29.06.2007
Les nombreux Partis socialistes
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15:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, ump, udf, modem, les verts
Chacun à sa place et les vaches seront .....
13:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, um, udf, modem, les verts
28.06.2007
Universités , Un pas en avant deux à côté et....
Le recul que certains qualifieront de tactique dans la réforme
des universités "naissante" semble donc
compromise avant même de débuter.
les syndicats étudiants savent et ils s'étaient même mis d'accord
pour l'étudier sinon l'instaurer,
la sélection.
Ce casus belli est à l'image même de ces représentants syndicaux. de l'enfantillage.
Pourquoi refuser ce qui en toute logique s'imposera dans la vie professionnelle.
Pourquoi refuser toute sélection alos même que ce processus est le fondement même non seulement de la sélection dans la vie professionnelle mais qui sous tend tous les enseignements dans les classes préparatoires et les grandes écoles avec qui les Universités souhaiteraient rivaliser.
Depuis trop longtemps le bac n'est plus le moyen de sélection
d'entrée dans les universités.
le passage du DEUG semble l'avoir remplacé en fin de seconde année, avec un taux d'échec inadmissible.
Cette ctastrophe repose sur deux phénomènes que tous connaissent.
le manque d'information et d'orientation "douce" pour ceux qui n'ont pas le niveau de connaissances et de compétences pour s'inscrire dans certaines fillières.
le volume trop élevé d'étudiants dans certaines filières qui n'ont et n'auront jamais d'autre débouché que des emplois au sein de la fonction publique déjà excédentaires.
(exemple plus de 1000 enseignants en EPS sans classe)
nous continuerons donc à accueillir des étudiants dans les fiières de leurs choix, ils se retrouveront à bac plus 5 ou plus avec des diplômes sans application directe dans le monde professionnelle, ce qui les conduira inéluctablement à l'ANPE.
Ceci est la conséquence logique du refus de toute sélection,
qui s'imposera de toute manière dans la vraie vie,
celle des adultes qui se prennent en charge pour vivre
et non vivre aux crochets de la société comme le font de trop nombreux
étudiants, qui fréquentent plus les lieux de distraction estudiantins que les bancs des amphis.
Le recul sur les deux autres mesures, marque la démagogie des présidents des universités.
Quelle est la place des femmes de ménage au sein des instances dirigeantes des universités?
Ont elles un avis à donner sur le contenu des programmes ou les moyens pédagogiques à mettre en place?
Que toutes les catégories de personnels soient consultées dans des décisions qui les concernent directement cela est le bon sens même, mais les impliquer de manière institutionnelle dans des décisions dont ils ne comprennent pas le début du comment porte un nom :.
La LÂCHETE et la DEMAGOGIE.
L'autonomie des universités a une contrepartie évidente:
la RESPONSABILITE.
Cette autonomie réclammée en France depuis des dizaines d'années,
a fait l'objet de propositions tant à droite qu'à gauche,
les meilleurs travaux ayant été fournis par le
professeur ALLEGRE qui comme chacun sait
est toujours Socialiste.
Lui qui s'en était pris au Mamouth, non pas le corps enseignant
comme l'ont fait croire les syndicats, mais
le sureffectifs intolérable de profs détachés au sein de l'administration
centrale de l'Education nationale plus de 4000 fonctionnaires
dont l'emploi de certains était plus que virtuel.
(lire le livre publié par l'ex ministre ALLEGRE)
Le gouvernement dans un approche très sage avait proposé la mise
en place de cette réforme fondamentale sur le volontariat des universités.
Ceci est intolérable, cette réforme doit être mise en place de manière obligatoire pour tous.
A ne plus rien y comprendre.
Les conséquences de cette autonomie, se traduiront dans les résultats et le niveau d'excellence des diplômes qui seront alors délivrés.
Car chacun sait que le même niveau de diplômes n'est pas apprécié à la même valeur de "SALAIRE" pour les entreprises et les recruteurs des grands groupes.
Certains grands groupes en arrivant même à sélectionner directement des BTS ou des bac plus deux que de choisir des DESS ou des Docteurs de certaines universités.
La formation continue en interne amenant les BTS au niveau master sans aucun problème comme cela se pratique de plus en plus dans les multinationales US.
La FRANCE devrait comprendre cette évolution. ce ne sont plus les diplômes qui donnent droit à des postes de cadres et au travail, mais d'abord la COMPETENCE reconnue par celui qui paye les salaires, l'EMPLOYEUR.
