30.09.2006

PRESIDENTIELLES 2007 LE CHOIX DU MEILLEUR CANDIDAT (ou) CANDIDATE

13.07.2006

le choix du meilleur candidat en 2007

                                   L’ART DE CONDUIRE LES HOMMES             Depuis la nuit des temps les hommes cherchent à comprendre comment certains d’entre eux peuvent être reconnus comme leaders et meneurs.            L’histoire leur a souvent trouvé des causes mystiques qu’ils ont eux-mêmes recherché pour asseoir leur autorité.             Ce supplément d’âme et cette différence trouvent ses racines dans une alchimie très fine qui souvent est un facteur commun à tous ces hommes et femmes d’exception.             Nous essaierons rapidement  d’analyser  les facteurs communs de ces êtres en laissant à chacun ensuite  la faculté d’analyser les caractéristiques propres à ceux qui demain prétendent nous représenter, nous diriger ou mieux encore nous incarner.             Sans reprendre GUITTON dans un de se textes sur l’analyse du chef au combat, nous en reprendrons l’essentiel à savoir les trois formes qui doivent caractériser le meneur d’hommes.             En effet notre histoire humaine depuis la haute antiquité repose sur l’apparition de « chefs » charismatiques qui avant tout étaient des chefs de guerre. Que pour des raisons d’éthique personnelle certains soient amenés aujourd’hui à récuser cette approche, cela est toujours  acceptable mais ce serait récuser l’histoire elle-même.             Tous les meneurs de l’histoire ont en commun une ambition démesurée, un courage personnel à toute épreuve une haute estime et une grande confiance dans leur potentiel,, une capacité de travail hors du commun, une intelligence et une capacité d’adaptation anormales ; ce qui les distingue encore et surtout c’est leur intelligence Humaine  si peu partagée au sein de notre communauté Française ;             Cette forme d’intelligence qui malheureusement pour notre peuple qui se veut rationaliste depuis Descartes et surtout les lumières du XVIII siècle n’est pas reconnue au niveau qu’elle devrait est sans doute un des caractère déterminant du leader Humain.             Le  Conducteur d’hommes est donc depuis la nuit des temps un être d’exception reconnu par ses pairs comme irremplaçable dans les situations qui mettent en jeu la survie même de son groupe.             C’est par conséquent dans les circonstances les plus difficiles que traverse un peuple que surgissent ces êtres d’exception.             Une CAPACITE D’ADAPTATION             L’intelligence au sens littéral est la faculté de relier des éléments de les comparer et d’en saisir les rapports.             Le meneur est donc capable d’analyser une situation et d’en comprendre immédiatement tous les facteurs. Cette pré science que certains leur attribuent repose en fait sur une rigueur dans l’analyse et un travail préalable de nombreuses années.             C’est par un travail personnel constant de très haut niveau que ces êtres d’exception connaissent l’histoire, l’économie, l’architecture la géopolitique et toutes les sciences nécessaires à l’humanité.             Pour en revenir à GUITTON ils savent parfaitement ORDONNER leur pensée, pour saisir l’essence d’une situation qui là aussi fait dire à beaucoup qu’ils sont capables intuitivement de toucher la vérité sans la phase d’analyse ou de raisonnement si nécessaire à tous ceux qui paraissent moins doués.             Cette capacité perçue comme « surnaturelle » résulte en fait d’un travail considérable au quel tous ces êtres se sont livrés depuis de longues années.             C’est donc sur ce savoir que repose en partie cette capacité qui leur est reconnue.             SAVOIR ORDONNER les Actions des COMPOSANTS             Le fait de comprendre une sitation d’en saisir l’essence en clair de savoir ce qu’il convient de faire s’avère collectivement insuffisant.             Le meneur doit alors être capable de fixer des objectifs clairs qui reposent sur sa compréhension des situations qui nécessairement seront évolutives.             Il doit avoir cette capacité à découper toutes les actions nécessaires en actions complémentaires qui se combineront dans le temps soit simultanément ou successivement.             Sa connaissance des êtres qui l’entourent lui permettra de confier telle ou telle phase à chacun en fonction de ses propres compétences.             C’est encore son intelligence théorique et son savoir qui lui permettront très rapidement de concevoir une action où interagissent plusieurs composants comme dans une partie d’échecs avec cette capacité propre aux grands joueurs d’anticiper plusieurs coups  d’avance.             Mais c’est déjà sa perception des hommes et son intelligence dans ce domaine spécifique qui l’amèneront à confier telle ou telle action  à certains et non pas à d’autres ;  C’est cette capacité à saisir là aussi d’une manière faussement intuitive les potentialités de chacun à pouvoir dans telle ou telle circonstances à faire face avec efficacité à la situation du moment.             ORDONNER au sens de faire exécuter les actions qui ont été fixées.             Il est en effet très insuffisant de savoir ce qu’il convient de faire, de savoir comment conduire l’action collective, il faut surtout être capable d’y faire adhérer l’ensemble, d’engager l’action de tous et de rendre ses propres objectifs communs à tous ceux  qui sont engagés dans l’action.             C’est surtout dans ce domaine que l’intelligence humaine de ces êtres d’exception devient un facteur déterminant du succès.             Le meneur sera toujours au cœur des situations les plus périlleuses, il partagera avec ses compagnons les mêmes souffrances qu’il leur fera endurer pour le nécessaire salut de la communauté.             Il sera perçu comme étant un des leurs même si hors du danger la reconnaissance de tous touchera au surnaturel. Qui dans l’histoire en ont fait des héros et des demi dieux.             Le meneur détient l’autorité par le savoir, la compétence mais plus encore par son courage sa persévérance et l’idée partagée de tous qu’il est le meilleur dans la situation délicate pour conduire le groupe au quel il appartient.             Il se distinguera par sa force de conviction et sa volonté à contraindre les plus faibles à remplir la tâche qui leur aura été confiée.             L’autorité est en effet la capacité d’exiger l’obéissance ou plus prosaïquement l’exécution des rôles attribués .             L’absence de cette phase de contrainte n’est que de la démagogie.             Cette reconnaissance repose donc sur le respect qu’il témoigne en toute occasion à ses compagnons.             Sachant se comporter à l’égal de tous ce sont les membres du groupe par leur reconnaissance et l’estime qu’ils lui portent qui le placeront  dans une situation privilégiée.             L’art de la conduite des hommes repose sur une compétence hors du commun, une puissance de travail démesurée mais surtout sur le véritable sens de l’amour des autres. C’est parce qu’il se conduit à l’égal de tous que le groupe le place sur un piédestal ou le bouclier des tribus gauloises.             Au travers de ce raccourci d’analyse, les qualités de nos postulants ou postulantes doivent être comprises avec cette grille de lecture au risque demain de choisir un démagogue ou un incapable pour faire face à la situation si complexe que traverse notre peuple.

PRESIDENTIELLES 2007 Progtramme de Jacques CHEMINADE

Pour créer 6 millions d’emplois
contre l’exclusion


PROGRAMME DE  Jacques Cheminade

Pour ne pas devenir des animaux humains, il nous faut enfin sortir de la société de triage où nous survivons, une société de répression, d’exclusion, d’appauvrissement, de voyeurisme et de peur dans laquelle le fric, la violence, la force et la marchandise sexuelle ont remplacé la dignité, le dialogue, la justice et l’amour. Après les nuits de violence dans nos banlieues, après ces aubes où il ne reste que des perdants, ce sont les fondements même de cette société qu’il faut changer pour redonner à la France le goût du futur.

La France doit redevenir elle-même, en assurant l’égalité des chances à chaque Français et à chaque étranger installé sur son territoire national et en offrant à tous une culture de la vie et de la dignité humaine. Que Nicolas Sarkozy n’ait pas trouvé un mot venu du coeur pour les deux jeunes carbonisés et ait menti sur les conditions de leur mort, alors que « racaille » et « kärcher » lui viennent si facilement à la bouche, n’est que le signe extrême d’une absence de charité humaine hélas bien plus générale.

Alors, il est temps de nous réveiller. Sarkozy a tout misé sur le répressif. Sa politique d’ordre public est un échec total. Il faut le convaincre de partir, pour régler calmement ses problèmes personnels et préparer sa candidature présidentielle, s’il persiste malgré sa baisse de popularité. L’opposition socialiste, elle, a révélé par son silence et ses déchirements que le PS est un parti vieillissant, empêtré dans son adhésion à l’Europe de Maastricht et d’Amsterdam, à l’euro et au pacte de stabilité, qui ne peut être renouvelé que par un mouvement de jeunes généreux et déterminés.

L’essentiel est de poser le problème dans toute son ampleur : de « droite » ou de « gauche », la multiplication des plans sur les banlieues n’a eu aucun effet, Pourquoi ? Parce que la France s’est soumise depuis 1983 à la mondialisation financière et à sa conséquence, l’austérité sociale. On ne peut d’un côté jouer avec l’oligarchie financière et de l’autre prétendre être une dame patronnesse.

En le faisant, nous nous sommes affaiblis et rendus vulnérables à toutes les provocations et à toutes les déstabilisations. Si les médias anglais et américains caricaturent aujourd’hui ce qui se passe en France, si un journaliste de CNN-International compare la situation chez nous à celle de la Tchétchénie, ce n’est pas un hasard. Si le Fonds monétaire international (FMI) « donne un bon point à la France » au moment même où les banlieues s’embrasent, ce n’est pas une simple coïncidence. Les mesures anti-sociales passées par les gouvernements français ont créé les conditions économiques et sociales de l’embrasement et le FMI veut qu’on aille plus loin, jusqu’à casser complètement notre pacte républicain.

Alors ? Alors, Jacques Chirac a dénoncé le sida financier à la conférence d’Halifax, en 1995, et n’a rien fait depuis pour le combattre. Cette année-là, candidat à la Présidence, j’avais moimême dénoncé le cancer financier et donné des pistes pour le guérir. C’est au nom de cet engagement que je parle ici.

- Il faut mener un combat à l’échelle française, européenne et internationale pour établir un nouvel ordre monétaire et financier international juste et efficace, qui nous permettre de créer des emplois qualifiés et de mener une vraie politique sociale.

La France doit se battre pour un nouveau Bretton Woods et un Pont terrestre eurasiatique, une politique de grands travaux européens (1000 milliards d’euros par an), de recherche européenne (200 milliards d’euros pour assurer un décollage), d’éducation et de santé publique qui permettra de créer plus de 20 millions d’emplois qualifiés en Europe et 6 millions chez nous. C’est parfaitement possible si l’Etat reprend le contrôle de l’émission de monnaie et de crédit, en l’arrachant aux banques et aux sociétés d’assurance qui l’ont kidnappée. C’est possible si l’on revient à un système de taux de change stables, sans produits financiers dérivés ni fonds spéculatifs, et à un protectionnisme intelligent de nos productions, contre la loi mondialiste du pillage financier de tous contre tous. C’est possible si l’on sort de l’euro et de la Banque centrale européenne et si l’on institue des banques nationales - une Banque de la France - qui, en s’associant, créent du crédit productif par-delà le produit de l’impôt et de l’emprunt. L’argent, ça se crée, ce n’est pas un miracle qui se produit dans le coffre des banques. L’argent, ça se crée pour des projets utiles, qui transforment la nature et améliorent les hommes, pas pour enrichir des intermédiaires ou des rentiers.

