22.01.2012
2012:HOLLANDE "Chapeau l'artiste"
17:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, hollande, aubry, ump, pcf, udf, modem, sarkozy, fillon, dsk, royal, fabius, 2012, le bourget, discours à la nation, présidentielles 2012, france
05.12.2011
2012 quelle est la véritable stratègie du FN pour entrer au gouvernement?
19:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.07.2011
PS présidentielles 2012: le PS apprend t il enfin à compter?
19:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, pcf, npa, lo, lcr, modem, sarkozy, hollande, royal, valls, melanchon, besancenot, eva joly, présidentielles 2012, parti socialiste
Présidentielles 2012 et si en 2006 Arlette n'avait pas totalement tort?
30.03.2007
ARLETTE Lutte OUVRIERE
08.12.2006
préidentielles 2007 ARLETTE LAGUILLER
Le discours d'Arlette LAGUILLER est toujours aussi sincère même si les propositions qu'elle proposent sont complétement dépassées et d'un autre siècle.
Le constat qu'elle dresse esr cependant la triste réalité, il est inacceptable de voir se propager une telle misère dans notre pays.
il faut faire quelque chose; certes mais la lutte des classes, la lutte contre le capitalisme "VERSAILLAIS" d'un THIERS contre les communards est dépassée et d'un autre siècle.
Si le constat est juste, si une action doit être entreprise au plus vite pour rendre un avenir et surtout leur dignité aux plus fragiles qui ont été écartés de la vie du Pays depuis 1981, cela ne peut se faire en montant une partie de la population contre l'autre.
Les wagons ne peuvent avancer que si des locomotives tirent les trains. nous ne sommes pas tous égaux sauf en droit depuis 1789. la vie nous fait douleuresement constater comme le disait le professeur "COLUCHE" qu'il vaut mieux naître riche, beau intelligent et en bonne santé, que pauvre, bête,malade etc....
Rien ne peut se faire sans ceux qui ont le courage mais surtout la capacité d'entreprendre, d'imaginer de nouveaux produits de les commercialiser et ainsi de créer les emplois de demain du monde salarial;
Ne pas prendre en compte cette réalité consiste tout simplement à nier l'évidence et à créer les conditions comme nous l'avons fait en France depuis 1981 de la mise à l'écart de 10 millions de français
conséquences de décisions prises alors par le PS qui en sont les CAUSES dont les effets demeureront tant qu'elles ne seront tout simplement pas corrigées.
si les conséquences sont intolérables les causes doivent être dénoncées afin d'être corrigées pour rendre possible les conditions d'un avenir digne pour tous.
extrait du discours d'Arlette LAGUILLER le 6 décembre 2006 à Orléans
19:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Sarko'WAR qui va payer l'addition?
L'impasse française?
4 mois après le début de cette offensive franco Française quel est le bilan? tous les autres pays ayant abandonné en cours de route)
à chacun de le constater car la France , son président et son ministre des affaires étrangère sont de plus en plus seuls .
Se sont ils trompés?
ont ils été trompés mais par qui?
Il est vrai que le pays est riche (pense t on), mais qui va payer la facture?
sans aucun doute le budget de la défense et donc les familles de cadres qui peut encore en douter?
En effet ne parle t on pas dans la presse d'un million d'euros jour? mais qui prend en compte l'usure des matériels, leur maintenance et donc leur remplacement plus rapide que toutes les planifications laissaient prévoir.
En y incluant ces coûts qui eux sont 5 à 8 fois supérieurs aux dépenses liées aux seuls armements et munitions, (au passage quel est le montant des crédits contractés auprès d'EADS ou de MBDA?)
le Bilan deviendra vite catastrophique.
