30.11.2006
présidentielles 2007 liban et moyen orient
reprise d'une note publiée le 25 08 2006 sur ce blog. la présence future de Ségolène ROYAL au LIBAN en PALESTINE et en ISRAËL reposera la suite des questions qui n'ont toujours pas de réponse.
si l'action diplomatique française a semble t il eu quelques effets, ces derniers ressemblent plus aux effets de manche des avocats dans les salles des palais de justice.
comme nous l'écrivions les USA après avoir gagné du temps sont parvenus à leurs objectifs même si la France a du là encore avec le reste de l'Europe avaler de grosses couleuvres.
la situation est conforme aux souhaits des USA et au stade minimum imposé par ISRAËL. mais qu'advient il du plan de pAIX?
Le gouvernement ISRAËLIEN s'y oppose et le gouvernement des USA ne le place plus dans ses priorités tant que la crise avec l'IRAN n'aura pas de solution.
Que deviennent les Européens qui ont engagé leurs forces insuffisantes au LIBAN? que feront ces forces devant des provocations mêmes ISRAËLIENNES comme nous l'avons constaté depuis plusieurs semaines? Rien comme toujours mais avec le risque énorme d'avoir à gérer une situation non seulment prévisible mais annoncée par tous ceux qui savent.
LIBAN PREMIERE MANCHE VICTOIRE DIPLOMATIQUE DE LA FRANCE MAIS APRES??
Le Gouvernement Français pour des raisons d'éthiques et de liens avec le LIBAN depuis 1923 et sans doute depuis le 11° siècle, a finement joué dans la première manche. les assurances prises tant auprès d'ISRAËL que du gouvernement Libanais (y compris le hezbollah) donnent bon espoir qu'une reprise des combats n'ait pas lieu au sud Liban.
la force (très insuffisante) qui sera déployée, permettra avec du temps de parvenir aux objectifs de la résolution 1701, mais cela est insuffisant dans la démarche Française qui veut depuis des années un réglement global de la crise israëlo Palestinienne.(position non partagée par l'administration Us actuelle contrairement à celle de CLINTON durant des années)
sans la création d'urgence de cet Etat Palestinien, aucune paix n'est durable dans cette région.
Notre volonté sera t elle suffisante pour enfin parvenir à cette étape qui est la seule solution viable pour parvenir à un équilibre porteur de paix.
Cette force, elle même appuyée par des moyens anti aériens interdira de fait les représailles possibles de l'armée de l'ait israëlienne. Ce pays dont nous défendons l'existence et la survie depuis sa création, n'est viable qu'avec la création de l'état Palestinien dont l'intégrité devra être garanti à l'égal des protections des frontières Israêliennes.(cela suppose l'évacuation de tous les territoires et l'abandon de toutes les colonies implantées en cis Jordanie)
Ceci a toujours été la position de notre Pays et cela est tout à son Honneur depuis le général DE GAULLE.
Comme je l'ai expliqué sur ce blog, une fenêtre existe pour y parvenir sans doute pour la première fois depuis des dizaines d'années.
La détermination de la France mettra sans doute en marche un processus irreversible qui permettra d'atteindre cet objectif équitable et équilibré pour toutes les populations de cette région.
Cette première étape réalisée, la paix ne sera possible qu'avec la reconstruction d'une économie de suffisance dans tous ces pays. la complémentarité des compétences entre Israëliens et Palestiniens est l'objectif ultime à viser pour interdire toute reprise d'affrontement, mais nous ne sommes qu'au tout début des prémices d'une résolution, le chemin est encore long et nous sommes au moyent orient où tout est possible.
La seconde manche que nous pressentons tous avec la différend IRANIEN, compliquera inévitablement ce qui se passera aux frontières israêlo-libanaises.
Si la sitation imposait aux USA d'agir préventivement à l'égard des centres nucléaires IRANIENS, il est incontestable que pour que cela puisse se faire que le contrôle de toute la zone du détroit d'ORMUZ devient un préalable opérationnel INCONTOURNABLE à ce type d'action.
Eviter des représailles IRANIENNES est une évidence dans l'analyse d'un théatre opérationnel, et je vous rassure toutes les planfications existent depuis la guerre IRAKO IRANIENNE dont tous les pays occidentaux étaient parti prenante comme conseillers auprès de l'armée IRAKIENNE elle même entièrement financée par les Pays du golfe.(vous ne pouvez l'ignorer)
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PRESIDENTIELLES 2007 LE VRAI COURAGE DES CANDIDATS
PRESIDENTIELLES 2007 LE VRAI COURAGE DES CANDIDATS
Les Français n’attendent pas que les candidats leur annoncent que demain ils seront capables de régler l’ensemble des problèmes aux quels est confronté notre pays et plus particulièrement les 10 millions de nos compatriotes les plus fragiles qui n’ont plus d’avenir et qui trop souvent survivent dans une société qui a perdu l’ensemble de ses repères. Les FRANÇAIS attendent d’être considérés comme des adultes et que les candidats leur disent la vérité. L’édito de la semaine de Jacques ATTALI mis en ligne sur son blog résume avec une plume acérée ce constat qu’il conviendra de conserver en mémoire tout au long de cette campagne qui débutera avec âpreté dès l’automne. « Tout le monde le sait, les candidats devront dire la vérité sur les menaces qui pèsent sur la France sinon…. Avec les universités d’été des partis, commence la campagne électorale, on entendra les candidats à la candidature, et ceux qui rêvent de les accompagner au pouvoir, promettre de DIMINUER LES IMPÔTS, d’AUGMENTER LE DEPENSES, de réduire le CHÔMAGE, d’ASSURER LA SECURITE, de ROPRE AVEC LE PASSE et de faire MIEUX QUE LES AUTRES sur tous les sujets. A mon sens il faudra surtout les juger sur Un POINT : leur capacité à DIRE LA VERITE sur les menaces qui pèsent sur la France. Elles ne sont pourtant pas difficiles à énoncer,tout le monde sait que la situation est CRITIQUE,que le pays est endetté, vieillissant,travaille top peu,décline et qu’il est même en train de décrocher. Tout le monde sait que rien n’a été fait de SERIEUX depuis 10 ans et que si rien n’est fait encore pendant 5 ans,LA CHUTE se fera de plus en plus BRUTALE. Les actions à entreprendre sont CLAIRES, SIMPLES, MATHEMATIQUEMENT INDISCUTABLES, elles peuvent être résumées en quelques lignes »
20:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, ps, ump, mpf;fn;mrc, pcf
présidentielles 2007 l'énergie suez gdf?
une annonce d'un nouveau coup de canif dans la fusion SUEZ GDF.Il s'agit cette fois du conseil constitutionnel qui repousse la fusion si elle a lieu au premier juillet 2007 dès l'ouverture Européenne du secteur de l'énergie.
