31.03.2008

POESIE "SOCIALE"

 

Ci dessous  plusieurs  liens  sur  des  sites  de poésie
 

Hommage

30.03.2008

PAROLES, PAROLES......

 

Lu  sur  le Blog  du Général  des Banlieues,
La  France  et  surtout  ses  fonctionnaires  auront  ils non seulement 
 le courage  mais  d'abord  la volonté  de s'attaquer 
 aux réformes ou plus exactement  aux adaptations impératives  de notre  pays?
Le  texte  du Général Emmanuel  De Richoufftz  (ci dessous)
pose  simplement  cette  donnée.

Les CANCRES de l'EUROPE doivent trouver LA SOLUTION

 
Les  CANCRES  FRANCAIS ?
  Nos  résultats  économiques  nous classent parmi  les plus  mauvais élèves 
 de l'Europe.
Comme  le cancre  de PREVERT,
nous devons même  sous  les huées  des  élèves  prodiges
et  les menaces  des  maîtres 
 trouver  ces  craies  de couleurs  pour  enfin dessiner 
le visage  du bonheur.
 (Cliquer  sur  le lien cidessous)

Le cancre, de Jacques Prévert (1900-1977).

 

Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu’il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.

Jacques PRÉVERT, Paroles (1945)
©1972 Editions Gallimard

Chanté par Serge Reggiani.

 

29.03.2008

La mondialisation d'aujourd'hui expliquée par MARX (en 1848)

 
 
                La  Mondialisation moderne   expliquée  en 1848  par   MARX. 
 L'extrait  qui suit  est  le début de la   première  partie  du manifeste  du parti communiste , sa lecture  laisse  songeur.
  Certes  le monde  a changé  depuis, nos  états  "bourgeois"  ne sont plus  les chambres  d'enregistrement  des  besoins  de la Bourgeoisie  elle  même, mais  la vision prospective  de  cet auteur  est stupéfiante dans  sa précision  comparativement  à ce  que  nous vivons  depuis  des années.
 Une   approche  nouvelle  est  sans  doute  utile  à tous.
 le Marxisme  galvaudé  par  LÉNINE  et  surtout STALINE  reste une philosophie  historique. 
 Combien  parmi  les lecteurs  ont pris  la peine  de lire  au moins une fois  cette pensée perturbatrice?
    La Liberté  de pensée  et d'opinion  oblige  par honnêteté  à savoir  de quoi nous débattons.
                                            BOURGEOIS  ET PROLÉTAIRES

 

 

 

 

            L’histoire  de TOUTE  société jusqu’à nos jours est l’histoire de lutte  des classes.

 

 

            Hommes libres et esclaves, patricien  et plébéien, baron et serf, maître d’un corps de métier et compagnon, bref, oppresseurs et opprimés ont été  en opposition constante, ils ont mené une lutte ininterrompue, tantôt cachée, tantôt ouverte, lutte qui chaque fois s’est terminée par une transformation révolutionnaire de la société tout entière ou par la ruine commune des  classes  en lutte.

 

 

 

            Aux époques  antérieures  de l’histoire, nous trouvons presque partout toute  une organisation  de la société  en ordres  divers,  une hiérarchie complexe  des conditions  sociales. Dans la ROME  antique, nous  avons  des PATRICIENS,  des chevaliers, des  plébéiens, des  esclaves : au Moyen-âge des seigneurs féodaux, des vassaux, des maîtres de corps  de métier, des compagnons, des  serfs et en outre, dans presque chacune de ces classes à leur tour, des hiérarchies particulières.

 

 

            La société BOURGEOISE moderne, issue de la RUINE  de la société féodale, n’a pas aboli les oppositions de classes. Elle n’a  fait  que substituer aux anciennes  des  classes nouvelles, des  conditions d’oppression nouvelles, de nouvelles formes de lutte.

 

 

 

            Notre  époque de la BOURGEOISIE, a cependant pour signe distinctif qu’elle a simplifié les oppositions  de classes. La société  entière se scinde de plus  en plus  en deux camps HOSTILES,  en deux grandes  classes qui se font directement  face ;

 

 la BOURGEOISIE  et le PROLÉTARIAT.

