26.03.2007

l'HISTOIRE jugera...

26.02.2007

SREBRENICA les vérités Historiques?

 
L'article de l'AFP qui relate la dernière prise de position de la CIJ a sans doute de quoi réjouir les "puristes" ceux qui  au chaud sont toujours à même d'expliquer au monde des réalités qu'ils ne connaissent que par le truchement des médias trop souvent complices des pouvoirs politiques.
le massacre de SREBRENICA est une réalité qu'aucun
 historien ne pourra jamais évacuer comme certains tentent de le faire
 avec les massacres des camps NAZIS.
En revanche il appartiendra aux seuls  historiens d'expliquer ce que la justice internationale ne peut pas faire, à savoir la part de responsabilité de certaines très grandes puissances,
De nous expliquer pourquoi les accords n'ont pas été donnés au moment des faits
 alors que des milliers de parachutistes Britanniques et Français devaient être parachutés sur cette zone ce qui aurait inévitablement eu pour conséquence le retrait des milices BOSNO SERBES, et l'impossibilité de ce masacre.Qui sont les vrais  co responsables de ces massacres ?
La CIJ semble assez muette sur ce sujet qui pourtant permettrait aux néophytes que la majorité est par construction d'avoir un autre éclairage que celui qui est donné depuis le début de l'analyse de ce conflit.
26 février 11:10 -
 LA HAYE (AFP) -
 La Cour internationale de justice, plus haute instance
 judiciaire des Nations unies, a défini lundi comme un
 génocide perpétré par les Serbes bosniaques
le massacre de Srebrenica,
où près de 8.000 Musulmans bosniaques furent tués.
http://actualite.aol.fr/monde/la-cij-definit-le-massacre-de-srebrenica-comme-un-genocide/230473/photo0/p-image_cat/image_titre/image_id/image_nom/image.html

Une famille de musulmans ayant fui

Srebrenica le 11 juillet 1995

AFP/Archives - Odd Andersen

 

Les massacres commis en juillet 1995 après la prise

de Srebrenica, enclave sous protection des Casques bleus

des Nations unis, "étaient des actes de génocide

commis par des membres de l'armée serbe bosniaque",

 a déclaré Rosalyn Higgins, présidente de la CIJ.

 

Mme Higgins lisait un arrêt qui doit dire si la Serbie

 a orchestré un génocide en Bosnie lors de la guerre qui a

déchiré ce pays entre 1992 et 1995, faisant 200.000 victimes.

C'est la première fois que la CIJ définit un génocide,

 en application d'une Convention adoptée par l'Assemblée

générale de l'ONU au lendemain de la Seconde guerre mondiale.

 Jusqu'à présent, seul le Tribunal pénal international (TPI)

pour l'ex-Yougoslavie a défini le massacre de Srebrenica,

 l'épisode le plus sanglant qu'ait connu l'Europe depuis la

 fin de la Deuxième guerre mondiale, comme étant un génocide.

Mais plus tôt dans son arrêt, la CIJ avait estimé que les

 massacres à grande échelle, les viols et les expulsions

 à l'encontre de la population civile bosniaque n'étaient

 pas un génocide.

05.03.2007

ONU unejustice internationale un peu plus juste encore un effort...

