26.03.2007
l'HISTOIRE jugera...
26.02.2007
SREBRENICA les vérités Historiques?
Les massacres commis en juillet 1995 après la prise
de Srebrenica, enclave sous protection des Casques bleus
des Nations unis, "étaient des actes de génocide
commis par des membres de l'armée serbe bosniaque",
a déclaré Rosalyn Higgins, présidente de la CIJ.
Mme Higgins lisait un arrêt qui doit dire si la Serbie
a orchestré un génocide en Bosnie lors de la guerre qui a
déchiré ce pays entre 1992 et 1995, faisant 200.000 victimes.
C'est la première fois que la CIJ définit un génocide,
en application d'une Convention adoptée par l'Assemblée
générale de l'ONU au lendemain de la Seconde guerre mondiale.
Jusqu'à présent, seul le Tribunal pénal international (TPI)
pour l'ex-Yougoslavie a défini le massacre de Srebrenica,
l'épisode le plus sanglant qu'ait connu l'Europe depuis la
fin de la Deuxième guerre mondiale, comme étant un génocide.
Mais plus tôt dans son arrêt, la CIJ avait estimé que les
massacres à grande échelle, les viols et les expulsions
à l'encontre de la population civile bosniaque n'étaient
pas un génocide.
23:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, yougoslavie
05.03.2007
ONU unejustice internationale un peu plus juste encore un effort...
L'ex-Premier ministre kosovar Ramush Haradinaj
quitte sa maison à Pristina le 26 février 2007,
en direction de La Haye
Haradinaj, 38 ans, le plus haut responsable albanais
du Kosovo jamais poursuivi par le TPI, doit répondre
notamment de persécutions, meurtre, torture et viol
contre des Serbes et des civils albanais alors qu'il
dirigeait l'Armée de libération du Kosovo (UCK)
entre 1998 et 1999.
Après le conflit, il était devenu le président du parti
de l'Alliance pour le futur du Kosovo (AAK).
Son procès, où comparaissent aussi son oncle
Lahi Brahimaj et Idriz Balaj n'est que le deuxième
contre des Albanais du Kosovo devant le TPI. A eux
trois, les accusés doivent répondre de 37 chefs
d'inculpation. Ils plaident non coupable.
Pendant le conflit du Kosovo (1998-99), Haradinaj,
Balaj et Brahimaj étaient des officiers de haut rang
dans l'UCK, qui combattait contre les forces
contrôlées par Belgrade.
Les trois hommes sont accusés d'entreprise
criminelle en commun visant à chasser des régions
sous leur contrôle les civils serbes et tous ceux qui
passaient pour des collaborateurs des Serbes ou
des opposants à l'UCK.
Haradinaj a été inculpé en 2005 par le TPI, alors qu'il
était Premier ministre de la province serbe à
majorité albanaise.
Après avoir démissionné, il s'était livré au TPI puis
avait été autorisé à regagner le Kosovo dans l'attente
de son procès, et avait récupéré les rênes de son parti,
qui appartient à la coalition dirigeant cette province
sous administration onusienne.
L'acte d'accusation affirme qu'il a autorisé les troupes
de l'UCK sous son commandement à enlever, détenir,
tuer ou torturer des Serbes et d'autres civils considérés
comme des collaborateurs des Serbes.
Il est aussi accusé d'avoir supervisé la création de
centres de détention où des civils ont été illégalement
emprisonnés et torturés par les troupes qu'il commandait.
Un certain nombre de prisonniers sont morts sous les
coups, d'autres ont été exécutés, selon le procureur.
L'acte d'accusation le décrit notamment supervisant
le passage à tabac à coup de batte de base-ball d'un
Albanais du Kosovo, Naser Lika.
L'oncle d'Haradinaj, Lahi Brahimaj, 37 ans, était son
adjoint. L'acte d'accusation dresse la liste de plusieurs
occasions où Brahimaj a arrêté des civils et les a
transférés dans des centres de détention, voire à son
propre domicile, pour les battre.
Il est aussi accusé d'avoir ordonné l'exécution de
plusieurs prisonniers de l'UCK.
