29.06.2007

Les nombreux Partis socialistes

 

Les  trois  partis  socialistes  de C BARBIER
L'EDITO DE CHRISTOPHE BARBIER
Trois en un
 l'analyse  est  bien sûr  comme d'habitude  sympathique, 
 mais  pour une fois partiale  et sans doute volontairement incomplète.
 En effet  aux  trois PS  que décrit  notre jeune journalistre,  que dire 
du PS  de MELENCHON, 
qu'a t il encore  à voir avec celui défendu  par DSK 
 et dans une certeine mesure par Ségolène ?
 nous en serions déjà à quatre.
 Que dire  du PS  mode Fabius,  qui compte tenu 
de son âge a lui aussi compris 
 que  dans 5 mais plus certainement 10 ans,
 toutes  ses chances  de parvenir un jour
 à la fonction suprême  sont désormais derrière lui.
 Que  Proposer   de neuf  à  70  ans???
 Nous en serions donc déjà à  cinq!
  Que  dire  aussi  du PS  des jeunes  Lions,
de MONTEBOURG  de PEILLON  ou de VALLS
 nous  en serions alors  déjà  à 8 !!!!
 Une certitude,  Flamby  est à la barre  pour  au moins 18 mois  encore.
 Rien ne pourra le contraindre à la lacher.
 rien  donc ne l'obligera non plus à entreprendre la rénovation  du PS  avant l'heure.
 Pourquoi   alors poser  des questions  qui portent  en elles mêmes  toutes les conditiàns  de la contestation  et de la DIVISION.
 le temps doit être donné  au temps  de la majorité  et du gouvernement.
 les erreurs   du Gouvernement qui pointent   dèjà, 
 les contestations inévitables  de la rue  affranchira  le  PS  de regarder  l'avenir  en face.
 le Gouvernement  lui offrira  sur un plat l'accasion 
de  répondre  au présent  sans se soucier de l'AVENIR.
 demain  ce sera  demain, aujourd'hui c'est maintenant...

Chacun à sa place et les vaches seront .....

 

Après l'extase, le  doute  puis la contestation?
Les  flons  flons  de la victoire  "chantent " encore  au fond  de nos oreilles.
 Le coup  de semonce  du second tour  des  législatives  a pu 
 faire  prendre  conscience à certains  que cette victoire était  encore bien fragile.
 Depuis  notre  Président  est partout.
 le matin à BERLIN, l'après midi à PARIS  et le soir  à TOULOUSE.
 le lendemain  en footing  sur les bords  de la mer.
 Ce  sentiment  de  ruche  ressemble  à s'y méprendre  à ce  que 
 que nos professeurs  de Physique  qualifiaient  de mouvement BROWNIEN.
  Beaucoup  de dépense d'énergie  pour  une résultante  NULLE.
 Est ce  à quoi nous  assistons depuis des semaines?
  La critique  serait trop facile, mais  au BILAN  de ce  qui
concerne directement   les FRANCAIS,  derrière  les ballets diplomatique 
 qui nous devons nous en souvenir ne concernent les FRANCAIS 
 qu'à moins de un pour cent  de leur attention 
 (chiffres  souvent  donnés lors de la campagne présidentilele)
Les  FRANCAIS n'attendent  que  deux résultats  qui doivent  avoir un impact 
 direct  dans leur Quotidien.
 Du travail  pour tous, 
 des augmentations de salaires  rapides.
 tout le reste  certes , essentiel  aux yeux  de certains  et même vital 
 pour les technocrates  des ministères  , qui même s'ils ont raison,
 ne concerne nullement  les FRANCAIS.
  Ils attendent  du TRAVAIL  et des augmentations  c'est la seule
 raison pour la quelle ils ont élu Nicolas SARKOZY.
  Le train train  des ministères  et le temps  du pouvoir  semblent reprendre 
 le pas  sur  les rêves  qu'a  su inspirer  le nouveau président.
 Attention cependant à ne pas décevoir le PEUPLE,
N'oublions jamais que  ce  sont  les  Parisiennes  qui sont allées  à VERSAILLES 
 rechercher  Louis XVI  et son mitron  quand la famine  était  aux portes  de PARIS.
La cacophonie  du gouvernement  sur  la TVA  sociale, 
 les reculades  sur  le projet de réforme  de l'université, 
 les attaques  du monde  judiciaire  sur la réforme  des implantation  des juridictions 
 et la fermeture  annoncée  de  certaines,
les suppressions de 10 000 emplois  au sein de l'éducation nationale,les 10 000 emplois  supprimés  chez EADS  (malgré  les commandes  fabileuses  enregistrées  au bourget)
Et surtout la NON AUGMENTATION  duSMIC  en juillet   montrent à l'évidence 
que  le réalisme économique  l'emporte  sur  les rêves  des citoyens.
 Le  peuple  attendait  à tort  sans  doute  beaucoup  du président. 
la réalité  risque  de se retourner  contre  lui  en octobre.
 la suppression  de tout protocole 
 le rapproche  certes  du peuple  mais  l'expose  de fait beaucoup plus  que 
 tous  les  autres  présidents  qui  par éthique  se tenaient  au dessus  du Peuple 
 et surtour  des institutions.
 Espérons  que notre  nouveau président  ne se soit pas trop fragilisé  en s'exposant 
 comme il le fait.
 Comme disait  Napoléon, la place  du CHEF  est  parfois  devant,
 mais cela doit rester une exception, il doit montrer  qu'il  peut s'expose
r  à l'égal  de  ses soldats 
 comme il le fera  sur le pont  d'arcole  qui lui vaudra  son
 surnom  du petit caporal, mais  quel intérêt 
aurait  eu l'empire à faire mourrir prématurément  son futur Empereur.
 Chacun à sa place  et les vaches seront bien gardées...