 
Les  atrocités  subies  par  les  populations  Albanaises  de la  province  SERBE  du  KOSOVO sont des  fais  historiques  avérés   et  surtout  vérifiables.
 De  même les atrocités, les massacres  et  les viols des populations  SERBES du  KOSOVO   par les membres   de  certains  "combattants" 
de  l'UCK  financée  et armée  par  les  USA sont  des  faits non  seulement avérés
  mais que   la  communauté  internationale ne  peut  plus  ignorer.
La  proclamation   de  l'indépendance  de  cette province  historique de la  SERBIE  qui  compte la majeure  partie  de  ses  Églises  ORTHODOXESle champ  des  Merles   Là même où  au XIV °  Siècle  la noblesse  SERBE  fut  écrasée  par  les  OTTOMANS. Ne pourra   JAMAIS  pour  ces  raisons HISTORIQUES  être   acceptée  par l'ensemble de SERBES.
    SERBES  qui   devinrent  les  gardiens  des  frontières  face  à l'envahisseur  de la TURQUIE  actuelle  l'Empire  OTTOMAN.
Serbes  qui  pour  ces  raisons  furent  acceptés par les CROATES  dans les KRAÏNA  (les  marches  ou  frontières  de l'occident Chrétien  face  aux hordes  de l'envahisseur) Où  en échange  de  leur présence  et des  combats  menés  pour  la défense  de l'occident ils  purent s'administrer  eux mêmes  comme le firent les  cosaques en d'autres  lieus et d'autres  temps  face  aux mongols.
provinces  qui  furent l'objet  des  massacres  les  plus  sanglants de  la  population  SERBE  avec  l'appui  des  forces  des  USA  et l'équipement complet  des  armées  Croates  par l'ALLEMAGNE.
Cette  mise en  examen  n'est  que justice, l'ONU  aura t elle un jour  le  courage  de  reconnaître  tous  ces  faits historiques en recherchant  tous ceux  qui se  sont livré à ces  massacres  ethniques  dontseuls  ceux  des  SERBES ontété volontairement portés à la connaissance  du  public parune presse  triop souvent  complice.
 Combiennde  temps attendrons nous encore  pour  savoir  combien de SERBES souvent  très  âgés  qui étaient restés à GROBAVICA ( sud  de SARAJEVO) ont été assasinés sur  ordre   par les  forces spéciales  de l'ex  président de la BOSNIE ?
 Plusieurs  centaines  dont  la  presse internationale ne voulu ou ne pu  rendre  compte.   ( 496  recensés  par  desONG  en  moins  de 6 mois  )
Cette  PROVINCE  à  l'égal  dans  une  moindre  mesure de  ce  que  fut  l'ALSACE  et la LORRAINE  pour  la FRANCE  après 1870  resterait  pour  des  siècles  une  humiliation  innacceptable  pour  la SERBIE.
les  Américains étrangers  à l'histoire  de notre  vieille EUROPE pensent  depuis  la BOSNIE, Le LIBAN et  l'IRAK  pouvoir  s'affranchir  de  l'histoire  de  nos  peuples  et  imposer   des  arragements  simplistes  qui  reposeraient uniquement  sur la force  et leur  puissance  économique.
C'est  ce  contre  sens permanent de  ces  "barbares"  comme  les  qualifient les  CHINOIS  qui  sont  souvent  la  cause  comme en IRAK  aujourd'hui  du  malheur des  populations  elles-mêmes.
L'indépendance  de  cette  province  souhaitée  par  les 90%  des  habitants  actuels  de  cette  région  ,population  qui  a immigré  dans  cette  province  SERBE  par la volonté  Farouche  de  l'ex  président CROATE de la YOUGOSLAVIE   TITO;
Situation  UBUESQUE  qui  doit être  connue  de  tous  pour au moins  essayer  de  comprendre  les enjeux et les  positions  respectives  de  chacun.
La poursuite  de l'ex  premier  ministre  de  cette province "Libérée  par les  USA" marquera pour  longtemps   le  fait  que  tout doit  se  savoir  un jour  ou  l'autre.
Comment  dans  ces  conditions  appuyer  l'indépendance du KOSOVO ?  cela  devient impossible.
 C'est  le  soulèvement  de  cette province  en raison  de  sa  proximité  avec la GRECE  qui  fut la cause  réelle de l'engagement  des  forces Américaines  en BOSNIE dès  1992.
 Le  devenir  de  cette région  avait  beaucoup  plus  d'importance  que les massacres  déjà perpétrés  en BOSNIE  en CROATIE et dans les autres endroits  de l'ex Yougoslavie.
Sans  citer  de nom certains pensaient  et ne se privaient pas  de dire  que  " l'ONU devait  rester à l'extérieur  de ce conflit, qu'ils n'avaient qu'à se tuer entr'eux  et qu'il  serait  toujours temps de s'arranger  avec les rescapés donc vainqueurs"
L'épisode  tragique  de SRBRENICA s'inscrivit  dans  ce  contexte, les massacres permirent cependant  de prendre les dispositions adéquates pour éviter le même sort  aux populations de GORADJE.  située à 80 Km à l'est  de SARAREVO et donc en enclave  SERBE proche  de FOCCA  devenu SRBNIE (ville  des  Serbes)
Ce  procès  va donc  poser  problème, ne débute t il pas  alors  que l'OTAN  est  embourbé dans le souhait  des Albanais d'obtenir ce qui a été présenté comme une évidence  de la part des USA?
article  de l'AFP:
05 mars 09:30 -
LA HAYE (AFP) - L'ex-Premier ministre kosovar Ramush Haradinaj
doit comparaître à partir de lundi devant le Tribunal pénal
 international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie,
qui l'a inculpé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité
 pour des atrocités contre des Serbes et des Albanais.
http://actualite.aol.fr/monde/l-ancien-premier-ministre-du-kosovo-haradinaj-juge-devant-le-tpi/244185/photo0/p-image_cat/image_titre/image_id/image_nom/image.html