 

 

            Des serfs  du Moyen-âge  sont issus  les bourgeois hors  les murs  des premières  villes ; de ces  citoyens habitant  en dehors  des  enceinte  sont sortis  les premiers éléments  de la Bourgeoisie.

 

 

            La découverte  de l’Amérique, le tour  du Cap de bonne espérance ont ouvert à la bourgeoisie montante  un champ d’action nouveau. Les marchés des Indes orientales et de la CHINE, la colonisation de l’Amérique, le commerce  avec  les colonies, l’accroissement  des moyens d’échange et des marchandises  en général ont donné  au négoce, à la navigation, à l’industrie un essor  qu’ils n’avaient jamais connu et entraîne  du coup le développement rapide de l’élément révolutionnaire dans la société féodale chancelante.

 

 

            La manière féodale ou corporative   dont avait jusqu’alors fonctionné l’industrie ne suffisait plus à couvrir les besoins  qui croissaient à mesure  que s’ouvraient les marchés nouveaux. La manufacture  s’y substitua. Le Maître  des corps  de métier fut supplanté par la classe moyenne industrielle ; la division  du travail entre  les différentes corporation  céda la place  à la division  du travail  au sein  des divers ateliers.

 

 

            Mais  les marchés  grandissaient  toujours, les besoins  continuaient à s’accroître. La manufacture  à son tour  ne suffit plus. Alors  la VAPEUR  et les machines révolutionnèrent la production industrielle. A  la manufacture  se substitua la grande industrie moderne. A la classe moyenne industrielle  se substituèrent  les millionnaires  de l’industrie, les chefs  d’armées industrielles  entières, les bourgeois modernes.

 

 

          La grande industrie a créé le MARCHE MONDIAL préparé  par la découverte  de l’Amérique.

 

 

            Le MARCHE mondial a donné un immense développement  au commerce, à la navigation, aux communications terrestres. Ce développement a réagi  à son tour sur l’extension  de l’industrie  et à mesure  que l’industrie, le commerce la navigation et les chemins  de fer prenaient  de l’extension, la bourgeoisie  se développait, elle accroissait  ses  capitaux, elle rejetait à l’arrière  plan  toutes  les classes héritées  du Moyen-âge.

 

 

            Nous voyons  donc  que  la bourgeoisie  moderne  est  elle-même le produit  d’un long processus de développement, d’une série de bouleversements dans le mode  de production  et de circulation.

 

 

             Chacun  de ces  stades  de développement  de la bourgeoisie s’accompagna d’un progrès politique correspondant. Ordre opprimé lorsque régnaient  les seigneurs féodaux, associations armées  s’administrant elles-mêmes  dans la commune, ici république urbaine indépendante, là tiers ordre taillable de la monarchie, puis à l’époque de la manufacture, contrepoids à la noblesse dans la monarchie appuyée  sur les divers ordres ou absolue et principale assise des  grandes monarchies  en général, la BOURGEOISE s’est  enfin arrogé depuis la création  de la grande industrie  et du marché mondial la suprématie politique  exclusive  dans l’Etat représentatif  moderne.

 

 

            Les  pouvoirs  publics modernes ne  sont  qu’un comité  qui administre  les affaires communes  de la classe bourgeoise  tout  entière.

 

 

            La BOURGEOISIE a joué  dans l’histoire un rôle hautement révolutionnaire.

 

 

            Là où elle  est arrivée  au pouvoir, la bourgeoisie a détruit tous les rapports féodaux, patriarcaux, idylliques. Elle a impitoyablement déchiré  la variété bariolée des liens féodaux  qui unissaient  les hommes à ses supérieurs naturels et n’a laissé subsister d’autres liens entre  les hommes  que l’intérêt  tout nu, le dur « paiement comptant » Elle a noyé  dans les eaux glacées  du calcul égoïste les frissons  sacrés  de l’exaltation religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la mélancolie sentimentale  des petits bourgeois. Elle a dissous la DIGNITÉ personnelle  dans la valeur d’échange  et substitué  aux innombrables libertés reconnues par lettres patentes  et chèrement acquises la seule liberté  sans scrupule du commerce.