28.06.2007

Universités , Un pas en avant deux à côté et....

 

Le  recul  que  certains qualifieront  de tactique  dans la réforme

  des universités  "naissante"  semble  donc

compromise avant même  de débuter.

les syndicats étudiants  savent  et ils s'étaient même mis d'accord 

pour l'étudier sinon l'instaurer,

la sélection.

Ce casus belli  est  à l'image même  de ces représentants syndicaux.  de l'enfantillage.

Pourquoi refuser  ce  qui  en toute logique  s'imposera  dans la vie professionnelle.

Pourquoi refuser  toute sélection  alos même  que  ce processus  est le fondement même non seulement  de la sélection  dans la vie professionnelle  mais  qui sous tend  tous les enseignements  dans les classes préparatoires  et les grandes écoles  avec  qui  les  Universités  souhaiteraient rivaliser.

Depuis  trop  longtemps  le bac  n'est plus  le moyen  de sélection 

d'entrée  dans les universités.

le passage  du DEUG  semble l'avoir remplacé  en fin de  seconde année, avec un taux d'échec inadmissible.

Cette ctastrophe  repose  sur  deux phénomènes  que  tous  connaissent.

 le manque  d'information  et d'orientation  "douce"  pour ceux  qui n'ont pas  le niveau  de connaissances  et de compétences  pour s'inscrire  dans certaines fillières.

le  volume  trop élevé  d'étudiants  dans  certaines  filières  qui n'ont  et n'auront jamais  d'autre  débouché  que  des  emplois  au sein de la fonction publique  déjà  excédentaires.

 (exemple  plus de 1000  enseignants  en EPS  sans  classe)

nous  continuerons  donc  à accueillir  des étudiants  dans les fiières  de leurs choix, ils se retrouveront à bac  plus 5  ou plus  avec  des diplômes  sans  application  directe  dans le monde professionnelle, ce  qui les conduira inéluctablement  à l'ANPE.

Ceci  est la conséquence logique  du refus  de toute sélection, 

 qui s'imposera  de toute manière  dans la vraie  vie,

celle des  adultes  qui  se prennent  en charge  pour vivre 

et non vivre  aux crochets  de la société  comme le font  de trop nombreux

  étudiants,  qui fréquentent plus  les lieux  de distraction  estudiantins  que  les bancs  des amphis.

Le  recul  sur  les deux autres  mesures, marque  la démagogie  des présidents  des universités.

Quelle  est la place  des femmes  de ménage  au sein  des instances  dirigeantes  des universités?

Ont  elles  un avis à donner  sur  le contenu  des programmes  ou les moyens pédagogiques à mettre  en place?

Que  toutes  les catégories  de personnels  soient consultées  dans  des décisions  qui les concernent  directement  cela est le bon  sens même, mais  les impliquer  de manière institutionnelle  dans des décisions  dont ils ne comprennent  pas le début  du comment  porte  un nom  :.

La LÂCHETE   et la  DEMAGOGIE.

L'autonomie  des universités  a une contrepartie  évidente: 

 la RESPONSABILITE.

Cette autonomie réclammée  en France depuis  des dizaines d'années,

 a fait l'objet  de  propositions  tant à droite  qu'à gauche,

les meilleurs travaux ayant été  fournis  par le

 professeur ALLEGRE  qui comme chacun  sait 

 est  toujours Socialiste.

 Lui  qui s'en était pris  au Mamouth, non pas le corps enseignant 

 comme l'ont fait croire les syndicats, mais

 le sureffectifs intolérable  de profs détachés  au sein de l'administration 

 centrale de l'Education  nationale  plus de 4000  fonctionnaires 

 dont l'emploi  de certains était  plus  que virtuel.

(lire  le livre  publié  par l'ex ministre ALLEGRE)

Le  gouvernement  dans  un approche  très sage  avait proposé la mise 

 en place  de cette réforme  fondamentale  sur le volontariat  des universités.

Ceci  est intolérable, cette réforme  doit être  mise  en place de manière obligatoire  pour  tous.

A ne plus rien  y comprendre.

Les  conséquences  de cette autonomie,  se  traduiront  dans les résultats  et le niveau  d'excellence  des diplômes  qui seront alors délivrés.

Car  chacun  sait  que le même niveau  de diplômes  n'est pas apprécié  à la même valeur  de  "SALAIRE"  pour les entreprises  et les recruteurs  des grands groupes.

Certains  grands  groupes  en arrivant  même à sélectionner  directement  des  BTS  ou des bac  plus deux  que de choisir  des DESS  ou des Docteurs  de certaines universités.

La formation  continue  en interne  amenant  les BTS  au niveau master  sans aucun problème  comme cela  se pratique de plus  en plus  dans les multinationales US.

La FRANCE  devrait  comprendre cette évolution. ce ne sont plus les diplômes  qui donnent droit  à des postes  de cadres  et au travail, mais d'abord la COMPETENCE  reconnue  par celui  qui paye les salaires, l'EMPLOYEUR.

Ce  que refusent  nos syndicalistes  étudiants, les jeunes français  le découvrent  de plus  en plus à l'étranger  et l'acceptent  car il n'y a pas d'autre  alternative  pour manger  et donc  avoir un emploi.

lu  sur  le Figaro

"Le nouveau texte sur la réforme de l'Université corrige les trois points d'achoppement.