Quel est l'intérêt de la FRANCE ?; SUEZ peut encore subir une OPA de la part de grands concurrents comme ENEL ou d'autres, pourrions nous nous y opposer et demain pourrions nous alors empécher une fusion plus dure pour les personnels d'EDF ou de GDF? Rien n'est moins sûr.
Doit on attendre et voir arriver une catastrophe sociale encore plus grande?
PARIS (AFP) - Le Conseil constitutionnel a porté jeudi un nouveau coup à la fusion entre Suez et Gaz de France, repoussée après la présidentielle, en validant la privatisation du groupe gazier qui ne pourra cependant intervenir qu'après le 1er juillet 2007.
Cette décision fait planer une nouvelle incertitude sur le mariage entre les deux groupes français, annoncé fin février pour contrer une éventuelle OPA hostile de l'italien Enel sur Suez.Le Conseil a indiqué qu'il avait "jugé non contraire à la Constitution l'article 39 de la loi relative au secteur de l'énergie qui autorise le transfert au secteur privé de l'entreprise Gaz de France".
Il a toutefois émis une réserve d'interprétation en précisant que la privatisation ne pourrait intervenir avant le 1er juillet 2007. C'est en effet à cette date que GDF perdra l'exclusivité de la fourniture des ménages dans le cadre de l'ouverture à la concurrence, et ne pourra donc plus être considéré comme un "service public national".
Selon le Conseil constitutionnel, "cette réserve, indispensable juridiquement, n'empêche pas les actes conduisant à la fusion (décret de privatisation, réunion des assemblées générales d'actionnaires) d'intervenir avant le 1er juillet 2007. Mais ils devront avoir un effet différé", ajoute-t-il.
Gaz de France a aussitôt estimé que cette décision lui permettait "d'aller de l'avant dans son projet de fusion avec Suez".
Pour Bercy, GDF peut "désormais poursuivre sans attendre le déroulement de son projet d'entreprise en intégrant naturellement la décision du Conseil constitutionnel dans la définition des modalités techniques de son exécution".
Suez n'avait fait aucun commentaire en début de soirée.
La semaine dernière, la justice avait déjà porté un coup sévère au projet, en obligeant GDF à reporter son conseil d'administration sur la fusion afin de donner plus d'informations aux salariés sur les conséquences sociales.
Alors que les assemblées générales d'actionnaires chargées d'entériner la fusion devaient se tenir à la fin de l'année, celle de GDF ne pourra de fait pas intervenir avant février, à quelques semaines de la présidentielle.
Or la privatisation de Gaz de France et la fusion entre les deux groupes énergétiques a suscité dès le départ l'opposition des syndicats et de la gauche, mais aussi d'une partie de la majorité de droite.
Après des mois de négociations, assorties de nombreuses tensions, les deux groupes étaient parvenus à répondre aux demandes de la Commission européenne pour remédier aux problèmes de concurrence soulevés par leur mariage.
Reste à trouver un accord sur les derniers éléments pendants, le nom du futur groupe mais surtout la parité de fusion.
Par ailleurs, le Conseil constitutionnel, saisi le 13 novembre par les parlementaires socialistes et communistes, a censuré les dispositions de la loi qui permettaient à GDF et EDF de continuer à proposer des "tarifs réglementés", fixés par le gouvernement, actuellement inférieurs au prix du marché libre de l'énergie.
Selon l'institution, ces dispositions sont "incompatibles avec les objectifs d'ouverture à la concurrence fixés par les directives communautaires énergie, dont la loi déférée a pour objet d'assurer la transposition".
Il a précisé que cette obligation de fourniture à un tarif réglementé n'était pas "justifiée par des exigences précises de service public".
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présidentielles 2007 place de l'OTAN
Conférence de presse du Président de la REPUBLIQUE
Conférence de presse de M. Jacques Chirac,
Président de la République, à l'issue
du sommet de l'OTAN.
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Riga - Lettonie, mercredi 29 novembre 2006
LE PRESIDENT – À l'issue de ce sommet, je voudrais tout d'abord exprimer toute ma reconnaissance à la Présidente, Mme Vaira VIKE-FREIBERGA et aux autorités lettones qui l'ont organisé avec beaucoup de gentillesse et beaucoup d'efficacité. Une belle organisation à tout point de vue. Chacun, à la fin du sommet, a remercié la Lettonie, qui l'avait bien mérité. Elle a donné une belle image de la capacité d'hospitalité et de l'efficacité de la Lettonie.
Après Prague, le sommet de Riga symbolise le nouveau visage de notre continent, libéré des divisions d'hier. Il donne aussi l'image de l'attachement de tous à l'alliance militaire entre l'Europe et l'Amérique du Nord, alliance qui est la garantie de notre sécurité depuis maintenant 50 ans.
Le dîner d'hier soir, a été consacré principalement aux opérations de l'OTAN, en l'Afghanistan et au Kosovo. S'agissant de l'Afghanistan, j'ai noté la détermination de tous à réussir la mission qui a été assumée et engagée. J'ai plaidé, pour ma part, pour l'insertion de l'action de l'OTAN dans une stratégie globale, dans un processus politique organisé et qui associe tous les acteurs. Je pense en effet qu'il était nécessaire de bien marquer que ce n'est pas seulement un problème militaire, ce n'est pas seulement un problème économique et social. C'est, à la fois, un problème militaire, de sécurité et de développement.
Par ailleurs, et dans cet esprit, j'ai proposé la création d'un groupe de contact de la même nature que celui qui existe sur le Kosovo. Cette proposition a été retenue et mandat a été donné au Secrétaire général de l'OTAN de la mettre en œuvre. J'ai fait part aussi de notre volonté d'adapter notre dispositif militaire, à effectifs constants, bien entendu, aux besoins de l'OTAN et aux besoins des Afghans, notamment dans le domaine de la formation.