- Le verrou financier ayant sauté, il devient possible de mener en même temps une politique sérieuse dans les banlieues, assurant à chaque jeune une éducation de qualité et un emploi productif. Ainsi seront créées les bases d’un ordre social plus juste, et la police pourra devenir réellement celle de la République, pas celle du plan de carrière de M. Sarkozy. Les pistes que j’avais indiquées dans mon « Plan Jaurès pour les banlieues » de 1995 doivent être explorées :

  • arrêter toute mesure provocatrice du type de celles proposées par MM. Sarkozy, Villepin et de Villiers, comme expulser les étrangers en situation régulière arrêtés lors des émeutes ou orienter des jeunes de 14 ans vers l’apprentissage, en cassant toute perspective de promotion sociale réelle ;
  • redéployer réellement une police de proximité, rétablissant l’ordre et rendant l’espace public aux jeunes, et tisser un réseau de médiateurs sociaux grâce à des emplois jeunes, pour éviter d’avoir recours à des CRS ou à des brigades de gendarmerie inexpérimentées ;
  • redonner, bien au-delà de ce que prétend faire M. de Villepin, de réels moyens aux associations (par exemple, les crédits du Fonds d’intervention pour la ville et ses subventions aux associations ont diminué de 40 % entre 2004 et 2005) et aux boursiers ;
  • multiplier les cours d’alphabétisation et de soutien scolaire, au besoin par la mobilisation de retraités bénévoles et prévoir le suivi cas par cas de chaque élève par une équipe pédagogique, avec des classes de quinze à vingt-cinq élèves maximum ;
  • prévoir dans chaque collège une assistante maternelle et sociale aidant et motivant les enfants et leurs parents. Les soins de dentisterie et de lunetterie doivent être enfin remboursés : il ne s’agit pas ici de rentabilité financière, mais de simple dignité humaine ;
  • la mise en place systématique d’écoles de la deuxième chance, fournissant à la fois une formation générale et une formation professionnelle. Or il n’y en a que huit aujourd’hui et l’Etat ne les finance pas ; il faut le faire sans délai, en les multipliant ;
  • créer dans chaque quartier une « maison du citoyen » regroupant dans des conditions de proximité tous les services administratifs aujourd’hui trop dispersés ou installés en dehors de la cité (CAF, services judiciaires, services de police, services d’accueil et de renseignement, interprétariat, cours pour adultes, activités d’animation) ;
  • stopper une politique d’imposition et de contributions sociales qui favorise les riches au détriment des pauvres et des classes moyennes ;
  • interdire les jeux de hasard destructeurs, de type Rapido, Point-courses et vidéopokers dans les bars, et réglementer plus sévèrement les jeux vidéo violents ;
  • assurer un service d’eau potable à bas prix (le prix de l’eau a augmenté de 38 % en dix ans !), en rétablissant les régies communales et inter-communales ;
  • donner à tous un logement digne de ce nom, pas une cage à lapins, et imposer aux communes (241 communes, Neuilly en tête) qui ne respectent pas les 20 % social des amendes de 1000 euros (et non 150) par logement manquant, affectés à la construction de logements sociaux ;
  • offrir un avenir chez eux aux travailleurs africains. Notre première tâche doit être de faire de l’Afrique un nouvel Eldorado. Notre premier devoir est d’arrêter le pillage d’une caste dirigeante maintenue au pouvoir par les colonisateurs financiers. Alors l’émigration pourra devenir un choix, et non une fatalité sociale. Les terribles images de Ceuta et de Melilla ont contribué à enflammer nos banlieues ; la seule solution pour empêcher qu’elles se reproduisent est de développer l’Afrique ;
  • créer un service national civique, sans dispenses ni sinécures, intégré au niveau européen et consacré au bien public, les jeunes des banlieues pouvant, avec d’autres, être affectés à des travaux de coopération encadrés dans les pays du tiers-monde.

On nous répondra : c’est utopique, ce n’est pas possible, il n’y a pas d’argent. A cela, il faut répondre qu’on peut créer de l’argent pour faire des choses, si on arrête de penser à l’argent pour en posséder. Si on arrête aussi de penser que l’homme est une bête. Peut-on imaginer une gauche ou une droite - l’extrême-droite est pire et l’extrême-gauche en cela complice - qui soient justes, alors que leur culture assimile l’homme à un animal ? La preuve en est le financement public (par le ministère de la Culture et de la Ville) du festival d’Avignon, dans lequel un Jan Fabre a présenté des spectacles d’exhibition sexuelle et de meurtre en annonçant : « La vitalité que je recherche est proche de l’animalité » !

C’est de manière de penser qu’on doit changer, pour sortir d’une culture et d’une économie fondées sur les rapports de force, qui aboutit à une barbarie de l’esprit et de l’action. Un espoir de changement apparaît aux Etats-Unis, avec la mise en cause de Dick Cheney, le vice-président parrain des néo-conservateurs, et la défaite d’Arnold Schwarzenegger en Californie. Un espace nous est ainsi donné pour agir en Europe, tout en aidant ceux qui mènent le combat là-bas.

La société française doit porter un élan, un projet et un espoir. Voilà que la situation mondiale nous donne les moyens de le faire. Allons-y, sinon nous nous fracasserons contre le mur d’une nouvelle barbarie.


PRESIDENTIELLES 2007 LA NOUVELLE SOCIETE

  EN 1969, LA FRANCE BLOQUEE PAR SON ECONOMIE, EN 2006 quoi de nouveau?

Sans moyen aucune politique sociale n'est CREDIBLE.

  Seul un programme présidentielle qui sera fondé sur la relance économique de notre pays est viable, tout le reste n'est que litterature et le désanchantement des électeurs sera au niveau de leurs espérances déçues.

  

Discours de politique générale de Jacques Chaban-Delmas - 16 septembre 1969

Gaulliste de la première heure, Jacques Chaban-Delmas devient le premier chef de gouvernement de Georges Pompidou en 1969, après la démission de Maurice Couve de Murville, consécutive au retrait de la vie politique du général de Gaulle.

Après un dynamisme sans précédent (les "Trente glorieuses"), le contexte économique se dégrade. Jacques Chaban-Delmas présente alors un programme politique et économique à tendance sociale-libérale, la "Nouvelle société". Il souhaite "redresser la conjoncture fort et vite, sans compromettre le niveau de vie, c’est-à-dire en demandant davantage aux mieux pourvus et en commençant à améliorer le sort des plus défavorisés".

Le 16 septembre 1969, il prononce un discours qui s’inscrit dans la tradition gaulliste, en insistant sur la nécessité d’assurer "l’indépendance nationale, condition du combat pour la paix du monde et pour la solidarité entre tous les peuples". Il précise cependant que cet objectif n’est réalisable que dans la mesure où la France se donne les moyens de réaliser ses ambitions : l’évolution de son économie doit pouvoir lui permettre d’accéder au rang de véritable puissance industrielle.

Au lendemain des mouvements de 1968, le Premier ministre constate que la société est "bloquée" par la fragilité de l’économie française, par "un Etat tentaculaire et inefficace", et par le conservatisme des structures sociales.

En réaction à ces blocages, Jacques Chaban-Delmas préconise la recherche de la réforme : "La conquête d’un avenir meilleur pour tous justifie à elle seule tous les efforts, tous les changements."

Cette "nouvelle société" devra être prospère, jeune, généreuse et libérée.

Jacques Chaban-Delmas définit ensuite cinq orientations fondamentales : le recherche d’une meilleure formation, d’une meilleure information du citoyen, une redéfinition du rôle de l’Etat, le développement de notre compétitivité et un rajeunissement des structures sociales.

Prémices d’une information libre, le Premier ministre annonce également la libéralisation partielle de l’ORTF : "Il ne suffit pas de former des hommes ; il faut aussi les informer, totalement, c’est-à-dire contradictoirement." Bien que l’ORTF conserve son caractère public, Jacques Chaban-Delmas entend favoriser "Une véritable compétition (...) en son sein, grâce, notamment, à l’existence de deux chaînes et, plus tard, d’une troisième". Jacques Chaban-Delmas a en outre "demandé aux responsables de l’Office de créer deux unités autonomes d’information correspondant aux deux chaînes existantes".

Avec son programme "Nouvelle Société", Jacques Chaban Delmas s’oppose peu à peu au président Georges Pompidou, qui s’appuie sur une majorité plus conservatrice. Il démissionne ainsi en 1972, et est remplacé par Pierre Messmer.

 

 

Jacques Chaban-Delmas

Discours à l’Assemblée nationale : 16 septembre 1969
« La nouvelle société »

 

Le malaise que notre mutation accélérée suscite tient, pour une large part, au fait multiple que nous vivons dans une société bloquée. Mais l'espoir, qui peut mobiliser la nation, il nous faut le clarifier, si nous voulons conquérir un avenir qui en vaille la peine.

De cette société bloquée, je retiens trois éléments essentiels, au demeurant liés les uns aux autres de la façon la plus étroite : la fragilité de notre économie, le fonctionnement souvent défectueux de l'État, enfin l'archaïsme et le conservatisme de nos structures sociales.

Notre économie est encore fragile. Une preuve en est que nous ne pouvons accéder au plein emploi sans tomber dans l'inflation. C'est cette tendance à l'inflation qui nous menace en permanence d'avoir à subir la récession ou la dépendance.

Pourquoi cette fragilité ? Avant tout, à cause de l'insuffisance de notre industrie.

[…]

En effet, le fonctionnement défectueux de l'État et l'archaïsme de nos structures sociales sont autant d'obstacles au développement économique qui nous est nécessaire.

Tentaculaire et en même temps inefficace : voilà, nous le savons tous, ce qu'est en passe de devenir l'État, et cela en dépit de l'existence d'un corps de fonctionnaires, très généralement compétents et parfois remarquables.

Tentaculaire, car, par l'extension indéfinie de ses responsabilités, il a peu à peu mis en tutelle la société française tout entière.

Cette évolution ne se serait point produite si, dans ses profondeurs, notre société ne l'avait réclamée. Or c'est bien ce qui s'est passé. Le renouveau de la France après la Libération, s'il a mobilisé les énergies, a aussi consolidé une vieille tradition colbertiste et jacobine, faisant de l'État une nouvelle providence. Il n'est presque aucune profession, il n'est aucune catégorie sociale qui n'ait, depuis vingt-cinq ans, réclamé ou exigé de lui protection, subventions, détaxation ou réglementation.