SATISFACTION des étudiants hier, qui sont parvenus à faire reculer
 le gouvernement sur les trois points qui leur paraissaient litigieux :
 la sélection en master, l
a composition des conseils d'administration
et l'autonomie à la carte.
 « Nous sauvons l'essentiel », a déclaré Bruno Julliard, le président de l'UNEF, alors que Valérie Pécresse venait de présenter aux syndicats la nouvelle mouture de sa réforme.
En se montrant à l'écoute et en reculant rapidement, le gouvernement a réussi à déminer le terrain et à conserver l'essentiel de sa réforme : des pouvoirs renforcés pour les présidents d'université, et l'autonomie pour les facultés. Le nouveau texte peut désormais être présenté mercredi prochain au Conseil des ministres.
La sélection, c'est fini
Le texte a été substantiellement remanié, comme l'avait déjà annoncé
mardi Nicolas Sarkozy.
 L'article donnant la possibilité aux conseils d'administration
d'instaurer une sélection à l'entrée du master a été supprimé.
 Alors que la conférence des présidents d'université (CPU)
 était favorable à une telle mesure,
 les étudiants en avaient fait un « casus belli ».
Il est clair que, sur ce sujet, Valérie Pécresse et Matignon
ont eu des discussions serrées avec l'Élysée qui souhaitait
l'inscrire dans la loi.
 À l'inverse, au ministère de l'Enseignement supérieur,
 on craignait depuis le début le « parasitage » d'une mesure
aussi taboue que la sélection dans un texte portant
 sur l'autonomie des universités.
Et cela, alors même que les étudiants, UNEF
et FAGE en tête, se disent d'accord depuis des
 mois pour négocier une réforme.
Autre objet de litige, l'article sur le conseil d'administration (CA) de l'université est donc modifié. Le CA comptera désormais de 20 à 30 membres. Ce changement introduit davantage de souplesse, alors que le précédent texte, jugé trop rigide par tous les syndicats, fixait une limite à 20 personnes. Les enseignants et les étudiants seront donc davantage représentés, conformément aux souhaits des syndicats avec de 3 à 5 étudiants, de 7 à 8 personnalités extérieures, de 8 à 14 représentants des enseignants-chercheurs et de 2 à 3 Iatos (personnel administratif et technique).
Un nouvel article stipule par ailleurs que les « grands secteurs de formation » sont représentés au conseil scientifique et au conseil des études et de la vie universitaire. Il a pour objet de rassurer les différentes spécialités universitaires (lettres, sciences, médecine, droit, etc.) qui craignaient de ne plus apparaître. Enfin, l'autonomie concernera toutes les universités d'ici à cinq ans : les établissements seront accompagnés et pourront disposer de la gestion de leur patrimoine et de leurs ressources humaines.
La conférence des présidents d'université (CPU) ne voulait pas d'une autonomie volontaire. Certains présidents craignaient d'être laissés au bord du chemin. Si la CPU et les syndicats d'étudiants paraissent satisfaits, les personnels non-enseignants regrettent leur faible représentation dans les CA. Les représentants des enseignants regrettent aussi la possibilité pour le président d'université de recruter des personnels contractuels."

27.06.2007

Quel avenir à l'automne pour ceux que le peuple qualifiera d'USURPATEURS?

 