 

 En un mot, elle a substitué à l’exploitation  que voilaient les illusions religieuses  et politiques  l’EXPLOITATION OUVERTE, cynique  directe  et toute crue.

 

 

            La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole  toutes  les activités  tenues  jusqu’ici pour vénérables et considérées  avec une piété mêlée  de crainte.  Elle a transformé le médecin,  le juriste, le prêtre, le poète, l’homme  de science,  en SALARIES  à ses  gages.

 

 

            La bourgeoisie a arraché  aux relations familiales leur voile sentimental attendrissant et les a ramené à un pur rapport d’argent.

 

            La bourgeoisie a révélé comment  la manifestation  de la force brutale que  la réaction  admire tant  dans le Moyen-âge trouvait  son complément approprié dans la fainéantise  la plus crasse. Elle a été  la première à montrer  ce dont est capable l’activité  des  hommes. Elle a accompli de tout  autres  merveilles  que les pyramides d’Égypte, les aqueducs romains et les cathédrales gothiques, elle a réalisé de tout autres  expéditions  que  les grandes invasions  et les croisades.

 

 

            La bourgeoisie  ne peut exister  sans révolutionner  en permanence les instruments  de la production, donc  les conditions de la production, donc l’ensemble  des rapports sociaux. Le maintien  sans changement de l’ancien mode de production était  au contraire la  condition d’existence première de toutes  les classes industrielles  antérieures. Le bouleversement  constant  de la production, l’ébranlement incessant de toutes les conditions sociales, l’insécurité et l’agitation perpétuelle distinguent l’époque bourgeoise  de toutes les époques  antérieures. Tous  les rapports  bien établis, figés par la rouille, avec leur cortège d’idées et de conceptions surannées  et vénérables sont dissous ; tous  les rapports  nouveaux tombent  en désuétude avant d’avoir pu  se scléroser. Toute hiérarchie   sociale  et tout ordre  établi  se volatilisent, tout  ce  qui est sacré  est profané  et  les hommes  sont  enfin contraints de considérer  d’un œil froid leur position  dans la vie leurs relations mutuelles.

 

 

            Pressée par  le besoin  de débouchés  toujours  plus étendus  pour  ses produits, la bourgeoisie se répand  sur  la TERRE  entière. Il faut qu’elle s’implante  partout, établisse  partout  des relations.

 

 

 Par l’exploitation  du MARCHE  MONDIAL, la bourgeoisie a donné une tournure cosmopolite à la production  et à la consommation de tous les pays. Au grand regret des réactionnaires, elle a sapé sous les pieds de l’industrie sa base NATIONALE.

 

 

Les  antiques industries nationales ont été anéanties et continuent  de l’être  chaque jour. Elles  sont évincées par  des industries  nouvelles dont l’introduction devient  une question de vie  ou de mort pour toutes  les nations civilisées, des industries qui ne transforment plus  des matières premières  en provenance des zones les plus reculées et dont les produits sont consommés non seulement  dans le pays même, mais  dans toutes les parties  du monde à la fois.

 

 

 Les  anciens besoins que satisfaisaient les produits nationaux  sont remplacés par  des besoins nouveaux  qui exigent pour leur satisfaction  les produits  des contrées  et les climats les plus lointains. L’ancien isolement de localités et de nations qui se suffisaient à elles-mêmes fait place à des  relations universelles, à une interdépendance universelle  des nations.

 

            Et  ce  qui est vrai  de la production matérielle l’est  tout autant  de la production intellectuelle. Les produits  de l’esprit des diverses nations deviennent bien commun. L’exclusivisme  et l’étroitesse nationaux deviennent de plus  en plus impossibles  et  la multiplicité des littératures  nationales  et locales naît  une littérature mondiale.