Mais, si l'État ainsi sollicité a constamment étendu son emprise, son efficacité ne s'est pas accrue car souvent les modalités de ses interventions ne lui permettent pas d'atteindre ses buts.

Est-il besoin de citer des exemples ?

Nos collectivités locales étouffent sous le poids de la tutelle. Nos entreprises publiques, passées sous la coupe des bureaux des ministères, ont perdu la maîtrise de leurs décisions essentielles : investissements, prix, salaires. Les entreprises privées elles-mêmes sont accablées par une réglementation proliférante.

Le résultat de tout cela ? C'est d'abord le gonflement des masses budgétaires. C'est ensuite, pour les partenaires de l'État, un encouragement à la passivité et à l'irresponsabilité.

Et si encore toutes nos interventions, qu'il s'agisse de prélèvements fiscaux ou des subventions publiques, atteignaient leur but ;

Mais il s'en faut de beaucoup.

Notre système fiscal est ressenti comme étant à bien des égards affecté par l'inégalité et faussé par la fraude.

[…]

Nous sommes encore un pays de castes. Des écarts excessifs de revenus, une mobilité sociale insuffisante maintiennent des cloisons anachroniques entre les groupes sociaux. Des préjugés aussi : par exemple dans une certaine catégorie de la population non ouvrière, à rencontre des métiers techniques ou manuels.

J'ajoute que ce conservatisme des structures sociales entretient l'extrémisme des idéologies. On préfère trop souvent se battre pour des mots, même s'ils recouvrent des échecs dramatiques, plutôt que pour des réalités. C'est pourquoi nous ne parvenons pas à accomplir des réformes autre­ment qu'en faisant semblant de faire des révolutions. (Applaudissements sur les bancs de l'union des démocrates pour la République, du groupe des républicains indépendants et sur de nombreux bancs du groupe Progrès et démocratie moderne.) La société française n'est pas encore parvenue à évoluer autrement que par crises majeures.

Enfin, comme Tocqueville l'a montré, et ceci reste toujours vrai, il existe un rapport profond entre l'omnipotence de l'État et la faiblesse de la vie collective dans notre pays. (Applaudissements sur /es mêmes bancs.)

Les groupes sociaux et les groupes professionnels sont, par rapport à l'étranger, peu organisés et insuffisamment représentés. Ceci ne vise aucune organisation en particulier mais les concerne toutes, qu'il s'agisse des salariés, des agriculteurs, travailleurs indépendants, des employeurs : le pourcentage des travailleurs syndiqués est particulièrement faible. Tout récemment encore, le malentendu sur l'assurance-maladie des non-salariés n'a été rendu possible que par l'insuffisance d'autorité des organisations professionnelles. (Applaudissements sur les mêmes bancs.)

La conséquence de cet état de choses est que chaque catégorie sociale ou professionnelle, ou plutôt ses représentants, faute de se sentir assez assurés pour pouvoir négocier directement de façon responsable, se réfugient dans la revendication vis-à-vis de l'État, en la compliquant souvent d'une surenchère plus ou moins voilée. A un dialogue social véritable, se substitue ainsi trop souvent un appel à la providence de l'État, qui ne fait que renforcer encore son emprise sur la vie collective, tout en faisant peser un poids trop lourd sur l'économie tout entière.

Ce tableau a été volontairement brossé en couleurs sombres. Je le crois nécessaire, comme je crois aussi que les Français sont aujourd'hui en état de le considérer et d'en tirer les leçons. C'est aussi parce que j'ai la conviction que nous entrons dans une époque nouvelle, où de grands changements sont possibles, et qu'en accord avec le Président de la République, avec le Gouvernement tout entier et, je l'espère, avec votre appui et votre soutien, j'ai la volonté d'entreprendre ces grands changements.

On me dira qu'il ne faut pas sous-estimer l'importance des forces de résistance au changement.

Je le sais bien. Il y a un conservateur en chacun de nous, et ceci est vrai dans chacune des tendances de l'opinion, y compris celles qui se réclament de la révolution. (Applaudissements sur les bancs de l'union des démocrates pour la République, du groupe des républicains indépendants et sur plusieurs bancs du groupe Progrès et démocratie moderne.) Je le sais d'autant mieux que je le comprends.

Depuis vingt ans, la France, après avoir longtemps retardé les échéances et les mutations, s'est trouvée obligée de les affronter toutes à la fois : explosion démographique, bouleversement technologique, décolonisation, urbanisation, et maintenant compétition internationale pleine et entière.

Comment chacun de nous n'aurait-il pas, sur tel ou tel point, un réflexe de conservation ? Réflexe d'autant plus justifié que nous avons, en effet, bien des choses excellentes à conserver. Car nous sommes un vieux peuple, et nous avons beaucoup accumulé.

Et pourtant, je suis certain que nous devons aujourd'hui nous engager à fond dans la voie du changement.

II y a à cela deux raisons principales :

La première est que, si nous ne le faisons pas, nous nous exposerions à un avenir qui ne serait guère souriant.

D'une part, nous risquerions de « décrocher » durablement par rapport aux grands pays voisins qui, par suite de circonstances diverses, ont commencé plus tôt que nous la révolution du développement économique et qui sont bien décidés à la poursuivre. Et il n'y a pas loin du retard économique à la subordination politique.

D'autre part, notre existence en tant que nation serait elle-même menacée. Nous sommes, en effet, une société fragile, encore déchirée par de vieilles divisions et, faute de pouvoir maintenir notre équilibre dans la routine et la stagnation, nous devons le trouver dans l'innovation et le développement.

La seconde raison, la raison positive, c'est que la conquête d'un avenir meilleur pour tous justifie à elle seule tous les efforts, tous les changements.

Il y a peu de moments dans l'existence d'un peuple où il puisse autrement qu'en rêve se dire : « Quelle est la société dans laquelle je veux vivre » et aussi construire effectivement cette société.

J'ai le sentiment que nous abordons un de ces moments. Nous commençons en effet à nous affranchir de la pénurie et de la pauvreté, qui ont pesé sur nous depuis des millénaires.

Le nouveau levain de jeunesse, de création, d'invention qui secoue notre vieille société peut faire lever la pâte de formes nouvelles et plus riches de démocratie et de participation, dans tous les organismes sociaux comme dans un État assoupli, décentralisé, désacralisé. Nous pouvons donc entreprendre de construire une nouvelle société.

PRESIDENTIELLES 2007 SENS DES PROGRAMMES

             PRESIDENTIELLES 2007 LE CŒUR DE LA CAMPAGNE

 

 

 

 

          Les dernières déclarations de DSK lors de son passage à TF1 marqueront un tournant dans la future campagne présidentielle.

 

 

          Les questions sont posées sans détour,

 

 

                   COMMENT FAIRE ?

 

 

                   COMMENT SE DONNER LES MOYENS DE LA JUSTICE SOCIALE ?

 

 

 

          Aucun candidat ou parti n’a eu le courage jusqu’ici d’aborder frontalement ces questions. Beaucoup se sont limités à dénoncer les conséquences d’une économie atone qui sont visibles dans une injustice sociale que vivent malheureusement trop de nos compatriotes.

 

 

          Personne n’a eu ce courage il est vrai peu porteur sur le plan des suffrages d’essayer de donner une approche perceptible aux Français afin qu’ils puissent par eux-mêmes comprendre quelles sont les remèdes à apporter pour corriger une machine qui est de plus en plus grippée et qui ne crée plus les richesses suffisantes pour pouvoir équitablement en répartir les profits.

 

 

          Les masques vont tomber, car avant de donner des remèdes tout bon patricien débute par un diagnostic sans le quel les remèdes proposés s’apparentent à  duCHARLATANISME

 

 

                          Ou en politique à de la Démagogie.

 

 

    Nous allons enfin entrer dans le vif du sujet, le rapport PEBEREAU qu’aucun politique digne de ce nom ne peut contester deviendra le livre de chevet des équipes qui accompagnent nos candidats.

 

 Les mesures de bon sens qui concluent cet ouvrage collectif (gauche et droite réunies) ne pourront être contestées ni le diagnostic qui en est fait.

 

 

 

Le choix du meilleur candidat ne pourra s’effectuer, non sur les promesses intenables et démagogiques de certains mais sur des objectifs sociaux, qui replaceront le sens de l’homme avant l’économie, tout en rendant l’économie à sa véritable place.

 

 

 Le seul moyen crédible de rendre une politique sociale efficace.

 

29.09.2006

PRESIDENTIELLES 2007 SK

DSK vient de réafirmer sa différence sur TF1 ce soir

Les apparences vont rapidement tomber sa candidature repose sur trois principes

           1/ Donner un avenir aux Français et plus encore aux 10 millions d'exclus que compte notre pays

          2/ Ne pas se limiter à donner des promesses mais d'abord et surtout des SOLUTIONS efficaces aux blocages de notre pays

        3/ Faire comprendre aux français que la lutte sociale repose d'abord sur les moyens dont dispose l'ETAT, c'est à dire créer les conditions de l'accroissement des richesses en donnant la primauté à l'ECONOMIE sans la quelle aucune marge de manoueuvre supplémentaire n'est possible.

 

Les affrontements entre ségolène ROYAL et DSK deviennent inévitables, nous entrons dans une phase où les promesses de "raser" gratuitement se trouveront très vite placées devant le comment faire pour les rendre crédibles.

 Dsk lui même aura sans doute beaucoup de mal non pas à convaincre mais tout simplement à faire admettre les réalités à un peuple qui est bercé d'illusions par les illusionnistes qui nous gouvernent depuis plus de 25 ans.

 l'heure de vérité approche et la prochaine entrée en lice de jean-pierre CHEVENEMENT qui n'épargnera ni la droite et encore moins la gauche nous promet une intensité du débat démocratique que nous n'avons jamais connu jusqu'alors.

Nous aborderons sans doute l'ensemble des causes structurelles qui bloquent notre pays depuis 1974, date de prise de fonction de jacques CHIRAC comme premier ministre et qui porte les quatre mesures réelles de tous nos maux.

           l'interdiction faite aux entreprises de licencier les personnels même ceux qu'elles ne pouvaient plus payer, que MITTERAND a reconduit en 1982 et qui a eu pour conséquence la mise au chômage d'un million huit cent mille salariés et l'écartement définitif des moins aptres au changement dans notre pays.

            Le recrutement inconsidéré du nombre de fonctionnaires plus de 800 000 par la gauche et 500 000 par la droite encore plus démagogique que la gauche.

            La loi sur le  regroupement familial mis en place avant 1981  (1975) et qui fut appliqué in extenso depuis avec les conséquences que personne n'a voulu voir depuis car solidairement responsables de cette loi.