Quelle  rentrée  en 2007.  'Chaude  ou  triste?
 Les  chants  de victoire  et les flons  flons   de l'élection  présidentielle  seront 
déjà bien loin  dans les mémoires.
Un été  particulièrement pourri  restera  lui  longtemps  dans nos esprits.
 L'ardeur initiale du Gouvernement   et  les footings 
joyeux  de quelques jours médiatiques  sembleront  s'être  bien emoussés 
 devant  les  dures réalités  quotidiennes.
 Les  Français  et tout particulièrement  ceux  que
 les intellectuels  nomment 
 "ceux  de la FRANCE  d'en BAS"
 Ceux  dont les revenus n'excèdent malheureusement  jamais 847€  mensuels 
 pour vivre, continueront  à "SURVIVRE"  sans heure supplémentaire,
  sans augmentation  du SMIC,
 sans  avenir 
c'est à dire  tout simplement  comme "AVANT"
Ce  changement  tant  incanté, tant expliqué,tant  déclamé,
tant médiatisé,... n'était  pas pour eux!
 Cet  été  pourri, donnera  cette impréssion  de malaise  comme si 
 les vacances  avaient  été volées.
comme s' il fallait  reprendre  le chemin  de la Mine, 
sans avoir vu  ce soleil  si réparateur  dans l'imaginaire collectif,
 que certains médecins d'ailleurs   vendent 
 aujourd'hui  en salle  spécialisée.
Ce  sentiment  de frustration,  que  les  réalités quotidiennes 
 viendront encore  augmenter.
 Les  tensions  du monde, prévisibles  mais  non anticipées, auront  des
 effets  durables  sur nos économies occidentales  privant 
 ainsi  tous nos dirigeants  de la moindre  marge  de manoeuvre.
Le NON  Changement  dans la vie quotidienne de
la grande majorité  des Français  les améneront alors à
se demander  s'ils ont bien  fait  le bon choix  en mai 2007.
Peuple  sans reconnaissance?  sans  doute , n'était il déjà pas  qualifié 
de peuple de veaux  par le général,
peuple inconsistant,  changeant  d'humeur 
 comme le vent. mais  que  lui dire  quand  chacun prendra
conscience  que rien  ne pourra changer  avant  des  années.
 L'Europe  rattrapée in extremisme, 
avec  des règles  qui entreront 
 en vigueur  en 2014, et d'ici là?
L'invasion  commerciale  des produits à
 bas coûts auront détruit 
 ce qu'il nous reste  d'emplois industriels  non qualifiés!
L'alignement  en Politique extérieure  sur  les Thèses  Américaines  en Palestine 
 en IRAK  et ailleurs nous privera  de cette particularité  française 
 liée à une certaine  indépendance  que nous aurons
 alors irrémédiablement  perdue  en acceptant  la suprématie  des USA.
L'incapacité  déjà prévisible  pour ne pas dire  prévue 
 de notre commerce extérieur  à accompagner  nos PME  qui seules 
 et tous les éonomistes le savent 
 seraient  de nature à relancer à très court terme la croissance
 indispensable de ce pays.
Incapacité  qui réside  dans l'incompréhension  de nos hauts fonctionnaires 
 de differents ministères 
 qui par éthique  (absurde)  ne peuvent admettre 
 que l'état puisse aider  des entreprises  du privé à s'enrichir.
Nous  avions  en nous appuyant  sur  des expériences  vécues
expliqué  dans des notes antérieures, ce  que le bon 
 sens impose, et que pratiquent tous les pays concurrents  en EUROPE.
Il est  fort à craindre  qu'aucune  mesure de fond  soit décidée 
dans le court terme  privant  ainsi la FRANCE 
de toute possiblité  de performance  en matière  de
 commerce extérieur  (des PME)
L'incompréhension  du Gouvernement 
 à vouloir  changer le Pays  sans le consulter 
 qui aménera  les manifestations  monstres  de l'Automne ou du début de l'HIVER,
remettant  en perspective  la majorité VRTUELLE  du PAYS  qui ne repose
que sur moins de 30%  de l'électorat  et qui ne représente 
qu'un peu plus d'un français  sur  quatre.
Le  changement  du PAYS  impose  comme nous l'écrivions
 depuis deux  ans, une véritable  alliance d'union nationale.
 les résultats  de François BAYROU (18%)  dont  tous  se moquent 
 aujourd'hui,  replacés comme nous le sommes dans cette logique 
dépassée  de la représentation nationale  de 1958,
montrent  à l'évidence  que  la FRANCE  a changé, 
 que la pratique  de la POLITIQUE  et tout particulièrement la prise 
de décision  de ce qui concerne directement les FRANCAIS
  ne peut plus être  pratiqué  avec les mêmes méthodes.
 Le rôle  du Parlement  doit donc être corrigé,
ou alots représenter  toutes les composantes  de la société.
Ceci ne peut être  accepté  par  la nouvelle majorité virtuelle,
 mais la majorité  de la rue, celle du peuple contraindra  comme
toujours  ceux  que le peuple considère  comme des usurpateurs.
l'automne  sera  chaud, sans doute très chaud, avec la possibilité
  d'affrontements  que le pouvoir  en place ne sera   sans doute  pas
en mesure  de contrôler.

SEGOLENE ROYAL 2012 c'est parti...

Malgré  les décisions  "virtuelles"  de la DIRECTION  du PS,  l'ex  candidate 

 s'organise déjà comme si la campagne  ne s'était  pas achevée.

 

 2007,  perdu  certes, mais perdre  une bataille n'a jamais inéluctablement 

 mené  à PERDRE  une GUERRE.

 

Son  site  de Campagne pour  2012  est  en conséquence  déjà actif.

 

Ses  dernières  déclarations  sur  la refondation idéologiques 

 du PS  font déjà  grincer  des  dents.

 

Ce n'est  qu'un début, nous devons nous  attendre  à

de grosses  surprises,  avec  celle qui a besoin  du PS

  mais  qui semble ne jamais  en respecter  les Règles.

 

lu  sur  le site  désirs d'avenir
Vidéos  de Ségolène  ROYAL
LES  SITES  LIES

Effets d'une MAJORITE VIRTUELLE ???

La jeune Ministre  à la réforme  des universités  semble bien dans  la Gêne.
Depuis  des  années  chacun  sait  qu'aucun texte  de loi 
même avec une majorité écrasante   à l'assemblée nationale 
 ne peut être  appliqué  même voté.
 La démocratie  c'est avant tout  le pouvoir  du peuple.
 ce dernier n'étant qu'artificiellement représenté 
au sein des assemblées, c'est  donc  dans la rue 
que tout se jouera  demain.(comme hier).
 La nouvelle majorité  ne devra  jamais oublier  cette donnée 
spécifiquement Française.
Aucune réforme  n'est possible  en FRANCE  dans la situation 
 de blocage  que nous connaissons  sans expliquer,
expliquer  encore expliquer..
..
L'erreur  du Gouvernement  c'est  de croire  qu'avec une
 majorité VIRTUELLE  il puisse  prendre  des décisions  contraire 
aux intérêts  du peuple.
 Après le cafouillage  sur la TVA  sociale, 
la réforme  à la hussarde  des universités,  
 la non augmentation  du SMIC  (qui aurait été comprise  par la compréhension  du Président  de la souffrance  dans la quelle  SURVIVENT  trop de nos concitoyens)
, l'alignement  sur  les USA  au KOSOVO  contraire  à toutes les postures françaises 
 depuis 50 ans
,L'alignement  sur la politique  des USA  en Palestine ,
La réouverture  des négociations  avec la TURQUIE  parfaitement  en phase  avec la volonté  des USA  pour  qui  l'existence  de l'OTAN  est primordial  sur celle de la CEE,
il est clair  que  la rentrée  risque d'être plus chaude que prévue.
Lu  sur l'express.com

VIOLENCES en IRAN

 

Les  dernières  émeutes  survenues  en IRAN semblent  donner  une vision réelle  de la situation  de ce Pays.
ces premières  manifestations  et  la manière  dont le pouvoir  les traitera donnera  une orientation  sur les évolutions politiques possibles  de ce Grand Pays.
lu  sur le MONDE.FR

26.06.2007

Quel avenir pour le PCF ?????