La géo politique s'apparente aux échecs, on n'y devient pas champion à 65 ans comme juppé, il convient de pratiquer ce "sport" dès son plus jeune âge et surtout de comprendre qu'il est nécessaire d'avoir au moins 3 à 4 coups d'avance sur ses adversaires au risque sinon de se faire "promener" comme les USA, L'angleterre la russie, la Chine etc.... le font depuis des mois.
les ratés d'une guerre Française
http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/07/17/libye...
rappel de la note du 06.04.2011
Sarko's WAR où en sommes nous un mois après?
l'OTAN a repris la main au grand désespoir des rebelles Lybiens qui essuient défaites sur défaites. la guerre ,n'étant depuis toujours que la continuation de la politique par d'autres moyens, phase transitoire certes mais qui débouche toujours sur la paix et donc un règlement politique.
à Quoi assistons nous depuis quelques semaines déjà?
était ce prévisible?
mais pire encore combien cela coûtera t il à la FRANCE déjà en faillite (149 milliards de déficit cette année)
Les sur coûts seront donc supportés entièrement sur le budget de la défense et donc au détriment des personnels et plus encore des réalisations immobilières indispensables pour conduire de "manière nominale" la réorganisation en cours.
http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/arch...
http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/arch...
Jacques ATTALI lui même sur son blog posait certaines questions qu'il aurait été judicieux de se poser avant de " partir la fleur au fusil"
Gagner la paix lu sur le blog de Jacques ATTALI
http://www.attali.com/actualite/blog/geopolitique/gagner-...
"Quelques dirigeants, dont ceux de la France, se sont embarqués la fleur au fusil dans un conflit incertain contre le dictateur fou de Lybie, sans répondre à trois questions qui auraient méritées d’être discutées publiquement avec l’opinion, et au moins avec le Parlement, avant que le premier missile ne soit tiré par un avion français :
1. Est-on prêt à mener une éventuelle deuxième phase de la guerre, qui serait terrestre ? On peut certes espérer que le régime s’effondre sous le seul effet d’une sidération par un tapis de bombes. Mais l’expérience montre que ce n’est pas toujours le cas. Dans ce cas, que fait on ? On continue à bombarder, au risque de massacrer une population utilisée comme bouclier humain et de retourner les opinions publiques arabes contre un Occident présenté comme envahisseur, comme le montre la première dérobade de la Ligue Arabe ? On envoie des troupes occuper les villes et mener des combats de rue ? Les deux sont autorisées par la résolution 1973 des Nations Unies, sans qu’aucun des Parlements concernés n’aient été appelé à donner accord.
2. Est-on prêt à s’occuper de la paix ? L’Histoire nous apprend qu’une guerre n’est vraiment gagnée que si la paix est préparée pendant la guerre. Ce ne fut pas le cas pendant la Première Guerre Mondiale. Ce fut à peu prés le cas pendant la seconde. Pas du tout pendant la guerre au Vietnam, ni pendant celles, plus récentes, menées en Afghanistan et en Irak. Avec les conséquences désastreuses que l’on sait. Et là, a-t-on une idée de ce que deviendra la Libye après ? Un Etat unifié ? Une fédération ? Verra-t-on la Cyrénaïque devenir indépendante et ne conservant son indépendance que grâce à la présence de troupes occidentales ? Et même si le dictateur est chassé du pouvoir, les pays libérateurs auront-ils les moyens de reconstruire ce pays ? C’est difficile à croire quand on voit la façon dont ces mêmes pays n’aident qu’à peine l’Egypte et la Tunisie. Ironiquement, d’ailleurs, les trois pays les plus en pointe dans la bataille aérienne contre Kadhafi (la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis) sont économiquement ruinés, avec des taux record de chômage. A supposer même qu’ils aient les moyens de gagner la guerre, ils n’auront jamais les moyens de gagner la paix. Alors que les pays les plus riches (la Russie, la Chine, l’Allemagne, l’Arabie Saoudite), se tiennent sagement planqués. Cela ne peut conduire qu’à un discrédit de plus du dollar et de l’euro, et plus largement de l’occident tout entier et des valeurs qu’il défend, au nom desquels les pays se sont libérés
3. Pourquoi s’attaquer à cet épouvantable dictateur, qui massacre sa population et pas à trois autres, qui en font autant exactement au même moment, a Sanaa, Manama et Abidjan ? Qui d’ailleurs connait les noms de Hamad ben Issa Al-Khalifa, roi de Bahreïn, et de Ali Abdallah Saleh, président du Yémen, tout aussi criminels aujourd’hui que le sont aujourd’hui Kadhafi ou Gbagbo. Pourquoi l’un est il dénoncé par tous les médias et pas les trois autres ? Parce qu’on pense que Kadhafi peut être délogé sans dommage collatéral, ce qui n’est d’ailleurs pas établi.