        Le paiement à 90% du dernier salaire de toute personne licenciée et ce pendant un an (1975). décision mise logiquement en application même après 1981 avec la faillite de tous le systèmes de solidarité qui verront affluer 3 millions de nouveaux retraités avec l'âge de la retraite ramenée  de 65 à 60 ans en 1981.

PRESIDENTIELLES 2007 L'emploi associatif une dérive perverse

L'article ci joint de la croix pose problème dès lors que la majorité des emplois créés dans le monde associatifs sont financés par le budget de l'état.

 en effet aux 5 millions et demi de salariés que comptent nos trois fonctions publiques (nationale, territoriale et hospitalière) ce sont près d'un million huit cent mille autres emplois qui sont rémunérés par le budget de l'état par le truchement des subventions qu'accordent tous les départements et les régions.

 Même si l'action des associations à vocation sociale est une réalité incontournable, pouvons nous cependant admettre que se soit le budget seul qui y fasse face. les conséquences sont évidemment perverses car pour rémunérer tous ces emplois souvent au SMIC, il n'y a pas d'autre alternative que d'augmenter les charges sur ceux qui produisent c'est à dire les entreprises. décisions impératives qui ont pour conséquences un surcoût des emplois non qualifiés et la mise au chômage des plus fragiles de notre monde économique. Ce qui entraîne de nouveaux exclus, la mise en place de nouvelles associations voire le recrutement de ces chômeurs dans de nouvelles associations.

Aucun pays au monde n'est parvenu à rémunerer plus de 33% de sa population active sur le seul budget qui pèse sur l'état. les gouvernements le font depuis 1981 en emprumptant tous les ans des sommes considérables (50 milliards d'euros) sans pour autant répondre auc problèmes qui se posent au pays mais en renvoyant aux futures générations le réglement de nos dettes qu'il faudra un jour ou l'autre rembourser.

 c'est ce manque de courage de nos dirigeants qu'il convient de dénoncer sans repit. ce n'est pas une position idéologique de droite ou de gauche mais la prise de conscience des réalités sans la quelle aucun changement ne peur être compris.

la démagogie viscéralement idéologique de certains doit être mise en lumière par la présentation sans complaisance des réalités.

les enjeux du pays, sa capacité à reprendr le contrôle de sa destiné sont à ce prix.

 

article de LA CROIX

"Les associations embauchent

Près d'un salarié sur dix travaille dans une association. Le mouvement associatif se professionnalise, surtout en zone rurale


La petite Anaël déchiffre le la carte des boissons proposées au "Nidouillet", le premier café associatif destiné aux enfants qui a ouvert à Caen le 17 mars dernier. Sans alcool, sans tabac, les enfants nécessairement accompagnés de leurs parents, pratiquent des activités d'éveil tout en consommant des boissons au bar (photo Daniau/AFP).

Pour André Verchère, c’est décidé : sa petite association verra le jour le 1er octobre prochain à Nantes. « Elle aura pour mission d’aider les responsables associatifs lors de leur phase de recrutement. Ma structure mettra à leur disposition des spécialistes en ressources humaines. Vu le boom actuel de l’emploi associatif, je pense répondre ainsi à un vrai besoin. »

Une intuition que viennent confirmer les conclusions de l’étude du Cerphi consacrée à l’emploi dans le monde associatif (1). Rendue publique vendredi 29 septembre, cette étude révèle en effet que près d’un salarié sur dix travaille au sein d’une association (9,2 %), soit 1 800 000 individus.

« En se fondant sur les estimations de l’Insee, on évaluait l’an dernier le nombre de salariés œuvrant dans le champ associatif à 1 600 000 personnes, précise Jacques Mallet, directeur du Cerphi. On dispose désormais d’un comptage plus précis effectué par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), où sont centralisées les données de l’Urssaf. On a ainsi découvert que le secteur comptait 200 000 emplois de plus qu’on ne le pensait. »

11 employés en moyenne en 2005

Selon les chiffres de l’Acoss, les emplois associatifs ont, par ailleurs, connu une hausse de 19 % entre 1999 et 2005. Le nombre d’associations recrutant des salariés est, lui aussi, en augmentation : elles n’étaient pas plus de 135 000 en 1999, contre 155 000 en 2005. Les associations renforcent progressivement leurs effectifs, puisqu’elles comptaient en moyenne 11 employés en 2005 contre 10 en 1999.

Une dynamique portée avant tout par le secteur social. Il rassemble, à lui seul, près de la moitié des employés du secteur (47,2 %), suivi par les domaines de l’éducation (12,4 %) et de la santé (8,1 %), du sport (4,3 %) et de la culture (3,7 %). Pour remplir les missions de type sanitaire et social, l’implication de bénévoles semble, en effet, ne plus suffire. Les compétences et la disponibilité exigées aujourd’hui sont identiques à celles requises dans le secteur concurrentiel.

D’où une multiplication des embauches. « C’est notamment le cas au sein des associations accueillant les personnes âgées, explique Édith Arnoult-Brill, présidente du Conseil national de la vie associative. Les conseils généraux allouent aux maisons de retraite ayant le statut d’associations un forfait à la journée pour chaque retraité pris en charge. Les services de l’État attendent en retour un encadrement de grande qualité et un vrai professionnalisme. »

Garantir une aide plusieurs années de suite

Les coups de pouce accordés ces dernières années par les gouvernements successifs en faveur de l’emploi expliquent sans doute, eux aussi, l’envolée des embauches dans le secteur associatif. À commencer par l’entrée en vigueur, le 17 octobre 1997, du dispositif « emploi-jeune » en faveur des adultes détenteurs au moins du diplôme du baccalauréat, âgés de moins de 26 ans.

« Ce dispositif, qui prévoyait d’allouer 15 000 € par salarié embauché pendant cinq ans, a donné lieu à de nombreuses créations de postes, assure Édith Arnoult-Brill. La somme, rapportée à la masse salariale des associations, n’est pas, en soi, importante. L’intérêt principal de cette innovation réside surtout dans la garantie de ce versement plusieurs années de suite. Il a permis à nombre de responsables associatifs de mettre sur pied des projets de long terme. »

La mise en place du chèque emploi associatif (CEA) à partir du 1er juillet 2004 a sans doute, elle aussi, encouragé la création d’emplois. Destiné aux associations ne comptant pas plus de trois salariés, le CEA a pour vocation de simplifier le versement des cotisations sociales et de réduire le nombre de formalités à remplir. Le tout en vue d’inciter à l’embauche.

Un véritable gisement d’emplois

Aux dires de Michel Dollet, directeur du Centre national du chèque emploi associatif, le succès remporté par le CEA est incontestable. « Depuis juillet 2004, 29 000 associations se sont inscrites dans le dispositif. Par ailleurs, chaque mois, on en enregistre 900 nouvelles. Au total, près de 62 000 salariés ont été payés par ce biais. »

Reste que l’impact de ces deux mesures sur l’emploi associatif n’a jamais été quantifié. « Il est aujourd’hui impossible de savoir dans quelle proportion les créations de postes que recense l’Acoss découlent de ces deux dispositifs. Il serait d’ailleurs souhaitable de pouvoir, à terme, mesurer les conséquences de la mise en place du CEA », ajoute Jacques Mallet.

Quoi qu’il en soit, le monde associatif constitue un véritable gisement d’emplois. Jouant parfois même un rôle décisif dans la survie économique de certaines parties du territoire. C’est le cas par exemple en Lozère où, selon l’enquête du Cerphi, près d’un salarié sur trois est employé par une association (32 %).

Faire office de service public dans les endroits reculés

« Le phénomène nous a surpris, avoue Nicolas Szklarek, à la tête de la Direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation en Lozère. On peut toutefois l’expliquer : nous accueillons en effet un très grand nombre de personnes âgées sur le territoire ; beaucoup choisissent notre département pour leurs vieux jours. Il est fréquent qu’elles soient prises en charge par des structures associatives, que ce soit des maisons de retraite ou des infrastructures proposant des services à domicile. Par ailleurs, nous possédons un très faible tissu industriel, ce qui accroît la proportion d’emplois créés dans le domaine associatif. »

Comme en Lozère, « dans nombre d’endroits reculés, ce sont bien les associations qui pallient la faible présence des services publics. Dans ces régions, elles remplissent un rôle fondamental dans la vie locale », assure Jacques Henrard, président de la Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA).

Un constat que l’enquête du Cerphi semble confirmer. C’est en effet dans les départements ruraux (Lozère, Cantal, Lot, Creuse) que la part du salariat associatif est la plus importante. À l’inverse, elle est particulièrement basse dans les départements les plus urbains (Seine-Saint-Denis, Val-d’Oise, Yvelines et Hauts-de-Seine). L’avenir des zones les plus reculées passe, peut-être, par les associations.

Marie BOËTON

(1) Les données de l’enquête proviennent de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale, actualisées au 31 décembre 2005. L’étude est accessible en ligne sur www.cerphi.org "

 

PRESIDENTIELLES 2007 LES PROGRAMMES

 

 Nous reprenons une aniciennes note publiée en juillet 2006 sur le rôle que jouera incontestablement Jean-Pierre CHEVENEMENT au cours des mois à venir.

le départ de JOSPIN de la course à la candidature du PS, privera les débats de programmes d'un acteur majeur, personne ne peut le nier comme le souligne lui même Nicolas SARKOZY.

L'annonce sa candidature est encore liée au devenir de laurent FABIUS qui s'il était retenu conduirait alors JP CHEVENEMENT à s'effacer. les sondages actuels, sans doute manipulés ce qui reste à démontrer ne semblent plus rendre crédible cette hypothèse.

En conséquence ce vieux serviteur de l'Etat (au passage qui a le même âge que le général DE GAULLE à son retour aux affaires du pays en 1958) reprendra du service non par ambition personnelle mais par éthique à ses convictions dont toute sa vie politique peut témoigner.

Cette décision deviendra sans doute officielle dès le 15 novembre , une fois désigné ou désignée le ou la candidate du PS.

Soyons assurés alors que les débats porteront sur les idées et donc sur le sens même des programmes, leur consistance, leurs financements et en clair sur l'avenir qu'auront à choisir les Français demain.