Le troisième inculpé, Idriz Balaj, 35 ans, était le chef
d'une unité spéciale à la sinistre réputation durant ce
conflit, les Aigles noirs. Selon l'accusation, Balaj s'est
personnellement chargé d'enlever, de torturer ou de
violer des civils.
Lors du premier procès contre des Albanais du Kosovo
devant le TPI, un ancien responsable de l'UCK,
Haradin Bala, a été condamné en novembre 2005
à 13 ans de prison pour torture et meurtres perpétrés
dans un camp de détention. Ses deux co-accusés
ont été acquittés.
Le Kosovo, province du sud de la Serbie dont la population
est en majorité albanaise, est administré par l'ONU
depuis 1999, après les bombardements menés par l'OTAN
pour faire cesser la répression des forces de Belgrade
contre les indépendantistes armés albanais."
13:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, kosovo, yougoslavie, serbie, tpi
26.02.2007
SREBRENICA les vérités Historiques?
Les massacres commis en juillet 1995 après la prise
de Srebrenica, enclave sous protection des Casques bleus
des Nations unis, "étaient des actes de génocide
commis par des membres de l'armée serbe bosniaque",
a déclaré Rosalyn Higgins, présidente de la CIJ.
Mme Higgins lisait un arrêt qui doit dire si la Serbie
a orchestré un génocide en Bosnie lors de la guerre qui a
déchiré ce pays entre 1992 et 1995, faisant 200.000 victimes.
C'est la première fois que la CIJ définit un génocide,
en application d'une Convention adoptée par l'Assemblée
générale de l'ONU au lendemain de la Seconde guerre mondiale.
Jusqu'à présent, seul le Tribunal pénal international (TPI)
pour l'ex-Yougoslavie a défini le massacre de Srebrenica,
l'épisode le plus sanglant qu'ait connu l'Europe depuis la
fin de la Deuxième guerre mondiale, comme étant un génocide.
Mais plus tôt dans son arrêt, la CIJ avait estimé que les
massacres à grande échelle, les viols et les expulsions
à l'encontre de la population civile bosniaque n'étaient
pas un génocide.
13:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yougoslavie, srebrenica, balkans, politique, politique critique
28.11.2006
KOSOVO
LES tensions qui contonuent dans cette partie de l'ex Yougoslavie remettent sur le devant de la scène l'avenir de cette province ou de ce futur Etat.
Il est difficile de comprendre sans avoir le recul nécessaire que donne l'HISTOIRE.
Cette province est elle le berceau Historique de la SERBIE, la réponse est incontestablement oui. Mais les Albanais occupaient ils cette région avant les SERBES, la réponse est également oui, alors qui est dans son droit à revendiquer cette terre?
Rien ne peut être proposé sans cette vision historique des faits, mais il est nécessaire d'avoir une perception globale et non partisane de l'histoire de cette région, de l'enchaînement des faits et des faits seulement.
un excellent article paru sur le site:
donne une lecture saine de cette histoire qu'il est impératif de connaître avant de porter le moindre jugement "intelligent" sur la situation du KOSOVO en particulier et sur la YOUGOSLAVIE en général.