On ne joue bien aux échecs que si on prévoit plusieurs coups d’avance, ce qui ne semble pas la qualité principale de ceux qui ont déclenché ce conflit.
Décidemment, Clémenceau avait raison de dire que la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires. Sans doute ne faut-il pas la laisser non plus à des diplomates."
rappel de la note du 26.03.2011
"The SARKO'S WAR" et maintenant qu'allons nous devoir faire?
La suite si prévisible se confirme, l'OTAN c'est à dire les USA reprennent la main certes sur le plan opératif, mais qui peut encore douter et NIER que ceci s'applique déjà pas au domaine politique?
Sarko's War la suite si prévisible...
"THE SARKO'S WAR " a débuté mais après?
19:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles 2012, sarkozy, fillon, jupé, ps, ump, pcf, npa, les verts, aubry, royal, hollande, 2012, chevenement
13.05.2011
2012 les causes de la défaite annoncée du PS aux élections
"Chronique d’une défaite annoncée
A la veille du trentième anniversaire de la première élection présidentielle gagnée par un socialiste en France, suivie de la première véritable alternance politique, les dirigeants socialistes sont sur un petit nuage, semblant assurés de leur victoire aux prochaines élections présidentielles et aux législatives qui suivront.
Ils en sont même déjà à se partager les postes : qui sera Président ? Ministres ? Directeurs de cabinet ? Présidents d’entreprises ? Bénéficiaires de marchés publics ? Et tant d’autres avantages à venir, après un si long temps de pénitence.
Ils ont quelques bonnes raisons d’être ainsi optimistes : au vu des sondages, il semblerait que le moindre socialiste puisse battre le président sortant ; même les électeurs de droite ne veulent plus de cet homme, qu’ils disent incapable de les représenter et de défendre leurs intérêts. De fait, son bilan est très loin de ses promesses sur tous les sujets, et en particulier sur l’emploi, le pouvoir d’achat, la compétitivité, la dette publique, et même la sécurité. Les Français lui reprochent de ressentir un sentiment de mal être, pour eux et plus encore pour les générations à venir, qu’ils devinent menacées de déclassement.
Et pourtant, malgré tout cela, à l’heure où j’écris, le résultat le plus probable des prochaines élections présidentielles est, à mon sens, la réélection du président sortant. D’abord parce qu’il pourra, pour justifier son bilan économique et social, présenter l’excuse de la crise financière internationale, qu’il a apparemment très bien gérée. Ensuite parce qu’il peut arguer d’un activisme international de bon aloi sur la plupart des grands sujets où la voix de l’Europe méritait de se faire entendre. Enfin, parce que jamais les idées de la droite et de l’extrême droite n’ont été aussi dominantes dans l’esprit des Français : on ne débat que d’ordre, de sécurité, d’identité nationale, d’immigration.
La gauche ne réussit pas à imposer un débat sur le chômage, sur l’école ou sur la précarité. Et quand elle fait des propositions, les Français ne les écoutent pas ou s’y opposent : ils ne veulent plus d’assistanat, mais du travail et de la sécurité. Et la gauche a abandonné ces préoccupations à la droite.
De plus, comme les innombrables candidats à la candidature dans les multiples gauches vont se disputer pendant six mois encore sur des questions de personnes, et non de programmes, ils vont évidemment s’user avant l’heure. Aussi parce les dirigeants socialistes des collectivités territoriales ne se battront pas pour que l’un d’entre eux soit élu à la magistrature suprême, parce qu’ils savent que cela rendrait plus difficile leur réélection deux ans plus tard, dans leurs territoires.