 

 

            Grâce  au perfectionnement rapide  de tous les instruments  de production, grâce  aux communications rendues infiniment plus faciles, la bourgeoisie entraîne brutalement dans  la civilisation  toutes  les nations, même  les plus barbares.

 

 

            Le bon marché  de ses marchandises  est l’artillerie  lourde avec  la quelle elle abat toutes  les murailles  de CHINE et contraint  à capituler les barbares  qui nourrissent la haine la plus opiniâtre  de l’étranger. Elle oblige  toutes  les nations à faire  leur, si elles ne veulent pas disparaître, le mode  de production  de la bourgeoisie ; elle  les contraint à introduire chez  elles ce  qu’elle appelle civilisation, c’est  à dire à devenir bourgeoises. En un mot, elle se crée un monde à son image.

 

 

            La bourgeoisie a soumis  la campagne à la domination  de la ville. Elle a créé  des villes énormes, elle a considérablement augmenté la population urbaine par rapport  à celle des campagnes et arraché ainsi une part importante de la population à l’abêtissement de la vie rurale. Tout comme elle assujetti la campagne à la ville, elle a rendu les  pays barbares ou à demi barbares dépendants  des  pays civilisés, les peuples paysans  dépendants  des peuples bourgeois, l’Orient  de l’Occident.

 

 

            La Bourgeoisie supprime de plus  en plus l’éparpillement  des moyens  de production,  de la propriété et de la population. Elle a aggloméré la population, centralisé  les moyens de production  et concentré la propriété en un petit nombre  de mains.

 

 

 La conséquence nécessaire a été  la concentration politique.

 

 

 Des provinces  indépendantes, tout juste liées par  des  alliances, ayant  des intérêts,  des lois,  des gouvernements  et des  systèmes douaniers différentiels, ont été concentrées en une nation unique, une législation unique, avec  un gouvernement unique, une législation unique, un seul intérêt national de classe, une seule frontière douanière.

 

 

            Dans le cadre  de sa domination  de classe à peine centenaire, la bourgeoisie a créé es forces  de production plus MASSIVES  et plus colossales  que toutes  les générations passées  prises ensembles.

 

 

            Soumission  de l’HOMME  des forces  de la nature, machinisme, application  de la chimie à l’industrie et à l’agriculture, navigation à vapeur, chemins  de fer, télégraphes électriques, défrichement  de continents  entiers, régularisation  des fleuves, populations  entières jaillies  du sol, quel  est  le siècle passé qui soupçonnait que de telles forces de production sommeillaient   au sein  du TRAVAIL SOCIAL ?

 

 

            Or  nous l’avons vu : les moyens  de production  et d’échange  sur la base  desquels  la bourgeoisie  a commencé  à s’édifier ont été produit  au sein  de la société féodale.

 

 

            A un certain  stade de développement  de ces moyens  de production  et d’échange, les conditions dans les quelles la société féodale produisait  et échangeait, l’organisation féodale de l’agriculture  et de la manufacture,  en un mot les rapports  de propriété féodaux ne correspondaient  plus aux forces productives déjà développées. Ils paralysaient  la production au lieu  de la faire progresser. Ils  se transformèrent  en autant  d’entraves. Ils fallait  les faire  sauter, on les fit  sauter.

 

 

 

            Ils  furent  remplacés  par  la libre concurrence   avec l’organisation  sociale  et politique appropriée, avec  la suprématie économique  et politique  de la classe  bourgeoise.

 

 

            Nous  voyons s’opérer  sous nos yeux un mouvement analogue. Les conditions bourgeoises de production et d’échange, les rapports bourgeois  de la propriété, la société bourgeoise moderne qui a fait jaillir comme par  enchantement  des moyens  de production  et d’échange  aussi prodigieux ressemble  au sorcier qui n’est plus capable de maîtriser  les puissances infernales qu’il a invoquées.

 

 

            Depuis  des  dizaines  d’années, l’histoire  de l’industrie  et du commerce n’est plus  que l’histoire de la RÉVOLTE  des forces productives modernes contre les rapports modernes de production, contre les rapports  de propriété  qui conditionnent  l’existence  de la bourgeoisie et de sa suprématie. 