Ce que refusent nos syndicalistes étudiants, les jeunes français le découvrent de plus en plus à l'étranger et l'acceptent car il n'y a pas d'autre alternative pour manger et donc avoir un emploi.
lu sur le Figaro
"Le nouveau texte sur la réforme de l'Université corrige les trois points d'achoppement.
13:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, ump, udf, modem, les verts
27.06.2007
Quel avenir à l'automne pour ceux que le peuple qualifiera d'USURPATEURS?
16:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, ump, udf, modem, les verts
SEGOLENE ROYAL 2012 c'est parti...
Malgré les décisions "virtuelles" de la DIRECTION du PS, l'ex candidate
s'organise déjà comme si la campagne ne s'était pas achevée.
2007, perdu certes, mais perdre une bataille n'a jamais inéluctablement
mené à PERDRE une GUERRE.
Son site de Campagne pour 2012 est en conséquence déjà actif.
Ses dernières déclarations sur la refondation idéologiques
du PS font déjà grincer des dents.
Ce n'est qu'un début, nous devons nous attendre à
de grosses surprises, avec celle qui a besoin du PS
mais qui semble ne jamais en respecter les Règles.
- Action locale
- Espace e-militants
- Financer la campagne
16:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, ump, udf, modem, les verts
Effets d'une MAJORITE VIRTUELLE ???
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| RÉFORME - Universités: l’autonomie perdue de Valérie Pécresse (12:09) | |
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15:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, ump, udf, mpf, fn
VIOLENCES en IRAN
15:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, iran
26.06.2007
Quel avenir pour le PCF ?????
Le PCF veut un débat qui rompt avec les habitudes
Parti communiste Français .
Le congrès extraordinaire est convoqué les 8 et 9 décembre 2007.
Les adhérents sont appelés à dire, d’ici octobre,
de quoi et comment ils veulent débattre.
Il y aura bien un congrès extraordinaire du Parti communiste.
Marie-George Buffet avait fait cette proposition au lendemain
de l’élection présidentielle.
La direction nationale, qui se réunissait vendredi et samedi,
l’a convoqué pour les 8 et 9 décembre de cette année.
« J’étais venu avec appréhension,
souffle Jean-Marc Coppola, en partie rassuré.
Aurons-nous la volonté commune, plus que la
capacité, d’affronter la réalité en face ?
Une réalité très grave pour la gauche et pour le Parti communiste,
et surtout dure pour les gens eux-mêmes. »
Le dirigeant de la fédération des Bouches-du-Rhône
explique qu’il a parfois
« le sentiment qu’au CN on oublie la gravité de la situation ».
La parole
aux militants
C’est maintenant aux militants communistes de prendre la parole.
Le congrès « extraordinaire » décidé samedi devrait
être débarrassé de la gangue statutaire qui
encombre la liturgie des congrès « ordinaires ».
Pas de texte de « base commune » à adopter en préalable,
avec ses « fenêtres alternatives »,
pas de « textes alternatifs »
sur lesquels il faudrait se compter.
Pas non plus de processus de composition d’une nouvelle direction,
ces questions seront traitées au congrès ordinaire
de l’automne 2008.
« Donnons-nous du temps, essayons de mener le débat
un peu différemment qu’à l’habitude »,
plaide la secrétaire nationale,
qui voit dans le congrès extraordinaire de décembre
une étape pour préparer les décisions du congrès de 2008.
Une première phase, jusqu’en octobre, devrait permettre
d’interroger les militants, mais aussi des sympathisants,
des gens intéressés, pour qu’ils listent les
questions dont ils souhaiteraient débattre,
qu’ils formulent les thèmes et la façon de les aborder.
Travailler
sans tabou
Pour cette première étape, un questionnaire devrait être édité,
des rencontres de militants ou publiques organisées.
Un collectif très large, composé notamment de responsables
départementaux et d’élus, a été désigné au sein de la direction
pour faire « remonter » l’ensemble des questions et propositions.
En octobre, une réunion du Conseil national devra,
selon l’expression de la secrétaire nationale,
« inventer la forme de préparation de ce congrès extraordinaire
de décembre ». « Ne mettons pas d’a priori ni sur le niveau des
ambitions, ni sur la profondeur des changements
qu’il faudra opérer, précise Marie-George Buffet.