Kosovo, retour à la violenceAlors qu’une flambée de violence gagne le Kosovo, plaçant les communautés serbe et albanaise au bord de la confrontation armée, nous revenons sur les origines du conflit du Kosovo et ses implications. Les droits des uns valent bien ceux des autres et montrent que même si on considère le choc des civilisations comme un leurre il peut être très réel dans certaines circonstances. |
| La population albanaise de l’ex-Yougoslavie compte 3.000.000 de personnes dont 67% vivant sur le sol du Kosovo. Bien qu’étant le troisième groupe ethnique de l’ex-Yougoslavie, derrière les serbes et les croates, les albanais ne se sont jamais vu reconnaître le statut de Nation. Le Kosovo compte environ 2.000.000 d’habitants dont 10% seulement sont d’origine serbe. Un conflit ethnique classique Le Kosovo est l’exemple classique du conflit ethnique opposant deux peuples faisant valoir des droits historiques. Les Albanais se considèrent comme les héritiers naturels des Illyriens qui s’étaient installés dans cette province dès le IIIème siècle avant JC. Pour les Serbes, le Kosovo a toujours constitué le berceau de la nation et du XIV ème au XVIII ème siècle il abrita le patriarcat orthodoxe serbe à Pec. Au surplus, le Kosovo fut reconquis, par les armes, en 1913 sur l’Empire ottoman. Le Kosovo abrita aussi, en 1389, la bataille du «Champ des merles» qui vit la défaite des Serbes et la consécration de la domination ottomane, véritable acte de naissance du nationalisme serbe. Une date loin d’être anodine. Le mouvement pan-serbe lancé par Milosevic le fut un 25 juin 1989, jour anniversaire de la bataille, appelant à la renaissance de la Grande Serbie. Abandonner cette terre serait couper l’ensemble de la Serbie de ses racines historiques et serait perçu comme une seconde défaite face aux musulmans, ainsi selon l’évêque Athanase : «Le Kosovo c’est notre Jérusalem, si nous l’abandonnions, nous cesserions d’être serbes» Entre 1913 et 1923, les autorités serbes entreprirent de «serbiser» la province en brimant les albanais et en installant des colons. Au cours de cette période l’émigration kosovare vers la Turquie est importante. Si en 1921 on comptait encore 63% d’Albanais dans la province, en 1939, ils ne sont plus que 53%. Le contrôle italien sur l’Albanie, de 1940 à 1945, implique l’annexion de terres albanaises se trouvant en Serbie et Macédoine et contribue, de ce fait, à envenimer un peu plus la situation. Tito caressa le rêve d’une grande confédération balkanique socialiste qui aurait résolu le problème du Kosovo. Mais la rupture avec Moscou, en 1948, détériore les relations entre Belgrade et Tirana. De 1948 à 1966, la province est placée sous l’autorité du nationaliste Rankovic qui exerce une répression constante contre les populations albanaises. En 1966, Rankovic est chassé du pouvoir. Dès cette époque Belgrade assouplit sa politique à l’égard du Kosovo. En 1968, Tito créa à Pristina la première université de langue albanaise de Yougoslavie. En 1974, la nouvelle constitution reconnaît le Kosovo comme élément constituant de la République donc pouvant avoir vocation à être indépendant. Le statut de République est néanmoins refusé au Kosovo trop lié à une Albanie résolument maoïste, ce qui attise les déceptions des milliers d’étudiants diplômés mais ne trouvant aucun débouché professionnel. Que ce soit en 1976 ou en 1978, d’importants troubles éclatent. Le tournant de 1981 En mars 1981, des troubles éclatent au Kosovo. Les revendications des étudiants portent sur le chômage, les médiocres conditions de travail et sur le sous-développement économique de la province. Un retard attribué, selon eux, à la non reconnaissance politique du Kosovo au sein de l’édifice institutionnel. Très vite des appels fleurissent pour la constitution d’une Grande Albanie. La répression est très violente faisant, officiellement, 11 morts mais pour les observateurs on dénombrerait quelques 250 tués. Dès lors l’affrontement entre la communauté albanaise et celle serbe n’a cessé de gagner en intensité. La violence albanaise reste le fait d’éléments radicaux tandis que la violence serbe est avant toute chose le fait de l’Etat yougoslave. Le conflit ethnique du Kosovo Sur fond de boom démographique albanais, la population albanaise atteignant 90% de la population totale, Milosevic parle de «purification ethnique» destinée à restituer le berceau de la nation aux Serbes. Milosevic, en 1989, supprime l’autonomie de la province et réunit près de 1.000.000 de Serbes le jour anniversaire de la Bataille des Champs des merles. Le 2 juillet 1990, Belgrade décide de dissoudre à la fois le gouvernement et le parlement du