 
 
On  ne progresse  que d'erreur  première  en erreur  première.
Du moins ; si nous sommes capables  de comprendre
 les raisons  de nos erreurs.
 il semblerait  que cette méthode  de bon  sens 
 deviendrait peut être  demain ,  celle du PCF ?
Mais  si la parole  est  enfin donnée  aux militants 
 ne risquent ils pas  de poser  de mauvaises questions?
Du  genre: à quoi  sert  il  d'être  communiste aujourd'hui?
Comment  peut on distribuer plus  sans créer plus?
pourquoi  les français  qui deviennent  de plus  en plus
individualistes pourront ils  un jour  voter communiste?
 si le parti n'a plus  aucune chance  un jour  d'être 
au gouvernement  à quoi sert  ce parti?
pourquoi l'Europe  a rejeté  le communisme  sauf  les
communistes français?
Qui a raison  qui a tort?
 pouvons nous être  les seuls  envers  et contre tous
 à avoir raison?
 et  si tous les autres  avaient  raison?
lu  sur  le site  du PCF
Politique
"
Le PCF veut un débat qui rompt avec les habitudes

Parti communiste Français .

 Le congrès extraordinaire est convoqué les 8 et 9 décembre 2007.

Les adhérents sont appelés à dire, d’ici octobre,

de quoi et comment ils veulent débattre.

Il y aura bien un congrès extraordinaire du Parti communiste.

Marie-George Buffet avait fait cette proposition au lendemain

 de l’élection présidentielle.

La direction nationale, qui se réunissait vendredi et samedi,

 l’a convoqué pour les 8 et 9 décembre de cette année.

« J’étais venu avec appréhension,

 souffle Jean-Marc Coppola, en partie rassuré.

 Aurons-nous la volonté commune, plus que la

capacité, d’affronter la réalité en face ?

 Une réalité très grave pour la gauche et pour le Parti communiste,

et surtout dure pour les gens eux-mêmes. »

 Le dirigeant de la fédération des Bouches-du-Rhône

 explique qu’il a parfois

« le sentiment qu’au CN on oublie la gravité de la situation ».

La parole

aux militants

C’est maintenant aux militants communistes de prendre la parole.

Le congrès « extraordinaire » décidé samedi devrait

 être débarrassé de la gangue statutaire qui

 encombre la liturgie des congrès « ordinaires ».

 Pas de texte de « base commune » à adopter en préalable,

avec ses « fenêtres alternatives »,

pas de « textes alternatifs »

 sur lesquels il faudrait se compter.

Pas non plus de processus de composition d’une nouvelle direction,

 ces questions seront traitées au congrès ordinaire

 de l’automne 2008.

 « Donnons-nous du temps, essayons de mener le débat

un peu différemment qu’à l’habitude »,

 plaide la secrétaire nationale,

qui voit dans le congrès extraordinaire de décembre

une étape pour préparer les décisions du congrès de 2008.

 Une première phase, jusqu’en octobre, devrait permettre

d’interroger les militants, mais aussi des sympathisants,

 des gens intéressés, pour qu’ils listent les

 questions dont ils souhaiteraient débattre,

 qu’ils formulent les thèmes et la façon de les aborder.

Travailler

sans tabou

Pour cette première étape, un questionnaire devrait être édité,

des rencontres de militants ou publiques organisées.

Un collectif très large, composé notamment de responsables

départementaux et d’élus, a été désigné au sein de la direction

 pour faire « remonter » l’ensemble des questions et propositions.

 En octobre, une réunion du Conseil national devra,

 selon l’expression de la secrétaire nationale,

« inventer la forme de préparation de ce congrès extraordinaire

de décembre ». « Ne mettons pas d’a priori ni sur le niveau des

 ambitions, ni sur la profondeur des changements

qu’il faudra opérer, précise Marie-George Buffet.

 Il faut travailler tous les domaines, société, communisme,

projet et, sans tabou, les formes d’organisation. »

Ces décisions n’ont pas été prises sans oppositions.

 Pierre Zarka s’est dit « sceptique sur le congrès proposé.

On ne réglera pas en deux mois et demi ce que nous

n’avons pas su régler en trente ans », explique-t-il. Il a

 proposé que « des assises pour faire l’inventaire des

problèmes à travailler et examiner la manière dont les

communistes, membres ou non du Parti, les posent »,

 préparent le congrès de 2008. De son côté, Nicolas

 Marchand estime « que le premier moyen de donner un signal

fort à la société est l’action ». « Débattons sans nous

 laisser paralyser par les questions existentielles »,

précise-t-il en prônant « une novation du Parti communiste

à l’opposé de toute dissolution ». Dissolution

« directe ou par étapes » à laquelle risque de conduire,

selon lui, le congrès tel qu’il est conçu."

Olivier Mayer

La COLERE dans les Banlieues

 
lu  sur  le site  de l'Humanité:
"On ne peut brader ses idées pour trois francs six sous »

Féminisme . Coup de colère de Safia Lebdi,

l’une des fondatrices du mouvement Ni putes ni soumises, face

 à la nomination de sa « copine » Fadela Amara

 au gouvernement Fillon. Entretien.