Il faut travailler tous les domaines, société, communisme,
projet et, sans tabou, les formes d’organisation. »
Ces décisions n’ont pas été prises sans oppositions.
Pierre Zarka s’est dit « sceptique sur le congrès proposé.
On ne réglera pas en deux mois et demi ce que nous
n’avons pas su régler en trente ans », explique-t-il. Il a
proposé que « des assises pour faire l’inventaire des
problèmes à travailler et examiner la manière dont les
communistes, membres ou non du Parti, les posent »,
préparent le congrès de 2008. De son côté, Nicolas
Marchand estime « que le premier moyen de donner un signal
fort à la société est l’action ». « Débattons sans nous
laisser paralyser par les questions existentielles »,
précise-t-il en prônant « une novation du Parti communiste
à l’opposé de toute dissolution ». Dissolution
« directe ou par étapes » à laquelle risque de conduire,
selon lui, le congrès tel qu’il est conçu."
Olivier Mayer
13:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, ump, udf, modem, lo
La COLERE dans les Banlieues
Féminisme . Coup de colère de Safia Lebdi,
l’une des fondatrices du mouvement Ni putes ni soumises, face
à la nomination de sa « copine » Fadela Amara
au gouvernement Fillon. Entretien.
La nomination de Fadela Amara au secrétariat d’État à la Politique de
la ville a provoqué de vifs échanges au conseil national du mouvement
Ni putes ni soumises,
réuni samedi, à Paris. Les opposant(e)s
à l’entrée de l’ancienne présidente au gouvernement Fillon
ont rapporté le désarroi des militant(e)s et exprimé leurs
inquiétudes sur l’avenir de l’association.
Récit et explications de Safia Lebdi, première vice-présidente.
Que s’est-il réellement dit au conseil national de Ni putes ni soumises ?
Safia Lebdi. Contrairement à ce qui a été écrit un peu trop vite par la direction,
les responsables et militant(e)s de Ni putes ni soumises
ne « saluent » pas unanimement la nomination de Fadela.
Le conseil national a permis de le clarifier.
Plusieurs participant(e)s ont ainsi pu exprimer leur malaise
sur le fait que Fadela accepte un poste placé sous la tutelle de la ministre
Christine Boutin, une proche des milieux anti-avortements,
homophobe et fervente catholique.
C’est complètement incohérent avec les orientations que
s’était fixé notre association.
Surtout, on reproche à Fadela de ne pas avoir démissionné
avant de donner son accord.
Nous sommes troublé(e)s aussi par le fait que notre
ancienne présidente va siéger dans un gouvernement
qui compte en son sein un ministère de l’Identité nationale et
de l’Immigration.
Nous sommes plusieurs à signer l’appel qui circule
contre son instauration. On reproche ainsi à Fadela
ne pas avoir protégé notre mouvement.
Quelle était l’ambiance au cours de cette réunion ?
Safia Lebdi. La colère s’est exprimée, c’était explosif.
Plusieurs participant(e)s voulaient avoir des explications
sur le geste de Fadela,
qui était malheureusement absente.
Ils se demandaient comment on pouvait être crédibles,
alors que notre présidente a accepté de travailler main
dans la main avec Boutin.
Certain(e)s ont rapporté que, dans leur comité,
des adhérents ont dit qu’il ne fallait pas compter
sur eux pour applaudir maintenant la politique sarkoziste.
On a peur que tout le travail réalisé par Ni putes ni soumises
s’efface dans les esprits.
On nous reconnaît dans notre combat contre toutes
les formes d’intégrisme, notre lutte pour la laïcité
a eu un impact parce qu’elle était portée par des
femmes des cités populaires,
d’autant que le repli communautaire se faisait lourdement
sentir dans ces endroits.
Au conseil national, nous nous sommes battu(e)s pour
obtenir l’indépendance du mouvement.
Un congrès est programmé pour octobre prochain.
Il devra désigner la nouvelle présidente. Ces garanties ayant été
arrachées, nous avons acté que Siham Habchi (voir encadré)
assure l’intérim de la présidence jusqu’à l’échéance du congrès.
On a également acquis le droit de pouvoir critiquer le gouvernement,
y compris l’action de Fadela dans le cas où elle irait à
l’encontre de nos orientations.
Craignez-vous que cette nomination ne mette en péril votre mouvement ?
