03.12.2008

NOËL:Fête chrétienne ou fête paienne miilénaire?

Le  temps  de  l'avent  débute  avec  les  promesses de Noël (pour  les  enfants  mais  aussi  les  adultes  qui  en  ces  temps  redeviennent  tous  des  enfants.)

La  célébration  de  la  Saint  NICOLAS  (ancêtre  du  Pére  Noël  de  Coca  Cola  des  années 50) encore  vivace  dans  certaines  régions  Françaises  mais  également  en Italie  du  nord  devrait  nous  inciter  à réfléchir  aux  significations  exactes  de  cette  période de  festivités  et  de  trêves.

Certes  l'Europe  dont  la  culture  a été  façonnée  par  l'église  chrétienne   et  catholique  de ROME  depuis le  troisième  siècle  date  à la  quelle  elle  est  devenue  religion  d'état ne  doit  pas  masquer toutes nos  anciennes  traditions  même  si  l'église  a  substitué  ses  propres  dates  et  ses  lieux  de  culte à celles  des  traditions  antérieures.

La  célébration  des 1300  ans  du  mont  Saint  Michel  ne  doit  pas  occulter  le  culte  druidique  du  mont tombe  qui  se  pratiquait  lui  depuis  plus  de 1500  ans.

La  récente  conversion  des  Normands  qui  avaient  envahi l'embouchure  de la  Seine  depuis  moins   de 100 ans et  leur foi  fervente  (politiquement  intéréssée  comme  celle  sans  doute  de CLOVIS) qui  se manifestera  dans  un  art  gothique régionale  normand  (cathédrale  de Coutances   en  particulier) recèle  sans  doute  les  raisons  profondes  de la  nécessité  d'implanter  ce  merveilleux site  de  culte  chrétien   à l'emplacement  même  d'un  autre  culte millénaire.

 De  même  le  culte  druidique  qui rassemblait chaque  année   tous  les  dignitaires religieux  dans  la  forêt  des  carnutes  à  CHARTRE ne  peut être  seulement  remplacer  par nos  magnifique  cathédrale  gothique  actuelle.

Le  21  décembre  qui  est  un phénomène  solaire,  fêté  depuis  l'aube  de l'humanité préexistait aux  fêtes  chrétiennes.

Le  fête  du    dieu  soleil  des  romains célébrée  depuis  la  naissance  de  ROME devint  également  au  cours  des  siècles  la fête  de la naissance  du  Christ    dont  la  date  de  naissance  avait  été initialement  fixée  en Avril  puis  en  Mars  par  les pères  de l'église.

 

 

 

fiche  publiée   le: 23.12.2007

25 décembre date du culte du dieu solaire MITHRA des ROMAINS

 

LE CYCLE  DES DOUZE JOURS
Extrait  d'un ouvrage  d'ARNOLD VAN GENNEP :
 
 "LA SAVOIE"
publié  aux éditions CURANDERA
 
cet ouvrage relate  la vie quotidienne, les fêtes profanes  et religieuses,contes  et légendes populaires  de la SAVOIE.
 
 En cette période  de "NOËL"  où les citadins viennent  se "plonger" 
 dans la chaude ambiance  de nos montagnes,
 il nous est  apparu  amusant  de reprendre  certaines pages  de ce livre remarquablement documenté où  les lecteurs  trouveront les réponses  aux questions  qu'ils peuvent  se poser  lors  de leurs visites  en cette terre de LIBERTE  qu'a toujours été la SAVOIE. 
 
 
LE CYCLE  des DOUZE JOURS
 
"LE CYCLE  de l'HIVER
Les recherches comparatives des folkloristes  surtout  de MANNHARDT  en ALLEMAGNE,
de J.G. FRANZER  en GRANDE BRETAGNE,de HOFFMANN KRAYER  en SUISSE
et les enquêtes monographiques des savants qui se sont occupés spécialement  du cycle ou de l'arbre de noël en pays Slaves et Germaniques comme TILLE,MEYER,etc..ont démontré définitivement que ce CYCLE  possedait bien avant l'ère chrétienne une autonomie caractérisée.
 
 
C'était  un ensemble  de cérémonies de l'hiver, qui correspondait au cycle des cérémonies  du printemps (formé du cycle  de mai et du cycle  de Pâques), d'une part, et de l'autre, au cycle plus court de la mi-été devenu le cycle  de la Saint JEAN.
 