 

 

            Il suffit  de citer  les crises commerciales  qui revenant périodiquement, remettent  en question et menacent  de plus  en plus l’existence  de la société bourgeoise tout entière.

 

 

            Chaque crise anéantit régulièrement une grande partie non seulement  des produits existants, mais même des forces productives déjà créées. Avec les crises  éclate une épidémie sociale qui serait apparue à toutes  les époques antérieures comme une ABSURDITÉ. L’épidémie  de la surproduction.

 

           La société  se trouve brusquement ramenée  à un état  de barbarie momentanée ; on dirait  qu’une famine, une guerre générale d’anéantissement lui ont coupé  tous  les moyens  de subsistance ; l’industrie, le commerce semblent anéantis, et pourquoi ?

 

 

            Parce qu’elle possède  trop  de civilisation, trop  de moyens  de subsistance, trop d’industrie, trop  de commerce. Les forces productives dont elle dispose  ne servent plus à faire progresser la civilisation bourgeoise et  les rapports  de propriété  bourgeois ;  au contraire, elles  sont devenues trop puissantes  pour ces rapports, elles  sont  entravées  par  eux ; et dès  qu’elles surmontent  cet obstacle, elles désorganisent  toute la société bourgeoise, elles mettent l’existence  de la propriété bourgeoise  en péril.

 

            Les conditions bourgeoises  sont devenues trop étroites pour contenir  la richesse quelles ont produites. Par  quel moyen la bourgeoisie surmonte-t-elle  les crises ? D’une  part  en imposant la destruction d’une masse des forces productives ; d’autre  part en conquérant  de nouveaux marchés et   en exploitant  plus tard  les  anciens par  quel moyen  donc ? En ouvrant  la voie à des  crises  plus étendues  et plus violentes et en diminuant les moyens  de les prévenir.

 

 

            Les  armes  dont la bourgeoisie s’est servie  pour abattre la féodalité  se tournent maintenant  contre  la bourgeoisie  elle-même.

 

 

            Mais  la bourgeoisie n’a  pas seulement  forgé les  armes  qui lui apporteront  la mort ; elle a aussi engendré les hommes  qui porteront ces  armes les ouvriers modernes  les prolétaires.

 

 

            Dans  la mesure même  où se développe  la bourgeoisie, c'est-à-dire le CAPITAL, se développe  le prolétariat, la classe  des ouvriers modernes qui ne vivent que tant  qu’ils trouvent  du travail et  qui n’en trouvent  que  tant  que  leur travail augmente  le CAPITAL.

 

            Ces ouvriers obligés de se VENDRE par portions successives sont une MARCHANDISE comme tout autre  article  de commerce et sont donc exposés de la même manière à tous  les aléas  de la concurrence, à toutes  les fluctuations  du marché.

 

 

 

A  suivre :

 

La FRANCE d'en BAS

 

L'effort humain de la FRANCE d'en bas!

 

     Cette  France  d'en  Bas, celle qui souffre, c'est cette France  de ¨PREVERT  

  celle  de l'effort humain  que  nos élites  devront  un jour regarder vivre.

C'est cette FRANCE  qui se compte  encore  par millions, celle  qui comme l'écureuil ivre  de Prévert  se saoule du mauvais vin  de la résignation  et qui pourtant   a planté  toutes  les vignes  .

 Cette France  de l'effort  humain  qui travaille  comme un nègre  quand  ce dernier  travaille  comme lui.

 Cet effort humain  qui porte  un bandage herniaire  et  les traces  des combats  de la classe ouvrière.   

Quand  nos élites décideront ils  de les regarder enfin vivre?  