Sur le Kosovo, un accord général s'est dégagé rapidement sur le maintien du dispositif de l'OTAN pendant la phase sensible, très sensible, de la négociation sur le statut que mène M. AHTISSARI. J'ai relevé que la priorité opérationnelle de l'Union est la mise en place de la mission civile qui sera la plus importante jamais conduite par L'Union européenne.
Sur les travaux de ce matin, nous avons essentiellement parlé de la transformation de l'Alliance. La France soutient ce processus d'adaptation militaire qui a été engagé au Sommet de Prague en 2002. Dans ce contexte, je me suis réjoui de voir la force de réaction de l'OTAN, la NRF, à laquelle la France participe depuis l'origine, déclarée dorénavant opérationnelle. Sur le plan politique, j'ai rappelé, d'une part, notre volonté de construire une relation forte entre l'Alliance et la Russie, d'autre part, la nécessite de prendre en compte le rôle croissant de l'Union au service de la paix. Je vous rappelle que l'Union européenne est engagée dans les Balkans, en Afrique et au Liban.
S'agissant des partenariats avec les tiers qui ont été évoqués, nous sommes convenus, sans remettre en cause la spécificité du lien entre nord-américains et européens, de mieux associer, au cas par cas, les Etats qui sont prêts à s'engager sur le terrain avec nous.
J'ai enfin marqué, et c'est une position constante de la France, que les Nations Unies doivent rester la seule enceinte politique à vocation universelle. Voila le résumé de nos discussions d'hier et d'aujourd'hui.
QUESTION – Monsieur le Président, hier, M. BUSH a parlé de l'élargissement de l'OTAN, à de nouveaux membres. Vous n'avez pas mentionné quelle était votre position par rapport à ce sujet ? Notamment envers la Géorgie. Est-ce que votre pays va appuyer son adhésion ? Pensez-vous qu'il existe un espoir réel pour la Géorgie ?
LE PRESIDENT – Il y a des procédures qui sont actuellement engagées et qui intéressent plusieurs pays, notamment la Croatie, la Macédoine et l'Albanie. La France s'y associe pleinement. Pour ce qui concerne d'autres pays qui ont manifesté des intentions, nous en sommes, en ce moment, à la période du dialogue. C'est vrai pour l'Ukraine et pour la Géorgie. Il n'y a aucune espèce de décision prise dans ce domaine.
QUESTION – Monsieur le Président, toujours au sujet de l'élargissement. Vous avez discuté de la Croatie, de la Macédoine et de l'Albanie. Qu'en est-il de votre décision ? Le ministre des Affaires Etrangères slovène hier a déclaré que certains pays étaient pour une séparation de la Croatie du reste de la Charte adriatique, cela est-il vrai et si cela est vrai, qui ?
LE PRESIDENT – Ces trois pays sont dans un processus, qui ira, sans aucun doute, jusqu'au bout. Nous n'avons pas évoqué particulièrement ce problème.
QUESTION – Je voudrais vous demander si vous avez discuté avec vos partenaires de la question de l'Irak et de l'initiative européenne au Proche Orient ? Une deuxième question : qu'en est-il de votre candidature pour les prochaines élections ?
LE PRESIDENT – Nous n'avons pas évoqué le problème de l'Irak, qui n'avait pas à être évoqué dans ce contexte. Par conséquent je ne peux pas vous donner de précisions à ce sujet.
QUESTION – Vous souhaitez sans doute, à juste titre, une implication des pays voisins de l'Afghanistan pour essayer de stabiliser ce pays. Or parmi ces pays voisins, il y a l'Iran. Que dit le Président BUSH là-dessus ? Y-a-t-il un débat ? Accepterait-il que l'Iran joue un rôle constructif ?
LE PRESIDENT – Le Président BUSH n'a fait aucun commentaire sur ce problème qui n'est pas à l'ordre du jour et qui n'a pas été évoqué.
QUESTION – Monsieur le Président, d'abord joyeux anniversaire !
LE PRESIDENT – Merci, j'y suis sensible.
QUESTION – Avez-vous discuté des « caveat » sur les forces en Afghanistan ? Y a-t-il eu beaucoup d'offres supplémentaires de troupes ? Qu'en est-il pour la France ? Il paraît que la Serbie va entrer dans le partenariat pour la paix de l'OTAN. Je voudrais savoir quelle est l'opinion de la France à ce sujet ?
LE PRESIDENT – D'abord, quelles sont les décisions prises par la France en ce qui concerne sa participation ? J'ai évoqué, dans le cadre de notre participation, et des effectifs que nous avons en Afghanistan, un certain nombre d'améliorations, à effectifs constants. J'ai indiqué que nous déploierions à Kaboul deux hélicoptères de transport « Couguar ». Et que le détachement d'avions de combat basés à Douchanbe, qui aurait pu être interrompu, sera maintenu en 2007. J'ai fait part de la participation ponctuelle du groupe aéronaval à des misions d'appui aérien au profit de la FIAS ou de l'opération « Enduring Freedom ». J'ai indiqué qu'il y aurait renforcement de notre participation à la formation de l'armée afghane. Une cinquantaine d'instructeurs seront insérés dans les bataillons afghans. Enfin, j'ai évoqué la possibilité, au cas par cas, d'engager les unités françaises à l'extérieur de la zone de Kaboul. Voila ce qui a été proposé. J'ai cru comprendre que cela donnait satisfaction à nos partenaires.
Vous m'avez interrogé sur la Serbie : la Serbie connaît actuellement un problème qui est celui de son intégrité territoriale. Nous avons bien entendu soutenu sans réserve les efforts de M. AHTISSARI dans ce domaine. Nous l'appuierons autant que faire se peut. Je souhaite que l'on arrive à une solution qui permette de maintenir la paix et la stabilité tout en respectant l'intérêt des minorités, notamment les intérêts culturels ou religieux des minorités serbes dans cette région.
QUESTION – Le problème de la sécurité énergétique est dans l'agenda de l'OTAN. Quelle a été la discussion ? Dans certains rapports d'hier et avant-hier, on a évoqué même le chapitre 5 pour la sécurité énergétique. Est-ce que l'OTAN a un rôle dans cette question ? Peut-on parler de défense des voies maritimes et des oléoducs des régions d'Asie Centrale ?