 En fait, l'année se trouvait ainsi divisée en trois saisons et non pas  en quatre comme l'admettent nos calendriers basés sur des phénomènes célestes.
 
    ces  cycles cérémoniels correspondaient mieux aux conditions AGRICOLES.
 
 Cette division  en trois parties  de l'année n'a pu  se faire  que dans les pays  de l'Europe centrale mais non dans le midi ni dans l'extrême nord. l'attribuer à un peuple Historique ou à un autre est impossible. elle peut aussi remonter à l'époque NEOLITHIQUE.
 
 Il faut observer d'ailleurs qu'on a pas encore appliqué à ce cycle cérémoniel ni aux autres la méthode que j'inaugure avec le folklore  de la SAVOIE. et qui consiste à situer  les faits anciens et modernes d'une manière géographique aussi exacte et aussi complète que possible.
 Rien ne prouve que la célébration du cycle ait été universellle  en Europe centrale; c'est seulement  en en localisant rigoureusement  les manifestations qu'on pourra proposer  des hypothèses d'origines.
 
   LE CYCLE  des douze jours, appelé aussi  en certaines régions  de l'EUROPE des douze nuits, commence le 24 décembre  et se termine le soir  du  6 janvier. Il englobe , par suite, des jours qui ont reçu  des noms chrétiens, soit  des fêtes  comme NOËL et les rois, soit de saints, comme Saint ETIENNE, Saint SYLVESTRE, etc.....
 
 
Partout  en EUROPE on discerne sous les cérémonies à proprement parler chrétiennes des restes  de coutumes et de croyances du VIEUX CYCLE  DE L'HIVER, restes plus ou moins visibles et qui dans des pays comme les nôtres, ne sont plus que des fragments. mais comme dans  les pays SLAVES, enLITHUANIE, dans certains  coins  de la Grande Bretagne, dans  les pays Balkkanniques, le cycle  est  resté bien plus complet que chez nous, au point même d'avoir conservé un caractère plus païen  que chrétien, il est possible d'interpreter, par comparaison, les faits fragmentés  de l'EUROPE CENTRALE.
 
LA DATE  du JOUR  DE L'AN  et de NOËL
 
Il faut  se rappeler   que  chez les ROMAINS  l'année commençait    au début  de mars; qu'en SAVOIE, pendant toute une période  du moyen âge, on adopta la date de PÄQUES; et que vers le début  du XIV° siècle, exactement  en 1306, dans le CHABLAIS, par exemple, cette date fut reportée à NOËL.
 
Système  qui durait  encore   en SAVOIE  en 1572; que c'est plus tard seulement que le commencement  de  l'année fut reporté  au 1° JANVIER.
 
 Ces variations de dates ont plus  ou moins réagi  sur les coutumes et par suite  il est trop simple  de dire que nos etrennes sont un reste direct  des etrennes  des Romains.
 
  Un deuxième fait important  est la date  de NOËL
 
.Pendant  des siècles, NOËL  fut fixé  le 6 janvier, donc exactement à la fin de la période  des douze  jours.
 
 Les textes évangéliques ne donnent aucune précision chronologique sur le jour  de la naissance  du Christ; et quand  les pères  de l'Eglise  essayèrent de fixer  ce jour important  entre tous, ils fûrent obligés de faire toutes sortes  de calculs.
 
CLEMENT D'ALEXANDRIE plaça  la NATIVITE  le 18 avril, d'autres  le 29 mai, un computus  du III° siècle  le 25 mars, Epiphane  à la fin  du  IV Siècle au 6 janvier, jour adopté  par les Eglises d'ORIENT.
 
 Le choix  du 25 décembre qui a fini par l'emporter, semble dû à l'identification  de la formule CHRIST  est le SOLEIL, ou encorez CHRIST  EST LE SOLEIL  de JUSTICE avec le DIEU SOLAIRE MITHRA dont le culte s'était répandu  dans tout l'empire romain et dont la fête  se nommait "DIES NATALISINVICTI" jour  de naissance du soleil invincible, et tombait  le 25 décembre, parce que ce jour est celui du solstice d'hiver.
 