Enfin, et ce n’est pas sans importance, parce que le Président sortant, bien meilleur candidat que Président, est le seul de tous les prétendants, de droite comme de gauche, à être prêt à tout pour être élu, parce que, quoi qu’il dise, il ne peut, lui, s’imaginer d’autres vies.
Et pourtant, il suffirait à la gauche de choisir au plus vite son candidat, de centrer sa campagne sur la justice et la sécurité, économiques et sociales, de faire de la lutte contre la précarité son principal combat, pour s’imposer dans les esprits et dans les votes. Elle ne le fera sans doute pas ; et si, dans les années à venir, les thèses de l’extrême droite s’imposent, par le biais d’une réélection du Président actuel, les socialistes n’auront à s’en prendre qu’à eux."
Fiches antérieures
http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/arch...
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TABLE RASE ???
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la stratégie de la défaite
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12.05.2011
2012, quelle est encore la différence entre la droite et la gauche?
"La droite la plus vieille du monde
Les propos de Laurent Wauquiez contre le RSA, appellent trois commentaires.
1. Sur la personne de M. Wauquiez
Il est, pour moi, a priori, un homme honorable, issu de la droite républicaine, ayant fait des études décentes, capable donc de comprendre le sens des mots qu’il emploie. Et pourtant, il vient de franchir, pour la deuxième fois en trois mois, la ligne jaune : après avoir eu des propos à connotation évidemment antisémite (involontaire, sembla-t-il alors aux esprits les plus indulgents) à propos de Dominique Strauss-Kahn, voilà qu’il récidive en traitant cette fois la pauvreté et l’assistanat de « cancer de la société ». Epouvantable. Et cette fois, il ne saurait prétendre, comme dans le cas précédent, à une mauvaise interprétation de ses propos ; il s’agit clairement d’une assimilation de tout soutien aux plus faibles à une maladie mortelle pouvant détruire la société. Dans les deux cas, il ne regagnerait mon estime, si tant est qu’elle lui importe, qu’en s’excusant de ces écarts de langage. S’il ne le fait pas, c’est qu’il les assume. Et il serait alors passé, pour moi, de l’autre côté du miroir.
2. Sur la critique de l’assistanat.
La droite a toujours eu du mal à accepter, par nature, qu’on prenne aux plus riches pour le bénéfice des plus démunis ; et en particulier elle a longtemps dénoncé tous les soutiens aux chômeurs, aux pauvres, aux malades, aux handicapés ; c’est-à-dire à tous ceux que les puissants rêvent depuis toujours de contraindre au travail pour le salaire le plus bas possible. On trouve d’ailleurs des propos identiques à ceux M. Wauquiez dans la bouche des dirigeants britanniques de la fin du 18ème siècle, quand apparut la première loi d’assistance aux plus pauvres (dite la loi de Speenhamland) ; jusqu’ à ce qu’ils réussissent, avec la loi de 1834, avec les mêmes arguments que M. Wauquiez, à renvoyer les pauvres au travail forcé dans les effroyables workhouses que Karl Marx, et bien d’autres, dénoncèrent ensuite.
3. Sur la réponse à la pauvreté et au chômage.
Il est triste de voir, une fois de plus, les démocrates, de gauche comme de droite, se contenter de s’indigner de cette remise en cause des acquis les plus fondamentaux de la République. En acceptant de débattre de la question de savoir si les allocations à ceux qui sont privés de travail sont suffisantes ou excessives, ils font ainsi le jeu de la droite extrême ; car celle-ci convaincra toujours les contribuables qu’ils paient trop d’impôts pour rémunérer ceux qu’elle dénonce comme des paresseux. Les démocrates devraient plutôt s’indigner de l’échec de nos sociétés, qui fabrique la pauvreté et le chômage et crée le besoin de telles allocations. Et ils devraient en priorité s’intéresser aux vrais moyens d’y échapper.