LE PRESIDENT - La sécurité énergétique n'était pas à l'ordre du jour et n'avait pas à être à l'ordre du jour de l'OTAN. Nous n'en avons donc pas parlé.
QUESTION - Monsieur le Président, vous avez d'abord discuté avec le Président BUSH au téléphone, j'imagine ici aussi, de la Syrie et du Liban. Vous êtes très impliqué, Monsieur le Président, dans le dossier. Est-ce que les partenaires européens qui veulent parler à la Syrie font pression sur les Américains pour une reprise du dialogue avec la Syrie ? Deuxièmement, est-ce que le fait que le Hezbollah soit passé dans l'opposition vous inquiète ?
LE PRÉSIDENT – Tout d'abord, ne dites pas que tous les Européens souhaitent un dialogue avec la Syrie. J'ai toujours été partisan du dialogue en général, comme base des relations entre les peuples et entre les pays. Encore faut-il que ce dialogue puisse déboucher sur quelque chose, et se fonder, je dirais, sur l'honnêteté et sur l'engagement. Un dialogue, cela veut dire qu'on discute et qu'ensuite on exécute ce qui a été décidé en commun. Dans l'état actuel des choses, ce n'est pas tout à fait la caractéristique du dialogue qui a pu être amorcé entre deux pays européens et la Syrie. Je le déplore. Mais c'est ainsi. J'ai cru comprendre que la position du Président américain était tout à fait la même que celle de la France.
Sur la deuxième question, je souhaite que l'esprit du dialogue national se maintienne au Liban. C'est le meilleur garant de l'intégrité du Liban, de son indépendance, et surtout, de la paix et de la sécurité de tous les Libanais. Cette sécurité est fragile, en permanence. Et les Libanais, tous, quelles que soient leur origine, leur confession, ont droit à la sécurité. Ils ont droit à la paix. Tous les hommes politiques, ou les femmes politiques, qui ont une responsabilité quelconque au Liban, doivent avoir présent à l'esprit que leur première responsabilité, c'est de participer à la paix, c'est-à-dire, en aucun cas, de céder à l'agressivité, mais de céder à la cordialité. A cet égard, la France a exprimé le vœu que le Hezbollah, puisque vous l'évoquez, occupe toute sa place dans la vie politique libanaise. C'est une formation politique qui a un rôle important, notamment dans la communauté chiite, et qui doit occuper, tout à fait normalement, sa place. Une place, je le répète, de modération, comme toutes les autres formations politiques. Et une place permettant de conforter la sécurité.
La France a des relations d'amitié anciennes, vous le savez, avec le Liban, et notamment avec toutes les communautés du Liban, sans exception. Nous respectons le Liban, nous respectons toutes les communautés qui composent le Liban. Et nous voulons entretenir avec elle des relations constructives et positives dans un esprit de paix, de dialogue et de sécurité qui est ce qui est le plus nécessaire aujourd'hui à une population qui a été maltraitée, il faut bien le dire, par la vie depuis si longtemps et qui aspire, à juste titre, à l'unité, à la paix et à la sécurité.
QUESTION – Ségolène ROYAL, la candidate socialiste à la présidentielle, va se rendre dans les jours prochains au Proche-Orient. Je voulais savoir si vous pensiez que c'était une initiative heureuse et pensez-vous, vous-même, vous rendre dans cette région prochainement ?
LE PRÉSIDENT – J'ai effectivement appris que Mme ROYAL envisageait de se rendre au Proche-Orient, et notamment au Liban. Cette visite n'appelle pas de commentaire spécial de ma part. Ce que je veux dire simplement, c'est que pour tout élu de la Nation, et notamment pour tout Président de région, cela va de soi, mais pour tout élu, nos postes diplomatiques et consulaires ont pour vocation, pour mission, de veiller à la sécurité et au bon déroulement de ces visites. Il en sera de même pour tout élu qui participerait à des visites dans cette région ou dans d'autres. Ils sont, à ce titre, disponibles. Dans toute la mesure, où, vous ne l'ignorez pas, les contraintes qui pèsent actuellement sur nos postes, dans les régions difficiles, sont grandes. Il faut simplement adapter les choses. Nos postes sont à la disposition des élus responsables.
QUESTION – Votre voyage ?
LE PRÉSIDENT – Je n'ai pas de commentaires à faire, pour le moment, car je n'ai pas pris de décision.
QUESTION – Je viens du Pakistan. Monsieur le Président, avez-vous discuté d'autres options, en dehors de la situation de l'option militaire pour l'Afghanistan. Deuxième question, la France est-elle prête à engager davantage de troupes de combat en Afghanistan ? Et à votre avis, pendant combien de temps va-t-il falloir poursuivre cette mission en Afghanistan et pensez-vous que de notre vivant il sera possible d'avoir une solution ?
LE PRÉSIDENT – Tout d'abord, je ne pense que la solution soit exclusivement militaire. L'Afghanistan a fait des progrès non négligeables depuis quelques temps. C'est vrai sur le plan des droits de l'Homme et de la femme. C'est vrai sur le plan économique et social, et notamment dans le domaine de l'éducation et dans le domaine de la santé, de la santé publique. Malheureusement, l'Afghanistan reste l'un des pays les plus pauvres du monde qui a des besoins considérables, et qui est, il faut bien le dire, miné par une économie de la drogue, ce qui pose des problèmes à tout le monde. Mais, surtout à l'Afghanistan.
A partir de là, la solution militaire, nécessaire, n'est pas suffisante. La solution militaire, c'est essentiellement d'aborder les questions des moyens utiles à l'armée et à la police afghane pour pouvoir assumer de mieux en mieux ces responsabilités. Ce n'est pas suffisant. Ce qu'il faut, c'est également avoir une politique d'aide au développement. Et comme les deux sont en réalité mélées en Afghanistan, il faut bien comprendre que seule une coopération étroite entre les responsables de la sécurité et les responsables de l'aide au développement s'imposent. C'est la raison pour laquelle, je le répète, j'ai proposé la création, comme on l'avait fait au Kosovo, d'un groupe de contact qui nous permette d'avoir une meilleure harmonie dans l'action de développement et l'action de sécurité. Je le répète, cette décision a été retenue et approuvée. Le Secrétaire général va faire des propositions pour la création de ce groupe de contact.