La nomination de Fadela Amara au secrétariat d’État à la Politique de

 la ville a provoqué de vifs échanges au conseil national du mouvement

 Ni putes ni soumises,

 réuni samedi, à Paris. Les opposant(e)s

à l’entrée de l’ancienne présidente au gouvernement Fillon

ont rapporté le désarroi des militant(e)s et exprimé leurs

inquiétudes sur l’avenir de l’association.

Récit et explications de Safia Lebdi, première vice-présidente.

Que s’est-il réellement dit au conseil national de Ni putes ni soumises ?

Safia Lebdi. Contrairement à ce qui a été écrit un peu trop vite par la direction,

les responsables et militant(e)s de Ni putes ni soumises

ne « saluent » pas unanimement la nomination de Fadela.

Le conseil national a permis de le clarifier.

 Plusieurs participant(e)s ont ainsi pu exprimer leur malaise

sur le fait que Fadela accepte un poste placé sous la tutelle de la ministre

 Christine Boutin, une proche des milieux anti-avortements,

homophobe et fervente catholique.

C’est complètement incohérent avec les orientations que

 s’était fixé notre association.

 Surtout, on reproche à Fadela de ne pas avoir démissionné

 avant de donner son accord.

Nous sommes troublé(e)s aussi par le fait que notre

 ancienne présidente va siéger dans un gouvernement

qui compte en son sein un ministère de l’Identité nationale et

de l’Immigration.

Nous sommes plusieurs à signer l’appel qui circule

contre son instauration. On reproche ainsi à Fadela

 ne pas avoir protégé notre mouvement.

Quelle était l’ambiance au cours de cette réunion ?

Safia Lebdi. La colère s’est exprimée, c’était explosif.

 Plusieurs participant(e)s voulaient avoir des explications

 sur le geste de Fadela,

qui était malheureusement absente.

Ils se demandaient comment on pouvait être crédibles,

alors que notre présidente a accepté de travailler main

 dans la main avec Boutin.

 Certain(e)s ont rapporté que, dans leur comité,

 des adhérents ont dit qu’il ne fallait pas compter

sur eux pour applaudir maintenant la politique sarkoziste.

 On a peur que tout le travail réalisé par Ni putes ni soumises

 s’efface dans les esprits.

On nous reconnaît dans notre combat contre toutes

 les formes d’intégrisme, notre lutte pour la laïcité

 a eu un impact parce qu’elle était portée par des

 femmes des cités populaires,

d’autant que le repli communautaire se faisait lourdement

 sentir dans ces endroits.

 Au conseil national, nous nous sommes battu(e)s pour

 obtenir l’indépendance du mouvement.

 Un congrès est programmé pour octobre prochain.

 Il devra désigner la nouvelle présidente. Ces garanties ayant été

 arrachées, nous avons acté que Siham Habchi (voir encadré)

assure l’intérim de la présidence jusqu’à l’échéance du congrès.

On a également acquis le droit de pouvoir critiquer le gouvernement,

y compris l’action de Fadela dans le cas où elle irait à

 l’encontre de nos orientations.

Craignez-vous que cette nomination ne mette en péril votre mouvement ?

Safia Lebdi. Ni moi ni la plupart des fondateurs de Ni putes ni soumises ne cautionnons cette nomination. Nous devons rester un mouvement indépendant. Il en va de la survie même de l’association. C’est un grand défi. Énormément de gens nous font confiance. Nous ne devons pas laisser s’installer l’amalgame. Mais d’ores et déjà, des comités se sont dissous, des militants ont démissionné. Nous sommes interpellé(e)s par des militant(e)s féministes et antiracistes qui avaient fait du chemin avec nous et qui, aujourd’hui, ne comprennent pas la décision de Fadela. Elle a semé le trouble et a fragilisé notre mouvement, alors que nous avons travaillé pendant cinq ans comme des fous pour nous faire connaître et accepter. On a contribué à réveiller des consciences, à bousculer des mentalités, à casser des tabous.

Comment personnellement avez-vous réagi à la nomination de votre copine ?

Safia Lebdi. Je suis et reste une femme de gauche. Je suis en colère. Le discours de Sarkozy montant les uns contre les autres a réussi, d’autant que le PS ne l’a pas suffisamment combattu sur ce terrain. Sarkozy est très malin. En mettant Fadela sous la tutelle de Boutin, il entend réduire le combat de Ni putes ni soumises, le rendre inaudible, non crédible. En acceptant ce poste, Fadela brouille tous les repères et, de fait, cautionne un président qui surfe sur le désarroi des gens et qui veut les amadouer en assurant la parité et la diversité dans son gouvernement. Ça me fait peur. Je ne crois absolument pas à ce que Sarkozy est en train de nous vendre. Je me battrai dans l’association, en tout cas jusqu’au congrès, pour garantir son indépendance. On verra ensuite si j’y ai encore ma place. Cela ne m’empêchera pas de continuer à militer, pour l’avenir de mon petit Johaquim, qui a deux mois. Il faut redonner du sens au clivage gauche-droite.

La nouvelle secrétaire

d’État à la Politique de la ville peut-elle changer la donne dans les banlieues popu- laires ?