                             

    L'effort humain

                                " PAROLES"  DE   Jacques  PREVERT
n'est pas ce beau jeune homme souriant
debout sur sa jambe de plâtre
ou de pierre
et donnant grâce aux puérils artifices du statutaire
l'imbécile illusion
de la joie de la danse et de la jubilation
évoquant avec l'autre jambe en l'air
la douceur du retour à la maison
                          
 Non
l'effort humain ne porte pas un petit enfant sur l'épaule droite
un autre sur la tête
et un troisième sur l'épaule gauche
avec les outils en bandoulière
et la jeune femme heureuse accrochée à son bras
L'effort humain porte un bandage herniaire

et les cicatrices des combats
livrés par la classe ouvrière
contre un monde absurde et sans lois
L'effort humain n'a pas de vraie maison
il sent l'odeur de son travail
et il est touché aux poumons

son salaire est maigre
ses enfants aussi
il travaille comme un nègre
et le nègre travaille comme lui
L'effort humain n'a pas de savoir-vivre
l'effort humain n'a pas l'âge de raison
l'effort humain a l'âge des casernes

l'âge des bagnes et des prisons
l'âge des églises et des usines
l'âge des canons
et lui qui a planté partout toutes les vignes
et accordé tous les violons
             il se nourrit de mauvais rêves
et il se saoule avec le mauvais vin de la résignation
                et comme un grand écureuil ivre
     sans arrêt il tourne en rond

dans un univers hostile
poussiéreux et bas de plafond
                    et il forge sans cesse la chaîne
         la terrifiante chaîne où tout s'enchaîne
   la misère le profit le travail la tuerie
la tristesse le malheur l'insomnie et l'ennui
 la terrifiante chaîne d'or
de charbon de fer et d'acier
de mâchefer et de poussier
passe autour du cou
d'un monde désemparé
la misérable chaîne
où viennent s'accrocher
les breloques divines
les reliques sacrées
les croix d'honneur les croix gammées
les ouistitis porte-bonheur
les médailles des vieux serviteurs
les colifichets du malheur
et la grande pièce de musée
le grand portrait équestre
le grand portrait en pied
le grand portrait de face de profil à cloche-pied
le grand portrait doré
le grand portrait du grand divinateur
le grand portrait du grand empereur
le grand portrait du grand penseur
  du grand sauteur
      du grand moralisateur
              du digne et triste farceur
                  la tête du grand emmerdeur

                 la tête de l'agressif pacificateur
               la tête policière du grand libérateur
la tête d'Adolf Hitler
  la tête de monsieur Thiers
    la tête du dictateur
la tête du fusilleur
de n'importe quel pays
de n'importe quelle couleur
        la tête odieuse
      la tête à claques
   la tête à massacre
                  la tête de la peur.

 

ECONOMIE les solutions existent

Les solutions existent pour notre avenir économique

"Haut  les coeurs  nous  disposons  de clés efficaces  pour notre économie"

 

Reprise  d'une note  toujours d'actualité  publiée  en mars  2006.

La situation  internationale   dégradée  à la quelle  nous serons confrontés  dans les prochains mois  doit être l'occasion  enfin  de nous adapter  au réalités  du monde.

 Malgré  les chiffres  annoncés:

 plus  de 53 milliards  de déficit budgétaire   en 2007 ,

 54%  de prélèvements obligatoires  sur l'ensemble  de nos richesses dont la moitié  représentent  les impôts  de l'état  et l'autre moitié  les charges  qui pèsent  sur l'emploi pour financer  notre  protection sociale  qui prend l'eau  de toute part.

50 milliards  de déficit  sur  le commerce extérieur  avec 200 milliards  de bénéfices  pour  nos voisins Allemands.

Nous  disposons cependant  d'atouts  reconnus  par l'ensemble  de nos concurrents.

 

Nos grandes Entreprises même  si elles ont été  en partie  vendues  depuis 1982  par la gauche  (ouverture  du capital   de nos entreprises  à cette époque) réalisent  des  scores fabuleux.

Ces  réussites  doivent  nous amener  à réfléchir  et à emprunter  les mêmes  pistes  pour toutes  les autres entreprises  de notre  pays.

 

Le succès  est possible  et surtout payant.

  

 Celui  de nos grandes  entreprises  vendues  depuis 1982  profitent   pour  plus  de 50%  à des  actionnaires  US  qui financent ainsi leurs retraites  par les excellents résultats  de nos entreprises FRANCAISES.