 

 

07.07.2006

LE RÔLE DE JP CHEVENEMENT DANS LA CAMPAGNE 2007

                      Le PROGRAMME de Jean-Pierre CHEVENEMENT             Comme nous l’écrivions depuis plusieurs mois sur ce  blog, la contribution et les analyses de cet ancien ministre d’Etat devront contraindre les candidats à reprendre certaines de ses questions pour donner un éclairage et sans doute une certaine consistance à leurs propres positions.             Dans la phase qui se prépare les réponses aux questions de fond que pose ce républicain et cet homme si attaché à la notion de NATION devront placer le débat des idées à la place qui lui revient eu égard aux intérêts de notre pays et au rôle qu’en attendent tant de peuples dans le monde.             Nous pouvons être certain que ses prises de position auront un impact dans la conduite des prochains débats qui verront se confronter les programmes et leur crédibilité.             Le rôle de la banque centrale européenne ?             La priorité de la défense de l’emploi en Europe ?             Le rôle stratégique de l’état dans la maîtrise de nos approvisionnements énergétiques ?             La lutte contre le capitalisme FINANCIER ?             La politique industrielle et la recherche ?             La place et l’autonomie de la politique internationale de la France et de l’Europe ?             Le Co-développement avec nos anciens pays associés africains ?             L’égalité Hommes Femmes et les conditions de sa mise en œuvre             L’enseignement et l’égalité des chances ?             La politique de ressource stratégique et Nucléaire ?             La politique de DEFENSE de la France et de l’Europe ?             L’avenir de l’EUROPE ? Motion "Vers un projet républicain exigeant" Rapporteur : Jean-Yves Autexier, Secrétaire National au projet. Motion enrichie des amendements et adoptée au Congrès du MRC / avril 2006. Dans le tourbillon de la mondialisation libérale, la France est mise à mal. Le 21 avril 2002, le 29 mai 2005 et les émeutes dans les banlieues sont autant de symptômes d’un même mal : les principes selon lesquels la France républicaine est constituée sont soumis à rude épreuve : sa liberté d’agir est corsetée dans l’empire des marchés ; l’Europe qui selon les euro-béats devait nous protéger des dérives erratiques du capitalisme dérégulé détruit au contraire nos protections et nous immerge dans un marché mondial sur lequel nous n’avons pas prise.

 

sa souveraineté est réduite au rite de l’élection. Mais le peuple qui vote n’est plus souverain. Un à un, les éléments clés de nos décisions ont été mis hors de portée du suffrage populaire : la politique monétaire se décide à la Banque centrale européenne « indépendante » à Francfort ; 80% de nos règles économiques se fixent à Bruxelles, selon une procédure complexe qui fait des Parlements nationaux des observateurs muets puis des chambres d’enregistrement ; l’O.M.C. détruit les règles du commerce mondial ; les Etats-Unis fixent les règles du jeu diplomatique.

 

sa conception de la citoyenneté est confrontée à de nouveaux défis. Le citoyen, progressivement dépourvu de sa souveraineté politique, devient consommateur de droits avant de se dégrader en simple consommateur de biens. Les exigences de l’égalité, de la laïcité, s’évanouissent devant l’affirmation de communautés juxtaposées aujourd’hui, rivales ou hostiles demain.

 

la conscience de son destin s’obscurcit ; faute de pouvoir lui assigner un cap, les élites dirigeantes de notre pays invitent à célébrer la disparition de la nation, un jour vouée à la provincialisation dans une Europe fédérale, un autre jour priée de s’excuser de son histoire et de quitter la scène.

 

La tempête qui déferle sur la France républicaine est puissante. Si puissante que beaucoup de ceux qui avaient fait profession de « changer la vie » énoncent aujourd’hui que « le capitalisme a définitivement gagné la partie » (Michel Rocard). D’autres, avec moins de franchise, affichent un programme de lutte contre le libéralisme, mais mènent une politique d’accompagnement docile lorsqu’ils exercent le pouvoir. Les libéraux, enfin, attendent de la mondialisation et de l’Europe qu’elles réussissent là où ils n’ont pu aboutir, qu’elles puissent mater les velléités d’égalité et de souveraineté du peuple français, ou, pour reprendre leurs propres termes, qu’elles puissent réformer la société française de l’extérieur, puisque, de l’intérieur, ils n’y parviennent pas !

 

A notre peuple désorienté, nous devons la vérité. La mondialisation libérale est portée par l’évolution du capitalisme financier ; sa puissance est immense, mais elle n’est pas le fait d’une fatalité extérieure ni d’un mouvement inéluctable ou irrésistible. Elle comporte des faiblesses, des failles, des contradictions. Si le mouvement républicain en France n’a pas la force, à lui seul, d’arrêter le déploiement de la vague, il doit agir sur les leviers capables d’opposer des obstacles à la mondialisation financière. Les principaux sont les nations et les mouvements ouvriers. Le mouvement républicain en France peut être l’âme d’une résistance à ce déferlement destructeur des cultures humaines et des solidarités sociales. Face à l’hégémonie des lois du marché, les Républicains doivent former le parti du politique.

 

C’est à cela que nous ont invités les Français, aussi bien le 21 avril 2002 que le 29 mai 2005 et les émeutes en banlieue ont montré à leur façon l’ampleur d’une crise sociale et d’une crise nationale étroitement mêlées. Beaucoup de citoyens se sont désintéressés du débat présidentiel de 2002, à partir du moment où le choix qui leur est apparu inévitable, entre Jacques Chirac et Lionel Jospin, ne répondait pas à leurs attentes et se confondait dans un mol alignement sur le libéralisme ambiant. Mais les électeurs sont revenus aux urnes le 29 mai 2005, dès lors qu’ils pouvaient faire entendre leur volonté : rejeter un carcan libéral, fût-il dissimulé sous le mot d’Europe. Il y a un fil directeur entre les votes du 21 avril 2002, du 29 mai 2005 et la crise des banlieues : le rejet d’un système libéral dont en réalité les Français ne veulent pas I - DU REJET AU PROJET Notre devoir est de donner un contenu à ces aspirations, de permettre à notre pays de passer du Non au projet. Le contenu d’un projet républicain, anti-libéral, exigeant, est au cœur de notre travail politique depuis plusieurs années. Nous avons en son temps rappelé à la gauche de gouvernement qu’entre le gauchisme et le libéralisme, il y avait la République ! Nous avons combattu les abandons de souveraineté, ou les transferts de compétence sans contrôle démocratique ; nous avons dénoncé les démantèlements de l’Etat républicain, les lâchetés devant l’ethnicisme et le chantage à la violence, le communautarisme. Nous avons aussi proposé de refonder l’Ecole, d’articuler les moyens publics et privés pour renouer avec une politique industrielle, une politique de la recherche, pour orienter l’Etat vers ses fonctions d’anticipateur et de stratège, pour repenser l’architecture de l’Europe et de la zone euro afin de retrouver la croissance et l’emploi. Nous avons proposé de refonder la citoyenneté, ensemble indissociable de droits et de devoirs et garantie d’égalité. Nous avons rappelé les moyens nécessaires à faire entendre la voix de la France dans le monde.

 

Cet investissement intellectuel, ancré dans la confiance dans la République, dans la confiance en le citoyen, doit à présent déboucher sur la définition d’un projet capable de répondre aux attentes du pays, de sortir du désarroi qui s’est emparé des Français. Il y a toujours une alternative au renoncement. Elle peut prendre aujourd’hui la forme d’un projet républicain exigeant rassembleur d’une majorité large de notre peuple. I - 1 - La voix des citoyens La présence de Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002, la victoire du Non au referendum et l’abstention massive démontrent que la représentation politique est en crise. L’effet « essuie-glace qui veut que chaque majorité soit évacuée du pouvoir à l’issue de son mandat pose un véritable problème : celui d’un projet ambitieux et courageux pour notre pays. Que nous ont dit les électeurs le 29 mai dernier ? D’abord, lorsqu’un enjeu est clair, un choix présenté, ils se rendent aux urnes. 70% des inscrits ont voté ; c’est une participation puissante. Ainsi, 66% des abstentionnistes de la présidentielle 2002 sont allés cette fois voter Non. Très concrètement, on a vu dans les bureaux de vote des quartiers populaires, revenir des électeurs qu’on n’avait pas vus depuis longtemps. Ensuite, le vote Non est un vote jeune, actif, populaire. C’est un vote jeune, car les électeurs de 18 à 29 ans ont voté Non à 62%. D’ailleurs, de 18 à 55 ans, une majorité vote Non ; le Oui ne regagne la majorité qu’après 55 ans. C’est un vote d’actifs. De 71 à 78% des ouvriers ont voté Non, de même que 66% des employés. Deux catégories d’actifs seulement font exception : les cadres et les professions libérales. C’est enfin un vote populaire. Jusqu’à 3000 euros nets mensuels par foyer, on vote Non. Le Oui repasse en tête au delà de 3000 euros par mois. Quand on a Bac + 2, on vote Oui à 67% ; quand on a un CAP ou un BEP, on vote Non à 63%. De 61 à 64% des électeurs de gauche ont voté Non ; mais aussi 21% des électeurs de droite1 Cette coalition de forces jeunes, actives et populaires, s’est réalisée malgré un déluge médiatique, stigmatisant le vote Non, malgré les deux grands partis politiques qui accaparent les sièges au Parlement, l’argent public, le temps de parole et se succèdent alternativement au pouvoir. Les électeurs se sont prononcés délibérément et en conscience, contre les leçons administrées chaque matin par les éditorialistes, les plumes bien-pensantes, les chefs de gouvernement voisins, les économistes, dirigeants d’entreprises, les « socialistes » comme les libéraux européens, malgré le Président, malgré le gouvernement, malgré le Parlement qui avait déjà, lui, modifié la Constitution ! La hauteur des obstacles surmontés dit assez la force de l’élan du 29 mai. Aujourd’hui les mêmes, qui ont été défaits par le suffrage populaire, s’emploient de toutes leurs forces à dénier l’importance du referendum, à vouloir l’oublier, à « réconcilier » dans des synthèses vides partisans du Non et partisans du Oui, en faisant semblant d’ignorer qu’ils recouvrent l’opposition irréductible entre ceux qui s’accommodent du libéralisme et de la mort de la nation, et ceux qui défendent la souveraineté populaire et nationale De la même manière, les émeutes en banlieue ont montré la cristallisation de tous les échecs depuis plus de vingt ans. Echec d’une politique économique qui, du franc fort à l’euro, a toujours sacrifié l’emploi et l’industrie, et mené à un chômage de masse, totalement déstructurant et frappant spécialement les jeunes générations. Echec d’une politique sociale qui, de politique de la ville en accompagnement social, s’est contenté de verser du baume sur les plaies sans traiter les causes du chômage. Echec d’une politique urbaine qui a laissé la ségrégation l’emporter, qui a concentré les populations à faibles ressources et grosses difficultés dans les mêmes quartiers, souvent coupés des villes-centres. Echec né d’une ignorance du fait national, d’un auto-dénigrement constant, d’un tropisme des élites à mépriser le peuple et la France. Comment appeler les jeunes issus de l’immigration à « s’intégrer », à faire France, si le pays est décrit comme un foyer de honte permanente ? Comment demander à des jeunes d’être fiers d’un pays dont les élites expliquent à longueur de colonnes qu’il est le paria des nations ?