Safia Lebdi. Ni moi ni la plupart des fondateurs de Ni putes ni soumises ne cautionnons cette nomination. Nous devons rester un mouvement indépendant. Il en va de la survie même de l’association. C’est un grand défi. Énormément de gens nous font confiance. Nous ne devons pas laisser s’installer l’amalgame. Mais d’ores et déjà, des comités se sont dissous, des militants ont démissionné. Nous sommes interpellé(e)s par des militant(e)s féministes et antiracistes qui avaient fait du chemin avec nous et qui, aujourd’hui, ne comprennent pas la décision de Fadela. Elle a semé le trouble et a fragilisé notre mouvement, alors que nous avons travaillé pendant cinq ans comme des fous pour nous faire connaître et accepter. On a contribué à réveiller des consciences, à bousculer des mentalités, à casser des tabous.
Comment personnellement avez-vous réagi à la nomination de votre copine ?
Safia Lebdi. Je suis et reste une femme de gauche. Je suis en colère. Le discours de Sarkozy montant les uns contre les autres a réussi, d’autant que le PS ne l’a pas suffisamment combattu sur ce terrain. Sarkozy est très malin. En mettant Fadela sous la tutelle de Boutin, il entend réduire le combat de Ni putes ni soumises, le rendre inaudible, non crédible. En acceptant ce poste, Fadela brouille tous les repères et, de fait, cautionne un président qui surfe sur le désarroi des gens et qui veut les amadouer en assurant la parité et la diversité dans son gouvernement. Ça me fait peur. Je ne crois absolument pas à ce que Sarkozy est en train de nous vendre. Je me battrai dans l’association, en tout cas jusqu’au congrès, pour garantir son indépendance. On verra ensuite si j’y ai encore ma place. Cela ne m’empêchera pas de continuer à militer, pour l’avenir de mon petit Johaquim, qui a deux mois. Il faut redonner du sens au clivage gauche-droite.
La nouvelle secrétaire
d’État à la Politique de la ville peut-elle changer la donne dans les banlieues popu- laires ?
Safia Lebdi. Que va pouvoir faire Fadela sous la tutelle de Boutin et dans un gouvernement constitué par Nicolas Sarkozy ? Elle ne peut que mener une politique de saupoudrage dans les quartiers. Ça ne valait pas le coup de brader des idées pour trois francs six sous. Je suis atterrée par sa décision. Fadela ne s’attendait sans doute pas à cette réaction des membres du conseil national. Elle estime son geste héroïque, pense qu’elle va pouvoir changer la donne de l’intérieur du pouvoir. Mais, même si elle peut faire un certain nombre de choses, comme subventionner des associations, Sarkozy, d’un autre côté, fera passer des mesures antisociales, anti-immigrés. Sa politique va faire mal. Comment Fadela va-t-elle se justifier sur ces projets qui vont d’abord enfoncer les plus pauvres ? Cette situation est perverse. Je n’ai pas salué sa nomination, je ne l’ai pas félicitée, mais je lui souhaite bonne chance."
Entretien réalisé par Mina Kaci
13:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, ump, udf, modem, pcf
La véritable AMBITION de Ségolène ROYAL
Pourquoi la FORME compte t elle plus que le Fond au parti socialiste ?
Il est vrai que le seul objectif de la convention
de samedi dernier visait à interdire
le PUTCH de ségolène ROYAL.
ce dernier n'aura donc pas lieu (du moins pour l'instant)
Le sénateur MELENCHON nous livre une vision très pessimiste
de l'intérieur de ce Parti.
Il n'y a plus de contenu, mais seulment un contenant,
un appareil sans âme qui n'existe que pour lui même
et pire encore pour le seul POUVOIR .
Pouvoir qui deviendra l'ambition première de madame ROYAL
qui désormais devra s'emparer de la direction de ce
parti pour prétendre demain se présenter aux futures présidentielles
de 2012 en ordre de "Bataille" comme vient de le faire
Nicolas SARKOZY en 2007.
dans ces conditions, que devient le peuple? sinon qu'un simple
moyen pour parvenir à exercer le Pouvoir.
la prise de conscience des réalités est TOUJOURS douloureuse
pour de nombreux socialistes, aini leurs dirigeants seraient
des hommes et des femmes comme tous les autres?
Une seule chose compte à leurs yeux, le pouvoir,
le pouvoir et rien d'autre.