Vous me demandez si la France a l'intention d'augmenter sa participation militaire ? Non. Nous avons une participation militaire qui est importante, de l'ordre de 1 100 hommes, essentiellement à Kaboul, puisque nous commandons la région de Kaboul. Sous la réserve de ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est-à-dire les aménagements dans le cadre de notre coopération militaire, que j'ai rappelés, nous n'avons pas l'intention d'augmenter nos effectifs.
QUESTION – Connaissant l'attitude du Président POUTINE vis-à-vis des ex républiques soviétiques, et en particulier de celles qui font partie de l'OTAN ou qui veulent en faire partie, est-ce qu'à votre avis c'était une bonne idée d'organiser un dîner avec Vladimir POUTINE, ici, à Riga. Deuxièmement, pourquoi ce dîner n'a-t-il pas eu lieu ?
LE PRÉSIDENT – Je suis probablement la dernière personne à qui vous puissiez poser cette question. Car je ne suis ni l'inspirateur, ni l'organisateur de cette initiative. Le Président POUTINE m'a fait savoir très gentiment, et j'y ai été sensible, qu'il souhaitait me féliciter pour mon anniversaire, et, à cette occasion, me rencontrer. Ce à quoi j'ai été, je le répète, sensible. Là-dessus, Mme FREIBERGA a évoqué la possibilité d'avoir un dîner. J'y serais allé volontiers. Je n'étais, je le répète, ni à l'origine, ni l'organisateur de cette affaire. Les contraintes de l'organisation du Sommet, les contraintes du côté letton et du côté russe ont rendu difficile l'organisation de ce dîner. Par conséquent, il n'aura pas lieu. Mais je voudrais qu'il soit clair que c'était un problème d'organisation entre les autorités lettones et les autorités russes. Le Président POUTINE m'a fait savoir qu'il me téléphonerait tout de suite après le déjeuner pour me fêter mon anniversaire.
QUESTION – Monsieur le Président, l'OTAN aurait l'intention d'étendre le partenariat avec les pays de l'Asie pacifique. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette politique et est-ce que vous ne croyez pas qu'il y aurait un risque de confrontation avec, par exemple, la Chine, puisque le groupe de Shanghai existe déjà dans la région ?
LE PRÉSIDENT – Il n'est pas question d'étendre. Comme je vous l'ai dit, l'OTAN est une structure militaire de défense entre l'Amérique du Nord et l'Europe. Dans certains cas, l'OTAN associe certains pays à sa contribution pour des opérations militaires, d'un commun accord. C'est ce qui se passe en Afghanistan. Mais il n'a jamais été question d'étendre l'OTAN à l'Asie, pas plus qu'ailleurs. Je le répète, l'OTAN ne peut fonctionner convenablement qu'en tant que structure militaire de défense entre les Etats-Unis, le Canada et l'Europe avec, le cas échéant, des accords particuliers avec tel ou tel pays, acceptés de part et d'autre.
QUESTION – Monsieur le Président, bon anniversaire encore une fois.
LE PRÉSIDENT – Merci.
QUESTION – Comment jugez-vous l'assistance de l'OTAN vis-à-vis des troupes de l'Unité africaine au Darfour ? En tant que journaliste égyptienne, permettez-moi de vous demander quelle est l'importance de la prochaine visite du Président MOUBARAK à Paris ?
LE PRÉSIDENT – Il n'y a pas de rapport entre l'action au Darfour et l'OTAN. Il y a un rapport éventuel, qui n'est pas encore précisé, entre l'action au Darfour et l'ONU, ce qui est tout à fait différent. L'ONU ayant proposé de prendre en charge la sécurité au Darfour et de se substituer, à ce titre, à l'AMIS, c'est-à-dire aux forces de l'Union africaine. Il y a eu des discussions complexes avec les Africains d'une part, avec le Président BECHIR, d'autre part. Un accord est en train de se dégager, où l'ONU apportera sa contribution aux opérations du Darfour, en soutien de l'Union africaine. Mais l'OTAN n'a naturellement rien à voir dans ces questions.
La deuxième question concernait le Président MOUBARAK. Je peux simplement vous dire qu'à l'occasion d'une exposition « les trésors engloutis d'Egypte », le Président MOUBARAK et son épouse viendront effectivement à Paris. C'est pour moi toujours un privilège, et un plaisir, de le recevoir. Un privilège, parce que nous avons des relations cordiales très anciennes et très amicales. Un privilège, parce que son jugement est toujours marqué au coin du bon sens. J'ai toujours plaisir à l'écouter.
QUESTION – Monsieur le Président, vous avez dit que la sécurité énergétique n'était pas à l'ordre du jour de la réunion. Mais partagez-vous la position du Secrétaire Général, selon laquelle l'OTAN doit s'intéresser à de nouvelles questions comme ce sujet ?
LE PRÉSIDENT – Je n'ai jamais été très partisan d'un élargissement de l'OTAN à des questions qui ne relèvent pas de sa vocation première. L'OTAN a vocation à assurer une sécurité militaire de défense entre les Américains, au sens large du terme, et les Européens. L'OTAN doit assumer en permanence les évolutions qui impliquent cette coopération et s'occuper de cela et pas d'autre chose.
QUESTION – Monsieur le Président, il y a une critique implicite au sein de l'Alliance à propos de l'Afghanistan qui consiste à dire que des pays comme la France et l'Allemagne occupent des propositions qui sont relativement calmes, alors que d'autres pays, comme les Etats-Unis, le Canada et les Britanniques sont dans des zones dangereuses. Que pensez-vous de cette critique ? Ensuite, le Président BUSH a dit hier que l'Article 5 du Traité de l'Atlantique nord s'appliquait aussi lorsque des forces de l'OTAN sont déployées sur le terrain. En d'autres termes, si les Britanniques estiment qu'ils sont en danger, ils devraient pouvoir faire appel à la solidarité de l'OTAN. Que pensez-vous de ces deux choses ?
LE PRÉSIDENT – Nous avons une organisation, l'OTAN, qui comporte un certain nombre de règles. Je ne suis pas pour la modification de ces règles générales. Je suis pour tenir compte des problèmes particuliers que la mise en œuvre de ces règles peut impliquer, notamment pour les autres. Et c'est dans cet esprit, qu'à la demande de l'OTAN, j'ai annoncé un certain nombre de mesures destinées à aménager les obligations françaises dans ce domaine. Je ne suis pas disposé à aller au-delà.