  Il ya donc eu  en EUROPE trois religions qui se sont combinées pour faire du 25 décembre un jour  dez fête par excellence, chacune desquelles, naturaliste, solaire et chrétienne a introduit dans les cérémonies  du cycle des élèments spéciaux qui parfois se sont adaptées, mais parfois  se sont superposées sans se mélanger.
 
 Chez nous , le CULTE de MITHRA s'est développé  aussi, du moins à BOUTAE  (ANNECY) et dans les régions basses du GENEVOIS,et en SUISSE ROMANDE, mais il n'a guère dî pénétrer  dans nos montagnes.
 
  Le Christianisme, de son côté, a introduit, non seulement  la messe  de minuit, mais aussi l'habitude  du réveillon, la confession, des crèches etc....et a determiné un report en arrière, puis  en avant, des coutumes  du jour  de l'an, et doobné  au 6 janvier, sous le nom  de fête  des rois, son aspect particulier."
 
  à suivre: les douze Jours  dans la vallé de THÖNES........

 

20.09.2008

Message du pape suite à son voyage en FRANCE

 

Le  matérialisme  sans  sa dimension  humaine  originelle a  t il  un  sens  et  surtout  un  avenir  en Europe  et  dans  le  monde?
 
analyse  donnée  sur  le  Pélerin  (extraits)
 
"Ce  n'est  pas  par  hasard  que  le Thème du  discours  du  Pape prononcé  devant  les intellectuels  Français concernait  l'héritage  chrétien  de  toute  la  culture  Européenne qui trouve  ses  racines  dans  la  quête  de Dieu.
 
 
Le  prochain  synode  qui  se  tiendra  au  VATICAN   du 5 au 26  octobre  aura  également   pour  thème:
"La  parole  de  DIEU dans  la  vie  et  la mission  de l'Église"
 
Que  ce  soit  aux  Bernardins et lors  de  l'ensemble  des  discours  prononcés   en  FRANCE  le  Pape n'aura  de cesse de  marteler  le  même  message:
 
        -Partez  à la  rencontre  de la  parole  de Dieu
        -Vivez  en  car  là  est  la  vraie  vie
 
Cette  parole  de  Dieu il ne  cherche  pas  à l'imposer mais  nous  incite  à  réfléchir à  ce  qui  se passe  dans nos  coeurs .
 
Le  discours  prononcés  devant  les  intellectuels  français restera  comme  un  temps  fort  de  ce voyage  en  FRANCE.
 
 le  texte  (voir  lien  ci dessous) peut  dérouter,  car  il  est  construit  comme 
" un  roman  policier "et  la finalité  de la  thèse  n'est  connue  qu'à  la  fin  du  roman.
 
Derrière  la  compréhension  littérale   de  ce  texte apparaît  un  message  au  deuxième  degré  qui  doit  nous  amener à nous  interroger.
 
Derrière  la  figure  du  moine le  Pape  introduit  un  modèle de vie  humaine réduit  à  ses  dimensions  essentielles :
 
Prier, 
           travailler 
                          et  écouter.
 
Trois  thèmes  qu'il   déclinera pour  à  chaque  fois poser  cette  question  "brûlante"  : urgente et essentielle  à l'homme  contemporain:
 
"Sommes   nous  encore  capables  de  prier autrement  dit de  célébrer,  de chanter le  monde  ou sommes  nous  réduits à faire  la  fête sans rime  ni raison?
 
Notre  travail  actuel, notre  action  sur  le  monde s'inscrivent  ils dans  le  prolongement  de l'oeuvre  de Dieu?
 
n'avons  nous  pas plutôt   la  fâcheuse  tendance à renoncer  à notre  responsabilité  sur  la  création?
 
Sommes  nous  encore  capables  de nous  mettre  à l'écoute  de  ce  monde, d'en  déchiffrer  le  sens  inscrit  depuis  le commencement?
 