Lu sur le BLOG de jean Luc MELENCHON
"Un samedi Tranquille
"La candidate ne sera pas autorisée à faire son putsch."
Quand arrive ce samedi de fin de partie, c’est à peine si l’on se rend
compte de la série des évènements qui se sont empilés de façon
si décisive au cours des deux dernières semaines.
C’est presque un samedi tranquille.
Le conseil national se réunit dans un grand hôtel parisien.
Le ciel est gris,
l’air est lourd d’un orage qui ne vient pas.
A l’arrivée, le mur des caméras et des micros permet de
savoir quelle est la question du jour.
Plusieurs voix sans visage la lance à la volée.
C’est elle qui sera la seule réalité donnée
à voir quoiqu’il se passe par ailleurs au cours de la réunion.
Ce sera donc pour finir la seule réalité tout court.
Je me souviens du temps où cela m’indignait.
Dorénavant je m’y adapte aussi bien que je peux.
J’ai compris ce qu’était un format de réponse utile.
Il s’agit d’une phrase qui résume votre pensée et qui peut
être utilisée en un maximum de deux
ou trois secondes au sein d’un reportage.
Il faut être assez « caricatural »
pour être utile et se méfier des propos dits « en langue de bois »
c'est-à-dire des euphémismes qui disent sans
dire vraiment.
L’euphémisme par contre est l’art majeur des rhétoriques
à l’intérieur, quand on accède à la tribune.
Le tout est de s’habituer à ces transitions de style.
Aujourd’hui nous sommes sommés d’avoir un avis sur
le fait que Ségolène Royal ne viendra pas au Conseil National.
Le diable l’emporte ! On ne va donc faire que de parler d’elle,
une nouvelle fois, de ses humeurs, de ses caprices,
de ses transgressions.
Mais pourquoi pas.
De toute façon cela n’a aucune espèce d’importance.
Tout est joué ailleurs.
Ici c’est la vitrine.
Il faudra donc subir sans trop broncher des flots phrases débités
sur ce ton impayable d’autorité farcie de modestie ostensible
qui est le style de cette maison.
Tout cela est débitées avec componction par des
gens qui se sont moqués comme d’une guigne des idées
et des textes qui ont défilés
sous leurs yeux au cours des dix dernières années
et même de ceux qu’ils signaient.
Maintenant ils se la jouent en prenant des pauses inspirées :
importance du débat d’idées,
bataille culturelle, hégémonie et tutti quanti.
Du Bla Bla.
Par pure amitié (en général cette antienne à la tribune annonce
un assassinat en règle) je ne cite aucune des
absurdités auxquelles cet exercice a lâché la bonde.
Commun dénominateur :
« nous sommes tous collectivement responsables ».
Cela signifie deux choses.
Premièrement que personne n’a de responsabilité particulière
et que les même sont légitimes à continuer comme avant.
Deuxièmement que celui qui ne se sent pas collectivement
responsable n’est pas de la famille.
Imparable. A bon entendeur, salut !
Commencé à dix heures et quart, le rite est accompli
à quatorze heure quinze. C’est cependant un record de
durée depuis deux ans.
Cela aura duré quatre heures.
A quoi bon faire davantage.
Une fois que l’essentiel a été bouclé la veille,
tout était dit.
Quel essentiel ? Il tient en peu de mots.
La candidate ne sera pas autorisée à faire son putsch.
Point. Hollande restera. Point final. Le plus excitant est de voir
comment, une fois sauvé, il reprend pied.
Je lui suis reconnaissant de l’humiliation qu’il inflige
à ses commensaux en leur rappelant que des textes et des votes,
il y a eu des dizaines depuis 2002 sur tous les sujets.
Ils regardaient tous leurs chaussures.
Et moi je me souviens aussi des textes que nous avons adoptés
du temps où Lionel Jospin tenait le cycle des Conventions
refondatrices de la fin des années 90. Qu’en ont-ils fait ?
Tout ce qu’ils en ont retenu c’est l’idée de confier une
présidence de groupe de travail à quelqu’un qui animera
chaque convention. « Comme avec Lionel ».
Ces présidences permettront de « montrer le
renouvellement générationnel », « la diversité »,
« la féminisation » et ainsi de suite.
On va beaucoup jouer le faciès et le genre.
Du contenu des thèses en présence depuis des années,
des têtes qui portent ces thèses : rien. Tout pour l’image.