Le RSA n’est pas la solution à la pauvreté ; il correspond à une conception aussi archaïque que celle de ceux qui s’y opposent : à la droite cynique du 19ème siècle qui refuse toute assistance, le RSA oppose la droite caritative et hypocritement charitable du même 19ème siècle. La réponse du 20ème siècle était déjà autre : donner du travail à tous, par l’action de l’Etat. Devant le désir croissant de savoir, de dignité et de liberté, la réponse du 21ème siècle est d’aider les gens à se former pour évoluer dans leurs vies professionnelles, pour trouver un travail valorisant (la flexisécurité et le contrat d’évolution) ou pour créer une entreprise (la microfinance et le coaching). Toutes les expériences démontrent que faire confiance, et croire en la potentialité de chacun est la meilleure façon de se passer de l’assistanat.
Si on voulait bien déplacer le débat sur ces vrais terrains, on se rendrait compte que là est le véritable échec de la classe politique française : la droite en est restée à une vision compassionnelle de la pauvreté et n’a pas généralisé le contrat de transition professionnelle, qui constituait l’amorce d’une flexisécurité à la française (et que nous avions appelé « contrat d’évolution » dans le rapport de la commission que j’ai présidée) . Et la gauche ne parle même pas de flexisécurité et de création de microentreprise dans son programme (pire même : les rares qui en parle, dans les syndicats ouvriers, la nomme « sécurité sociale professionnelle », comme si le chômage était, pour eux aussi, une maladie).
Il est urgent, pour la classe politique, de comprendre le siècle qui commence, d’en évaluer les aspirations et les outils nouveaux, pour ne pas entrainer le pays dans des chemins sans issue. Pour ouvrir à un monde qui peut encore être un lieu d’épanouissement."
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2012, quelle est encore la différence entre la droite et la gauche?
"La droite la plus vieille du monde
Les propos de Laurent Wauquiez contre le RSA, appellent trois commentaires.
1. Sur la personne de M. Wauquiez
Il est, pour moi, a priori, un homme honorable, issu de la droite républicaine, ayant fait des études décentes, capable donc de comprendre le sens des mots qu’il emploie. Et pourtant, il vient de franchir, pour la deuxième fois en trois mois, la ligne jaune : après avoir eu des propos à connotation évidemment antisémite (involontaire, sembla-t-il alors aux esprits les plus indulgents) à propos de Dominique Strauss-Kahn, voilà qu’il récidive en traitant cette fois la pauvreté et l’assistanat de « cancer de la société ». Epouvantable. Et cette fois, il ne saurait prétendre, comme dans le cas précédent, à une mauvaise interprétation de ses propos ; il s’agit clairement d’une assimilation de tout soutien aux plus faibles à une maladie mortelle pouvant détruire la société. Dans les deux cas, il ne regagnerait mon estime, si tant est qu’elle lui importe, qu’en s’excusant de ces écarts de langage. S’il ne le fait pas, c’est qu’il les assume. Et il serait alors passé, pour moi, de l’autre côté du miroir.
2. Sur la critique de l’assistanat.
La droite a toujours eu du mal à accepter, par nature, qu’on prenne aux plus riches pour le bénéfice des plus démunis ; et en particulier elle a longtemps dénoncé tous les soutiens aux chômeurs, aux pauvres, aux malades, aux handicapés ; c’est-à-dire à tous ceux que les puissants rêvent depuis toujours de contraindre au travail pour le salaire le plus bas possible. On trouve d’ailleurs des propos identiques à ceux M. Wauquiez dans la bouche des dirigeants britanniques de la fin du 18ème siècle, quand apparut la première loi d’assistance aux plus pauvres (dite la loi de Speenhamland) ; jusqu’ à ce qu’ils réussissent, avec la loi de 1834, avec les mêmes arguments que M. Wauquiez, à renvoyer les pauvres au travail forcé dans les effroyables workhouses que Karl Marx, et bien d’autres, dénoncèrent ensuite.