Si  le  Pape pose  un  diagnostic lucide  sur  l'état  du  monde, ce n'est  pas  pour  se  lamenter.
Il  reste  un  homme  de foi  et d'espérance il  nous  rappelle  simplement  à  nous  Européens  et  surtout  Français  qui  avons  oublié  les  racines  de notre  culture que  l'avenir  appartient  à Dieu."
 
ensemble  des  discours
 
 
 Paris -

 Vendredi 12 septembre
9 h - Départ de Rome-Fiumicino
Conférence de presse de Benoît XVI dans l'avion

11 h - Arrivée à Paris-Orly
12 h 25 - Cérémonie de bienvenue à l'Élysée
Benoît XVI est accueilli par le président Nicolas Sarkozy
Discours du pape devant les Corps constitués

17 h - Rencontre avec la communauté juive à la nonciature, rencontre anticipée en raison du début du sabbat
Discours de Benoît XVI à la Communauté Juive

18 h - Rencontre du monde de la culture au Collège des Bernardins, édifice cistercien du XIIIe s. dont la restauration aura été inaugurée le 5 septembre
Benoît XVI s'adresse au monde de la culture au collège des Bernardins

19 h 15 - Vêpres en la cathédrale Notre-Dame de Paris avec le clergé, les religieuses et religieux, les séminaristes et les diacres
Benoît XVI préside les Vêpres à Notre-Dame de Paris

20 h 30 - Salutation aux jeunes sur le parvis de Notre Dame
Le pape Benoît XVI s'adresse aux jeunes
Benoît XVI salue les parisiens depuis la fenêtre de la Nonciature


 Samedi 13 septembre
9 h - Visite de courtoisie à l'Institut de France dont le pape fait partie comme membre étranger de l'Académie des Sciences morales et politiques.
Allocution de Benoît XVI à l'Institut de France

10 h - Messe sur l'Esplanade des Invalides
Homélie du pape Benoît XVI en la fête de St Jean Chrysostome

Le pape s'y rend en papamobile
De nombreuses chorales des paroisses d'Île de France sont mobilisées pour animer les chants. Ils étaient 1.200 choristes dans l'église de Saint Ferdinand des Ternes lundi 1er juillet pour leur première répétition.
Déjeuner avec les évêques de la région
16 h 30 - Départ pour l'aéroport de Tarbes-Lourdes

 - Lourdes - 

18 h 30 - Le pape effectue les deux premières étapes du « Chemin du Jubilé » : l'église du Sacré-Cœur (fonts baptismaux où Bernadette a été baptisée), le « Cachot », habitation de la famille Soubirous au moment des apparitions
19 h15 - Le pape se rendra ensuite à la Grotte de Massabielle
21 h 30 - Le pape s'adressera aux pèlerins à l'issue de la procession mariale quotidienne, la « retraite aux flambeaux », sur l'esplanade du sanctuaire.
 Le pape Benoît XVI conclut la procession de la statue de la Vierge à Lourdes

 Dimanche 14 septembre
10 h - Messe solennelle sur la prairie en face de la grotte pour le 150e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie
 Homélie du pape en la fête de la Croix Glorieuse

Prière de l'angélus
 Paroles du saint-Père à l'Angélus

12 h 45 - Déjeuner avec les évêques de la région (Hermitage St Joseph)
17 h 15 - Rencontre avec les évêques de France (Hémicycle Sainte-Bernadette)
 Discours de Benoît XVI aux évêques de France

18 h 30 - Conclusion de la procession eucharistique sur la prairie
 Benoît XVI conclut la procession eucharistique


 Lundi 15 septembre
8 h 45 - Visite à l'oratoire de l'hôpital di Lourdes
9 h 30 - Messe avec les malades, basilique Notre-Dame du Rosaire
 Homélie de Benoît XVI en la fête de Notre-Dame des Douleurs

12 h 10 - Départ en hélicoptère, stade Antoine Béguère
12 h 30 - Arrivée à l'aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées
Cérémonie de congé
Discours du pape Benoît XVI, cérémonie de congés à l'aéroport
Le premier Ministre remercie le pape Benoît XVI

 

04.02.2007

religions dans le monde

 

