous répète que la mondialisation est un fait - c’est l’évidence -,

qu’il serait suicidaire de la nier - autre évidence -,

 mais on ajoute qu’elle sera nécessairement bénéfique pour tous -

 ce qui est plus que discutable

. Sur le plan économique, il s’agirait d’une simple application de la vieille théorie

 des « avantages comparatifs » :

 avec le développement des échanges internationaux le niveau de vie de toutes

les nations s’accroîtrait mécaniquement,

chaque pays se spécialiserait dans ce qu’il a de meilleur,

la concurrence entre nations se développant harmonieusement

 par une hausse des salaires et des conditions dans les pays pauvres.

Le résultat de cette pétition de principes,

c’est que l’humanité toute entière est censée profiter de la mondialisation,

cependant que les zones riches, dont l’Europe, conserveraient leur avance par rapport

aux pays émergents grâce à la prééminence de leur recherche et de leur formation.

 Le problème, c’est que cette vision n’a pas grand-chose à voir avec ce qui est en train de se produire.

Ceux qui soutiennent cette approche - et qui prétendent par exemple

 que les délocalisations d’activités constituent un phénomène marginal ! -

oublient une donnée centrale :

pour la première fois dans l’histoire du monde, des

 Etats (la Chine, l’Inde, à un moindre degré le Brésil) vont posséder à

la fois une population immense ainsi qu’une recherche et une technologie excellentes.

 Cela signifie que l’avance prétendument automatique de l’Europe,

ou des Etats-Unis, par rapport à ces nations-continents devient

une fausse évidence teintée d’arrogance.

 Ils produiront à bas coût des biens et des services aussi performants

qu’en Europe ou aux Etats-Unis.

Comme par ailleurs leur population comporte une « armée de réserve »

 de plusieurs centaines de millions de personnes pesant durablement sur

 le marché du travail, la prétendue égalisation rapide des salaires et des conditions

 ne va nullement de soi.

Quant à la révolution des technologies de l’information et de la communication,

 essentielle pour comprendre la globalisation, elle réduit drastiquement l’importance

des coûts de transport et de la distance physique entre les producteurs de biens ou services et leurs clients.

Ce qui nous attend et que ressentent vivement les Français quelle que soit la

 région ou la taille de l’entreprise où ils travaillent,

 peut se résumer ainsi :

 presque aucune activité ne sera désormais à l’abri.

Avec des conséquences massives sur l’emploi, le niveau de vie, la

protection sociale et la cohésion nationale.

 

Comment répondre à ce gigantesque défi ?

 Par une analyse sans complaisance.

Et par une stratégie qui à la fois dynamise et protège.

Les choix politiques mis en œuvre aux niveaux national et européen

devraient favoriser ce dynamisme.

Pour relever le défi de la mondialisation, pour en faire une

 mondialisation de solidarité plutôt que de précarité,

nous avons besoin d’actions européennes fortes et coordonnées

dans ces domaines clés du futur que

 sont la recherche, l’éducation, la formation, l’innovation, où nous prenons du retard.

Nous avons besoin d’anticiper socialement et économiquement les mutations.

 Nous avons besoin que les décisions adéquates, notamment financières,

 soient prises. Ce n’est pas le cas.

En Europe, certains pays, dont l’Allemagne, s’en sortiront peut être mieux que d’autres ;

 mais l’Union et ses gouvernements continue de refuser les moyens nécessaires

 à la fameuse « stratégie de Lisbonne ».

 Elle reste beaucoup trop timide dans ses actions d’innovation.

 Elle laisse se développer en son sein et au

 dehors le dumping social, fiscal et environnemental.

Elle cultive les discours et prend du retard. Il en est de même au

niveau national malgré certaines initiatives utiles comme les pôles de compétitivité.

L’Europe doit retrouver sa double dimension solidaire et protectrice.

C’est sur cette base qu’elle s’est construite.

C’est en termes de progrès et de protection que nos concitoyens nourrissent

un espoir européen.

 Cela suppose des changements fondamentaux par rapport aux orientations actuelles.

Une autre politique monétaire que celle de la Banque Centrale Européenne

qui, avec sa marotte de l’euro cher,

 condamne Airbus et beaucoup d’entreprises, dont l’automobile ou la chimie,

 à produire hors zone euro.

Une autre politique de la concurrence, qui devrait encourager les champions européens

au lieu de les ignorer ou de les pénaliser.

Une autre attitude envers nos partenaires extérieurs, afin d’aider leur développement

 mais d’inclure désormais dans les discussions commerciales la question

 des normes environnementales,

 celle des standards sociaux et des parités monétaires.

 On retrouve là, qu’on le veuille ou non,

certains débats qui ont accompagné la décision du peuple français lors

 du vote sur la Constitution européenne.

Je suis pour ma part un Européen convaincu ;

 précisément à cause de cela, je maintiens qu’il faut relancer et réorienter l’Europe,

 non vers une dérive encore plus libérale, non vers une Europe forteresse,

mais vers une Europe qui protège en même temps qu’elle progresse.

Une Europe ouverte, pas une Europe offerte.

 Une stratégie industrielle de réciprocité, pas de naïveté. Nous en sommes loin !

*

Et nous devons agir d’autant plus vite que deux évolutions

 se produisent, qui aggravent les risques.

Les pays émergents sont en train d’accumuler de fantastiques excédents financiers,

 ils commencent à les utiliser systématiquement pour acquérir des

sociétés à base européenne ou américaine.

 Directement, sur fonds publics, à l’exemple de ce qu’a décidé la Chine

 à partir de ses 1000 milliards de dollars de réserves de change.

Indirectement, à travers leurs entreprises, comme ont commencé de le

 faire l’Inde, la Russie et d’autres.

 Les Etats-Unis en prennent conscience.

Chez eux, le débat sur la stratégie industrielle n’est pas interdit. L’Europe,

elle, laisse se dérouler le processus de désindustrialisation sans réagir :

 elle risque de se réveiller trop tard,

ses principaux fleurons étant devenus extra-européens,

cependant que les fonds multinationaux privilégient de plus en plus la finance

par rapport à l’économie et les activités situées hors

d’Europe plutôt que dans l’Union elle-même.

Dans le même temps, beaucoup de gouvernements,

 guidés par un dogmatisme qu’ils sont les seuls au monde à appliquer,

veulent faire reculer toute régulation collective, alors même

que la puissance publique devrait être à la fois modernisée et

 mieux utilisée face aux dérèglements de la mondialisation financière.

 Oui, une puissance publique réformée constituerait un outil précieux

pour une stratégie de développement et de protection.

*

Ce problème est, au sens propre, vital. La mondialisation comporte des opportunités immenses et des risques tout aussi grands. L’échéance démocratique qui se déroule actuellement en France devrait aborder la question de front. La candidate socialiste s’attache à le faire. Avons-nous oui ou non un avenir industriel ? Et comment le construire ? Si on ne traite pas sérieusement la question, avis de tempête sur l’Europe et sur la France ! Il n’y a pas seulement le premier et le deuxième tour : il y a aussi le troisième tour, celui des faits."