L'ex-Premier ministre kosovar Ramush Haradinaj

quitte sa maison à Pristina le 26 février 2007,

en direction de La Haye

 

Haradinaj, 38 ans, le plus haut responsable albanais

du Kosovo jamais poursuivi par le TPI, doit répondre

 notamment de persécutions, meurtre, torture et viol

contre des Serbes et des civils albanais alors qu'il

 dirigeait l'Armée de libération du Kosovo (UCK)

 entre 1998 et 1999.

Après le conflit, il était devenu le président du parti

de l'Alliance pour le futur du Kosovo (AAK).

Son procès, où comparaissent aussi son oncle

 Lahi Brahimaj et Idriz Balaj n'est que le deuxième

contre des Albanais du Kosovo devant le TPI. A eux

 trois, les accusés doivent répondre de 37 chefs

 d'inculpation. Ils plaident non coupable.

Pendant le conflit du Kosovo (1998-99), Haradinaj,

Balaj et Brahimaj étaient des officiers de haut rang

dans l'UCK, qui combattait contre les forces

contrôlées par Belgrade.

Les trois hommes sont accusés d'entreprise

criminelle en commun visant à chasser des régions

 sous leur contrôle les civils serbes et tous ceux qui

 passaient pour des collaborateurs des Serbes ou

 des opposants à l'UCK.

Haradinaj a été inculpé en 2005 par le TPI, alors qu'il

 était Premier ministre de la province serbe à

majorité albanaise.

Après avoir démissionné, il s'était livré au TPI puis

 avait été autorisé à regagner le Kosovo dans l'attente

de son procès, et avait récupéré les rênes de son parti,

 qui appartient à la coalition dirigeant cette province

sous administration onusienne.

L'acte d'accusation affirme qu'il a autorisé les troupes

de l'UCK sous son commandement à enlever, détenir,

 tuer ou torturer des Serbes et d'autres civils considérés

comme des collaborateurs des Serbes.

Il est aussi accusé d'avoir supervisé la création de

centres de détention où des civils ont été illégalement

emprisonnés et torturés par les troupes qu'il commandait.

Un certain nombre de prisonniers sont morts sous les

 coups, d'autres ont été exécutés, selon le procureur.

L'acte d'accusation le décrit notamment supervisant

le passage à tabac à coup de batte de base-ball d'un

 Albanais du Kosovo, Naser Lika.

L'oncle d'Haradinaj, Lahi Brahimaj, 37 ans, était son

adjoint. L'acte d'accusation dresse la liste de plusieurs

occasions où Brahimaj a arrêté des civils et les a

transférés dans des centres de détention, voire à son

propre domicile, pour les battre.

Il est aussi accusé d'avoir ordonné l'exécution de

 plusieurs prisonniers de l'UCK.

Le troisième inculpé, Idriz Balaj, 35 ans, était le chef

d'une unité spéciale à la sinistre réputation durant ce

 conflit, les Aigles noirs. Selon l'accusation, Balaj s'est

personnellement chargé d'enlever, de torturer ou de

 violer des civils.

Lors du premier procès contre des Albanais du Kosovo

 devant le TPI, un ancien responsable de l'UCK,

Haradin Bala, a été condamné en novembre 2005

à 13 ans de prison pour torture et meurtres perpétrés

 dans un camp de détention. Ses deux co-accusés

ont été acquittés.

Le Kosovo, province du sud de la Serbie dont la population

 est en majorité albanaise, est administré par l'ONU

depuis 1999, après les bombardements menés par l'OTAN

 pour faire cesser la répression des forces de Belgrade

contre les indépendantistes armés albanais."

AFP

26.02.2007

SREBRENICA les vérités Historiques?