07.12.2006

le DIEU UNIQUE des JUIFS des CHRETIENS et des MUSULMANS

 
Un non évènement au retentissement considérable.
Les trois grandes religions monotheistes sont toutes les trois
 issues d'ABRAHAM.
C'est donc le même DIEU
que tous les croyants de ces religions vénèrent
comme si plusieurs Dieux pouvaient exister?
Chacun possède la religion de ses parents
 et plus encore du lieu où il est né. il en va
de même avec la culture la langue et les usages .
 le bon sens condamne depuis des siècles
tous les affrontements qui se sont faits au
 nom de ce DIEU unique, celui d'ABRAHAM.
 Le Fait de voir le Pape Benoît XVI prier dans
 une mosquée, tourné vers la Mecque comme
 l'exige le respect des traditions séculaires
 n'a rien de surprenant en soi.
 Mais voir un PAPE prier pour la première fois
 en Public peut alors troubler les esprits étroits
de ceux qui placeront toujours la forme avant
 le fond.
qui ne comprendront jamais que
 l'essentiel n'a que faire du support et du formalisme.
 Souhaitons que ce repprochement initié depuis des
dizaines d'années entre les trois grandes
 religions du LIVRE
mais aussi comme l'avait initié
 Jean Paul II à Assises avec tous les croyants du monde
 entier dans le respect des traditions séculaires de chacun
 soit le début de la tolérance de l'humanité
qui comprendra enfin que quelque soit
 la forme de sa religion c'est toujours le
 même dieu essentiel que l'humanité vénère.
" 06/12/2006 20:45
Benoît XVI :
« Je me suis tourné vers le Dieu unique »

Le pape est revenu, mercredi 6 décembre, sur son récent
 voyage en Turquie, notamment sur le temps de
recueillement qu'il a eu à la Mosquée bleue d'Istamboul

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«Un geste non prévu au départ, mais qui s’est révélé
extrêmement riche en signification » : Benoît XVI est
revenu, mercredi 6 décembre, lors de l’audience générale,
sur le voyage qu’il vient d’effectuer en Turquie, du 28 novembre
au 1er décembre, et notamment son geste à la Mosquée bleue,
 qui a surpris le monde entier : « Me tenant quelques
minutes recueilli dans ce lieu de prière, je me suis
tourné vers le Dieu unique, père miséricordieux
de l’humanité entière », a-t-il expliqué mercredi,
donnant ensuite le sens de ce qu’on peut appeler
une prière intérieure : « Que toutes ses créatures
puissent se reconnaître en lui, et donner le témoignage
 d’une vraie fraternité. »

C’est en ces termes que le pape a expliqué le moment
de silence qu’il a partagé avec le mufti d’Istamboul,
 jeudi 30 novembre au soir dans la mosquée, en direction
 de La Mecque : une image qui a fait le tour du monde.
 Déjà, dimanche, Benoît XVI avait qualifié ce voyage
d’« inoubliable ». Mercredi, il a reparcouru toutes les
 étapes d’un séjour qui, a-t-il lui-même reconnu,
s’annonçait pourtant au départ « difficile ».

Se référant à la « vision que le concile Vatican II
présente de l’Église », le pape a expliqué que les
 voyages apostoliques contribuaient aussi à réaliser
 la mission de l’Église, qui s’articule selon des
 « cercles concentriques » : les catholiques,
« premier cercle » ; les autres chrétiens, « cercle intermédiaire »
; enfin, les croyants des autres religions et le reste
 de l’humanité, soit « le cercle le plus extérieur ».

Un pays "emblématique" du grand défi

mondial d'aujourd'hui

C’est d’abord vers ce cercle le plus éloigné que
 Benoît XVI est revenu, sans doute pour signifier que
c’est peut-être là que son message fut le plus important
. Concernant ses discussions avec les autorités turques,
 il a répété le thème déjà exploré la semaine dernière
 à Ankara : celui « d’un pays à large majorité
 musulmane, mais cependant régulé par une
 Constitution qui affirme la laïcité de l’État ».

Cela en fait, selon lui, un pays emblématique du
grand défi qui se joue aujourd’hui au niveau mondial :
 « D’une part, il est nécessaire de redécouvrir la réalité
 de Dieu et l’importance publique de la foi religieuse,
 et, de l’autre, d’assurer que l’expression d’une telle foi
soit libre, dénuée de dérives fondamentalistes, capable
 de rejeter fermement toute forme de violence. » Dans
 ce cadre seulement, « musulmans et chrétiens doivent
 collaborer ensemble sur des thèmes comme
 la justice et la paix », a-t-il répété.

Le « premier cercle », le plus intime, est formé par
 les catholiques de Turquie, que le pape est allé
rencontrer à Éphèse et à Istamboul. L’évêque de
Rome a rappelé encore, mercredi, le souvenir du
 P. Andrea Santoro, prêtre Fidei donum de son
diocèse, assassiné en Turquie.