L’image encore. Celle de Ségolène sur Canal plus. Il est
question de l’annonce de sa séparation avec François Hollande.
Réplique indignée, long tunnel brodé de leçons d’éthique journalistique.
Bien sur ce n’est pas elle mais les journalistes qui ont annoncé
la nouvelle de sa séparation. Lourde tartine sur ce
bobard. On l’a déjà entendu depuis le début de la semaine.
Peu importe on n’en saura pas davantage. Pour une fois la
journaliste ne défends pas les confrères.
Elle ne lui demande pas pourquoi elle parle de « date choisie
pour plus tard » avec François Hollande alors qu’elle donnait
une interview le lendemain à sept heures sur France Inter.
On passe. Arrive l’affaire de son reniement des trente
cinq heures et du Smic à 1500 euros. Même complaisance.
Elle débite ce que l’on savait. L’autre ne lui demande
pas pourquoi elle ne l’a jamais dit au cours des réunions sur
le projet auxquelles elle participait alors qu’elle s’y était mouillée
sur le temps de travail des enseignants et que ses amis étaient
montés au créneau sur la suppression des allocations aux
familles dès le premier acte d’incivilité des enfants. Passons.
Quand elle dit qu’elle n’attaque jamais personne pas de
question sur ses accusations de trahison contre «les éléphants ».
Quand elle affirme qu’elle était absente du Conseil National
du PS parce qu’elle « se devait à sa région » pas de question
sur le miracle qui la rend libre et transportée jusque sur
le plateau de télévision où elle se trouve. Le plus stupéfiant
est de l’entendre mettre sur le compte de la partialité des médias
au service de Sarkozy l’échec de l’élection présidentielle sans
un mot de réplique de quelqu’un qui anime une émission sur
la campagne depuis le début de celle-ci ! Dans ses conditions
à quoi bon faire des interviews ? Pourquoi ne pas lire des
communiqués à l’antenne ?
Je jette un oeil navré sur tout cet épisode. Quel cauchemard.
De la pure novlangue, comme dans Orwell. Transparence:
mentir pendant la campagne sur les principaux mots
d'ordre proposés. Nouvelle façon de faire de la politique: élire
le candidat avant d'avoir écrit le programme et lui donner
tous les pouvoirs. Et ainsi de suite. Les mots ne veulent
plus rien dire de ce qu'ils énoncent et bien heureux
quand ils se contentent d'annoncer seulement le contraire de
ce qu'ils disent.
Et avec tout ça ? Pas un mot sur la réunion européenne et
le mini traité pendant toute la réunion du CN. Une question à
Ségolène Royal qui attribue à Angela Merkel plutôt qu’à
Sarkozy le résultat enregistré….Incroyable ! Mais même cela
ne tirera pas un mot de commentaire ni une question de plus
à la journaliste. Ainsi va l’actualité médiatique. Mais qu’est ce
que l’actualité ? Une production autonome à l’intérieur de la
réalité globale. Celle-ci ne peut pas être connue autrement
que par effraction du mur médiatique lui-même. C'est-à-dire
dans une stratégie globale où les participants de la sphère
médiatique doivent être considérés eux-mêmes comme des
acteurs impliqués à titre personnel et non pas du point de vue
de l’objet qu’ils traitent (la vérité ou non sur une question) mais
du point de vue des motivations et objectifs qu’ils poursuivent
pour leur propre compte, exactement comme on le fait
d’un quelconque barons ou petits marquis en politique avec qui il
est absolument vain de polémiquer sur la nature du socialisme
mais dont il convient de repérer les intérêts personnels. Pour
avoir vu s’agiter et commenter à haute voix de façon purement
partisane auprès de leurs collègues quelques journalistes
pendant le Conseil National du parti socialiste j’ai fini d’en être
convaincu. Ainsi, s’ajoute à nos difficultés que pour un certain
nombre de professionnels, une barrière est rompue entre
l’implication professionnelle et personnelle jusqu'à un point
de confusion qui est une menace pour la crédibilité de tout
le système nécessairement intriqué de la politique et des médias.
Le mal est déjà fait d’un certain point de vue. Car il est déjà
rudement mis à mal sur ce plan par la mise au jour des
implications amoureuses qu’il contient et qui continue
d’être une clef d’explication pertinente pour le présent. "
13:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, ump, udf, fn, mpf





L'EDITO DE CHRISTOPHE BARBIER