 

Nos  dirigeants  doivent  mettre  en place  plus rapidement  qu'ils ne le font  les conditions  pour offrir  à nos  autres  entreprises  les conditions  du succès  que connaissent déjà nos plus grandes.

C'est à cette condition  et à elle seule  que nous libérerons  l'économie  en créant  ainsi  les conditions  des réformes indispensables.

Les  équilibres  actuels  nous imposent  de ne rien faire, c'est  en degrippant    l'initiative  et  en accroissant  nos richesses  que l'état  se donnera  alors  les moyens  de ses  réformes.

Malgré  un horizon  des plus sombre , nous  disposons d'atouts pour faire  face  à la situation.

les remarquables résultats  de nos Multinationales  en sont la preuve évidente.Offront  les mêmes  conditions  à nos retraités  que nous offrons  aux retraités  Américains, ceci  est possible  si nous le voulons.

10.03.2006

LA GUERRE ÉCONOMIQUE POUR NOS EMPLOIS

 

  LA GUERRE ÉCONOMIQUE  POUR NOS EMPLOIS

            Nous autres les « GAULOIS » qui avons la chance de vivre dans un des plus beaux Pays du monde où près de cent millions de touristes viennent nous visiter chaque
année ;avons-nous conscience des réalités du monde ?

 

 

            Il serait amusant de comparer ce qu’écrivait  déjà de nos ancêtres  Jules CESAR dans sa « Guerre des GAULES »?  En y changeant quelques noms nous aurions alors l’impression de lire nos quotidiens habituels.

 

 

            Quel Peuple surprenant, capable de porter des jugements sur tout, toujours « ronchon » incapable de se remettre en cause, divisé à l’extrême, bagarreur et emporté.

 

 

            Chamailleur comme le soulignait Jules césar, individualiste à l’excès. Mais tous ces défauts ne font ils pas notre richesse dans les capacités d’adaptation, si tant est que nous prenions conscience que le monde change autour de nous.

 

Depuis 15 à 20 ans les grandes démocraties du monde comme les Etats-Unis ont anticipé l’évolution en s’adaptant en permanence à ces changements prévisibles. Nombre de leurs « OFFICIERS » de renseignement se sont reconverti dans l’intelligence économique

 

 

.               Près de 50% des meilleurs officiers traitants de la CIA ont ainsi trouvé au sein des plus grandes entreprises un nouveau terrain d’action pour contribuer au maintien de la suprématie de ce nouvel empire dans le domaine de l’économie.
 

 

            Au sein des Pays anglo-Saxons l’INTELLIGENCE  ECONOMIQUE est une partie intégrante de toutes leurs cultures.
            Leur approche  est cependant  l'opposée  de celle des  FRANCAIS  plus cartésiens.
   En effet  si  pour  nous  autres  Latins, l'intelligence  procède  de l'analyse  de  facteurs passés  pour comprendre  le  présent  ( intelligere  signifie  relier  des  paramètres  pour  en comprendre  le rapport  tout  comme comprendre  signifie  prendre  avec  et donc compare  afin d'en saisir  les rapports)
  Pour  les Anglo  saxons   en revanche  l'Intelligence s'incrit  dans l'ACTION et   relève essentiellement  du RENSEIGNEMENT  c'est  à dire  une compréhension  et  la vérification  anticipée  des hypothèses  dans  la perspective  de l'ACTION.
    Les  CARTESIENS  expliquent  le présent   en regardant le passé ,  les  Anglo saxons  essayent  de maîtriser   par l'action  le FUTUR.

 

            La connaissance non pas de « l’ennemi », mais  aujourd’hui de la concurrence  est une donnée incontournable dans la maîtrise non pas du terrain mais du marché de demain.

 

            Maîtrises des marchés qui conditionnent  l’existence de nos emplois.