Safia Lebdi. Que va pouvoir faire Fadela sous la tutelle de Boutin et dans un gouvernement constitué par Nicolas Sarkozy ? Elle ne peut que mener une politique de saupoudrage dans les quartiers. Ça ne valait pas le coup de brader des idées pour trois francs six sous. Je suis atterrée par sa décision. Fadela ne s’attendait sans doute pas à cette réaction des membres du conseil national. Elle estime son geste héroïque, pense qu’elle va pouvoir changer la donne de l’intérieur du pouvoir. Mais, même si elle peut faire un certain nombre de choses, comme subventionner des associations, Sarkozy, d’un autre côté, fera passer des mesures antisociales, anti-immigrés. Sa politique va faire mal. Comment Fadela va-t-elle se justifier sur ces projets qui vont d’abord enfoncer les plus pauvres ? Cette situation est perverse. Je n’ai pas salué sa nomination, je ne l’ai pas félicitée, mais je lui souhaite bonne chance."

Entretien réalisé par Mina Kaci

La véritable AMBITION de Ségolène ROYAL

 

Pourquoi  la FORME  compte  t elle plus  que le Fond  au parti  socialiste ?

Il est vrai  que le seul objectif  de la convention 

 de samedi dernier visait à interdire 

 le PUTCH de ségolène ROYAL.

ce dernier n'aura donc pas lieu  (du moins pour l'instant)

Le sénateur MELENCHON  nous livre  une vision  très pessimiste 

 de l'intérieur  de ce Parti.

Il n'y a plus  de contenu, mais seulment  un contenant,

un appareil  sans âme  qui n'existe  que  pour lui même

  et pire encore  pour le seul POUVOIR  .

Pouvoir  qui deviendra l'ambition première  de madame ROYAL 

 qui  désormais  devra  s'emparer  de la direction  de ce

 parti  pour prétendre  demain  se présenter  aux futures présidentielles 

 de 2012  en ordre  de "Bataille"  comme vient de le faire

 Nicolas SARKOZY  en 2007.

dans ces  conditions, que devient  le peuple?  sinon  qu'un simple

moyen pour  parvenir à  exercer le Pouvoir.

 la prise  de conscience  des réalités  est TOUJOURS douloureuse 

 pour de nombreux socialistes, aini  leurs dirigeants  seraient 

des hommes  et des femmes  comme tous les autres?

Une  seule  chose compte à leurs yeux, le pouvoir,

 le pouvoir  et rien d'autre.

 

Lu  sur  le BLOG  de jean Luc MELENCHON

"Un  samedi Tranquille

"La candidate ne sera pas autorisée à faire son putsch."

Quand arrive ce samedi de fin de partie, c’est à peine si l’on se rend

compte de la série des évènements qui se sont empilés de façon

 si décisive au cours des deux dernières semaines.

C’est presque un samedi tranquille.

 Le conseil national se réunit dans un grand hôtel parisien.

 Le ciel est gris,

 l’air est lourd d’un orage qui ne vient pas.

 A l’arrivée, le mur des caméras et des micros permet de

savoir quelle est la question du jour.

Plusieurs voix sans visage la lance à la volée.

C’est elle qui sera la seule réalité donnée

à voir quoiqu’il se passe par ailleurs au cours de la réunion.

Ce sera donc pour finir la seule réalité tout court.

Je me souviens du temps où cela m’indignait.

 Dorénavant je m’y adapte aussi bien que je peux.

J’ai compris ce qu’était un format de réponse utile.

Il s’agit d’une phrase qui résume votre pensée et qui peut

 être utilisée en un maximum de deux

 ou trois secondes au sein d’un reportage.

Il faut être assez « caricatural »

 pour être utile et se méfier des propos dits « en langue de bois »

 c'est-à-dire des euphémismes qui disent sans

dire vraiment.

 L’euphémisme par contre est l’art majeur des rhétoriques

à l’intérieur, quand on accède à la tribune.

Le tout est de s’habituer à ces transitions de style.

Aujourd’hui nous sommes sommés d’avoir un avis sur

 le fait que Ségolène Royal ne viendra pas au Conseil National.

Le diable l’emporte ! On ne va donc faire que de parler d’elle,

une nouvelle fois, de ses humeurs, de ses caprices,

de ses transgressions.

Mais pourquoi pas.

De toute façon cela n’a aucune espèce d’importance.

 Tout est joué ailleurs.

 Ici c’est la vitrine.

 Il faudra donc subir sans trop broncher des flots phrases débités

sur ce ton impayable d’autorité farcie de modestie ostensible

qui est le style de cette maison.

Tout cela est débitées avec componction par des

 gens qui se sont moqués comme d’une guigne des idées

et des textes qui ont défilés

 sous leurs yeux au cours des dix dernières années

et même de ceux qu’ils signaient.

 Maintenant ils se la jouent en prenant des pauses inspirées :

 importance du débat d’idées,

 bataille culturelle, hégémonie et tutti quanti.

 Du Bla Bla.

Par pure amitié (en général cette antienne à la tribune annonce

 un assassinat en règle) je ne cite aucune des

absurdités auxquelles cet exercice a lâché la bonde.

 Commun dénominateur :

« nous sommes tous collectivement responsables ».

Cela signifie deux choses.

Premièrement que personne n’a de responsabilité particulière

et que les même sont légitimes à continuer comme avant.

 Deuxièmement que celui qui ne se sent pas collectivement

responsable n’est pas de la famille.

Imparable. A bon entendeur, salut !

 Commencé à dix heures et quart, le rite est accompli

à quatorze heure quinze. C’est cependant un record de

durée depuis deux ans.

Cela aura duré quatre heures.

A quoi bon faire davantage.

 Une fois que l’essentiel a été bouclé la veille,

tout était dit.