Enfin, pour le « cercle intermédiaire », la rencontre
des orthodoxes qui était l’objectif initial de son voyage,
le pape a noté qu’après Paul VI et Jean-Paul II, il a
 renouvelé un geste de grande valeur symbolique
 pour « confirmer l’effort réciproque de poursuivre sur
 le chemin vers le rétablissement de la pleine
 communion entre catholiques et orthodoxes ».

Que la déclaration commune aux deux Églises ait
été signée après la Divine Liturgie est un signe,
a encore expliqué Benoît XVI : « À la base de
l’œcuménisme, il y a la prière et l’invocation
de l’Esprit Saint. »

Isabelle DE GAULMYN, à Rome"
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21.11.2006

La communauté musulmane aux USA

 
LA COMMUNAUTE MUSULMANE AUX USA   site de l'ambassade des USA en France
L'islam est, selon les statistiques, une religion en pleine croissance aux États-Unis. Voici quelques références sur la communauté musulmane américaine que beaucoup de gens ignorent :
  • On compte 1 209 mosquées aux États-Unis, dont plus de la moitié ont été créées au cours des vingt-cinq dernières années.
  • Une mosquée américaine typique présente souvent une grande diversité ethnique : près de 90 % comptent des membres asiatiques, afro-américains et arabes.
  • De 17 à 30 % des musulmans américains sont des convertis.

 

La communauté musulmane des États-Unis comprend notamment :

  • Le réseau des mères d'une banlieue de Boston qui cherche à maintenir les traditions islamiques grâce à un enseignement à domicile ;
  • Des entrepreneurs de Minneapolis qui financent leurs entreprises sans verser d'intérêts car cela est interdit par la loi islamique ;
  • Des chefs de groupes d'étudiants islamiques dans une université qui conversent régulièrement avec les représentants d'autres associations religieuses dans le campus ;
  • Le créateur à Los Angeles du site web islamique le plus fréquemment consulté du monde.

 

En matière de doctrine et de pratique, d'origine ethique et d'intégration à la société américaine, l'expérience musulmane aux États-Unis est extraordinairement diverse. Les musulmans eux-mêmes ne sont qu'un élément de la riche mosaïque religieuse du pays.

En effet, les États-Unis accueillent un grand nombre de religions. Le premier article d'amendement de la Constitution des États-Unis déclare : « Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l'établissement ou interdise le libre exercice d'une religion. »

Ce langage juridique affirme deux vérités profondes inscrites dans les principes fondamentaux de la nation américaine :

  • Primo, que l'État n'établit ni ne favorise ni n'approuve aucune religion particulière ;
  • Secundo, que tout citoyen est libre de pratiquer la religion de son choix.

 

C'est, comme on l'a dit, une tradition profondément ancrée : La plupart des premiers pionniers étaient des membres de communautés religieuses qui étaient persécutées en Europe. Ils cherchaient un lieu où ils seraient libres de pratiquer une religion qui divergeait de celle sanctionnée par l'État dans leur pays d'origine.

Les musulmans d'aujourd'hui représentent donc l'un des éléments du tissu complexe qui caractérise la vie religieuse et civile aux États-Unis. Cette page essaie de capter en photos la portée et la richesse extraordinaires de la communauté musulmane de ce pays.



Le présent site est géré par le Service d'information du département d'État des États-Unis (usinfo.state.gov/francais/). Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer.
PHOTOTHÈQUE
Portraits de l'islam
La vie de famille
Mosquées et prières
Au travail
À l'école
La vie quotidienne
Reconnaissance officielle
La réaction aux
attaques du 11 sept.
RESSOURCES
Bibliographie (en anglais)
Sites Internet (en anglais)
Organisations non gouvernementales
(en anglais)

« Et l'Amérique doit rayonner encore plus à l'avenir, car elle doit être le modèle de ce qui est possible - la nation universelle - un lieu où les gens de toute origine et de toute qualité peuvent coexister dans la paix et dans l'harmonie, ce type de paix et d'harmonie que Dieu veut pour tous ses enfants, pour ce monde bruyant, troublé et souvent violent. C'est une idée réconfortante, et que l'on a du mal à concevoir dans la réalité, surtout loin de nos rives. »
Colin Powell
Secrétaire d'État