 
L'article de l'AFP qui relate la dernière prise de position de la CIJ a sans doute de quoi réjouir les "puristes" ceux qui  au chaud sont toujours à même d'expliquer au monde des réalités qu'ils ne connaissent que par le truchement des médias trop souvent complices des pouvoirs politiques.
le massacre de SREBRENICA est une réalité qu'aucun
 historien ne pourra jamais évacuer comme certains tentent de le faire
 avec les massacres des camps NAZIS.
En revanche il appartiendra aux seuls  historiens d'expliquer ce que la justice internationale ne peut pas faire, à savoir la part de responsabilité de certaines très grandes puissances,
De nous expliquer pourquoi les accords n'ont pas été donnés au moment des faits
 alors que des milliers de parachutistes Britanniques et Français devaient être parachutés sur cette zone ce qui aurait inévitablement eu pour conséquence le retrait des milices BOSNO SERBES, et l'impossibilité de ce masacre.Qui sont les vrais  co responsables de ces massacres ?
La CIJ semble assez muette sur ce sujet qui pourtant permettrait aux néophytes que la majorité est par construction d'avoir un autre éclairage que celui qui est donné depuis le début de l'analyse de ce conflit.
26 février 11:10 -
 LA HAYE (AFP) -
 La Cour internationale de justice, plus haute instance
 judiciaire des Nations unies, a défini lundi comme un
 génocide perpétré par les Serbes bosniaques
le massacre de Srebrenica,
où près de 8.000 Musulmans bosniaques furent tués.
http://actualite.aol.fr/monde/la-cij-definit-le-massacre-de-srebrenica-comme-un-genocide/230473/photo0/p-image_cat/image_titre/image_id/image_nom/image.html

Une famille de musulmans ayant fui

Srebrenica le 11 juillet 1995

AFP/Archives - Odd Andersen

 

Les massacres commis en juillet 1995 après la prise

de Srebrenica, enclave sous protection des Casques bleus

des Nations unis, "étaient des actes de génocide

commis par des membres de l'armée serbe bosniaque",

 a déclaré Rosalyn Higgins, présidente de la CIJ.

 

Mme Higgins lisait un arrêt qui doit dire si la Serbie

 a orchestré un génocide en Bosnie lors de la guerre qui a

déchiré ce pays entre 1992 et 1995, faisant 200.000 victimes.

C'est la première fois que la CIJ définit un génocide,

 en application d'une Convention adoptée par l'Assemblée

générale de l'ONU au lendemain de la Seconde guerre mondiale.

 Jusqu'à présent, seul le Tribunal pénal international (TPI)

pour l'ex-Yougoslavie a défini le massacre de Srebrenica,

 l'épisode le plus sanglant qu'ait connu l'Europe depuis la

 fin de la Deuxième guerre mondiale, comme étant un génocide.

Mais plus tôt dans son arrêt, la CIJ avait estimé que les

 massacres à grande échelle, les viols et les expulsions

 à l'encontre de la population civile bosniaque n'étaient

 pas un génocide.

28.11.2006

KOSOVO

LES tensions qui contonuent dans cette partie de l'ex Yougoslavie remettent sur le devant de la scène l'avenir de cette province ou de ce futur Etat.

 Il est difficile de comprendre sans avoir le recul nécessaire que donne l'HISTOIRE.

 Cette province est elle le berceau Historique de la SERBIE, la réponse est incontestablement oui. Mais les Albanais occupaient ils cette région avant les SERBES, la réponse est également oui, alors qui est dans son droit à revendiquer cette terre?

Rien ne peut être proposé sans cette vision historique des faits, mais il est nécessaire d'avoir une perception globale et non partisane de l'histoire de cette région, de l'enchaînement des faits et des faits seulement.

 

 un excellent article paru sur le site: 

donne une lecture saine de cette histoire qu'il est impératif de connaître avant de porter le moindre jugement "intelligent" sur la situation du KOSOVO en particulier et sur la YOUGOSLAVIE en général.

 

Kosovo, retour à la violence

Alors qu’une flambée de violence gagne le Kosovo, plaçant les communautés serbe et albanaise au bord de la confrontation armée, nous revenons sur les origines du conflit du Kosovo et ses implications. Les droits des uns valent bien ceux des autres et montrent que même si on considère le choc des civilisations comme un leurre il peut être très réel dans certaines circonstances.


La population albanaise de l’ex-Yougoslavie compte 3.000.000 de personnes dont 67% vivant sur le sol du Kosovo. Bien qu’étant le troisième groupe ethnique de l’ex-Yougoslavie, derrière les serbes et les croates, les albanais ne se sont jamais vu reconnaître le statut de Nation. Le Kosovo compte environ 2.000.000 d’habitants dont 10% seulement sont d’origine serbe.