3. Sur la réponse à la pauvreté et au chômage.
Il est triste de voir, une fois de plus, les démocrates, de gauche comme de droite, se contenter de s’indigner de cette remise en cause des acquis les plus fondamentaux de la République. En acceptant de débattre de la question de savoir si les allocations à ceux qui sont privés de travail sont suffisantes ou excessives, ils font ainsi le jeu de la droite extrême ; car celle-ci convaincra toujours les contribuables qu’ils paient trop d’impôts pour rémunérer ceux qu’elle dénonce comme des paresseux. Les démocrates devraient plutôt s’indigner de l’échec de nos sociétés, qui fabrique la pauvreté et le chômage et crée le besoin de telles allocations. Et ils devraient en priorité s’intéresser aux vrais moyens d’y échapper.
Le RSA n’est pas la solution à la pauvreté ; il correspond à une conception aussi archaïque que celle de ceux qui s’y opposent : à la droite cynique du 19ème siècle qui refuse toute assistance, le RSA oppose la droite caritative et hypocritement charitable du même 19ème siècle. La réponse du 20ème siècle était déjà autre : donner du travail à tous, par l’action de l’Etat. Devant le désir croissant de savoir, de dignité et de liberté, la réponse du 21ème siècle est d’aider les gens à se former pour évoluer dans leurs vies professionnelles, pour trouver un travail valorisant (la flexisécurité et le contrat d’évolution) ou pour créer une entreprise (la microfinance et le coaching). Toutes les expériences démontrent que faire confiance, et croire en la potentialité de chacun est la meilleure façon de se passer de l’assistanat.
Si on voulait bien déplacer le débat sur ces vrais terrains, on se rendrait compte que là est le véritable échec de la classe politique française : la droite en est restée à une vision compassionnelle de la pauvreté et n’a pas généralisé le contrat de transition professionnelle, qui constituait l’amorce d’une flexisécurité à la française (et que nous avions appelé « contrat d’évolution » dans le rapport de la commission que j’ai présidée) . Et la gauche ne parle même pas de flexisécurité et de création de microentreprise dans son programme (pire même : les rares qui en parle, dans les syndicats ouvriers, la nomme « sécurité sociale professionnelle », comme si le chômage était, pour eux aussi, une maladie).
Il est urgent, pour la classe politique, de comprendre le siècle qui commence, d’en évaluer les aspirations et les outils nouveaux, pour ne pas entrainer le pays dans des chemins sans issue. Pour ouvrir à un monde qui peut encore être un lieu d’épanouissement."
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17.04.2011
Présidentielles 2012 les bonnes mesures?
00:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, pcf, npa, modem, front de gauche, aubry, sarkozy, dsk, fabius, royal, peillon
11.04.2011
Programme du PS: la RUPTURE définitive abec la SOCIALE DEMOCRATIE u les fourches caudines des futurs candidats aux primaires socialistes?
En 1981 le candidat François MITTERAND tirant les leçons de son échec de 1974, put alors construire son programme sur une RUPTURE définitive avec le CAPITALISME.
02.04.2011
Le Programme du PS est il compatible avec le testament de DSK (2007)
Il est devenu commun d’annoncer la "fin d’Epinay", c'est-à-dire l’épuisement du grand cycle historique de la gauche française, né en 1971 de l’unification des socialistes par François Mitterrand autour d’un mot d’ordre, la rupture avec la société capitaliste, et d’une stratégie politique, l’Union de la gauche. Nous devons tourner cette page pour ouvrir un cycle nouveau.
Nous devons le faire pour les raisons que chacun perçoit :
parce qu’il est temps que les nouvelles générations de la gauche puissent écrire leur propre histoire ;
parce que cette rhétorique révolutionnaire a depuis longtemps perdu tout rapport avec notre pratique du pouvoir ;
parce que l’état actuel des forces à gauche pose la question de notre stratégie et de nos alliances.
Mais nous devons le faire pour une raison plus profonde : le cycle d’Epinay est achevé parce que la vision de la société sur laquelle il reposait est devenue caduque.
La "rupture avec le capitalisme" a cédé la place à un nouvel objectif tout aussi stimulant : la construction par l’égalité réelle d’une société juste.