 

Certes ces appels et ces cris venus de notre peuple ne suffisent pas à former un mouvement populaire majoritaire ou une majorité de gouvernement. Il faut à cet élan un projet, des hommes et des femmes pour le porter, une perspective politique. Nous en sommes là. Notre investissement intellectuel au cours de la période, l’immense effort de cohésion, de créativité, de proposition et d’innovation accompli au cours de la campagne présidentielle de Jean-Pierre Chevènement, constitue un apport décisif. Pour aller du Non au projet, nous ne partons pas de rien ! Le MRC doit porter plus loin ce travail, répondre aux nouveaux défis, tracer de nouveaux chemins.

 

I - 2 Le retour du réel Beaucoup d’évènements récents ont donné sens à notre cheminement :   La guerre d’Irak a éclairé rétrospectivement la première guerre du Golfe et montré ce qu’il en était de « la guerre du droit » à laquelle la gauche de gouvernement comme la droite avaient emboîté le pas. La France a pris cette fois la bonne voie, et chaque jour confirme le bien-fondé de ce choix.

 

  L’évolution de la situation en Corse a montré ce que les citoyens pensaient des compromis passés avec une minorité violente ; les résultats des referendums Outre Mer ont montré aussi que les citoyens n’entendaient pas prendre congé de la République, comme les y invitaient pourtant la droite et la gauche.   Le modèle républicain décrié par les libéraux de droite comme de gauche se porte moins mal que le modèle communautariste britannique ; contrairement à ce qu’affirment les libéraux, ce n’est pas le modèle républicain qui est à l’origine de la crise des banlieues, c’est la destruction de ce modèle depuis vingt ans ! C’est le démantèlement de l’école républicaine, l’absence d’instruction civique, la fin du service national, le culte de l’individualisme et de la réussite par l’argent, la dévaluation de l’effort et du travail, l’idéal d’égalité en réalité abandonné au profit d’une simple « équité ». A ce modèle les Français montrent avec constance leur attachement ; ils savent aussi que la laïcité est le meilleur garant du vivre-ensemble et de la citoyenneté.   Le diagnostic posé, dès 1992, sur l’euro, sa gestion par une BCE hors de tout contrôle démocratique, au seul service des marchés et de la rente, s’est confirmé. Ce qui nous valait hier des huées est aujourd’hui devenu un constat partagé : la zone euro est la zone du monde vouée à la non-croissance. Les Etats euro sont les champions du monde du chômage.   Un nombre croissant de Français a pris conscience de ce que l’Union européenne, au lieu de nous protéger des excès de la mondialisation, nous y enfonçait au nom de la concurrence. On l’a vu avec clarté lors du sommet de l’OMC à Hong Kong.

 

  D’autres éléments touchant aux remèdes à opposer à nos maux sont venus à la lumière. Ainsi le refus de la France, de l’Allemagne et de la Russie, avec le soutien de la Chine, d’autoriser la guerre en Irak a formé le seul contrepoids à la politique américaine. Il a empêché que l’expédition bushiste soit la guerre de l’Occident. C’est le seul grain de sable apporté dans les rouages de la mondialisation libérale, car les équilibres financiers mondiaux, la confiance dans le dollar, sont étroitement liés à la capacité militaire américaine de se déployer en tous points du monde.

 

  Les Français ont à présent, dans leur majorité, saisi le lien entre la politique libérale de Bruxelles, approuvée par les représentants des Etats membres, et la liquidation des services publics comme des entreprises nationales.   Des notions clés comme la nation, la République, la souveraineté populaire, la citoyenneté, la laïcité sont redécouvertes par beaucoup de ceux qui hier les vouaient aux gémonies, et envoyaient La Marseillaise et Le Pen dos à dos.   La « décentralisation » idéologique, hier panacée, est vue aujourd’hui comme une volonté d’affaiblissement de l’Etat et un risque pour l’égalité. Bref, à gauche, beaucoup de socio-libéraux sont revenus, le temps d’une campagne référendaire, au bercail des idées républicaines. Et à droite, la crise fait rage entre les libéraux, obnubilés par le « modèle » américain, qui sont allés à Washington s’excuser de la politique française, et ceux qui prétendent redécouvrir les nécessités du « patriotisme économique » et se réfèrent au volontarisme et au rôle de l’Etat, sans pour autant traduire cette orientation dans les faits. C’est ainsi que les Chantiers de l’Atlantique, dernier grand site français de la construction navale ont été bradés à l’étranger pour une bouchée de pain. C’est ainsi qu’après l’immense effort national consenti pour relever Pechiney, ou la sidérurgie, Pechiney a été privatisé puis cédé au groupe nord-américain Alcan, et que Arcelor, partie pour le Luxembourg, est aujourd’hui la cible d’une OPA. C’est dans ce contexte nouveau que le MRC doit élaborer un projet républicain et exigeant. Dans l’univers politique déconsidéré que nous connaissons, plus que jamais le seul repère sûr, c’est le projet qu’on veut servir. A quoi rimerait de se définir par rapport à des réalités mouvantes ou à des définitions qui ne veulent plus rien dire. C’est la gauche britannique qui est le meilleur soutien de George Bush et c’est la droite française qui s’ y est opposé... C’est une gauche à la bonne conscience inaltérable qui nous proposait de verrouiller le carcan libéral de la constitution européenne... C’est la gauche officielle allemande qui avait pour programme social celui du Medef français... Entre ceux qui programment les piscines publiques selon les religions, et ceux qui proscrivent les signes religieux à l’Ecole, cherchez la droite, cherchez la gauche ! Maastricht, « constitution » européenne, Corse, statut de l’Outre-Mer, privatisations, cherchez la droite, cherchez la gauche !

 

Il y a un meilleur critère que ceux que démentent la réalité, c’est le projet. Nous revendiquons d’être jugés à l’aune de notre projet. I - 3 -Résister au libéralisme Ce projet est dirigé par un choix moteur : la résistance au libéralisme, et non l’alignement docile sur ses exigences. Mais, pour y résister, encore faut-il comprendre ce qu’est la mondialisation libérale. Encore faut-il connaître l’adversaire auquel on entend résister. Le capitalisme industriel a laissé place au capitalisme financier. La valeur n’est plus constituée par la production de biens et de services mais par l’estimation, par les marchés financiers, de la valeur pour l’actionnaire. Cette désincarnation, ce détachement de la base réelle, permet au capitalisme financier une extrême mobilité et une extrême rapidité. Les capitaux se déplacent dans l’instant, à la vitesse des communications électroniques. L’ouverture des marchés de tous les pays de la planète est donc une impérieuse nécessité. Le taux de rentabilité financière à court terme est la seule boussole. Aux capitaines d’industrie ont succédé les fonds de pension. Leur exigence de rentabilité des capitaux investis est tout à fait déraisonnable pour les industries d’Europe ; elle ne peut se satisfaire que sur des marchés émergents avec des coûts salariaux très bas. Les firmes multi-nationales qui représentent en valeur les deux tiers du commerce mondial sont les agents et les accélérateurs du processus. L’ouverture de tous les marchés au commerce mondial est devenu un objectif central ; c’est la mission assignée à l’OMC, qui délibère et agit sous le feu constant des lobbyistes des firmes multi-nationales, et instrumente les pays en développement, -ou du moins certains d’entre eux- comme elle l’a fait à Hong Kong, pour mieux servir la cause du libre échangisme dogmatique.

 

Le rôle central des Etats-Unis est assuré par le dollar et par les privilèges exorbitants que lui confère la confiance accordée à cette monnaie devenue monnaie mondiale. La monnaie américaine reste en effet la monnaie des échanges mondiaux (l’euro représente 16% des réserves, c’est à dire sensiblement la même chose que représentait auparavant le deutsche mark soit 14%) La valeur du dollar n’est guère liée par le déficit budgétaire américain, ni par le déficit considérable de la balance commerciale américaine. C’est la confiance dans la solidité de la tête de l’Empire qui l’explique. Ainsi le Japon, la Chine, les pétromonarchies et l’Inde, en achetant massivement des Bons du Trésor U.S., financent-ils le déficit des paiements et assurent le bon fonctionnement du système, dont l’effondrement serait pour eux aussi terriblement coûteux. Ainsi l’Europe dirige-t-elle son épargne vers les Etats-Unis et accepte-t-elle, sans mot dire, une dévaluation du dollar de 50% en cinq ans qui ouvre toutes grandes les portes des marchés de la zone euro aux produits de la zone dollar et de la zone yuan qui lui est associée. Aussi les Etats-Unis s’efforcent-ils d’obtenir une réévaluation du yuan chinois pour améliorer leur balance commerciale. A la monnaie, il convient d’ajouter un élément majeur de contrôle de l’économie mondiale, l’énergie. Maîtriser la production et le prix du pétrole aujourd’hui, du gaz demain, représente un instrument formidable de régulation. Le Moyen Orient, l’Iran, la Russie, l’Afrique détiennent les principales réserves. Les Américains n’entendent pas laisser aux pays producteurs ou à des ententes entre pays producteurs, Europe, Chine et Japon, la maîtrise de ces données. La guerre du Golfe puis la guerre d’Irak ont cristallisé ces enjeux et administré une limpide leçon de choses : les Etats-Unis doivent justifier la confiance que placent en eux les marchés financiers. Ils constituent de fait la seule puissance capable de projeter ses forces où que ce soit. Cette confiance dans les Etats-Unis permet de maintenir le système en équilibre, c’est à dire en déséquilibre permanent. Il y a un lien organique entre les capacités politiques et militaires de Washington et le fonctionnement du système libéral mondialisé. Résister à cette mondialisation financière et politique est nécessaire pour qui veut lutter contre les inégalités, l’injustice, le chômage de masse. Prétendre lutter contre les effets du système sans analyser puis combattre ses causes serait une imposture. Les Français le savent bien ; la première cause qui les mobilise vraiment, la première question qu’ils nous posent est bien celle de la mondialisation. Est-elle inéluctable ? irréversible ? Laisse-t-elle des marges de manœuvre ? Et lorsqu’ATTAC traite de ces vraies questions, elle recueille une attention que les vieux partis usés et cauteleux ne peuvent plus espérer. Le rôle de la politique, le devoir d’un parti politique, ce n’est pas la gestion des affaires courantes au jour le jour, ce n’est pas la lamentation sur les fatalités, c’est de comprendre le monde, de vouloir le changer et d’agir en conséquence. I - 4 La mondialisation libérale a ses failles A - D’abord, elle ne remplit pas les objectifs que ses idéologues lui assignent : assurer le développement par la croissance généralisée des échanges. L’Amérique du Sud et l’Afrique, une grande partie de l’Asie sont tenues à l’écart. Lors des trente dernières années, la part dans les échanges mondiaux des pays les moins avancés a été divisée par cinq ! La misère, la faim sévissent. L’enfoncement dans le sous-développement est le lot de régions entières. Où en sont les espoirs de « la décennie du développement » ? La CNUCED et ses ambitions sont effacées par l’OMC, mais les plans d’ajustement du FMI plongent les populations dans le malheur, ont poussé l’Argentine au krach. Cette avalanche de misère fragilise le système. Dans toute l’Amérique latine, un mouvement populaire puissant change progressivement la donne et remplace les bourgeoisies « compradores » par de nouveaux courants qui veulent lier justice sociale et émancipation nationale. B - La dictature du court terme est suicidaire. Exiger des taux de rentabilité financière de 20% dans des pays où la croissance n’atteint pas 2% est une démarche de prédateur, non d’entrepreneur. La création de valeur pour l’actionnaire aboutit à détruire l’outil de production de valeur réelle. Mais « l’entreprise sans usine » que vantait naguère le dirigeant d’Alcatel est une entreprise sans emplois et bientôt sans valeur créée. Cette myopie -qui est aussi celle des marchés- a besoin d’être corrigée. Le système lui-même a besoin de régulation. Les grands investissements nécessaires, en matière de transports, de fourniture d’énergie, mais aussi de formation sortent du cadre de rentabilité à court terme.