Un conflit ethnique classique


Le Kosovo est l’exemple classique du conflit ethnique opposant deux peuples faisant valoir des droits historiques. Les Albanais se considèrent comme les héritiers naturels des Illyriens qui s’étaient installés dans cette province dès le IIIème siècle avant JC. Pour les Serbes, le Kosovo a toujours constitué le berceau de la nation et du XIV ème au XVIII ème siècle il abrita le patriarcat orthodoxe serbe à Pec. Au surplus, le Kosovo fut reconquis, par les armes, en 1913 sur l’Empire ottoman.

Le Kosovo abrita aussi, en 1389, la bataille du «Champ des merles» qui vit la défaite des Serbes et la consécration de la domination ottomane, véritable acte de naissance du nationalisme serbe.

Une date loin d’être anodine. Le mouvement pan-serbe lancé par Milosevic le fut un 25 juin 1989, jour anniversaire de la bataille, appelant à la renaissance de la Grande Serbie. Abandonner cette terre serait couper l’ensemble de la Serbie de ses racines historiques et serait perçu comme une seconde défaite face aux musulmans, ainsi selon l’évêque Athanase :

«Le Kosovo c’est notre Jérusalem, si nous l’abandonnions, nous cesserions d’être serbes»

Entre 1913 et 1923, les autorités serbes entreprirent de «serbiser» la province en brimant les albanais et en installant des colons. Au cours de cette période l’émigration kosovare vers la Turquie est importante. Si en 1921 on comptait encore 63% d’Albanais dans la province, en 1939, ils ne sont plus que 53%.

Le contrôle italien sur l’Albanie, de 1940 à 1945, implique l’annexion de terres albanaises se trouvant en Serbie et Macédoine et contribue, de ce fait, à envenimer un peu plus la situation. Tito caressa le rêve d’une grande confédération balkanique socialiste qui aurait résolu le problème du Kosovo. Mais la rupture avec Moscou, en 1948, détériore les relations entre Belgrade et Tirana. De 1948 à 1966, la province est placée sous l’autorité du nationaliste Rankovic qui exerce une répression constante contre les populations albanaises.

En 1966, Rankovic est chassé du pouvoir. Dès cette époque Belgrade assouplit sa politique à l’égard du Kosovo. En 1968, Tito créa à Pristina la première université de langue albanaise de Yougoslavie. En 1974, la nouvelle constitution reconnaît le Kosovo comme élément constituant de la République donc pouvant avoir vocation à être indépendant.

Le statut de République est néanmoins refusé au Kosovo trop lié à une Albanie résolument maoïste, ce qui attise les déceptions des milliers d’étudiants diplômés mais ne trouvant aucun débouché professionnel. Que ce soit en 1976 ou en 1978, d’importants troubles éclatent.


Le tournant de 1981


En mars 1981, des troubles éclatent au Kosovo. Les revendications des étudiants portent sur le chômage, les médiocres conditions de travail et sur le sous-développement économique de la province. Un retard attribué, selon eux, à la non reconnaissance politique du Kosovo au sein de l’édifice institutionnel.

Très vite des appels fleurissent pour la constitution d’une Grande Albanie. La répression est très violente faisant, officiellement, 11 morts mais pour les observateurs on dénombrerait quelques 250 tués.

Dès lors l’affrontement entre la communauté albanaise et celle serbe n’a cessé de gagner en intensité. La violence albanaise reste le fait d’éléments radicaux tandis que la violence serbe est avant toute chose le fait de l’Etat yougoslave.


Le conflit ethnique du Kosovo


Sur fond de boom démographique albanais, la population albanaise atteignant 90% de la population totale, Milosevic parle de «purification ethnique» destinée à restituer le berceau de la nation aux Serbes. Milosevic, en 1989, supprime l’autonomie de la province et réunit près de 1.000.000 de Serbes le jour anniversaire de la Bataille des Champs des merles.

Le 2 juillet 1990, Belgrade décide de dissoudre à la fois le gouvernement et le parlement du Kosovo. Les radios, journaux et enseignements en albanais sont interdits. Alors que la Yougoslavie éclate, 114 députés adoptent, le 13 septembre 1991, une constitution faisant du Kosovo une République à part entière de la fédération. La population se prononce à 99% pour la souveraineté du Kosovo et en 1992, l’Alliance de Rugova remporte les élections clandestines. Rugova devient président du Kosovo et refuse de reconnaître la Yougoslavie.