Je vous remercie.
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présidentielles 2007 les nouvelles alliances
03.11.2006
PRESIDENTIELLES 2007 LE VRAI DEPART DE LA CAMPAGNE
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la mixité sociale
02.11.2006
PRESIDENTIELLES 2007 LA MIXITE SOCIALE
comme nous nous refusons à voir ce problème les mesures qui ont été prises depuis 25 ans ne répondent pas aux besoins. nous avons déversé à perte beaucoup d'argent .
La réponse tiendra dans la manière dont nous réglerons le problème de la mixité sociale. Comment sera t il possible demain de mixer les populations non pas seulement celles qui sont étrangères mais comment répartir géographiquement ces derniers arrivés au sein de l'ensemble de la population française. C'est sans doute le plus grand défi à relever.
jusqu'en 1960 avant la construction des grandes cités toutes les populations étaient mixées. Cadres, agents de maîtrise, riches pauvres. c'est comme cela que les nouveaux migrants étaient absorbés dans la communauté française. ceci n'est plus vrai depuis 1970, avec la fuite de toutes les élites sociales et l'entassement des plus féfavorisés qui souvent ne parlent même pas notre langue.
les écoles de ces quartiers malgré toute la bonne volonté des enseignants ne regroupe des classes qui ne sont pas à l'image des autres écoles du pays.
Quelles sont les solutions. il faudra reconstruire les habitats, au moins 10 ans, trouver des solutions aux problèmes de l'emploi, au moins 10 ans avec une véritable formation des personnes, mais l'essentiel réside dans l'éclatement de ces populations au sein de la communauté Française sinon rien d'efficace ne peut être envisagé avant 10 à 20 ans.
le vrai problème, les français dits de souches sont ils prêts à vivre avec ces populations? ceci serait possible avec des % qui permettraient leur assimilation comme la France l'a toujours fait depuis des siècles or nous savons que ce taux doit être inférieur à 10% de population hétérogène. Nos cités sont aujourd'hui pour certaines à plus de 40% de population de cultures étrangéres.
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présidentielles 2007 organisation de forums à l'UMP
Lettre adressée à monsieur jean Pierre RAFFARIN chargé de l'organisation des FORMS de l'UMP
Monsieur le Premier ministre,
Le bureau politique de l'UMP qui s'est réuni mercredi dernier a précisé le calendrier et les modalités de mise en œuvre des procédures démocratiques prévues par nos statuts pour choisir le candidat soutenu par le mouvement lors des prochaines élections présidentielles.
Il a été notamment convenu que des forums soient organisés au cours des semaines à venir. L'objectif est bien sûr en premier lieu que les candidats qui se déclareraient puissent exprimer leurs points de vue et éclairer les adhérents appelés à se prononcer. Mais il est plus largement de donner la possibilité aux différentes sensibilités existant au sein de notre famille politique de s'exprimer si elles le souhaitent, qu'elles présentent du reste ou non un candidat au soutien du parti.
Cette démarche s'inscrit pleinement dans l'esprit de modernisation et d'ouverture qui inspire et gouverne le fonctionnement de notre mouvement depuis sa création. L'élection de son président en 2002 et il y a deux ans, ou plus récemment la discussion puis le vote du projet législatif, montrent s'il en était besoin que la démocratie est à l'UMP une réalité vivante. C'est d'ailleurs l'une des conditions fortes de notre unité, et il nous appartient maintenant de franchir une nouvelle étape, celle de la préparation des élections présidentielles de 2007.
Je mesure le rôle important que vous avez joué pour enraciner cette culture démocratique dans notre mouvement et pour conforter l'unité de notre famille politique. Je sais aussi les grandes qualités dont vous avez fait preuve comme Premier ministre. C'est pourquoi, je souhaiterais aujourd'hui que vous acceptiez de prendre la responsabilité de coordonner le comité d'organisation qui sera constitué pour veiller au bon déroulement des forums régionaux à organiser par l'UMP en vue des présidentielles.
Ces débats devront être aussi ouverts que possible. Ils donneront lieu à trois forums interactifs qui se tiendront avant la fin de l'année, le premier d'entre eux devant avoir lieu avant le 10 décembre. Ces forums devront être l'occasion d'un véritable échange d'idées entre les intervenants. Ils devront également permettre aux adhérents, ainsi qu'à tous ceux qui se sentent proches de notre famille politique, d'y participer et de poser des questions aux débatteurs.
Au delà de vos fonctions de coordinateur de l'organisation de ces trois forums, j'attacherais par ailleurs du prix à ce que vous consentiez à vous impliquer personnellement dans le déroulement de ces événements en animant à chaque fois les débats programmés.
Je vous remercie de me confirmer que vous acceptez cette proposition d'organisation, étant précisé que mes collaborateurs et les équipes de l'UMP se tiendront à votre disposition pour vous aider dans cette tâche.
Dans ces conditions, je vous laisse bien entendu le soin de constituer ce comité d'organisation, dans le respect des équilibres de notre famille politique.
Confiant dans votre dévouement à l'unité de notre famille politique et à la loyauté du débat démocratique, je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, Cher Jean-Pierre, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs et de ma fidèle amitié.
Nicolas SARKOZY
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présidentielles 2007 jean Pierre CHEVENEMENT
L'ancien MINISTRE d'état co fondateur du PS, vient d'organiser son remier meeting de campagne.
s'il apprécie beaucoup le cractère de ségolène ROYAL et ses capacités d'écoute, jean pierre CHEVENEMENT maintiendra sa candidature jusqu'au bout non pas pour écouter mais pour être ENTENDU sur des sujets que certains refusent d'aborder.
extraits du site de jean pierre Chevenement
Le carnet de campagne de Jean-Pierre Chevènement |
Plus de 1000 personnes ont assisté au premier meeting de campagne de Jean-Pierre Chevènement au gymnase Jappy mardi 28 novembre. La vidéo du discours est disponible ci-après.
Actualités
Discours de campagne de Jean-Pierre Chevènement, Paris, Gymnase Japy, mardi 28 novembre 2006

A) Pourquoi je suis candidat.