 

C - L’effacement des Etats que prône et met en pratique la mondialisation libérale, pour ôter tout obstacle au libre-marché mondial, crée du chaos, laisse libre cours aux affrontements ethniques, déstabilise les Etats...et gêne l’expansion du commerce ! Le sommet de Hong Kong a montré l’essoufflement de ce dogme et ses limites. D - La résistance des peuples, des nations, des cultures, des Etats est réelle. Elle est aussi diverse. Et si nous proposons d’organiser une résistance républicaine à la mondialisation libérale, il va de soi que tout ce qui résiste à la mondialisation n’est pas nôtre ! Celle-ci éveille en effet des réactions ethniques, archaïques, où finissent par se mêler refus de la domination américaine et refus de la modernité. Nous ne cautionnerons pas ces réactions pires que le mal. La politique américaine stimule aussi sûrement l’islamisme radical au Sud que le chômage de masse nourrit Le Pen en France ! Mais nous ne cèderons pas non plus aux amalgames honteux qui veulent réduire toute force de résistance à la mondialisation, à une alliance « rouge-brun ». Entre la mondialisation financière et l’islamisme ou le fascisme, il y a la démocratie ! Cette précision étant donnée, il faut constater que la vague de la mondialisation suscite de fortes réactions. La Chine a certes rejoint l’OMC, mais l’Etat chinois a bien l’intention d’organiser méthodiquement son insertion dans le marché mondial et n’entend pas se laisser écarteler ou désagréger à son contact. La Russie n’envisage pas de galvauder ses forces, notamment en énergie et matières premières, sans qu’elles ne profitent durablement au développement du pays. La profondeur de l’opinion arabe et musulmane, de l’Asie à l’Atlantique, est animée d’un profond ressentiment à l’égard de l’Amérique et parfois de l’Occident tout entier ; les régimes en place sont parfois pris en porte à faux entre leur puissant protecteur et leur peuple ; des bouleversements sont possibles à tout moment. En Amérique latine, l’antagonisme prend des formes diversifiées à Cuba, en Argentine, au Brésil, au Venezuela, en Bolivie : partout cependant le modèle libéral mondialisé est contesté. E - En Europe, le paysage a changé fortement depuis dix ans. Certes, les pays d’Europe centrale et orientale, fraîchement libérés du joug soviétique, sont-ils vivement attirés vers le modèle libéral mondialisé, et spécialement vers les Etats-Unis. Mais en Europe de l’Ouest, le mirage a cessé d’exercer ses effets : on a découvert, lors de la guerre d’Irak, l’ampleur du fossé qui sépare les opinions publiques en Europe et aux Etats-Unis, même si les milieux au pouvoir à Londres, Madrid, Lisbonne ou Rome étaient alors restés fidèles à l’atlantisme. La victoire du Non au referendum est sans conteste un refus du modèle libéral par les Français ; il est davantage aux Pays Bas un refus de disparaître dans un ensemble non démocratique. Mais ces deux votes confirment la fin d’une époque. Les charmes de la « mondialisation heureuse » sont évanouis. En Europe de l’ouest, on affronte la désindustrialisation, les délocalisations, la stagnation des salaires, la baisse du pouvoir d’achat, la mise en cause des protections sociales, le chômage de masse. Dès lors que les politiques européennes sont apparues non comme une protection contre la mondialisation, mais comme son chausse-pied, les peuples ont commencé de s’en détourner, par l’abstention d’abord, par le refus à présent. F - Si l’on se projette dans les vingt ans qui viennent, que sera la crédibilité de la politique américaine et par conséquent du système mondialisé dont elle est le cœur ? Que vaudront les régimes de circonstance mis en place dans les pays producteurs d’énergie, face à la montée en puissance de l’Inde et de la Chine ? Où se trouveront les réserves inexploitées de main d’œuvre à bas coût permettant des taux de rendement du capital de 20% ? Les créanciers des Etats-Unis seront-ils toujours consentants à financer ses déficits extérieurs ? Le consommateur américain, déjà surendetté et surconsommateur, sera-t-il le seul à soutenir la demande mondiale, financée par les autres ? L’Europe, au lieu d’asphyxier ses propres forces dans une visée fédéraliste impossible qui l’enfonce en fait dans la mondialisation libérale, s’avisera-t-elle qu’elle doit organiser la coopération des nations qui veulent faire vivre un modèle politique et social original dans le monde ? L’Europe s’avisera-t-elle de relancer l’expansion et l’emploi sur son sol et d’en trouver les moyens ? A l’évidence, l’avenir n’est pas écrit. La partie n’est pas jouée. Mais notre projet est éclairé d’abord par cette volonté : résister autant que faire se peut face à la mondialisation financière libérale et ses effets, et encourager toutes les nations du monde à rejeter ce carcan impérial. II - NOTRE PROJET II - 1 - Retrouver la croissance, faire reculer le chômage Le chômage de masse est le mal à combattre. Il engendre la pauvreté, l’exclusion, le désespoir ; les replis identitaires, il nourrit la xénophobie, le racisme, la délinquance ; il explique la perte de confiance dans la République. Le problème est apparu insoluble parce qu’on ne voulait pas en changer les données. Le monétarisme absolu, depuis la fin des années 80, la politique du franc fort pour préparer l’euro, puis l’euro fort ont privilégié la rente et tari l’investissement. Cette politique qui a coûté en Europe des millions de chômeurs a été rejointe par la mondialisation financière : démantèlement de toutes les régulations et contrôles sur les flux financiers, abaissement des impôts, ouverture des marchés financiers aux fonds de pensions. Les délocalisations, recherches de main d’œuvre la moins coûteuse sur la planète, le démantèlement de toutes les protections commerciales, l’ouverture à tous vents du marché européen où les produits à bas prix tuent les productions locales, ont fait le reste. A l’heure où les entreprises du CAC 40 voient leurs bénéfices augmenter de manière importante, la précarité augmente de plus en plus. C’est cette orientation qu’il faut contrer. On ne luttera pas contre ses effets -le chômage- sans agir sur ses causes. II - 1 A - Changer l’architecture de la zone euro La zone euro peut renouer avec la croissance. C’est la priorité immédiate. L’expansion économique doit gagner l’Europe et spécialement la zone euro où elle est aujourd’hui interdite de séjour. Pour changer de politique, nous proposons : de renégocier le Pacte de stabilité, pour en faire un pacte de croissance concertée. A tout le moins les dépenses d’investissement productif, de recherche et de défense doivent être exclues du calcul du déficit budgétaire plafonné. De modifier les statuts de la Banque centrale européenne afin d’inclure dans ses missions la nécessité de veiller à l’emploi et à un haut niveau d’activité D’instituer un gouvernement économique de l’euro assuré par l’Eurogroupe, et autorisé à donner des orientations à la BCE. La politique du change est capitale, du fait de la mondialisation des échanges. Elle doit être reprise en main : comment accepter que la BCE ait laissé sans réagir l’euro se réévaluer de 50% face au dollar, pénalisant ainsi lourdement la production et l’emploi dans la zone euro ? Le futur Président de la République doit être décidé à se battre farouchement pour changer l’architecture de la zone euro. Faute de quoi, devant l’incapacité du système monétaire euro de répondre aux besoins des économies des pays membres, ceux-ci seront tentés par le décrochement de l’euro et le retour aux dévaluations compétitives.

 