A partir de juin 1992, près de 20.000 membres des forces de sécurité stationnent au Kosovo et entament une politique de répression très dure. Le climat de haine ethnique est renforcé par les exactions des forces serbes et par la présence de milices autonomes.

Le pouvoir serbe souhaite provoquer l’exode massif des Albanais. Peu à peu Belgrade reprend l’entier contrôle des forces de police du Kosovo, de l’enseignement, des hôpitaux et de l’économie locale. Rugova, devenu le leader du mouvement de la Ligue démocratique du Kosovo (LDK) prône une résistance passive et la mise en place de structures parallèles permettant de rendre aux Albanais leur maîtrise sur le Kosovo.

Suite au meurtre le 21 avril 1996 d’une étudiant albanais, des heurts éclatent au Kosovo opposant les Albanais aux forces de l’ordre et aux populations serbes. L’Armée de libération du Kosovo (UCK) revendique des attentats contre les Serbes. L’UCK met en garde tout Etat souhaitant soutenir la Serbie dans sa politique de purification ethnique et prévient que la guerre au Kosovo est une guerre de libération.

L’UCK s’équipe grâce à des fonds levés auprès de la diaspora albanaise et les revenus du trafic de drogue, d’armes et la traite des femmes. Les accords de Dayton, en 1995, ont permis d’installer une fragile paix en Bosnie mais n’ont pas tenu compte de la situation au Kosovo où le conflit s’intensifie en 1996 et 1997.


L’internationalisation de la guerre


Ces accords de Dayton signifiaient aussi la fin du rêve d’indépendance du Kosovo puisque la communauté internationale reconnaît la nouvelle entité yougoslave issue de ces accords. Cela provoque un regain de tension au Kosovo liée à la frustration des populations albanaises. Rugova et sa voie pacifique sont délaissés au profit de la lutte armée prônée par l’UCK.

L’UCK se lance dans une guerre et affirme, début 1998, contrôler 40% du territoire national tandis que Rugova est de plus en plus marginalisé. Milosevic est conscient que la communauté internationale ne peut soutenir l’UCK. Si l’UCK devait l’emporter alors le Kosovo regagnerait le giron albanais provoquant une cascade de modifications frontalières pouvant porter l’Europe jusqu’à la guerre.

Dès l’été 1998, Milosevic lance des opérations de répression extrêmement violentes. Entre septembre et octobre 1998, le conflit gagne en intensité et s’internationalise après l’échec des négociations de Rambouillet. Milosevic lance ses forces armées à l’assaut du Kosovo provoquant l’exil de centaines de milliers d’Albanais.

Au Printemps 1999, afin d’éviter un nouveau conflit semblable à celui de Bosnie, la communauté internationale se lance dans une action militaire aérienne destinée à faire plier la Serbie. Entre le 24 mars 1999 et le 10 juin 1999, l’OTAN procède à des frappes aériennes massives sur la Serbie destinées à faire fléchir Milosevic qui pour la première fois depuis 1991 semble ne pas avoir correctement évalué les rapports de force politiques.

Le 12 juin 1999, les forces de l’OTAN prennent la relève des forces armées serbes et le Kosovo devient, de ce fait, un protectorat international.



Une paix précaire


Si l’intervention de l’OTAN a permis de stabiliser la région, l’équilibre est extrêmement fragile et peut être brisé au moindre accident. La KFOR est chargée d’assurer la sécurité de la province et la MINUK son administration au nom des Nations Unies.

La démocratisation est lente et depuis 1999, plus de 200.000 non albanais ont quitté le Kosovo tandis que plus de 400 meurtres politiques y ont été perpétrés. L’UCK a été dissoute mais s’est reconstituée sous la forme d’une milice civile légale (CPK).

Les récents accidents montrent une fois de plus à quel point les rivalités ethniques seront difficiles à éradiquer tant la violence reste présente entre Albanais et Serbes. Par ailleurs, la communauté internationale ferait aussi bien de méditer sur ce nouvel exemple des insuffisances de la diplomatie de l’émotion médiatique qui transforme l’humanitaire en politique étrangère alors qu’elle n’est qu’un alibi pour masquer les insuffisances des classes politiques.