Kosovo. Les radios, journaux et enseignements en albanais sont interdits. Alors que la Yougoslavie éclate, 114 députés adoptent, le 13 septembre 1991, une constitution faisant du Kosovo une République à part entière de la fédération. La population se prononce à 99% pour la souveraineté du Kosovo et en 1992, l’Alliance de Rugova remporte les élections clandestines. Rugova devient président du Kosovo et refuse de reconnaître la Yougoslavie. A partir de juin 1992, près de 20.000 membres des forces de sécurité stationnent au Kosovo et entament une politique de répression très dure. Le climat de haine ethnique est renforcé par les exactions des forces serbes et par la présence de milices autonomes. Le pouvoir serbe souhaite provoquer l’exode massif des Albanais. Peu à peu Belgrade reprend l’entier contrôle des forces de police du Kosovo, de l’enseignement, des hôpitaux et de l’économie locale. Rugova, devenu le leader du mouvement de la Ligue démocratique du Kosovo (LDK) prône une résistance passive et la mise en place de structures parallèles permettant de rendre aux Albanais leur maîtrise sur le Kosovo. Suite au meurtre le 21 avril 1996 d’une étudiant albanais, des heurts éclatent au Kosovo opposant les Albanais aux forces de l’ordre et aux populations serbes. L’Armée de libération du Kosovo (UCK) revendique des attentats contre les Serbes. L’UCK met en garde tout Etat souhaitant soutenir la Serbie dans sa politique de purification ethnique et prévient que la guerre au Kosovo est une guerre de libération. L’UCK s’équipe grâce à des fonds levés auprès de la diaspora albanaise et les revenus du trafic de drogue, d’armes et la traite des femmes. Les accords de Dayton, en 1995, ont permis d’installer une fragile paix en Bosnie mais n’ont pas tenu compte de la situation au Kosovo où le conflit s’intensifie en 1996 et 1997. L’internationalisation de la guerre Ces accords de Dayton signifiaient aussi la fin du rêve d’indépendance du Kosovo puisque la communauté internationale reconnaît la nouvelle entité yougoslave issue de ces accords. Cela provoque un regain de tension au Kosovo liée à la frustration des populations albanaises. Rugova et sa voie pacifique sont délaissés au profit de la lutte armée prônée par l’UCK. L’UCK se lance dans une guerre et affirme, début 1998, contrôler 40% du territoire national tandis que Rugova est de plus en plus marginalisé. Milosevic est conscient que la communauté internationale ne peut soutenir l’UCK. Si l’UCK devait l’emporter alors le Kosovo regagnerait le giron albanais provoquant une cascade de modifications frontalières pouvant porter l’Europe jusqu’à la guerre. Dès l’été 1998, Milosevic lance des opérations de répression extrêmement violentes. Entre septembre et octobre 1998, le conflit gagne en intensité et s’internationalise après l’échec des négociations de Rambouillet. Milosevic lance ses forces armées à l’assaut du Kosovo provoquant l’exil de centaines de milliers d’Albanais. Au Printemps 1999, afin d’éviter un nouveau conflit semblable à celui de Bosnie, la communauté internationale se lance dans une action militaire aérienne destinée à faire plier la Serbie. Entre le 24 mars 1999 et le 10 juin 1999, l’OTAN procède à des frappes aériennes massives sur la Serbie destinées à faire fléchir Milosevic qui pour la première fois depuis 1991 semble ne pas avoir correctement évalué les rapports de force politiques. Le 12 juin 1999, les forces de l’OTAN prennent la relève des forces armées serbes et le Kosovo devient, de ce fait, un protectorat international. Une paix précaire Si l’intervention de l’OTAN a permis de stabiliser la région, l’équilibre est extrêmement fragile et peut être brisé au moindre accident. La KFOR est chargée d’assurer la sécurité de la province et la MINUK son administration au nom des Nations Unies. La démocratisation est lente et depuis 1999, plus de 200.000 non albanais ont quitté le Kosovo tandis que plus de 400 meurtres politiques y ont été perpétrés. L’UCK a été dissoute mais s’est reconstituée sous la forme d’une milice civile légale (CPK). Les récents accidents montrent une fois de plus à quel point les rivalités ethniques seront difficiles à éradiquer tant la violence reste présente entre Albanais et Serbes. Par ailleurs, la communauté internationale ferait aussi bien de méditer sur ce nouvel exemple des insuffisances de la diplomatie de l’émotion médiatique qui transforme l’humanitaire en politique étrangère alors qu’elle n’est qu’un alibi pour masquer les insuffisances des classes politiques. |
15:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kosovo, politique étrangère, yougoslavie, pristina, belgrade, serbie