II - 1 B - L’innovation et la recherche Nous proposons un effort renouvelé et conséquent en matière de recherche. Les vœux pieux du sommet de Lisbonne en matière de recherche et de technologie ont heurté le mur du pacte de stabilité. Nous proposons de porter à 3% du PIB l’effort de recherche français, en déduisant ces engagements des déficits budgétaires plafonnés. Tous les pays de l’Union ne sont pas en mesure de mener le même effort de recherche. Ceux qui le font doivent y être encouragés ; c’est un intérêt commun. Le même raisonnement vaut pour l’effort de défense. Nos orientations prioritaires doivent viser les nouvelles technologies de l’information, les biotechnologies, l’énergie (réacteur nucléaire du futur, pile à combustible, fusion nucléaire, énergies renouvelables...) la santé, les transports, l’agriculture, l’environnement. L’initiative publique en ces domaines est nécessaire. II - 1 C - La politique industrielle La politique industrielle doit reprendre ses droits . Elle a été ramenée par la Commission de Bruxelles à une simple politique de la concurrence. Celle-ci exige une réforme de bon sens : dans une économie mondialisée, le temps n’est plus à lutter contre des positions localement fortes. Dès lors qu’une position n’est dominante que localement, elle doit être acceptée voire encouragée lorsqu’il s’agit de faire naître en Europe des champions mondiaux. Dans les secteurs industriels vitaux et stratégiques, l’Etat doit exercer une mission de sécurité absolue et assumer un rôle de stratège. Son droit de regard, sous forme d’actions spécifiques (golden share) par exemple, est légitime. Il faut en finir avec une attitude aussi désastreuse que celle de la Commission dans l’affaire Alstom, qui pousse à créer un monopole en Europe et à affaiblir les capacités européennes face à la concurrence mondiale dans des secteurs hautement stratégiques. Des coopérations renforcées dans les domaines industriels clés doivent pouvoir se nouer, sans l’aval préalable de la Commission, avec un nombre restreint d’Etats membres volontaires. Une politique industrielle cohérente exige de mettre nos grandes entreprises à l’abri des prédateurs boursiers. Beaucoup, en raison de leur actionnariat, sont vulnérables ; les exemples de Carrefour ou Danone sont connus. Des moyens existent : contrôle des fusions boursières, constitution d’un pôle d’actionnaires stable capable d’intégrer les exigences de moyen et long terme pour l’entreprise, actionnariat salarié, qui à partir de 10 - 15% offre une résistance solide aux opérations prédatrices. Une politique de soutien à la croissance, l’industrie et l’emploi appelle également l’Etat à veiller à un environnement favorable et stable II - 1 D - L’énergie L’énergie est le premier de ces facteurs. Les pouvoirs publics ne peuvent s’en désintéresser. Nos approvisionnements en pétrole et en gaz sont liés à la qualité de nos relations avec les pays qui forment le grand voisinage de l’Europe : Moyen-Orient et Iran, Maghreb, Russie. Les récentes tensions à propos de l’approvisionnement en gaz de l’Europe le montrent amplement : l’affaire est d’abord politique et ne saurait se régler par le seul jeu du marché. Une Europe européenne, soucieuse de ses intérêts à terme, a autre chose à faire que d’emboîter le pas à la politique américaine dans ces régions, ne serait-ce qu’en raison de la contrariété d’intérêts au point de vue énergétique. Nous proposons une politique de grand voisinage avec la Russie, le Proche et Moyen-Orient, le Maghreb, au sein de laquelle la sûreté de nos approvisionnements énergétiques s’inscrira logiquement. Les prix durablement élevés du pétrole, le besoin d’indépendance énergétique, font que l’énergie nucléaire a un grand avenir devant elle. Ceux des pays qui ont cru, un temps, pour causes électorales, pouvoir s’en détourner, préparent des revirements déchirants. L’avenir du nucléaire doit être préparé et un vrai débat public en est le meilleur moyen. L’heureux déblocage de l’EPR est un pas décisif. La localisation à Cadarache du projet ITER est une reconnaissance des acquis français et un fort accélérateur de la recherche en matière d’énergie nucléaire : réacteur de recherche, réacteur de remplacement des tranches EDF, réacteurs sous-critiques... Sur vingt ans, il faut prévoir de gérer 500 tonnes de déchets, de manière sûre, durable et réversible. Ce n’est pas inaccessible ! La loi Bataille en fournit le moyen. Faute de quoi, ce serait 50 000 000 de tonnes de gaz carbonique que nous serions amenés à produire... Le souci de l’environnement, la préparation de l’avenir et l’intérêt national se rejoignent pour conjuguer le développement du nucléaire avec les énergies renouvelables et une politique sérieuse de maîtrise des dépenses énergétiques.

 

II - 1 E - Le service public Pour offrir un cadre favorable à la croissance et à l’emploi, nous avons besoin de services publics performants et de qualité. Les défis énergétiques à venir, le renouveau du nucléaire, exigent, tant du point de vue de la sécurité que de l’exigence de long terme pour les investissements, qu’EDF reste dans le domaine public. L’énergie, mais aussi l’approvisionnement et le traitement de l’eau, sont deux exemples évidents de domaines pour lesquels le service public est seul de nature à apporter les garanties qu’exigent les citoyens. Si les Français ont rejeté le projet de « constitution » européenne, c’est parce qu’ils ont saisi que « la concurrence libre et non faussée » était le lacet avec lequel les libéraux entendaient étrangler le service public. Certes, ils n’en dressaient pas l’acte de décès ! Mais en les soumettant à la concurrence, on les laissait à la merci de l’écrémage où le secteur privé s’octroie les activités rentables, ne laissant au public que le secteur déficitaire, avant de disparaître. A l’inverse il s’agit pour nous de mettre en place une politique active de service public empêchant la constitution de monopoles privés : eau, santé, autoroutes, transports, énergie... Le prochain Président de la République doit être capable d’obtenir une directive « service public », permettant sans équivoque de préserver nos services publics, garants de l’égalité d’accès des citoyens aux services de base ; faute de quoi le maintien du service public dans notre pays exige une clause dérogatoire (opting out) sur les mesures de libéralisation. Et la plus solide manière d’empêcher ces liquidations est d’inscrire dans notre constitution la liste des principaux services publics qui, dès lors, ne pourront perdre leur statut de service public exigé par la constitution, sans l’accord du constituant. II - 2 - La revalorisation du travail La loi de la mondialisation libérale, c’est la mise en concurrence des « coûts » du travail, le salaire étant ramené à un coût sans considération des effets qu’il exerce sur la demande et la croissance. La Commission agit sous la pression et les impératifs de l’Accord général sur les commerces et les services (AGCS) qui imposent partout la libéralisation. Le projet de directive service, dite Bolkestein, y compris dans sa version actuelle, doit ainsi faire l’objet d’un veto de la France. Ce n’est pas la flexibilisation sans limite du travail, dont témoignent aussi les formules de CNE et CPE qui permettra de relever le défi. A cette concurrence, l’Asie est aujourd’hui gagnante ; certains Etats d’Afrique jouent aussi leur carte, et les pays d’Europe centrale et orientale exercent leur attrait. II - 2 A - Protéger les acquis sociaux en Europe Une politique de revalorisation du travail doit donc être cohérente et prendre en compte cette réalité. A terme, le respect de clauses sociales et environnementales à l’OMC doit être notre cheval de bataille. Mais cette bataille sera rude et longue. C’est pourquoi, faute de résultat, l’Union européenne doit remettre en œuvre la préférence communautaire qui prévalait jusqu’en 1974 au sein du Marché commun, et l’appliquer aux biens et aux services. Cette préférence communautaire implique un tarif extérieur commun. C’est la seule manière de garantir le niveau social européen. Ne nous laissons pas intimider par ceux qui crient au « protectionnisme » pour défendre les intérêts financiers au détriment de l’intérêt général des peuples européens, Cette conception des relations commerciales mondiales, à rebours du libre échangisme dogmatique de l’OMC, vaut non seulement pour l’Europe, mais pour le monde. La liberté des échanges, comme l’a fort bien montré Maurice Allais, seul prix Nobel d’économie français, ne peut valoir qu’entre zones de niveau économique et social comparable. La thèse libérale selon laquelle l’extension sans limite du libre-échange apporterait la prospérité est contredite par l’expérience : le chômage s’accroît au Nord, tandis que la majorité des pays du Sud s’enfonce dans le sous-développement. Notre politique de commerce mondial doit inciter à un cercle vertueux : plus le niveau social et environnemental s’élèvera dans les pays fournisseurs, plus le niveau de leurs exportations vers l’Europe s’accroîtra. A la vision de l’OMC nous devons opposer un projet d’organisation du commerce mondial par grands ensembles régionaux, de niveau économique et social comparable, avec liberté des échanges à l’intérieur, et régulation des échanges entre grandes zones. Notre politique commerciale doit viser une réorientation volontariste et importante de nos courants d’échange vers nos voisins immédiats dont l’évolution économique négative actuelle ne pourra pas rester sans conséquences graves pour l’Europe : Afrique du Nord, Afrique sub-saharienne et Proche-Orient. La politique libre-échangiste actuelle de l’Europe accroît, dans toute sa myopie idéologique, les difficultés de ces trois zones majeures pour notre avenir, la dérégulation des marchés du textile en ayant fourni le dernier en date. Notre politique commerciale, sur la base de quotas et d’accords bilatéraux doit favoriser drastiquement des investissements massifs et réellement productifs dans ces trois zones. II - 2 B - Rééquilibrer les revenus du travail et du capital Dès à présent la revalorisation du travail, par rapport aux revenus du capital, peut s’engager en France par la réforme des charges social

PRESIDENTIELLES 2007 analyse des sondages

 reprise d'une fiche publiee en avril 2006. les données n'évoluent pas et le manque d'empressement des candidats à entrer dans le vif du sujet crédibilise de plus en plus ce que tous les démocrate peuvent craindre,

Pourquoi les thèmes de la présidentielle ne sont ils jamais abordés frontalement par les candidats, pourquoi est il TABOU dans notre pays de poser les vraies questions?

Sans cette démarche comment sera t il possible aux électeurs de choisir avec lucidité tel programme ou tel autre?

 

 

PRESIDENTIELLES  2007 ANALYSE DES TACTIQUES ELECTORALES au 21 avril 2006

 

 

 

 

            Les derniers sondages publiés montrent sans qu’il en soit fait mention dans la presse une réelle progression des intentions de vote en faveur du FRONT NATIONAL

 

 

 

            Imaginons que ce parti admette ses erreurs passées en particulier en ce qui concerne ses positions anti-sémites. Imaginons même qu’il s’excuse sur certains propos tenus qui à l’évidence le décrédibilisent.

 

 

            Ce nouveau positionnement lui donnerait alors les clés d’alliances possibles avec d’autres partis de l’actuelle droite.

 

 

 

            Dans ces conditions ce parti aurait toutes les chances d’être présent au second tour des élections présidentielles de 2007.

 

 

 

            En effet, son poids relatif réel se situe déjà à hauteur de 21 à22%, ce qui le place en tête de tous les autres partis qui se présenteront.

 

 

 

            L’UMP  dans l’hypothèse d’une candidature unique ne peut espérer plus de 18% de l’électorat.

 

 

            Si plusieurs candidats postulent  contre le candidat «  connu » du parti, ce dernier ne pourra dépasser 13 à 14% de l’électorat.

 

 

 

            Pour le PS s’il n’obtient pas de candidature unique de toute la GAUCHE  ce qui paraît impossible compte tenu des oppositions complètes sur l’attitude à adopter vis-à-vis de l’économie de marché et de façon générale face au Capitalisme ,

 

 

            Nous risquons d’avoir un candidat  extrême gauche ‘LCR, LO avec7à8%

 

 

                                                Un candidat PC                                       avec moins de4%

 

 

                                               Un candidat vert                                       avec moins de 10%

 

 

 

            Dans l’hypothèse où FABIUS ne serait pas le candidat retenu par le parti, alors

 

 

Jean-Pierre CHEVENEMENT se porterait candidat en absorbant les voix PS de FABIUS

 

 

(Soit  plus de 25% des voix socialistes)

 

 

 

            Dans cette hypothèse prévisible le candidat   socialiste ne pèserait que moins de 13% de l’électorat à la condition qu’aucune autre candidature soit déposée.

 

 

 

            En conclusion si les partis d’extrême gauche se réunissent sur un programme fondé sur la rupture totale  face au capitalisme cette alliance pourrait représenter (PC, VERTS, LCR,LO, Fabiusiens et Chevènementistes) un poids considérable de près de 30% de l’électorat.

 

 

 

            Dans cette hypothèse identique à celle du 21 avril 2002 nous aurions le choix entre le FN et l’extrême gauche et l’exclusion des partis traditionnels de gouvernement ‘(PS, UMP)

 

 

 

            L’union fait toujours la force,  seuls les programmes qui seront proposés peuvent aujourd’hui éviter cette hypothèse qu’il faudra bien envisager sans courage de la part du PS et de l’UMP.

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