Comme vous le savez, je me suis résolu à faire acte de candidature à l'élection présidentielle. Cette décision s'est progressivement imposée à moi avec la force de l'évidence. Cet été encore je privilégiais, pour faire obstacle à Nicolas Sarkozy, candidat de la droite libérale et non gaulliste, un accord politique avec le parti socialiste.
Puis j'ai pris connaissance dans le détail du projet du PS et j'en ai conçu de fortes inquiétudes pour l'avenir de notre pays. Le projet du PS évoque en effet un nouveau traité Constitutionnel européen. Il n'est pas au clair sur la manière de relancer l'économie ni de réorienter l'Europe.
Son analyse de la politique américaine est on ne peut plus superficielle. Quand on a dit : « L'atlantisme à la britannique est une impasse. L'antiaméricanisme de principe est une impasse », on n'a rien dit du tout. Sur les crises du Moyen-Orient, la faiblesse de l'analyse conduirait, je le crains, à une politique du suivisme à l'égard de la diplomatie américaine, avec tous les risques que cela peut comporter pour la France. De même, sur des sujets très importants comme la sécurité et l'Ecole, le PS est encore très loin d'être au clair avec lui-même. Quant aux propositions faites en matière institutionnelle, elles sont à mon sens dangereuses, car elles conduiraient non à revaloriser le Parlement mais à un régime d'Assemblée qui, par un effet de boomerang, ouvrirait la voie à une réaction autoritaire. Que dire enfin de la Charte du Conseil de l'Europe sur les langues régionales et minoritaires qui, si elle était adoptée, aboutirait, par leur co-officialisation dans l'espace public, à une fragmentation de celui-ci et constituerait un coup porté à la démocratie et à l'unité de la République ? Cette Charte offrirait en effet un tremplin à tous les micronationalismes plus ou moins ethnicisants.
Agenda
Le 1er meeting de campagne aura lieu mardi 28 novembre à Paris à 19h30.
Métros : Voltaire, Charonne (ligne 9)
Actualités
« Mon but est de peser », entretien avec Jean-Pierre Chevènement, Le Parisien, propos recueillis par Nathalie Segaunes, 28 novembre 2006
Le Parisien : Vous lancez ce soir votre campagne par un premier meeting. Serez-vous candidat quoi qu'il arrive ?
Jean-Pierre Chevènement. Je lance ma campagne ce soir pour porter des idées qui aujourd'hui ne sont pas présentes dans le débat. Et en particulier pour faire respecter le vote que le peuple français a émis le 29 mai 2005 pour réorienter la construction européenne, de quoi tout le reste ou presque dépend. Je n'ai pas de raison de retirer ma candidature. Mon but est de peser, pas de témoigner.
La désignation de Ségolène Royal comme candidate
J'apprécie son caractère, je mesure ce qu'elle peut apporter au succès de la gauche. Mais la reconquête de l'électorat populaire doit s'enraciner dans un projet cohérent et construit. Pour le moment,
19:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, mrc, jean pierre chevenement, ps, udf, ump
présidentielles 2007 la rupture au PS
Le blog de jean luc MELENCHON est particulièrement sévère à l'encontre de la candidate élue du PS.
Dans de telle condition sa place est elle encore crédible au sein de ce parti?
Son positionnement et surtout les critiques faites non seulement à l'égard de celle qui a été choisie dans les urnes par le parti mais sur la ligne suivie par le parti imposera aux dirigeants qu'il soit exclu à moins qu'il le fasse de lui même.
Sévère sur la victoire de Ségolène Royal et l’évolution du PS, l’ancien ministre Jean- Luc Mélenchon soutient la tentative d’union de la gauche antilibérale, à laquelle travaillent déjà ses amis de PRS au sein des collectifs. Peut-il être le candidat qui incarnera ce rassemblement en 2007 ? S’il ne dit pas « oui », le sénateur de l’Essonne n’exclut pas non plus cette hypothèse.
La désignation de Ségolène Royal est-elle un événement banal dans l’histoire de la social-démocratie française ou marque-t-elle un changement de nature ? Jean-Luc Mélenchon : C’est un changement d’époque. Aucune formation politique ne pourra l’ignorer. Car cela découle de changements fondamentaux dans le champ politique lui-même. Le cadre de la Ve République a changé avec le quinquennat. C’est plus que jamais autour de l’élection présidentielle que la vie politique s’organise, et cette exagération est l’antichambre de toutes les dictatures. Celle de l’opinion des sondés, celle de la personnalisation de la politique et ainsi de suite. Surtout, la France est en état d’urgence politique. Le décrochage de la représentation politique est criant. Depuis le référendum, nous sommes à un paroxysme. Chirac a réussi ce tour de force de dire au peuple français : ce que vous décidez n’a aucune espèce de conséquence, ni pour moi ni pour le monde. Il n’a pas retiré la signature de la France au bas du traité ; il est resté et a nommé un autre Premier ministre, qui a approfondi un cours libéral en contradiction absolue avec le vote du suffrage universel. Dès lors, tout le reste suit : une volonté irrépressible de renouveau. Parfois pauvre en contenu. C’est le cas de l’idée qui voudrait que le renouvellement passe par le changement de sexe à la tête de l’État. Enfin, la forme de la désignation tourne aussi une page interne parce que si, au bout du compte, l’affrontement des idées se concentre sur les personnes au moment de l’investiture, à quoi servent les congrès ? Quelle est la signification des anciens courants ? Ils sont allés en quelque sorte au bout d’eux-mêmes. Ce n’est pas l’écurie qui fait le cheval, mais le cheval qui fait l’écurie.
Est-ce qu’on peut charger cette désignation d’un contenu politique dans le sens de plus de libéralisme ?
Absolument. Qu’ils le veuillent ou non, les vainqueurs participent d’un processus politique qui renforce les bases du libéralisme : peu pour la loi, tout pour le contrat ; adieu la République une et indivisible, vive les régions ! Les corps représentatifs ne sont plus pertinents pour exprimer l’intérêt général, des jurys y suffisent ; la démocratie de délégation est un frein, mieux vaut la démocratie de l’instantané, convocable à tout moment sous forme de panels. Certes, tout moyen qui explose les corps représentatifs pour raccourcir la distance à celui qui veut parler peut donner l’apparence d’une plus grande transparence et d’une plus grande efficacité. En réalité, c’est une dépossession du pouvoir citoyen : le pouvoir de prendre une décision tous ensemble et de la voir s’appliquer à tous.