 

 

            La culture du « secret » de la stratégie des entreprises ainsi que la protection de leurs brevets est une nécessité comprise et partagée par tous dans le « nouveau monde »

 

 

            Comparativement nos entreprises nationales y compris les plus grandes n’ont encore pas intégré totalement cette donnée indispensable à notre économie.

 

            Prés de 96% de nos entreprises comptent moins de 10 salariés, très peu accèdent au commerce international mais combien savent dès lors qu’elles détiennent des produits innovants qu’elles sont immédiatement surveillées sans le savoir par des structures particulièrement efficaces.

 

            L’incroyable LEGERETE dans l’utilisation de nos communications en particulier téléphonique et e mail est consternante. Combien de marchés ont-ils ainsi été perdus, tout simplement parce qu’un  cadre bien intentionné aura voulu gagner du temps et briller devant son PDG. Ce dernier transmettant à partir d’un aéroport  par mail ou mieux encore par téléphone les données stratégiques d’un marché en cours de signature. (les  exemples  précis  en ce domaine  sont affligeants  et concernent  parfois  les plus hautes autorité  de grandes  entreprises  quand il ne s'agit pas de l'état  lui même)

 

 

            Marché qui 24h00 plus tard sera repris par la concurrence qui aura alors proposé  une offre plus ciblée au client. La société française aura perdu non pas par négligence mais par incompétence liée à l’ignorance des procédures utilisées.

 

 

 

            Le train du monde est reparti depuis 1989 date  de la chute du mur de BERLIN.  Nous avons le sentiment d’être restés sur le quai de la gare. Nous assistons impuissants  à la guerre impitoyable  que se livrent  nos « chefs  Gaulois »

 

            Quand prendrons nous conscience que si tous les autres avancent, nous en ce qui nous concerne nous utilisons  comme  du temps  de Jules CESAR toutes nos énergies dans des affrontements stériles et dépassés.

 

            Quand prendront nous conscience que plus de 10 millions de nos concitoyens ont été abandonnés à eux-mêmes ?

 

            La guerre économique a commencé et nous disposons par chance de toutes les capacités pour la gagner.
Nos défauts sont nos plus grandes richesses.
La capacité individuelle de savoir trouver des solutions à tous les problèmes.
De savoir faire face avec des moyens dérisoires que nous avons tous qualifié de système « D » et qui émerveille toujours nos amis américains.

 

            Quand enfin, nos politiques traceront-ils  un objectif réaliste à notre peuple, afin qu’il se remette en route 
 Quand utiliserons nous notre génie si particulier qu’est notre faculté d’adaptation. Qualité si indispensable pour trouver les solutions au changement.

28.03.2008

PAROLES de jacques PREVERT

 

poésie  PREVERT  "Paroles"
extraits  du site cvera;podemus.com
Cet amour
Le cancre
Comment  faire le portrait  d'un oiseau
etc..

Ma liberté (Boris VIAN)

 

ma liberté chantée  par Serge  Reggiani
clisquer  sur  le lien  ci dessous

Cet amour de jacques PREVERT

 cliquer  sur  le lien  ci dessous  pour écouter  le texte dit par Serge REGGIANI

Cet amour.


 

Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
Cet amour qu faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivant que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marble
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Lá où tu es
Lá où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t’en va pas
Nous qui sommes aimés
Nous t’avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n’avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n’importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous.

Le monde mental ment!

Devons nous  faire  confiance  à nos  élites,

eux  qui s'érignent  si souvent  en automonument  dans l'intérêt  des  travailleurs  du bâtiment?

Cette reflexion  est  celle de Jacques PREVERT  dans  un texte  de "Paroles"  qui semble  aujourd'hui encore d'actualité.

 

paroles  Jacques PREVERT
Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les
Allumettes

Parce que Messieurs  quand on le laisse seul

Le monde mental Messieurs
N'est pas du tout brillant

Et sitôt qu'il est seul
Travaille arbitrairement
S'érigeant pour soi-même
Et soi-disant généreusement en l?honneur des travail-
Leurs du bâtiment
Un auto-monument

Répétons-le Messssssieurs

Quant on le laisse seul
Le monde mental

Ment

Monumentalement

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