 Quel essentiel ? Il tient en peu de mots.

La candidate ne sera pas autorisée à faire son putsch.

 Point. Hollande restera. Point final. Le plus excitant est de voir

 comment, une fois sauvé, il reprend pied.

Je lui suis reconnaissant de l’humiliation qu’il inflige

à ses commensaux en leur rappelant que des textes et des votes,

il y a eu des dizaines depuis 2002 sur tous les sujets.

Ils regardaient tous leurs chaussures.

 Et moi je me souviens aussi des textes que nous avons adoptés

 du temps où Lionel Jospin tenait le cycle des Conventions

refondatrices de la fin des années 90. Qu’en ont-ils fait ?

 Tout ce qu’ils en ont retenu c’est l’idée de confier une

présidence de groupe de travail à quelqu’un qui animera

chaque convention. « Comme avec Lionel ».

Ces présidences permettront de « montrer le

renouvellement générationnel », « la diversité »,

« la féminisation » et ainsi de suite.

On va beaucoup jouer le faciès et le genre.

Du contenu des thèses en présence depuis des années,

des têtes qui portent ces thèses : rien. Tout pour l’image.
L’image encore. Celle de Ségolène sur Canal plus. Il est

 question de l’annonce de sa séparation avec François Hollande.

Réplique indignée, long tunnel brodé de leçons d’éthique journalistique.

Bien sur ce n’est pas elle mais les journalistes qui ont annoncé

 la nouvelle de sa séparation. Lourde tartine sur ce

bobard. On l’a déjà entendu depuis le début de la semaine.

Peu importe on n’en saura pas davantage. Pour une fois la

 journaliste ne défends pas les confrères.

Elle ne lui demande pas pourquoi elle parle de « date choisie

pour plus tard » avec François Hollande alors qu’elle donnait

une interview le lendemain à sept heures sur France Inter.

On passe. Arrive l’affaire de son reniement des trente

cinq heures et du Smic à 1500 euros. Même complaisance.

 Elle débite ce que l’on savait. L’autre ne lui demande

 pas pourquoi elle ne l’a jamais dit au cours des réunions sur

 le projet auxquelles elle participait alors qu’elle s’y était mouillée

sur le temps de travail des enseignants et que ses amis étaient

montés au créneau sur la suppression des allocations aux

 familles dès le premier acte d’incivilité des enfants. Passons.

 Quand elle dit qu’elle n’attaque jamais personne pas de

question sur ses accusations de trahison contre «les éléphants ».

 Quand elle affirme qu’elle était absente du Conseil National

du PS parce qu’elle « se devait à sa région » pas de question

sur le miracle qui la rend libre et transportée jusque sur

le plateau de télévision où elle se trouve. Le plus stupéfiant

est de l’entendre mettre sur le compte de la partialité des médias

 au service de Sarkozy l’échec de l’élection présidentielle sans

un mot de réplique de quelqu’un qui anime une émission sur

 la campagne depuis le début de celle-ci ! Dans ses conditions

 à quoi bon faire des interviews ? Pourquoi ne pas lire des

 communiqués à l’antenne ?
Je jette un oeil navré sur tout cet épisode. Quel cauchemard.

De la pure novlangue, comme dans Orwell. Transparence:

mentir pendant la campagne sur les principaux mots

d'ordre proposés. Nouvelle façon de faire de la politique: élire

 le candidat avant d'avoir écrit le programme et lui donner

tous les pouvoirs. Et ainsi de suite. Les mots ne veulent

plus rien dire de ce qu'ils énoncent et bien heureux

quand ils se contentent d'annoncer seulement le contraire de

 ce qu'ils disent.


Et avec tout ça ? Pas un mot sur la réunion européenne et

le mini traité pendant toute la réunion du CN. Une question à

Ségolène Royal qui attribue à Angela Merkel plutôt qu’à

Sarkozy le résultat enregistré….Incroyable ! Mais même cela

ne tirera pas un mot de commentaire ni une question de plus

 à la journaliste. Ainsi va l’actualité médiatique. Mais qu’est ce

que l’actualité ? Une production autonome à l’intérieur de la

réalité globale. Celle-ci ne peut pas être connue autrement

que par effraction du mur médiatique lui-même. C'est-à-dire

dans une stratégie globale où les participants de la sphère

médiatique doivent être considérés eux-mêmes comme des

acteurs impliqués à titre personnel et non pas du point de vue

 de l’objet qu’ils traitent (la vérité ou non sur une question) mais

du point de vue des motivations et objectifs qu’ils poursuivent

 pour leur propre compte, exactement comme on le fait

d’un quelconque barons ou petits marquis en politique avec qui il

est absolument vain de polémiquer sur la nature du socialisme

mais dont il convient de repérer les intérêts personnels. Pour

 avoir vu s’agiter et commenter à haute voix de façon purement

 partisane auprès de leurs collègues quelques journalistes

 pendant le Conseil National du parti socialiste j’ai fini d’en être

convaincu. Ainsi, s’ajoute à nos difficultés que pour un certain

nombre de professionnels, une barrière est rompue entre

 l’implication professionnelle et personnelle jusqu'à un point

 de confusion qui est une menace pour la crédibilité de tout

 le système nécessairement intriqué de la politique et des médias.

Le mal est déjà fait d’un certain point de vue. Car il est déjà

rudement mis à mal sur ce plan par la mise au jour des

 implications amoureuses qu’il contient et qui continue

d’être une clef d’explication pertinente pour le présent. "



 

Toutes les notes