Le schisme au sein de la gauche française entre une gauche qui se veut encore antilibérale et le parti socialiste ne s’est-il pas aggravé ?
C’est le risque majeur du moment. Il existe au PS des gens dont la stratégie toujours pensée, jamais dite, consiste à organiser un partage des rôles entre une gauche de gestion et une gauche de protestation. La gauche de gestion se trouvant incapable à elle seule d’atteindre la majorité, il lui faudra alors trouver des alliés disponibles ailleurs. Pour cela, il faut en face un autre pôle de gauche qui accepte cette coupure et joue le rôle de la protestation impuissante. Il faut absolument empêcher cela. C’est la raison pour laquelle je me suis battu pour l’union des gauches sans exclusive. J’ai compris chemin faisant que l’union serait déséquilibrée avec un PS tout puissant et une poussière de partis autour. Il faut donc une candidature commune de l’autre gauche.
Cette évolution laisse-t-elle encore une place au PS à des gens qui, comme vous, considèrent que le « non » est un acte fondateur ?
Le PS a tendance à régler la contradiction entre le « non » et le « oui » de manière nombriliste. Il s’agirait de la dépasser entre gens de bonne compagnie comme si c’était une querelle de bornage de territoire. C’est risible. Il y a une décision du peuple français. Comment prendre en compte son vote et s’appuyer dessus pour modifier la donne dans toute l’Europe ? Si on ne le fait pas, la course de vitesse avec l’extrême droite sera perdue. Dans tous les pays d’Europe, l’extrême droite est en progression. Ce n’est pas un débat abstrait. Une catastrophe politique concrète est en marche. Est-ce que des gens comme moi ont leur place au PS ? Apparemment, oui. Tout le monde peut acheter une carte au PS. Soixante-dix mille personnes ont adhéré au PS et sont venues voter. Personne ne n’est soucié de les former ni de leur donner un vocabulaire de référence commun. On a vérifié leur identité, pas leurs convictions. Ce parti est devenu tellement froid ! Depuis trois ans, je n’ai jamais eu de rencontre avec le Premier secrétaire autrement qu’à ma demande, même aux pires moments de conflit. Des entretiens toujours courtois, amicaux, souvent plaisants, mais n’ayant aucune espèce de conséquence politique particulière. Tout est rapport de force. Voyez Ségolène Royal après sa victoire. Dans le discours officiel : « Aidez-moi, j’ai besoin de vous. » Aux médias, le message à transmettre aux perdants, qui ont attendu cinq jours sa réponse à leur coup de fil, cette phrase incroyable : « Avec ce résultat, il n’y a pas besoin de réconciliation. Il n’y a besoin de négocier avec personne. » C’est en effet une autre façon de faire de la politique.
Vous avez été le seul au PS à garder le contact avec cette « autre gauche ». Comment en percevez-vous l’évolution ? Cette autre gauche s’est extraordinairement homogénéisée, sans que pour autant les groupes qui la composent se soient dilués. Elle a des référents communs, avec des mots qui sont souvent les mêmes concernant la critique du libéralisme ou du nouvel âge du capitalisme, avec aussi quelques fondamentaux de ce que pourrait être une politique alternative. Elle s’est également homogénéisée sur l’idée que c’est dans une synthèse qu’elle pourrait jouer la grande partie. Jusqu’au référendum, elle doutait d’elle-même et, au fond, s’accommodait d’un rôle de témoignage d’autant plus sympathiquement accueilli qu’il était impuissant. Avec le référendum du 29 mai, cette autre gauche a goûté à la victoire et découvert qu’elle était aussi capable de l’emporter. Il lui reste à accomplir une rupture culturelle : accepter l’idée qu’une synthèse entre ses composantes n’est pas déshonorante, qu’elle peut accéder au pouvoir et doit s’y préparer.
Y a-t-il un avenir possible au sein de cette « autre gauche » pour des socialistes comme vous ?
J’y ai toujours été bien accueilli, parce que mon raisonnement est d’une pièce. Et je demande que chacune de ses étapes soit examinée et discutée au lieu qu’il soit raillé sottement, comme le font certains dans les deux gauches. Un seul parti peut-il gagner seul contre la droite ? Non. Dès lors, comment faire gagner la gauche ? Jusqu’à présent, et sauf avis contraire, la clé, c’est le rassemblement. De toute la gauche. Donc le PS et l’autre gauche. Mais il ne s’agit pas seulement d’additionner des patrimoines électoraux, mais de créer une dynamique. Pour cela, il faut que l’autre gauche parvienne à une candidature unique. Raison pour laquelle il n’y a pas de contradiction à dire qu’on veut l’union de toute la gauche sans exclusive et que l’on est partisan de l’union de toute l’autre gauche autour d’une candidature commune. C’est ce que j’appelle l’union dans l’union. Allons plus loin : l’idéal, c’est un gouvernement de toute la gauche. Mais, au minimum, c’est un accord général de désistement. Donc une forme de compétition électorale qui le rende possible. Dans les deux sens, bien sûr. Ensuite, un groupe parlementaire a beaucoup de cordes à son arc pour agir. Le choix n’est pas aussi binaire que le croit la LCR. Il ne se limite pas au soutien sans condition ou à l’opposition sans discussion. Bref : voici ma ligne d’action. Au PS, je mène la bataille contre ceux qui ne veulent pas d’une union sans exclusive à gauche. Et pour un programme de gauche comme l’a présenté Laurent Fabius. Dans les collectifs, mes amis qui s’y trouvent essaient d’être des facilitateurs pour la candidature commune sans a priori. Et leur culture les conduit à travailler pour que le programme reste un programme de gouvernement, un programme qu’on soit capable d’appliquer s’il est majoritaire. En fait, nous ne sommes candidats à rien d’autre qu’à être utiles.
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présidentielles 2007 un projet pour la France
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| Ecouter Christian Blanc | ||||
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Christian Blanc expose sa vision et les réformes qu'il soutient avec Energies2007.
Cet enregistrement est un montage des temps forts de la récente interview de Christian Blanc sur RCF.
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Si vous partagez le diagnostic, les objectifs et les propositions énoncés,
Si vous souhaitez que ces idées soient au cœur du débat,
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