L’égalité réelle, c’est d’abord l’égalité des droits, la lutte contre les discriminations sexistes, raciales, générationnelles, territoriales. Mais c’est aussi la lutte contre la reproduction sociale qui demeure, malgré la "massification" du système scolaire voulue par la gauche, une réalité structurante de la société française.
Articulé autour de propositions audacieuses et d’engagements financiers précis en matière d’éducation, de santé et de logement, ce mot d’ordre peut, lui aussi, être fédérateur dans une France qui aspire profondément à relancer l’ascenseur social.
Si la gauche ne se fixe pas cette nouvelle frontière comme horizon, on pourra légitimement se demander à quoi elle sert.
Le socialisme est d’abord une protestation contre l’ordre existant. Mais il exprime aussi une volonté d’émancipation concrète.
« Deux constats s’imposent à nous. Notre compétitivité s’érode : la France est en train de perdre la bataille économique. Notre modèle social a un coût très élevé alors même que son efficacité dans la lutte contre les inégalités paraît faiblir.
De ces deux constats indiscutables, Nicolas Sarkozy a tiré une stratégie et une diatribe : la France doit retrouver sa compétitivité en liquidant son modèle social. Il semble penser de surcroît que cette liquidation ne suscitera guère de protestations, puisque ce modèle procure moins de bénéfices que par le passé et qu’il n’est plus créateur d’espoir.
Largement enfermée dans le schéma de la relance par la demande, la gauche a refusé de prendre toute la mesure de la perte de compétitivité de l’économie française et a continué de faire comme si l’on pouvait redistribuer sans trop se préoccuper de produire. Dans le même temps, elle n’a pas suffisamment pris en compte la montée en puissance de nouvelles formes d’inégalités et a considéré que les politiques sociales traditionnelles continuaient à fonctionner de façon satisfaisante.
Leur évidente incapacité à lutter contre la pauvreté et l’explosion des inégalités a été attribuée non à leur inadéquation grandissante, mais à une force de frappe insuffisante. Il ne s’agissait plus dès lors de les faire évoluer : il suffisait de les renforcer.
Que la thérapie retenue par Nicolas Sarkozy soit inappropriée ne change rien au diagnostic : entre deux constats fondés et partagés par une grande majorité de Français et une analyse doublement décalée, les électeurs ont choisi. Pour rétablir sa crédibilité, la gauche doit retrouver une cohérence économique et sociale qui permette de fonder une critique radicale du libéralisme sans se limiter à un pamphlet contre le capitalisme.
LA NOUVELLE BATAILLE DES VALEURS
Le socialisme du réel ne peut se passer de l'idéal d'une société juste.
Les Français exigent des partis des réponses concrètes aux problèmes de leur vie quotidienne, mais ils cherchent également dans le discours politique une représentation de ce qu'ils font et peuvent faire ensemble.
De ce point de vue, nous n'avons pas perdu en ce début d'année 2007 la seule bataille des projets économiques et sociaux. En laissant Nicolas Sarkozy imposer sa vision de la nation, de l'ordre, du travail, du mérite, nous avons aussi perdu la bataille des valeurs, faute de l'avoir livrée avec nos armes.
Il y a, bien sûr, au coeur de la gauche, une aspiration qui traverse les époques : une soif de justice et de liberté, une révolte contre la fatalité, les privilèges et la domination, un humanisme fondamental qui conduit à reconnaître en chaque homme un alter ego.
Née des Lumières, elle a été portée par la Révolution française puis par le mouvement socialiste dont nous sommes les héritiers.
Elle nous survivra. Mais cette aspiration ne suffit pas à nous définir. Les valeurs elles-mêmes ne sont pas épargnées par le mouvement du réel et de l'Histoire.
La gauche est une conscience collective qui cherche sa voie à travers des expériences successives. Nous avançons, nous tâtonnons, nous inventons des modèles ; et à chaque époque nouvelle, nous devons tirer de ce que nous avons appris de nos succès, de nos erreurs et de nos oublis aussi les leçons qui nous permettront de reformuler notre vision du monde.
1/ Refonder la gauche testamant de DSK 2007
13:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



